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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 19:53

Aujourd'hui, j'organise la battue annuelle de Justian. 6 archers ont répondu favorablement à mon invitation, Renaud et Thierry sont arrivés hier soir et ont dormi à la maison. Nous retrouvons Jacques à Auterrive vers 7 heures puis partons pour le rendez-vous à Lagardère où nous retrouvons Gilles, Lionel et Christophe vers 8 heures. Mon ami Adrien a invité Christine qui est, comme lui, conductrice de chien de sang et habite près de Vic Fezensac. Après l'inscription au cahier de battue, un bon petit déjeuner et les consignes du jour, nous partons nous poster. Le Gers est en alerte orange inondations, le responsable de la battue est allé vérifier le niveau de l'Osse ce matin et il semble qu'elle soit à ras bord mais qu'elle n'ait pas débordé. C'est la première année que j'ai si peu d'archers pour ma battue. Nous nous regroupons dans 3 voitures, normalement nous nous garons tous sur le chemin qui traverse l'Osse mais sachant que Thierry et Renaud ne pourrons pas traverser la vieille Osse qui est en crue pour aller se poster, je les envoie avec d'autres chasseurs au fusil par la route de Courensan en leur expliquant le chemin pour aller se poster et je pars avec le reste des archers pour le chemin de terre qui traverse l'Osse. Nous nous garons avant le pont. Tous les archers présents viennent chaque année et connaissent les postes, je les laisse donc se répartir le long de la vieille Osse alors que je pars me poster dans le bois par la passerelle de la palombière. La ligne des archers formera un U autour de la zone la plus fourrée du bois de Bourras.

Battue archers à Justian, 17 novembre 2019

Les traqueurs vont attaquer par le bois de Bourras autour duquel les fusils vont se poster puis monterons plus haut sur un second bois en suite, la ligne des archers restera en place alors que les fusils encercleront le bois du haut sur 3 côtés, laissant le bas ouvert sur notre ligne. Je passe la passerelle en pylônes EDF puis longe le vieux tunnel de la palombière pour rentrer un peu dans le bois, dans une zone de petits frênes plus ou moins dense. Le bois est assez étroit à cet endroit, environ 30 mètres de clair pris entre la vieille Osse et un gros roncier. Je m'avance pour me poster près du roncier quand des craquements se font entendre. Un sanglier se débine sur quelques mètres dans les ronces en direction du champ de sorgho à environ 20 mètres plus à ma droite. Il stoppe vite alors que les chasseurs au fusil se postent le long du roncier. Les culasses claquent, les voix des chiens et des piqueurs qui arrivent dans mon dos se font entendre. La corne de Serge sonne le début de traque. Les teckels arrivent dans mon dos suivis de Serge et rentrent dans le roncier où ils se mettent presque immédiatement au ferme. Serge les encourage au bord du roncier à 15 mètres sur ma droite. Les chiens finissent par déloger le sanglier qui démarre en faisant craquer le roncier. J'arme mon arc et dirige la flèche vers le sol en espérant voir sortir le sanglier mais rapidement 2 coups de feu claquent. Le sanglier est sorti sur le sorgho en entraînant les chiens à ses trousses.

Les piqueurs tentent de rappeler la meute mais les teckels filent vers l'autre bois où un ferme roulant s'installe. Le sanglier légèrement blessé s'éloigne doucement en faisant régulièrement face aux chiens. Les piqueurs tentent de les rejoindre mais les voix s'éloignent peu à peu et le calme s'installe. Au bout d'un moment, un léger bruit attire mon regard vers le roncier. Un superbe renard surgit des ronces à environ 10 mètres et s'élance vers la vieille Osse au trot. Surpris, je mets un court instant à réagir pour armer mon arc. Le renard fait environ 15 mètres à découvert puis fait brusquement demi-tour pour revenir vers le roncier alors que j'arme mon arc. Je tente de le ralentir en sifflant mais il fonce dans le roncier où je le perds de vue. Je désarme. Rapidement, le renard ressort des ronces de cul, à environ 40 mètres de moi et fonce vers les postes de Renaud et Thierry qui, je l'espère, auront plus de chance que moi. Je contrôle le vent et comprends que le renard m'a senti, je me décale donc plus à gauche pour me poster dans un bouquet de petits frênes à mi-distance du roncier

Battue archers à Justian, 17 novembre 2019

et de la vieille Osse.

Battue archers à Justian, 17 novembre 2019

Le temps passe, les piqueurs finissent par revenir avec quelques chiens et réattaquent le roncier mais il n'y a pas d'autre sanglier. Ils partent donc à travers bois pour poursuivre la traque. Plus loin les chiens donnent à nouveaux et rapidement, la voix d'un teckel se rapproche. J'aperçois alors un chevrillard mâle qui se débine en suivant la rivière à environ 70 mètres.

Battue archers à Justian, 17 novembre 2019

Il biaise en suite pour venir sur ma droite en direction du roncier. J'arme mon arc et le laisse venir. Il stoppe à environ 15 mètres, partiellement masqué par des branches. J'aligne ma visée mais ne décoche pas, préférant attendre une meilleure occasion. Il écoute le chien qui est très en retard puis repart au pas. Je le suis dans mon viseur, il passe plein travers, bien dégagé à 8 mètres sur la droite. Je cale ma visée et décoche. Ma flèche a traversé très en arrière, dans les tripes. Le chevreuil accélère sur 10 mètres, bifurque à droite en direction de l'Osse puis se ravise un peu plus loin et prends à gauche en direction de la lisière où je le perds de vue.

Battue archers à Justian, 17 novembre 2019

Ma flèche est mortelle mais très mauvaise. Le teckel arrivé sur les traces de mon chevreuil et je m'interpose plusieurs fois pour lui couper la route avant de le renvoyer vers les piqueurs en espérant que mon chevreuil se couche vite s'il n'est pas poursuivi. Pendant ce temps, un autre chevreuil a sauté la vieille Osse au poste de Gilles qui n'a pas pu le flécher et Thierry a pu flécher un jeune sanglier de face, le séchant sur place d'une flèche de colonne. Renaud manque un autre sanglier de la même taille qui lui passe à quelques mètres, à cause d'un arbuste qui stoppe sa flèche. Ce sanglier sera en suite tué à balle sur la route de Courensan. 5 autres sangliers et un renard sortiront à la route de Courensan où le poste avait été abandonné par le chasseur au fusil. Un gros sanglier revenant dans le dos de Renaud est passé trop vite pour être fléché et a sauté la vieille Osse, hors de vue des archers, pour ensuite longer l'Osse et être manqué par un chasseur au fusil près du ponton qui enjambe le cours d'eau.

Le calme revient et la fin de traque est sonnée pour que les fusils se reposent plus haut. Les archers ne bougent pas. Renaud en profite pour m'envoyer les photos du sanglier du Thierry et m'expliquer comment s'est passé leur chasse. Je suis super content car c'est le premier sanglier de Thierry et le premier gibier qu'il flèche dans le Gers à part un gros ragondin fléché l'an dernier. J'ai pu flécher 4 chevreuils et 2 renards chez lui mais je n'avais jamais pu lui faire tirer un animal chez moi. C'est peut être mon T-shirt fluo que je lui ai prêté pour la battue qui lui a porté chance.

Battue archers à Justian, 17 novembre 2019
Battue archers à Justian, 17 novembre 2019

Je pars contrôler mon tir. Ma flèche est plantée au pied d'un frêne. Je cherche du sang sur la trajectoire de fuite de mon chevreuil sans succès. Je coupe plusieurs fois la trajectoire de fuite et finit par trouver une goutte de sang sur une feuille à 50 mètres environ du tir.  Je marque l'endroit de 2 branches plantées dans le sol. Les tripes ont dû boucher les trous de ma flèche et empêcher l'hémorragie externe. Je reviens vers ma flèche que j'ai laissée sur place. Elle est couverte de contenu intestinal.

Battue archers à Justian, 17 novembre 2019

Je remarque alors des touffes de poils tombées à l'endroit du tir mais pas la moindre goutte de sang.

Battue archers à Justian, 17 novembre 2019

J'appelle Adrien pour l'informer que j'aurai besoin de lui en fin de chasse pour une recherche. La deuxième traque laisse échapper quelques chevreuils et une chevrette sera tuée au plomb par un posté. Les archers n'auront pas d’autres occasions de tir. Nous aurions dû attaquer la chasse directement par le haut. 

Nous partons pour les silos de Roques où nous décidons de chasser un autre petit bois avant de manger.  Un piqueur m'informe qu'il a trouvé du sang dans la seconde traque au coin gauche du bois côté Bourras mais je ne sais pas s'il s'agit de mon chevreuil ou du premier sanglier. Je me poste au milieu du bois, Renaud et Thierry sont en lisière du bois sur ma droite les autres archers en lisière sur ma gauche. Les chiens lancent dès le début de traque, un beau brocard passe à Lionel en pleine course à 5 mètres et il le laisse passer sans tirer pour éviter de faire une mauvaise flèche. Un renard passe au-dessus de moi en lisière du bois à environ 80 mètres, un autre passe à Thierry dans le sale et sera manqué par un posté au fusil à la sortie du bois. Une chevrette blessée au plomb sera perdu en entrant dans le bois de Bourras malgré pas mal de sang trouvé.

La traque terminée, les chasseurs partent manger alors que je rejoins Christine et Adrien pour faire ma recherche. Adrien décide de laisser faire Christine. Nous partons l'attendre au ponton car il lui faut aller chercher son chien chez elle. Le temps me semble interminable et elle n'arrive que vers 15h30. Je conduis Adrien, Christine et son teckel Léo vers l'endroit du tir en les avertissant que nous allons forcément couper la trajectoire de fuite avant d'arriver sur la zone du tir. J'ai pris mon arc et Adrien son fusil. L'eau a beaucoup monté depuis ce matin et coule sur le champ entre la vieille Osse et l'Osse. Nous passons la palombière et je décide de sortir en bordure du sorgho pour rerentrer dans le bois au bord du roncier en espérant ne pas trop piétiner la piste. En lisière, Léo veut partir vers le sorgho mais sa maîtresse le retient. Nous rentrons au bois et j'indique l'endroit du tir et le premier sang qui a été recouvert de quelques centimètres d'eau depuis ce matin puis laisse commencer la recherche mais Léo tourne et retourne dans le bois sans prendre la piste. Je récupère ma flèche et la remets au carquois. Cela fait plus de 5 heures que j'ai fléché mon chevrillard.

Le temps passe et toujours rien, Adrien décide d'aller chercher Igor son rouge. Pendant ce temps, je décide de longer le sorgho pour tenter de trouver des indices. Je tombe sur un pied relativement frais de chevreuil dans la boue. Les traces viennent d'une grosse coulée qui sort du bois qui pourrait correspondre avec la trajectoire de fuite de mon animal. J'inspecte le sorgho quant une tâche rouge et ronde attire mon regard sur une feuille de sorgho en bordure de la culture. Les feuilles de sorgho sont partiellement teintées de rouge mais cette tâche circulaire, d'environ 1 centimètre de diamètre, m'intrigue. Je la frotté entre mes doigts et confirme que c'est du sang. J'appelle Adrien qui est en train d'arriver. Il met Igor sur le sang et il démarre immédiatement. Léo part aussi mais plus à gauche et au pas de course alors qu'Igor avance doucement en contrôlant chaque coulée. Au milieu du sorgho, Igor commence à venter et Adrien me dit que le chevreuil ne doit pas être loin. Léo rentre par le coin du bois ou le piqueur avait trouvé du sang. J'encoche une flèche et me tiens prêt mais Igor fait ses arrières et refait une boucle dans la culture. Je ne bouge plus pour je pas le perturber quand des cris plaintifs de chevreuil retentissent. Igor a manqué le chevreuil au démarrage, celui-ci part à la course, en criant, sur 40 mètres environ en direction du bois de Bourras alors qu'Adrien retient Igor par sa longe. Le chevillard se tait et se tétanise sur ses pattes tremblantes puis se laisse tomber au sol. Je m'approche à quelques mètres et lui décoche une flèche au jugé au travers de la végétation. Touché en arrière du coffre il n'essaie pas de se redresser et je me jette sur lui pour le plaquer au sol. Il s'immobilise presque aussitôt, il était à bout. Nous rappelons Christine et Léo qui sont partis sur les traces du sanglier blessé. 

Il est temps d'aller manger. J'appelle pour qu'on m'apporte un bracelet avant de partir rejoindre les autres chasseurs qui ont fini de manger. J'en profite pour faire quelques photos souvenir.

Battue archers à Justian, 17 novembre 2019

Ma première flèche était, comme je l'avais vu, très en arrière et les tripes n'ont pas permis l'écoulement du sang. Thierry et Renaud qui ont de la route pour rentrer dans le Lot et la Corrèze sont déjà partis quand j'arrive à la salle. Après avoir mangé un bout, je pars peler alors que le reste des archers rentre chez eux. Je commence un sangliers mais 2 chasseurs prennent le relais, je pars donc m'occuper des 2 chevreuils. D'autres chasseurs s'attaquent à l'autre sanglier. Une fois les 4 animaux pelés et nettoyés, nous discutons un peu de la chasse avant que je prenne la route pour rentrer chez moi. La journée s'achève sur une égalité, un sanglier et un chevreuil à l'arc et la même chose au fusil. Le chevreuil et le sanglier blessé seront recherchés le lendemain par Christine et Léo mais sans succès.

 

Alex

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 18:57

Ce matin, je suis invité à Hourtin en Gironde par mon ami Valentin pour une grande battue mixte aux grands cervidés. Le rendez-vous est prévu à 7h45 chez le président de la chasse. Le réveil sonne vers 3 heures, un peu dur, j'ai l'impression de ne pas avoir dormi cette nuit. Je déjeune rapidement et me prépare avant de prendre la route. Je pensais qu'il me faudrait plus de 4 heures pour m'y rendre et arrive sur place un peu avant 7 heures. Je profite pour me garer au bord de la route pour essayer de dormir 30 minutes avant de poursuivre ma route jusqu'au rendez-vous à peine un peu plus loin. Quelques archers sont déjà là et nous discutons un peu jusqu'à l'arrivée des chasseurs de la commune qui nous invitent à nous avancer jusqu'à la cabane de chasse. Les archers arrivent petits à petit ainsi que des chasseurs du coin. Nous nous inscrivons sur le carnet de battue avant de reprendre les voitures pour un autre secteur où tous les chasseurs ont rendez-vous. Nous sommes 11 archers, Valentin nous a envoyé par mail la situation de l'enceinte que nous allons chasser

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Ainsi que la position des postes des archers qui ont été tirés au sort. J'ai hérité du poste 3. Les carabines seront postées le long de la ligne rouge. 2 meutes de grands chiens courants vont être lâchées, une au nord, au-dessus de la seconde ligne d'archers et une au sud en dessous de notre ligne.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Les consignes données sous un soleil radieux nous partons pour nos postes respectifs, je pars avec Ben que je ne connaissais pas et en profite pour faire sa connaissance sur la route. Nous pouvons tirer tous les grands cervidés sans restriction et le renard, le plan de chasse de plus de 300 animaux n'a pas été bouclé, il reste encore près de 50 animaux à faire et la période de chasse est prolongée sur les 3 premiers weekends de mars pour finir ce plan de chasse conséquent. Il semble que des dizaines de grands cervidés aient été vu, hier soir, en train de brouter, dans les jardins des maisons autour de la zone de chasse. Nous arrivons au niveau d'un petit parking, au départ d'une piste forestière sablonneuse longé sur la gauche par un ruisselet. Valentin qui est venus avec nous nous explique l'emplacement de nos postes. Ben qui a le poste 4, s'enfonce dans le bois avec son tree-stand et son arc traditionnel. Valentin qui avait le poste 6, l'a échangé avec le titulaire du poste 7 car il semble que ce poste 7 ne soit pas adapté, il se retrouve donc sans poste et décide de venir se placer entre mon poste et le poste 6. Il part voir les autres archers avant de revenir se poster et je pars à la recherche de mon poste. Je longe une petite route goudronnée, sur ma droite le bois de pins est très fourré et la visibilité est très limitée alors que de l'autre côté le paysage est plus ouvert. Le sous-bois de pin est couvert de fougères sèches ponctuées de petits îlots de végétation plus dense et plus haute. Je peux choisir mon poste d'un côté ou de l'autre et décide de mon poster sur la zone la plus ouverte. Je finis par trouver le coup de bombe jaune fluo marquant une très grosse coulée qui débouche sur la route. C'est le marquage de mon poste, je m'avance donc dans les pins en suivant plus ou moins la coulée pour trouver un endroit propice pour me placer. J'essaie plusieurs postes aux pieds de pins mais le camouflage végétal ne convient pas. J'hésite à me poster derrière une grosse branche de pin encore verte tombée au sol quand j'aperçois Valentin qui arrive par le chemin sablonneux qu'il quitte en face de moi pour renter dans une zone de végétation épaisse à la recherche d'un poste. Je remarque alors un poste plus adapté au pied de quelques pins, un écran de broussaille de quelques mètres de long, en léger arrondi, fera un bon poste. Je glisse donc vers cette zone, casse quelques branches pour faire mes angles de tir et une ou 2 fenêtres, dégage un peu le sol pour pouvoir pivoter sans bruit puis me cale face au chemin sablonneux.

De nombreuses coulées passent en tous sens. Je suis à environ 60 mètres de la route et  un peu moins du chemin sablonneux. Assez rapidement, la voix des chiens se fait en et le début de traque est sonnée. Les chiens lancent presque aussitôt au nord de la traque. Un bruit me fait regarder sur ma droite, un animal surgit des fourrés au galop à environ 60 mètres.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Je  me retourne vers la route et pense à un chevreuil mais rapidement le cou aux poils hirsutes et les longues oreilles mon font identifier un faon. J'arme mon arc, il commence à ralentir à environ 40 mètres et vient stopper à 15 mètres devant moi, juste avant la branche de pin où j'étais posté tout à l'heure, son arrière train caché par un pin mais son coffre dégagé. Mon pin's se cale sur sa zone vitale alors qu'il écoute autour de lui. Il ne m'a pas vu, je décoche. Ma flèche me semble bonne et traverse l'animal pour aller se ficher au sol dans les fougères. Le faon démarre en trombe.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Il fonce sur à peine 30 mètres, au travers des fougères, en biaisant vers la route, quand il disparaît derrière un arbuste. 

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Je me penche à droite et à gauche pour tenter de l'apercevoir quand je vois ses pattes qui battent l'air à l'endroit où je l'ai perdu de vue. C'est fini pour lui, j'envoie un SMS à Valentin pour l'avertir "faon mort". Je me reconcentre sur la chasse. Les chiens sont lâchés derrière moi et lancent aussitôt quand j'entends un peu de bruit du côté de Valentin. Je le vois quitter son poste en me faisant signe et revenir vers les voitures. Il revient rapidement se poster d'un pas rapide, il avait oublié son téléphone à la voiture. Arrivé à son poste, il répond à mon message et m'annonce que d'autres archers ont décoché. Au moins 2 animaux de plus sont morts, une biche et un autre faon. Les menées tournent sur les extrémités de la chasse et je ne sais pas trop comment me tourner. Au travers des pins j'aperçois un piqueur, que j'entends également parler au talkie-walkie, qui fait des allers-retours sur la route et n'espère pas trop voir arriver un animal dérobé de ce côté. Les coups de feu commencent à claquer au nord.

Je reçois encore un texto, "un cerf fléché" puis rectificatif "un jeune". Du bruit me fait regarder vers la route, une biche a forcé le passage près du piqueur et fonce au galop à travers bois à environ 70 mètres pour rejoindre le chemin sablonneux et le traverser. Les chiens donnant de la voix s'élancent à sa poursuite avec plus de 150 mètres de retard. Les rafales de tirs s’enchaînent plus ou moins espacées dans le temps. Du bruit me fait regarder vers les voitures, un biche arrive au trot en longeant à 40 mètres de la route et biaisant vers moi doucement. J'arme mon arc, elle se rapproche vite mais ralentit un peu en se rapprochant. Elle bifurque un peu et vient prendre la coulée du faon mort pour venir passer à 15 mètres de moi. Je tente de la stopper en lâchant un "hep" mais elle passe sans s'arrêter et je désarme. Elle disparaît dans le fourré entre Valentin et la route. Je ne le sais pas encore mais elle a été fléchée par Ben, sa flèche n'a fait que traverser les muscles du dos mais elle se dirige sur Fred qui à son tour décoche sur elle. Quelques instants plus tard, un coup de feu est tiré au sud-ouest de la traque.

Les chiens tournent toujours, certains reviennent vers la route, la traverse et relancent de l'autre côté. Tout le bois raisonne des voix des chiens. Au bout d'un moment, un léger craquement m'interpelle vers le chemin sablonneux. Je me tourne dans sa direction et aperçois une belle biche arrêtée à l'écoute. Elle traverse tranquillement le ruisseau puis le chemin sablonneux. J'arme mon arc au cas où. Elle biaise alors pour prendre une coulée passant à 17 mètres sur ma gauche. Je la suis dans mon viseur en espérant la voir stopper mais elle s'arrête pile derrière quelques buissons qui me la masquent.

J'attends qu'elle s'avance un peu, prêt à décocher mais elle repart au trot, je la suis dans mon viseur mais elle biaise à droite pour s'éloigner de cul vers la route. Je désarme, elle stoppe à environ 50 mètres puis repart tranquillement, s'arrête souvent pour écouter puis rejoint la route près du parking avant de traverser en disparaissant derrière les pins. Je m'en veux, je n'ai pas assuré, j'aurais dû tenter de l'arrêter avant les buissons ou après au lieu de la regarder passer. Je viens de rater une belle occasion de faire un doublé. Le temps passent des chiens tournent autour de nos postent et semblent perdus, l'un d'eux vient renifler mon faon mais poursuit sa route. Le temps passe, la chasse semble concentrée au nord où les menées s’enchaînent ainsi que les coups de feu.

Un craquement se fait entendre dans le fourré près de la route. Je me tourne vers le bruit, une biche sort quelques instant plus tard et s'avance au pas à environ 50 mètres elle stoppe écoute les chiens, repart, biaise un peu et s'approche à environ 40 mètres alors que j'arme mon arc. Elle est trop loin et s'éloigne vers les voitures, je désarme. Elle stoppe souvent pour écouter en biaisant vers la route puis se ravise et revient en longeant la route tranquillement, s'offre même le luxe de quelques poses pour brouter puis bifurque et disparaît en traversant la route. Une salve impressionnante de coups de carabines retentit. Valentin m'annonce par message qu'une dizaine d'animaux, vus par les archers, tournent toujours dans la traque. Les chiens tournent toujours sur notre secteur sans vouloir repartir chasser. Je scrute le paysage quand j'entraperçois du mouvement au travers des arbres, de l'autre côté de chemin sablonneux. Le mouvement stoppe, un chien arrive en sens contraire par le chemin en donnant de la voix sans mener. Une énorme biche surgit alors de bois, passe le ruisseau, le chemin sablonneux puis passe au petit trot à environ 40 mètres sur ma droite, trop loin pour Valentin qui m’envoie un message " Entre nous deux, belle biche!". Elle disparaît dans le fourré.

Notre secteur devient calme, quelques coups de feu résonnent toujours au nord mais les menées s’essoufflent peu à peu. Au bout d'un moment Valentin vient m'annoncer la fin de traque et nous partons chercher ma flèche que je retrouve plantée profondément dans le sol sablonneux au milieu de fougère dans l'axe de mon tir.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Je peine à l'extraire du sol. Je suis étonné de ne pas trouver de sang sur le sol, le sang peu abondant sur ma flèche a bien séché. Nous partons directement vers l'endroit approximatif où j'ai vu tomber mon faon et le retrouve sans difficulté couché sur le dos.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Ma flèche entre dans l'épaule droite et sort au défaut de l'épaule opposée. Nous faisons quelques photos souvenir

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

et laissons mon faon sur place en attendant le bracelet puis partons vers Ben qui a fléché d'après ce que m'annonce Valentin. Nous le trouvons couché sur le dos, en tain de reposer ses yeux, au pied d'un pin de l'autre côté du ruisseau. Nous l’interpellons et le rejoignons par un ponton. En examinant sa flèche je constate la présence de fibres musculaires sur les vannes et le tube, c'est une flèche caractéristique d'une traversée de flèche dans les muscles du dos. Ben nous affirme qu'il voit son atteinte sous colonne alors que je la pense au-dessus. Il m'annonce que c'est la biche qui est venue vers moi, les scènes se mélangent un peu dans ma tête et je confonds sa biche avec celle que j'ai vu brouter ce qui ne le conforte pas dans la létalité de son tir. Il n'y a du tout de sang sur la direction de fuite de l'animal et nous coupons court notre recherche pour attendre le chien de sang.

Nous partons rejoindre Fred qui aurait fléché une autre biche, nous le rejoignons au poste 2, dans le fourré entre le poste de Valentin et la route. Il a balisé des taches et frottés de sang mais la piste n'est pas continue et difficile à suivre. Les frottés me semblent très bas et je crois un tir de patte. Là aussi nous décidons d'attendre le chien de sang. Nous partons rejoindre l'autre ligne d'archers où se trouvent 2 animaux morts. Cette ligne a été en plein milieu de la grande traque et les occasions de tirs ont été nombreuses. Antoine a tué une biche et achevé un faon mortellement touché par son voisin qui a également éraflé un autre faon (seuls quelques poils seront retrouvés). Un autre faon avec un tir trop en arrière fléché par Robin a été tué à la ligne des carabines. Nous aidons à charger les animaux morts puis repartons chercher et baguer mon faon puis retrouver le conducteur de chien de sang. Peu confiant sur le tir de Ben, nous l'orientons d'abord sur la recherche de Fred mais le conducteur que ne connait que très peu la chasse à l'arc, revient assez vite, son chien ne prend pas la piste malgré le sang.

Il se fait tard, il va être 15 heures et je ne peux pas partir après 16h30 car j'ai du monde à la maison ce soir. Valentin décide de me ramener à ma voiture puis nous partons chez le président. 13 animaux ont été prélevé et les dépeceurs sont à l'œuvre, nous ne sommes pas près de manger, je décide donc de rentrer mais un des chasseurs insiste pour que je prenne de la viande et me donne un demi faon. Je remercie vivement l'équipe puis commence à partir quand Ben arrive tout content en m’annonçant qu'il a retrouvé sa biche, sa flèche serait entrée entre les omoplates pour ressortir dans la tripe qui aurait bouché la sortie empêchant hémorragie. Je suis super content pour lui et le félicite pensant que je me suis bien trompé sur l'analyse de son tir. Cette atteinte semble bizarre puisqu'il n'a pas tiré à la verticale mais la biche est morte donc je me plie aux constatations. C'est en fait la biche tiré à la carabine, suite au tir, le posté qui l'a manqué a vu du sang et a fait venir le chien de sang qui l'a retrouvée morte. Un autre animal sera retrouvé par la suite portant à 15 les prélèvements.

J'apprendrai, le 28 février, que c'est en fait Fred qui a tué la biche de Ben. L'analyse des impacts aux dépeçage a révélé que la flèche de Ben a en fait juste traversé les muscles du dos (comme je le pensais en voyant sa flèche) au niveau des omoplates et la flèche de Fred, basse et en arrière a traversé les tripes et est responsable de la mort de l'animal qui a été retrouvé 500 mètres après le poste de Ben.

Un grand Merci à Valentin pour son invitation et à toute l'équipe de chasse pour leur super accueil.

 

Alex

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 13:50

Ce matin, j'ai invité Lionel, Christophe et Lilian pour une battue renard/sanglier à Justian mais seul Lilian a pu venir. Rendez-vous pris à 7h15 sur le parking d'Auterrive, nous partons pour le rendez-vous de chasse à la salle de Lagardère. Après un bon petit déjeuner pris sur place, nous partons nous poster pour la première traque. C'est une longue combe parcouru en son fond par un ru bordé d'une bande boisée plus ou moins large et très fourrée par moment où ce remise souvent les sangliers. Je me gare au château d'eau et descends avec Lilian pour nous poster. Je le laisse à mon poste habituel, près d’une mare, au bord du ru de l'autre côté duquel se trouve une bande de ronces plus ou moins dense. Une très grosse coulée longe entre le cours d'eau et le roncier. Je pars me chercher un poste plus en aval. Je longe le ru de l'autre côté duquel se trouve un taillis impénétrable de 30 à 40 mètres de large. Le taillis fait ensuite place à 60 mètres environ de végétation basse très dense où les chances de voir passer un animal sont quasi nulles. Après cette zone le taillis reprend, j'hésite un peu puis remarque une zone d'éclaircie relative dans le taillis, environ 15 mètres avant la végétation basse. Je traverse le ru en me fraye un passage au travers des ronces et des épines par une grosse coulée qui ressort sur la prairie de l'autre côté puis rejoints l'éclaircie où je casse par mal de branches pour me dégager des angles de tir avant de m'immobiliser, tourné vers le bas de la combe d'où doit commencer la traque. De nombreuses coulées très marquées passent sur mon secteur. Devant moi, un écran de végétation épaisse, ronces et arbustes limitent ma vision à quelques mètres. Une grosse coulée rentre en longeant le ru et une autre passe juste à ma gauche.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

A quelques mètres sur ma gauche, le terrain remonte vers une prairie. Les chiens et les piqueurs se font entendre au départ de la traque au niveau de la route. Les teckels arrivent vite au niveau de la zone de végétation basse et épaisse juste avant mon poste. Un premier se met à aboyer sur place au ferme, les autres arrivent rapidement et se mettent à aboyer. Le ferme s'installe avec une intensité incroyable à moins de 20 mètres de mon poste. Mon décocheur est accroché, je suis prêt à armer. Les piqueurs arrivent et encouragent les chiens et tire en l'air pour tenter de déloger le sanglier. Dès craquement se font entendre, le sanglier se décale vers moi de quelques mètres par quelques mètres jusqu'à vernir à quelques mètres de moi dans les ronces sans que je puisse le voir. Poussé par les chiens je pense le voir sortir et arme plusieurs fois mon arc, à chaque craquement mais le ferme s'éloigne. Le ferme s'éternise et les chiens ne lâchent pas l'animal. Un chien couine et Serge commence à perdre son calme, 2 chiens ont été tués le mois dernier par un gros sanglier. Les chiens ramènent le sanglier vers moi, ce dernier grogne comme un cochon de ferme et je m'attends à le voir sortir des ronces mais après plusieurs minutes il s'éloigne à nouveau pour cette fois se faire coiffer par les chiens. Serge s'avance au ferme pour en finir et achève le sanglier d'environ 40 kilos.

Les piqueurs rassemblent les chiens sur la prairie et longe le ru pour les faire rentrer à nouveau dans le roncier après mon poste. Je me retourne vers les chiens. Presque immédiatement les chiens font le ferme sur un autre sanglier. L'animal démarre rapidement et revient sur moi, le roncier craque, Serge lance : " Attention, à toi Alex". Les craquements se rapprochent, j'arme mon arc, la tête du sanglier sort des ronces à environ 10 mètres. Il observe le secteur de 3/4 face avant de sortir. J'aligne ma visée dans sa direction mais la végétation est trop dense entre lui et moi, de plus, je ne vois que sa tête.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Rapidement, le sanglier démarre alors que les chiens arrive derrière lui, il ne prend pas la coulée qui passe juste à côté de moi et biaise vers le haut du talus pour sortir dans la prairie. C'est un beau mâle. Je le suis dans mon viseur mais les balivots m'empêchent de tirer.  Alors que le sanglier passe au trot, en léger 3/4 arrière, à environ 12 mètres dans une éclaircie, un peu avant d'arriver au sommet du talus, je décoche. Ma flèche se plante dans l'animal mais me parait un peu basse et un peu en arrière. Le sanglier continue 2 ou 3 mètres sur sa lancée puis bifurque à 90° pour sortir sur la prairie. Il semble peiner pour finir de monter le talus puis prends à droite en parallèle du taillis et je le perds vite de vue derrière le relief du terrain. Les piqueurs annonce "sanglier blessé" et je ne suis pas très confiant quand j'entends presque aussitôt "Il est mort". Tous les teckels arrivent à la mort et pillent le sanglier en aboyant au ferme pendant un moment et ne veulent pas venir malgré les appels des piqueurs. Serge me demande d'aller voir et de relancer les teckels vers la traque. En sortant, j'aperçois Jérôme qui a vu sortir puis tomber le sanglier. Il souffre d'un terrible mal de tête, je me dirige vers la meute attroupée autour de mon sanglier. Le poil vole en tous sens. Je peine un peu à repousser les teckels mais ils finissent par renoncer et repartir vers la traque. J'en profite pour observer un peu mon sanglier, il est bien armé, ma flèche est en fait parfaite, plein cœur, la lame n'est pas ressortie et est restée fichée dans l'épaule opposée.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Les piqueurs annoncent "sanglier blessé" et je ne suis pas très confiant quand j'entends presque aussitôt "Il est mort". Tous les teckels arrivent à la mort et pillent le sanglier en aboyant au ferme pendant un moment et ne veulent pas venir malgré les appels des piqueurs. Serge me demande d'aller voir et de relancer les teckels vers la traque. En sortant, j'aperçois Jérôme qui a vu sortir puis tomber le sanglier. Il souffre d'un terrible mal de tête,  il a récupéré un morceau de ma flèche côté vanne que le sanglier a cassée dans sa course. Je me dirige vers la meute attroupée autour de mon sanglier. Le poil vole en tous sens. Je peine un peu à repousser les teckels mais ils finissent par renoncer et repartir vers la traque. J'en profite pour observer un peu mon sanglier, il est bien armé,

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

ma flèche est en fait parfaite, plein cœur, la lame n'est pas ressortie et est restée fichée dans l'épaule opposée.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Je retourne ensuite à mon poste alors que les piqueurs et les chiens poursuivent la traque vers Lilian. Les teckels ne relèveront pas d'autres animaux et la fin de traque est sonnée. Je pars chercher Lilian, il m'annonce que mon sanglier était gîté juste à 15 mètres devant lui. Je lui annonce que j'ai fait un gros sanglier et lui demande de me prêter sa corde pour tirer mon sanglier et d'avancer ma voiture au fond de la combe par la route. Je retraverse le taillis au niveau de mon poste et cherche le sang du sanglier que je trouve vite sur la prairie, les gros giclées se succèdent jusqu'à mon sanglier.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019
Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Je l'attache par le groin et commence à le tirer quand Serge m'appelle pour me dire qu'un chasseur va venir le chercher en 4x4. J'attends donc avec mon sanglier, bientôt rejoint par Lilian. Au bout d'un moment le 4x4 arrive et nous chargeons mon sanglier avant d'aller chercher le premier laissé au bord du ru de l'autre côté du taillis. Je fais le tour par mon poste pour traverser avec Lilian puis attache le petit sanglier d'environ 30 kg par le groin. Il est très maigre, l'entrecuisse est ouverte de profondes entailles nette comme faites au couteau et la chair est partiellement nécrosée. Le bas du dos et la queue sont complètement pelés. Je ne pense pas qu'il soit consommable mais je le traîne vers la route suivi par Lilian et un autre chasseur. 0 la route, je charge le sanglier dans la voiture d'un chasseur puis nous prenons ensuite les voitures pour nous diriger vers la seconde traque.

En remontant la route au-dessus du bois nous apercevons déjà traqueurs et chiens se dirigeant vers l'enceinte. Je me gare au-dessus du coin du bois et nous partons nous poster d'un pas rapide par un chemin forestier. Plus bas nous prenons à gauche entre le coin du bois et une haie et biaisons à travers un labouré qui rentre dans le bois pour rejoindre le coin rentrant du bois sur notre droite. Nous pressons encore l'allure car les chiens vienne de lancer, alors que nous enjambons un arbre tombé sur le labouré en lisière du bois, une chevrette surgit du bois devant nous au milieu de la largeur du labouré à environ 30 mètres et biaise vers la haie à environ 40 mètres sur notre droite. Je la montre à Lilian qui, en train de sauter l'arbre tombé, ne l'avait pas vue. Elle stoppe un instant à l'écoute puis redémarre et file vers le passage que nous avons pris pour rentrer dans le labouré. Je laisse Lilian au coin rentrant du bois où je me poste généralement et remonte vite à travers bois pour rejoindre en crête une zone de terriers de blaireau d'où descend une bande étroite de bois vers une haie en contrebas. Je me place rapidement quelques mètres en dessous de la crête, près d'un terrier. Les chiens donnent dans le bois, un beau brocard en velours viendra à quelques mètres de Lilian. Les menées finissent par se calmer puis quelques coups de gueule retentissent sur ma droite en lisière du bois près e la crête. Les chiens semblent aboyer sur place comme au ferme alors que les sangliers ne se gîtent habituellement pas sur le haut du bois assez clair. Au bout de quelques minutes un galop se fait entendre et je pense, vu le bruit e la course, à un chevreuil qui semble arriver droit sur moi. Je n'arme même pas mon arc mais c'est un magnifique renard qui surgit à la course de la végétation épaisse à à peine 3 mètres de moi. J'arme mon arc alors qu'il semble vouloir bifurquer vers moi mais il me voit et redresse pour fuir droit devant lui en accélérant. Je le suis dans mon viseur mais il rentre dans le sale et je décide de ne pas tenter ne flèche hasardeuse et le laisse partir. J'annonce "renard" mais le temps passe et personne ne tire. Il a dû rentrer au terrier. Gilles viendra avec quelques chiens sans le retrouver. La fin de traque et sonnée, il va être midi et je dois rentrer alors que les chasseurs partent pour une nouvelle traque qui ne donnera rien.

Je rejoins Lilian qui me raconte sa rencontre avec le brocard puis nous rejoignons la voiture et passons chez le président de la chasse pour faire quelques photos de mon sanglier avant de rentrer.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Alex

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 14:39

Ce matin, la société de chasse de Saint Paul de Baïse organise sa seconde battue au chevreuil de la saison et le président m'a autorisé à inviter Christophe et Lionel. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour le déjeuner. Ce dernier pris et les consignes de battue données, nous partons nous poster pour la première traque. Nous nous garons près d'une stabulation et remontons au travers du champ de colza vers un chemin forestier le long duquel nous devons nous poster. Le sol est jonché de traces plus ou moins fraîches de chevreuils. Je ne connais pas ce secteur, en contrebas sur notre droite, nous apercevons le petit bois de pins attenant au bois de la palombière que nous avons chassé lors de la battue précédente. D'après les dires des chasseurs de Saint Paul, le meilleur poste semble être celui dans la friche ponctuée de petits chênes au bout du chemin forestier. Christophe n'ayant pas eu encore d'occasion de tir cette année en battue, nous décidons avec Lionel de lui laisser ce poste prometteur. Nous rentrons dans le bois de chênes par le chemin forestier, je prends un premier poste à environ 50 mètres de la lisière sur la gauche du chemin, Lionel se poste un peu plus loin et Christophe poursuit jusqu'à la friche. Je m'avance d'environ 15 mètres dans le bois et me cale à droite d'une zone bien dégagée, au pied d'un gros arbre. Je casse quelques branchettes pour dégager mes angles de tir, le bois est assez salle sur ma droite et devant moi. Je ne vois qu'une réelle coulée à environ 10 mètres dans le sale devant moi.

La sonnerie de début de traque ne tarde pas à retentir et presque immédiatement les chiens se mettent à donner de la voix. Les menées s'enchaînent et les coups de feu également. Plusieurs fois, les chiens semblent aller vers Christophe et je croise les doigts pour lui. Au bout d'un bon moment, des bruit de pas résonnent derrière moi, je tente d'apercevoir l'animal sans succès. Il semble plus ou moins suivre le chemin quand une chevrette s'avance tranquillement à environ 40 mètres sur ma droite au bout de la zone dégagée. Pensant qu'elle va prendre vers moi, j'arme mon arc mais elle fait 2 pas et stoppe en 3/4 arrière pour écouter les chiens. J'aligne ma visée un peu au-dessus du défaut d'épaule et décoche. Ma flèche vole parfaitement et rentre là où je voulais, au défaut d'épaule de l'animal qui démarre en trombe et se retournant pour ressortir sur le chemin forestier, le traverser et fuir dans le penchant boisé qui redescend vers les pins.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Il m'a semblé que la chevrette est partie avec ma flèche en travers du corps. Je l'entends fuir quelques secondes puis se débattre au sol. Elle est morte, je suis soulagé car je me rends compte maintenant que mon tir était quand même osé, vu la distance qui me séparait de la chevrette. Je réencoche et me reconcentre sur la chasse. Les menées s'enchaînent et les coups de feu se succèdent. Au bout d'un moment, une menée semble arriver sur les traces de ma chevrette et je crains que les chiens n'y tombent dessus et n'entament la carcasse. Je quitte donc mon poste pour tenter de la retrouver avant eux. Je me dirige rapidement vers l'endroit du tir et trouve facilement ma flèche couverte de sang et fichée au sol à quelques mètres de l'endroit où se trouvait la chevrette.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je la laisse sur place et sors sur le chemin plus en amont pour le suivre un peu à la recherche de la piste de sang. Je trouve vite de grosses gouttes de sang qui traversent le chemin et rentre dans le penchant boisé en biaisant sur ma gauche.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Une menée passe dans le colza, à environ 50 mètres, au pied du bois avec 3 chevreuils au grand galop qui avec un peu de chance remonteront sur Lionel ou Christophe. Je retrouve très facilement ma chevrette qui n'a fait qu'un peu plus de 30 mètres avant de s'effondrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Les chiens ne tardent pas à arriver sur ma chevrette et je les en détourne et fait quelques photos souvenir avant de repartir me poster rapidement.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et ressort devant l'épaule opposée. Le temps passe et la voix des chiens se calme progressivement jusqu'au signal de fin de battue. J'appelle un piqueur pour avoir un bracelet puis pars rejoindre mes collègues qui n'ont pas eu ma chance. Lionel a vu courir des chevreuils au loin et Christophe a eu la malchance qu'un piqueur retourne les chevreuils qui venait sur lui. Je leur raconte ma chasse et partons chercher ma chevrette et ma flèche en attendant le bracelet avant de redescendre au voiture où je laisse ma chevrette à un des chasseurs de la commune avant de partir pour le rendez-vous de chasse pour les instruction de la seconde traque. Au moins 5 chevreuils ont été tués, je m'attendais à plus vu le nombre de coups de feu tirés. Les "peleurs" sont déjà à l'œuvre.

Serge et les teckels ne sont pas encore arrivés et le président de la chasse décide de chasser la bande boisée qui borde la rivière (Baïse) en les attendant. Nous partons nous poster le long de la butte de l'ancienne voie ferrée avec quelques chasseurs de la société. Nous nous garons au cimetière et partons à pied vers nos postes. Nous laissons Christophe au poste dit "le trou" qui est en fait un ancien passage sous la voie ferrée qui est devenu juste un passage dans la butte avec la disparition du pont et des rails. Christophe monte pour se poster en haut de la butte, au ras du passage alors que nous continuons le long d'une haie de ronces et d'arbustes en parallèle de la butte. Les chasseurs prennent les postes à chaque grosse coulée alors que le chef de ligne poursuit avec nous pour nous poster au bord de la Baïse, au bout de la butte. Lionel prend le poste au bord de la rivière pour barrer la route des animaux qui tenteraient de fuir en longeant l'eau à mi pente du talus de la rivière et je contourne la butte pour me trouver un poste alors que le chef de ligne revient sur ses pas pour rejoindre le sien. Alors que je contourne la butte, un bruit de pas dans les feuilles mortes me fait stopper mais le calme revient sans que je puisse voir l'animal. Je trouve une grosse coulée remontant sur la butte dernière à 20 mètres de la rivière et la suis pour aller me poster au sommet. Alors que j'arrive en crête, j'aperçois une boule de poils blottie coutre un arbre mort tombé au sol. Je l'observe un instant pour me rendre compte qu'il s'agit en fait d'un lièvre gîté. Il m'observe, son œil grand ouvert mais ne daigne pas bouger alors que je suis à peine à 5 mètres en train de le prendre en photo.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je m'éloigne un peu pour me poster un peu plus près du bout de la butte. Les traqueurs et les chiens arrivent au loin en longeant la Baïse. Les chiens donnent timidement de la voix puis se calment un moment avant de lancer, à grands cris, 4 chevreuils qui filent en plaine en direction du cimetière. Alors que les animaux passent la ligne les coups de feu claquent et la menée cesse. 2 chevreuils sont tombés, les traqueurs rappelle les grands chiens qui peinent à revenir puis finissent la traque sans lever d'autres animaux. Nous rentrons en suivant la butte quand les chien prennent la voie du lièvre qui s'est débiné sans bruit pendant la chasse. Les chasseurs les arrêtent vite et nous retournons au rendez-vous de chasse.

Le président décide d'une dernière traque, nous partons avec un des chasseurs, photographe attitré des battues pour aller nous poster dans des petits bosquets en bordure d'une grande traque. Nous nous garons près d'une habitation abandonnée puis remontons le coteau. Le chasseur de Saint Paul nous explique que les sangliers ont labouré une petite parcelle près de l'habitation. Arrivés en haut du coteau, je reconnais le secteur où Christophe a fléché un brocard il y a 2 ans. Christophe reprend son poste qui lui avait réussi en sommet de coteau, en bordure d'un bosquet fourré qui redescend vers les voitures, sur notre droite. Lionel se poste au bord d'un autre bosquet sur notre gauche et je descends dans un autre bosquet en contrebas. Alors que je suis à environ 100 mètres de ce bosquet, le bruit du galop de 2 animaux retentit dans la pente boisée en face de moi. Une chevrette et son chevrillard stoppent à découvert, à mi-pente. Le chevrillard se débine dans le sale sur la droite et disparaît. La chevrette reste figée alors que je l'observe immobile. Elle ne me prête pas attention. Je reste un moment sans bouger, elle regarde par moment vers son chevrillard. Je décide d'y aller au culot. Je commence à aboyer, la chevrette regarde vers moi sans bouger comme hypnotisée, j'aboie plusieurs fois sans qu'elle ne réagisse puis commence à avancer doucement droit sur elle en aboyant. Elle me regarde sans bouger d'un millimètre et me laisse approcher à 40 mètres, j'arme mon arc et tente d'approcher encore un peu alors que la chevrette regarde en arrière mais elle se coule dans le sale sur les traces de son jeune. Est-ce l’arrivée des piqueurs sur la ligne ou le petit bruit de métal fait par ma lame à l’armement ou encore juste le moment de partir pour elle ? Dommage, je presse le pas pour rejoindre le bosquet. Les 2 chevreuils sortent du bosquet à environ 80 mètres et remontent la pente du champ. J'aboie et ils se figent, m'observent un instant puis passent de l'autre côté de la butte et disparaissent.

Je presse le pas pour remonter me poster à mi-pente, en bordure du sale alors que j'entends déjà chiens et piqueurs au bout de mon bosquet. Je me place vite, rapidement, les teckels arrivent et passent mon poste, 2 traqueurs passent sous moi puis s'arrêtent pour observer les chiens alors qu'un autre traqueur passe au-dessus de moi en bordure du bosquet à environ 20 mètres. Les chiens tournent et donnent un peu de la voix quand un beau lièvre démarre sur ma droite et se débine au travers des buissons pour venir me passer tranquillement à 3 mètres sur ma droite et stopper, assis, à 10 mètres en dessous de moi à environ 15 mètres des traqueurs qui l'observent. Les chiens arrivant, il démarre et sort sur le découvert pour remonter le penchant du champ en face de moi et disparaître de l'autre côté alors que les teckels s'élancent, avec 150 mètres de retard, à sa poursuite. Les traqueurs crient pour les stopper mais ils passent la crête puis revient un peu après. La traque reprend et s'éloigne vers Christophe puis Lionel puis passe derrière la cime du champ alors qu'un des traqueurs au téléphone semble parler de sangliers. Le calme s'installe et le temps semble long. Des coups de feu se font entendre puis le calme revient. Le lièvre revient et passe la crête avant de descendre vers le bosquet à environ 80 mètres sur ma gauche puis le longe en direction de la route en contrebas. Les postés commentent la scène à voix haute et s'interpellent les uns les autres puis le lièvre fait une boucle et remonte pour repasser la crête en face de moi. Les chasseurs commentent toujours l'apparition de ce lièvre.

Au bout d'un moment, des craquements m’interpellent plus haut sur ma droite. Je me retourne face à la pente et écoute, les yeux grands ouverts. Est-ce un chien ? Les craquements se rapprochent et je finis par apercevoir un petit sanglier qui va passer au trot à 15 mètres au-dessus de moi dans le sale. J'arme mon arc, il stoppe juste au-dessus de moi à 15 mètres dans la broussaille, j'aligne ma visée sur son épaule dans une petite trouée au travers de la végétation. Je décoche, le bruit de l'impact retentit et le choc libère de la poussière du poil de l'animal qui repart en trombe vers le bout du bosquet. Je ne suis pas sûr de mon atteinte et les chasseurs étant toujours à leur discussion et certainement encore chargés au plomb 1 ou 2, je crie : "sanglier". Les chasseurs reprennent en cœur "sanglier" au lieu de se taire. Les minutes passent et je n'entends pas tirer. Par moment, des craquements retentissent sur ma droite, peut être mon sanglier en train de se déplacer dans le sale. Au bout d'un moment, plus un bruit quand mon téléphone sonne, le président de Justian m'appelle pour me demander où est le sanglier, je lui explique qu'il est parti vers lui après mon tir, il m'indique que les chiens et les traqueurs vont arriver. Je remonte la pente en lui parlant et trouve du sang, je décide de le suivre et avertis le président de la chasse de Justian que la ligne se tienne prête au cas où. Je raccroche et suis le sang assez abondant. La piste est assez facile à suivre et biaise doucement à gauche. Dans mon dos les chiens commencent à donner de la voix au loin mais ils seront vite là. Arrivé dans une zone dégagée d'herbe haute couchée au milieu des pins, je perds la piste et les chiens me rattrapent. Alors qu'ils arrivent à 10 mètres sur ma droite, j'entends démarrer le sanglier et tourne la tête pour juste le voir sortir de quelques genévriers et disparaître derrière les pins. Je cri "Attention, sanglier" sans me rendre compte que la route est juste à quelques mètres de moi au pied d'un talus abrupt.

Le sanglier dévale le talus et s'élance entre 2 chasseurs en traversant le goudron de la route. Les coups de feu pleuvent, 4 ou 5 chasseurs vident leurs fusils mais le sanglier passe sans une égratignure et fonce au travers du champ travaillé avec les chiens à ses trousses. Je sors du bois et descends le talus incrédule. Comment ils ont pu louper ce sanglier ? La plupart des chasseurs m’affirment que le sanglier n'était pas blessé mais un a vu ma flèche sur le côté de l'animal. En arrivant à la route j'aperçois alors ma flèche couverte de sang posée sur le goudron, je la ramasse et tente de trouver du sang en demandant aux chasseurs la direction de fuite. Je m'élance en suite au pas de course dans la direction indiquée sans vraiment y croire, le champ monte raide puis redescend. Alors que j'attaque la descente un chasseur dans mon dos me crie que les chiens sont au ferme plus loin. Dans le creux du champ je suis incapable de déterminer la provenance des cris, il m'indique tout droit. Je reprends le pas de course en crachant mes poumons alors que le terrain remonte raire avant de redescendre vers la route d'où j'entends le ferme plus haut le long d'une haie. Je prends sur la droite de la haie mais comprends vite que les chiens sont sur la gauche, je remonte le talus pour traverser la haie puis la suis et remonte la pente prononcée vers les cris. 

Les chiens et le sanglier se dessinent peu à peu derrière la butte. Le sanglier tourne sur lui-même pour repousser alternativement un chien contre la haie et 2 dans le champ qui l'assaillent. J'encoche une flèche et m'approche tranquillement. A quelques mètres du sanglier, j'arme mon arc et donne un peu de la voix pour tenter d'écarter les chiens qui marquent un temps d'arrêt et me laissent une bonne ouverture pour tirer. Le sanglier se tourne face à moi. En essayant de reprendre mon souffle, je vise sur le côté de la tête et décoche. Ma flèche semble traverser le sanglier et se fiche au sol mail il ne réagit pas. Je réencoche, il se retourne et s'éloigne péniblement de cul. Je le suis, arme mon arc et donne de la voix pour le stopper, il se tourne à gauche de 3/4 arrière. Je vise derrière l'épaule et décoche. Ma flèche rentre où je visais et ressort dans la gorge à l'opposé en restant en travers de l'animal, le sanglier saigne abondement, tente de repartir mais s'écroule vite. Je m'approche vite et dégage ma flèche pour éviter qu'il ne la casse en se débattant. Je récupère mon autre flèche et laisse s'immobiliser mon sanglier puis l'attrape par une patte arrière et redescends vers la route avec les chiens que je félicite vivement. Le chasseur qui me suivait arrive pour m'aider. Arrivé à la route d'autres chasseurs arrivent pour récupérer les chiens et j'en profite pour regarder mon sanglier, ma première flèche d’achèvement a en fait juste une grosse entaille dans le muscle de l'épaule. Ma première flèche est rentrée en avant de l'épaule mais je ne trouve pas la sortie.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je suis mort mais je ramène mon sanglier jusqu'au carrefour, 150 mètres plus loin où nous le chargeons avant de revenir vers la ligne des postés. Mes collègues m'attendent à la voiture, je remonte vers le poste de Christophe puis redescend vers la voiture où je retrouve mes collègues à qui je raconte mes aventures. Nous partons vers le rendez-vous de chasse, 2 autres sangliers ont été tués, un gros mâle de 70 à 80 kg et un autre jeune comme le mien. Mon sanglier arrive à son tour, je prends quelques photo souvenir avant de rentrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Alex

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 14:48

Ce matin, j'ai donné rendez-vous à Auterrive à Christophe et Lionel pour aller chasser à Saint Paul de Baïse qui fait sa première battue chevreuil de la saison. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour prendre le petit déjeuner avec les autres postés puis après les consignes de battue et la distribution des postes nous partons nous poster. Le premier secteur est composé d'une immense combe dominée en crête par des bandes boisée et des bosquets. Nous allons nous poster en ligne sur la gauche près d'une palombière. En montant le chemin de terre pour aller nous garer, une chevrette et son jeune nous traverse devant la voiture en sortant de la chasse. Nous regagnons nos postes. Lionel prend le premier poste sur un beau carrefour de coulée où je me poste habituellement sur ce secteur, je prends le suivant et Christophe poursuit pour aller se poster près de la palombière. Au bout d'un moment, les chiens et les traqueurs commencent à se faire entendre mais la battue peine à démarrer, les chien ne donneront presque pas, quelques coups de feu se font tout de même entendre et à la fin de cette première traque 3 chevreuils auront été prélevés. Côté archers, je n'ai rien vu, Lionel a vu passer un chevreuil au loin et Christophe a eu la visite d'un gros lièvre.

Nous retournons à l'ancienne gare, au bord de la départementale pour les consignes de la seconde traque. Cette fois nous partons pour un grand bois. Les archers seront postés le long d'un coupe-feu qui sépare une pente de feuillus d'un bosquet de résineux. Nous partons les premiers pour aller nous poster. Je me gare sur le parking de la palombière. Christophe part se poster au poste qu'il a l'habitude de prendre quand il vient chasser sur ce secteur et part directement à travers bois. Je pas avec Lionel par le chemin forestier qui longe les installations de la palombière jusqu'à trouver un petit sentier qui descend vers le coupe-feu. Nous débouchons sur la gauche de ce dernier qui débouche sur une grande prairie dans laquelle vont se poster les autres chasseurs. Une file de voiture arrive au loin sur la route sinueuse. Lionel qui est venu chasser l'an dernier sur ce secteur m'explique qu'il sait où se poster au départ du coupe-feu. Je le laisse donc se poster et pars chercher un bon poste. Je suis le chemin jusqu'au trouver une grosse coulée qui baise dans la végétation vers l'angle rentrant du bois en alignement du bosquet de résineux où j'ai fait un sanglier l'an dernier. 

En arrivant dans l'angle du bois au travers d'une zone de bois clairsemée, j'aperçois la veste fluo de Christophe qui est descendu se poster plus bas que l'an dernier et plus près de l'angle du bois. Je décide de me décaler plus vers Lionel pour ne pas le gêner. Je trouve alors une très grosse coulée qui descend vers le bois de conifères. Je remonte de quelques mètres sur la pente boisée et me poste au pied d'un gros arbre, à quelques mètres sur la droite de la coulée. Le vent souffle maintenant de façon soutenue et efface les bruit de la forêt, il ne sera pas facile d'entendre arriver les animaux. Dans mon dos un replat boisé, clairsemé, d'environ 10 mètres de large, sépare la pente boisée du coupe-feu. Sur ma droite le bois est assez épais les petites fenêtres de tir sont rare. Sur ma gauche, la zone est plus dégagée. L'attente commence mais, très rapidement, un mouvement attire mon attention à environ 15 mètres au-dessus de moi, une petite silhouette basse progresse par bons dans la végétation et il me semble reconnaître un teckel. L'animal arrive de la gauche puis rejoint la grosse coulée et bifurque à 90° pour la prendre en descendant pour se rapprocher de moi. La végétation me le cache un instant et je le devine juste jusqu'à ce qui sorte à environ 6 mètres. Resté sur mon idée qu'il s'agissait d'un teckel, je n'ai pas armé mon arc et c'est en fait un beau renard qui arrive sur moi. Il stoppe à environ 4 mètres sur la coulée et regarde vers moi alors que je tente d'armer mon arc et fait demi-tour en se débinant, rasant le sol pour retourner dans la végétation et m'interdire toute opportunité de tir. Il accélère à environ 15 mètres puis bifurque pour repartir d'où il venait et semble se diriger vers Christophe.

Je râle, c'était une occasion en or et ce n'est pas la première fois que je me fais avoir de la sorte car les teckels n'ont pas de clochette et il n'est pas toujours facile d'identifier le mouvement dans la végétation. Quelques minutes plus tard, les traqueurs et les chiens commencent à se faire entendre et je me concentre sur la pente boisée. Rapidement, il me semble entendre quelque chose sur la gauche au milieu de l'agitation de la végétation par le fort vent. Je tourne la tête et aperçois une chevrette qui passe juste au poste que je voulais prendre tout à l'heure dans le coin du bois et prend la coulée dans mon dos au trot, pas le temps de réagir et de toute façon elle va trop vite, je ne peux que la regarder partir vers les résineux. Les coups de feu commencent à claquer. Les chiens donnent au-dessus de moi mais aussi dans mon dos et je ne sais plus où regarder. La menée la plus proche étant dans mon dos, je me retourne, espérant voir revenir la chevrette mais, assez rapidement, il me semble entendre un léger bruit dans mon dos, je tourne la tête et aperçois une chevrette qui se débine tranquillement dans la végétation à environ 15 mètres plus haut en suivant la courbe de niveau dans la pente.

J'arme mon arc et tente de trouver une fenêtre de tir mais trop tard, elle est dans le sale. Elle stoppe à environ 20 mètres de 3/4 arrière. Je tente de trouver une ouverture dans la végétation mais elle repart et disparaît pour de bon. Je désarme. Elle semble partir en direction de Lionel et je croise les doigts pour lui mais très rapidement la voix d'un traqueur et de chien se font entendre dans la direction de fuite de la chevrette. Je me prépare car elle risque de revenir. Effectivement, je la vois revenir tranquillement sur ses pas au travers de la végétation. Elle écoute par moment les chiens et rejoint la grosse coulée à ma gauche où elle bifurque pour descendre. J'arme mon arc et la suis dans mon viseur en attendant une occasion de tir, elle avance tranquillement et j'attends la la voir s'arrêter. Elle va passer derrière un gros arbre à 4 mètres sur ma gauche, je la devance en alignant ma visée à 2 mètres après l'arbre mais elle stoppe 1 mètre avant. Je réaligne ma visée rapidement et décoche. Ma flèche me semble un peu basse et un peu en arrière, j'ai tiré trop vite. La chevrette démarre en trombe, le sang coule de façon très abondante et elle prend la grosse coulée dans mon dos par laquelle a fui l'autre chevrette pour rejoindre les résineux. Je la perds de vue quand elle traverse le coupe-feu alors que les premiers grands chiens courants arrivent. Je tente de les stopper en vain et apercevant le traqueur je lui crie : "Arrête les chien, j'ai tiré le chevreuil il est touché". Rien à faire, la meute se lance en poursuite.

Je décide de quitter mon poste pour tenter de rattraper les chiens. Je cours jusqu'au coupe-feu et longe les résineux jusqu'à trouver l'entrée de la chevrette marquée de grosses gouttes de sang.

Battue à Saint Paul de Baïse, 8 décembre 2018

Je suis la piste de sang très marquée au travers de la végétation épaisse qui couvre le sous-bois. Le sang très abondant est très facile à suivre et je progresse aussi vite que l'encombrement végétal me le permet. La piste descend un moment puis prend à gauche en parallèle du coupe-feu en direction de la prairie. Arrivé à quelques mètres de cette dernière, je perds un court instant le sang pour m'apercevoir que la chevrette a bifurqué à gauche, au travers d'une zone très épaisse, pour remonter vers le coupe-feu. Je me fraye un passage à 4 pattes dans les épines quand la voix de Lionel retentit : " Il est là le chevreuil". Je m'extirpe de la végétation et me redresse et lui demande s'il est mort. Il me dit que oui, je suis soulagé mais il m'annonce que c'est lui qui l'a fléché. Je lui dis qu'il s'agit de celui que je viens de flécher mais il n'a pas vu de blessure au moment du tir. Je m'avance vers le chevreuil et l'inspecte. C'est bien ma chevrette, ma flèche est plus haute que je ne l’avais vue, entrée en arrière des poumons et sortie foie, elle gît dans une grosse flaque de sang. J'atteinte de Lionel sur le haut des poumons n'a même pas saigné. La chevrette à bout et ayant réussi à semer le chien est venue se caler à quelques mètres de Lionel qui la tiré ne sachant pas que je venais de la flécher mortellement. Elle a tourné sur elle-même et est tombée sur place. Je n'avais pas compris que Lionel devait se poster de ce côté du coupe-feu.

Nous laissons la chevrette sur place et je repars me poster. Les menées s’enchaînent et les piqueurs tombent sur les sangliers, les coups de feu claquent. Un sanglier passe à 10 mètres de Lionel mais trop vite. Rien ne viendra vers moi. En fin de traque, nous demandons un bracelet pour baguer la chevrette avant de remonter vers la voiture. Il semble que 2 sangliers au moins aient été tués à balle mais il est tard, presque 15 heures et nous devions rentrer pour 12h30 au plus tard. Nous partons directement sans passer voir le tableau de chasse, laissant la chevrette à chasseur de la société de chasse au parking après quelques photos souvenir.

Battue à Saint Paul de Baïse, 8 décembre 2018

Alex

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 16:58

Hier, c'était mon anniversaire et je ne suis pas allé chasser, ce matin, je pars en Battue à Justian. Le déjeuner s'éternisant un peu je décide de partir me poster en avance au cas où, je signale l'endroit où je vais me poster au président et au piqueur puis pars en voiture vers le chemin de pierre blanche qui relie Justian à Roques. Je m'avance avec ma voiture jusqu'à trouver une place pour me garer quand j'aperçois 5 chevreuils qui remonte vers la crête de la colline sur la droite du chemin. Je poursuis sans ralentir et me gare un peu plus loin. Les chevreuils sortent de la traque mais vont certainement vers le bois que nous chasserons ensuite et je ne veux pas les affoler. Je reste un moment ans ma voiture à les regarder avancer tranquillement sur le champ travaillé puis sors doucement pour me préparer avant de partir doucement vers mon poste alors que les animaux arrivent en crête. J'avance un peu sur le chemin puis bifurque à gauche pour longer une haie suivant un ru, environ 200 mètres plus loin, la haie fait un virage à angle droit sur la droite et je décide de me poster dans ce virage. Devant moi, une haie, parallèle à celle que j'ai longée pour venir me poster, délimite la friche qui s'étend devant moi. Une autre haie perpendiculaire, délimite la friche d'un champ travaillé sur ma droite à environ 20 mètres et bifurque à angle droit vers l'Osse située à plus de 200 mètres sur ma droite. Une trouée dans cette haie en face de mon poste me donne une bonne vision sur le champ travaillé jusqu'à la rivière. La friche continue dans mon dos jusqu'à la rivière bordé d'une bande d'arbres.  Je suis tout au bout de la traque. Le secteur reste calme un moment puis le début de traque est sonné et le piqueur et les chiens commencent à donner de la voix. Des coups de feu claquent rapidement vers la "pelouse" en début de traque au-dessus du chemin de pierre blanche et j'aperçois alors des vestes fluo dans cette direction. Un chevreuil sort à découvert sur le champ travaillé où se trouvaient les 5 autres tout à l'heure. Les teckels ne tardent pas à arriver et, malgré les appels des piqueurs, ils sortent de la traque pour foncer avec le chevreuil vers le bois de la seconde traque. Je me dis que la seconde traque sera certainement vite faite quand du bruit me fait me retourner, un brocard arrive au grand galop en provenance du bois. Il court en longeant à environ 30 mètres derrière la haie contre laquelle je suis posté, je peux l'apercevoir au travers des branchages plus épars dans mon dos.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Il biaise pour s'éloigner un peu de moi avant de rejoindre la haie avant de la traverser puis stoppe à environ 60 mètres dans la friche à ma droite. Je ne vois que sa tête dans la végétation.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je me retourne doucement. Il me semble qu'il regarde vers moi. Il écoute les chiens qui donnent toujours dans le bois de l'autre côté du chemin de pierre blanche. Je reste immobile. Il repart tranquillement et se débine doucement dans la végétation et s'arrête à nouveau environ 30 mètres plus loin. Il s'est un peu rapproché de ma position et semble se diriger vers l'angle de la haie qui va vers l'Osse. Seule sa tête dépasse, il est encore à 50 mètres environ, il regarde un moment vers moi puis repart et se débine encore sur une trentaine de mètres et stoppe à environ 40 mètres de moi. J'arme mon arc au cas où. Je ne vois toujours que sa tête. Il repart et je vois maintenant son corps, je le suis dans mon viseur. Il stoppe plein travers, je ne m'explique toujours pas pourquoi mais j'aligne ma visée sur la ligne du dos et décoche. Le chevreuil tente de démarrer mais un impact retentit et le chevreuil disparaît dans la végétation.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Au bout de quelques secondes et le temps que je réalise, le brocard pousse un cri et je comprends alors qu'il est tombé sur place. Je pars vite à sa rencontre pour l'achever. Je dégage ma flèche et reviens à mon poste en attendant les piqueurs. Les teckels finissent par revenir vers la traque. Au bout d'un moment les piqueurs arrivent à la haie en face de mon poste et je demande un bracelet à Serge pour baguer mon brocard.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

C'est un futur chasseur de 14 ans qui me l'amène tout content de voir un chevreuil prélevé à l'arc. Je ramène mon brocard à mon poste

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

et discute un peu avec ce futur chasseur quand un cri retentit au loin : "Attention chevreuil !". Serge qui attendait les chiens à la haie se fait surprendre dans son dos par une chevrette blessée qu'il tire au coup de bras, la manquant alors qu'elle traverse la haie. La chevrette peine à avancer dans la friche et va passer à 40 mètres sur ma gauche. Le temps de courir pour lui couper la route, je ne peux que la voir passer devant moi à plus de 25 mètres au galop avec une patte arrière cassée qui tournoie dans sa course. Elle traverse la haie contre laquelle j'étais posté et biaise vers le bois de la seconde traque.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

La fin de traque est sonnée et je ramène mon brocard à la voiture. Alors que je discute avec les piqueurs, les 5 chevreuils de ce matin surgissent dans le champ travaillé qu'ils avaient monté ce matin et descendent vers le chemin blanc pour rentrer dans un petit bosquet. Je repars vite à mon poste. J'attends un moment en surveillant devant moi mais rien ne bouge. Un chasseur, assis sur son tabouret, est posté au bout d'une haie proche du bosquet où sont entrés les chevreuils. Serge et le jeune se dirigent vers l'endroit où sont rentrés les chevreuils. Les 5 chevreuils sortent à découvert en suivant un bout de haie relié au bosquet. Le bruit de leurs pas dans le boue collante est perceptible de mon poste à plusieurs dizaines de mètres. Ils s'arrêtent juste à 10 mètres du chasseur posté sur son tabouret qui ne semble pas les avoir entendu ni vu. Ils restent un instant immobile puis commencent à devenir inquiets et regardent en tous sens avant de se mettre en mouvement. Ils ont certainement senti le posté et arrivent droit sur moi en passant juste à côté du chasseur qui ne réagit toujours pas. Les animaux arrivent à la haie qui les sépare de la friche, je me prépare, ils traversent cette dernière et s'avancent vers moi en longeant la haie qui sépare la friche du champ travaillé à ma droite. La chevrette de tête s'arrête de 3/4 face à environ 30 mètres contre la haie au milieu des repousses de frênes qui la masquent en partie. J'arme mon arc et aligne mon viseur sur elle espérant la voir avancer encore un peu et se dégager de la végétation mais le posté se lève et vient vers moi. Les animaux s'affolent et traversent la haie pour la longer un peu au galop avant de bifurquer à angle droit vers la rivière. Je désarme et regarde s'éloigner les chevreuils qui s'arrêtent par moment pour regarder en arrière en suivant le cours d'eau en direction de Justian.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je retourne vers ma voiture mais en arrivant près d'elle, je me rends compte que j'ai perdu mon portable. Les chasseurs partent se poster autour sur bois suivant pour tenter d'intercepter la chevrette blessée. Je retourne vers mon poste et cherche mon portable que je finis par trouver près de l'endroit où mon brocard est tombé tout à l'heure. Des coups de feu résonnent au bout du bois, Francis a stoppé la fuyarde blessée. Je retourne à ma voiture en attendant la fin de la traque.

La traque terminée, nous décidons de partir chasser sur un autre secteur pour finir la matinée. Nous allons chasser une longue bande de bois. Les postés vont avancer à mesure que les chiens avanceront. Je pars en avance pour aller me poster au niveau d'un resserrement du bois juste après un massif d'épines noires et de ronces où je me poste régulièrement. Ce rétrécissement canalise les animaux sur environ 20 s'ils ne veulent pas sortir à découvert. J'ai déjà fléché un sanglier et un brocard et vu de nombreux gibiers à ce poste que je connais bien. Le vent tournant souffle parfois dans mon dos, je me poste donc presque en alignement de la bordure gauche de la remise pour ne pas être trahi par mon odeur. Le ruisselet, encaissé de plus d'un mètre, longe la gauche du bois pour bifurquer à 90°, sur ma gauche, à un peu plus de 10 mètres devant moi.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Il suit ainsi le bois puis bifurque à nouveau à 90° mais à droite pour traverser le bois, en bas de la pente qui remonte jusqu'à une parcelle de vigne à environ 50 mètres. Sur ma droite, 2 arbres morts, un resté pendus dans les branchages des arbres voisins et un, couvert de lierre, tombé au sol canalisent une partie des coulées vers la bordure du bois à environ 15 mètres. Je peux voir le pré derrière les arbres défeuillés.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je prépare mon poste en dégageant le sol de feuilles mortes et autres débris végétaux pour pouvoir pivoter sans bruit et prépare mes fenêtres de tir avant de m'immobiliser et d'attendre le début de battue. Au bout d'un petit moment, alors que je surveille le semé à ma gauche, j'aperçois une chevrette qui arrive au trot mais biaise vers le haut du bois sur ma gauche. Elle rejoint l'angle du bois et s'arrête en bordure de la vigne. Je la distingue à peine au travers des branchages. Elle fait quelques pas, s'arrête, quelques pas encore, s'arrête à nouveau puis repars et je la perds de vue. Je reste tout de même attentif au cas où elle bifurquerait vers moi mais le temps passe et plus rien ne bouge. Les premiers teckels se font entendre au loin quand des craquements attirent mon attention sur ma gauche. Je cherche du regard leur provenance quand j'aperçois la chevrette qui descend droit sur moi. J'accroche vite mon décocheur et me prépare. Elle stoppe de face à environ 20 mètres, à moitié cachée derrière un gros tronc d'arbre. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée dans sa direction. Elle écoute un instant les chiens puis repart d'un pas décidé et se faufile dans la végétation pour passer dans mon dos. Je pivote doucement en la suivant dans mon viseur mais l'encombrement végétal et son allure ne me permettent pas de décocher. Je la siffle une première fois, elle poursuit son chemin, je la siffle une seconde fois et elle stoppe alors à environ 7 mètres, plein travers. Je cherche vite une fenêtre dans la végétation et aligne ma visée. Je décoche, un impact sourd retentit mais je n'ai pas pu voir mon atteinte. La chevrette démarre en trombe et fonce dans la végétation épaisse du bord du bois, ressort dans le pré et biaise vers une grosse haie parallèle à la bordure du taillis. Elle rentre dans la haie à environ 50 mètres, fait quelques pas et il me semble la voir vaciller et tomber dans la haie.

Je réencoche et reste à mon poste. Une menée se rapproche par le bois quand j'aperçois un beau renard qui se débine entre les arbres et vient droit sur moi par la bordure gauche du bois en suivant le ruisseau. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur, il ne m'a pas vu mais bifurque en suivant le cours d'eau, je cherche une fenêtre de tir mais ne la trouve pas, il descend dans le lit du ruisseau où je le perds de vue, remonte sur la berge opposée et la longe, il s'éloigne de cul avant de disparaître dans le ruisseau en rentrant dans un terrier de ragondin. Les chiens arrivent et tournent dans le secteur sans prendre ni la piste du renard ni celle de ma chevrette puis repartent vers le fourré devant moi. J'en profite pour aller vite inspecter ma flèche. Sa couleur verdâtre m'indique que j'ai certainement touché la panse.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je tente de la récupérer mais ma lame est prise dans un gros bout de bois. Je regarde vite la direction de fuite et trouve rapidement des gouttes de sang jusqu'à la bordure du bois.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018
Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je retourne vite à mon poste. Les chiens lancent à nouveau et tournent un moment dans le taillis avant que 2 chevreuils sortent au grand galop, sur ma droite, dans le pré, en bordure du bois. Trop vite et trop de branchages, je n'arme même pas mon arc et les laisse passer. Les teckels s'élancent à leur poursuite et passent tout près de ma chevrette. Les chiens étant sortis de la traque et craignant qu'ils reviennent sur ma chevrette, je décide d'aller la chercher pour la ramener à mon poste avant leur retour. Je récupère ma flèche en dévissant la lame que je laisse dans le bois et la remets au carquois puis suis le sang assez abondant qui me mène à la haie. Alors que je rentre dans cette dernière, un chevreuil se lève et s'enfuit au galop vers le bois. En voyant le sang, je comprends vite qu'il s'agit de ma chevrette et commence à angoisser. Je n'ai pas vu mon atteinte mais remarque que la piste de sang est encore plus abondante maintenant et décide de la suivre avant que les teckels ne reviennent. Le sang traverse le ruisselet qui longe maintenant l'autre côté du bois. Je suis les grosses gouttes quand un posté placé après moi annonce "sanglier". Je regarde dans sa direction et aperçois un très gros sanglier qui court dans le pré, en direction de la haie où se trouvait ma chevrette. Il stoppe en plein découvert, hume l'air et écoute puis repart et baise vers mon poste, s'arrête à nouveau à la haie, la traverse et traverse le pré pour rentrer à mon poste. Je décide de poursuivre ma recherche et suis le sang sur environ 150 mètres, la piste suit les coulées et passe régulièrement dans le sale avant de bifurquer vers la lisière du bois à ma droite. Des coups de feu résonnent au loin et je crains qu'il s'agisse de ma chevrette. A moins de 10 mètres de la lisière la piste s'interrompt brusquement et je peine un instant à la reprendre avant de comprendre que la chevrette à bifurquer à droite pour se diriger vers un gros roncier en bordure du bois. Je suis doucement le sang quand je l'aperçois, elle est couchée, plein travers, à environ 7 mètres devant moi, conte le roncier et m'observe. J'accroche mon décocheur, arme doucement, aligne ma visée et décoche. Ma flèche plein défaut d'épaule est stoppée par le sol. La chevrette bondit entraînant ma flèche restée en travers et la casse en fonçant dans les ronces. Surgit sur le semé de blé, court en longeant la lisière sur environ 15 mètres puis rentre à nouveau au bois pour se fracasser au sol. Elle se débat un instant avant de s'immobiliser. Le récupère le morceau de flèche côté empennage puis pars chercher ma chevrette avant de repartir vite à mon poste. Ma première flèche était trop basse et un peu trop en arrière.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je me replace alors que les teckels arrivent sur les traces du sanglier. Ils le mettent vite au ferme et la bagarre commence, Serge intervient en tirant en l'air et en criant ce qui fait démarrer le sanglier qui tourne un moment dans le fourré. Tout à coup, il semble venir vers moi mais le vent me trahit certainement et la menée part à l'opposée. 

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

2 coups de feu claquent à environ 200 mètres, le gros mâle de plus de 80 kg est tombé. La fin de traque est sonnée. 5 Chevreuil et ce beau sanglier sont au tableau. Je suis content, je viens de réaliser mon premier doublé de chevreuils en battue.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Alex

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 15:23

Ce matin, j'ai invité Christophe, Lilian et Lionel à chasser avec moi à Saint Paul de Baïse en battue. Après un petit déjeuner copieux, nous nous partons nous poster sur le secteur où j'ai fléché mon chevreuil, en battue, l'an dernier. Comme à chaque battue, un photographe nous accompagne pour prendre quelques photos. Nous nous garons sur un chemin de terre qui mène au bois puis continuons à pied vers nos postes. Nous laissons Christophe au premier poste de notre ligne.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Nous continuons sur le chemin forestier puis prenons, un peu plus loin, à droite sur les sentiers d'une palombière pour descendre vers une coupe-feu séparant le grand bois d'une petite plantation de pins. Je laisse Lionel au premier poste, Lilian au poste où j'ai fait mon chevreuil l'an dernier et continue un peu pour trouver mon poste. Nous rentrons de quelques mètres dans le bois, tournant le dos aux pins. Le bois en pente prononcé s'aplani ensuite sur quelques mètres avant le coupe-feu. Je choisi d'abord de me poster au pied du talus du bois, sous une grosse banche en arche et couverte de lierre. Une fois placé, j'envoie un texto à ma compagne quand du bruit me fait lever les yeux. Un beau renard arrive d'un pas décidé par ma droite, il passe en face du poste de Lilian et biaise vers moi. J'attrape vite mon arc et l'arme mais il passe trop vite à environ 5 mètres. Je finis mon texto puis analyse le secteur et me rends compte que je serais mieux posté plus à gauche, au coin rentrant du bois, près du pré qui remonte en suivant les pins. Je me décale donc un peu et me poste au pied d'un gros arbre. Une belle coulée passe à quelques mètres devant moi dans la pente, une autre un peu plus haut.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Le début de traque sonné, les voix des chiens et des piqueurs se font vite entendre. Les premiers coups de feu claquent. Plusieurs menées passent vers le poste de Lionel mais trop loin pour lui. Plusieurs  fois les merles et les geais viennent vers moi mais la menée passe plus loin. Au bout d'un moment, les piqueurs crient au loin et il me semble comprendre qu'ils ont levé un ou plusieurs sangliers. Les coups de feu claquent de plus en plus près, les derniers semblent venir du coin du bois au-dessus de mon poste, ça se dirige vers Christophe. Je scrute le secteur quand un mouvement attire mon attention dans les ronces sur ma gauche. Une masse sombre se débine dans la broussaille à environ 80 mètres. Je ne sais pas s'il s'agit d'un chien ou d'un sanglier au premier abord mais la queue qui se redresse trahit vite un sanglier. Je me prépare, il slalome dans la végétation sans vraiment suivre une coulée et semble remonter avant de se décider à bifurquer pour biaiser vers moi et rejoindre la cassure du talus avant le pré se diriger dit sur moi. Il n'est plus qu'à 20 mètres, il semble boiter d'un antérieur et semble luter pour garder son équilibre sur la cassure de la pente. J'arme mon arc et le laisse venir en le suivant dans mon viseur. Un gros arbre tombé contre l'arbre au pied duquel je suis posté forme une fenêtre de tir triangulaire. Petit à petit, le sanglier se rapproche de face et j'espère le voir se tourner pour prendre la coulée qui longe le pré en direction des pins mais il la passe et continue vers moi. A 3 mètres de moi il stoppe net en m'apercevant, je n'ai pas trop le temps de réfléchir, j'aligne ma visée sur sa joue et décoche. Ma flèche se plante au 3/4, le sanglier pivote à 90° démarre en trombe, avec mon empennage qui dépasse, en direction des pins.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Petit à petit, le sanglier se rapproche de face et j'espère le voir se tourner pour prendre la coulée qui longe le pré en direction des pins mais il la passe et continue vers moi. A 3 mètres de moi il stoppe net en m'apercevant, je n'ai pas trop le temps de réfléchir, j'aligne ma visée sur sa joue et décoche. Ma flèche se plante au 3/4, le sanglier pivote à 90° démarre en trombe, avec mon empennage qui dépasse, en direction des pins. Il fait à peine 8 mètres et s'effondre sur le coupe-feu où il se débat un peu avant de s'immobiliser.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Les teckels arrivent peu après la mort et ne voulant pas qu’ils attaquent mon sanglier, je par le chercher pour le ramener à mon poste. Je dégage ma flèche et la remet au carquois puis traîne mon sanglier, qui doit faire environ 45 kg, vers mon poste et en profite pour faire quelques photos après avoir bataillé avec les teckels pour qu'il le laisse et repartent chasser. Une balle a cassé le bout du pied d'une des pattes arrière, cette balle le gênait pour marcher mais n'était pas mortelle.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

J'envoie un texto à mes invités puis me reconcentre sur la chasse. Une nouvelle menée arrive au bout d'un moment par le côté de Lionel, descend en bas des pins puis remonte vers Lilian. Une chevrette finit par surgir des pins entre moi et Lilian, j'arme et tente de la siffler mais elle biaise vers moi sans ralentir et remonte le penchant boisé pour disparaître. J'espère qu'elle sera pour Christophe. Un autre chevreuil sort plein pré et fonce vers Christophe mais un posté au fusil le stoppe dans son élan.

Le bois se calme peu à peu et des craquements retentissent, je vois arriver le photographe à ma gauche.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

La fin de battue est sonnée, nous en profitons pour faire quelques photos souvenir.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Je tire mon sanglier sur le coupe-feu où me rejoint Lilian.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Nous discutons un peu de la chasse alors qu'un piqueur arrive avec un beau brocard en velours. Nous tirons le sanglier vers la voiture grâce à une corde prêtée par Lilian et rejoignons Lionel qui nous donne un coup de main. Nous chargeons les animaux dans les voitures avant de partir vers le rendez-vous de chasse. 7 chevreuils et mon sanglier sont au tableau. Une 2ième traque est décidée, nous repartons pour aller nous poster de l'autre côté de la route, en face du bois que nous avons chassé, le long d'une bonde de bois étroite. Nous nous dispersons tous les 4 sur environ 150 mètres mais un chasseur au fusil vient se poster devant moi et je ressors donc du bois avant le début de traque pour aller me poster avant le premier archer de la ligne. Je rerentre dans le bois, Christophe et Lionel ont vu passer 2 chevreuils sans pouvoir tirer. Je me poste 40 mètres avant Christophe près de coulées. Les chiens ne semblent pas trouver grand-chose. Une chevrette finit par passer au galop à 20 mètres en dessous de moi, en bordure de bois et se dirige vers Christophe puis Lionel mais sans qu'ils ne puissent décocher avant de prendre plein champ pour échapper à la battue. En fin de traque, Lionel remarque une piste de sang qui passe à son poste, un animal blessé à la première traque est passé par là. Nous montons la piste vers le haut du bois et dans le semé au-dessus en direction de la route. Nous signalons cette piste au piqueur pour une recherche éventuelle puis repartons pour le rendez-vous de chasse. La troisième traque n'étant pas adaptée aux archers notre matinée s'arrête là.

 

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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Bonne visite, Alex

LA CHASSE A L'ARC

HISTOIRE DE LA CHASSE A L'ARC :

LA CHASSE A L'ARC DANS LE MONDE :

ANATOMIE DU GIBIER :

LE TIR DU SANGLIER A LA COURSE :

LES INDICES APRES LE TIR :

 

LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

GERS 32

ORIO ADRIEN :

06 86 70 89 28

LASBATS CHISTINE : 

06 45 35 50 42

 

FORUMS SPECIALISES :

 

 

SITES UTILES

 


 

Albums

CHARC Magazine

Chevreuil, ses points forts et ses points faibles
Réaction du chevreuil après le tir
Recherche au sang sans chien
La chasse du ragondin à l'arc
L'appel du gibier
Après la chasse, le souvenir...
Emotions canadiennes

 

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