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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 19:46
Première flèche sur un sanglier en battue, 19 décembre 2009

Le chef de ligne nous poste dans un bosquet d’épines noires assez touffu, situé en bordure d’une friche. Gérald prend le premier poste, Philippe le second, puis viennent les tours de Dédé et Nicolas (son fils), Gérard, Nicolas et Rémy qui vient de prendre le dernier poste du bosquet.

Le chef de ligne nous fait sortir dans le pré pour éviter de passer au travers de l’épais. Il compte nous poster à découvert. Il me montre un poste à la sortie d’une grosse coulée, je décide de le prendre mais, après avoir demandé l’autorisation, en rentrant dans le bois par cette coulée à quelques mètres à l’intérieur.

Une grosse coulée très marquée, longe la bordure du bois et je suis posté au ras de cette dernière. Je casse quelques branches pour avoir de bons angles de tir mais je ne pourrai pas tiré à plus de 5 mètres dans de bonnes conditions.

L’attente commence, une première menée passe devant moi, au milieu des épines noires, sans que j’aperçoive le gibier et les chiens qui ne sont pourtant pas passés bien loin. La menée part vers mes collègues archers.

Le temps passe quand une seconde menée arrive dans le sens inverse mais plus en avant. Je me rends compte que je n’ai même pas eu la présence d’esprit d’aller voir un peu plus loin si un poste plus favorable ne serait pas possible. Je me décale vers ma gauche en me faufilant au travers des arbustes, ronces et autres épines et aboutis sur une zone plus dégagée. Les chiens mènent toujours.

Première flèche sur un sanglier en battue, 19 décembre 2009

J’ai vue sur un passage entre les épines et le bois à proprement dit. J’aménage brièvement mon poste quand alors que la menée semble se rapprocher, un mouvement attire mon regard sur la gauche. Un magnifique ragot d’environ 70 kg arrive droit sur moi, le soleil qui perce la végétation abondante éclaire cet animal au galop.

 

J’arme mon arc, et cherche rapidement une trouée pour pouvoir décocher ma flèche. Le sanglier gueule ouverte passe à 3 mètres devant moi. Je le suis avec mon viseur, le devance, me positionne dans la trouée et lui décoche une flèche qui passe au ras sous son poitrail et derrière sa patte avant. Ma flèche a heurté une brindille qui vient en déviant ma flèche de me faire rater ma plus belle occasion en battue.

Je n’ai jamais rien fléché en battue et ce ne sera pas aujourd’hui que ça commencera. L’animal poursuit sa route à la même allure, passe pile à mon premier poste, et part vers Rémy, je veux lui crier « à toi » mais préfère laisser faire la chance et éviter d’affoler le sanglier qui ne m’a pas compris et qui ne s’est pas rendu compte de la distance qui l’a séparé de la mort. Deux coups de fusil ont retenti, c’est notre chef de ligne qui a blessé un très gros sanglier.

 

Je récupère ma flèche, la chasse continue, une ferraillée terrible retentit, un petit sanglier de 40 kg en fera les frais.

 

Le calme revient pendant un moment, sur ma droite un craquement, je tourne la tête et me prépare mais c’est un bel écureuil. Il saute de branche en branche et arrive à 2 mètres de moi. Se rendant compte que cet arbre bouge un peu trop pour être honnête, il pousse quelques cris menaçant et s’éloigne.

Première flèche sur un sanglier en battue, 19 décembre 2009

Le temps passe et ma concentration diminue. Erreur, un bruit de pas vient vers moi. Le temps d’accrocher mon décocheur et de lever les yeux j’aperçois un animal roux qui vent de stopper dans les épine noire à environ 8 mètres. J’essaie de me tourner doucement en armant mais mon pied casse une brindille et l’animal fait volte face pour disparaître en un éclair. Je pense d’abord à une bête rousse mais c’était en fait un renard.

 

Une nouvelle menée passera plus loin dans la battue avant de sortir de la traque, 3 postés au fusil ayant déserté leur poste, les sangliers sont partis entraînant les chiens à leur suite.

 

Les trois coups de fin de battue résonnent. Sur le retour tous les archers se racontent leur chasse, tout le monde a vu. Une belle matinée de chasse. Un grand merci à la société de chasse de Lagraulet du Gers pour son accueil.

 

Alex 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 18:34

Ce soir, après avoir posté Laurent et Patrick qui sont venus chasser pour 3 jours, je pars me poster là où j'ai fléché cette année mon brocard à fleur de lys. Le temps passe, rien ne bouge à part les petits oiseaux et les rongeurs qui animent les alentours de mon affût, il faut dire que hier Patrick a fléché une chevrette pas très loin de ce poste.

Deuxième lièvre de ma vie d'archer, 12 octobre 2009

La luminosité baisse maintenant assez rapidement. Je décide de terminer la soirée au coin du maïs un peu plus loin. Je longe un moment la bande enherbée et en arrivant au coin du maïs, j'aperçois une boule grise au bord de la culture, à 60 mètres environ, sur le champ travaillé, un chat ?

Je n'arrive pas à savoir ce que c'est. Je tente un petit cri de souris en appuyant mon doit contre mes lèvres. A ma grande surprise, un lièvre sort du maïs à environ 7 mètres et s'arrête à l’écoute. Sans trop y croire, j'accroche doucement mon décocheur, monte mon arc, arme doucement.

Il est toujours là, il n'a pas bougé. Il fera bientôt nuit et je ne veux pas risquer de le perdre pour nourrir les renards. Je vise la tête, ce sera manqué ou tué. Ma flèche part et se fiche en terre à la verticale alors que mon lièvre vient de faire un petit bon sur place et de retomber lourdement sur le sol.

Il bat un court instant des pattes arrière alors que ma boule grise se déploie et file en suivant la bordure du champ. C'était un autre lièvre.

Deuxième lièvre de ma vie d'archer, 12 octobre 2009

Alex

Atteinte :

Deuxième lièvre de ma vie d'archer, 12 octobre 2009

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 19:46

Cette année, grâce à mon ami Patrick, j’ai l’opportunité d’exaucer un rêve, celui de pouvoir chasser le cerf à l’arc. Je n’ai jamais prélevé de grande patte et pouvoir réaliser ce prélèvement à l’arc et dans un cadre aussi beau que les montagnes pyrénéennes quoi de plus magique.

Après en avoir discuté avec Patrick, je décide, sur ses conseils, de poser une semaine de congés entre le 28 septembre et le 4 octobre, c’est normalement la meilleure période de brame. J’ai un bracelet C1, je ne peux donc tirer qu’un cerf possédant moins de 10 cors, Patrick lui a un bracelet biche et un chevreuil.

La chasse n’ouvre que le 20 septembre en montagne et je compte les jours. Dimanche matin, je pars faire un premier repérage en haute montagne. Arrivé sur place vers 7h30, au bout du chemin de la Soule qui passe devant chez Patrick, il me faut attendre 8 heures, heure de l’ouverture pour me mettre en chasse.

Un brame puissant retentit, je m’approche doucement sur le chemin de terre qui mène à la dernière maison du chemin. Je reste caché derrière une haie de buis qui borde un sentier qui descend parallèlement à la bordure du bois. Un beau cerf brame au milieu du pré. Il me repère rapidement malgré mon camouflage et le peu de luminosité puis s’enfonce dans les bois, suivi d’une biche.

A 8 heures, je commence mon ascension et me dirige au son du brame vers un trio de cerfs se défiant au pied de la falaise tout en haut de la montagne. En rentrant dans une zone de buis, je dérange un beau brocard qui se défile tranquillement, marquant plusieurs arrêts. Continuant ma progression, en longeant la falaise, calculant chaque pas, j’arrive à m’approcher à 25 mètres de l’un des cerfs mais il me voit juste au moment où je l’aperçois et détale dans la pente dans un grand fracas.

Le silence s’installe avec le départ des animaux que je viens d’effaroucher.  Je reprends ma progression lente, 80 mètres en dessous de la falaise. Plus tard, un bruit de pas dans les feuilles mortes qui jonchent le sous-bois de hêtre, 3 biches suivies d’un grand cerf passent 40 mètres plus haut. La petite harde avance d’un pas régulier et serin, marquant ponctuellement un petit arrêt pour écouter.

Tout à coup, quelque chose semble leur faire peur et les fait brusquement changer de direction. Les animaux remontent vers la falaise, quelques secondes après, 3 coups de feu retentissent un peu plus haut et me font sursauter, je suis au milieu d’une battue. Un sanglier vient d’être abattu, c’est lui qui a fait peur aux biches. Je décide de redescendre.

Le lundi 21, ne travaillant pas ce jour-là, je décide d’aller faire un tour à la chasse. J’arrive le matin au lever du jour et remonte le chemin de la Soule comme la veille. Il ne fait pas encore tout à fait jour, j’en profite pour traverser les prés et arriver contre le bois pour écouter d’éventuels brames. Il semble qu’il n’y ait pas une grande activité ce matin.

Je commence mon ascension alors que la luminosité s’intensifie. J’avance à pas lent, faisant régulièrement des haltes pour observer et écouter mais rien, pas de cerf. Arrivé sous la falaise, au « Pas des cerfs », je fais une pose. Tout à coup, des craquements qui se rapprochent en contrebas, c’est un beau brocard. Il s’arrête à une quinzaine de mètres, tourne la tête vers moi puis s’éloigne tranquillement, marquant une brève halte avant de passer la crête et de disparaître de l’autre côté. Ce sera la seule rencontre de la matinée. 

L’après-midi, je pars en approche sur les pistes sous la maison de Patrick qui habite à flanc de montagne dans une jolie petite grange qu’il a restaurée de ses mains, il a fait du super boulot avec sa mini pelle. Son bois est parcouru de pistes idéales pour approcher sans bruit.

Pas d'animaux, je traverse le chemin et pars pour une approche en montagne. Je prends une piste de terre qui mène à une résidence secondaire perdue au milieu des bois, puis grimpe derrière cette dernière vers la crête rocheuse un peu plus haut pour tenter une approche en la longeant.

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

J’avance pas à pas, la pluie de ces derniers jours atténue les craquements, le sol est jonché de feuilles mortes, de brindilles et par endroit de pierres. Arrivé sur la crête, une impression bizarre, on m'observe. Je tourne la tête, à 20 mètres sur ma droite un petit daguet à peine coiffé m'observe au travers des buis.

Nous restons tous les deux immobiles dans cette posture d'observation, les secondes s'écoulent. Il fait mine de partir, je me cale contre un chêne mais il revient immédiatement jeter un coup d'œil. N'arrivant pas à m'éventer, ni à m'identifier, il s'éloignera tranquillement dans la pente.

Je monte d'une trentaine de mètres en m'arrêtant régulièrement, puis me cale dans une zone claire au milieu de chênes et en dessous d'une zone de buis. Tout à coup, du bruit se fait entendre, j'attends sans bouger, puis cela recommence un moment plus tard, puis plus rien. J'ai du mal à croire qu'il s'agisse d'un cerf. Je décide de me remettre en marche, je fais deux ou trois pas quand un six cors sort des buis à quinze mètres, plein travers puis descend droit sur moi.

Il baisse la tête puis la redresse et avance un peu. Il est à douze mètres de face. Je ne bouge pas, il se tourne plein travers et commence à donner des coups de bois dans les buis. J'arme mon arc mais un chêne de 20 centimètres de diamètre est juste sur la zone vitale et un autre moins large sur la basse de l'encolure. J'ai juste une mini fenêtre de 20 centimètres, entre les deux arbres, pile en face de l'épaule, pour tirer, c'est trop risqué, j'attends qu'il se déplace.

Tous à coup, un gros daguet encore en velours, avec des dagues en lyre de 30 à 40 centimètres, surgit des buis à 5 ou 6 mètres de moi alors que je tente de rester caché derrière un gros chêne. Il m'a vu, il reste un moment sans bouger puis détale dans la pente en grognant. Le cerf le regarde puis se remet à frapper les buis.

Toujours pas d'occasion de tir quand, dans les buis, à nouveau du bruit, 2 biches m'observent au travers des branchages puis donnent l'alerte et détalent en montant alors que le daguet revient vers le groupe, 35 mètres plus haut. Les biches, au nombre de 3, le rejoignent.

Mon cerf se tourne vers elles et part de "cul", caché derrière le chêne qui me masquait la zone vitale. Il monte tranquillement, il n'a rien compris. Tout ce petit monde disparaît dans la pente. Plus de bruit, je commence à monter un peu quand la petite harde revient sur ses pas à environ 40 mètres plus haut puis fait demi-tour dans un gros fracas et disparaît définitivement.

La semaine de boulot, bien que courte me parait interminable. Vendredi soir vers 22h00, j’arrive à Sarrancolin chez mon ami Patrick. En montant la côte du chemin de la Soule qui arrive chez lui, j'ai vu dans les phares un beau cerf (12 ou 14 cors) avec quelques biches, il est trop gros pour mon bracelet. Un peu plus loin j'ai poussé sur 100 mètres un jeune 6 sur la route qui a fini par escalader le talus abrupt et disparaître dans le bois. Puis, un blaireau courant sur la route dans les phares et 2 autres chez Patrick affairés à chercher leur nourriture dans le pré.

Toute la montagne était animée par le brame de plusieurs cerfs. J'ai dormi bercé par cette musique dans sa cabane en bois sur pilotis posée à flanc de montagne devant l'habitation de Patrick.

Samedi matin, je suis parti à la pointe du jour mais je n'ai vu qu'un chevreuil et un petit cerf que j'ai levé en rentrant. Pas de brame de la matinée. Le soir j'ai tenté de me poster sans résultat, les cerfs se sont mis a bramer à la nuit noire et je n'ai rien vu.

Dimanche matin, je suis parti jusqu'en haut de la montagne en suivant les cerfs au son de leur brame sans jamais pouvoir les voir ni les approcher.

Le soir, je suis allé me poster où les cerfs bramaient la veille au soir mais je me suis vite ennuyé malgré la présence d’un bel écureuil presque noir qui animait le sous-bois de ses joutes acrobatiques. J'ai donc bougé 2 ou 3 fois pour de brefs affûts, puis me suis mis à descendre le flanc de la montagne à pas lent.

Le sol est très bruyant (feuilles, pierres qui roulent et brindilles), arrivé presque en bas, un bruit de bois cassé à 20 ou 30 mètres en dessous de moi, je marque un temps d'arrêt, plus rien, je recommence à descendre doucement mais le bruit reprend, c'est un cerf qui vient se planter à moins de 20 mètres, caché par les buis, et qui se met à grogner sur moi, plusieurs grondements sourds et puissants qui vous rappellent de suite que vous n’avez qu’un arc et des flèches dans les mains.

Je suis à mauvais vent et je grogne 2 fois à mon tour en tentant de l’imiter. Le cerf se débine en remontant dans les buis. Je termine ma descente, de nouveau des bruits de bois cassé sur le versant d'en face puis plus rien. Arrivé en bas, j'amorce un contournement par le bas quand j'aperçois une biche sur le versant d'en face à environ 80 mètres au milieu du pré, elle me regarde un moment puis retourne à couvert.

Je me place à bon vent et passe par une grosse coulée pour remonter vers le cerf qui se met à bramer en réponse à ses congénères situés de l'autre côté du village. J'arrive à m'approcher à environ 25 mètres de lui. Je suis à bon vent mais la végétation est trop dense et je ne peux plus avancer en silence. Je me cale au bord d'une zone dégagée mais la nuit est presque là et mon cerf reste sur sa position en bramant. Je rentre.

Lundi matin, à la nuit, je suis parti chasser le même coin que la veille au soir, j'ai pu approcher un cerf par en bas à 40 mètres mais le découvert et le sol bruyant ne m'ont pas permis d'avancer plus, j’ai donc profité un moment du spectacle, le regardant évoluer, brouter une feuille par-ci une touffe d’herbe par-là, pousser un brame puis, avançant à petits pas, il a passé la crête.

Je l'ai suivi un moment après. Les biches, que je n'avais pas vues, ont donné l'alerte et ont fui en passant la crête un peu plus haut que le cerf. En progressant à pas lents et calculés, Je réussis à rapprocher mon cerf. Au détour d’un gros buis, je me retrouve à 20 mètres de lui, il m’observe, c’est le 6 cors de l’autre jour.

Le soleil qui perce au milieu des arbres éclaire ces bois qui brillent d’un bel éclat. Il est sur l’œil, de plus, une grosse branche en travers, à hauteur d’arc, m'empêche de tenter un tir. Il finit par partir avec sa harde. Je rentre chez Patrick.

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

Vers 11h30, nous partons en montagne.

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

Nous partons des pâtures pour nous enfoncer en forêt par un tout petit sentier. En chemin nous entendons bramer un cerf en bas de la montagne,

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

il est en dehors de notre territoire de chasse. Les paysages sont magnifiques,

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

arrivés en crête

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

où paissent des brebis, nous apercevons en contrebas, un cerf poursuivant deux biches.

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

Je redescends et tente de le suivre, mais trop de feuilles sèches, trop de bois mort, je dois abandonner et je redescends vers mon coin du matin. Posté sur une souille, il se met à pleuvoir, j'en profite pour partir à l'approche et je me fais encore surprendre par mon cerf du matin qui était déjà en bas alors que le cherchais en haut. Patrick verra beaucoup d’animaux (cerfs, biches, daguets, chevreuils) en suivant la crête puis en redescendant.

Mardi matin, départ à la nuit, un bruit sur le bord de le route, j'allume ma frontale, une martre fuit, ses yeux luisent dans la lumière comme deux pierres précieuses puis un gros fracas et un blaireau me fonce dessus, tourne autour de moi et rentre dans une buse de collecte du pluvial qui passe sous la route. Le vent souffle très fort ce matin.

En logeant la crête, au milieu des buis et des chênes, j'aperçois un magnifique renard au pelage très fourni, il passe à 5 ou 6 mètres, j'arme mon arc, la flèche se désencoche et tombe. Le renard passe à mauvais vent et s'enfuit. Un peu plus loin, j'approche un cerf à 20 mètres sans le voir et il s'enfuit. Je ne verrai qu'une biche et un daguet.

L’après-midi, nous partons chasser un nouveau secteur. Nous garons la voiture au pied de la montagne et commençons notre ascension au milieu des vaches. Le chemin longe, par en dessous, une grande étendue de fougères et de genets qui finit par s’étendre des deux côtés du sentier un peu plus haut. Nous arrivons à un plat, un zone d’herbe au milieu des genets et des fougères, je décide de rester là, Patrick poursuit son chemin.

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

Des traces de biches et de cerfs ont marqué le sol, j’ai bon espoir. Je m’allonge à plat ventre sous un gros hêtre et commence mon attente, les oreilles grandes ouvertes. Un geai vient se poser au-dessus de moi avant de repartir en poussant ses cris d’alerte si caractéristiques. Les minutes passent, tout à coup, un bruit étrange me parvient du chemin par lequel nous sommes arrivés, un couple de randonneurs arrive en parlant. Puis s’éloigne, par une piste qui continue sans me voir, au milieu des genêts.

Au même moment, Patrick m’appelle, il est revenu sur ses pas, un cerf grogne et brame juste au-dessus de la piste forestière où il s’était arrêté. Je le suis mais arrivé sur place plus rien, pas de bruit. J’attends un instant puis retourne à mon poste.

Je m’avance sur la piste prise par les randonneurs pour voir où elle mène. Sur le retour, un brame puisant retentit entre ma position et celle de Patrick. Je pars en direction du son, le chemin passe sous une voûte sombre de hêtres bas puis aboutit sur une pâture où des chevaux broutent paisiblement et où poussent par paquets des fougères et des genêts.

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

Je suis encore dans l’ombre quand j’aperçois une biche qui sort des genets sur la gauche de la piste en broutant. Je me serre contre la végétation puis avance à pas lents et le plus silencieusement possible mais arrivé à 50 mètres environ de la biche, un véhicule montant grand train sur la piste en contrebas effraye les animaux et j’aperçois un magnifique 9 pointes qui traverse le chemin et entre dans une touffe de genets.

Je ne vois que sa tête et ses bois magnifiques. Inquiet, il tourne la tête de tous les côtés. Je tente une approche mais 3 biches le précèdent et donnent l’alerte au milieu des genêts. Tout ce petit monde démarre et entre dans le bois tout proche. J’en profite pour faire une approche rapide et me coller au bois.

Le cerf pousse les biches tête baissée puis finit par monter vers le haut du bois où il recommence à bramer. Je tente de lui répondre. Un pas se fait entendre dans les feuilles mortes, un second cerf descend pour s’arrêter en bordure du bois, au ras de la piste destinée au véhicule. Il s’arrête un moment, il est à 80 mètres environ et regarde vers moi, je ne peux rien faire c'est un beau 8 cors. Il finit par traverser la piste et se met à bramer en contrebas, d’autres cerfs lui répondent plus bas. Je tente à nouveau d’imiter le brame. Un groupe de 4 ou 5 biches sort du bois un peu plus haut puis détale dans un gros fracas pour retourner d’où il vient. Je suis sous le vent. Je me rapproche du 8 cors et l’observe, il n’est plus chassable, il est de l’autre côté de la limite du territoire de chasse.

Mercredi matin, Je pars à la nuit prospecter le coin que je chasse tous les matins.

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

En progressant lentement et en faisant de petites pauses pour écouter. Arrivé près de l’endroit où j’ai failli flécher le renard mardi matin, je fais une pause pour écouter quand un bruit m’interpelle sur ma gauche. Un cerf, 8 cors, monte sur moi, il s’arrête au milieu des buis ne laissant apparaître que ses bois. J’arme mon arc, il est à 4 mètres.

Mon cœur s’affole mais le vent tourne et il fait demi-tour pour disparaître dans la pente. Arrivé en bas, un renard avec le bout de la queue bien blanc traverse le pré devant moi à une quarantaine de mètres et rentre dans les buis. Quelques bruissement furtifs puis plus rien, je tente sans succès de le faire revenir en imitant la souris. 

L’après-midi, nous repartons pour le coin de la veille. Patrick monte par le même chemin, je passe par le ruisseau qui descend du pré où j’ai vu le 9 cors. Rapidement, un brame se fait entendre sur le flanc gauche. Je monte à sa rencontre. Une approche lente, aidée par une petite pluie me rapproche petit à petit du cerf.

Un brame à 30 mètres environ, je me dirige vers lui doucement puis m’arrête pour écouter. Le silence un instant puis un autre brame à 100 mètres, il a été rapide, je ne l’ai pas entendu se déplacer. Je presse un peu l’allure pour le rattraper mais ce n’était pas mon cerf. Un grand fracas dans les buis à côté de moi, plusieurs animaux s’enfuient.

Je tente donc d’approcher le second cerf sans succès puis arrive sur une grande piste forestière taillée à flanc de montagne. Un brame retentit, ça vient de la pâture où j’ai vu le 9 cors hier. Je me dirige le plus rapidement possible vers cet endroit et aperçois le cerf d’hier couché au milieu des genets et des fougères.

Il brame, les chevaux lui passent à côté sans que cela semble le déranger. Il me faut traverser une grande zone de découvert pour l’approcher. Je me sers un moment du relief pour cacher ma progression puis tente une approche, voûté dans le fossé au bord de la piste destinée aux véhicules. Je suis repéré, Il brame un grand coup puis se lève et se met à pousser des grondements menaçants.

Je tente de poursuivre mon approche alors que les chevaux apeurés s’enfuient. Il part et entre dans les genets d’où il sortait hier. Je le laisse disparaître et me rapproche. J’entre dans la végétation par le même passage que lui et réussi à l’approcher à une trentaine de mètres, caché derrière un houx, mais je ne peux faire un pas sans que les ronces crissent et il finit par plonger dans la pente et disparaître.

Je progresse un moment dans les genets et entend Patrick qui était posté là. Il a entendu le cerf mais ne l’a pas vu. Je repars vers la piste à flanc de montagne. Un gros craquement au bord du chemin et un gros cerf me traverse à 30 mètres pour descendre vers le ruisseau. Au bout d’un moment, je retourne vers la pâture et m’assieds sur une grosse pierre pour écouter.

Tout à coup, attiré par une impression bizarre, je tourne la tête vers ma droite et aperçois un petit cerf qui me regarde en plein découvert. La scène va durer un long moment avant qu’il ne disparaisse.

Jeudi matin, n’ayant rien vu ni entendu lors de ma progression au milieu des buis, je redescends dans la petite langue de pré qui sépare les deux versants pour aller inspecter une souille qui semble fréquentée. Arrivé au niveau de la souille, les traces ne semblent pas de la nuit.    

Un buis se met à bouger en bas du bois sur ma droite. Le vent qui souffle ce matin vient de se calmer, je regarde fixement dans cette direction quand une tête de biche surgit de derrière l’arbuste. Elle me regarde un moment puis s’enfuit, entraînant avec elle un beau cerf que je n’avais pas vu. 

L’après-midi, nous retournons sur le secteur des soirs précédents. Patrick me monte en voiture au bout du chemin de la Soule et part se garer au bas de la montagne, comme d’habitude. Nous nous retrouverons à la place de brame du 9 cors.

Patrick décide de se poster au pied d’un grand frêne, sur le passage de la plupart des animaux que j’ai pu observer sur le secteur. Je progresse lentement sur un petit sentier à flanc de montagne. Les feuilles sèches et les pierres sont un peu bruyantes. J’arrive à un grand enclos clôturé à 2 mètres. Je passe sous le grillage et m’arrête un instant pour soulager une petite envie pressante quand un animal se lève sur le talus à quelques mètres de moi. C’est une chevrette, elle monte puis longe le grillage avant de redescendre hors de ma vue.

Je traverse le parc et aboutit sur la piste à flanc de montagne que je connais déjà. J’avance doucement quand, dans le virage, j’aperçois l’arrière train d’un grand cervidé, ça ne semble pas être un cerf mais il n’est peut-être pas loin. J’avance doucement, plaqué à la paroi rocheuse alors que l’animal broute en avançant tranquillement.

C’est une bichette, elle est de "cul", je m'approche lentement à 20 mètres. Elle se tourne plein travers et se positionne au milieu de la piste. Je reste immobile mais je suis à découvert, elle finit par me voir et reste figée. Un mouvement saccadé secoue un arbuste dans la pente au-dessous de la piste, certainement le cerf.    

Que faire ? Je reste sans bouger mais elle finit par donner l’alerte et se précipite dans la pente entraînant toute la harde avec elle, accompagnée d’un éboulis de pierres et de bois cassés. Les animaux s’arrêtent, je m’approche silencieusement du bord de la piste espérant voir le cerf mais seules 3 biches sont visibles à environs 50 mètres plus bas et la plus grosse pousse des cris d’alerte. J’abandonne et poursuis mon chemin.

Au son du brame, j’approche deux cerfs sans pouvoir les voir et les entends se débiner. Je fais des allers-retours entre la place de brame où pâturent les chevaux et la piste à flanc de montagne quand, tout à coup, alors que je retourne vers la piste, j’aperçois à 35 ou 40 mètres les bois d’un 8 cors qui dépassent des fougères au bord du bois.

Je me fige et me baisse, je ne vois pas le corps de l’animal et ne peux rien tenter. J’arme mon arc espérant qu’il va se déplacer un peu. L’attente semble longue, je désarme. Il bouge un peu, je réarme, il avance dans une trouée et je décoche alors qu’il marque un temps d’arrêt, j’ai trop compensé et il démarre à la décoche.

Ma flèche passe largement au-dessus. Il rentre au bois en poussant deux cris d’alerte et en cassant tout sur son passage. Les cerfs brament au loin mais le secteur est calme. Je retrouve Patrick qui en profite pour se moquer un peu de moi. Il savait que le cerf était là, il l’avait entendu bramer plusieurs fois.

Le temps passe et toujours rien, nous décidons d’aller prospecter la bordure d’un bois en revenant vers la voiture quand non loin du hêtre où je m’étais posté mardi, un brame retentit. Nous nous séparons, je rentre doucement dans les genets alors que le cerf brame furieusement et semble tout arracher sur son passage.    

J’avance un peu et aperçois ses bois magnifiques dépassant des fougères au ras du bois à environs 50 mètres. J’avance encore un peu et me cale derrière deux houx. Patrick, sur ma droite commence à faire des grognements avec un appeau que j’ai acheté cette année mais qui ne semblait pas marcher. Le cerf se rapproche et vient se planter à moins de 15 mètres de moi juste après avoir fait voler les fougères et les genets d’un coup de tête rageur.

Il est immobile, là, ¾ face, majestueux. Patrick qui est passé derrière un houx poursuit ses appels avec l’appeau. Le cerf l’observe mais ne me voit pas. L’instant est magique, si près et ne pas pouvoir lâcher une flèche, c’est un magnifique 14 cors aux bois noir et aux pointes bien blanches.

Patrick, ayant peur que je craque, secoue le houx ce qui finit par faire s’en retourner le roi de la forêt dans un petit trop qui le conduit au fond des bois. Nous rentrons la tête pleine de ces images splendides. Demain est mon dernier jour de chasse de la semaine, je dois rentrer ce weekend.

Vendredi matin, comme à mon habitude, je pars à la nuit pour arriver au lever du jour et commencer une approche. La montagne résonne du brame de nombreux cerfs. Ce matin, je décide d’attaquer au ras du village et de remonter ensuite le long de la crête rocheuse, à l’inverse des jours précédents.

Un cerf brame dans le pré vers où je me dirige. Je ne peux pas encore le voir et tente de ne pas faire de bruit en marchant sur la route. Arrivé en bas, je me cale derrière un gros buisson et attends le lever du jour. La luminosité étant maintenant suffisante, j’attaque mon approche, le secteur semble vide, pas de brame pour le moment. J’avance doucement au milieu des buis mais rien ne bouge, les cerfs brament de l’autre côté du village mais pas sur mon secteur.

Je finis par rejoindre la crête et poursuis en longeant cette dernière à pas lents. Toutes les images de la semaine se bousculent dans ma tête, je revois tous ces cerfs que j’ai vus précédemment, mais aujourd’hui, ils ne sont pas là. Je laisse la crête pour couper et revenir vers un sentier qui retombe sur le chemin de la Soule. J’avance doucement en suivant une grosse coulée.

Tout à coup, un bruit de pas, à environ 60 mètres, dans les feuilles mortes, au fond du vallon. J’entre aperçois une tête, au milieu des buis sans savoir vraiment ce que c’est, je pense d’abord à un chevreuil, puis l’animal fait demi-tour et je le vois un peu mieux c’est un daguet.

Je reste immobile sans bouger espérant qu’il va monter sur moi. Le pas régulier semble effectivement remonter. Tout à coup, je l’aperçois, un beau daguet avec des dagues de 30 à 40 cm sur la tête, je le connais, c’est celui que j’ai déjà vu le 21 septembre en velours. J’arme mon arc alors qu’il passe derrière un buis, il fait 2 pas et s’arrête à 18 mètres au milieu de branchages qui m’interdisent un tir propre.

Il fait encore quelques pas et s’arrête à 15 mètres dans une zone dégagée. Mon viseur est déjà aligné ma flèche part et le frappe. J’entends nettement le bruit d’une côte qui casse, il fait un bon et rue des pattes arrière, c’est souvent signe d’une flèche de cœur.

Il se jette dans la pente au grand galop dans un fracas terrible puis j’entends un éboulis de pierres avant un grand silence. J’attends encore un peu quand les bruits de pas reprennent. Un second daguet, plus petit, monte en suivant les pas de l’autre et s’arrête à 12 mètres avant de déguerpir, m’ayant senti ou ayant senti le sang de son congénère. Le calme revenu, j’attends un petit moment et part à la recherche de mon daguet. Dès l’impact, je trouve des gouttes de sang

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

puis à 2 mètres plus loin, ma flèche entièrement couverte d’un sang mousseux.

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

Je suis confiant, le sang devient de plus en plus abondant et de plus en plus mousseux. Au bout de 100 à 120 mètres de recherche, je retrouve mon daguet sur le flanc, appuyé contre un chêne.

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

Ma flèche entre au défaut de l’épaule et ressort au niveau du coude opposé. Elle touche les deux poumons et traverse le cœur.

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

Un sentiment de joie mêlé de tristesse m’envahit, je viens de réaliser un rêve mais aussi de boucler mon bracelet de l’année. Cet après-midi, je rentre dans le Gers alors que le plein-brame commence et que toute la montagne est animée de ce son si particulier qui a bercé mes nuits et mes rêves de toute la semaine. Un grand merci à mon ami Patrick pour son hospitalité et cette semaine de chasse magique.

Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

Alex :


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Mon premier "grandes pattes", 2 octobre 2009

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 18:55

Ce soir, je décide d’aller faire un tour sur un secteur où, en plus des chevreuils, je peux tomber sur des renards. En sortant de la voiture, j’aperçois, tout au bout du champ de tournesols, à gauche du chemin de crête, un beau chevreuil. Il est loin mais son allure me fait penser à un brocard. Je termine de me préparer et tente de me rapprocher par le chemin de crête alors que le chevreuil avance doucement vers le chemin de terre.

Le chemin poussiéreux à l’ordinaire, mouillé par les pluies du weekend, est assez silencieux. Je progresse ainsi rapidement presque d’une traite jusqu’au bout du champ de tournesol. Le relief du champ me cache à présent le chevreuil.

J’hésite un moment, passer par la bordure du champ ou par le chemin de terre qui redescend vers le bois où se trouvent les renards. Je décide de prendre la bordure du champ, le sol est nu, les tournesols n’ont pas bien poussé à cet endroit.      

J’avance lentement en faisant le moins de bruit possible, je calcule chaque pas et tente de retrouver mon chevreuil au milieu des tournesols. J’arrive au bout d’un moment à la cassure du champ d’où je peux voir la partie du champ cachée jusqu’à présent.

Mon chevreuil n’est pas là. Je commence alors à me faufiler au milieu des tournesols parallèlement au chemin de crête quand, tout à coup, un mouvement attire mon attention, un beau brocard vient droit sur moi, j’arme mon arc. Il avance toujours et bifurque pour se trouver plein travers à environ 12 mètres.  

Je profite du fait qu’il marque un temps d’arrêt pour ajuster ma visée et lui décocher ma flèche qui le frappe dans un bruit sourd. Il démarre en laissant ma flèche qui est retombée juste derrière lui. Il détale rapidement vers le bois en contrebas, disparaissant rapidement derrière le relief du champ.

Le calme revenu, je m’approche lentement de ma flèche. Elle est rouge de sang mais la piste au sang n’est pas aisée à suivre. Très peu de sang projeté au sol mais, tout à coup, je m’aperçois que des grosses taches de sang frottées, bien rouges, ponctuent les pieds de tournesols.

Je progresse ainsi rapidement sur une vingtaine de mètres puis à nouveau je perds la piste, je plante ma flèche à la dernière trace de sang et cherche un peu plus loin pour retomber sur un peu de sang.

Je progresse ainsi difficilement jusqu’à l’entrée du bois où le sang est cette fois abondant. Je rentre dans le bois par la coulée et cette fois la piste est bien visible, le sang projeté et frotté est assez abondant et je retrouve rapidement mon chevreuil au bout d’environ 20 mètres. Il a parcouru environ 70 mètres, ma flèche traverse les 2 poumons.    

Un beau brocard

Alex

 

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Un beau brocard

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Un beau brocard
Un beau brocard

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 18:51

Ce soir, je décide d’aller faire un tour sur un poste en bordure d’un maïs, où j’ai vu plusieurs fois les blaireaux, les chevreuils et une fois un beau sanglier. Il est situé dans un fossé en bordure d’un bois, caché derrière un arbre et des branchages. J’ai une vue à 180° et je me suis aménagé 3 fenêtres de tir, sur ma gauche, en face et sur ma droite.  

Devant moi, une bande enherbée d’environ 5 mètres puis un grand champ de maïs. J’arrive sur place vers 19h05 et commence à couper deux ou trois brindilles qui pourraient gêner mon tir. Tout à coup, un mouvement attire mon attention sur ma droite. Une chevrette est sortie sur la bande enherbée à environ 60 mètres et elle me regarde fixement. Elle ne sait pas ce que je suis mais a compris que quelque chose avait changé dans son environnement, de plus mes mouvements lui ont paru suspects même si je suis maintenant parfaitement immobile.

La scène va durer plusieurs minutes, je scrute sur ma gauche en tournant lentement la tête puis reviens à la chevrette plusieurs fois de suite avant qu'elle profite d’un moment où je ne la regardais pas pour disparaître. Le calme s’installe seulement troublé par quelques mulots, rouges gorges et autres merles affairés sur les feuilles mortes du sous-bois et par le vol bruyant d’une grosse libellule qui chasse les petits insectes volants, passant et repassant devant moi.

Les minutes s’écoulent ainsi, le souffle du vent qui vient sur ma droite secoue périodiquement les feuillages et le champ de maïs. Je regarde alternativement à gauche et à droite. Je tourne la tête sur ma droite, un petit brocard vient de sortir du maïs sur la bande enherbée. Il inspecte les alentours puis se met à brouter l’herbe verte. Mon cœur se met à battre plus fort, une sensation que je connais peu à l’approche. Il avance pas à pas vers le fossé tout en broutant.

Il s’avance lentement vers une flaque, formée par la souille d’un sanglier vieille de quelques jours, où, tous les soirs, quelques chevreuils viennent s’abreuver. Il se baisse et se met à boire un petit moment puis franchit le fossé d’un bon, remonte le talus et disparaît derrière la végétation en entrant dans le champ travaillé au-dessus du talus. Le pensant parti, je me remets à observer sur ma gauche où rien ne semble bouger. Quand je retourne mon regard vers la droite, le petit brocard à miraculeusement réapparu, il s’ébroue puis se tourne face à moi et me vient droit dessus d’un pas lent mais décidé. Il s’arrête pour se gratter derrière l’oreille, avance de quelques pas, broute un peu et se rapproche lentement. Je profite d’un bref instant où il tourne la tête pour se lécher le dos pour armer mon arc, il est à moins de 20 mètres, de ¾ face.

Il reprend sa marche et se rapproche toujours. Un mouvement malheureux, j’accroche ma flèche sur une branche ce qui la fait sortir de mon repose flèche effaçable et provoque un petit bruit, au moment où cette dernière heurte la fenêtre d’arc. Cette erreur fait immédiatement quiller les oreilles à mon brocard.

Il cherche d’où vient ce bruit alors que je tente doucement de remettre ma flèche à sa place tout en conservant l’armement. Les mulots et les petits oiseaux qui s’activent dans le bois viennent à ma rescousse, ces petits bruits dissipent rapidement son attention et il se remet à avancer lentement vers moi puis, environ à 10 mètres, il franchit le fossé d’un bon pour se mettre à brouter les ronces sur le talus.

Mon cœur bat trop fort, moi qui suis d’ordinaire si calme, je tremble même un peu. Je désarme, repositionne ma flèche et me calme. Il repart lentement en sens inverse, je l’entrevois au travers des branchages, je l’entends mâcher, il tire sur les feuilles de ronces et les petits buissons pour en arracher son repas.

Je l’observe tout à ses occupation, broutant les ronces ou l’herbe verte, avançant de quelques pas, revenant vers moi avant de faire demi-tour pour arriver finalement au coin du roncier et remonter vers le champ travaillé, disparaissant derrière la végétation pour la seconde fois. Je me retourne pour surveiller la bande enherbée de l’autre côté, toujours rien. Je regarde à nouveau vers le roncier et voit mon brocard qui revient. Il descend le talus, traverse le fossé puis la bande enherbée et s’avance dans le maïs ne laissant apparaître que son arrière train. Il broute quelques plantes puis fait marche arrière et se remet en marche sur quelques mètres, longeant le maïs en venant vers moi.

Il s’arrête et broute un moment les herbes hautes. Il avance à nouveau vers moi et se rapproche tout en broutant au sol. Il finit par se retrouver à 6 ou 7 mètres, broutant une plante coriace. Je l’entends très distinctement mâcher, il tire de temps à autre pour arracher les feuilles avant de les mastiquer, il est tout près mais le vent est bon. Ma présence n’a pas été remarquée.

L’instant est magique, je profite. Face à moi, il m’est difficile de tenter un armement. Il décide finalement de franchir à nouveau le fossé et de retourner brouter les ronces. Cette fois il avance vers moi, tout à son repas, il finit par se retrouver à 3 ou 4 mètres.

Je l’observe au travers des branchages qui me le masquent et m’empêchent toutes tentative raisonnable de tir. J’ai presque l’impression de pouvoir le toucher, les feuilles coriaces craquent sous ses dents mon regard est captivé par ses yeux si nets, si proches, la beauté de l’animal sauvage dans sa vie quotidienne. Il se tourne maintenant pour revenir vers la bande enherbée, la végétation l’empêchant de poursuivre sur le talus. J’arme mon arc, je sais à cet instant que je vais interrompre ce moment privilégié. Il franchit d’un bon le fossé, fait 2 pas et s’arrête à 5 mètres de moi, mon viseur callé sur le défaut de l’épaule ma flèche part et le frappe dans un bruit sourd pour le traverser et retomber juste derrière lui.

Il démarre et file ventre à terre vers l’angle du maïs en décrivant une ligne sinusoïdale pour bifurquer brusquement au coin du maïs et se jeter à couvert dans un grand fracas avant que le silence ne revienne. Sûr de mon atteinte, j’attends juste quelques minutes et sors contrôler mon tir, ma flèche, restée à l’endroit du tir, est rouge de sang. Je la ramasse et la remets dans mon carquois d’arc. Puis me mets à suivre le sang qui zigzague sur la bande enherbée.

Je pensais que la piste serait plus abondante mais comme j’ai vu rentrer le chevreuil au maïs, je me dirige directement vers cet endroit. Un bruit dans le maïs, mon brocard vient de faire son dernier soubresaut. Je le vois maintenant il est là juste en bordure. Les traces de sang sont là très abondantes et un sang bulleux s’écoule de l’entrée de ma flèche qui lui a perforé les deux poumons. Il a fait environ 100 mètres.

Brocard à fleur de lys

L'analyse de la dentition révèle qu'il possède une fleur de lys (canine) c'est le troisième chevreuil à fleur de lys que je prélève.

Brocard à fleur de lys

Alex


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Brocard à fleur de lys

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 18:38

Ce matin, je suis allé récupérer un de mes bracelets de tir d’hiver sur une petite société privée. Après avoir discuté un peu avec le trésorier de la société et avant que le jour ne se lève, je pars faire un tour du territoire histoire de voir les cultures en place cette année et tenter d’apercevoir un chevreuil (ou un sanglier car ils sont sur le secteur) au lever du jour.

La luminosité n’est pas encore suffisante pour tenter un tir quand je quitte ma voiture. J’avance tranquillement en suivant les chemins de terre pour faire le tour d’une partie du territoire. Je passe devant la friche où il y a trois ans j’ai fléché une grosse chevrette. Elle borde un champ de tournesol, je reviendrai tout à l’heure sur ce secteur.

Pour l’instant pas de mouvement. Une fois mon tour terminé, je reviens vers la friche et cherche un coin pour me poser un moment en fonction du vent mais le terrain forme une sorte de cuvette à cet endroit et le vent est un peu aléatoire. Je me cale derrière un bouquet de gros buissons au milieu des herbes hautes mais le vent tournant me contraint à me poster plus bas derrière un autre buisson pour finir par descendre au fond de la cuvette pour me poster contre une haie qui s’interrompt un moment, me laissant une fenêtre de tir si le gibier passe de l’autre côté.

Rapidement des bruits de pas se font entendre dans le bosquet tout proche, les bruits se rapprochent et viennent vers la friche. Plusieurs animaux il semble, je pense de suite à des sangliers. Pas de grognement mais un bruit de craquement, de feuilles sèches se fait entendre par intermittence et à plusieurs endroits dans le bois.

Le bruit des oreilles qui claquent sur les côtés de la tête d’un animal qui secoue la tête et toujours ces craquements réguliers qui se rapprochent. Au bout d’un moment, je me rends compte que les bruits s’espacent dans le temps jusqu’à disparaître. Le calme revient. Je tends l’oreille mais rien n’y fait quand, tout à coup, un bruit derrière moi me fait sursauter et me retourner.

Un beau brocard surgit d’une haie qui rejoint celle contre laquelle je suis à l’affût et fait suite à un autre petit bosquet. Je suis à découvert mais il ne semble pas me voir et commence à brouter, il est à 20 mètres environ. Je me retourne doucement pour faciliter mon tir et profite d’un instant où sa tête plongée dans l’herbe ne lui permet pas de me voir pour armer mon arc. J’aligne ma visée mais je ne le sens pas, je décide de le laisser faire un peu et voir s’il se veut bien se rapprocher un peu.

J’attends qu’il tourne la tête et désarme. Il avance pas à pas sans vraiment suivre une direction précise, à droite, à gauche, revenant sur ses pas puis finit par se tourner plein travers et avancer pas à pas se rapprochant sans venir vraiment vers moi. Pas à pas, il est à 12 mètres maintenant. Il baisse la tête qu’il tourne légèrement, ses yeux ne peuvent pas voir mon mouvement.

J’arme à nouveau, j’aligne ma visée, il avance à nouveau d’un pas et se remet à brouter. Je décoche et ma flèche le frappe en pleine épaule sans le traverser. Il pivote sur lui-même, chute, se relève et se précipite vers la haie contre laquelle je suis. Sa course est peu académique, son épaule est bloquée par la flèche, il court pratiquement de biais.

Je ne suis pas sûr de mon atteinte. Je traverse rapidement la haie le pensant ressorti et aperçoit à une centaine de mètres un chevreuil traverser la combe au grand galop et rentrer au bois.

Je crains un instant le pire mais c’est une chevrette. Je m’approche doucement de l’endroit où je l’ai vu rentrer mais par l’autre côté de la haie et finis par entendre des râles et apercevoir mon chevreuil couché, mort à moins de 2 mètres du bord de la haie.

Brocard d'ouverture

Il n’a pas fait 30 mètres depuis la zone du tir, ma flèche a buté contre l’os de la patte opposé et la pointe a à peine perforé la peau. Dans sa course, il a fait bouger la flèche qui a entièrement mis un des poumons en charpie.

Brocard d'ouverture

Alex

 

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Brocard d'ouverture

Atteinte :

Brocard d'ouverture

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 11:43

Pour terminer ce weekend, Manu a décidé qu’il serait sympa d’aller faire une petite virée aux ragondins sur un lac à Labéjan. Valérian est le seul à être encore chez moi après ce week end de chasse que j'ai organisé pour l'ASCA32. Je l’amène au car demain matin pour 5h38. La fournaise de l’après midi nous oblige à sortir tard. Rendez-vous est pris pour 20h30 au bord du lac.

En route, nous apercevons avec Valérian une belle chevrette au milieu des tournesols. Je stoppe la voiture sans couper le moteur et commence à l’appeler au Butollo par la vitre ouverte alors que Valérian tente de la prendre en photo. Elle vient sur nous un moment puis se détourne et file à toute allure vers les fourrés.

Nous nous remettons en route, Manu m’appelle, il est sur place avec son amie et me dit qu’il pense qu’il y a du monde sur l’eau. Nous arriverons dans un peu plus de 5 minutes.

Arrivé sur place, nous nous préparons et élaborons le plan d’attaque. Manu et Valérian attaqueront par la droite et moi par la Gauche.

Sortie au ragondin, dimanche 16 août 2009

En arrivant près du lac, un vol de canards décolle. Nous avançons tranquillement quand j’aperçois un ragondin de mon côté du lac. Je connais la musique et siffle Manu pour qu’il aille se poster au niveau des ronces. Valérian reste un peu en retrait avant les terriers.

J’avance doucement quand j’aperçois 3 petits ragondins sur la berge du lac à moins de 10 mètres. J’arme mon arc et décoche sur le premier, raté de peu mais raté. Je réencoche, réarme et décoche à nouveau sur les fuyards. Le second est touché à l’arrière train et retourne sur la berge. Je récupère ma première flèche et avance vers le ragondin vu plus loin alors que 2 petits partent vers Manu.

Le ragondin démarre et part vers Manu, s’arrête un moment au centre du lac alors que le petit ragondin fléché que je pensais mort plonge et part le rejoindre, la flèche encore plantée. Le gros ragondin décide de poursuivre vers Valérian alors que Manu rate un très gros ragondin venu vers lui et qu’un petit profite de son inattention pour monter sur la berge et entrer dans les ronces dans son dos.

Le ragondin poursuit sa route, il est un peu trop loin pour Valérian, puis il plonge, j’en profite alors pour partir au pas de course pour lui couper la route avant les terriers. Je m’embusque dans un bouquet de joncs et finis par le voir ressortir et se caler sous un peuplier à environ 12 mètres.

Il est au milieu de branches mortes et ne dépasse guère de l’eau. J’arme et le manque une première fois sans qu’il réagisse. Ma seconde flèche l’atteint à l’épaule et son agonie est brève. Valérian qui arrive me confirme sa mort. Je retourne sur mes pas pour tenter de localiser les 2 ragondins restants.

Je ne suis plus qu’à 30 mètres de Manu quand j’aperçois un petit contre la berge, il est un peu loin et plonge avant que je puisse réagir. Il nage en longeant la berge, je le vois par transparence. Il finit par se caler sous une branche et reste sons l’eau. Je lui décoche une première flèche trop haute, trompé par la hauteur d’eau. Il n’a pas bougé, je récupère ma flèche, me positionne à sa verticale (ou presque) et lui décoche une seconde flèche qui le clou au fond. Je le récupère et l’achève.

Je reviens vers mes camarades alors que Valérian vient à ma rencontre. Un gros remous sur le bord, c’est le gros ragondin qui vient de filer. J’envoie Manu aux terriers et Valérian au poste de Manu. Il ressort face à moi, un peu loin, je le manque.

Il ressort plus près je le manque encore et il part tranquillement. Je n’ai plus de flèche. Valérian vient me remplacer alors que je pars au pas de course chercher mes flèches restées avec le troisième ragondin et reviens aussi vite. Le petit ragondin blessé est à quelques mètres de Valérian qui l’achève de 2 flèches.

Je pars me positionner sur la digue du lac que les ragondins franchissent souvent pour nous échapper et rejoindre une mare en contrebas.

Sortie au ragondin, dimanche 16 août 2009

Il met un moment à ressortir et je n’ai pas le temps de le flécher alors qu’il longeait la berge contre la digue et vient de plonger. Un bon moment s’écoule, Il ressort un peu plus loin contre la berge. Je décoche, il me semble l’avoir touché. Il plonge, les minutes s’écoulent quand, tout à coup, je le vois sortir de l’eau au niveau du déversoir. Je cours vers lui. Surpris, il s’arrête et me grogne mais ma flèche ¾ avant le clou au sol. Je l’achève.
4 ragondins sont morts sur les 5 du départ et les efforts de Manu et Valérian pour faire ressortir le fuyard seront vain. La nuit tombe vite, Manu et Valérian partent faire le tour d’un second lac plus bas et je pars chercher les flèches à la nage. Celles de Valérian, trop lourdes, sont restées au fond.
Il fait nuit noire quand Manu et Valérian reviennent sous un beau ciel étoilé, un gros ragondin les a baladé et ils n’ont rien pu faire.

Sortie au ragondin, dimanche 16 août 2009

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

LA CHASSE A L'ARC

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La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

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