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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 11:44

Ce matin, je vais chasser chez mon ami Patrick à Sarrancolin. Je pars de chez moi aux alentours de 8 heures, en route, je jette un coup d’œil à un champ de colza coincé entre 2 fossés, juste après Seissan. Il y a souvent des ragondins au gagnage à toutes heures de la journée. Je ne vois rien le long du premier fossé.

Un peu plus loin de l'autre côté de la route un ragondin broute l'herbe au bord du second fossé. Je me gare un peu plus loin, prends mon arc et tente une approche par la rive opposée, caché par la haie qui borde le fossé. De l'autre côté de la route un gros ragondin broute aussi dans l'herbe, ce sera pour tout à l'heure.

J'avance doucement et m'arrête 3 fois car mon ragondin semble méfiant, il lève la tête de temps à autre pour flairer et voir le danger venir. Je parviens tout de même à 5 mètres de lui, il me tourne le dos, j'arme et tente de lui placer une bonne flèche au travers des branches. Je décoche mais ma flèche légèrement déviée le frôle. Il sursaute, reste un instant immobile alors que je réencoche une seconde flèche. Puis il part doucement vers la haie masqué par les branchages qui m'empêchent de tenter un tir.

Je pars en courant vers un passage à 30 mètres pour traverser le fossé et revenir au niveau où je l'ai vu rentrer dans la haie. Je m'avance doucement et le vois se débiner sur 1 mètre, j'arme, il stoppe. Je lui décoche une flèche au travers des ronces. Il poursuit, il semble que je l'ai manqué. Il s’arrête à nouveau 2 mètres plus loin, j'encoche une autre flèche, vise et tire. Cette fois, il reste sur place.

Ma flèche a ricoché provoquant une étincelle et s'est fichée dans la berge du fossé de l'autre côté de la haie. Je récupère mes flèches et mon ragondin en me griffant bien comme il faut. Puis, je pars pour tenter d'approcher l'autre ragondin. A ma grande surprise, ce n'est plus un mais 4 ragondins de belle taille qui broutent dans l'herbe. Je traverse la route et dépasse le fossé pour tenter une approche par la berge opposée. Une haie masquera ma progression. Venant juste de dépasser la haie, j'aperçois du mouvement dans le colza juste en face des 4 ragondins.

Plusieurs ragondins broutent dans le colza à une cinquantaine de mètres de la route, au moins 4 assez gros et il semble qu'il y ait aussi des petits. Je descends le talus de la route et commence une approche lente. Tout à coup, 2 petits et un moyen se précipitent vers le fossé. Je stoppe un moment, le moyen reprend confiance et retourne avec ses congénères qui n'ont pas bougé.

Les petits restent près du fossé. Je poursuis mon approche. Cette fois les trois moyens descendent vers le fossé. J'attends un moment. Ils retournent à leur repas. J'avance encore un peu pour me retrouver à environ 12 mètres d'eux. Cette fois, ils partent tous vers l'eau, ils sont au nombre de 7, un gros, 3 moyens et 3 petits.

Un moyen s'arrête, je fais 2 pas, arme, prend la visée et lui décoche ma flèche qui passe juste dessous. Ils se jettent tous à l'eau entraînant 2 des gros d'en face avec eux. Les 2 restants avancent tranquillement vers l'eau, je m'avance un peu, encoche une flèche et arme.

Le plus gros est bien en vue à 12 mètres environ. Je prends la visée et tire. Il avance juste à ce moment et ma flèche est trop derrière, au niveau des cuisses. Il plonge, je cours vers lui. Les ragondins rentrent tous au terrier. J'arme et aperçois un très gros ragondin se traînant dans le fossé. Il stoppe à 2 mètres et ma flèche ajustée en pleine tête le sèche net, c'était le blessé. Je récupère mes flèches et mon ragondin et retourne à la voiture pour poursuivre ma route vers les Pyrénées.

2 ragondins sur le chemin des Pyrénées, 16 février 2010

Alex

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 22:26

Lundi matin, nous avions décidé avec Manu d'aller faire une virée aux ragondins, le rendez-vous est pris pour 7h20 au relais des Trouettes à Miramont d'Astarac.

Nous allons attaquer par le grand lac de Lamazère, nous arrivons sur place aux alentours de 7h30.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

Le temps de nous préparer et nous voilà partis. C'est la première fois que nous chassons ce lac, j'ai l'autorisation de chasse depuis un bon moment mais je n'ai pas eu l'occasion et le temps d'y faire un tour. Le niveau du lac n'est pas à son maximum et la berge semble très caillouteuse, peu propice pour les terriers des ragondins. Sur la berge d'en face un virage du lac semble plus prometteur, c'est une zone arborée et aux berges abruptes.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

Pensant le secteur bon, je laisse Manu s'en occuper. Nous nous séparons, chacun sa rive. Mon côté est désert, le vent est glacial et j'alterne mes mains dans les poches pour échapper à la morsure du froid. A part quelques canards, rien ne bouge. J'arrive au bout du lac assez rapidement. Je traverse le ruisseau d'alimentation sur un pont en pylônes EDF et commence à longer la rive d'en face.

Je ne vois pas Manu, "il a certainement dû voir des ragondins et doit être occupé à lâcher quelques flèches". J'arrive au niveau de la zone qui de loin me semblait prometteuse et toujours pas de Manu. Une zone épaisse de buissons noirs m'empêche de longer la berge et je dois la contourner. Je commence à m'éloigner du bord quand j'entends un gros plouf. Un ragondin était caché dans les épines, je reviens en courant sur mes pas mais trop tard. J'attends un peu mais il ne ressort pas. Je fais un peu de bruit mais rien ne bouge.

Je recommence mon contournement pour retrouver la berge du lac 40 mètres plus loin. Rien ne bouge, je lance un long sifflement, Manu ne répond pas. Mais où est -il ? Je le cherche du regard quand un ragondin plonge à mes pieds, un sillon de bulles trahit sa direction. J'arme mon arc et le voit ressortir à quelques mètres. Je vise et décoche. Il plonge et remonte rapidement pour mourir.

2 autres ragondins plongent du même endroit, l'un d'eux remonte à une dizaine de mètres alors que je termine d'armer mon arc. Je vise et décoche. Un bruit d'os qui casse et mon ragondin plonge. Il remonte un peu plus loin au bout d'un moment, se débat un instant puis s'immobilise. J'attends un peu, fais un peu de bruit mais cette fois il n'y a plus de ragondins.

Je continue à longer la berge sur 30 mètres puis siffle à nouveau plusieurs fois espérant une réponse de Manu. Rien, quand, tout à coup, des craquements dans les épines sur ma gauche se rapprochent de la berge. Je finis par voir Manu. La végétation trop dense et la berge trop abrupte l'ont obligé à faire un gros détour.

Je pars chercher mes flèches, Manu n'a rien vu. Je passe sous les buissons noirs qui me griffent profondément le dos pour me rapprocher de mes flèches. Je passe un bon moment à récupérer mes flèches et un de mes ragondins avec ma canne à pêche, Manu m'a rejoint avec peine. Nous décidons de venir cherche le second plus tard, le vent l'aura rapproché du bord, pour le moment, il est hors de portée de mon lancé.

Manu passe devant et comme à son habitude réussit à se mettre à l'eau, enfin juste jusqu'aux mollets heureusement. Nous rentrons aux voitures. Un beau chevreuil se débine à notre arrivée. Manu enfile des chaussettes sèches et ses bottes et nous voilà partis avec ma voiture.

Arrivé au carrefour des Trouettes, je décide de m'arrêter à un lac où j'ai promis à ses propriétaires de faire un sort à un ragondin qui y a élu domicile. Sur place nous tombons sur la propriétaire qui nous propose le café. Ce sera pour après la chasse. Nous partons.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

Arrivé au bord du lac, la végétation bouge, je fais signe à Manu et le laisse passer devant. Il arme et se rapproche doucement. Un colvert lui décolle idéalement en rasant l'eau mais le canard est fermé depuis peu et il le laisse partir en me regardant avec un regard qui en dit long.

L'eau bouge contre la berge un peu plus loin, Manu se rapproche arc armé mais rien. Un peu plus loin, je distingue un sillon qui longe le bord, je presse le pas, arme mon arc et aperçois, à quelques mètres un ragondin se détachant du bord. Je vise rapidement et décoche. Raté. Il poursuit comme si de rien n'était. Je réencoche, vise et décoche, cette fois ma flèche est bien placée, il se met à tourner en rond sur place.

Je laisse à Manu le soin d'en finir, même si je sais que s'en est fini pour lui, et je continue ma route pour faire le tour du lac et tenter de rabattre un ragondin à Manu mais rien ne bouge. Je pars chercher ma canne et revient pour récupérer les flèches et le ragondin. Trop pressé de récupérer son ragondin, Manu a encore réussi a se mettre à l'eau et à remplir une de ses bottes.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

Je récupère les flèches et nous allons montrer notre prise à la propriétaire. Un café et quelques petits gâteaux maison plus tard nous voilà repartis.

Nous partons pour un petit lac, sur Miramont d'Astarac, habité aussi par un ragondin que j'ai promis d'éradiquer mais qui m'a déjà bien couillonné lors de ma première tentative. J'explique à Manu comment s'est passé ma première chasse sur le site et nous passons chacun sur un côté du petit lac entièrement gelé.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

Nous progressons doucement mais il n'est pas de sortie. Il a fraîchement cassé la glace devant son terrier mais est rerentré avant notre arrivée.

Nous allons faire un tour à une mare en bordure de la route D 929, en limite de Saint Jean le Comtal, mais la mare gelée semble bien calme et nous ne nous arrêtons même pas.

Nous partons maintenant pour Labéjan, un lac en contrebas du village, précédé de 2 mares et infestées de ragondins d'une méfiance redoutable. Il faut dire que je les ai bien dressés. Il faut traverser une grande zone de découvert pour arriver au lac et si ce ne sont pas les ragondins qui nous repèrent ce sont les canards qui en décollant provoquent la fuite immédiate des ragondins et leur entrée aux terriers.

De la route, j'aperçois 2 ragondins au gagnage dans le semé de blé. Je stoppe la voiture pour élaborer un plan. Ils sont à 200 mètres en plein découvert. Je fais marche arrière ce qui provoque la fuite d'un des ragondins. Je laisse Manu au bord de la route assez loin du lac pour lui permettre de descendre sans attirer l'attention du ragondin. Une haie de peupliers masquera sa progression une fois au fond de la combe.

Je descends en voiture jusqu'à la ferme en contrebas et fais demi-tour pour venir me garer derrière un bouquet de gros chênes, hors de vision du ragondin. Je fais un grand détour pour rester caché par le relief du champ et arriver par dessous la digue du lac. De loin, j'aperçois un gros ragondin qui longe le bas de la digue, au bord d'un bouquet d'épines noires, en suivant le ru du déversoir.

Je tente l'approche. Le vent de travers me permet de me rapprocher à 10 mètres du ragondin, rentré dans les épines noires, sans être remarqué mais la digue détournant le vent vers le ragondin, ce dernier flaire le danger et file à toute allure vers son terrier, sous la buse du trop-plein du lac. Il m'a bien eu, j'étais trop confiant.

Je monte contre la digue assez raire et me positionne à genoux au bord du lac. Je suis assez loin du ragondin qui ne m'a ni vu ni senti malgré le vent dans mon dos et je suis aux premières loges pour regarder Manu faire son approche. Il a passé les 2 mares et longe maintenant les peupliers.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

Le ragondin est complètement absorbé par son repas et ne voit rien venir. Manu avance tranquillement. Il est à 25 mètres de sa proie quand j'aperçois un couple de colverts sortir des herbes hautes de la bordure du lac, se glisser dans l'eau et s'éloigner de la berge. Je reste immobile et prie pour qu'ils ne décollent pas mais ces maudits volatiles prennent leur envol et provoquent un démarrage en trombe du ragondin qui marque un temps d'arrêt avant de sauter dans l'eau. Il est un peu loin mais Manu tente sa chance et le manque. Le ragondin sursaute et plonge pour disparaître au terrier. Dommage, ils ont gâché une belle approche.

Nous partons pour Loubersan, je me gare près des serres d'un producteur de fraises. Nous descendons à une mare en contrebas,

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

sur la gauche de la route mais nous n'y verrons que 2 poules d'eau puis nous descendons de l'autre côté de la route vers un petit lac

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

où nous n'aurons pas plus de succès.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

Nous partons pour les rives du Gers à Seissan. En route, nous apercevons un gros ragondin broutant du colza au bord du Cédon.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

Je me gare, contrôle le vent et élabore une tactique d'approche, ce ne sera pas aisé, nous sommes à mauvais vent et à découvert. Je décide de faire l'approche par la berge opposée en faisant un grand détour pour ne pas être senti par le myocastor.

Manu passe devant et je le guide. Nous nous écartons de 40 mètres du bord du ruisseau et longeons dans le colza par un passage de tracteur en surveillant les réactions du ragondin. Nous finissons par le dépasser et nous retrouver ainsi à bon vent. Nous revenons vers le ruisseau. Une petite touffe de ronce entre le ragondin et notre position nous cache sommairement.

A chaque fois que le ragondin s'arrête de brouter ou lève la tête, je chuchote à Manu "stoppe" puis "vas-y" quand tout va bien. Nous progressons lentement, marquant de nombreux arrêts pour ne pas affoler le rongeur. A 15 mètres de l’objectif, le ragondin nous tourne le dos, j'en profite pour demander à Manu d'armer son arc et d'avancer un peu plus vite pour atteindre une bonne distance pour tenter son tir.

Manu se cale à 10 mètres du ragondin et commence à prendre sa visée, je lui dis d'avancer plus mais il me fait signe que c'est bon pour lui. J'ai un mauvais pressentiment, le ragondin se tourne de travers et lève la tête, il nous a repéré mais la flèche de Manu est partie alors que je me suis décalé et que j'ai armé pour doubler son tir au cas où.

Manu a fait un coup de doigt et sa flèche a été légèrement dévié à droite, elle entaille tout de même le ragondin qui sursaute et me fait maintenant face avec une posture menaçante. Je vise la tête et décoche. Ma flèche percute violemment la tête du ragondin qui pivote à l'impact. Ma flèche à entaillé le crâne mais n'est pas rentrée.

Le ragondin fonce vers nous, la tête en sang et se jette dans le ruisseau 2 mètres plus bas d'un bon surréaliste. Nous tentons de le repérer en courant vers le ruisseau mais rien, l'eau est trouble mais pas de ragondin. Je pars vérifier nos flèches et Manu longe le ruisseau à la recherche de l'animal blessé. Les 2 flèches sont fichées au sol côte à côte, celle de Manu présent une grosse touffe de poils mais le tube est propre (il le l'a pas traversé), mon tube est propre mais une grosse piste de sang part vers le ruisseau.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

Malgré nos efforts, Manu ira jusqu'à descendre dans le ruisseau en bravant les ronces, y laissant même un bout de son nez, nous ne retrouverons pas l'animal.

Amers, nous partons pour Seissan. Nous nous arrêtons au bord du Gers et nous nous préparons. Nous partons pour traverser la route quand j'aperçois furtivement un ragondin qui plongeant rejoint son terrier. Nous attendons un peu mais il est bien rentré et ne souhaite pas ressortir.

Nous traversons donc la route et longeons la berge enherbée quand j'aperçois un gros ragondin au gagnage dans l'herbe. Je le montre à Manu qui, refroidi par sa mésaventure, me dit de faire l'approche. J'avance donc lentement vers le ragondin à pas lents et calculés. Marquant un arrêt à chaque fois qu'il s'arrête de brouter ou relève la tête, le vent est face à moi.

Je profite d'un moment où le ragondin plonge sa tête dans une grosse touffe d'herbe pour progresser rapidement de 5 mètres. Je me rapproche toujours, je suis à environ 7 mètres et commence à me préparer à armer quand le vent tourne et provoque une fuite rapide du ragondin. J'arme pensant le voir marquer un temps d'arrêt avant de plonger mais il plonge directement. Je cours vers l'endroit où il a disparu et l'aperçois par transparence sous l'eau, il se dirige vers la berge d'en face.

J'arme, il refait surface sous des racines contre la berge, je vise et décoche mais ma flèche un peu haute se fiche dans une branche juste au-dessus de l'eau et mon ragondin replonge pour venir droit sur moi. J'encoche une seconde flèche, vise et décoche sur lui à la verticale alors qu'il passe à moins d'un mètre du bord sous l'eau. Ma flèche le traverse au niveau du coffre, je vois distinctement la blessure en triangle, et il refait surface, se jetant contre la berge.

Il se débat dans une eau rougie par un gros volume de sang. Je m'attends à le voir mort mais plus rien, le calme revient et mon ragondin a disparu. Il vient de rentrer dans un terrier dont j'ignorai l’existence. Décidément, ça avait trop bien commencé. Des petits ragondins longent la berge d'en face, Manu arme mais n'a jamais le temps de décocher.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

Nous rentrons dépités, une flèche de moins sur mon carquois.

Sur le chemin du retour, nous repassons au bord du Cédon

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

et j'aperçois au loin deux très gros ragondins entrain de brouter sur la berge opposée, là où broutait l'autre ragondin tout à l'heure. Je me gare et nous partons pour une nouvelle approche, d'abord rapide puis nous ralentissons l'allure à 80 mètres des ragondins mais malgré toutes nos précautions et un vent favorable ils se précipitent à l'eau. Nous courrons mais il est trop tard ils sont au terrier.

Manu décide d'aller chasser un autre grand lac de Labéjan.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

A notre arrivée une belle aigrette et quelques cormorans sont sur le lac. Nous prenons chacun notre côté du lac, comme à notre habitude mais rien. Arrivé au ras de la zone boisée un gros ragondin plonge directement au terrier, Manu l'a vu d'en face, je l'ai juste entendu plonger.

Je laisse Manu chasser seul le long du ruisseau d'alimentation du lac et reste posté un moment aux terriers au cas où. Un beau matin pêcheur passe devant moi avant que Manu revienne un peu plus tard. Nous partons alors que 2 chevreuils broutent au bord du ruisseau du déversoir du lac.

Avant de rentrer, je décide de repasser par le lac de Labéjan où les canards ont gâché l'approche de Manu. Au loin nous apercevons un gros ragondin à l'endroit où était celui qu'a manqué Manu. Je tente le tout pour le tout, je me gare à l'aplomb du ragondin, prends mon arc et descends droit sur lui. Il ne me comprend pas et j'avance assez rapidement.

Tout à coup, 2 canards quittent le bord du lac en dessous du ragondin et décollent. Je m'attends à le voir partir mais il ne réagit même pas. Je poursuis mon approche voûté. 3 autres canards s'éloignent du bord, je continue mon approche lentement, voûté et ils mettent un moment à réagir mais ils décollent à leur tour.

Cette fois, le ragondin se précipite vers l'eau. Je cours derrière. Il est arrêté au bord de l'eau. J'arme mais il descend doucement à l'eau. Je m'approche doucement armé et l'aperçois, il est au ras du bord de cul. Je vise au travers des herbes le creux entre ses épaules et décoche. Je le touche, il se débat et part en surface, je réencoche et décoche à nouveau. Touché à nouveau, il plonge, refait surface se débat puis se calme et se cale contre la glace au milieu du lac.

Le sang coule de ses blessures et rougit l'eau autour de lui. Il ne me reste qu'une flèche et il lui manque 1 lame sur 3. A cette distance son vol sera dévié. Manu arrive, je lui dis d'aller se mettre en face sur les terriers pour couvrir la fuite du ragondin. Je tente une troisième flèche mais, comme prévu, elle dévie, passe à 40 centimètres du ragondin et reste coincée sous la glace.

Une des flèches est au bord, je pars chercher une branche pour la récupérer, j'ai laissé ma canne à pêche à la voiture. Pendant ce temps, le ragondin plonge et part droit sur Manu. Le voyant remonter sous la glace, il lui décoche une flèche mortelle, le ragondin refait surface en brisant la glace et se débat.

Manu, voulant l'achever, lui décoche une seconde flèche qui abrège ses souffrances mais le fait couler à pic avec une de ses flèches. Manu part chercher ma canne à pêche et en brisant la glace nous parvenons à récupérer une de ses flèches mais l'autre ne veut pas remonter et les miennes vont couler. Nous rentrons, je n'ai plus de flèches, nous avons perdu notre ragondin et Manu une de ses flèches. Décidément, ça avait trop bien commencé...

Nous retournons au premier lac pour récupérer mon second ragondin qui en dérivant est venu se caler contre la digue du lac. Il est 15h15, il est temps de rentrer.

Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010
Sortie aux ragondins en demi teinte, 15 février 2010

Alex

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 11:41

Ce matin, j’ai décidé d’aller faire un tour sur un grand lac que je réserve aux sorties de l’association, histoire de voir si les ragondins y sont toujours aussi nombreux.

Le réveil sonne à 7 heures. Je me prépare rapidement et pars pour le lac. 7h30, je suis sur place, la luminosité croit rapidement et je décide de commencer à faire le tour du lac. Quelques canards s’éloignent du bord avant de décoller, je longe un moment le bord du lac au pied d’un talus de 3 mètres.

Plusieurs sillons s’éloignent de la digue, certainement des ragondins. Au loin, je distingue de l’agitation près d’une zone de terriers, je décide de remonter sur le champ pour m’éloigner du bord et revenir directement sur les terriers pour éviter d’y faire rentrer tous les retardataires.

Au moment où j’arrive sur le champ, un gros vol de vanneaux décolle à 5 ou 6 mètres de moi. J’aurais voulu les approcher, je n’aurais pas mieux fait. Je me dirige donc vers les terriers où une vingtaine de colverts commence à quitter la berge avant de s’envoler à 10 mètres du bord.

« Aie pas bon, les ragondins auront fui ! ». Je m’approche doucement du bord du lac quand 2 gros ragondins commencent à s’éloigner du bord tranquillement, J’arme en pressant le pas et décoche sur le plus proche, de ¾ arrière, de la rive. Juste dessous. Ils s’éloignent tous 2 tranquillement et sont maintenant trop loin.

Je récupère ma flèche et poursuis en longeant la berge. Une grosse masse sombre attire rapidement mon attention. J’avance doucement quand arrivé à 20 mètres de cette masse, je la vois s’étirer et se glisser dans l’eau, je presse le pas et décoche un peu trop loin sur mon ragondin de cul, juste derrière.

Ce n’est pas mon jour ! Je récupère ma flèche après plusieurs tentatives puis poursuis. J’ai perdu pas mal de temps, les ragondins doivent être rentrés pour la plupart. Plusieurs grèbes vaquent à leurs occupations au milieu du lac.

Dans un virage arboré, 5 sarcelles décollent sans bruit. Il tombe quelques flocons de neige épars. J’arrive finalement au bout du lac, je me dirige vers le ponton encore couvert de neige. Un ragondin de belle taille a traversé côté droit et un lapin côté gauche en sens inverse. A part quelques grèbes et quelques foulques rien ne bouge, pas un ragondin.

Je longe tranquillement la berge jusqu’au déversoir. Arrivé à ce dernier, j’hésite un instant, descendre dans l’eau pour traverser. Non, il fait trop froid même avec 20 centimètres d’eau. Traverser sur l’un des gros IPN qui enjambent le déversoir ? Non plus, j’ai le vertige et il gèle, 3 mètres de chute ne me tentent pas.  

Il semble plus facile de traverser plus bas. Je poursuis donc un peu mon chemin. Une zone étroite de neige borde le déversoir bétonné contre le bois. Un renard semble y avoir fait plusieurs allé retour. J’avance encore un peu quand tout à coup, j’aperçois à environ 90 mètres, un beau renard affairé à muloter. Je me faufile jusqu’à un massif de ronce et me cache derrière, je cherche ma cagoule de camouflage dans mes poches. C’est vrai, je l’ai laissé à la voiture. "Zut." Je tente le coup tout de même.

J’observe un court instant le renard qui semble légèrement obliquer vers moi. Il avance doucement puis bondit dans l’herbe, il a manqué sa proie semble t-il et continue sa route. Je me cale derrière mon écran végétal et tente un cri de souris avec ma main contre mes lèvres.

Un renard pour trois ragondins, 14 février 2010

Le renard quille ses oreilles et regarde vers moi. Un second cri de souris et le voilà qui arrive au petit trot. Le relief du champ le fait disparaître un instant alors qu’il vient droit vers moi. J’arme mon arc. Au bout d’un court instant je le vois réapparaître, il longe le bois.

Je le suis, arc armé, et le laisse venir. Il se dégage doucement de la végétation pour s’arrêter à 15 mètres de face. Mon viseur s’arrête et ma flèche part. Le bruit caractéristique de l’impact se fait entendre. Et mon renard rentre dans le bois pour venir s’arrêter à quelques mètres au-dessus de moi. Je reste un instant sans bouger, à l’écoute. Le silence est revenu, plus rien ne bouge. Je vais vérifier mon tir. A l’impact, de petites gouttes de sang jonchent le sol.

Un renard pour trois ragondins, 14 février 2010

La flèche est à 1 mètre dans le bois, emportée dans la fuite.

Un renard pour trois ragondins, 14 février 2010

J’attends, encore un peu puis pose mon arc et rentre dans le bois. La végétation est épaisse et j’ai du mal à rentrer. Je n’ai pas fait 5 mètres que mon renard se relève pour retomber presque aussitôt. Je redescends et prends mon arc, je contourne cette fois pour surplomber mon renard et avance à pas lents en essayant de ne pas le relever.

Il est là 5 mètres en dessous de moi, il tente de repartir sur 3 mètres puis retombe à nouveau, J’arme et m’approche doucement. Ma flèche part, il sursaute fait 2 mètres et s’écroule définitivement.

Un renard pour trois ragondins, 14 février 2010

J’ai été trop confiant j’aurais dû attendre davantage avant d’aller le chercher. Ma seconde flèche ne lui a qu’entaillé légèrement le dos mais il était déjà à bout. Ma flèche rentre 20 centimètres derrière l’épaule et ressort au niveau de l’anus.

Un renard pour trois ragondins, 14 février 2010

Je rentre en traversant le déversoir sur des affleurements rocheux. Arrivé à la voiture, je commence à partir quand un gros ragondin affairé à son casse-croûte matinal, de l’autre côté de la route, le long d’un fossé, me fait faire demi-tour un peu plus loin.

Je me gare à nouveau, prends mon arc, longe un instant la route pour atteindre le fossé quand le malin lève la tête, il est à 100 mètres environ mais a repéré mon manège. Je fais mine de poursuivre ma route sans le regarder et stoppe à couvert derrière un buisson au bout du fossé.

J’attends caché un moment, l’observant au travers des branchages. Il finit par se remettre à manger. Je passe la clôture et longe doucement le fossé du côté opposé à sa position. Une grosse bande de ronces masquent ma progression, j’avance voûté en tentant de ne pas faire trop craquer les herbes gelées.

Je jette de temps à autre un coup d’œil sur sa position mais il semble complètement inconscient de ce qui se trame. Arrivé à sa hauteur, il lève la tête à nouveau, flaire l’air mais je suis à bon vent et il se tranquillise à nouveau. J’arme, il est à 10 mètres, je vise au travers d’une belle fenêtre au milieu des ronces et décoche. Il me semble le toucher mais il démarre et ralentit rapidement avant de s’arrêter. Je n’ai pas le réflexe de mettre une seconde flèche et le regarde rentrer doucement dans les ronces.

Je fais le tour pour aller vérifier mon tir, mais rien ne laisse présager une blessure, ce n’était pas un jour à ragondin. Je rentre.

Un renard pour trois ragondins, 14 février 2010

Alex

 

Atteinte :

Un renard pour trois ragondins, 14 février 2010

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 21:42

Lundi matin, comme convenu avec Patrick la veille, je me lève pour aller chasser à Sarrancolin. Je rassemble mes affaires mais je me rends compte que je n’ai pas préparé mes lames neuves, la chasse au ragondin de la veille a mis à rude épreuve le tranchant de mes Cabela’s Lazer Suprème.

Je me mets donc à préparer en vitesse deux lames neuves, ça devrait suffire. Et là, arrive ce qui doit arriver quand on est pressé, en serrant la bague de maintien des lames de ma seconde trilame, elle m’échappe et une des lames vient se planter profondément dans mon pouce. Aïe ! Je termine mon doigt enroulé dans de l’essuie tout et finis de me préparer en vitesse. J’ai une heure et dix minutes de route et il est déjà 6h45. Ca y est, tout est prêt, je pars.

La luminosité croit petit à petit alors que je me rapproche de Sarrancolin. Patrick m’a averti, le chemin de la Soule qui monte chez lui est totalement verglacé, je vais en profiter pour chasser en montant. Je gare ma voiture au pied de la côte et commence à monter arc à la main. Je traverse une zone d’habitations puis commence à regarder les traces dans la neige, rien de frai à part un renard. Je monte doucement pour tenter de surprendre un animal au gagnage sur le bord de la route mais les bouts de glaces et la neige sont très craquants et j’ai beaucoup de mal à monter sans bruit. La haie de laurines de la dernière maison du village a totalement perdu ses feuilles, broutées par les grands cervidés mais toujours pas de traces fraîches. J’avance toujours lentement mais le sol est de plus en plus craquant et glissant. Pas un animal, toutes les traces sont vieilles. Je passe les lacets un à un. Je fais une petite pause pour prendre en photo la pleine lune qui se couche entre les montagnes.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Le paysage enneigé est splendide.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

A 100 mètres de chez Patrick, la neige sur la route est souillée par de petites particules de terre, je m’approche et me rends compte qu’une harde de grandes pattes est passée là cette nuit ou ce matin. Les animaux, dont au moins un beau cerf, descendent vers notre zone de chasse, c’est bon signe. Je descends le chemin de terre qui arrive chez Patrick, les griffons nivernais m’accueillent avec de joyeux aboiements.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010
Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Arrivé devant chez Patrick, Pilou vient à ma rencontre. Il inspecte minutieusement mon pantalon qui doit sentir un peu le ragondin.

Nous discutons un moment avec Patrick en déjeunant, nous attendons que le soleil se lève un peu et réchauffe un l’air. Nous sommes sur le départ, le thermomètre dans la cabane devant la maison annonce -2°C. Je pars chercher Ulie que j’ai toutes les peines du monde à sortir du parc par l’échelle car les 4 griffons veulent venir chasser et me sautent dessus. Je lui mets son collier en attendant Patrick puis nous partons.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010
Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Patrick est tout en blanc, moi je suis tout en camouflage Delfwood.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Nous descendons par les pistes qu’il a tracées avec la mini pelle ces dernières années.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010
Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Rapidement nous tombons sur une couche de cerf, en plein milieu du chemin, certainement le 10 cors coutumier des lieux. Plus nous avançons et plus les traces fraîches se font nombreuses.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Patrick décide de commencer par chasser au bout du bois.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Je pars me poster pratiquement au bout du bois et lui va pousser vers moi avec sa chienne.

Je suis de nombreuses traces de la veille qui vont toutes vers mon poste. J’avance rapidement d’abord puis ralenti l’allure à 100 mètres du poste. Je descends, comme à mon habitude, par une coulée presque verticale qui s’enroule autour d’un arbre qui me sert d’appui. Je me méfie car, plusieurs fois déjà en allant me poster, j’ai levé des animaux gîtés juste en dessous dans un gros bouquet de buissons noirs.

Je descends jusqu’à une zone de replat qui me permet de voir les coulées au-dessus et au-dessous de moi. Le vent léger souffle face à moi, tout va bien. Je décide d’aller tout de même jeter un œil aux gîtes dans mon dos. Rien. Je fais demi-tour pour avancer sur le replat jusqu’à un écran d’arbustes qui me camoufleront quand, tout à coup, au travers des branchages, j’aperçois une masse inhabituelle.

Je stoppe net. C’est un grand cervidé, il broute paisiblement face à moi. Que faire, Patrick va arriver. Je l’observe un instant et m’aperçois que ce n’est pas un mais 2 puis 3 animaux qui broutent en venant vers moi. Je décide de tenter l’approche. J’avance pas à pas, calculant chaque reposée de mes pieds, marquant une courte pause à chaque pas. J’écrase doucement la neige qui craque légèrement à chaque pas.

Pas à pas, je me rapproche, 2 des animaux sont maintenant plein travers à 15 mètres, le troisième, plus haut est toujours face à moi et je ne suis toujours pas repéré. Les branchages m’empêchent de tenter une flèche propre, il me faut avancer encore pour profiter d’une belle trouée au milieu des arbustes. Je ne respire plus, je me déplace avec une lenteur extrême, chaque pas est calculé. Le temps qui passe, l’arrivée prochaine de Patrick et du chien, le léger bruissement de la neige et des fougères couchées dessous me stressent de plus en plus.

Je finis par à arriver à 10 mètres alors que les 2 animaux sont maintenant de cul, côte à côte, et le troisième est masqué par la végétation. J’identifie ces animaux comme étant 3 faons, les mères ne sont certainement pas loin, il me faut redoubler de prudence. Une branche m’empêche de tirer et la position des animaux me pose problème.

Je me décale doucement sur ma droite et parvient à m’ouvrir une fenêtre de tir. Un bref calcul, ce sera l’animal de droite, pas de bois, nous avons un bracelet biche et bracelet faon, aucun risque. J’arme et me focalise sur mon animal, sa position est ¾ arrière, bien détaché du second animal, plus rien n’existe au tour.

Je vise l’arrière de la cage thoracique, c’est la première fois que je fais un tel tir. Ma flèche part sans que je puisse la voir. Je n’ai pas entendu l’impact. Mon animal s’éloigne de son congénère au petit trop en prenant la descente rapidement suivi de son acolyte. Le troisième n’a pas bougé.

Un craquement de bois mort se fait entendre par en bas, je ne vois plus les animaux masqués par la végétation. Peu de temps s’écoule alors que 2 animaux ne semblant pas touchés remontent et sont rejoints par le troisième beaucoup plus petit avant de s’éloigner au petit trop. Je l’ai manqué, ce n’est pas possible ! Il était à peine à 8 mètres.

 J’attends un peu que les animaux s’éloignent en me refaisant le film du tir dans ma tête. Je suis fou de rage, « ce n’est pas possible d’être aussi mauvais ». Je descends vers l’endroit du tir, pas de flèche, pas de sang mes craintes se confirment. Je tourne et retourne, analyse mon tir, estime la trajectoire quand, tout à coup, une touffe de poils attire mon attention. Oui, du poil coupé jonche le sol

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

et je trouve également un petit bout de venaison.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

J’ai bien touché mais pas de sang ! Je cherche tout autour et sur la trajectoire de fuite des animaux quand, tout à coup, un mouvement, 50 mètres plus bas, attire mon regard. C’est Ulie. « Patrick ». « Ouai ». « Monte ». « Tu as fléché ? »  « Oui mais je ne trouve pas de sang ! ». En montant Patrick me demande si j’ai fléché un blaireau, je lui réponds que non, que j’ai fléché un cervidé, un faon me semble t-il et je lui explique l’histoire. Un blaireau est semble t-il passé plus bas et a marqué sa fuite d’une goutte de sang. En montant Patrick m’annonce une grande traînée de sang avec ma flèche plantée au sol. Ce n’est pas possible vu mon angle de tir. Je descends et tombe effectivement sur une belle piste de sang très abondante et bien visible dans la neige.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Il ne reste qu’un ¼ de ma flèche côté empennage, le morceau est couvert de sang et de poils. En fait la piste ne suit pas du tout la direction de fuite des animaux que j’ai vu partir. Il s’agissait d’un quatrième animal qui a donné le change.

 La piste très abondante remonte au plus raide, nous la suivons, plus de 15 minutes se sont écoulées depuis le tir. Nous arrivons à la piste en dessous des chênes américains. La piste remonte vers la route. Patrick décide de rentrer chez lui avec la chienne et de revenir avec le 4x4. Je continue seul. Je traverse la route, monte le talus et passe au coin d’une grange en ruine, le sang est toujours très abondant. Je le suis depuis bien 1 km déjà. Maintenant l’animal perd des caillots de sang coagulés de temps à autre et par endroit une tache de mousse rose (c’est signe d’une atteinte de poumon). La piste monte toujours et le sang reste très abondant. Tout à coup, l’animal se met à suivre la courbe de niveau un moment, le sang devient alors moins abondant bien que très facile à suivre.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

J’arrive au-dessus de la résidence secondaire de Tahouens, mon téléphone sonne, c’est Patrick « tu es où ?», je lui explique et il part plus loin m’attendre. Je poursuis, l’animal descend légèrement et entre dans une zone fourrée de buis. La neige obstrue mon viseur et me tombe dans le cou. Mon arc ressemble plus à un bonhomme de neige qu’à un compound. Je suis toujours aussi facilement le sang. Au bout d’un moment, je tombe sur une couche maculée de sang.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

L’animal se débine devant moi. Je tente d’avancer sans faire trop de bruit pour pouvoir le surprendre et le flécher. Je me bats pour garder mon viseur et ma visette sans neige, au cas où. J’encoche et désencoche ma flèche au gré des zones dégagées ou fourrées. La piste remonte de nouveau beaucoup de sang. Tout à coup, un mouvement dans les buis, un animal se débine au-dessus de moi, c'est un grand cervidé mais il ne semble pas blessé. Effectivement le sang ne suit pas cette direction. A nouveau une couche, que faire ? Je suis déjà depuis plus de 2 ou 3 km. Faire appel à un chien de sang ou continuer jusqu’au bout ? Il y a vraiment beaucoup de sang, je tente le coup, je vais suivre encore, il n’est pas encore midi. J’essaie tout de même de passer le moins possible sur la piste pour ne pas anéantir une possible recherche au sang. Toujours du sang mais la piste commence à redescendre, c’est peut être bon signe d’autant plus que je trouve des caillots et des taches de mousse rose assez régulièrement. Tout à coup je la perds sous un buis maculé de sang. Je tourne et retourne pour finir par me, rendre compte que l’animal est revenu en arrière avant de se mettre à descendre de plus en plus raide. Les frottés sur les buis sont de plus en plus fréquents et marqués.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Le sang marque goutte à goutte mais se suit bien sauf de brèves interruptions de quelques mètres. Une autre couche. Je suis un moment puis tombe à nouveau sur une couche puis en arrivant dans une zone très fourrée j’entends un animal démarrer dans un éboulis de pierres. L’animal s’était couché là, les pierres sont couvertes de sang et de mousse rose.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Il fatigue, ses couches sont de plus en plus rapprochées. Tout à coup, je stoppe net, une masse vient d’attirer mon regard. J’identifie le dos d’un animal dont la tête est cachée par un gros arbre. Un cervidé oui, mais lequel ? Mon animal ? Je tente tant bien que mal de dégager mon viseur et ma visette puis arme mon arc et m’approche à pas de loup. Ma visée est prise mais impossible d’identifier. L’animal fait un pas, c’est une chevrette, je suis à 8 mètre, elle a eu chaud. Je désarme. Je continue doucement quand, tout à coup, posant le pied sur une pierre glissante, je chute lourdement sur le dos. Un mouvement devant moi. Mon animal passe à quelques mètres de moi en se faufilant dans les branchages, son flanc est rouge de sang et couvert de mousse rose. Je me relève et suis le sang qui va jusqu’à sa couche avant de partir en sens inverse. Les branchages sont couverts de sang. J’avance maintenant à pas de loup quand, au milieu d’une zone dégagée, je tombe sur mon animal couché, exténué à moins de 10 mètres. Il me tourne le dos, puis me regarde un instant sans pouvoir se lever, je dégage mon viseur et la visette de cette neige collante, arme et décoche. L’animal se redresse d’un bon, vacille, prend la pente puis s’écroule pour rouler et se caler contre un bouquet de noisetiers.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Ouf, ça y est après plusieurs kilomètres de traque j’y suis enfin arrivé. Je suis trempé, gelé mais il faut maintenant redescendre.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

J'appelle Patrick qui met un moment à répondre, il me monte le bracelet et nous redescendons par un petit sentier

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

qui aboutit sur la place de Sarrancolin.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Une fois la bête attachée au 4x4 nous remontons chez Patrick pour manger un bout, faire quelques photos et dépouiller la bichette.

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010
Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

Ma flèche rentre en fait où je visais mais l'angle très fermé de la position de l'animal fait qu'elle ressort à la base du cou ne transperçant qu'un poumon.

Alex

 

Atteinte :

Une biche sarrancolinoise,1 février 2010

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 11:44

Ce matin, je m’étais décidé à aller faire une petite virée aux ragondins. 7h15, le réveil sonne, je prends mon temps pour me préparer mais un peu trop tout de même, le ciel est dégagé et avec le clair de lune on y voit déjà comme en plein jour, il est 7h45.

Je décide d’attaquer par un petit lac au pied d’une ferme, les ragondins y sortent généralement au lever du jour. Arrivé sur place, je me gare, prends mon arc et mon petit sac à dos contenant ma canne à pêche et me voilà parti. Quelques canards se mettent en mouvement avant de décoller, pas un ragondin en vue. Arrivé au bord du petit lac, je jette un coup d’œil sur les berges. Non, rien, c’est étonnant. Peut-être à cause de la petite gelée matinale ?

Je vais poursuivre à pied jusqu’à un autre lac situé plus haut. Je longe une haie qui longe le ruisseau du déversoir du lac, elle est bordée par une belle coulée très fréquentée : chevreuils, blaireaux et sangliers semblent y passer régulièrement. Au pied de la digue, une petite mare souvent agitée à cette heure par les facéties de plusieurs ragondins est ce matin tout à fait calme et l’eau est même claire. J’escalade la digue du lac, parcourue par une belle coulée faite par les ragondins, pour arriver au bord de l’eau. Au bout du lac quelques colverts se détachent lentement de la berge avant de décoller. Quatre chevreuils qui pâturaient s’éloignent pour passer la crête de la colline. Je décide de longer sur la gauche, c’est le côté des terriers. La berge est maintenant couverte de ronces qui trempent dans l’eau, un ragondin plonge, je le suis en marchant le long de la berge, l’eau est cristalline et je le vois bien par transparence. Il longe à moins de 10 mètres du bord, sur une centaine de mètres avant de refaire surface. Ayant deviné la manœuvre, j’étais déjà armé et lui décoche une flèche qui tape juste derrière. Il plonge à nouveau et oblique pour venir vers la berge. Ma seconde flèche est encochée quand un second ragondin quitte sa position pour me passer tranquillement à 6 mètres. J’arme et lui décoche une flèche en pleine tête qui le foudroie sur place. J’encoche à nouveau et j’ai juste le temps d’armer que mon premier ragondin refait surface à 4 mètres. Ma flèche part et le touche au niveau du coup. Il plonge et vient ressortir à 2 mètres de moi pour se caler sur une branche. Le sang coule abondamment de sa plaie et colore l’eau tout autour de lui. Les branchettes m’empêchent de tenter un tir et je reste sans bouger un instant pensant qu’il est en train de mourir. Mais, tout à coup, alors que j’ai à peine bougé, il plonge et repart en sens inverse. Il traverse le lac en biais pour aller se caler contre la berge opposée alors que je le suis de mon côté espérant qu’il ne saute par la digue pour aller rejoindre la mare. Je le rejoints doucement, je suis armé et prêt mais il plonge à nouveau pour ressortir un peu trop loin et traverse au plus court le lac pour rejoindre les ronces.  

Je pars au pas de course pour l’intercepter mais il arrive avant moi. Je m’approche doucement de sa position, arc armé mais je m’aperçois vite qui est rentré au terrier, un terrier dont j’ignorais l’existence. Je sonde le terrier qui semble longer la berge. Peu de terre au-dessus je reviendrai avec la pelle. Je récupère 2 de mes flèches, il semble que la troisième a coulé, puis mon ragondin et repars à la voiture. Je reviendrai plus tard. Je rentre tranquillement vers la voiture, quand arrivé au bord du premier lac, j’aperçois un ragondin qui longe la berge en direction du déversoir. J’avance doucement pour le suivre, un ragondin démarre et plonge à mes pieds et s’enfile directement dans le terrier sans refaire surface.    

Je poursuis en direction de l’autre ragondin qui s’est arrêté mais je suis à mauvais vent et il fait demi-tour, s’écarte un peu de la berge alors que je suis encore à plus de 30 mètres et plonge. Il refait surface à quelques mètres de moi mais les branchages m’empêchent de le flécher et il plonge à nouveau pour disparaître définitivement. Je reprends la voiture pour me garer un peu plus loin en dessous de deux lacs en cascade. Je longe le déversoir du lac et j’arrive en dessous de la digue, je ralentis le pas et commence à longer doucement la berge. Tout à coup, une boule brune attire mon regard, c’est un petit ragondin qui s’étire pour rentrer dans l’eau, j’arme et décoche alors qu’il est à moins de 2 mètres de la rive. Je pense être dedans mais ne le vois pas refaire surface, j’ai dû le manqué. Je récupère ma flèche et poursuis mais il n’y a rien d’autre sur ses 2 lacs. Je retourne à la voiture. Je me gare au bord de la route au-dessus de 3 lacs. Je descends mais pas de ragondin sur les deux premiers lacs. Je poursuis pour rejoindre le 3ième lac un peu plus éloigné. J’arrive par en dessous de la digue, et aperçois à environ 30 mètres un petit groupe de sarcelles qui décolle en me voyant laissant un lac désert. Seul un grèbe vaque à ses occupations au bout du lac. Je retourne à la voiture.

1 km de plus, j’arrive à un chemin de terre qui descend au bord d’un colza longé par un petit ruisseau. Le président de la société de chasse de Labéjan m’a demandé d’essayer de tirer quelques ragondins qui dévastent son champ. Un chevreuil sort du bois, en face sur la coline et se dirige vers la crête. Arrivée au bord du ruisseau, je trouve des grandes zones tondues à ras du sol et de nombreuses coulées mais pas un seul ragondin. Ce n’est pas leur heure de sortie semble t-il. Demi-tour. Je me gare au-dessus du lac où j’ai blessé mon ragondin et descends avec ma pelle, ma canne à pêche et mon arc. Une centaine de colverts décolle à mon approche. Arrivé au terrier, je commence par couper les ronces épaisses à cet endroit et commence à creuser en suivant la galerie. Au bout de quelques minutes, j’aperçois la queue du ragondin. Je tente de la saisir mais il avance d’un coup et m’échappe. Je recommence à creuser et aperçois à nouveau la queue. Cette fois je la saisie et tire de toute mes forces dessus pour extraire l’animal mais il ne lâche pas prise et je dois le lâcher à nouveau. Je recommence à creuser quand à 2 mètres de moi, les ronces se mettent à craquer, la galerie avait une sortie aérienne et mon ragondin est maintenant devant moi. Le temps de me retourner, d’attraper mon décocheur et mon arc, il a plongé et prend la direction de sa cachette contre la berge. Je longe le bord, arrive près de lui alors qu’il plonge à nouveau mais il a de plus en plus de mal à rester sous l’eau. J’arme et lui décoche une flèche alors qu’il refait surface mais je passe juste à côté. Il part vers les ronces, je pars au pas de course pour l’intercepter mais il oblique et part se caler un peu plus loin contre la berge. Je contourne par le bout du lac et me rapproche doucement. Je suis armé, il plonge mais remonte à 5 mètres où ma flèche entrée entre les omoplates le sèche net. Retour à la voiture. Je pars cette fois pour un petit lac à Miramont d’Astarac où on m’a demandé de régler le sort d’un ragondin qui vient de s’installer. Arrivé sur place, je descends le chemin de terre qui arrive au lac. Le ragondin est là, il broute sous la digue. Je ne connais pas ce lac c’est ma première venue et je ne sais pas vraiment vers où il peut fuir. Je m’approche doucement mais pas de chance le vent tourne et il me repère. Il fonce vers le lac gravissant la digue. J’arme mais il est trop loin, je cours vers la rive. Il était sous un petit ponton en bois et plonge. Je longe doucement la berge du lac et l’aperçois ressortir en face. Il longe un court instant la berge et rentre au terrier. Malin celui-là. A cette heure-ci, j’ai quelques chances de voir des ragondins sur un lac précédé de 2 mares en dessous du village de Labéjan. Arrivé sur place, je me gare et descends vers le lac, une quarantaine de colverts s’envolent. Un ragondin traverse de la rive opposée vers mon côté. J’arrive au bord du lac mais le malin, 40 mètres plus loin, fait demi-tour et rentre dans un terrier avant que je n’ai pu tenter quoi que ce soit. Un petit tour de lac et je retourne à la voiture. Je pars pour Loubersan. Je me gare près des serres d’un producteur de fraises. Sur ma gauche une mare bien fréquentée, sur ma droite un lac où, depuis plusieurs semaines, je vois les ragondins pendant mes horaires de boulot. Je commence par descendre vers la mare. Elle semble bien calme mais, tout à coup, une onde à la surface dans un coin, j’encoche une flèche et me dirige vers le mouvement. Arrivé à quelques mètres de la mare une poule d’eau s’envole et se jette dans la haie la plus proche. Je fais quelques pas de plus et entends un plouf. J’arme, un petit ragondin ressort à quelques mètres et ma flèche le traverse, il meurt rapidement alors qu’un second de même taille arrive vers lui. J’encoche, arme alors qu’il s’arrête et lui décoche une flèche qui interrompt rapidement sa courte vie. Je récupère flèches et ragondins et remonte pour redescendre de l’autre côté de la route vers le lac. C’est une réserve de chasse pour les canards et ce lac n’est donc que très peu chassé. Je descends tranquillement. Les colverts décollent à mesure que je me rapproche. Certains prennent même le luxe de me décoller dans les pieds alors que je suis à quelques mètres du bord. Le lac vidé de ses canards, restent 4 ragondins en surface. J’avance doucement et me cale derrière un buisson. Je suis sur le trajet des terriers. Rapidement le plus gros s’avance doucement, j’arme alors qu’il passe derrière le buisson, le suis avec mon viseur et lui décoche une flèche derrière l’épaule. Il plonge, remonte, se débat un peu puis s’immobilise. Un second ragondin arrive, il marque un temps d’arrêt au niveau de son collègue mort puis repart. J’arme alors qu’il est caché par le buisson épais, le suis avec mon viseur et décoche comme pour l’autre. Il va mourir à côté de son collègue. Un troisième ragondin arrive alors que je tente de récupérer la première flèche plus proche que la seconde. Je repose vite ma canne à pêche, reprend mon arc. Il s’arrête au niveau des deux ragondins morts et reste un moment sans bouger avant d’obliquer vers le milieu du lac. Comme précédemment, j’arme caché par mon buisson, le suis et décoche mais un peu trop en arrière. Il traverse et se cale contre la berge opposée. Je récupère mes 2 premières flèches et les 2 ragondins puis attends un peu pour voir si le quatrième ragondin ne voudrait pas imiter ses confrères. Rien, je pars donc achever mon ragondin. Tout à coup, alors que je suis à 20 mètres de mon ragondin blessé, j’aperçois un ragondin affairé à sa toilette. Je m’approche doucement, arme et lui décoche une flèche qui le frappe derrière l’épaule. Il plonge et remonte aussitôt pour être cueilli par une seconde flèche. Je récupère une flèche et m’approche doucement de la position estimée du ragondin blessé. Je finis par le voir, il ne bouge pas mais semble en vie. Ma flèche part et le frappe, il bouge à peine avant de s’immobiliser. Sur le retour, je fais une pause à Seissan au bord du Gers où j’aperçois furtivement un tout petit ragondin.

Une journée ragondin fructueuse, 31 janvier 2010

Je viens de terminer mon récit du matin, il est près de 17 heures. J’hésite un peu. Chevreuil ? Sangliers ? Non, allez, je retourne aux ragondins.

Je commence par une mare en bordure de la N 21 près de Saint Jean le Comtal, en arrivant, j’aperçois un ragondin au gagnage près du ruisseau qui passe à 50 mètres de la mare. Je me gare à peine à 15 mètres de la mare, les ragondins habitués aux voitures ne bougent pas. Je me prépare et entame un contournement de la mare quand, de l’autre côté j’aperçois 1 puis 2 ragondins au gagnage. Le premier repéré est un peu plus loin, je vais commencer par ces 2. Je commence à avancer pas à pas vers le plus gros, le plus proche aussi. Je m’arrête à chaque fois qu’il s’arrête de manger, un pas, encore un pas, … le sol est un peu craquant à cause des feuilles mortes.     Je gagne petit à petit du terrain quand, tout à coup, mon ragondin se précipite vers la mare et s’arrête à quelques mètres de l’eau le nez en l’air. Je suis à bon vent et proche des arbustes. Je reste immobile, il jette un regard à son congénère qui n’a pas bronché et s’en retourne manger. Un coup d’œil au premier vu, il est toujours là. Je continue à avancer, encore quelques mètres de gagnés pas à pas. Je me rapproche mais, à nouveau, il se précipite vers l’eau, se bloque un moment nez en l’air puis retourne à son repas. Le premier ragondin est toujours là, je poursuis. Encore quelques mètres et rebelote, il fonce vers l’eau puis se ravise. Il retourne à son repas et me tourne cette fois le dos, j’en profite pour avancer un peu plus vite et parvient à l’approcher à 5 mètres. J’arme, prends la visée et décoche. Il reste foudroyé sur place. Son compère se précipite vers l’eau et s’arrête avant de plonger, il me regarde mais ne comprend pas que son compère ne plonge pas. Il est à 15 mètres environ. Je ne bouge pas, il finit par se glisser tranquillement dans l’eau et, alors que le talus de la berge l’empêche de me voir, je fais quelques pas rapides, arme et alors qu’il s’éloigne calmement de la berge lui décoche ma flèche. Il se débat un peu puis s’immobilise. Le premier ragondin n’a pas bougé. Je récupère ma flèche restée à côté du premier ragondin fléché. Je m’éloigne donc de la mare et commence l’approche. Il me tourne le dos, j’en profite pour avancer assez vite, puis il se remet de travers, je ralentis. Il se tourne à nouveau, j’allonge le pas et me rapproche à 5 mètres. J’arme et décoche alors qu’il me tourne le dos. Le ragondin s’écroule, se redresse, démarre, retombe et arrive avec peine à se mettre à l’eau. J’encoche une nouvelle flèche et court vers le ruisseau alors que mon ragondin rentre péniblement au terrier. Misère, mais non, il ressort et longe la berge, j’arme et décoche mais ma flèche ne le touche qu’avec le tube. Je réencoche alors qu’il a avancé de 2 mètres et qu’il vient de se caler contre la berge. Cette fois ma flèche le cloue sur place. Je pars récupérer mon ragondin sur l’eau et ma flèche puis récupère mon troisième ragondin et mes flèches. Un rapide coup d’œil aux alentours, non cette fois il n’y a plus de ragondins dehors.

Une journée ragondin fructueuse, 31 janvier 2010

Je reprends la voiture pour aller au premier lac de ce matin qui est à 1 km à peine. Arrivé sur place, garé en surplomb à une centaine de mètres du lac, je jette un rapide coup d’œil. 5 ragondins broutent sur la berge d’en face. Je prends mon arc, la canne à pêche et c’est parti.

Je descends doucement mais déjà, à 80 mètres du lac, 2 ragondins reviennent à l’eau, je suis repéré, je presse le pas, les terriers sont en majorité de mon côté, au coin du lac, il me faut arriver avant eux. Quelques colverts décollent du lac et provoquent le plongeon des 5 ragondins.

Je me positionne derrière les arbustes au-dessus des trous. 3 ragondins viennent droit sur moi. Ils arrivent à 10 mètre, j’arme et commence à calculer les fenêtres de tir au travers des branches. Je laisse passer le premier ragondin ce qui met en confiance le plus gros qui vient droit sur moi.

Il est de face à 3 mètres, je décoche et le sèche net. Ma flèche a fait un bruit bizarre en volant, une sorte de vrombissement. Ce bruit a provoqué le plongeon des 2 autres ragondins qui sont rentrés au terrier en mode sous-marin.

Un autre ragondin longe la berge d’en face, je tente de l’intercepter en courant vers lui mais trop tard il rentre dans un terrier. Je récupère flèches et ragondins et pars vers un autre lac que je n’ai pas fait ce matin.

Une journée ragondin fructueuse, 31 janvier 2010

Arrivé sur place, tout est calme, ni canard, ni ragondin, je longe la berge jusqu’au ruisseau d’alimentation puis fais demi-tour. En rentrant, j’aperçois 3 chevreuils en haut du coteau.

Il faut me dépêcher, la nuit arrive de plus en plus vite, je pars pour les berges du Gers à Seissan. Je longe doucement la berge quand j’aperçois un gros ragondin au gagnage, la luminosité sera bientôt trop faible. J’avance doucement, m’arrêtant à chacune de ses pauses et parviens à 10 mètres environ quand il décide de venir droit sur moi. J’arme et le laisse venir mais à environ 6 ou 7 mètres il stoppe. Le vent a tourné, il m’a senti et, avant que je n’aie le temps de décocher, il part en sens inverse pour s’arrêter à 15 mètres prêt à bondir dans l’eau, je décoche ma flèche mais c’est encore ma flèche bruyante (une vanne endommagée vibre en vol). Je n’ai pas fait attention à l’encochage et ce bruit le fait plonger avant que ma flèche ne le touche. Un remous en face près des trous puis plus rien. Il fait bientôt nuit, je rentre. Les poules d’eau s’en donnent à cœur joie.

Une journée ragondin fructueuse, 31 janvier 2010

Alex

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 14:08

Cette nuit, Philippe et Gérald du Vaucluse ont dormi chez moi, nous avons rendez-vous à 7h30 sur la place d’Auterrive avec David et Pierre, membres de l’ASCA32. Il a gelé cette nuit et il ne fait pas chaud se matin.

Nous partons pour le rendez-vous de chasse à Lagardère par des petits chemins perdus. En route, j’aperçois une chevrette à quelques mètres de la route et commence à freiner sentant le coup venir. Effectivement la voilà qui s’élance à quelques mètres de mon pare-choc. Nous arrivons sur place aux alentours de 8h20. Plusieurs voitures de chasseurs sont déjà là.  

Nous nous garons sur le parking de la salle des fêtes et finissons à pied pour rejoindre la salle du rendez-vous de chasse, nous sommes nombreux, 46 chasseurs dont 23 archers, 6 archers du Gard (Archasse 30), 2 du Vaucluse, 1 du Tarn, 1 du Lot, 1 du Tarn et Garonne, et 12 du Gers.

La ventrèche grille à la plancha et un fumet alléchant flotte dans l’air. Après l’inscription sur le carnet de battue, le déjeuner, les consignes de sécurité et le plan de la journée nous sortons pour faire quelques photos de groupe avec un correspondant de la dépêche qui va faire un article sur cette journée.

 Nous faisons trois groupes qui partent chacun avec un chef de ligne. Pour la première traque, nous serons postés autour de l’enceinte et les chasseurs au fusil seront postés plus en retrait en seconde ligne. Je pars avec Philippe et Gérald du Vaucluse et Pierre, David, Gérard, Jean Jacques et Jean Claude de l’ASCA32.

Le chef de ligne m’explique comment nous devons nous poster et je me charge de poster mes archers car je connais bien ce secteur de la traque pour y avoir chassé plusieurs fois. Nous nous postons le long d’un bras mort de cours d’eau, une grosse coulée longe le fourré sur la berge opposée.

Philippe est au premier poste, au niveau de la passerelle qui traverse le bras mort. Il est séparé de Pascal du Lot (ligne d’en face) par une bande boisée étroite où se trouve une vielle palombière.

Gérard occupe le second poste puis je laisse Jean Jacques, Jean Claude, Pierre, David et Gérald avant de me poster avec deux accompagnateurs venus en curieux.

11 teckels sont lâchés dans la traque et lancent presque aussitôt, Les traqueurs donnent de la voix. Un brocard en velours arrive vers Gérald, un peu loin et en alignement d’un traqueur, il le laisse passé. 3 chevreuils arrivent à Philippe mais s’arrêtent derrière un écran de végétation ne permettant pas un tir et faisant regretter à Philippe, qui voulait se poster dans la traque, de m’avoir écouté.

Les trois chevreuils arrivent au niveau de Pascal. Un brocard s’élance et passe en pleine course à 15 mètres de Pascal qui lui décoche une flèche en plein cœur (entrée basse derrière la patte avant et ressortie devant l’épaule opposée). Le sang coule abondamment. Le brocard fait 30 mètres et se couche un instant puis se relève pour aller mourir un peu plus loin au coin du bois que nous chasserons pour la seconde traque.

Une belle bécasse se lève devant moi, sort du bois pour rerentrer au niveau de Pierre. Les chiens mènent toujours par intermittence et me passent régulièrement devant sur la coulée qui longe le bras mort. Quelques coups de feu résonnent. Une seconde bécasse peine à s’envoler à quelques mètres devant moi alors que les chiens sont déjà passés plusieurs fois à son niveau.

Tout à coup, un cri plaintif sur ma droite, je pense d’abord à un chien bousculé par un sanglier et me prépare mais plus rien pendant un instant de calme avant que les ronces ne se mettent à craquer. J’arme mon arc mais n’aperçois le renard fuyant qu’à la sortie du roncier, lancé à toute allure, au milieu des buissons.

Impossible de tirer, je désarme, le traqueur lance « qu’est ce que c’est ?», je réponds « renard » et Gérald que j’avais oublié tellement son camouflage était bon nous cri « il a pris une flèche en plein cœur ». Je comprends mieux se gémissement et suis confiant, nous allons le retrouver rapidement.

Le traqueur arrive avec les chiens qui se désintéressent complètement du renard. Malgré mes explications sur la trajectoire de l’animal, il ne trouve pas de sang. Le calme revient peu à peu.

Puis sonne la fin de traque, je tente de retrouver le renard. Gérald resté à son poste me guide avant de me rejoindre mais nous ne trouvons ni sang ni flèche ni renard. Il est temps d’aller faire la seconde traque, nous reviendrons plus tard.

Nous reprenons les voitures mais en route on nous dit qu’il nous faut revenir en arrière pour aller nous reposter en bas du second bois. Je connais les lieux et pars poster les archers en vitesse car je crains que la traque ne commence sans nous.

Effectivement Philippe aura juste le temps de se poster qu’une chevrette lui arrive dessus. Il a le temps de lui décocher une flèche qui passe juste dessous. Je me poste tranquillement dans le bois, derrière un gros chêne, au milieu du fragon et des arbres couchés par la tempête de l’hiver dernier.

J’entant un cri de joie, un archer à certainement fléché. Les traqueurs et les chiens donnent maintenant de la voix. Un gros écureuil vient vers moi, il s’arrête, à moins de 2 mètres sur un tas de branches alors que j’essaie d’attraper mon appareil photo. Trop tard, il grimpe le long d’un tronc en tournant autour de l’arbre pour m’observer puis s’éloigne en passant au-dessus de mois à quelques mètres.

Un coup de feu retentit, Les chiens et les traqueurs se rapprochent. Tout à coup, des craquements à environ 30 mètres dans le sale. Je me prépare mais aperçois la veste fluo de Philippe qui tente de se frayer un passage avant de se percher en hauteur. Je siffle pour lui indiquer ma position.

Les teckels arrivent, ils ne dépassent pas du fragon et sont juste trahis par de petits mouvements de la végétation. Un traqueur attise les chiens qui finissent par lancer juste à côté de Philippe qui annonce « lièvre ». Les traqueurs arrêtent les chiens. Fin de traque, les trois coups retentissent.

Nous repartons chercher le renard, cette fois Gérald retrouve un morceau de sa flèche (côté empennage) en bois restée en travers du renard après le tir, pas de sang dessus. Nous cherchons un moment sans succès avant de partir nous poster pour la troisième traque.

Nous allons chasser une sapinière, je pars me poster. Je rentre par une grosse coulée dans un bosquet d’épines noires en bordure de la sapinière quand une grosse bécasse décolle devant moi. Une grosse coulée longe la bordure des épines noires et rentre dans la sapinière en franchissant un talus.

Je me poste en haut de ce talus sur cette coulée. Les chiens donnent tout de suite de la voix. Rapidement la menée vient droit sur moi, plusieurs teckels me passent devant les pieds sans me voir et foncent en donnant au milieu de la sapinière. Puis arrivent les traqueurs, les chiens pousseraient des lapins. Ils rentrent dans les sapins puis sonnent rapidement la fin de traque qui n’aura rien donné.

Nous retournons chercher le renard mais nos recherches restent vaines. Nous en sommes pour de belles écorchures, des piquants plantés un peu partout et un goût amer, celui de la perte d’un animal pourtant bien fléché.

Nous rentrons pour le repas qui nous attend : garbure, sanglier à la broche et flambé à l’armagnac, endives et flanc aux œufs. Les archers venus de loin nous quittent après une photo de groupe.

Vers 17 heures, nous sortons de table après un petit discours du président de la chasse. Un grand merci à la société de chasse de Justian Roques Lagardère pour cet accueil extraordinaire, merci au cuistot pour ce sanglier succulent, merci au cuisinières et serveuses, merci à monsieur le maire de Lagardère pour nous avoir mis à disposition sa salle des fêtes.

2 chevreuils ont été fléchés et retrouvés, le renard sera retrouvé plusieurs mois plus tard par les chasseurs de la société de chasse à 50 mètres environ de l'endroit du tir dans une haie qui relie le premier au second bois que nous avons chassé. 

Battue du 20 décembre 2009 avec l'ASCA32

Alex

 

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 19:46
Première flèche sur un sanglier en battue, 19 décembre 2009

Le chef de ligne nous poste dans un bosquet d’épines noires assez touffu, situé en bordure d’une friche. Gérald prend le premier poste, Philippe le second, puis viennent les tours de Dédé et Nicolas (son fils), Gérard, Nicolas et Rémy qui vient de prendre le dernier poste du bosquet.

Le chef de ligne nous fait sortir dans le pré pour éviter de passer au travers de l’épais. Il compte nous poster à découvert. Il me montre un poste à la sortie d’une grosse coulée, je décide de le prendre mais, après avoir demandé l’autorisation, en rentrant dans le bois par cette coulée à quelques mètres à l’intérieur.

Une grosse coulée très marquée, longe la bordure du bois et je suis posté au ras de cette dernière. Je casse quelques branches pour avoir de bons angles de tir mais je ne pourrai pas tiré à plus de 5 mètres dans de bonnes conditions.

L’attente commence, une première menée passe devant moi, au milieu des épines noires, sans que j’aperçoive le gibier et les chiens qui ne sont pourtant pas passés bien loin. La menée part vers mes collègues archers.

Le temps passe quand une seconde menée arrive dans le sens inverse mais plus en avant. Je me rends compte que je n’ai même pas eu la présence d’esprit d’aller voir un peu plus loin si un poste plus favorable ne serait pas possible. Je me décale vers ma gauche en me faufilant au travers des arbustes, ronces et autres épines et aboutis sur une zone plus dégagée. Les chiens mènent toujours.

Première flèche sur un sanglier en battue, 19 décembre 2009

J’ai vue sur un passage entre les épines et le bois à proprement dit. J’aménage brièvement mon poste quand alors que la menée semble se rapprocher, un mouvement attire mon regard sur la gauche. Un magnifique ragot d’environ 70 kg arrive droit sur moi, le soleil qui perce la végétation abondante éclaire cet animal au galop.

 

J’arme mon arc, et cherche rapidement une trouée pour pouvoir décocher ma flèche. Le sanglier gueule ouverte passe à 3 mètres devant moi. Je le suis avec mon viseur, le devance, me positionne dans la trouée et lui décoche une flèche qui passe au ras sous son poitrail et derrière sa patte avant. Ma flèche a heurté une brindille qui vient en déviant ma flèche de me faire rater ma plus belle occasion en battue.

Je n’ai jamais rien fléché en battue et ce ne sera pas aujourd’hui que ça commencera. L’animal poursuit sa route à la même allure, passe pile à mon premier poste, et part vers Rémy, je veux lui crier « à toi » mais préfère laisser faire la chance et éviter d’affoler le sanglier qui ne m’a pas compris et qui ne s’est pas rendu compte de la distance qui l’a séparé de la mort. Deux coups de fusil ont retenti, c’est notre chef de ligne qui a blessé un très gros sanglier.

 

Je récupère ma flèche, la chasse continue, une ferraillée terrible retentit, un petit sanglier de 40 kg en fera les frais.

 

Le calme revient pendant un moment, sur ma droite un craquement, je tourne la tête et me prépare mais c’est un bel écureuil. Il saute de branche en branche et arrive à 2 mètres de moi. Se rendant compte que cet arbre bouge un peu trop pour être honnête, il pousse quelques cris menaçant et s’éloigne.

Première flèche sur un sanglier en battue, 19 décembre 2009

Le temps passe et ma concentration diminue. Erreur, un bruit de pas vient vers moi. Le temps d’accrocher mon décocheur et de lever les yeux j’aperçois un animal roux qui vent de stopper dans les épine noire à environ 8 mètres. J’essaie de me tourner doucement en armant mais mon pied casse une brindille et l’animal fait volte face pour disparaître en un éclair. Je pense d’abord à une bête rousse mais c’était en fait un renard.

 

Une nouvelle menée passera plus loin dans la battue avant de sortir de la traque, 3 postés au fusil ayant déserté leur poste, les sangliers sont partis entraînant les chiens à leur suite.

 

Les trois coups de fin de battue résonnent. Sur le retour tous les archers se racontent leur chasse, tout le monde a vu. Une belle matinée de chasse. Un grand merci à la société de chasse de Lagraulet du Gers pour son accueil.

 

Alex 

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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