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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 06:17

Cela fait presque 2 mois que je n'ai pas mis les pieds dans les Pyrénées pour laisser mon ami Patrick tenter de fermer le bracelet de C1 que Xavier nous a laissé en septembre. J'ai appelé Patrick hier soir et il m'a dit que la neige avait presque toute fondue et qu'il avait vu un daguet juste à côté de chez lui dans la matinée. En partant, j'hésite à prendre ma tenue camo-neige et décide finalement de ne prendre que la veste au cas où. Alors que je suis en route depuis 30 minutes, je reçois un SMS de Patrick qui m'annonce qu'il neige fort, je regrette de ne pas avoir pris ma tenue complète mais il est trop tard pour faire demi-tour. Je commence à voir les premiers flocons avant le rond-point de Lannemezan. Alors que je prends la déviation de Labarthe de Neste, la neige s'intensifie et à mi-chemin de la déviation je dois fortement ralentir car la route blanchie. Je croise un peu plus loin la saleuse. Il neige à très gros flocons au rond-point de Hèche.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Le reste de la route se fera au ralenti. En arrivant à Sarrancolin, je décide de me garer au bas du chemin de la Soule déjà couvert de quelques centimètres de poudreuse. Je fais demi-tour pour me mettre dans le sens du départ au cas où puis me prépare, enfile ma veste blanche et prends mon arc avant de partir à pied, alors qu'il fait encore nuit, sur la route sous l'averse de neige qui ne semble pas vouloir se calmer.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Au bout de la première ligne droite, je contourne une habitation par la droite pour rejoindre la prairie derrière cette dernière. La luminosité commence à croître et le blanc immaculé du paysage me permet déjà de voir à bonne distance. Je monte le talus derrière l'habitation pour voir au-dessus dans le pré, pas d'animaux. Je suis le talus pour arriver au bord du bois.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Je suis une grosse coulée et m'avance dans le bois. La pente sur ma gauche devient très raide jusqu'à une petite bande de pré et une grange, au bord du ruisseau qui coule bruyamment en contrebas. J'avance lentement en surveillant les alentour et en essayant de na pas glisser car la neige recouvre un sol complètement détrempé. Je remonte peu à peu vers une piste conduisant à une grange abandonnée, toujours pas d'animaux. Je reviens un peu vers le pré puis remonté le talus puis la pente douce au milieu des fougères couvertes de neige pour rejoindre un talus très raide de plusieurs mètres creusé par une coulée très marquée que j'emprunte pour remonter jusqu'à la piste du dessus. J'avance maintenant tranquillement sur cette piste en surveillant le paysage, à la recherche d'une tache fauve.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Un peu plus loin, je m'avance doucement, caché par le talus à ma droite pour tenter de surprendre un animal au milieu de la plantation de chênes américains qui remonte jusqu'à la route, un peu moins de 100 mètres plus haut. Rien et rien non plus sur la piste qui descend d'un petit pré au bord du virage de la route. Je suis la piste principale qui remonte chez Patrick, la neige s'arrête de tomber par moment mais le paysage et couvert d'environ 15 cm de poudreuse qui étouffe mes pas.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

J'avance tranquillement quand un léger bruit me fait tourner la tête à droite et me figer. Une grosse biche et son faon surgissent de sous un buis et se plantent à environ 10 mètres. Elle ne comprend pas ce que je suis et met un moment à se décider à s'éloigner en contournant le buis. Elle stoppe au-dessus de moi à environ 20 mètres en attendant son faon qui met un peu plus de temps à réagir mais fini par la suivre. Ils remontent presque sans bruit en biaisant vers la route dans mon dos, faisant tomber la neige des branchages sur leur passage. Je me remets en marche et tombe un peu plus loin sur des traces toutes fraîche qui suivent le chemin. Je suis cette piste en observant les alentours, la taille des trace me fait penser qu'il s'agit du cerf mais un peu plus loin la piste plonge dans la pente, sur la gauche, en dessous du chemin vers une zone de végétation dense. Je poursuis en direction de chez Patrick dont l'habitation commence à se dessiner au-dessus des arbres dans le brouillard qui enveloppe maintenant se paysage de coton.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Je passe sous la cabane où je dors en septembre pendant le brame et rejoins le chemin qui passe en haut du pré situé juste après l'habitation. C'est là que Patrick a vu le daguet couché hier matin. Rien en vue, je prends la piste qui remonte dans les bois, au-dessus du jardin pour rejoindre le dessous de chez le voisin de Patrick

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Rien en vue, je prends la piste qui remonte dans les bois, au-dessus du jardin pour rejoindre le dessous de chez le voisin de Patrick. J'avance doucement sur la piste quand je me fait surprendre par un grand cervidé qui broute, de 3/4 face, les bourgeons et les chatons des branches basses d'un noisetier, sur la droite, au sommet du talus qui surplombe le chemin à juste 3 mètres de moi. Je me fige. Je ne vois pas sa tête, il broute tranquillement et ne m'a pas vu. J'espère voir des bois quand, tout à coup, le cervidé devient inquiet, il arrête de brouter et dégage sa tête. Je vois alors 2 dagues sur sa tête mais il ne me laisse pas le temps de réagir et démarre pour disparaître dans les noisetiers. J'aurais dû armer mon arc mais je n'aurais pas eu le temps de décocher de toute façon. Je m'avance tout doucement, voûté derrière le talus en espérant l'apercevoir à nouveau. J'ai à peine fait 5 mètres que je l'aperçois, à ma grande surprise il s'est remis à manger les bourgeons à environ 12 mètres du talus. Les branchages me le masquent un peu et j'avance encore un peu pour me dégager une fenêtre de tir mais il s'avance un peu et je dois encore avancer. Il est bien dégager maintenant, entrain de brouter de cul à environ 10 mètres. J'arme mon arc et aligne ma visée, espérant le voir se tourner. Le temps passe et je comprends qu'il y a peu de chances qu'il se mette plein travers. Il se décale un peu et me présente un 3/4 arrière assez fermé. Je décide de prendre ma chance, je vise en avant du cuissot et décoche. J'entends l'impact sans voir mon atteinte et le daguet démarre en trombe pour descendre en biaisant vers le chemin sur lequel je suis. Je le perds vite de vue et ne vois pas s'il saute le chemin après le virage à environ 20 mètres, caché par les arbres.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Je le perds vite de vue et ne vois pas s'il saute le chemin après le virage à environ 20 mètres, caché par les arbres. Le silence s'installe, j'attends un peu puis décide d'aller voir l'endroit du tir. Je ne trouve pas de sang à l'endroit du tir mais la direction de fuite est bien visible. Les sabots ont soulevé les feuilles mortes sous la neige.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Je ne vois pas de sang, je suis la piste sur quelques mètres et trouve des micros gouttelettes de sang gelées dans la neige.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

A quelques mètres, une petite touffe de poil plein de sang est tombée dans la neige.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Je fais demi-tour et reviens à l'endroit du tir pour attendre un peu puis décide d'avancer un peu sur le chemin pour tenter de trouver l'endroit où le daguet a sauté. La traversée est à peine marquée mais la piste de feuilles retournées est bien visible sous le chemin.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

N'étant pas sûr de ma flèche, je décide de ne pas attaquer ma recherche tout de suite mais alors que je regarde dans la direction de fuite du daguet, il me semble voir une patte levée au pied d'un buisson. Je la fixe et me rends vite compte qu'il s'agit de mon daguet qui est tombé environ 30 mètres plus bas. J'encoche une flèche et m'avance doucement. Il est couché sur le flanc, plein travers et me présente le ventre.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Je m'approche doucement prêt à armer car je ne sais pas s'il est vraiment mort. Ma mauvaise expérience avec le faon m'a rendu prudent mais alors que je ne suis plus qu'à quelques mètres, je reste un moment immobile à l'observer. Il ne respire pas et reste immobile.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Je finis de m'approcher et le touche. Il est bien mort, je dégage la partie empennage de ma flèche restée en travers de l'animal. Le côté lame s'est cassé et est introuvable. Ma flèche rentre dans l'avant du cuissot et sort dans l'épaule opposée en traversant la panse, le foie et les poumons. Il me faut aller chercher Patrick qui a le bracelet avant de pouvoir le déplacer. Je retourne donc chez Patrick alors qu'il se remet à neiger fort. Une fois chez mon ami nous discutons un peu autour d'un chocolat chaud puis prenons la luge et de quoi pendre le daguet pour le peler et le vider. La neige a effacé les traces du daguet et heureusement que j'ai mémorisé l'endroit de sa mort. Je prends le bracelet et l'appose puis, sur les conseils de Patrick, tire ma prise vers le bas pour tomber sur une piste que je n'avais pas vu à 5 mètres en dessous. Je le traîne ensuite vers chez Patrick jusqu'à trouver un arbre pour le pendre. Je fais quelques photos souvenir avant de le vider.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Aidé par mon ami, je le pends puis le vide et le dépèce avant de le découper. 2 voyages avec la luge seront nécessaires pour le ramener chez Patrick. Alors que je remonte en discutant à voix haute, vers chez Patrick, en tirant le premier voyage de viande, j'aperçois, sous les pommiers à à peine 30 mètres du portail du gîte, 80 mètres devant nous, un animal dont la tête est masquée par les branches basses. Je pense d'abord à un chevreuil et l'annonce à Patrick mais nous nous rendons vite compte qu'il s'agit d'un daguet qui ressemble comme un jumeau au mien. Il nous regarde un peu après avoir dégagé sa tête puis pars dans la pente pour rejoindre le bois en bas du pré. C'est très certainement celui que Patrick a vu hier. Je finis de monter mon premier voyage de viande.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Je repars seul chercher le reste, les corbeaux sont déjà affairés sur la peau et les viscères et s'envolent à mon arrivée. Je récupère le reste de la carcasse et la tête puis retourne chez Patrick. Ma compagne viendra me rejoindre pour manger au restaurant de Patrick et nous finirons la journée par une belle balade en montagne, sous un soleil radieux et auront la chance de voir pas moins de 15 animaux

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018
Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

dont une biche couchée, en train de ruminer, que Mélina approchera à 18 mètres, sans éveiller son attention.

Un belle approche sous la neige, 12 février 2018

Alex

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 15:52

Il a neigé ces jours-ci sur les Pyrénées, ce matin, je pars pour Sarrancolin pour tenter de flécher mon C1 revêtu de ma tenue camo neige. Le chemin de la Soule est complètement verglacé et je décide donc de me garer en bas de ce dernier, au niveau des premières maisons. Il ne fait pas encore jour, le thermomètre de la voiture indique -8°C.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

J'écoute la radio en attendant que la luminosité soit suffisante pour commencer ma chasse. La température est passée à -9°C. Aux premières lueurs, je quitte la voiture et prends le passage sur la droite des habitations pour remonter vers la combe où j'ai fléché mon faon l'autre jour. Je tombe vite sur les premières traces de cervidés dans la poudreuse. J'avance doucement en remontant vers le bois, la neige poudreuse est silencieuse. Je m'arrête régulièrement pour observer et écouter. Je suis maintenant entre les 2 penchants de bois et les pistes sont de plus en plus nombreuses : renard, chevreuils, grands cervidés, gros sanglier... Les traces de quelques grands cervidés semblent fraîches et remontent vers Tahouens. Je les suis tranquillement quand alors que je commence à biaiser pour remonter vers la bordure des buis, à ma droite, une impression bizarre me fait stopper net. Je tourne doucement la tête en arrière et aperçois une belle biche qui m'observe en bordure des buis. Elle finit par démarrer et c'est alors que la bichette et le faon se lèvent juste à côté d'elle, tout ce petit monde remontent dans les buis en faisant tomber la neige des branches basses.

Je continue à monter vers la crête pour la rejoindre au-dessus de la grange de Tahouens, en faisant quelques pauses observatoire. Arrivé au sommet, je profite un instant du lever de soleil qui colore l'horizon en rose sur un magnifique paysage enneigé.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Je reprends ma chasse en suivant la crête rocheuse toujours d'un pas lent étouffé par les 20 cm de poudreuse en m'arrêtant souvent pour écouter et observer. J'aperçois, tout à coup, à mes pieds, un moulage d'empreinte de chevreuil gelé, un chevreuil passé par là e frais avec une semelle de neige tassée et gelée sous son sabot, l'a laissée tombée là.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017
Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Un peu plus haut, je trouve de nombreuses traces de sangliers qui ont traversé la crête dans une zone dégagée. Les pistes sont espacées de plusieurs mètres. Je suis un moment la crête en  surveillant alternativement les 2 penchants.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Un peu plus loin, je biaise à gauche pour quitter la crête et m'enfoncer dans les buis. J'avance toujours doucement en faisant de nombreuses pauses pour écouter et observer. Alors que je regarde les traces au sol, du bruit me fait lever les yeux vers un buis qui s'agite encore en laissant tomber son manteau de neige, un gros animal vient de démarrer à quelques mètres de moi. Il a immédiatement disparu dans les buis et je ne sais pas s'il s'agit d'un gros sanglier solitaire ou d'un cerf. Je m'avance un peu et tombe sur une grosse couche de forme ovale d'environ 1,4 mètre de long, creusée dans la neige jusqu'à la terre et partiellement cachée par les branches basses des buis. L'animal est parti vers le bas, je tente de l'apercevoir en avançant dans les buis mais sans succès.

Je descends peu à peu vers la combe et la rejoins pour la traverser et atteindre le chemin forestier qui longe le penchant opposé pour remonte jusqu'en haut du chemin de la Soule. Ce chemin rejoint, je le longe tranquillement en surveillant les prés enneigés qui s'ouvrent sur ma droite et profite du la superbe vue sur la falaise qui domine la montagne.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Un peu plus haut, le sentier passe ente les dernières maisons du chemin de la Soule puis continue à monter. Je passe les habitations et poursuis ma route en surveillant au-dessus et en dessous quand je me fais surprendre par une biche, une bichette et un faon qui me regardent arriver au milieu d'un petit pré en dessus du chemin. Ils sont à environ 30 mètres de moi, 10 mètres sous le chemin. Je me fige mais ils démarrent et disparaissent rapidement. J'attends un instant au cas où je n'aurais pas vu d'autres animaux

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

quand je me fais surprendre par une biche, une bichette et un faon qui me regardent arriver au milieu d'un petit pré en dessus du chemin. Ils sont à environ 30 mètres de moi, 10 mètres sous le chemin. Je me fige mais ils démarrent et disparaissent rapidement. J'attends un instant au cas où je n'aurais pas vu d'autres animaux puis me remets en mouvement, je passe maintenant au-dessus d'un petit hameau de maison, 50 mètres en contrebas. Plus loin, j'aperçois un grand cervidé, sans pouvoir l'identifier, au fond du pré qui se trouve derrière le hameau. Il est arrêté à environ 300 mètres sur le chemin qui remonte vers les bâtiments et regarde vers moi. Je m'arrête et l'observe un instant, l'approche semble très compliquée, je décide de poursuivre ma route et il me regarde passer sans bouger. Plus haut, je retombe sur les 3 cervidés qui m'observent à environ 50 mètres dans le creux sous le chemin. Le temps d'attraper mon appareil photo, ils démarrent et rentre sous les arbres.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

La biche bifurque à environ 80 mètres et remonte vers le chemin alors que les 2 jeunes n'ont pas suivi. Avant de sauter le sentier, elle se retourne pour observer derrière elle et se ravise avant de redescendre vers les 2 retardataires pour remonter ensuite un peu plus loin. Cette fois les 2 autres ont suivi et tout le monde saute le chemin puis escalade le talus assez raide du chemin pour remonter vers le sommet de la montagne. Ils s’arrêtent sur la crête et regardent vers moi à environ 150 mètres.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Avancent encore un peu puis stoppent à nouveau avant de disparaître un peu plus haut derrière la crête.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Je reprends mon ascension jusqu'à une crête rocheuse qui descend assez raide sur la gauche du chemin, c'est un bon passage de gibier et je décide de descendre en la suivant. La droite de la crête descend à pic le long d'une barre rocheuse de 15 à 20 mètres de haut au pied de laquelle passe souvent les animaux. La gauche est moins pentue, le relief remonte tranquillement vers la crête. J'avance tranquillement en regardant alternativement des 2 côtés quand un chevreuil surgit sur ma gauche. Il fonce vers moi au galop à environ 40 mètres mais biaise ensuite pour prendre la descente en direction d'une cassure dans la crête rocheuse à environ 30 mètres devant moi. Je le perds vite de vue derrière les rochers et m'attends à le voir réapparaître sur la coulée au pied de la barre rocheuse à ma droite mais rien. Il a dû descendre dans l'alignement de la crête. C'est étonnant que ce chevreuil soit remonter si vite vers moi, quelque chose a dû le déranger et je ne pense pas que ce soit moi, je continue un peu à descendre et stoppe un peu plus bas pour observer quand une silhouette rousse m’apparaît dans mon dos sur ma gauche. Un daguet remonte de la combe en direction de la crête. Je me tourne vers lui et me fige, je suis à découvert au milieu de quelques petits arbres et pense qu'il va me voir mais il continu à monter vers la crête d'un pas tranquille à environ 30 mètres puis biaise pour monter droit sur moi sans me voir, mon camo neige semble très efficace.

Je le laisse se rapprocher, à environ 15 mètres, il passe derrière un arbre et j'en profite pour armer rapidement mon arc et aligner ma visée dans sa direction. Il continue son chemin droit sur moi, je le suis dans mon viseur, j'hésite, la position n'est pas idéale, 10, 9, 8, 7 mètres. Je décide de prendre ma chance. Je cale mon viseur sur son poitrail et décoche alors qu'il avance toujours d'un pas lent, craignant qu'il ne finisse par me repérer et s'enfuir. Ma flèche le frappe dans l'épaule et rentre au 3/4. Il fait volte-face et repart d'où il vient avec ma flèche plantée pour disparaître à environ 40 mètres derrière une cassure de la pente devenant plus raide. Je reste immobile à l'écoute et observe l'endroit du tir.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

De ma position, je ne vois pas de sang alors qu'il devrait être très visible sur la neige. Après une moment d'attente, je m'avance sur la piste du daguet très facile à suivre dans la neige et constate vite qu'il perd très peu de sang. Les microgouttelettes ont gelé en touchant le sol, se transformant en petites billes rouges qui ont roulé sur la neige.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Après une vingtaine de mètres la piste s'intensifie un peu mais sans la  neige elle serait difficile à suivre, le sang est brumisé en petites gouttelettes gelée sur la neige. 

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Un peu plus loin, je trouve un amalgame de sang gelé avec quelques poils.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Un peu avant la cassure dans la pente où j'ai perdu le daguet de vue, une roche affleurante porte quelques gouttes plus grosses.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Je commence à descendre dans le creux de la combe en suivant la piste quand un bruit de bois casé me fait stopper. Je tente d'en apercevoir l'origine au travers des arbres, un bruit caractéristique se fait alors entendre, le daguet vient de casser ma flèche, je l'ai certainement relevé. J'attends un moment et observe le secteur sans rien voir.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Je décide de reprendre ma progression et continue à suivre la piste qui suit la courbe de niveau.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Un peu plus loin la piste biaise à droite vers un bouquet d'arbustes et des arbres morts tombés au sol.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Juste avant le couvert, le daguet a perdu un caillot de sang.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Je traverse les arbustes et passe les arbres mort pour tomber sur une coche dans la neige. Une marque de sang a coloré la neige au niveau de l'entrée de la flèche. Le daguet s'était couché là à environ 50 mètres de l'endroit du tir et je l'ai relevé pendant ma recherche. C’est plutôt bon signe qu'il se soit couché aussi vite.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

J'aperçois mon empennage dépassant de la neige quelques mètres plus loin.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Je ramasse ma flèche, elle est cassée, le daguet a laissé tomber 1/3 de la longueur du tube environ, le reste doit encore être à l'intérieur de l'animal. Je la glisse dans ma guêtre pour la prendre avec moi vu qu'elle ne peut plus tenir dans le carquois.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Je la glisse dans ma guêtre pour la prendre avec moi vu qu'elle ne peut plus tenir dans le carquois. Une impression bizarre me fait lever la tête et j'aperçois alors mon daguet entrain de vaciller, à environ 30 mètres, sur un petit replat rocheux dépassant du flanc d'un mur de roche et qui me domine d'une vingtaine de mètres. Je ne bouge plus et attends espérant le voir tomber mais après quelques secondes, il avance un peu en chancelant et disparaît derrière le replat rocheux. Je m'attends à l'entendre ou le voir basculer dans le vide mais rien. Le temps passe et le calme s'installe. Je décide de remonter la pente assez raide pour rejoindre le replat rocheux. En arrivant près de la falaise, je dois emprunter un petit passage très étroit pour remonter sur le replat juste avant lequel j'arrive sur une autre couche avec, comme dans la première, une belle trace de sang.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

En montant sur le petit replat, j'aperçois mon daguet couché plein travers dans un petit creux du replat suivant. La moitié avant est cachée par la végétation enneigée. Sa zone vitale n'est pas visible et je décide de rester sans bouger en espérant qu'il donne vite son dernier souffle, une flèche encochée et mon décocheur accroché au cas où.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Le temps passe, sa respiration est très difficile et saccadée, il redresse un peu la tête par moment laissant apparaître ses bois et ses oreilles au-dessus de la végétation. Ma position est très inconfortable car mon pied droit est en appui sur une pente à 45 % précédant, 1 mètre plus à droite, d'un précipice de près de 20 mètres. Si je glisse, je finis en bas sur les rochers, je décide de reculer de quelques pas pour arriver au niveau d'un arbre qui pousse au bord du vide et me sécurisera un peu. La neige tassée par mes pas précédents crisse sous mes semelles et le daguet inquiet commence à agiter les oreilles puis tend son cou et m'aperçois par-dessus la végétation avant de se redresser. J'arme mon arc alors qu'il s'est tourné face au précipice et chancelle. J'aligne vite ma visée et décoche au moment où il saute dans le vide. J'entends sans voir mon atteinte. Je n'ai pas entendu l'animal tomber au pied de la falaise mais pensant qu'il est arrivé en bas et ne pouvant pas m'approcher trop du bord du replat à cause de mon vertige, je fais demi-tour pour revenir sur mes pas et chercher un chemin pour aller au pied de la falaise. Alors que j'arrive à l'endroit où devrait se trouver le daguet, aucune trace de lui, je lève alors les yeux et l'aperçois. Il est resté accroché à un arbre environ 15 mètres plus haut. Ses pattes avant pendent d'un côté de l'arbre et ses pattes arrière de l'autre au-dessus du vide.

Je n'ai pas le choix, il me faut monter le décrocher. Je remonte vers le replat pour tenter de l'atteindre mais descendre par-là est trop périlleux.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Je pose mon arc peu après le replat et redescends puis commence à grimper le long de la paroi rocheuse en m'agrippant aux arbustes, arbres et autres rochers pour le rejoindre et parviens à passer au-dessus de lui. Je m'agrippe à un arbuste et pousse le daguet avec mes pieds pour le faire passer du côté droit de l'arbre et le faire tomber au pied de la falaise où il roule sur quelques mètres avant de se caler dans la neige. Alors que je cherche comment redescendre, j'aperçois ma seconde flèche posée au sol sur un petit replat, un peu plus haut contre la paroi rocheuse et remarque un petit passage pour l'atteindre. Je remonte donc la chercher.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Je remarque alors un passage pour monter sur le replat et pars chercher mon arc pour remettre ma flèche au carquois avant de descendre voir mon daguet et lui apposer le bracelet. Ma seconde flèche lui a traversé le cou coupant une carotide. Je me pose un peu pour décompresser cette escalade éprouvante et prendre quelques photos avant de commencer à descendre ma prise.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Il me faut le tirer sur environ 300 mètres dans la combe pour arriver au bout du pré en dessous des maisons. La pente est raide et je me fais parfois pousser par mon daguet qui prend de la vitesse avant de se coincer dans un amas de branches, de roches ou contre un arbre. En sortant sur le pré enneigé, je fais démarrer, à quelques mètres de moi une biche et son faon qui surgissent d'un bouquet de buis passent dans mon dos en plein découvert pour rejoindre le couvert un peu plus loin. Je finis par rejoindre un chemin qui remonte vers les habitations et appelle Patrick pour qu'il vienne me chercher au hameau. Le temps qu'il arrive, je traîne mon daguet sur plus de 200 mètres en remontant vers les maisons. Je fais quelques pauses pour reprendre mon souffle et admirer la falaise enneigée qui me domine au sommet de la montagne.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Je suis presque arrivé aux maisons quand le renfort arrive, nous chargeons mon daguet et partons chez Patrick pour faire quelques photos avant de s'occuper du dépeçage et de la découpe. Je retrouverai le reste de ma flèche planté dans la panse, elle est passée en arrière des poumons, déviée légèrement par l'os de la patte et les cotes. Mon daguet aura fait presque 100 mètres.

Une belle matinée d'approche dans la neige, 3 décembre 2017

Alex

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 11:25

Ce matin, il pleut, je pars pour Sarrancolin où j'espère flécher mon cerf, Patrick m'a demandé de fléché son faon si j'en ai l'occasion. Je prends le chemin de la Soule et me gare au départ du chemin qui dessert le hameau de maison au-dessus de chez Patrick  puis me prépare tranquillement avant de partir en chasse à la pointe du jour. J'avance doucement sur le chemin en surveillant les deux côtés de ce dernier sans voir d'animaux puis arrive au hameau. J'hésite à passer en dessous des maisons par un chemin enherbée mais je serais trop à découvert, je prends donc entre les maisons mais une lumière s'allume au-dessus de moi, je poursuis mon chemin mais du bruit me fait me retourner. Les voisins de Patrick m'observent du haut de leur terrasse, je les salue d'un geste de la main, mais, ne m'ayant pas reconnu dans la légère pénombre, ils m'interpellent pour me demander ce que je fais là. Je leur réponds que je chasse à l'arc et ils s'excusent de m'avoir interpellé mais le mal est fait, les animaux qui ne devaient être qu'à moins de 100 mètres ont dû nous entendre. Je leur souhaite une bonne journée avant de reprendre mon chemin. Juste après les maisons, je quitte le chemin principal et bifurque à gauche pour remonter par une grosse coulée au milieu des buis qui passe au-dessus des prés et va me permettre d'avancer à couvert jusqu'à une belle combe. J'avance doucement en faisant des pauses pour observer et écouter mais pas le moindre animal en vue. La combe atteinte je la traverse pour remonter doucement vers une crête rocheuse qui remonte assez raide vers un chemin de randonnée environ 300 mètres plus haut. Je commence mon ascension en surveillant alternativement les 2 côtés de la crête, toujours rien. Arrivé au chemin, je décide de le descendre. J'avance doucement quand j'aperçois une chevrette au gagnage dans un pré au-dessus du chemin sur ma gauche. Je décide de tenter l'approche, la pluie et le vent couvrent ma progression, je me colle contre le talus très raire, de plusieurs mètres de haut, qui borde le chemin et le longe pour arriver en dessous de la chevrette sans difficulté. Elle broute tranquillement, je commence à remonter le talus très raide et arrive à me caler contre un gros frêne, à environ 15 mètres de la chevrette, un peu en dessous de la cassure du terrain. Je surveille la chevrette quand, brusquement, un brocard, que je n'avais pas vu, surgit d'un peu plus haut et détale pour s'arrêter à environ 45 mètres pour regarder vers moi. Sa fuite fait démarrer la chevrette qui le rejoint puis il se débine dans le bois et je les perds de vue.

Je reprends ma descente sur le chemin, un peu plus loin, j'ai juste le temps d'apercevoir le cul d'un chevreuil qui disparaît en rentrant dans le buis alors que je passe un virage du sentier. Encore un peu plus loin, je stoppe net en apercevant du mouvement au-dessus du chemin. Je me serre contre le talus abrupt de près de 2 mètres qui longe la gauche du sentier et observe. 2 chevrettes s'avancent dans les noisetiers à environ 15 à 17 mètres au-dessus de moi. Patrick a également un bracelet de chevreuil et il a besoin d'un animal pour ce weekend ou le prochain, j'hésite un peu. Les chevrettes avancent doucement en glanant quelques bouchées au sol. Les conditions de tir sont difficiles, la pente est très prononcée. L'un d'elle relève brusquement la tête et regarde un instant vers moi puis se remet à manger. Les deux chevrettes se chamaillent un peu et rentrent dans les noisetiers plus à ma droite avant de faire demi-tour. La première passer un peu vite et s'arrête partiellement masquée par des noisetiers, la seconde s'avance tranquillement en mangeant, j'arme doucement mon arc, elle s'arrête de 3/4 arrière à environ 12 mètres. J'aligne ma visée et décoche mais ma flèche tape l'arrête du talus et ma flèche se plante entre les cailloux. Les chevrette démarrent sur quelques mètres, regarde vers moi un instant puis se débinent et disparaissent dans le bois. Je monte récupérer ma flèche, elle est morte, l'adaptateur de fixation de ma lame a reculé sous l'impact et a ouvert ma flèche comme une banane sur 5 à 10 cm. Je la remets aux carquois et reprends ma descente. Je rejoins les habitations du bout du chemin de la Soule sans voir d'autres animaux, il pleut toujours et je suis trempé, je décide de rejoindre le sentier pierreux qui part vers le col au-dessus de la ferme de Panets. Je descends par un chemin enfoncé entre les prés à ma gauche, souvent cachés par une haie de buis et de frênes et ceux à ma droite qui laissent vite place à un bois remontant vers la crête.

Je rejoins plus bat le passage au ras de la ruine qui me permet de remonter vers le sentier pierreux un peu plus haut à ma gauche. Une fois ce dernier rejoint, je le suis doucement jusqu'à une crête rocheuse qui descend du pas des cerfs vers le bas de la Soule et bifurque pour la suivre tranquillement au milieu des buis et des chênes entrecoupés de petites clairières herbeuses. Je descends doucement en faisant de nombreuses pauses observatoires mais rien ne bouge, il est plus de 9 heures et les animaux doivent être presque tous couchés. Je passe au-dessus de la grange de Tahouens et rejoins la vielle palombière dont ne subsistent que quelques taules rouillées attachées à la crête rocheuse. Je décide de redescendre vers le massif de buis en contrebas en suivant une grosse coulée très fréquentée. J'avance tout doucement en m'arrêtant souvent pour observer mais le secteur semble bien calme. Je traverse doucement les buis et arrive à moins de 10 mètres de la lisère qui borde le fond de la combe dégagée avant le penchant boisé qui remonte en face. Je stoppe et observe devant moi quand mes yeux se posent sur un faon, plein travers, orienté dans le sens de la montée, en train de se gratter derrière l'oreille avec sa patte arrière droite. Je ne vois pas d'autre animaux à proximité de lui, j'arme doucement mon arc et aligne ma visée sur l'animal. Sa position peu académique me fait hésiter un peu et le faon en profite pour redémarrer. Il fait quelques pas et stoppe à nouveau plein travers. Seul le bas de son corps est visible à cause des branchages, j'aligne ma visée en me baissant un peu et décoche. Ma flèche le traverse trop en arrière et se fiche au sol, il démarre mais c'est une très grosse biche que je vois partir sur ma droite et un affreux doute m'envahit mais un mouvement furtif me fait tourner la tête à gauche. Quelque chose est partie en sens inverse et a disparu aussitôt derrière les branchages. La pluie commence à s'intensifier et je décide de ne pas attendre avant d'aller inspecter ma flèche. Elle ne porte aucune trace de sang et a déjà été lavée par la pluie, pas de sang non plus au sol, ça commence mal. Je pars dans la direction de fuite estimée du faon vers la gauche sans rien trouver sur 30 mètres malgré des zigzags pour couvrir une bande assez large. Je pars ensuite dans la direction de fuite de la biche au cas où et c'est alors que j'aperçois mon faon. Il est tétanisé, les pattes écartées à environ 40 mètres dans la pente au-dessus de moi. Mon entrée de flèche trop en arrière laisse apparaître un pli d'intestin bouchant la plaie. Je me fige et l'observe, il regarde vers moi. Les secondes passent mais il ne semble pas vouloir tomber, je décide de tenter une approche. Je me décale un peu, très lentement pour aligner quelques gros arbres entre lui et moi pour tenter d'approcher le plus à couvert possible puis je remonte tout doucement vers ces derniers dans la pente assez raide. Je gagne peu à peu du terrain et alors que j'arrive au dernier gros arbre avant les 20 mètres de découvert qui me séparent encore de mon faon, il tente de repartir, vacille, trébuche, se rattrape, vacille encore puis se couche. Cette position peu stable dans la pente le fait rouler sur le dos puis glisser dans cette position jusqu'à venir se caler dans des branchages contre un gros arbre. Sa tête se pose lentement au sol et il s'immobilise ainsi, les 4 pattes en l'air, les pattes avant repliées sur son poitrail.

Je reste un moment sans bouger mais ne le voyant plus bouger et le pensant mort, je remonte tranquillement vers lui. Arrivé à 3 mètres de lui, il n'a toujours pas bougé et semble effectivement mort mais une petite voix me dit de lui décocher une seconde flèche. J'hésite un instant puis me dit que de toute façon c'est fini pour lui. Je pose mon arc et attrape ses pattes arrières mais c'est alors que l'impensable se produit. Il commence à se débattre et se remet debout sur ses pattes avant alors que je tiens toujours ses pattes arrière. Il me secoue en tous sens en criant et je me cramponne mais il commence à prendre la pente et me traîne sur le sol mouillé et glissant sur environ 30 mètres. En arrivant sur le replat au fond de la combe, je reprends un peu d'adhérence et parviens à le retenir alors qu'il rue pour m'éjecter toujours en criant. Je tiens bon et le tire plusieurs fois violemment en arrière pour tenter de le faire tomber et parviens après plusieurs tentative à le coucher sur le ventre. Je m'appuie alors sur son dos et tente de le maintenir au sol. J'ai oublié mon couteau et n'ai d'autre choix que d'attraper une grosse branche pour tenter de l'assommer mais je me manque et il m'échappe. Il se redresse et fonce en suivant la combe pour s'arrêter 50 mètres plus loin, en bordure des buis. Je remonte vite chercher mon arc et redescends encore plus vite pour rejoindre la bordure des buis et la longer en direction du faon pour tenter de le reflécher. J'encoche une flèche, approche rapidement sur 30 mètres puis finis mon approche doucement alors qu'il avance très doucement. Il stoppe alors que je suis à 15 mètres et regarde vers moi. Je tente d'armer doucement mais il démarre et fonce dans les buis où je le perds de vue. Je fonce dans le buis pour remonter vers la crête sur environ 50 mètres avant de prendre la courbe de niveau rapidement pour tenter de le dépasser et de le recouper plus loin. 100 mètres après l'endroit où il est rentré je reviens en arrière en le cherchant dans les buis sans le trouver quand je l'aperçois dans une trouée. Il est ressorti à couvert et s'est couché au milieu de la combe à 40 mètres en contrebas de ma position. Je décide de tenter de m'approcher mais à peine j'ai fait 2 mètres qu'il se lève et fonce vers le penchant boisé opposé. Je fonce dans la pente et ressors dans la combe. Le faon remonte tranquillement et passe derrière une grosse butte terreuse à mi-pente, en bordure gauche du bois. Je le perds un instant de vue et en profite pour traverser la combe au pas de course puis commence à remonter sur ses trace. En arrivant au sommet de la bute, je l'aperçois, il est arrêté à environ 60 mètres de cul, après un gros roncier et regarde vers moi.

Je me décale doucement pour être caché par le roncier et tente une approche mais alors que je passe le roncier, je me rends compte qu'il a disparu, il a dû basculer de l'autre côté de la bosse du pré et se dirige certainement vers les maisons en contrebas. Je remonte vite sur ma droite vers la route de la Soule toute proche alors que le soleil refait son apparition et presse le pas pour descendre en la suivant quand j'aperçois le faon couché dans une langue de pré prise dans un lacet de la route. Je me décale sur la droite de la voirie pour tenter de me cacher un peu et tente une approche mais il se relève et fonce droit devant lui sur le pré en parallèle de la route. Je cours pour tenter de le recouper, le perdant un moment de vue derrière un bourrelet de ronces qui borde la route mais après environ 50 mètres de course, je biaise vers la gauche de la route en arrivant au niveau d'en bouquet d'arbres et aperçois le faon qui vient sur moi à 3 mètres. Il m'aperçois au même moment et bifurque pour redescendre dans les arbres pour ressortir dans le pré un peu plus bas et poursuivre sa course vers la pointe du pré délimitée un peu plus loin par le virage. Il ralentit et je tente une nouvelle approche en serrant à droite d'un pas rapide.  Il stoppe un peu plus loin, j'arme mon arc et m'approche doucement mais alors que je suis à environ 10 mètres et que je le vois assez pour décocher, Il fait demi-tour. J'aligne vite ma visée en 3/4 arrière alors qu'il biaise vers la route en contrebas et décoche. Ma flèche le traverse et le sang jaillit, il accélère et bifurque légèrement à droite pour descendre droit dans le grillage qui borde la droite de la route. Il bute contre ce dernier et se couche. Je passe sous le fil de clôture qui borde la route et descends à travers pré pour le rejoindre tout en restant suffisamment à distance pour ne pas le faire repartir. Il finit de mourir alors que j'arrive à la route.

Un cauchemard qui se termine bien, 5 novembre 2017

J'appelle Patrick pour qu'il vienne me chercher et m'apporter le bracelet avant de tenter de retrouver ma flèche sans succès. La piste de sang qu'l a laissé après mon second tir est impressionnante, une partie des intestin est tombée dans l'herbe 15 mètres avant la route. Je pars examiner mon animal. Ma seconde flèche rentre en arrières des côtes et sort dans l'épaule opposée. Patrick arrive au bout d'un petit moment, nous apposons le bracelet et chargeons le faon avant d'aller chercher ma voiture où je me change car je suis trempé puis nous allons nous occuper du faon avant que je rentre dans le Gers. J'ai fait une très grosse erreur en ne doublant pas mon faon alors qu'il était à terre et j'ai bien failli le perdre.

Un cauchemard qui se termine bien, 5 novembre 2017

Alex

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 06:24

Ce matin, je pars de chez Patrick et descends le chemin de la Soule en voiture quand, dans une ligne droite, j'aperçois un petit sanglier qui fouille le talus de son groin, tête vers la route. Je stoppe la voiture et l'observe un instant, il ne semble pas effrayé. J'attrape ma housse d'arc dans mon dos et en sorts mon arc puis descends de la voiture et commence une approche très lente en serrant le talus tout en encochant ma flèche. Le petit sanglier finit par faire volte-face et remonter doucement le talus pour rentrer dans la bande boisée qui sépare 2 prés et arrive jusqu'à la route. Je me fige et observe à environ 10 mètres. Il fait encore un peu sombre et je ne vois pas tout de suite mon sanglier sous les noisetiers. Je m'avance doucement d'encore de 2 pas et attends un instant quand j'aperçois d'autres sangliers, ils sont 3 ou 4 et fouillent le sol couvert de feuilles mortes sous les noisetiers. Le plus proche est de face à environ 8 mètres. J'arme doucement mon arc, prends ma visée sur lui et attends qu'il se tourne plein travers. Le petit sanglier fouille le sol et se décale doucement pour se présenter progressivement plein travers. Mon pin's se cale sur son défaut d'épaule et je décoche. Ma flèche le traverse pile ou je visais et le sanglier démarre pour partir en longeant la bande boisée alors que ses frères et sœurs s'enfoncent rapidement dans la bande boisée. J'attends un peu puis monte voir ma flèche plantée dans le tronc d'un noisetier. Impossible de la dégager rapidement, je reviendrais plus tard avec un gros couteau. Elle est couverte de sang et une belle piste au sang, facile à suivre se dessine dès l'endroit du tir. Je la suis assez facilement et retrouve mon sanglier à environ 30 mètres, couché sur le flanc dans le pré. Je le ramasse et reviens à ma voiture pour le charger avant de poursuivre ma route. Il faut que je presse l'allure, je me suis mis en retard.

Je reprends ma voiture et finis de descendre le chemin de la Soule puis traverse Sarrancolin avant de prendre à gauche sur le chemin de Panets où je me gare dans le dernier virage avant la ferme. J'attrape mon arc puis remonte rapidement vers la ferme avant d'attaquer l'ascension vers le col. Les animaux ne semblent pas de sortie ce matin et je n'entends qu'un brame timide sur le flanc de montagne opposé durant la montée. Pas d'animaux sur le replat en haut du chemin. Je poursuis vers la col en passant sur la gauche de la régénération de hêtres. Toujours rien. Arrivé au col après le tunnel de noisetiers et de houx. Quelques brames timides résonnent sur le penchant de droite qui appartient à la société de chasse voisine mais toujours pas d'animaux en vue. Je traverse la pelouse et rejoins la piste de gravier que je suis un instant jusqu'à rattraper la piste taillée dans la roche qui rejoint l'enclos de régénération sur ma gauche. Je bifurque et la prends en progressant doucement tout en regardant par moment dans la pente à ma gauche. Arrivé à l'abreuvoir avant l'enclos, je me désaltère puis continue sur le chemin pour traverser l'enclos et continuer un peu après sur le chemin. Toujours rien, je fais demi-tour quand un brame retentit dans les buis à environ 70 mètres au-dessus du chemin. Tenter l'approche sur les feuilles mortes en montant droit dessus n'est pas envisageable. Je continue donc à avancer tranquillement sur le chemin.

Un peu plus loin je décide de prendre le chemin qui biaise pour remonter au-dessus du grillage de l'enclos. Je longe un instant le grillage jusqu'à un passage dans ce dernier et décide de continuer sur un chemin enherbé qui coupe la pointe haute de l'enclos. Je commence à m'avancer sur ce chemin quand j'aperçois en contrebas, contre le bosquet de noisetiers qui borde le fond de l'enclos et redescend vers l'abreuvoir, une biche, une bichette et un faon qui sont habitués du secteur. Ce n'est pas la première fois que je les vois ici. Je me fige, partiellement caché derrière la bosse du chemin mais la biche a vu le mouvement et regarde vers moi. J'observe immobile, cherchant du regard un éventuel cerf dans les parages. Les secondes passent sans que personne ne bouge quand un brame retentit dans mon dos à environ 30 mètres. Je me retourne rapidement et me fige en apercevant un superbe 8 cors qui descend vers le passage par lequel je suis rentré dans l'enclos. J'accroche mon décocheur et pivote doucement pour me placer en position de tir. Le cerf qui descendait d'un bon pas se fige à moins de 20 mètres et regarde vers moi. Il a vu mon mouvement, il est de 3/4 face et derrière le grillage, tenter un tir ne serait vraiment par raisonnable. Je reste figé en espérant qu'il va descendre, il s'avance alors curieux de quelques pas puis se fige à nouveau avant de faire volte-face de fuir au grand galop pour remonter vers les buis et disparaître. J'ai manqué de chance, notre rencontre ne s'est pas faite au bon endroit et au bon moment mais je sais qu'il est dans les parages.

Je me retourne vers la biche qui est toujours au même endroit mais commence à couler vers les noisetiers. Je reprends ma progression sur le chemin en regardant vers le bas quand une chevrette surgit, comme par magie, au milieu du chemin à environ 80 mètres devant moi. Je me fige. Un beau brocard surgit à son tour des genêts, dans le talus au-dessus du chemin et rejoint le chevrette au milieu du chemin. Ils m'observent un peu avant de démarrer en aboyant pour foncer vers les noisetiers. Je reprends ma progression, ce raffut a fait redémarrer la biche, la bichette et le faon qui remontent vers le chemin en longeant le fond de l'enclos. Je progresse lentement et péniblement au travers des ronces qui barrent le chemin et observe les 3 animaux qui sautent le chemin et disparaissent dans le bosquet au-dessus de ce dernier. Je rejoins tranquillement le grillage partiellement écrasé et le franchis pour rejoindre un chemin de terre. Les cervidés ne sont plus là. Je suis le chemin de de terre jusqu'à rejoindre une combe qui redescend vers la piste de gravier qui remonte du col en lacets. Pas d'animaux dans le secteur ce matin, je descends donc dans la combe et passe à côté de belles souilles bien fréquentées avant de rejoindre la piste et de redescendre tranquillement vers le col. Ne voyant pas de cervidés, je décide de passer le col pour revenir vers le chemin par lequel je suis monté. Alors que je me dirige vers le tunnel de noisetiers, j'aperçois sur ma gauche un chevreuil qui m'observe à environ 80 mètres, en lisière du bois. Je ne suis pas là pour lui et poursuis ma route, le faisant démarrer et rentrer au bois.

Arrivé sur le replat avant le chemin qui redescend vers la ferme sans avoir vu d'animaux, je décide de remonter vers la crête par le bois à ma gauche. Je traverse donc la bande de fougères et de genets sur la gauche du chemin enherbé qui remonte vers la crête et rejoins le bois puis commence à avancer doucement par les coulées fréquentées en faisant de nombreuses pauses observatoires. Le sol couvert de feuilles mortes de hêtre et de petits cailloux est assez bruyant et je biaise pour descendre vers les résineux pour avancer plus silencieusement sur un sol plus dégagé. Je progresse tranquillement jusqu'à une cassure du terrain qui précède une forte pente puis remonte doucement vers la lisière du bois occupée par des houx. En me frayant tranquillement un chemin dans les branchages, je stoppe net quand j'aperçois du mouvement sur ma droite. Une chevrette glane quelques bouchées au sol à environ 12 mètres de moi. Je l'observe sans bouger, elle s'avance de quelques pas dans un petit découvert et se présente plein travers. Elle s'avance à nouveau de quelques pas et s'arrête dans les branchages plus à droite quand une seconde chevrette s'avance pour la suivre. Je les laisse s'éloigner un peu avant de sortir du bois. Il commence à être tard et je décide de rentrer chez Patrick pour m'occuper du sanglier. Je redescends à travers un penchant de noisetiers et de boulots qui domine ma voiture. Pas d'animaux en vue malgré la forte fréquentation des lieux. Ma voiture rejointe, je repars. Arrivé chez Patrick, je fais quelques photos souvenir avant de préparer ma prise.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

Vers 14 heures, nous partons avec Xavier pour rejoindre le bout du chemin de la Soule où je me gare. Xavier va prendre à droite pour rejoindre le sentier qui le conduira au col au-dessus de la ferme de Panets pour aller poser son tree-stand au-dessus d'une souille que je lui ai indiqué. Je prends à gauche sur le sentier de randonnée. Je passe entre 2 habitations puis commence à remonter tranquillement. Un peu plus loin, je stoppe net en apercevant un faon sur la gauche du sentier à environ 40 mètres devant moi. Il me regarde sans bouger, je ne vois pas sa mère et tente de m'approcher un peu, tout doucement en serrant la gauche du sentier. Au bout de quelques mètres je me fais surprendre par le démarrage de 2 ou 3 chevreuils dans le pré en dessus du chemin. Je les aperçois au travers des branchages qui disparaissent dans la pente à moins de 20 mètres sur ma gauche. Je gagne encore quelque mètres, je ne suis plus qu'à 30 mètres environ quand la biche remonte sur le chemin, je me fige, le faon inquiet la rejoint puis il traverse le chemin pour remonter en montagne et disparaître rapidement dans la forêt. Je poursuis un moment sur le chemin avant de le quitter pour prendre à droite et remonter à travers un grand pré vers la falaise qui délimite le haut de la montagne. J'aperçois à plus de 100 mètres une chevrette qui part tranquillement sur ma droite en broutant. Je monte par tranche de quelques mètres et fait des pauses pour observer les alentours. Je finis par rejoindre la falaise et commence à la longer, les averses se succèdes et je suis vite trempé. Je rejoins le pas du cerf qui marque la fin de la falaise et un gros passage de gibier plusieurs centaines de mètres plus loin. Ce passage leur permet de passer d'un flanc de montagne à l'autre.

Je décide de descendre doucement en suivant plus ou moins la crête en jetant régulièrement un coup d'œil côté gauche sur le versant nord. Une bande de buis épaisse se dessine sur la crête et une autre un peu plus bas sur ma droite. Ces bandes délimitent un couloir de plusieurs dizaines de mètres de large, composée de chênes épars sur une zone enherbée. Je descends doucement d'un arbre à l'autre quand j'aperçois le cul d'un grand cervidé dépassant d'un petit bouquet de buis. Je me cache vite derrière un arbre et observe sans vraiment l'identifié. Je décide de tenter l'approche et me rapproche d'arbre en arbre pour me positionner à une vingtaine de mètres de l'animal qui vient de sortit à découvert pour brouter. C'est une belle biche, une bichette est plus en retrait sur la droite près de la bande de buis à environ 30 mètres. Je la laisse avancer prêt à armer mais un souffle de vent tournant me fait repérer, elle lève la tête sans me voir et démarre en repartant vers la bichette. J'arme mon arc, elle stoppe à un peu plus de 20 mètres, j'hésite un peu mais aligne ma visée et décide de décocher. Ma flèche l'atteint assez bas au niveau de l'épaule avec un impact cassant et retombe dans la végétation derrière. La biche fait volte-face et fonce sur ma gauche vers la crête, en biaisant vers le bas de la montagne, suivie par la bichette. Je la suis un moment du regard quand, environ 50 mètres plus loin, elle trébuche et fait un incroyable soleil, retombant très lourdement au sol où je la perds de vue derrière un arbre alors que la bichette poursuit sa course folle. J'attends un peu mais la pluie recommence à tomber de plus belle et craignant que la piste ne s'efface, je décide de commencer ma recherche. Je pars vers la zone du tir où je retrouve ma flèche ensanglantée. L'adaptateur en aluminium qui me permet de visser mes lames est tordu.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

Je ramasse ma flèche et commence à suivre le sang car je n'ai pas vu, de loin, ma biche à l'endroit où je l'ai vu tomber. Le sang n'est pas très abondant et commence à se lessiver, j'essaie d'avancer au plus vite. Je passe l'endroit où la biche a chuté mais la piste continue et s'intensifie un peu par moment pour rentrer dans les buis un peu plus loin. La piste devient plus tortueuse et tourne régulièrement. Je regarde bien devant moi, une flèche encochée au cas où elle ne serait pas morte. Tout à coup, juste au niveau de la crête, à 7 ou 8 mètres devant moi, j'aperçois l'arrière d'un grand cervidé dépassant derrière un bouquet d'arbres. Je me fige, il semble vaciller et je pense qu'il s'agit de ma biche en train de mourir. J'observe sans bouger, il me semble entendre du bruit derrière la crête quand, brusquement, la tête de l'animal surgit de l'autre côté des arbres et regarde vers moi. C'est en fait un très gros 4 pointes muni de 2 grandes dagues d'environ 60 cm avec 2 petits andouillets de massacre. Nous sommes aussi surpris l'un que l'autre et avant que je n'ai le temps d'armer, il fait demi-tour et bascule dans la pente à grand bruit, faisant rouler les pierres. Je ne m'explique pas pourquoi je n'ai pas armé mon arc avant, je viens de manquer une occasion en or de flécher mon C1. Je reprends ma recherche en suivant le sang jusqu'à la crête et aperçois ma biche morte en contrebas. C'est certainement elle que j'entendais ce débattre ou peut être la bichette. Le cerf était en train de la regarder avant qu'il ne me repère.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

Elle est tombée au bas d'une barre rocheuse de quelques mètres de haut et je ne pourrai pas la remonter, il va me falloir la descendre par l'autre côté de la montagne. Je cherche un passage pour descendre et la rejoindre. Une grosse plaie est ouverte sur son épaule gauche et je pense qu'il s'agit de ma sortie de flèche mais en regardant de plus près, je trouve mon entrée et ma sortie de flèche un peu plus en arrière. Mon atteinte est très basse et ma flèche est passée dans le bas des poumons au ras du cœur. L'autre plaie est en fait le résultat de sa chute pendant sa fuite. La chair est ouverte jusqu'à l'os, la tête de l'humérus est cassée, très certainement par une pierre qui a réalisé cette blessure lors de son soleil.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

En l'observant plus en détail je remarque que le tour des yeux est blanc, c'est une dépigmentation anormale du pelage mais elle est presque symétrique et très localisée.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

J'appelle Patrick qui a le bracelet avec lui, je n'avais pris que le bracelet pour le cerf, il monte avec sa moto trial par le sentier qu'a pris Xavier pour monter. Ce sentier passe très en dessous de moi. Patrick me cache le bracelet sous quelques pierres du sentier et m'indique l'emplacement par téléphone, il ne me reste plus qu'à aller le chercher avant de remonter chercher ma biche. Le bracelet apposé, je commence à la descendre. Le temps s'améliore et le soleil fait son apparition. Je retrouve Xavier plus bas dans un grand pré, il prend mon arc et nous descendons par le chemin qui débouche au centre du village de Sarrancolin.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

Je tire la biche derrière moi et croise plusieurs salamandres que la pluie a fait sortir puis, plus bas, 2 grosses laies avec 4 marcassins qui me regardent arriver sur le chemin sans bouger un instant puis finissent par fuir en remontant sur la gauche du chemin alors que j'avance vers eux en tirant ma biche. Nous arrivons à la nuit au village où Patrick vient nous chercher, je traîne ma biche depuis 17h30 et trempé, le froid me prend vite, il est temps de rentrer. Patrick me remonte à ma voiture. Nous nous retrouvons ensuite chez Patrick, j'ai encore du boulot pour préparer ma biche.

 

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

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Chevreuil, ses points forts et ses points faibles
Réaction du chevreuil après le tir
Recherche au sang sans chien
La chasse du ragondin à l'arc
L'appel du gibier
Après la chasse, le souvenir...
Emotions canadiennes

 

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