Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 13:33

Ce matin, j'ai décidé d'aller chasser à Sarrancolin où je n'ai toujours pas réussi à flécher ma biche depuis l'ouverture. Les sorties s’enchaînent comme les occasions de tir sur cerf mais je vois peu ou pas de biche. La semaine dernière j'ai vu 5 cerfs sur un secteur que je chassais pour la première fois de l'année et je décide de retenter ma chance ce matin en espérant y voir des biches. Je décolle de chez moi vers 6h20 pour arriver sur place une heure plus tard. Je me gare au bord du chemin de la Soule qui monte chez mon ami Patrick, en face d'un chemin de terre qui remonte en ligne droite vers la dernière maison du chemin de la Soule. Alors que je me prépare, la nuit s'éclaire doucement des premières lueurs du jour. Un chevreuil se met à aboyer dans le bois en dessous de la route puis un second lui répond au départ du chemin de terre. Une fois prêt, j'attaque la montée par le chemin de terre, je progresse doucement sur un sol couvert de feuilles mortes et de pierres. Je m'arrête régulièrement pour écouter la montagne. Les chevreuils protestent un moment avant le retour du calme. Une haie de buis borde maintenant la droite du chemin et je m'arrête à chaque trouée pour tenter d'apercevoir un animal en contrebas.

Au bout d'un moment, j'arrive à une grange en ruine située au bord du chemin sur ma droite. La luminosité est encore un peu faible pour tenter un tir. Un passage longe le mur et débouche sur un petit pré séparé d'un grand pré par une haie de buis, quelques flocons de neige tombent par moment. Le grand pré remonte jusqu'à la dernière maison de la Soule. Je m'avance doucement dans le petit pré et regarde par la trouée entre le chemin et la haie de buis perpendiculaire pour tenter d'apercevoir des animaux quand un mouvement attire mon regard sur ma droite. Une biche vient de démarrer en haut du petit pré et s'arrête à environ 50 mètres au milieu des chênes espacés qui couvrent le penchant de la montagne. Elle pousse ses grondements d'alerte sans bouger puis s'avance un peu et passe derrière la haie de buis. J'en profite pour m'avancer jusqu'au buis au milieu desquels remonte un chemin. Je commence à remonter doucement le chemin qui décrit une courbe à droite. Pas à pas, j'arrive au bout des buis. La biche pousse un grondement d'alerte mais je ne la vois pas encore. Je me penche doucement et l'aperçois suivie d'une bichette à 25 mètres au-dessus de moi dans la pente. J'arme à couvert des buis et m'avance doucement. Je cale ma visée sur la bichette mais ne sens pas mon tir. Je préfère les laisser partir et désarme. Elles redémarrent et remontent de cul entre les chênes et les buis d'un pas lent en se retournant par moment pour regarder vers moi. Je les laisses disparaître dans la végétation puis reprends ma progression sur le petit sentier pierreux qui remonte vers le col où je chasse généralement.

J'avance doucement pour ne pas faire rouler de pierre. Je n'ai pas fait 100 mètres que j'entends rouler une pierre au-dessus de moi. Je me fige, une seconde pierre roule. Les buis épais ne me permettent pas de voir à plus de 5 mètres. Je m'avance donc très lentement à la recherche d'une trouée dans la végétation quand un animal traverse rapidement le chemin à environ 25 mètres devant moi et s'arrête juste sous le sentier, derrière un très gros buis. Je me fige, j'arrive à voir les pattes de l'animal au travers du feuillage. Je tente un approche très lente et gagne ainsi environ 10 mètres mais un grondement d'alerte retentit. Je stoppe net. L'animal démarre et semble partir de cul caché par le buis. J'arme mon arc au cas où l'animal serait curieux et ce que j'espérais arriva. L'animal revient sur ses pas et s'avance doucement, plein travers, sur la droite du buis dégageant ainsi sa tête, son cou et son épaule. Pas de bois sur la tête, je pense voir une biche bien que j'ai un petit doute. Pas de bois sur la tête ce ne peut être qu'une biche, une bichette ou un jeune de l'année, dans le pire des cas, Patrick a un bracelet de jeune. Je vise derrière l'épaule et décoche. Ma flèche vole droit et frappe l'animal qui démarre en trombe mais semble déjà accuser le coup.

Je le perds de vue au bout de 30 mètres de fuite environ mais entends encore sa fuite puis les pierres qui roule et le calme qui revient. Une respiration sifflante puis des grondements d'alerte et le calme s'installe. J'attends un petit moment puis encoche une seconde flèche avant d'attaquer ma recherche. La neige se met à tomber à gros flocons. J'ai oublié mon appareil photo ce matin. Je trouve vite du sang à quelques mètres de l'endroit du tir. Les gouttes sont nombreuses et la piste assez facile à suivre. Sur la piste, contre un chêne, je trouve ma flèche cassée au niveau des empennages qui ont dû rester dans l'animal. Je retrouve rapidement mon animal à environ 100 mètres en contrebas. Une mousse rose abondante sort de la plaie d'entrée de ma flèche. En arrivant près de lui, je le trouve petit et m'aperçois vite qu'il s'agit en fait d'un jeune mâle de l'année. J'appelle donc Patrick pour qu'il m'amène son bracelet. Avant de m'aider à le charger dans sa voiture au niveau de la grange de Tahouens. Nous rentrons chez lui pour quelques photos souvenir prises avec son appareil photo avant que je ne m'attaque au dépeçage. Les 2 poumons sont traversés et mes empennages sont restés dans l'un d'eux. Ma flèche est restée coincée par le cartilage de l'omoplate côté sortie qu'elle a traversée.

Un here à l'approche, 15 janvier 2016

Alex

Partager cet article

Repost0
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 06:09

Ce matin, j'ai décidé d'aller chasser à Sarrancolin pour essayer de faire ma biche. Je me lève vers 5 heures pour me préparer, en sortant pour prendre ma voiture, je jette un coup d'œil à la lune dont les informations nous ont beaucoup parlé la veille. L'éclipse est encore partielle mais la lune recommence à s'éclairée petit à petit. Sur le trajet vers les Pyrénées, je pourrai profiter de ce phénomène en regardant par moment par la vitre de ma voiture. Arrivé à Sarrancolin, je prends un chemin de pierre qui remonte vers une ferme perdue dans la montagne et me gare dans le dernier virage. Je me prépare rapidement puis remonte à pied vers la ferme. Les lumières de Sarrancolin scintillent dans la vallée, un brame retentit sur le penchant de droite. Arrivé à la ferme, je prends à gauche et commence à remonter pour rejoindre un chemin de terre qui va me conduire au col, le début de la montée est assez raide puis bifurque à 90° et la pente devient moins raide. Je passe une grange devant laquelle pousse un gros châtaigner puis passe sous la clôture électrique qui délimite la pâture des vaches et commence à avancer sur un chemin enherbée qui remonte vers le col au milieu d'un penchant de fougères. Pas de biche dans le secteur ce matin. Arrivé au sommet, je jette un coup d'œil sur une petite esplanade enherbée au milieu des fougères et des genêts, toujours rien. Je continue donc en suivant un petit chemin de terre qui remonte vers un bois de hêtre. Alors que le chemin s'aplani puis commence à redescendre tout doucement, je passe à côté d'une bande de régénération de hêtres à ma droite. J'avance tout doucement en la surveillant quand j'aperçois un animal, à environ 12 mètres, au milieu des jeunes hêtres, la luminosité n'est pas encore très bonne et je pense un instant à un chevreuil mais alors que je m'approche doucement, je me rends compte qu'il s'agit d'un jeune cerf de l'année en train de manger des feuilles. Je me fige à 5 ou 6 mètres de lui pour l'observer mais il lève brusquement la tête vers moi, m'observe un court instant puis disparaît dans la régénération.

Je reprends ma progression lente mais il n'y a pas d'autres animaux dans ce secteur ce matin. Le chemin tourne à gauche pour redescendre vers le col en passant dans un tunnel formé par des houx et des noisetiers. J'avance tout doucement car les brindilles et les petits graviers sont bruyants. En débouchant sur le col enherbé et ponctué de genets. Je scrute le paysage à la recherche d'un animal sans succès. Plusieurs cerfs brament dans les bois du penchant de droite qui fait partie de la société de chasse voisine. Je m'attarde un instant à les écouter avant de rejoindre la piste pour remonter plus haut, vers un chemin forestier qui suit la courbe de niveau au milieu de la hêtraie. Je suis un instant la piste jusqu'à rejoindre une autre piste, taillée dans la roche qui prend à gauche pour rejoindre un enclos de régénération. Je la suis un moment puis arrivé au niveau d'un abreuvoir alimenté par une source captée plus haut, je commence à remonter au plus raide pour rejoindre la piste forestière. C'est un passage très emprunté par les animaux qui viennent boire et se baigner dans les nombreuses sources qui ressortent dans le secteur et longent le grillage de l'enclos que je rencontre très vite à ma gauche. Les sangliers ont donné pas mal de coups de nez dans une zone de buis. J'arrive enfin à la piste et commence à la suivre.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Au-dessus du chemin, le bois de hêtres est clair et permet de voir presque jusqu'à la crête à environ 200 mètres alors que sous le chemin les grands arbres dominent des zones de régénération épaisses où les animaux peuvent se cacher. J'avance doucement en surveillant alternativement les 2 côtés du chemin. Le sol est marqué de nombreuses traces et projections de boue, toutes les flaques du chemin servent de souilles pour les cervidés et les sangliers et le secteur semble très fréquenté.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Malgré les nombreux indices de présence, je n'arrive pas à voir le moindre animal, le brame des cerfs retentit çà et là dans la montagne et je décide de redescendre vers le col par la piste et profitant de cette belle musique automnale. Arrivé au col, je remonte vers le tunnel d'arbre et reprends le chemin de terre en direction de l'esplanade enherbée de laquelle part le chemin que j'ai pris pour monter ce matin. Le brame puissant d'un cerf retentit, il semble venir des fougères sur la gauche de l'esplanade.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je descends rapidement vers la zone de fougères alors que le cerf continue à bramer et qu'un second se met à lui répondre plus bas dans la pente mais semble se rapprocher. Je me faufile à travers les genets et les fougères pour rejoindre le bord du bois puis commence à le longer doucement en me dirigeant vers le brame. J'aperçois vite le cerf au-dessus de moi dans les genêts, il ne me semble pas très gros mais j'espère qu'il est accompagné de biches.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je commence une approche en avançant sur la pointe des pieds et en allant d'un gros hêtre à un autre. Le cerf semble revenir vers le bois en bramant et je le perds un instant de vue. Je continue mon approche jusqu'à un très gros hêtre derrière lequel je me cale pour observer le cerf qui est maintenant à 15 mètres devant moi dans les genets. Il tourne brusquement la tête vers moi, il a vu quelque chose mais ne m'a pas identifié. Il est beaucoup plus gros que ce que je pensais, c'est un magnifique 9 cors.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je tente de le filmer avec mon appareil photo mais je n'ai plus assez de batterie et le film s'interrompt à peine commencer. Son concurrent, en contrebas sur ma gauche, se tait et semble s'éloigner. Le cerf me fixe un moment puis pousse un long brame comme pour me défier puis un plante ses bois dans les genets et balance sa tête, d'un côté à l'autre un instant, détruisant ainsi la végétation devant lui avant de redresser la tête et de regarder à nouveau fixement vers moi. Il commence ensuite à s'avancer doucement vers moi de quelques mètres puis se fige à nouveau et me fixe avant de se remettre à pousser un brame puissant. Il recommence à balancer sa tête dans les genets. Le spectacle est magnifique, ce cerf majestueux n'est qu'à 10 ou 12 mètres devant moi et n'arrive pas à comprendre ce que je suis. La présence proche, juste à ma droite, du gros hêtre est tout de même assez rassurante car, en cas de charge, il fera un bon écran.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Le face à face dure ainsi plusieurs minutes.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Finalement, le grand roi décide de faire demi-tour et de remonter tranquillement dans les genêts. Alors qu'il s'est éloigné de quelques mètres, je pousse un raire puissant qui le stoppe net et lui fait faire un demi-tour sur place. Il me fixe un moment intrigué puis bifurque et biaise pour me contourner par ma droite et tenter de me prendre au vent. Il avance tranquillement dans les genêts et les fougères, seul le haut de sa tête et ses bois dépassent de la végétation.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je pousse plusieurs raires successifs qui finissent par le stopper mais le vent qui a tourné finit par me trahir et il fait brusquement volte-face et remonte dans la végétation au petit trot, portant fièrement sa tête haute. Je finis par le perdre de vue à environ 35 mètres dans la végétation plus haute et épaisse. Je quitte donc mon poste et remonte moi aussi dans les genets pour l'apercevoir à nouveau. Il s'est arrêté en crête et regarde vers moi un instant

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

puis se tourne et plonge dans le bois sur la gauche. Le soleil est déjà haut et la température de plus en plus élevée, je décide de rentre. Je pars donc rejoindre le chemin enherbée qui redescend vers la ferme et appelle ma compagne pour l'avertir que je vais rentrer d'ici 1h30. Nous discutons un peu alors que j'attaque ma descente par le chemin quand un galop retentit plus de 100 mètres en contrebas dans les fougères. Je tourne la tête et aperçois une belle biche qui fonce vers le bois plus en contrebas. Elle fait une pause à environ 200 mètres et tourne la tête vers moi pour identifier la menasse

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

puis repart et plonge dans le bois. Je continue mon chemin tout en discutant un moment. Il fait un soleil magnifique et je profite encore un peu de paysage en chemin.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Le chemin bifurque maintenant à 90 ° à droite pour descendre droit vers la ferme.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je passe la ferme puis retombe sur le chemin de pierre sur lequel je suis garé un peu plus bas. A mi-chemin entre la ferme et ma voiture, je surprends un écureuil affairé à fouiller les feuilles mortes sur la gauche du chemin. Il fonce se réfugier dans la fourche d'un arbre tout proche. Je reste un moment à l'observer alors qu'il reste plaqué contre le tronc.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Il finit par décoller sa tête et regarder vers moi en battant nerveusement de la queue tout en poussant des petits cris de protestation.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je décide de le laisser tranquille et reprends ma marche ce qui le fait fuir. Je rejoins ma voiture un peu plus bas, il est temps de rentrer à la maison.

 

Alex

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
  • Contact

AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

LA CHASSE A L'ARC

HISTOIRE DE LA CHASSE A L'ARC :

LA CHASSE A L'ARC DANS LE MONDE :

ANATOMIE DU GIBIER :

LE TIR DU SANGLIER A LA COURSE :

LES INDICES APRES LE TIR :

 

LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

UNUCR :

http://www.unucr.fr/conducteurs.html

Conducteurs proches (ARGGB 31) :

ORIO ADRIEN :

06 86 70 89 28

FORUMS SPECIALISES :

 

 

SITES UTILES

 


 

Albums

CHARC Magazine

Chevreuil, ses points forts et ses points faibles
Réaction du chevreuil après le tir
Recherche au sang sans chien
La chasse du ragondin à l'arc
L'appel du gibier
Après la chasse, le souvenir...
Emotions canadiennes

 

FOURNISSEURS