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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 17:55

Ce matin, je me gare au départ du chemin desservant le hameau au-dessus de chez Patrick vers 7h15 et me prépare tranquillement en attendant que la luminosité soit suffisante pour commencer à chasser. Vers 7h30, je quitte ma voiture et longe tranquillement le chemin en surveillant alternativement les petites prairies qui alternent avec des zones boisées de part et d'autre du chemin. Alors que j'arrive près du hameau, j'aperçois un animal en train de brouter à environ 8 mètres, dans la pente herbeuse, sous le chemin qui passe sous le hameau, à environ 40 mètres devant moi. Il semble que ce soit une biche, elle est de 3/4 face.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Je serre sur la droite du chemin contre le talus pour avancer doucement, caché par le plat du chemin. J'avance sans voir l'animal en essayant de ne pas faire de bruit. Normalement, l'animal se trouve sous 2 arbres sur lesquels ont été cloués des panneaux par un des occupants du hameau. Arrivé à hauteur des arbres, je m'avance doucement vers le bord du chemin. La biche est toujours là et broute tranquillement. Elle se présente maintenant presque plein travers, à 9 mètres en contrebas. J'arme doucement mon arc et prends ma visée entre le sol et le dernier fil de la clôture électrique. Des bruits de pas se font entendre plus bas dans la pente boisée au dessous de la biche. Je positionne mon pin's assez en avant du coffre pour compenser le léger angle de l'animal et décoche. Touchée, la biche sursaute et fonce au plus raide de la pente puis prend à gauche en parallèle de la pente boisée qui borde le bas de la prairie.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Elle fonce au grand galop vers la fin de la prairie et, au bout d'environ 50 mètres de fuite, s'affaisse du train avant pour glisser sur le poitrail sur quelques mètres avant de se redresser et poursuivre sa course folle. Je la perds un instant de vue derrière un arbuste qui pousse dans la prairie et me décale sur ma gauche pour l'apercevoir à nouveau. Elle stoppe, environ 50 mètres plus loin, au bout de la prairie, puis saute dans la pente boisée où je l'entends rapidement chuter dans un grand fracas.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Les bruits de pas résonnent toujours dans le sous-bois quand une seconde biche s'avance en biaisant vers la droite pour rattraper la bordure de la prairie. Elle apparaît peu à peu derrière la cassure du terrain et passe sous la clôture électrique qui borde la lisière avant de bifurquer à 180 ° pour revenir en suivant la clôture vers l'endroit où est descendue ma biche. Elle avance inquiète, tête haute et hume l'air, environ 25 mètres en dessous de moi. D'autres animaux bougent cachés en dessous. Elle finit certainement par sentir le sens et fait brusquement demi-tour au trop, repasse sous la clôture et disparaît à grand bruit dans la pente. Je presse le pas et longe le chemin pour tenter d'apercevoir les animaux un peu plus loin. Environ 40 à 50 mètres plus loin, je ne peux que voir passer 4 grand cervidés à 40 mètres en contrebas dans le bois clairsemé. La biche, une bichette et un faon suivis d'un jeune cerf ou un très gros daguet que je peux reconnaître à sa carrure sans pouvoir identifier ses bois au travers des branchages. Je les perds vite de vue dans le bois et tente d'avancer encore sur le chemin en espérant les recouper un peu plus loin s'ils décidaient de remonter. Un peu plus loin, ce sont 2 chevreuils que je fais démarrer dans le bois, juste en dessus du chemin. Ils aboient en fuyant dans la pente et je les perds vite de vue.  J'avance encore un peu sur le chemin et aperçois l'un des chevreuils qui regarde vers le chemin en limite d'une bande d'arbres couvrant un talus en bas d'une prairie. La pointe de bois qui longe le chemin au-dessus du chevreuil me masque un instant puis il me repère et fuit en contrebas.

Je pense que ma biche est morte mais je n'ai pas vu mon atteinte, je décide donc de chasser un peu avant de commencer ma recherche. Je me dirige vers une crête rocheuse qui démarre au bout du chemin et remonte vers un chemin de randonné plus haut en montagne. Pas d'autres animaux dans le secteur. J'arrive dans la dernière prairie avant la crête et d'où j'ai une belle vue sur la falaise qui domine le haut de la montagne.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Au bout du chemin où est garé un bulldozer forestier, je remonte doucement en suivant la crête et en faisant de nombreux arrêts observatoires pour arriver à l'endroit où j'ai fléché mon chevrillard l'autre jour mais le secteur est très calme, je décide de redescendre pour aller faire ma recherche. Je reprends le chemin en sens inverse, un écureuil noir traverse de gauche à droite, à environ 50 mètres devant moi et remonte dans un des arbres qui borde le chemin. Il me gratifie de quelques cris de mécontentement alors que je passe en dessous de lui. Arrivé au départ de la prairie où j'ai fléché ma biche, je passe par le passage ouvert dans la clôture électrique pour entrer dans la parcelle en direction de la zone de tir. J'aperçois vite ma flèche plantée au sol au bord de la clôture électrique qui borde la lisière du bois, dans l'axe de mon tir. Elle est couverte de sang qui a déjà séché.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Je tente de recouper la direction de fuite de la biche pour trouver ma piste de sang mais impossible de trouver ne serait-ce qu'une seule goutte de sang. Je pars dans la direction de fuite de la biche toujours sans rien voir puis je décris des zigzagues perpendiculaires en couvrant le bas de la pente et finis par tomber sur une belle trace de sang, la piste est plus basse que ce que je pensais.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Je commence à suivre la piste de sang rouge qui se suit assez facilement sans être très abondante. Les gouttes sont parfois espacées de 1 ou 2 mètres. J'avance tranquillement de goutte en goutte.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018
Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018
Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018
Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Je pensais trouver une trace au sol de la chute de ma biche mais il n'en est rien. La piste s'intensifie peu à peu en me rapprochant de l'endroit où la biche a sauté dans la pente boisée.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018
Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Près de l'endroit où la biche a stoppé un instant avant de sauter par en bas, le sang devient très abondant.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Je cherche l'endroit exact où la biche au sauté, elle n'a pas pris la belle coulée qui descend en biaisant sur la gauche entre 2 arbres. De grosses taches de sang sont visibles sur des branchages jetés dans la pente lors de l'entretien du bord de la prairie. La biche a sauté au plus raide de la pente. Du sang est visible un peu plus bas. Je prends la belle coulée pour descendre en contourner la pente raide puis reviens vers le sang laissé sur les branches.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

La piste très abondante et maintenant facile à suivre et je ne tarde pas à apercevoir ma biche morte sur le dos, environ 30 mètres en contrebas.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Je la rejoins rapidement, elle est plus grosse que ce que je pensais au moment du tir.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

La sortie de ma flèche semble plein cœur, je n'ai pas le bracelet sur moi, je décide de ne pas la bouger et de partir le chercher avant de revenir pour la sortir du bois.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Je remonte donc vers le chemin et ma voiture pour aller chercher le bracelet chez Patrick qui dort encore puis reviens me garer au même endroit avant de partir apposer le bracelet à la patte de la biche. Je repasse par l'ouverture dans la clôture électrique pour rejoindre ma biche et coupe en chemin le sang au départ de la piste quand la biche a pris vers le bas de la prairie après le tir. Elle est en fait descendu tout de suite près de la lisière du bois, mes souvenirs étaient trompeurs, je la voyais fuir plus haut dans la pente.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018
Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Je rejoins ma biche et appose le bracelet avant de la positionner sur le flanc pour observer mon atteinte. Ma flèche rentre bien un peu plus en avant comme je le voulais et je suis sûr qu'elle a traversé le cœur. Les allaites sont sèches, elle n'allaitait donc plus, tant mieux. Je sais qu'il y a une piste en contrebas qui me mènera chez Patrick, il me faut donc la rejoindre mais je décide de ne pas descendre trop vite pour éviter d'avoir à remonter. Le secteur n'étant pas propice à une belle photo, je commence donc à suivre la courbe de niveau en suivant une belle coulée tout en traînant ma biche qui est vraiment énorme. J'essaie de la caler contre un arbre un peu plus loin mais impossible de la tourner comme je veux, elle est trop lourde et le sol penche. Je continue à la traîner par les pattes avant mais la coulée fleurte de plus en plus avec une forte pente et commence à remonter de plus en plus. La biche finit par m'échapper et rouler pour se caler 40 mètres plus bas dans un creux créé par le déracinement d'un arbre. Je descends à sa rencontre et réussi à la caler pour faire quelques photos souvenir. 

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Il me faut maintenant la sortir de ce trou et baiser à gauche pour retrouver la piste au travers des arbres tombés au sol et autres obstacles.

Après environ 150 mètres d'efforts je parviens à la piste mais elle remonte un peu et la tête de la biche accroche et je m'épuise vite. Il me faut changer de technique. Je récupère une barre de bois et la rentre entre les tendons et les os des pattes arrière pour avoir une meilleure prise et tirer la biche par l'arrière pour éviter que la tête ne me gêne.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Je tire ainsi la biche sur le chemin qui monte un peu par moment, un autre écureuil noir traverse la piste devant moi . Après 2 heures d'efforts, j'arrive à 200 mètres de chez Patrick et stoppe avant une zone où l'eau coule sur le chemin pour éviter de souiller la biche. Je pars chercher mon ami qui m'annonce qu'il peut venir chercher la biche par une piste avec son pickup, qu'il me faut la descendre 50 mètres plus bas sur une autre piste. Nous partons récupérer ma voiture que je gare devant chez lui avant d'aller descendre encore un peu ma biche le temps que Patrick arrive avec son véhicule qu'il a fait équiper pour charger du bois et les grand cervidés. Nous chargeons ensuite la biche

Puis retournons chez Patrick pour que je pelle, vide et découpe l'animal avant de rentrer chez moi.

La préparation des abats confirmera mon sentiment, ma flèche a touché le bas des poumons et traversé le cœur.

Une approche express à Sarrancolin, 24 novembre 2018

Alex

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 16:02

Ce week end, mon ami Arnaud est venu à Sarrancolin pour chasser le cerf. Nous nous sommes retrouvé hier soir au restaurant de Patrick pour que je lui explique un peu le territoire. J'ai passé ma nuit dans une cabane que Patrick a construite dans un arbre au dessus d'un petit pré en pente à environ 150 mètres de son habitation. Les cerfs ont bramé toute la nuit et quand mon réveil sonne vers 5h40, je me prépare pour aller rejoindre Arnaud qui a dormi au gîte, contre la maison de Patrick. Nous nous préparons rapidement puis remontons en haut du chemin de la Soule avec ma voiture. Un peu avant d'arriver, j'aperçois une étoile filante. Je me gare et nous nous préparons sous un ciel étoilé incroyable, une autre étoile filante passe au dessus de nous et je dis à Arnaud: " c'est un signe, je vais faire mon cerf aujourd'hui". Arnaud va chasser ce secteur, entre le chemin de randonnée qui redescend au chemin de la Soule et la falaise qui barre le haut de la montagne. Plusieurs cerfs brament autour de nous. Nous prenons le chemin de randonné dans le sens de la descente, à la lueur de nos lampes, le vent souffle dans notre dos. Un peu plus bas, nous quittons le chemin sur la gauche pour remonter à travers un petit pré vers un sentier qui va me conduire à ma zone de chasse. Nous le longeons un peu jusqu'à une crête rocheuse bordée de buis qui remonte jusqu'à la falaise. J'explique à Arnaud qu'en suivant cette délimitation naturelle il remontera jusqu'au "Pas du cerf" qui se trouve au début de la falaise et qu'il peut ensuite chasser en longeant cette dernière.

Je laisse Arnaud et poursuis mon chemin sur le sentier dans la nuit noire, au milieu des buis d'où s'envolent par moment des pyrales blanches aux ailes bordées de noir, signe d'une disparition prochaine des buis du secteur. J'ai un peu plus d'une heure de marche qui m'attend avant d'arriver au col où je veux tenter ma chance. Depuis que j'ai quitté Arnaud, le secteur est calme, pas un seul brame et j'espère avoir bien choisi mon secteur de chasse. Au bout d'un moment, le sentier débouche sur une grande prairie en long, traversée par un chemin enherbé. Je rejoins ce chemin et le longe. En arrivant à la fin du pré, alors que le chemin rentre dans les hêtres et que je contourne quelques grosses ronces barrant le passage, des grognements me font stopper net. Plusieurs sangliers démarrent à quelques mètres devant moi mais stoppent rapidement dans la pente sous le chemin. Je tente de me décaler un peu et de les éclairer mais ils redémarrent et fuit plus en contrebas. J'écoute un instant mais le calme s'installe et je reprends ma marche. Rapidement de bruits de pas se font entendre au sommet du talus de plusieurs mètres qui domine le chemin sur ma gauche. Impossible de les voir mais je pense qu'il s'agit du reste des sangliers, j'ai dû séparer le groupe en deux. Les bruits de pas s'estompent  et je reprends ma progression. Le chemin débouche un peu plus haut sur un enclos de régénération enherbé et partiellement couvert de jeunes hêtres. Il est 7 heures et la nuit noire laisse peu à peu place à une luminosité faible mais croissante, suffisante pour voir le chemin et éteindre la lumière de mon portable.

Toujours par de brame, je traverse l'enclos qui d'ailleurs n'en est plus un car la clôture n'est plus étanche depuis longtemps et laisse passer les animaux. Le chemin débouche sur un abreuvoir alimenté par une source captée un peu plus haut et qui alimente un petit ru chantant qui dévale la pente jusqu'au chemin. Le chemin enherbé, large de 5 mètres environ est maintenant taillé dans la roche. Je le suis tranquillement alors que le jour se lève peu à peu. Je tends l'oreille pour entendre un éventuel animal dans la pense sous la piste ou un brame mais rien. Je débouche sur la piste de hèche qui rejoint le col à ma droite et la commune de Hèche à ma gauche. Je descends vers le col en marchant sur la bordure enherbée, au bord du bois pour ne pas faire trop de bruit en marchant sur le gravier qui crisse sous mes pas. Alors que je ne suis plus qu'à  150 mètres du col, un brame tout proche retentit dans le bois sur ma gauche. Le cerf ne doit être qu'à 50 mètres au plus et à environ15 mètres de la piste. Je retire doucement ma verte de chasse et la laisse au bord du chemin. Le vent est dans mon dos mais suit le chemin, avec un peu de chance le cerf ne me sentira pas. Je commence mon approche mais la luminosité est encore faible et il est difficile de voir dans le bois au travers des branchages. Un autre brame retentit, le cerf semble se rapprocher. Je me fige et attends, espérant le voir se montrer. Au bout de quelques minutes sans rien entendre, le cerf démarre en cassant du bois dans la pente et s'éloigne rapidement. Le vent a tourné et m'a trahi.

Je descends jusqu'au col, le vent s'est intensifié et souffle fort dans mon dos. J'écoute un moment mais les brames très lointains viennent du penchant de droite, côté Rebouc. Je m'avance sur le col. 2 chevaux à la robe partiellement blanche broutent dans les genets à environ 200 mètres. Je remonte vers eux par un chemin de terre en quittant la piste de gravier puis prends à droite au travers des genets et des fougères, en suivant les sentiers tracés par les chevaux. Le vent fort a tourné face à moi, j'avance tranquillement en essayant d'apercevoir un animal dépassant de la végétation mais rien. Je biaise peu à peu pour retomber sur le chemin de terre qui passe plus haut puis le suit pour déboucher sur un replat enherbé au milieu des genets. Pas un animal en vue, Je suis à mauvais vent, je remonte donc le chemin bordé de grands hêtres pour revenir vers le col à bon vent. Sur ma droite, je longe maintenant une zone très dense, couverte de jeunes hêtres qui servent généralement de remise aux cervidés. Alors que j'arrive près du virage du chemin, avant de redescendre vers le col par un tunnel de houx et de noisetiers, un brame proche retentit sur ma droite dans les petits hêtres. Le vent est tournant, un autre cerf répond plus bas, je décide de tenter une approche sur le plus proche et quitte le chemin pour descendre dans une zone dégagée qui rentre dans le taillis. Le cerf brame encore, il n'est pas à 30 mètres sur ma droite. Je me fige et observe au travers des arbustes. Le cerf commence à frottés ses bois contre les troncs pour marquer son territoire mais le vent tourne et le calme s'installe. Je tente de rentrer dans le taillis par une grosse coulée au cas où, mais le cerf a disparu.

Je redescends vers le col, des brames épars et lointains se font entendre. Je décide de remonter par la piste de hèche pour aller chasser dans une zone de hêtre qui remonte jusqu'en haut de la montagne. Je récupère ma veste au passage et suis les lacets de la piste. Dans un des virages plusieurs arbres sont frottés de frais, un cerf a délimité son territoire. Plus au dans un virage, un chemin enherbé s'avance au milieu de carrés de régénération de petits hêtre. Je quitte la piste et prends ce chemin ponctué de belles souilles. Je prends ensuite un autre chemin sur ma droite qui remonte vers une place d'herbe rase au milieu de laquelle se trouve une belle souille bien fréquentée. Les cerfs brament plus haut, plusieurs se répondent tour à tour, je pense qu'ils sont au moins 4. Je me fraye doucement un passage sur une belle coulée au milieu de petits hêtres et rejoins une zone de sous bois dégagée, plantée de grands hêtres. Le sol est ponctué de gros rochers couverts de mousse entre lesquelles se trouve un tapis de feuilles sèches et craquantes parsemé de brindilles, branches mortes et autres pierres. Je reste un instant à écouter avant de m'avancer à découvert. Un gros cerf brame sur la droite à moins de 100 mètres, un autres à gauche à plus de 100 mètres et 2 autres à plus de 200 mètres au dessus de moi dont un dont la voix domine tous les autres. Je décide de monter. Autant que possible je marche sur les rochers couverts de mousse pour limiter le bruit et m'arrête tous les 5 à 10  mètres pour écouter si possible près d'un arbre. Je gagne peu à peu du terrain mais les rochers se font maintenant assez rares et ma progression de plus en plus bruyante. J'espace et raccourcis de plus en plus mes phases de marche. Un fracas me fais lever les yeux vers une barre rocheuse à environ 150 mètres au dessus de moi. Une biche, une bichette et un faon suivis de près par un daguet détalent en suivant le bord de la barre rocheuse, faisant rouler les pierres. Je stoppe et les observent s'éloigner sans ralentir sur ma droite et me demande si c'est moi qui les ai effrayé quand un brame surpuissant retentit plus à gauche, un très gros cerf, dont je n'arrive pas à compter les cors, s'élance à la poursuite de fuyards en poussant régulièrement des brames puissants. Il disparait comme les autres cervidés derrières des rochers à plus de 200 mètres au dessus de moi sur ma droite mais son brame retentit toujours.

Une fois cette agitation éloignée les brames des autres cerfs reprennent. Celui à ma droite semble venir vers moi et je tente de monter encore. Alors que je passe la barre rocheuse sur laquelle est passée le gros cerf, j'aperçois un gros cerf qui se débine en bramant à environ 150 mètres au dessus de moi. Il ne semble pas m'avoir vu et remonte tranquillement en s'arrêtant pour bramer. Je remonte doucement vers lui et le perds de temps en temps de vue derrière les troncs quand un mouvement furtif me fait stopper net. Une biche redescend sur moi à environ 100 mètres. Elle broute tranquillement, je ma décale doucement sur la droite pour profiter d'un creu dans le relief pour masquer ma progression.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Je reste un instant à écouter avant de m'avancer à découvert. Un gros cerf brame sur la droite à moins de 100 mètres, un autre à gauche à plus de 100 mètres et 2 autres à plus de 200 mètres au dessus de moi dont un dont la voix domine tous les autres. Je décide de monter. Autant que possible je marche sur les rochers couverts de mousse pour limiter le bruit et m'arrête tous les 5 à 10 mètres pour écouter si possible près d'un arbre. Je gagne peu à peu du terrain mais les rochers se font maintenant assez rares et ma progression de plus en plus bruyante. J'espace et raccourcis de plus en plus mes phases de marche. Un fracas me fait lever les yeux vers une barre rocheuse à environ 150 mètres au dessus de moi. Une biche, une bichette et un faon suivis de près par un daguet détalent en suivant le bord de la barre rocheuse, faisant rouler les pierres. Je stoppe et les observent s'éloigner sans ralentir sur ma droite et me demande si c'est moi qui les ai effrayé quand un brame surpuissant retentit plus à gauche, un très gros cerf, dont je n'arrive pas à compter les cors, s'élance à la poursuite de fuyards en poussant régulièrement des brames puissants. Il disparait comme les autres cervidés derrières des rochers à plus de 200 mètres au dessus de moi sur ma droite mais son brame retentit toujours.

Une fois cette agitation éloignée les brames des autres cerfs reprennent. Celui à ma droite semble venir vers moi et je tente de monter encore. Alors que je passe la barre rocheuse sur laquelle est passée le gros cerf, j'aperçois un gros cerf qui se débine en bramant à environ 150 mètres au dessus de moi. Impossible de compter les pointes à cette distance. Il ne semble pas m'avoir vu et remonte tranquillement en s'arrêtant pour bramer. Je remonte doucement vers lui et le perds de temps en temps de vue derrière les troncs quand un mouvement furtif me fait stopper net. Une biche redescend sur moi à environ 100 mètres. Elle broute tranquillement, je ma décale doucement sur la droite pour profiter d'un creux dans le relief pour masquer ma progression. J'avance par tranches de quelques mètres pour casser le rythme du bruit de mes pas et observer mais le relief me cache maintenant la biche et le cerf. Je décide de rejoindre un gros arbre à environ 30 mètres devant moi puis me poste au pied de ce dernier côté haut. Tout à coup, des cloches et des bêlements résonnent à environ 200 mètres plus haut sur ma gauche. Je regarde dans cette direction et aperçois plusieurs brebis affolés qui dévalent la pente et fuient en biaisant plus à ma gauche. Je comprends vite qu'un cerf a dû les effrayer et son brame ne tarde pas à se faire entendre.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Je tourne la tête pour regarder au dessus de moi le cerf qui lui répond quand un mouvement attire mon regard sur ma gauche. Un jeune cerf portant moins de 10 pointes arrive sur moi au petit trot, certainement chassé par le gros qui vient d'effrayer les brebis. Il est à environ 70 mètres mais se rapproche vite, environ 40 mètres, il passe derrière des troncs de hêtre, j'en profite pour armer mon arc et aligner mon viseur sur son épaule. Il ralentit doucement, 20 mètres, il biaise un peu pour descendre un peu plus dans la pente et arrive sur moi de 3/4 face. Il arrive au pas à 12 mètres, ma visée est calée sur son épaule, je décoche mais au même moment il bifurque pour descendre plus sur moi et ma flèche rentre en arrière des dernière côtes, traverse le cerf et retombe au sol 15 à 20 mètres derrière environ. Le cerf démarre en prenant plus ou moins la courbe de niveau avec une patte arrière relevée. Ma flèche a dû ressortir dans la cuisse opposée.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Il passe une bosse à environ 35 mètres sur ma droite alors qu'un brame très puissant retentit. Un énorme cerf arrive face à lui. Mon cerf freine des 4 fers et bifurque pour descendre en dessus de moi pour stopper et se coucher à environ 60 mètres de moi dans un creux du terrain. Je ne vois que le haut de sa tête et ses bois.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Le grand cerf brame à tout rompre en s'avançant doucement sur la barre rocheuse à environ 70 mètres. Une biche et son faon le précèdent en broutant tranquillement. Ils semblent vouloir remonter vers mon cerf et j'espère qu'ils ne vont pas le relever mais la biche et son jeune descendent entre les rochers et disparaissent derrière. Je reste immobile en espérant que mon cerf meure vite mais les minutes passent et il garde toujours la tête haute. Le vent est dans mon dos mais décalé un peu à droite du cerf. Le grand cerf s'avance en bramant puis stoppe net à environ 40 mètres de mon cerf couché et le fixe immobile et silencieux. Je ne suis pas sûr du nombre de pointes, 9, 10, 11... Je tente de m'approcher un peu en rejoignant un hêtre à environ 20 mètres sur ma gauche. Le cerf n'a pas bougé, focalisé sur mon cerf couché mais, tout à coup, la biche et le faon démarrent en contrebas, ils ont dû me sentir, ce qui provoque la fuite du grand cerf. Mon cerf se lève pour s'enfuir lui aussi mais il peine à avancer, un gros caillot de sang pend par la blessure d'entrée de ma flèche, son arrière train ne le tient plus. Il disparait péniblement derrière les gros rochers puis le calme s'installe.

Je décide de tenter une approche, j'amorce une boucle d'une trentaine de mètres à droite pour arriver à bon vent puis m'avance doucement, en tentant d'être le plus silencieux possible, vers les rochers derrière lesquels le cerf a disparu et doit certainement s'être recouché.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Je ne suis plus qu'à 15 mètres et ne voit toujours pas le cerf, j'avance encore de quelques pas quand il se redresse derrière les rochers. J'arme mon arc mais je ne vois que la tête et le haut du dos de la moitié avant de l'animal. Je tente de me décaler un peu mais le cerf avance en chancelant et chute lourdement sur les rochers en contrebas dans un fracas impressionnant. Je me décale rapidement à droite et l'aperçois qui peine à se relever. J'aligne ma visée sur lui attendant une occasion de tir. Il finit par se mettre debout, tourné vers le sommet de la montagne, sa tête cachée derrière un tronc, son arrière train appuyé contre un autre. Il vacille et me présente son flanc à 15 mètres environ. J'aligne ma visée sur le défaut de l'épaule et décoche. Ma flèche rentre jusqu'à l'empennage sur le point visé. Le cerf accuse le coup et peine à se retourner avec ma flèche en travers avant de partir dans la pente d'un pas non assuré en vacillant.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Il peine à faire environ 30 mètres et s'affaisse de cul, sur le ventre, au pied d'un hêtre tête posée au sol et s'immobilise presque aussitôt.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Le pensant mort, je remonte chercher ma première flèche que je retrouve sans peine où je l'avais vu tomber. Elle ne porte presque pas de sang et je ne trouve pas de sang sur la direction de fuite du cerf.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Je suis un peu sa direction de fuite estimée jusqu'aux rochers mais toujours pas de sang. Arrivé au rocher, je jette un coup d'œil à mon cerf en contrebas puis commence à descendre quand ce dernier dans un dernier effort tente de se redresser et tombe sur le flanc, glisse sur quelques mètres, bat un peu des pattes puis s'immobilise pour de bon.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Je descends rejoindre mon cerf et dégage ma flèche restée en travers. l'insert a cassé avec ma lame au ras du tube. Ma première flèche entre derrière les dernières cotes et ressort en haut et sur l'arrière du cuissot opposé. La seconde rentre au déffaut de l'épaule et ressort prés de l'entrée de la première flèche (atteinte poumons-foie). Je prends un instant pour faire quelques photos souvenir.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Maintenant, le plus dur commence, j'ai environ 1 kilomètre pour descendre jusqu'à la première piste où Patrick pourra venir me chercher.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

En descendant le cerf que je tire derrière moi par les bois, j'appelle Patrick pour qu'il vienne me chercher avec son pick up qu'il a fait équiper pour charger les poids lourds dans trop se fatiguer puis finit de descendre mon cerf à la piste où je le vide et tente de chasser les nombreuses mouches en attendant mon ami qui arrive un peu plus tard avec Fifi, sa petite jack russel qui nous fera un ferme mémorable sur la dépouille du cerf.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Le cerf chargé nous redescendons au milieu des nuées de pyrales des buis pour aller dépecer ma prise chez Patrick et récupérer Arnaud qui a eu une occasion sur une biche mais a préféré ne pas la prendre, espérant croiser le cerf et s'inquiétant du comment descendre cette grosse bête.

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

LA CHASSE A L'ARC

HISTOIRE DE LA CHASSE A L'ARC :

LA CHASSE A L'ARC DANS LE MONDE :

ANATOMIE DU GIBIER :

LE TIR DU SANGLIER A LA COURSE :

LES INDICES APRES LE TIR :

 

LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

GERS 32

ORIO ADRIEN :

06 86 70 89 28

LASBATS CHISTINE : 

06 45 35 50 42

 

FORUMS SPECIALISES :

 

 

SITES UTILES

 


 

Albums

CHARC Magazine

Chevreuil, ses points forts et ses points faibles
Réaction du chevreuil après le tir
Recherche au sang sans chien
La chasse du ragondin à l'arc
L'appel du gibier
Après la chasse, le souvenir...
Emotions canadiennes

 

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