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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 09:42

Depuis vendredi soir, j’ai récupéré un bracelet sur la commune de Solomiac et j’ai commencé à chasser ce nouveau territoire qui m’est totalement inconnu. Lors de ma première sortie j’ai réussi une belle approche sur un joli six pointes mais j’ai trop attendu pour me décider à décocher, mon brocard m’a senti lors d’un changement de direction du vent et est retourné rapidement au bois. Cela commençait bien pour une première sortie mais les sorties suivantes ont été assez décevante, peu de chevreuil vu et presque exclusivement des chevrette et je me rends vite compte que ce territoire n’est pas évident à chasser. Beaucoup plus plat que les territoires précédents et avec des cultures plus étendues, il m’est difficile de faire de l’approche comme à mon habitude. Les blés sont très secs et cassant, de plus je tombe en pleine moisson et les tournesols sont déjà hauts.

Ce matin, je décide de tenter ma chance en longeant des bosquets successifs qui bordent une grande étendue de tournesols. J’ai remarqué samedi soir que de nombreux pieds étaient broutés par les chevreuils.

Un jeune brocard au Butollo à Solomiac, 5 juillet 2010

Je remonte donc vers Estremiac et me gare au bord de la route au-dessus d’un lac où j’ai fléché un ragondin samedi soir. Il fait encore nuit et j’écoute un peu la radio avant de sortir pour me préparer. Vers 5h40, je quitte la voiture en longeant la route pour rejoindre ma zone de chasse. Le vent est bon, face à moi.

Tout à coup, un animal de la taille d’un chat déboule sur ma gauche, traverse la route et descend le talus de la route en faisant craquer les feuilles mortes. La luminosité encore faible ne m’a pas permis d’identifier l’animal.

A bout d’un moment, j’arrive au niveau d’un chemin de pierre blanche qui part sur la gauche et rejoint l’angle d’un premier bosquet. Je prends ce chemin et longe un blé sur ma gauche et un colza moissonné sur ma droite pour rejoindre la lisière du bosquet qui longe un blé. Je longe par le premier passage de tracteur dans le blé jusqu’à l’angle du bois puis bifurque à droite pour cette fois longer contre le bosquet en bordure des tournesols.

J’avance doucement en regardant intensément devant moi. J’arrive au coin du bosquet en bordure du colza moissonné. Je me positionne derrière quelques buissons et tente quelques appels au Butollo. Rien ne bouge.

Je longe maintenant le second bosquet quand dans mon dos des aboiements retentissent au loin. Je fais demi-tour et me repositionne pour appeler au Butollo. Mais les aboiements continuent et le chevreuil reste campé sur sa position en sous-bois.

Je reprends ma route, au coin du bosquet, un filet d’eau sort de terre au milieu des tournesols et rejoint le bois. Un sanglier est venu se souillé depuis mon dernier passage (samedi). Je jette un œil dans les herbes hautes entre 2 bosquets mais toujours rien.

Je longe le troisième bosquet doucement et arrive au coin du bois sans avoir rien vu. La série de bosquet se termine et fait suite à un grand champ de blé qui borde le champ de tournesol.

Un jeune brocard au Butollo à Solomiac, 5 juillet 2010

Je longe le blé tranquillement entre les 2 premiers rangs de tournesol quand, au loin, à plus de 200 mètres, j’aperçois un chevreuil au milieu d’une zone de blé versé. Il regarde vers moi.

Un jeune brocard au Butollo à Solomiac, 5 juillet 2010

Je m’immobilise et attends un peu, il reste fixé sur moi. Je décide de tenter un coup de Butollo. Je commence par faire quelques appels brefs qui le laissent de marbre. Après une courte pause, je reprends mes appels, toujours pas de réaction. A la troisième série d’appel le chevreuil commence à devenir nerveux, il commence à se lécher l’épaule puis se tourne face à moi et commence à avancer en biais à travers blé pour rejoindre le passage de tracteur.

Il avance par tranches de 5 à 10 et quille les oreilles pour tenter de repérer la source du bruit. J’espace mes appels de plus en plus pour ne pas le voir surgir comme un fou devant moi et ne pas pouvoir le tirer. Je me décale doucement vers la gauche pour me positionner près du passage de tracteur où je pense le voir arriver.

Je suis dans le tournesol, au milieu d’une zone broutée par les chevreuils qui n’ont laissé que le rang qui borde le blé et qui me permet de me camoufler un peu.

Je continue mes appels tranquillement. Arrivé à 45 mètres environ de ma position, le chevreuil, dont je distingue maintenant les petits bois, reste un moment immobile puis pars en travers vers ma droite marquant des arrêts de plus en plus fréquents. Il tend la tête et quille les oreilles au-dessus du blé pour tenter de localiser ma position.

Après plusieurs arrêts il démarre et fait de grands bons par-dessus le blé et au moment où il retombe, il me semble voir démarrer un second chevreuil. C’est en fait une illusion d’optique car mon brocard refait surface à 30 mètres environ, sur ma droite, et fait mine de revenir vers le bois.

Je recommence une série d’appels. Il se tourne et recommence à monter vers le tournesol, il avance au pas, le haut de sa tête disparaît et apparaît dans le blé. Encore quelques appels brefs et je mets mon appeau à la poche car il arrive doucement mais sûrement et il va falloir penser à se préparer.

Je me décale un peu sur la droite alors que le brocard arrive dans la trace de tracteur qui longe à 5 mètres la bordure du champ. S’il continue sur sa lancée il va passer à quelques mètres devant moi, mais il bifurque et remonte à travers blé vers les tournesols.

Il est totalement invisible au milieu des céréales, seul le mouvement des épis trahit sa présence et sa direction. J’arme mon arc, il arrive, s’arrête, avance d’un mètre, s’arrête, repart… je commence à le distinguer au travers des tiges. Mon viseur se positionne, j’accompagne sa marche. Il se présente ¾ face et sort son poitrail du blé à 5 mètres de moi. Je suis déjà prêt, mon viseur calé, je décoche.

Un jeune brocard au Butollo à Solomiac, 5 juillet 2010

A l’impact, il rue et surgit du blé pour me foncer dessus, le sang gicle de son épaule et il me passe à 2 mètres devant les pieds pour longer les tournesols et s’effondrer dans le blé 40 mètres plus loin. Le blé s’agite sur place, c’est bon signe. Je récupère ma flèche couverte de contenu stomacal et par chercher ma voiture.

En chemin, j’aperçois, dans le blé au bord du chemin blanc, une tête de chevreuil qui dépasse. Je remonte la haie qui borde le chemin sur 50 mètres et tente des appels de Butollo mais il ne réagit pas. Je longe le blé pour me positionner à bon vent et remonte par le passage de tracteur pour tenter de l’approcher un peu. C’est un beau brocard, il avance perpendiculairement à ma position. Je me décale sur le passage de tracteur suivant et approche un peu pour mieux le voir mais il me repère vite et me fixe. Je fais demi-tour et il démarre pour survoler le blé à grands bons.

Je retourne sur la route, un peu plus loin une chevrette me regarde arriver dans un petit pré sur la gauche et rentre au bois.

Je retourne chercher mon chevreuil, je me gare au bord de la route et finis à pied, l’appareil photo dans une main, l’arc dans l’autre. En arrivant au bord du tournesol, je tourne un renard qui remontait au vent mon chevreuil mort. Il fait demi-tour et rentre au bois.

La piste au sang n’est pas très abondante, quelques tiges de blé maculées de sang

Un jeune brocard au Butollo à Solomiac, 5 juillet 2010

et une grosse coulée 10 mètres avant mon brocard

Un jeune brocard au Butollo à Solomiac, 5 juillet 2010

qui repose au milieu d’un rond de blé couché.

Un jeune brocard au Butollo à Solomiac, 5 juillet 2010

Ma flèche rentre dans l’épaule et ressort devant le cuissot traversant les poumons, le haut du cœur, le foie, la pense et les intestins.

Un jeune brocard au Butollo à Solomiac, 5 juillet 2010

Alex

 

Trophée :

Un jeune brocard au Butollo à Solomiac, 5 juillet 2010

Atteinte :

Un jeune brocard au Butollo à Solomiac, 5 juillet 2010

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 12:50

Ce matin, je décide de faire mon grand tour de chasse sur Justian, partir du moulin et finir près du village de Roques. Sur place à 5h20, je me prépare alors que le jour n’est pas encore levé. Le ciel est couvert ce matin et cela va retarder l’arrivée de la luminosité nécessaire pour tenter une flèche. Le vent souffle légèrement mais sans discontinuer, c’est un temps parfait pour l’approche.

Je quitte la voiture et m’engage dans la pénombre du chemin forestier. Un animal démarre dans le sous-bois sur ma gauche à quelques mètres du chemin son gazouillement me fait tout d’abord penser à un blaireau mais le petit animal grimpe sur un arbre à 3 mètres de moi et sa silhouette qui se découpe au travers des branchages sur un ciel encore bleu foncé m’indique qu’il s’agit en fait d’une fouine ou d’une martre. Mécontente d’être dérangée dans ses activités elle gronde de façon menaçante et se déplace de branche en branche. Je reste immobile, planté au milieu du chemin. L’animal toujours en grondant redescend de son arbre m’observe à 2 mètres du sol puis regagne le sol. Le calme s’installe, je me remets en marche et le mustélidé remonte comme une flèche sur son arbre. Je reste encore un moment en attendant d’y voir assez clair pour distinguer l’animal mais au bout d’un moment les grondements cessent et l’animal disparaît, immobile dans les feuillages. Je poursuis ma route.

Le bosquet fait place sur ma gauche à la friche d’herbes hautes. Le propriétaire a passé un coup de girobroyeur tout autour. En arrivant au virage du chemin qui s’enfonce dans le bois, je quitte le chemin pour longer le bois dans la friche. Le passage broyé atténue le bruit de mes pas mais le grand brocard du secteur m’a tout de même repéré avant que je ne le vois. Il démarre, à 80 mètres de moi, du coin de la bande boisé au-dessus de moi et regagne le bois en quelques bonds à travers les hautes herbes. Une fois à couvert, il commence à aboyer furieusement puis finit par s’éloigner en donnant de la voix alors que je me rapproche de lui.

Du coin du bois, je remonte vers la culture à gibier que je longe pour arriver à la route de crête, dérangeant un lièvre au passage. Je longe la route entre 2 bois puis bifurque sur ma gauche à l’angle du bois pour revenir à bon vent le long d’un blé. J’avance doucement mais pas de chevreuil ce matin.

Je prends un passage de tracteur et remonte vers une autre route de crête. Arriver sur la route je la longe un moment en surveillant le penchant droit couvert d’un blé jaune paille. Il est marqué de nombreuses coulée mais pas de chevreuil en vue. En arrivant au coin du blé, j’escalade le talus de la route et tombe sur une prairie récemment fauchée. Un animal sombre est dans le coin diamétralement opposé au mien. Je décide de longer le blé pour regagner le coin d’un petit bosquet qui s’enfonce dans les céréales, c’est alors que j’aperçois un renard assis au milieu du champ. Le relief ma le cachait jusqu’alors. Il se lève et se met à muloter. Je fais demi-tour et tenter de camoufler mon approche dans le blé mais le renard s’éclipse et rentre dans les tournesols, un chat remonte vers la route grand train et l’animal vu au départ s’étire et rentre dans le tournesol, c’était très certainement un renardeau. Mes cris de souris n’y changeront rien, je n’ai pas été bon.

Je longe le blé en descendant vers le tournesol quand en arrivant au coin du bosquet une chevrette démarre dans le blé et le traverse à grand bon pour rentrer dans les tournesols et y disparaître. Je longe entre les tournesols et le blé puis bifurque vers une vigne que je longe un moment. Je regarde sur ma gauche en bas et dans le champ d’avoine pour tenter d’apercevoir ce beau brocard approché trop près et qui m’a déjà eu il y a quinze jours. Il n’est pas là ce matin.

La vigne se termine sur un blé, je le traverse par le milieu par un passage de tracteur en regardant tout autour de moi. Une chevrette se lève, sur ma gauche, au bord du bosquet anguleux qui rentre dans le blé et longe un moment avant de rentrer à couvert. Sur ma droite, un chevreuil longe au loin le haut du talus de la route qui longe le blé. Son attitude, son port de tête… 200 mètres nous séparent mais j’en suis presque sûr, c’est un brocard.

Je me plaque contre le bosquet e longe pour rejoindre un chemin empierré qui dessert une ferme. Le chevreuil avance tranquillement et descend sur la route pour la traverser en diagonale. Il rentre dans les tournesols de l’autre côté du chemin empierré alors que j’arrive au chemin. Il descend à travers les tournesols, dans la 6ième rangée, vers le fossé qui sépare le blé sur ma gauche des tournesols. J’avance rapidement sur le chemin silencieux en longeant le blé.

Une tête bizarde dans les tournesols, 28 juin 2010

Le chevreuil descend tranquillement, d’un pas continu, disparaissant parfois sous les grosses feuilles vertes. Il me faut arriver en même temps que lui au fossé. Il avance toujours tête baissée et ne me voit pas me rapprocher. J’arrive à 10 mètres du fossé, il bifurque pour longer le fossé. J’arme mon arc et me rapproche doucement alors qu’il vient de marquer un temps d’arrêt.

Une tête bizarde dans les tournesols, 28 juin 2010

Il est maintenant à 10 mètres presque de profil. Il se remet à marcher. Je pose mon viseur sur son épaule et décoche.

A l’impact, le chevreuil gueule, se cabre et démarre en trombe. J’ai pu voir le triangle rouge de l’impact. Je suis confiant. Il longe en pleine course à 3 tournesols du fossé, je ne vois que les tournesols bouger puis il s’arrête et bifurque pour sauter le fossé mais ses pattes le lâchent et il chute dans les tournesols. Je n’attends pas longtemps avant d’aller voir la zone du tir. Le chevreuil a cassé 2 tournesols en partant

Une tête bizarde dans les tournesols, 28 juin 2010

et je me dirige vers lui sans trop chercher le sang qui couvre les grosses feuilles vertes,

Une tête bizarde dans les tournesols, 28 juin 2010

les tiges

Une tête bizarde dans les tournesols, 28 juin 2010

et dessine de grosses gouttes au sol.

Une tête bizarde dans les tournesols, 28 juin 2010

Mon chevreuil est là, au bord du fossé, en boule, il a fait 70 mètres environ. Ma flèche casse la patte en entrée et ressort à la base du coup du côté opposé. Je n’ai pas mon appareil photo, je reviendrais plus tard faire des photos du site et de la piste. Le bracelet apposé, mon chevreuil sur l’épaule il me reste plus de 2 km pour revenir à la voiture.

Une tête bizarde dans les tournesols, 28 juin 2010

Alex

 

Trophée :

Une tête bizarde dans les tournesols, 28 juin 2010

Atteinte:

Une tête bizarde dans les tournesols, 28 juin 2010

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 18:31

Ce soir, je décide d’aller chasser sur le secteur que nous avons chassé avec l’ASCA32 en battue cette saison. Je me gare sur le chemin de terre qui traverse l’Osse et me prépare, il fait très chaud ce soir, il  est 19h15. Je décide de commencer la soirée par des tests Butollo.

Je traverse la route et remonte dans le blé pour rejoindre la bordure du bois et repère un endroit où convergent de nombreuses coulées qui sortent du bois pour rentrer dans le blé. Le sous-bois est assez clair, je me cale au milieu des arbres les plus serrés et commence à appeler au Butollo. Petits appels bref et appels enfoncés à fond, cri plaintif continu tout y passe. Au bout d’un petit moment un galop accompagné d’un souffle rauque arrive droit sur moi dans le sale. J’arme l’arc et continue mes appels en tenant le Butollo dans main droite. L’animal s’est arrêté à 30 mètres environ et le calme est revenu. Au bout d’un moment je désarme et bouge un peu. Le chevreuil m’aboie et se déplace un peu sans que je ne puisse le voir. J’appelle encore un peu mais il me tourne autour dans le sale et me prend au vent pour s’enfuir en aboyant.

Je quitte mon poste et longe un peu le bois pour rentrer un peu plus haut dans la plantation de sapins. Plusieurs troncs portent les cicatrices marquées du passage des sangliers. Des poils sont encore collés dans la résine. J’avance par petites tranches de 10 mètres et appelle au Butollo. Rien ne bouge et je finis par ressortir, par un passage tenu propre par les sangliers, dans les vignes sur le plateau.

Je longe en bordure de la vigne et tombe sur un champ de tournesol jouxtant les blés, j’avance doucement, le sol est jonché de vielles empreintes. Un animal se débine sous les grosses feuilles vertes, certainement un lièvre mais la vision a été trop brève pour le confirmer. Les tournesols bordent maintenant une friche ponctuée de vielles balles rondes et se termine sur une pâture en pente qui redescend en longeant un bois vers un autre champ de tournesols. Je passe sous la clôture électrique par un passage très marqué dans les herbes hautes et descends doucement en suivant la bordure du bois. En arrivant à la clôture du bas je m’arrête pour regarder les alentours. Un mouvement me fait tourner la tête sur la droite. Un renard à la queue pellée vient de surgir des herbes hautes et file à travers les tournesols vers le bosquet d’en face. Mes cris de souris n’y changeront rien, il disparaît.

Je passe la clôture et longe le bois au bord de la bande enherbée côté tournesols. En arrivant au bord d’un fossé qui coupe le champ en deux je constate que les sangliers se sont amusés dans le coin. La zone humide est couverte de traces et de souilles. Je passe le fossé et avance doucement. Un peu plus loin dans le bois, un bruit de pas se fait entendre, un animal avance tranquillement en sens opposé du mien. Je reviens en arrière pour atteindre une fenêtre qui me permettra de voir dans le bois au travers des feuillages denses. Le pas est lent, l’animal avance calmement en s’arrêtant régulièrement. Au travers de la végétation j’aperçois une silhouette rousse qui longe à 20 mètres du bord du bois. Je me décale encore et aperçois une chevrette qui mène ses 2 petits. Ils finissent par sortir dans la pâture et disparaître.

Je longe le bois et arrive au milieu des blés que je remonte pour revenir vers la route. J’avance tranquillement sur la bande enherbée, quand, en arrivant en crête j’aperçois un gros lièvre qui arrive face à moi. Je m’accroupis mais trop tard le temps d’attraper mon appareil photo il fait demi-tour et rentre dans le blé.

Le blé se termine sur un champ de soja parsemé de tournesols. Je suis le bord du blé et retombe sur un très grand champ de blé qui arrive à la route. Je le longe en direction de la route et arrive au coin d’un bois qui borde le blé et la route. Je sors mon Butollo et lance quelques appels brefs. 2 chevreuils surgissent des céréales, un brocard qui m’a vu et détale en sautant au-dessus du blé et une chevrette qui au contraire fonce sur moi à grands bons. J’alterne appels brefs et appels forts. Ces deniers font réagir plus la chevrette qui arrive vite à 20 mètres de moi puis elle commence à se coules dans le blé seulement trahie par le mouvement des céréales. A 10 mètres elle commence à venter puis s’enfuit en sautant par-dessus le blé. Elle se retourne quelques fois avant de rejoindre le brocard.

Je reprends ma route et longe le bois, les sangliers ont tout retourné. Plus loin je tombe sur des rangées de vielles balles rondes marquées de déjections de renards. Je fais une halte et tente quelques cris de souris sans succès.

Je reprends ma route dans les herbes hautes entre le bois et le blé, de multiples coulées de sangliers et de blaireaux ont marqué la végétation.

Je finis par revenir à la route sans rien voir de plus. Je traverse l’Osse par le passage et rejoints le bord de la vielle Osse que je longe pour rejoindre le petit pont. Un plongeon retentit, je m’approche du bord et aperçois un petit ragondin en boule sur une racine au ras de l’eau puis un second plus gros qui longe la bordure opposée en nageant. Je le suis et le perd de vue puis l’aperçois un peu plus loin, il a fait demi-tour et disparaît derrière un gros arbre qui pousse dans l’eau. Je me décale pour l’apercevoir mais constate qui est reparti en sens inverse. Je longe pour me rapprocher mais ce dernier remonte le talus abrupt et s’immobilise en boule dans la végétation. Je mets une vielle flèche, arme et décoche. L’impact sonore et le couinement du ragondin ne font pas de doute. Le ragondin s’est déplacé de 2 mètre et ne bouge plus. J’attends un peu quand il surgit d’un bon de la végétation et plonge dans l’eau où il commence à se débattre et s’immobilise rapidement.

Une belle approche, un beau brocard mais une mauvaise flèche, 22 juin

Je le récupère avec une branche et le laisse sur la bande enherbée.

Une belle approche, un beau brocard mais une mauvaise flèche, 22 juin

Je rejoins le passage et traverse la vielle Osse puis le Tunnel de la vielle palombière et ressorts du bois sur le soja. Je me dirige vers la plus grosse coulée qui sort du bois, les empreintes jonchent le sol. Je rentre dans le bois pour un petit affût. Je m’avance au milieu des repousses de frêne dans une zone assez dégagée et marqués de très nombreuses coulées. L’attente et le combat contre les moustiques commencent. La luminosité tombe, je tente un coup de Buttolo continu et plaintif pour tenter de faire venir le renard que j’ai vu lors d’une sortie précédente mais au bout d’un long moment ce n’est pas un renard qui arrive mais une grosse genette qui avance tranquillement et me passe à 5 mètres s’arrêtant 2 fois pour m’observer et finir par disparaître dans le bois.

La luminosité baisse vite, je décide de ressortir du bois et de rejoindre une zone d’herbes hautes et de blé un peu plus loin. Je longe le bois dans le soja et arrive à une haie épaisse qui barre l’horizon à 90° du bois. Je la traverse par le passage et arrive dans les hautes herbes. Sur ma droite un blé tout en long suit la haie. Je le longe pour arriver sur une zone fauchée parallèle au champ de blé et parsemée de balles rondes. Après la bande fauchée se trouve à nouveau une bande d’herbes hautes bordée par une haie qui se termine au bord d’un autre bois sur ma droite.

J’aperçois au loin la silhouette d’un chevreuil au gagnage entre les balles rondes. Je décide de tenter une approche. J’arrive au coin du blé et m’apprête au rentrer dans la bande fauchée quand du coin de l’œil, j’aperçois un autre chevreuil à 15 mètres sur ma droite contre le blé. Je fais un pas en arrière et me contorsionne pour voir s’il s’agit d’un brocard ou d’une chevrette. C’est une chevrette, elle relève la tête et me fixe. Que faire ? Sa fuite pourrait faire fuir l’autre chevreuil. Je tente quelques coups de Butollo pour la faire venir mais elle reste immobile.

Je tente alors un coup aléatoire. Je sors carrément sur la zone fauchée sans la regarder. Elle reste un peu à me regarder puis démarre, longe le lé sur 50 mètre et le traverse pour rejoindre la haie sans aboyer. Gagné ! Je rejoints une grosse balle ronde et commence  me rapprocher de l’autre chevreuil en slalomant d’une balle ronde à l’autre. Je gagne ainsi rapidement 100 mètres sur les 200 qui nous séparent. Quelques chose boue autour de mon chevreuil et je pense d’abord à une chevrette et son petit mais quelque chose me dit de continuer mon approche. Ce chevreuil me semble trop gros pour une chevrette.

L’approche se complique, les balles rondes s’espacent et je me rapproche du chevreuil. Je décide de rentrer dans le blé et de l’approcher par le premier passage de tracteur à 10 mètres de la bordure du champ. J’avance doucement et tente de limiter les craquements de la végétation. Plus je me rapproche et plus le petit chevreuil me semble gros pour l’époque. Au bout d’un moment alors que je suis à 50 mètres du gros chevreuil, il lève la tête et fixe dans ma direction. Cette fois c’est sûr, c’est un brocard et bien coiffé de plus.

Il finit par se remettre à manger et vient perpendiculairement au blé pour se rapprocher des céréales. Je ralentis mais quelques pas de plus et un léger craquement lui fait redresser la tête. Il me regarde un moment puis se remet à brouter. Ma tenue camo sombre me confond avec le sombre du passage de tracteur, j’avance debout sans me voûter et dépasse largement du blé. Il s’avance encore vers le blé et frotte ses bois au passage contre une balle ronde avant de se remettre à bouter. Encore un pas et il relève la tête. Immobile j’attends. Au bout d’un moment il se remet à manger. J’attends un peu puis avance encore un peu. Il relève la tête, je suis à 40 mètres. Au bout d’un moment d’attente immobile il reprend son repas. A chacun de mes pas le manège se répète avant qu’il décide de me tourner le dos et de s’éloigner en longeant le blé. La chevrette elle ne se préoccupe pas du tout de moi.

Il s’éloigne maintenant plus vite que je ne l’approche et le blé craquant ne me permet pas une approche plus rapide. Je vais tenter le coup, je sors mon Butollo et commence à appeler, le chevrette et le brocard me fixent, le chevrette reste à me fixer et le brocard reprend sa route.

Je range mon Butollo. Foutu pour foutu je tente mon dernier atout. Je commence à lacer des aboiements menaçants. 3 ans d’entraînement n’auront pas servi à rien. La chevrette m’observe toujours mais le brocard fait volte-face et m’observe. J’insiste et aboie régulièrement. Il reste en observation. Je redouble d’aboiement et commence à frapper le blé du pied pour imiter la fureur d’un rival et là c’est la magie de la chasse. Le brocard revient vers la balle ronde d’un pas lent mais décidé. Je continue mon manège. En passant il donne un coup de tête à la balle ronde. Il amorce une boucle pour revenir sur moi et commence à adopter une posture de défit. Je redouble d’aboiement et de coup de pieds dans le blé alors qu’il avance et tente même de bouger un peu. Il revient alors doit sur le blé alors que j’arme mon arc. Il se plante à 17 mètres plein travers et secoue sa tête de bas en haut en me défiant alors que je l’aboie toujours.

La luminosité à bien baissé mais j’y voie encore assez pour tenter un tir dans les minutes avenir. Je pose mon pin’s sur son coffre et attends le moment propice. Il me défit alors que je continue à l’aboyer et à faire du bruit. Je sens un relâchement dans sa garde, mon doigt touche la détente du décocheur et ma flèche part. Le brocard ne réagit même pas à la décoche. L’impact très sec fait retentir un bruit net de fracture. Le brocard chute du train avant, tête au sol et démarre dans cette position en se traînant au sol et en avançant seulement avec ses pattes arrière. J’ai un mauvais pressentiment. Le brocard tombe plusieurs fois, percute une balle ronde et rentre dans les herbes hautes où il s’immobilise. Vu l’allure de sa fuite je suis sûr de le rattraper à la course et je comprends que ma flèche n’est pas bonne. Je pars lentement vers les herbes hautes, pose mon arc sur une balle ronde e arrive au bord des herbes hautes. Le brocard redémarre sur 20 mètres et je me lance à sa poursuite. Il s’est immobilisé et je lui saute dessus et l’immobilise au sol dos vers moi pour éviter un coup de patte. Je le sers d’un coup de couteau au cœur. Tout est rapidement terminé pour lui. Je cherche à comprendre et constate que ma flèche qui aurait dû traverser le cœur a été dévié par le coude côté impact, brisant la patte au ras du poitrail et ressortant entre les deux pattes pour partir vers le sol brisant au passage l’autre patte au-dessus de la seconde articulation. Une mauvaise flèche qui se termine bien tout de même… j’ai eu de la chance.

Une belle approche, un beau brocard mais une mauvaise flèche, 22 juin

Alex

 

Trophée :

Une belle approche, un beau brocard mais une mauvaise flèche, 22 juin

Atteinte :

Une belle approche, un beau brocard mais une mauvaise flèche, 22 juin

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 21:15

Ce soir, ne pouvant pas rentrer tard, je décide d’aller faire un tour sur les lacs de Labejan.

Je prends la route de Durban et fais une halte sur une mare pour voir si un ragondin ne serait pas dehors. Je jette un coup d’œil à la mare troublée par les fortes pluies de ces derniers jours. Il semble qu’il n’y ait rien ce soir. Je regarde le parc arboré au-dessous de l’habitation pour voir si un chevreuil ne serait pas au gagnage puis je fais demi-tour pour revenir à la voiture. L’eau bouge au coin de la mare. Je me tourne, un ragondin dépasse du tiers avant de son terrier au milieu de l’enrochement. Il est à 7 mètres environ et ne bouge pas, j’arme mon arc, prends la visée et décoche. Ma flèche se fiche dans une des pierres clouant le ragondin sur place. Il se débat un moment et finit par casser la lame au ras de l’insert et avance de 2 mètres en se débattant pour s’immobiliser sur le dos. Je vais le récupérer, c’est un gros mâle.

Je retourne à la voiture et pars pour un grand lac de Labéjan. Je me gare sous la digue et rente pour longer le lac du côté droit. Rapidement 8 gros canetons et une cane colvert démarrent des joncs. Ça fait plaisir de voir que tant de canetons s’en sont sortis. Ils s’éparpillent, en éventail, en piaillant alors que la cane fait un petit vol sur quelques mètres et se repose à moins de 10 mètre du bord. Je m’éloigne en longeant le bord mais la cane voulant attirer l’attention sur elle se met à faire de petit vol sur quelques mètres pour se reposer sur l’eau en cancanant et en longeant à moins de 10 mètres du bord.

Le manège s’éternise alors que j’arrive vers le bout du lac. Un ragondin est immobile en surface à quelques mètres du bord. Je tente une approche mais la cane l’effraie avec son manège et il traverse le lac pour rentrer au terrier contre la berge d’en face.

Je longe maintenant le ruisseau et la cane s’envole pour revenir vers ses rejetons. Un peu plus loin un ragondin se débine le long de la berge opposée et disparaît.

J’arrive au passage busé qui traverse le ruisseau. Au-dessus du bosquet qui borde le lac un chevreuil broute dans la luzerne. Je décide de l’approcher un peu et de tester le Butollo pour voir sa réaction. Je remets ma flèche sur le carquois et longe le ruisseau en sens inverse le long d’un colza et remonte à travers bois vers la luzerne. Je m’arrête en bordure du bois en apercevant le chevreuil à 45 mètres. Il me tourne le dos. Au moment où il relève la tête je constate qu’il s’agit d’une chevrette. Je sors mon Butollo et pousse un petit appel sec et bref. La chevrette redresse la tête. Au second appel elle fait volte-face et me fonce droit dessus avec un souffle rauque. Elle arrive au milieu de la végétation et bifurque à peine à 2 mètres de moi. Elle continue sur son élan et s’enfonce dans le bois pour disparaître. Je m’éclipse.

Je pars jeter un œil sur les terriers de blaireaux histoire de voir s’il sont toujours là, en attendant que les ragondins ressortent mais la pluie se met à tomber et je rentre.

18 juin 2010, petite sortie au ragondin

Alex

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 05:46

Ce soir, je décide d’aller chasser sur un secteur repéré rapidement l’an passé avec le président de la chasse en fin de saison. Il fait un peu de crachin quand je pars de chez moi et le vent souffle assez fort. A mon arrivée, la pluie a cessé. Je me gare au bord d’un chemin de terre et commence à m’avancer. Sur la droite un petit lac au milieu d’une prairie fauchée et jaunie, sur ma gauche une vigne entourée de blés. Le vent souffle vers la vallée, de gauche à droite. Je décide de jeter un œil autour de la vigne avant de redescendre par la route pour chasser à bon vent en remontant.

J’avance sur le chemin de terre, une grosse volée de colverts est posée à une vingtaine de mètres du lac au milieu de l’herbe fauchée. La moitié des palmipèdes s’envole alors que je me rapproche par le chemin. Un gros ragondin revient tranquillement vers l’eau au milieu des canards restants puis accélère et rejoint le lac alors que ses derniers s’envolent. Des foulques naviguent sur le lac.

Je quitte le chemin pour longer la vigne. J’avance perpendiculairement aux rangs en tentant d’apercevoir un chevreuil. Tout à coup, un mouvement m’interpelle, un gros lièvre gris clair se promène paisiblement entre 2 rangs. Entre les rangs suivants, j’aperçois furtivement un chevreuil couché dans l’herbe. Un pas en arrière… je pense qu’il m’a vu mais je tente tout de même une approche 2 sillons avant et remonte doucement. Je finis par apercevoir le lièvre sous le feuillage des vignes alors qu’il s’éclipse furtivement mais le chevreuil s’est volatilisé. Je fais demi-tour et continue à longer la vigne. Un second lièvre plus petit arrive droit sur moi entre les rangs un peu plus loin puis un autre s’éloigne de moi dans les rangs suivant.

Au bout de la vigne, je remonte en suivant le dernier rang et longe un champ de blé. Tout à coup à 20 mètres dans les céréales, j’aperçois la tête d’une chevrette au gagnage. Je l’observe un moment avant d’être repéré. Elle s’éloigne à grands bons dans le blé.

Je jette un coup d’œil rapide sur les champs de blé alentour puis décide de redescendre au fond de la vallée pour remonter à bon vent en chassant. Je descends vers le lac et encoche ma flèche à ragondin. Les canards de retour sur la prairie s’envolent à nouveau. Je suis à mauvais vent et j’ai peu d’espoir de surprendre un ragondin. J’aperçois l’un d’eux en bordure des joncs un peu plus loin. Je longe doucement au bord des joncs. 6 mètres devant moi, un très gros ragondin s’avance dans l’eau. Je me fige et l’observe, je n’ai rien pour récupérer ma flèche, je le laisse plonger et s’éloigner. Je poursuis, une série de plongeons retentie 3 sillons boueux et bulleux s’éloignent du bord. 6 jeunes ragondins font surface à quelques mètres de moi et m’observe sans bouger, les gros font surface plus loin, je ne suis pas équipé pour récupérer les flèches, ils ont de la chance. Je repars, les ragondins plongent. Un peu plus loin un autre sillon bulleux et boueux.

Je m’éloigne du lac et rejoint la route qui longe la zone de chasse sur ma droite. Je descends par la route vers le bout de la zone délimitée par une autre route perpendiculaire puis bifurque par un chemin de terre vers une zone de blé, de friche et de vigne. Je remonte dans la vigne et surveille le blé sur ma gauche. Rien, je ressors de la vigne et la longe perpendiculairement aux rangs puis la quitte pour traverser une friche en direction d’un champ de blé. De l’autre côté d’une grosse haie qui coupe la friche, une chevrette démarre et s’enfuit. Je traverse la haie et aperçois, dans le blé, la tête d’un brocard. L’approche commence.

Je me décale pour avancer à couvert d’un gros arbre qui pousse au bord du blé et avance droit sur ce dernier le plus silencieusement possible. Arrivé contre l’arbre, je le contourne doucement pour tenter de voir mon brocard qui était à 10 mètres de la bordure du champ. Il a disparu ! Je rentre doucement dans le blé et l’aperçois à 50 mètres dans le blé. Les céréales sont hautes et cachent bien le chevreuil, il me faut me rapprocher un maximum pour espérer pouvoir placer ma flèche. Le vent fort et soutenu est mon allié, il porte mon odeur au loin et estompe les bruits. Je rejoints doucement le passage de tracteur qui passe au plus près du brocard et remonte doucement vers lui. Il relève régulièrement la tête mais ne m’aperçois pas, je reste baissé en attendant qu’il reprenne son repas. Mes pas sont de plus à plus lent et calculés alors que je me rapproche. 15 mètres, 10 mètres, 5 mètres… je marque une pause et l’observe pour trouver le bon moment pour lui décocher ma flèche. Il alterne les coups de langue sur son pelage, les prises de nourriture et les observations, c’est un beau six. Il se déplace peu. Je finis par le visualiser et tente ma chance. Il baisse la tête j’arme et attends de le distinguer suffisamment pour lâcher ma flèche. Tout à coup le flash, c’est maintenant, je prends ma visée et décoche. Ma flèche rentre dans le blé sans toucher le brocard ?! Ce dernier surpris démarre en trombe pour s’arrêter en bordure du blé et observer un moment avant de rentrer dans un petit bosquet en aboyant. Je cherche ma flèche que je retrouve rapidement, elle est propre, aucun indice, la traille dans le blé ne comporte pas la moindre trace de sang ou de contenu stomacal… c’est un beau raté. Le brocard furieux aboie dans le bosquet.

Je m’éloigne. Je remonte vers le lac au milieu d’une zone de pâtures fauchées délimités par des haies et des bosquets et ponctuée de petits lacs et mares. Un lièvre assis au bord du bois me regarde arriver avant de s’enfuir. Pas de chevreuil dans le secteur. Au bout d’un moment je retombe sur les blés de tout à l’heure. Je traverse une haie et longe par un passage de tracteur pour revenir vers la voiture. Rien, je sors sur un semé de tournesol très boueux et décide de prendre le chemin de terre pour ne pas m’enliser. Tout à coup, un gros brocard peu coiffé traverse la prairie en pleine course pour rejoindre une haie épaisse alors que je quitte le chemin pour revenir au bord du blé.

Je le regarde partir quand j’aperçois un brocard magnifique avec des bois très hauts. Il est au bord de la haie et regarde son confrère rentrer dans la haie puis reste à observer un moment. Je me suis baissé dans le blé. Je suis en mauvaise posture le vent portera mon odeur vers le brocard si j’avance sur le chemin car le vent est perpendiculaire à ce dernier.

J’observe un moment. Le brocard se remet à brouter en longeant la haie en direction du chemin de terre. Je me faufile pour revenir sur le chemin et m’avance doucement par le chemin pour me rapprocher un peu en restant à distance raisonnable pour ne pas être trahi par mon odeur mais le brocard rentre dans la haie. Je rentre dans la prairie et biaise vers la haie espérant le revoir mais sans succès. Je longe la haie et reviens au chemin de terre puis tente l’autre côté de la haie sans plus de succès. Derrière moi les ragondins inconscients s’amusent toujours sur le lac. Je retourne à la voiture pour laisser le coin tranquille pour un autre jour.

Je change de secteur, j’hésite un peu puis décide d’aller chasser les friches autour de chez le président de la chasse. Une chevrette ma regarde passer dans la bande de blé étroite entre la route et la rivière. Je me gare un peu plus loin près du moulin puis pars en chasse par le chemin de terre habituel. Les fortes pluies de la veille ont inondé de début du chemin.

Je longe la friche déserte ce soir puis me dirige vers le grand champ de blé. Un lapin surgit de la haie sur ma droite puis fait demi-tour. Je scrute le blé au travers des trouées de la haie mais pas le moindre chevreuil. Un peu plus loin, me sentant observé, je tourne la tête vers le blé sur la gauche du chemin. Une chevrette, dont seule la tête dépasse, me regarde arriver puis remonte vers une grosse haie qui coupe partiellement le champ. Un peu plus loin je fais une pose d’observation au niveau d’un passage qui rentre dans le blé. Rien, je décide de faire un grand détour par les coteaux pour revenir dans les herbes hautes à bon vent.

Je remonte en suivant le bord du champ de blé puis le longe par un chemin de crête, rentre dans un autre blé marqué par le passage des sangliers et ressors dans un semé de tournesol vallonné. Des lapins fusent en tous sens à mesure que j’avance. Je rejoins la friche boisée et remonte le travers par une zone couverte de terriers de blaireaux.

Je longe dans la friche arborée sans rien voir puis rejoins un large passage girobroyé sous la ligne électrique qui me conduira à la zone d’herbes hautes. Par-dessus les arbres, j’aperçois un chevreuil au-dessus de la bande boisée qui barre la zone herbes hautes. Un beau lapin traverse le passage devant moi.

En ressortant dans les herbes hautes, j’entends les aboiements d’un chevreuil qui semble se rapprocher au galop. J’attends un peu mais rien ne vient et les aboiement s’immobilisent puis s’estompent. Je remonte à travers les herbes hautes vers la bordure du bois de crête. J’avance tranquillement quand j’aperçois en contre bas un chevreuil couché qui m’observe. Je fais mine de ne pas l’avoir vu et continue à monter pour finir par être caché par le relief du terrain. J’amorce alors un contournement pour rejoindre le coin de la haie épaisse posée au milieu des herbes hautes.

A peine arrivé au bout de la haie, un chevreuil arrive au galop et me passe à quelques mètres. Je reste immobile. Il fait une bouche à 20 mètres de moi pour revenir au pas droit sur moi. Je finis par distinguer 2 petites dagues sur son front, c’est le jeune brocard que j’ai tenté d’approcher mardi sans succès. Il se rapproche au pas, je reste immobile…19 mètres, il s’arrête et me fixe, 18 mètres, idem… chaque pas est suivit d’une pose d’observation. Je profite d’un moment d’inattention pour armer mon arc et le laisse approcher. Le temps passe. Au bout d’un moment il est à 10 mètres environ. Et se tourne de profil pour tenter de me prendre au vent, il avance au pas plein travers et mon viseur posé sur son coffre le suit. Je perçois un relâchement dans sa garde et ce bref moment d’inattention lui sera fatal. Je décoche, ma flèche le percute violemment. Il chute à l’impact et se relève immédiatement pour filer ventre à terre dans les herbes hautes. Les herbes claquent dans ses pattes. Sa course en arrondi revient vers l’autre bout de la haie mais il chute dans un bruit d’herbes couchées à 70 mètres environ.

Je cherche un peu ma flèche sans succès puis prends la piste du jeune brocard. Le sillon d’herbes couchées est plus facile à suivre que le sang peu abondant. Je retrouve rapidement mon chevreuil sur le flanc dans un rond d’herbes couchées. Un sang mousseux très abondant sort de derrière son épaule. Ma flèche est entrée derrière l’épaule et ressort pleine épaule de l’autre côté. Je pose le bracelet et attache les pattes du chevreuil pour rentrer.

Je rejoins la bordure du bois et la longe, Un chevreuil me suit en aboyant. Tout à coup, dans la luminosité décroissante, j’aperçois un autre chevreuil en bordure basse de la bande boisée sur la droite. Je pose mon chevreuil et remonte vers l’animal aperçu. Je me rends vite compte qu’il s’agit d’une chevrette et aperçois un faon à ses côtés, je fais demi-tour et m’éclipse.

Jeune brocard dans les hautes herbes, 17 juin 2010

Alex

 

Trophée :

Jeune brocard dans les hautes herbes, 17 juin 2010

Atteinte :

Jeune brocard dans les hautes herbes, 17 juin 2010

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 17:22

Ce matin, je décide d’aller faire un tour à la chasse, il a plu cette nuit et les conditions d’approche devraient être bonnes. Parti à 4h30 de chez moi, j’arrive sur place vers 5h15 au moulin du Justian mais il fait encore nuit noire, j’ai mal calculé mon coup. J’attends donc un peu dans la voiture que la luminosité augmente. Vers 5h45, il fait un peu plus jour mais le temps couvert allonge un peu la nuit. Je me prépare et remonte le chemin de terre qui me conduira vers un grand champ de blé.

Je slalome entre les flaques du chemin boueux, sur ma droite une zone arborée qui longe la rivière sur ma gauche une haie trouée de grandes ouvertures qui donnent sur une friche. Pas de chevreuil ce matin. Le chemin tourne pour rentrer en sous-bois et ressortir pour longer une friche sur ma gauche et une haie longeant un grand champ de blé sur ma droite. J’avance doucement en tentant d’apercevoir un chevreuil sans succès. La friche fait place à un champ de blé. Toujours pas de chevreuil. Le chemin longe ensuite entre deux haies et ressort en tournant à 90° pour rejoindre la rivière entre 2 champs de blé. J’avance doucement mais j’aperçois trop tard un chevreuil à 100 mètres qui s’enfuit en faisant de grands bons au-dessus du blé pour rejoindre la bordure de la rivière.

Je décide de traverser la rivière. Le chemin la traverse dans une zone peu profonde. Vu l’humidité de la végétation je finirai la matinée avec les pieds mouillés de toutes façon. Je remonte un peu mon pantalon et commence à traverser. Regardant plus où je pose mes pieds qu’autre chose, j’aperçois du coin de l’œil un mouvement. Un ragondin vient de passer par-dessus les pierres qui barrent le courant et le temps d’encocher ma flèche à ragondin il est déjà trop loin. Un autre mouvement attire mon regard sur ma gauche. Un très gros ragondin descend le courant et me fonce droit dessus. Le temps d’armer l’arc et de viser il n’est qu’à 3 mètres de mes pieds. Je lui décoche ma flèche qui le traverse, rentrant au ras de cou et ressortant derrière les côtes. Le ragondin se débat, remonte sur la berge, retombe à l’eau, se débat encore alors que le courant le ramène vers moi. Le sang se met à jaillir de façon impressionnante avant que le ragondin ne s’immobilise et arrive à mes pieds où je le saisis par la queue. C’est un gros mâle.

Pas de chance pour une matinée de folie, 14 juin 2010

Je le prends par une patte arrière et longe la bordure de la rivière sur la rive opposée. Pas de chevreuil ce matin. Un peu plus loin, je retraverse la rivière sur un passage peu profond et longe le blé vers un bras mort de la rivière qui forme une mare. Les herbes hautes et le blé sont marqués de nombreuses coulées de ragondin et de sanglier. Au coin de la mare une tête de chevrette surgit du blé avant de détaler en aboyant.

Je retourne sur le chemin de terre et pose mon ragondin dans la fourche d’un arbre avant de remonter dans ma friche. J’avance dans les herbes hautes et suis rapidement trempé. Je traverse par un passage un bout de haie qui prolonge le bois à mi-pente. Je regarde les alentours pour tenter d’apercevoir le brocard que j’ai approché couché l’autre jour à 15 mètres. Il ne semble pas là ce matin. Je reprends ma marche sur la droite quand un aboiement dans mon dos me fait me retourner. Le brocard était la dans l’herbe haute à 100 mètres sur ma gauche. Il démarre en aboyant et descend vers le chemin forestier. Je le laisse passer à couvert derrière le relief et attaque de redescendre vers le chemin pour tenter de le couper. Après une belle séance de patinage dans la pente boueuse qui se finit par une belle chute, je descends en courant vers le chemin de terre puis longe en courant derrière la haie pour ralentir alors que la haie s’éclaircit. Le brocard longe à mi-pente sous un petit bosquet qui termine la friche. Il avance au pas en aboyant régulièrement et en se retournant pour tenter de m’apercevoir là où il m’a vu avant sa cavalcade. J’avance doucement puis m’accroupit pour continuer à avancer alors que la haie s’interrompt. Il me tient à 60 mètres et je n’arrive pas à me rapprocher plus. J’avance dès qu’il tourne la tête mais j’accroche une herbe qui en cassant fait retourner le brocard vers moi. Il m’observe un moment puis se remet en marche pour se retourner aussitôt puis fait encore quelques pas et se retourne à nouveau. Je reste immobile jusqu’à ce qu’il reprenne sa marche. Encore une fois j’arrache une herbe en passant et cette fois le brocard me regarde un long moment avec insistance et se retourne pour faire quelques pas dans ma direction. Au bout d’un moment il repart d’un pas décidé. Je l’aboie mais il rentre au bois.

Je fais demi-tour et reprend ma marche à travers la friche où je l’avais interrompue. Je longe sous la bande boisée, en arrivant au bout de cette bande boisée, j’aperçois un mouvement au coin d’une grosse haie qui basse la friche sur le travers opposé. Un chevreuil se détache dans les hautes herbes et m’observe avant de remonter vers le bois. Un mouvement de l’autre côté de la haie me fait poser les yeux sur un beau lièvre assis dans l’herbe haute. En remontant vers la route, j’aperçois 2 autres lièvres qui finissent par détaler dans un petit carré de tournesol.

Arrivé à la route de crête, je pars jeter un œil au petit bosquet coupé en 2 par la ligne électrique. Rien ne bouge ce matin. Je remonte la route entre 2 bois puis tourne au coin du bois pour longer le blé en redescendant vers le coin du champ de féveroles. Je finis par apercevoir la tête d’un brocard dépasser au-dessus du blé.

Je repère le passage de tracteur le plus proche du brocard et avance vers ce dernier pour remonter vers ce brocard. Le relief du champ me cache dans un premier temps mon brocard. J’avance doucement quand un chevreuil aboie dans mon dos en rentrant dans le bois. Je n’aurais pas vu passer le brocard ? Je continue d’avancer doucement et finis par apercevoir les oreilles et les bois du brocard.

Je ralentis encore et avance au grès des mouvements de tête de l’animal. Un cheval dans son enclos qui jouxte le blé court en longeant la clôture et s’arrêt régulièrement en me fixant et en soufflant puissamment par ses naseaux. Ce manège finit par inquiéter le brocard qui se met à fixer la direction du cheval. Un milan tourne sur me tête en criant. Le brocard occupé par le cheval me laisse approcher doucement, voûté mais finit par se remettre en marche pour remonter le champ. J’essaie de le rattraper mais il finit par me voir et détale en aboyant pour passer la crête du champ.

Je remonte et tente de l’apercevoir mais il a disparu. Je descends vers la route, la traverse et la longe un moment avant de descendre dans les herbes hautes pour longer un bois puis un blé avant de rejoindre les vignes. Je longe la vigne et traverse un chemin de terre pour longer un champ d’avoine en dessous d’une vigne.

J’avance tranquillement quand 100 mètres plus bas au bord du fossé qui longe l’avoine, au pied d’un gros frêne j’aperçois une tache rousse. J’observe un instant et constate que ça bouge, c’est un chevreuil. Je descends à travers l’avoine en stoppant à chaque fois qu’il relève la tête et m’aperçois assez rapidement qu’il s’agit d’un brocard.

Arrivé au fossé, je le traverse en faisant craquer une branche. J’attends un peu, rien ne bouge. Je longe le fossé dans un semé de tournesol en me rapprochant du gros frêne qui fait écran et me cache aux yeux du brocard mais me cache aussi ce dernier. En arrivant à quelques mètres du frêne je cherche du regard mon brocard mais je finis par le voir où je ne l’attendais pas et il me voit au même moment. Il était sous les branches basses du frêne à 7 ou 8 mètres devant moi. Il démarre et s’arrête à 25 mètres pour m’observer avant de repartir en zigzagant et en aboyant. Je retraverse le fossé et regarde s’éloigner ce magnifique brocard quand une chevrette se lève dans le fossé à quelques mètres de moi et prend le même chemin que le brocard.

Je longe le fossé puis traverse une haie pour arriver dans une pâture à vaches. Je remonte vers la crête, traverse une autre haie puis rejoint un blé en bordure d’un bosquet. Je longe le blé contre le bois pour retomber sur un  chemin de terre qui me conduit à la route. Je traverse et rejoint un autre champ de blé. Je descends entre 2 champs de blé le long d’un fossé. Une chevrette se lève et détale entre les blés. J’avance tranquillement vers la chevrette qui aboie et finis par l’apercevoir à nouveau. Elle redémarre d’un bout de haie puis arrive au bord du bois et me regarde arriver avant de disparaître.

J’arrive au coin du bosquet et me rends compte qu’un brocard m’observe de l’autre côté du blé sur la bande enherbée au bord de la haie qui longe le fossé. Nous nous observons un instant avant qu’il ne traverse la haie et remonte, en se retournant plusieurs fois, à travers la prairie vers le bois en crête de coteau.

Je traverse le blé et rejoint le chemin de terre qui remonte vers les vignes où j’ai manqué mon brocard samedi. En montant, j’aperçois une tache rousse dans un passage de tracteur sur ma gauche et me rends vite compte qu’il s’agit d’un brocard. Je tente de rentrer dans le blé mais le brocard se tourne vers moi et m’observe. Je me fige et attends, il se remet à manger. Je fais demi-tour en reviens vers le chemin de terre que je longe pour arriver entre la vigne et le blé. Je longe le champ de blé en avançant dès que le brocard baisse la tête puis traverse une bande étroite de lé pour arriver en limite des tournesols et du blé. J’avance à pas chassé entre les tournesols pour éviter de faire trop de bruit puis rentre dans la bordure du blé. Le brocard ne doit plus être loin. Je le cherche du regard en avançant doucement. Il ne doit plus être qu’à 10 ou 15 mètres mais je ne le vois pas ! Tout à coup, alors que je le cherchais devant moi, il redresse la tête à moins de 10 sur ma droite et m’aperçoit. Il détale à travers le tournesol.

Je fais demi-tour pour aller chercher ma flèche de samedi dans le tournesol. Au loin, un chevreuil longe la vigne puis disparaît dans une seconde vigne. Je contourne, les vignes pour me mettre à bon vent, je longe au-dessus des vignes en cherchant à chaque sillon si je vois le chevreuil et finis par l’apercevoir. Il est sur la bande enherbée entre la vigne et un champ de blé. Je parviens à me rapprocher par le haut de la vigne sans être vu et descends par le long du deuxième rang de vigne. Je parviens à me rapprocher assez rapidement à 30 mètres sans éveiller ses soupçons puis je ralentis l’allure et avance à pas de loup. Je me rapproche facilement et aperçois le chevreuil à 10 mètres qui rentre dans la bordure du blé en la longeant. J’avance de plus en plus doucement, presque en apnée et arrive à moins de 5 mètres du chevreuil mais ne parviens pas à le voir à couse de la hauteur de la vigne. J’avance doucement en cherchant une fenêtre de tir sans pouvoir apercevoir le brocard. Tout à coup il démarre en sortant de je ne sais où (je pense qu’il s’était couché) et s’arrête à 10 mètres de moi. Je ne vois que ses pattes sous le feuillage des vignes et ne peux rien faire. Au bout d’un long moment il démarre puis s’arrête un peu plus loin. Je ressors de la vigne alors qu’il tourne à l’angle de la parcelle. Il s’arrête plusieurs fois et aboie avant de traverser le tournesol pour rentrer dans une autre parcelle de vigne un peu plus loin.

Je retourne chercher ma flèche mais ne parviens pas à la retrouver.

Je décide de retourner vers le chemin de terre qui longe dans la vallée. Arrivé au coin des vignes je coupe à travers un champ de blé délimité latéralement par 2 haies. Je passe par le passage de tracteur le plus large qui se trouve sur le tiers supérieur du champ. Tout à coup, j’aperçois la tête d’un brocard qui remonte dans le blé. Je m’avance le plus rapidement possible tout en essayant de rester discret pour l’intercepter mais il bifurque et s’éloigne perpendiculairement à la pente. Je décide donc de descendre vers le fond du champ pour le longer et arriver à une dizaine de mètre du chevreuil. J’avance le plus baissé possible faisant des poses d’observation complètement enfoncé dans le blé et parviens au bout d’un moment au bord du blé. Je longe voûté dans une rigole creusée par le ravinement d’un orage et au milieu des herbes hautes. J’essaie de ne pas faire de bruit mais mon pantalon trempé et les herbes hautes m’oblige à avancer par saccades et très très lentement. Je parviens tout de même à moins de 15 mètres du chevreuil dont je vois maintenant distinctement le dos, le cou et la tête. Ce dernier décide alors de remonter dans le blé et s’éloigne un peu avant de s’arrêter à nouveau pour brouter. Il me faut encore avancer pour arriver à distance de tir. J’avance un peu en me faufilant dans les herbes hautes mais le bruit de l’herbe sur mon pantalon fait tourner la tête au brocard alors que je ne suis plus qu’à 12 mètres. Il me voit et détale à grands bons au travers du blé et rejoint la haie toute proche d’où il se met à aboyer. Je me redresse, il m’aboie un moment puis traverse le blé sur l’autre versant en s’arrêtant régulièrement pour me regarder puis traverse la haie en aboyant, s’arrête, repart, s’arrête au coin du bois et m’observe alors que je longe la haie puis rentre au bois en donnant de la voie. Encore raté, ce n’est pas mon jour !

Je retrouve le chemin de terre du bas et commence à le longer. 200 mètres devant, un chevreuil à la robe presque rouge sort du bois de droite, marque un arrêt dans le semé de tournesol en regardant vers moi puis descend et rentre dans un petit bosquet qui fait la jonction entre le chemin et la rivière. Je m’avance sur le chemin quand j’aperçois un mouvement intermittent dans le blé sur ma gauche, c’est un chevreuil qui avance par bons. Je fais demi-tour et court le plus vite possible pour rattraper un passage de tracteur au bord du blé le long d’une haie et le prends en courant pour arriver au bord de la rivière. Dans ma course je vois par moment le chevreuil. Je reviens vers lui en longeant doucement le bord de la rivière mais il bifurque à 40 mètres devant moi et rentre dans la végétation du bord du cours d’eau puis ressort de l’autre côté. C’est une chevrette.

Je longe la rivière jusqu’au bosquet puis reviens sur le chemin et pars inspecter 2 autres parcelles de blé qui sont vide ce matin avant de revenir en arrière pour rejoindre le bord de la rivière en longeant la haie de tout à l’heure du côté des hautes herbes. De nombreuses coulées jalonnent la friche. Plus loin je traverse une haie et tombe sur un grand champ de blé bien marqué par l’activité des sangliers : coup de nez, coulées, souilles… Je rejoins la rivière et la longe sur la bande enherbée elle aussi bien marquée par les sangliers mais aussi les ragondins. En arrivant au coin du blé et cherchant à traverser le fossé qui aboutit à la rivière j’aperçois un ragondin dont la tête dépasse des racines d’un arbre. Il est contre la berge opposée et je ne pourrai pas le récupérer, je le laisse tranquille et poursuis.

Pas de chevreuil dans le secteur et je finis par regagner le chemin de terre qui revient à la route qui je longe pour revenir à la voiture qui n’est pas à côté. Je longe des blés qui bordent la rivière sur la droite de la route, ils sont marqués de coulés mais pas de chevreuil en vue ce matin quand, au coin du bosquet contre lequel j’ai garé ma voiture, un mouvement attire mon regard sur une forme rousse allongée. Je me plaque contre le talus sur la gauche de la route et avance doucement. C’est une chevrette qui broute les feuilles des branches basses au bord de la rivière. En avançant sur la route j’aperçois un lièvre qui tourne autour et constate rapidement qu’il s’agit en fait d’un faon encore tout petit. En m’avançant encore j’aperçois son frère ou sa sœur qui me regarde arriver sans bouger alors que sa mère occupée à son repas ne m’a pas compris. Je passe derrière une grosse haie qui borde la route à 35 ou 40 mètres des 3 animaux et m’éclipse doucement pour aller chercher mon ragondin avant de rentrer. 

 

Alex

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 15:57

Samedi soir, après avoir fait passer la JFO à Boucagnères, je rentre chez moi et attends 19h30 avant de partir à la chasse. Ce soir je décide de chasser autour d’un grand bois. Arrivé sur place vers 20h10, je me gare près d’un hameau d’habitation et descends à travers la vigne vers le bois. Le vent vient de ma gauche, je vais commencer par avancer un peu à mauvais vent puis longer le bois du côté à l’ombre à bon vent.

En passant devant la mare à sec, je constate que les sangliers sont revenus depuis mon dernier passage, cela fait plus d’une semaine que je tombe sur des secteurs visités par les sangliers. Je suis même tombé sur eux lors de mes 2 dernières sorties. Les chevreuils dérangés par leur activité se font discrets et j’ai du mal à voir des chevreuils, surtout des brocards.

Après avoir passé le bout du bois je longe l’autre côté à bon vent. Je commence par longer une zone de vignes. Tout à coup, une chevrette m’apparaît dans un sillon à 20 mètres, elle me regarde un court instant et détale en passant sous les fils de fer du rang de vigne.

Un peu plus loin, le galop d’un chevreuil sur les feuilles sèches du sous-bois me fait tourner la tête mais je ne parviens pas à distinguer l’animal en fuite au travers des branchages.

Les vignes laissent la place à des champs de blé. Je quitte la bordure du bois pour un chemin de terre qui longe le blé. Pas de chevreuil, j’arrive à la limite d’un champ de tournesol et longe entre le tournesol et le champ de blé pour revenir vers la bordure du bois. Je longe un peu le bois puis bifurque pour prendre un chemin de terre qui traverse le bois pour aboutir dans une friche où j’ai tué mon premier brocard sur la société de chasse l’an passé.

Arrivé dans la friche, je longe sur la bordure gauche, contre le bois en faisant de longues poses pour observer l’intérieur de la friche. Les herbes hautes sont marquées de coulées très prononcées laissées par les sangliers, il faut dire que sur ma gauche le taillis est impénétrable à cause des ronces et fait un abri parfait pour les sangliers.

Au bout d’un moment je me rends compte que le vent a tourné et porte mon odeur perpendiculairement au bois vers l’autre côté de la friche. Un chevreuil démarre en aboyant de l’autre côté des herbes hautes et traverse la bande boisée pour fuir vers la friche suivante.

Je ressors de la friche et longe le bois pour revenir vers la voiture. Je longe une zone d’herbes hautes en bordure du bois contre un champ de blé, j’y ai souvent vu des chevreuils et j’avance prudemment. Mais ce soir pas le moindre chevreuil.

Je continue et arrive à la fin du blé sur un gros arbre abattu en bordure du bois par la tempête. J’avance en longeant la ramure de branches mortes quand j’aperçois une silhouette rousse qui s’avance dans l’herbe en venant vers moi. C’est une chevrette, je tente de me caler dans les branches pour l’observer mais je suis à mauvais vent et elle s’arrête à 40 mètres pour m’observer avant de rentrer au bois en faisant de grands bons.

Il est un peu plus de 21 heures, je remonte à travers vigne à ma voiture et pars me garer le long du chemin de terre au fond de la vallée. Je remonte à travers blé vers une friche partiellement boisée puis coupe à travers blé pour rejoindre un chemin de terre qui remonte vers des champs de blé et des vignes.

Arrivé en haut du chemin, j’aperçois 200 mètres devant un chevreuil qui remonte de la bande boisée, à travers le tournesol, vers la vigne. Je parviens au coin de la vigne sans me faire repérer puis commence à remonter le premier sillon assez rapidement sur 50 mètres. Le chevreuil se rapproche de la vigne en broutant puis bifurque et vient un peu vers moi avant de revenir vers la vigne. J’avance plus doucement et parviens à me rapprocher un peu mais je suis encore à 100 mètres environ quand le chevreuil entre dans la vigne. C’est un jeune brocard au petits bois. J’avance doucement en serrant contre le rang de vigne mais craignant d’être repéré je fins par me baisser et sortir de la vigne en passant sous le fil de fer du rang. Je reprends mon approche en longeant la vigne sur la bande enherbée. Plus j’avance et plus le chevreuil est caché par les pieds de vigne et je dois régulièrement me baisser et passer la tête entre les seps pour l’observer. Arrivé à 30 mètres du brocard, je me baisse et constate qu’il regarde vers moi. Je reste un moment à l’observer immobile sous le feuillage des vignes. Il finit par se remettre à brouter. J’attends un peu pour être sûr que ce ne soit pas une feinte puis je recommence à avancer sur 10 mètres pour me baisser à nouveau. Le brocard est à nouveau en train de regarder dans ma direction. Je reste immobile. Il commence à venir vers moi sur environ 5 mètres d’un pas lent puis bifurque pour sortir de la vigne. Je me positionne à genoux et arme mon arc. Il sort à moins de 15 mètres, je prends ma visée bien que j’aurais préféré le voir de plus près. Mon pin’s sur son coffre, je décoche mais il amorce un demi-tour. Ma flèche passe au ras devant son poitrail et frappe le sol un peu plus loin en soulevant la poussière. Il rerentre dans la vigne. J’attends un peu puis reprends ma progression le long de la vigne. Je parviens plusieurs fois à approcher entre 5 et 10 mètres du brocard qui m’aboie sans le voir pour finir par retomber sur lui au coin de la vigne. Il est à 12 mètres environ et m’observe un instant avant de détaler en zigzagant et rentrer dans la vigne suivante.

Je retourne sur la zone du tir et cherche un moment ma flèche sans succès alors que la nuit tombe. Je rentre.

 

Alex 

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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