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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 12:37

Hier matin, je suis allé chasser sur Sarrancolin, parti du bas du chemin de la Soule sous une averse de neige, je suis remonté le long de la crête rocheuse

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

jusqu'au dessus de la grange de Tahouens pour ensuite prendre à gauche pour redescendre doucement vers le chemin de randonnée qui rejoint le col de Beyrède

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

et rejoindre par ce dernier une autre crête rocheuse redescendant vers un massif de buis et où j'ai fléché mon premier daguet l'an dernier. Malgré une progression lente et de nombreuses pauses observatoires je n'ai rien vu en plus de 2 heures de marche. Je suis trempé. Alors que je descends doucement en suivant la crête, une masse rousse m'interpelle, environ 80 mètres en contrebas. Je marque un temps d'arrêt et l'observe attentivement. Je distingue alors la tâche claire caractéristique de l'arrière train des grands cervidés, l’arrondi du cuissot, le cou relevé et une oreille, le reste de la tête étant caché par le tronc d'un gros arbre. Vu son gabarit il s'agit très certainement d'un cerf, il est couché plein travers, à découvert, tête vers la droite et cachée par un arbre. Je tente d'apercevoir des bois en me penchant à gauche mais j'aperçois juste ce qui ressemble beaucoup à une branche sans pouvoir affirmer qu'il s'agit du bois. Je tente donc une approche très lente sur un sol couvert de feuilles mortes, de brindilles et de cailloux que l'humidité n'a pas encore rendus silencieux. Malgré toutes mes précautions mon approche n'est pas totalement silencieuse mais l'animal reste immobile. J'avance en essayant d'aligner l'arbre qui cache sa tête entre moi et son regard pour ne pas être vu tout en calculant chacun de mes pas. J'arrive facilement à gagner environ 30 mètres et arrive au pied d'un gros hêtre. Alors que je calcule si je dois le contourner par la gauche ou la droite pour que le cerf ne me voit pas, l'animal se lève d'un bon et fait volte face pour foncer dans la pente à ma gauche, Je vois maintenant ces bois, ils sont assez haut mais presque dépourvus d'andouillets. Alors que mes yeux suivent sa course, ils se posent sur un autre beau cerf, dans le creux à ma gauche à environ 60 mètres de moi, il semble que ce soit un 8 cors. Il est arrêté plein travers et regarde l'autre cerf lui foncer dessus jusqu'à ce que ce dernier, arrivé au contact, tente de lui donner un coup de tête, Les deux cerfs se lancent alors dans une course poursuite en prenant la descente au plus raide et disparaissent derrières les roches de la crête.

Le calme revenu et les cerfs ne semblant pas m'avoir repéré, je reprends ma progression lente pour arriver au bord d'un à pic d'environ 15 mètres, sur la droite de la crête, qui domine une zone dégagée de hêtres avant les buis. J'aperçois trop tard un animal qui démarre, environ 50 mètres en contrebas, au bord des buis en fonce dans la pente sans que je puisse dire s'il s'agit d'un cerf, un daguet ou une grosse biche. J'attends un instant et observe mais le secteur reste calme, je continue à suivre doucement la crête pour descendre encore un peu et marque un temps d'arrêt à 30 mètres environ au dessus des premiers buis. Mon regard balaye le paysage en contrebas quand un léger mouvement m'interpelle à environ 60 mètres plus bas dans une trouée entre les buis. Je regarde un instant sans vraiment comprendre ce que je vois bouger. Un buis s'agite quand un bois s'en détache. C'est un cerf qui frotte ses bois contre l'arbuste. Il redresse brusquement sa tête qui me semble très sombre, presque noire alors que ces bois très clairs en lyre, semblant porter 8 pointes, m’apparaissent nettement. Je reste immobile, il baisse la tête et se met à manger. L'approche semble très complexe mais je décide de tenter le coup. Je descends très doucement en biaisant à gauche pour être à couvert derrière les buis et rejoindre une grosse coulée qui descend vers l'animal. Malgré mon application à calculer chacun de mes pas, mon approche et loin d'être silencieuse mais les gouttes qui tombent des arbres ainsi que quelques blocs de neige de temps à autre me font espérer. En avançant je tente de l'apercevoir au travers de la végétation mais sans succès. Alors que j'arrive à 15 mètres de sa dernière position vue, je me rends compte qu'il n'est plus là. Je m'avance encore un peu vers une zone dégagée sous les hêtres mais rien non plus. Je descends en biaisant à gauche dans les buis et tombe sur le pied frais et quelques laissés du cerf et les suis doucement sur environ 40 mètres quand il redémarre devant moi dans les buis sans que je puisse le voir. 

Je décide de continuer à descendre pour rejoindre une piste ouverte par Patrick en contrebas avant de la suivre pour revenir vers chez mon ami. Un peu plus bas, je glisse et chute lourdement sur le dos, tapant mon coude sur un rocher pour protéger mon arc. La neige et l'eau rendent le sol très glissant et je m'accroche aux buis pour descendre cette pente assez raide. Arrivé à la petite piste, je la suis dans les buis. Plus loin, elle s'ouvre sur une belle clairière enherbée qui la domine et je regarde un instant au dessus de moi tenter d'apercevoir un animal. Je m'avance ensuite un peu sur la piste quand un animal démarre à environ 15 mètres au dessus de moi. C'est un beau cerf de 14 cors qui fonce droit devant lui, tête en arrière pour passer des branchages, en suivant la courbe de niveau. Je le perds vite de vue. Je ne verrai pas d'autres animaux sur la descente jusqu'à ma voiture alors que la neige tombe maintenant de façon soutenue.

Ce matin, je décide de revenir chasser le secteur où j'ai vu les cerfs. Pour gagner du temps, je remonte en voiture vers le sommet du chemin de la Soule et me gare au départ du chemin qui dessert le hameau d'habitations au dessus de chez Patrick et rejoint le bas de la crête que j'ai descendu hier matin. La neige a tenu, grâce à la nuit froide, sur la végétation mais pas sur le chemin, il fait -1°C. Je décide d'enfiler ma sur-veste camo-neige mais pas mon sur-pantalon. Je pars en longeant doucement le chemin tout en surveillant au dessus et en dessous de ce dernier où alternent les zones de bois et de prairies enneigées. Un peu plus loin, des craquements se font entendre sur ma gauche, en dessous du chemin. Un animal se débine tranquillement dans la pente boisée mais la faible luminosité du sous bois ne me permet pas de le voir. Je poursuis sur le chemin craquant à cause du gel en espérant le voir sortir sur la prairie un peu plus loin. Je me poste un instant dessus de cette dernière sans succès avant de poursuivre. Le chemin se sépare en 2, tout droit il dessert le hameau, je prends la branche que descend vers les prairies. J'avance doucement et rejoins une zone où le bois vient toucher le chemin sur ma gauche avant de faire à nouveau place à la prairie. En arrivant à la fin de cette zone boisée, je m'avance tout doucement pour tenter de surprendre un animal au gagnage dans le découvert en contrebas. J'observe caché par une petite pointe d'arbres qui longe le chemin et domine la prairie. Un mouvement attire mon regard à environ 60 mètres en contrebas, dans une bande arborée de quelques mètres qui couvre un talus raide et domine la pente herbeuse où j'ai vu le 14 cors hier. J'observe un instant l'animal et identifie une biche qui broute de 3/4 face. L'approche va être compliquée, je reviens un peu en arrière, perdant la biche de vue, puis attaque de descendre la pente très raide par une sorte de grosse coulée qui biaise dans la pente entre les arbres en essayant d'apercevoir la biche entre les branchages mais elle semble avoir disparue. Alors que j'ai un peu plus de visibilité, avant de sortir plus à découvert, j'observe un moment amis la biche n'est plus là. 

Je remonte sur le chemin et recommence à le suivre doucement en direction de la crête à environ 250 mètres. J'avance droit sur une petite grange en pierre derrière laquelle broutent souvent des animaux dans la pente. Alors que je ne suis plus qu'à 15 mètres du bâtiment je me fais surprendre par un faon ou une bichette qui démarre du coin gauche du petit bâtiment à environ 15 mètres de moi, derrière un tracteur garé de cul. L'animal peine à se retourner pour fuir dans le passage étroit, barré par le petit tracteur qui interdit l'accès de mon côté, entre le mur de la grange et une haie épaisse qui délimite un replat d'environ 2 mètres avant le départ de la pente enherbée sous la haie. Il doit pencher la tête en arrière pour ne pas percuter le tronc d'un gros arbre couvert de lierre. Je me décale à droite pour tenter de voir passer l'animal mais rien. Le grondement d'alerte d'une biche retentit dans la pente derrière la grange. J'avance doucement le long du mur et aperçois une biche et son faon juste sur ses talons qui regardent vers moi sans vraiment me voir à environ 70 mètres. Ils démarrent au petit trot en rejoignent le bord du chemin à environ 100 mètres. Ils marquent une pause alors qu'une bichette surgit dans la pente derrière la grange et remonte les rejoindre au trot. Je suis trop loin et à découvert, je ne peux rien faire sans les affoler d'avantage. Les animaux traversent le chemin et le suivent puis prennent à droite pour remonter dans une combe qui longe la droite de la crête. Je les perds vite de vue derrière le relief du terrain et en profite pour m'avancer le plus rapidement possible en essayant de ne pas faire trop de bruit sur le chemin gelé. Arrivé au bas de la combe, je constate que les animaux sont déjà au bois. Je les entends avancer dans la feuille morte gelée, la biche pousse par moment un cri d'alerte, elle va me vider le secteur de chasse.

Je décide de tenter ma dernière chance, j'avance rapidement vers le bout du chemin qui se termine au départ de la crête puis commence à remonter au plus raide en la suivant. Je m'arrête tout les 4 à 5 mètres pour observer et écouter. Ma progression sur ce sol de feuilles mortes et de gravier est très bruyante et m'arrêter souvent permet de casser le rythme de mes pas. 40 mètres plus haut environ, alors que j'écoute, un bruit de pas dans les feuilles se fait entendre sur la gauche de la crête. Je reste un moment immobile, ne sachant pas vers où se dirige le ou les animaux mais le silence s'installe. Je remonte encore un peu en baisant à gauche pour voir derrière la crête mais rien. Les chute de paquet de neige de la cime des arbres me font souvent croire à l'arrivé d'un animal. Un mouvement m'interpelle plus de 100 mètres plus haut sans que je comprenne ce que je viens de voir, vu la hauteur par rapport au sol et la taille je pense à un oiseau. Je continue mon ascension ponctuée de halte contemplative quand c'est un bel écureuil presque noir qui biaise au sol, à environ 50 mètres au dessus de moi, s'arrêtant derrière chaque tronc pour descendre dans le creux à ma droite et rejoindre une touffe de noisetiers où je le perds de vue. Certainement la silhouette furtive vue tout à l'heure. Alors que j'observe les alentours, l'écureuil commence à ronger bruyamment. Je remonte encore un peu et me cale contre un gros arbre juste à ma droite pour observer. Je balaye le secteur du regard quand un mouvement furtif arrête mes yeux sur 2 têtes de chevreuils qui s'agitent derrière des troncs tombés en travers de la pente à environ 25 mètres.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Je me fige et observe, la chevrette en tête saute par dessus le dernier tronc et s'avance un peu vers moi puis prends à droite à environ 18 mètres, plein travers, pour descendre dans le creux à ma droite tout en baisant doucement, se rapprochant ainsi peu à peu de moi en glanant sa nourriture au sol. Je désencoche ma flèche équipée d'une lame QAD Exodus et la remets au carquois puis prends une autre flèche équipée d'une lame mécanique et l'encoche. Son chevrillard se fraye un chemin entre les troncs puis se tourne de cul pour grignoter quelque chose contre l'un d'eux. La chevrette se retourne et passe à environ 15 mètres plein travers se dirigeant vers la gauche de la crête. Le chevrillard se tourne face à moi et descend droit sur moi, passe derrière sa mère, descend encore de quelques mètres puis se tourne plein travers à environ 12 mètres et se met à manger tête au sol. 

Je suis à découvert à gauche de l'arbre mais les animaux ne me voit pas, ce camo neige est impressionnant. Patrick ayant un bracelet chevreuil en plus du C1, de la biche et du jeune cervidé, je décide de tirer ce chevrillard. J'arme mon arc et aligne ma visée derrière l'épaule avant de décocher. Ma flèche le frappe plus en arrière que prévu et j'entends l'impact de ma flèche dans du bois derrière l'animal. Le chevrillard cri puis fonce pour disparaître dans la pente à droite. Sa mère part en sens inverse, fait une bouche puis revient derrière les troncs et observe le secteur en aboyant un moment sans bouger. Elle longe ensuite derrière les troncs en aboyant puis remonte un peu et s'arrête en aboyant, revient un peu sur ses pas, hésite puis finit par remonter en s'arrêtant régulièrement et en aboyant. Il me semble entendre brièvement les piaulements de son jeune. Je la laisse s'éloigner sans bouger puis quand les aboiements sont suffisamment loin, je m'avance vers les troncs à la recherche de ma flèche que je trouve rapidement grâce au cresting et aux vannes rouges. Elle ne semble pas porter de sang mais sa couleur légèrement verdie est signe d'une atteinte de panse.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Je la ramasse, replie les lame et la réencoche. Pensant le chevrillard parti droit dans la pente je tente de couper sa piste de sang sans succès. Je tourne et retourne, reviens à l'endroit du tir pour me remémorer la scène mais rien n'y fait. Je tente alors de recouper plus haut et trouve une belle piste de sang qui remonte sur une pente peu prononcée, en contournant un avancement très raide de la crête. Le sang en grosses gouttes est bien visible sur les feuilles mortes et la neige.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Je le suis sur environ 10 mètres en prenant des photos du sang quand j'aperçois une boule suspecte partiellement cachée par les troncs de quelques arbustes à environ 15 mètres. Je me fige et observe, je finis par distinguer mon chevrillard toujours vivant. Il est de 3/4 face et regarde vers moi.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

J'ai posé mon arc au sol pour prendre les photos. Je reste immobile espérant le voir s'affaisser mais il garde sa tête haute et me fixe. Les minutes passent, il regarde sur la droite, j'attrape doucement mon arc, il tourne vite la tête vers moi. Je reste immobile, l'encombrement des troncs ne me permet pas de tenter une flèche et le temps joue pour moi. Le chevrillard finit par retourner la tête à droite et fait mine de se lever à plusieurs reprise puis regarde à nouveau vers moi un instant avant de recommencer à tenter de se lever. Cette fois il finit par réussir et part de cul à travers les arbustes puis décrit une boucle à droite, me présentant son flanc et la blessure d'entrée de ma flèche qui ne semble pas saigner, pour aller se recoucher 30 mètres plus loin. Je le distingue à travers les branchages et décide de tente une approche. Je me faufile tranquillement entre les arbustes mais perds le chevrillard de vue. Impossible de trouver sa couche. Une seule goutte de sang est visible 10 mètres plus loin dans la neige. Je suis sa trajectoire et arrive sur une zone dégagée à la sortie des arbustes. Le chevrillard est couché de 3/4 arrière, au pied d'une petite montée raide et me regarde sans bouger à 8 mètres. J'arme doucement mon arc sans qu'il ne bouge puis hésite, un tir de cage thoracique serait dévastateur pour la venaison, Chose que je n'ai jamais faite, je décide de viser la tête. J'aligne ma visée et décoche. Ma flèche le frappe à la tête. Il cri, se lève d'un bon et fuit en remontant la pente avec ma flèche en travers de la tête. Je suis horrifié, ma flèche n'a pas du tout eu l'effet escompté. Je me rapproche de la zone du tir et constate que le chevrillard perd maintenant pas mal de sang. Je suis la piste qui remonte sur quelques mètres puis descend droit dans la pente. La neige et les feuilles retournées permettent de voir la piste de loin et je la suis facilement sur environ 60 mètres, elle contourne maintenant un bouquet de noisetier puis rentre sous un gros buis où j'aperçois mon chevrillard qui s'est affaissé sur le ventre, tête au sol. Je m'avance sur lui, il donne alors un dernier coup de patte arrière pour tomber sur le côté, je le saisis, c'est fini à mon grand soulagement.

Je dégage ma seconde flèche qui rentre sur la droite du museau et ressort dans la gorge côté opposé. Je fais quelques photos souvenir avant de le vider.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Ma première flèche a atteint le foie et la panse. Il est temps de redescendre chez Patrick en suivant la combe qui longe la crête.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Alors que je longe le chemin pris pour venir tout à l'heure, une biche suivie d'une bichette démarrent en trombe de la bande d'arbre où se trouvait la biche ce matin. Pas de cerf ce matin mais que la montagne est belle quand elle s'habille de neige.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Alex

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 06:02

Très affecté par ma mésaventure d'hier, je décide tout de même d'aller faire un tour à la chasse au sanglier ce soir à Traversères. J'ai un rendez-vous pour le boulot avec le propriétaire des lieux à 17 heures, une fois le boulot terminé vers 17h40, je pars pour aller me poster en bordure d'un bois, près d'une mouillère alimentée par une source et très fréquentée par les sangliers qui viennent s'y souiller. En arrivant à la combe que je vais suivre pour aller me poster, je repère un lièvre au gagnage, au bord du penchant boisé de gauche à environ 300 mètres. Je décide de tenter une approche pour m'amuser. Je descends jusqu'à la haie qui borde l'autre côté de la combe jusqu'au bois et observe le lièvre qui n'a rien vu venir. Je tente des cris de souris pour voir s'il y réagit car par 2 fois j'ai fait ainsi venir des lièvres en voulant appeler des renards mais il ne réagit pas. Il est dans un creux du terrain et ne peut plus me voir, j'en profite pour traverser la combe et rejoindre la bordure du bois opposé. Je la longe doucement mais ne vois plus le lièvre. A environ 80 mètres de l'endroit où il se trouvait, je retente des cris de souris mais rien ne bouge. Je continue à longer doucement le bois et finis par l'apercevoir, il est juste à 5 mètres du pré dans les buissons. Je l'observe immobile, il reste un court instant figé puis démarre et remonte de quelques mètres dans le bois. Je tente de l'appeler mais il redémarre sur quelques mètres, s'arrête un instant puis repars et s'enfonce dans le bois.

Je pars vers mon poste, en chemin je trouve des coups de nez assez frai dans la prairie, c'est bon signe. J'arrive à mon poste vers 18h30, les sangliers se sont souillés ces derniers jours, j'espère les voir arriver ce soir. Le vent descend le coteau, je me poste donc au bord du pré pour ne pas être repéré. Vers 19 heures, les geais se mettent à crier sur ma droite à environ 100 mètres. Un animal doit être en mouvement. Je suis prêt mais au bout d'un moment, j'aperçois, au travers des branchages, 3 chevreuils qui traversent le pré et rejoignent un passage, entre une haie épaisse et une bande boisée, le reliant à la prairie suivante. Je les perds vite de vue derrière la haie et me reconcentre mais le secteur reste calme. A la tombée de la nuit, je décide de quitter mon poste et de revenir tranquillement vers la voiture. Je traverse le pré, passe par le même passage que les chevreuils, prends à gauche dans la prairie, passe une autre haie puis longe le penchant boisé à ma droite. J'avance tranquillement, faisant des pauses tous les 15 à 20 mètres pour écouter. Rapidement un grand bruit attire mon attention au bord du penchant boisé opposé. J'en suis sûr, ce sont les sangliers. Je vais tenter de les devancer, J'écoute un peu et ils semblent aller dans le même sens que moi. J'avance en suivant le bois tout en écoutant régulièrement. Les animaux se déplace lentement en fouillant le sol, j'entends régulièrement de petits craquements à environ 200 mètres le bois d'en face avance sur le pré créant un resserrement de la prairie. Je rejoints ce resserrement puis traverse le pré pour rejoindre doucement le bord du bois d'en face et écoute presque à chaque pas. Les bruits se rapprochent par ma gauche, les glands craquent sous les dents. Arrivé au bord du bois, un premier sanglier d'environ 30 kilos passe au-dessus de moi à environ 30 mètres dans le fragon. Je tente de m'avancer un peu, un second un peu plus gros passe dans le fragon encore un peu plus haut. J'avance en calculant chaque pas et en faisant une pause entre chacun d'eux. Le dernier sanglier passé repasse en sens inverse et disparait dans la végétation.

Un souffle puissant retentir à environ 50 mètres sur ma gauche, je me cale contre un arbre à environ 20 mètres dans le bois. Une querelle entre 2 gros sangliers éclate plus haut sur ma gauche et l'un d'eux hurle puis démarre et semble, au bruit, descendre sur moi avant de se calmer. Je ne le vois pas tout de suite mais il finit par apparaître sur ma gauche à environ 15 mètres plein travers. La faible luminosité me permet encore de tirer. Je l'estime à 50 kilos environ, j'allume le pin's de mon viseur pour plus de confort de visée, arme mon arc, aligne ma visée sur le défaut de l'épaule sur le sanglier qui mange tête baissée dans le fragon et décoche. Le sanglier couine et démarre en trombe pour descendre doucement vers ma droite. Je le suis au bruit un instant puis le bruit s'intensifie et fait du sur place, le sanglier se débat au sol en couinant. Je décide d'aller vers le bruit mais ce dernier stoppe vite. Je tente de recouper la direction de fuite pour trouver du sang à la lueur de mon portable car la luminosité ne me permet pas de voir les gouttes de sang. Je trouve vite de petites gouttes de sang et les suis péniblement car le sanglier ne suis pas toujours les coulée et l'hémorragie semble faible. La piste descend légèrement vers le pré sur environ 70 mètres puis bifurque brutalement à 90° pour remonter au plus raide de la pente sur 5 mètres puis à nouveau à 90° à gauche sur quelques mètres avant que je retrouve mon sanglier. Sa taille me surprend car je le voyais plus petit, il fait près de 75 kg. Ma flèche est plein poumons mais ne ressort par côté opposé, il l'a perdu dans sa course, je reviendrais la chercher de jour lors de ma prochaine sortie sur le secteur. Il me faut maintenant le ramener à la voiture et je ne suis pas arrivé...

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas... 16 octobre 2018

Alex

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16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 18:09

Cela fait 5 saisons que je cours après les daims ariègeois avec mon arc, leur chasse est très difficile, surtout à l'approche et sachant que le territoire ouvert sur lequel ils se trouvent est limité en surface contrairement au territoire de ces animaux qui tournent sur plusieurs ACCA et ne sont donc pas toujours présents sur le secteur que je chasse en plus d'avoir le don de se rendre invisibles (les biens nommés fallow deer par les anglophones).

Cette année, j'ai pris un bracelet sur la zone "réserve" qui est une réserve de chasse sur laquelle seul le tir du daim et à l'arc est autorisé. C'est une zone bourrée de sangliers. Cette saison ne commençait pas trop mal car j'ai vu 8 daims dont 2 leuciques lors de ma dernière sortie. La météo annonce de la pluie ce matin sur les Pyrénées mais quelque chose me dit de quand même aller chasser malgré les 2 heures de route qui m'attendent. Le réveil sonne à 4h50, je me prépare rapidement et déjeune avant de prendre la voiture. Il pleut des trombes d'eau sur presque tout le trajet mais la pluie stoppe alors que j'arrive en Ariège. Je me gare vers 7h25 au bord de la route, au-dessus d'un ruisseau qui délimite le bas de la zone de chasse. Je me prépare tranquillement puis descends le talus abrupt du ruisseau avant de me rendre compte que les fortes pluies ont fait beaucoup monter le petit cours d'eau dont le courant est aujourd'hui assez fort. Je cherche un passage peu profond pour traverser dans cette d'eau boueuse mais rempli une de mes bottes en posant le pied dans un trou d'eau peu profond. Ma seconde tentative sera la bonne. Je réussi à traverser et vide ma botte avant de poursuivre ma chasse. La zone est parcourue par des chevaux dont le passage répété au ouvert des sentiers dans la végétation du sous-bois. Je suis ces chemins et remonte jusqu'à un chemin forestier que je traverse pour arriver réellement sur la zone où se trouve généralement les daims. Je passe sous une clôture électrique et commence à remonter doucement à travers un bois clair vers une zone plus touffue où les daims viennent souvent manger des glands.

Ma botte mouillée fait du bruit, je la retire ainsi que ma chaussette trempée, essore cette dernière et remets le tout avant de poursuivre ma chasse. J'avance très doucement, m'arrêtant à chaque pas pour observer mais je me fais repérer par un chevreuil à environ 40 mètres plus. Il démarre en aboyant sans que je puisse le voir et aboie un moment en s'éloignant. Le calme revenu je reprends ma progression, je crains que les daims aient été affolés par ce raffut. Ils ne sont pas sur le secteur. Je ressors doucement sur un petit pré au-dessus. Rien en vue, je le traverse et biaise à droite pour remonter sur une petite crête. Alors que j'arrive au sommet doucement, je surprends 2 chevreuils à 20 mètres sur ma droite. Ils démarrent et foncent dans les fourrés où ils disparaissent. Ils aboient un peu en contrebas puis le calme revient. Je longe maintenant doucement la crête en scrutant le paysage. Pas de daim, un peu plus loin je descends à travers bois pour rejoindre la bordure d'une grande faille très profonde d'environ 200 mètres de long sur plus de 30 mètres de profondeur où j'ai vu les daims lors de ma dernière sortie. Je m'avance tout doucement au bord du penchant abrupt, pas de daim ce matin. Je suis le bord du penchant qui redescend vers le bout de la faille où passe une énorme coulée très fréquentée qui passe devant l'entrée de la faille. Je prends la coulée qui bifurque à gauche derrière la bute qui délimite l'autre côté de la faille. J'avance doucement en m'arrêtant souvent pour observer le talus boisé assez dense à la gauche et la pente de bois clair à ma droite qui descend vers une prairie gagnée par les fougères et les ronces.

Arrivé à la fin de la prairie, je descends sur ma droite par un passage pour longer cette dernière en lisière d'une zone plane de châtaigniers. Sur ma droite, un mouvement attire mon regard, un bel écureuil noir descend le long d'un gros tronc avant de disparaître derrière. J'avance doucement jusqu'à la bordure d'une zone très pentue et boisée qui descend vers des prairies en contrebas. Je prends à droite pour longer la prairie et surveiller cette pente quand j'aperçois du mouvement à environ 100 mètres en contrebas en limite du pré. Je stoppe et observe pour me rendre compte qu'il s'agit d'un gros chat noir s'avançant dans la prairie. Je fais demi-tour et rentre à nouveau dans le bois pour ensuite descendre en travers dans la pente pour rejoindre le fond une faille d'environ 5 mètres de profondeur qui descend vers les prés. J'avance ensuite tout doucement en suivant les coulée de daims et sangliers en lisière du bois. Je remonte doucement un talus un peu plus loin pour rejoindre une petite zone dégagée et stoppe pour observer les alentours quand, au travers des branchages, il me semble apercevoir du mouvement dans les ronces en bordure d'une autre petite zone dégagée à environ 70 mètres. Je fixe 2 taches sombres pensant d'abord à des sangliers mais c'est alors que l'animal rebouge et se déplie. Je n'en crois pas mes yeux, c'est un daim mâle, il est énorme, il porte des bois à palette majestueux. C'est l'animal d'une vie. Il avance doucement en suivant les ronces et rejoint une coulée qui s'enfonce dans la végétation et disparait derrière une touffe de noisetiers.

Je décide de tenter une approche, j'avance doucement jusqu'au un arbre mort couché au-dessus du passage qui relie la zone dégagée où je me trouve de celle où se trouvait le daim. Je passe ensuite tout doucement sous l'arbre mort à quatre pattes en essayant de ne pas heurter les branches pour ne pas faire de bruit. J'aperçois le cul du daim qui finit de disparaître dans le rideau de ronce qui tombe sur la coulée. Une fois ce dernier perdu de vue, je m'avance tout doucement vers la touffe de noisetier qui me le masque. Arrivé à environ 20 mètres de cette dernière, je me fige en apercevant du mouvement derrière cette dernière. Le daim vient de relever la tête. Je reste un moment immobile presque en apnée et alors que le daim rebaisse la tête je décide de tente d'avancer un peu plus pour trouver une fenêtre de tir au travers des branchages. J'avance tout doucement et gagne encore 5 mètres, je devine le daim qui glane sa nourriture au sol. Pas de fenêtre de tir, il me faut encore avancer sous le rideau de ronce. Je finis mon approche à 4 pattes sur encore 5 mètres et trouve enfin une fenêtre de tir. Le daim est à 10 mètres de cul. Je me redresse tout doucement sur mes genoux et arme lentement mon arc. L'animal se tourne un peu et me présente un 3/4 arrière assez fermé mais risque de sortir de ma fenêtre de tir. Je vise son flanc en avant du cuissot et décoche. L'impact retentit et mon daim démarre, il semble touché au cuissot. Je le perds très vite de vue dans la végétation puis entends un bruit comme s'il venait de chuter lourdement au sol à environ 50 mètres sur ma gauche avant le retour du calme.

J'écoute encore un peu puis traverse les ronces pour ressortir sur la zone de chair derrière. Il est 8h45. Je cherche ma flèche sans succès puis tente de voir le sang sans plus de réussite. J'attends un peu puis tente de recouper les trajectoires de fuite possibles. Je trouve alors 2 petites gouttes de sang sur une coulée qui remonte sur un talus d'environ 1 mètre, à droite du creux laissé par la chute d'un arbre mort. Des empreintes qui me semblent trop grosses pour être celle d'un daim ont marquées le talus. Je décide d'aller chercher ma flèche pour patienter un peu avant d'attaquer ma recherche car je ne suis vraiment pas sur de mon atteinte. Les images du tir tournent dans ma tête. Ma flèche est introuvable et j'imagine qu'il a dû partir avec, je retourne au premier sang et trouve vite 2 ou 3 grosse gouttes sur le replat au-dessus du talus mais le sang s'arrête aussitôt et je peine à retrouver du sang un peu plus à gauche. Les gouttes sont difficiles a voir sur les feuilles brunes et le sol sombre de plus l'eau tombée cette nuit et restée sur les feuilles mortes dilue le sang le rendant parfois encore plus discret. Les grosse empreintes suivent souvent la piste de sang et je dois me rendre à l'évidence qu'il s'agit du pied de mon daim, il est aussi gros qu'un pied de daguet de cerf. J'avance peu à peu en plantant des bouts de bois à chaque goutte pour avoir la direction de fuite. Le piste remonte vers un talus abrupt puis bifurque brusquement à gauche et passe au-dessus de la crevasse qui descend vers le pré, les grosses gouttes sont alors très marquées et resserrées sur 25 mètres environ puis le sang s'amenuise à nouveau. La piste suit le bas du talus à ma droite, tout à coup un bruit intense me fait tourner la tête vers le bas, les branches basse s'agitent encore comme si animal venait de les percuter en démarrant. J'encoche une flèche et descends doucement vers le sommet du talus qui domine le pré mais à mon arrivée je ne vois pas d'animal, je cherche d'éventuelles traces de sang sans succès puis retourne à ma piste de sang. Cette dernière oblique à 30 mètres de la lisière et descend, le pied du daim marque bien au sol et malgré les gouttes de sang espacées j'arrive à suivre sa piste qui bifurque à nouveau pour sortir sur le pré dans les fougères et les ronces. Des bruits de fracas retentissent dans mon dos à nouveau et je comprends alors qu'il s'agit de chutes de châtaignes, certainement le bruit et l'agitation perçu tout à l'heure. 3 grosses gouttes marquent l'entrée au pré puis le sang stoppe net et je regarde un peu autour de la dernière goutte avant de décider de stopper la recherche.

Une bruine épaisse se met à tomber et je crains qu'elle ne lessive le sang. J'appelle Christophe qui guide au mouflon en montagne. Il m'annonce qu'il ne sera pas là avant 12h30. Je contrôle, pour en avoir le cœur net, le talus où j'ai entendu du bruit tout à l'heure et remarque des traces fraiches d'une bande de daines qui ont dû arriver dans mon dos après mon passage de ce matin. Ne trouvant ni le pied du gros daim ni de sang, je pars ensuite attendre Christophe chez lui. Il arrive vers 13h30 et nous partons avec Olivier un autre ami archer et Lysie, la fille d'Hémo pour tenter de retrouver mon Daim. Nous nous garons sous la zone où j'ai tiré mon daim puis remontons vers la zone du tir que je retrouve facilement. Lysie tourne un peu avant de prendre la piste puis une fois le sang pris elle le suis assez bien, nous suivons à peu près les bâtons que j'ai plantés et finissons par ressortir sur le pré où Lysie trouve la trace du daim. Christophe retrouve ma flèche vers le bout du pré, une de mes lame est pliée à 90 °, le sang a marqué le tube sur environ 15 cm. Ce n'est pas bon signe. Lysie perd un peu la piste puis finit par la reprendre et remonte par une coulée au travers du talus de droite puis rejoint le bout de la grande faille où le pied du daim est bien marqué. La piste biaise ensuite vers la route en contrebas. Plus loin la piste est marquée de grosses giclées de sang très visibles et très rapprochées. Je reprends espoir mais un peu plus loin le daim a fait une boucle et nous peinons à reprendre sa trace. Une forte odeur de sanglier flotte dans l'air, ils ont dû effrayer le daim. Lysie finit par retrouver sa trace qui remonte pour s'éloigner de la route. Peu à peu le sans s'amenuise et finit par marquer juste par petits frottés puis ne subsiste que le pied de l'animal. Nous avons fait plus de 600 mètres de recherche, Christophe décide d'arrêter, l'animal ne s'est jamais couché, la blessure n'est pas mortelle. Mon daim est perdu, je suis abattu et décide de rendre le bracelet à Christophe tellement cet échec m'a remué. J'espère que cet animal magnifique s'en sortira...

 

Alex

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 19:36

Lundi, une amie de ma compagne l'appelle pour savoir s'il me serait possible de résoudre un problème de ragondins envahissant sur son club canin. Ce mardi soir après le boulot, je pars donc sur les lieux avec mon arc. La propriétaire m'explique les allées et venues des ragondins qui semblent beaucoup tourner autour d'un busage traversant le chemin d'accès à l'habitation bordé de part et d'autre par 2 fossés qui rejoignent le ruisseau à environ 100 mètres. Je me penche à l'entrée de la buse et aperçois une tête de ragondin en ombre chinoise dans la section de la buse. J'annonce à la propriétaire qu'ils sont dans la buse. Son mari nous rejoint et propose de les faire sortir en le poussant avec des tubes plastiques rigides emboîtés les uns dans les autres.

Il se positionne à un bout de la buse et moi à l'autre. Rapidement, un ragondin arrive sur moi mais il fait demi-tour sans me laisser le temps d'armer mon arc. Les ragondins ne veulent plus sortir, il faut rallonger les tuyaux. Il part donc en chercher d'autres et les scotche les uns aux autres puis recommence à pousser les ragondins qui finissent par arriver. Je sèche le premier d'une flèche de tête et réencoche vite. Touché le second repart dans le terrier avec ma flèche. Les tirs s'enchainent mais il fait souvent tirer vite et je manque plusieurs ragondins ou en érafle d'autres. Je récupère mes flèches tous les 2 ou trois tirs et en profite pour sortir mon premier ragondin de l'entrée du terrier. Je finis par en flécher un troisième ragondin que je sors du terrier et achève. Les autres ragondins ont compris et ne veulent plus sortir, mon coéquipier éclaire l'un d'eux dans le terrier et insiste pour le pousser vers moi mais il fonce vers lui. Il m'appelle alors que le ragondin se présente à l'entrée de la buse. Je me précipite puis approche doucement sur les derniers mètres. Le ragondin sort le tiers avant de la buse et s'immobilise. J'arme au dessus de la buse, vise et décoche mais ma lame explose sur le béton. Je réencoche vite, le ragondin n'a pas bougé, je me décale sur la gauche de la buse et lui ajuste ma seconde flèche dans l'épaule et le laisse sur place.

J'éclaire dans la buse et aperçois un ragondin qui se faufile dans le plafond de la buse cassée à cet endroit. Mon ragondin blessé et au milieu de la buse. Je bricole un grappin improvisé avec un bout de branche fourchue scotché au bout des tuyaux en plastique et parviens à le ramener a l'entrée de la buse avec une de mes flèche restée en travers. Je l'achève puis récupère une autre flèche trainée par les ragondins au milieu de la buse. Je rassemble les ragondins et discute avec les propriétaires avant de partir. Une intuition me fait regarder à nouveau dans la buse avant de partir, j'aperçois un autre ragondin. Le propriétaire recommence à le pousser en l'éclairant et je l'attends à l'autre bout de la buse, il m'annonce que le rongeur arrive et je me prépare. Il apparait une première fois mais je n'ai pas le temps de tirer, la seconde occasion est la bonne, une flèche de cou le laisse sur place.

 Ragondins sont mort et plus rien dans la buse, nous partons jeter un coup d'œil au ruisseau asséché un peu plus loin. Il est très fréquenté, il faudra le surveiller. La luminosité commence à baisser nous retournons vers ma voiture puis je pars alors que 2 chevreuils sortent au gagnage dans le pré le long du ruisseau.

Les ragondins du club canin, 09 octobre 2018

Alex

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 16:02

Ce week end, mon ami Arnaud est venu à Sarrancolin pour chasser le cerf. Nous nous sommes retrouvé hier soir au restaurant de Patrick pour que je lui explique un peu le territoire. J'ai passé ma nuit dans une cabane que Patrick a construite dans un arbre au dessus d'un petit pré en pente à environ 150 mètres de son habitation. Les cerfs ont bramé toute la nuit et quand mon réveil sonne vers 5h40, je me prépare pour aller rejoindre Arnaud qui a dormi au gîte, contre la maison de Patrick. Nous nous préparons rapidement puis remontons en haut du chemin de la Soule avec ma voiture. Un peu avant d'arriver, j'aperçois une étoile filante. Je me gare et nous nous préparons sous un ciel étoilé incroyable, une autre étoile filante passe au dessus de nous et je dis à Arnaud: " c'est un signe, je vais faire mon cerf aujourd'hui". Arnaud va chasser ce secteur, entre le chemin de randonnée qui redescend au chemin de la Soule et la falaise qui barre le haut de la montagne. Plusieurs cerfs brament autour de nous. Nous prenons le chemin de randonné dans le sens de la descente, à la lueur de nos lampes, le vent souffle dans notre dos. Un peu plus bas, nous quittons le chemin sur la gauche pour remonter à travers un petit pré vers un sentier qui va me conduire à ma zone de chasse. Nous le longeons un peu jusqu'à une crête rocheuse bordée de buis qui remonte jusqu'à la falaise. J'explique à Arnaud qu'en suivant cette délimitation naturelle il remontera jusqu'au "Pas du cerf" qui se trouve au début de la falaise et qu'il peut ensuite chasser en longeant cette dernière.

Je laisse Arnaud et poursuis mon chemin sur le sentier dans la nuit noire, au milieu des buis d'où s'envolent par moment des pyrales blanches aux ailes bordées de noir, signe d'une disparition prochaine des buis du secteur. J'ai un peu plus d'une heure de marche qui m'attend avant d'arriver au col où je veux tenter ma chance. Depuis que j'ai quitté Arnaud, le secteur est calme, pas un seul brame et j'espère avoir bien choisi mon secteur de chasse. Au bout d'un moment, le sentier débouche sur une grande prairie en long, traversée par un chemin enherbé. Je rejoins ce chemin et le longe. En arrivant à la fin du pré, alors que le chemin rentre dans les hêtres et que je contourne quelques grosses ronces barrant le passage, des grognements me font stopper net. Plusieurs sangliers démarrent à quelques mètres devant moi mais stoppent rapidement dans la pente sous le chemin. Je tente de me décaler un peu et de les éclairer mais ils redémarrent et fuit plus en contrebas. J'écoute un instant mais le calme s'installe et je reprends ma marche. Rapidement de bruits de pas se font entendre au sommet du talus de plusieurs mètres qui domine le chemin sur ma gauche. Impossible de les voir mais je pense qu'il s'agit du reste des sangliers, j'ai dû séparer le groupe en deux. Les bruits de pas s'estompent  et je reprends ma progression. Le chemin débouche un peu plus haut sur un enclos de régénération enherbé et partiellement couvert de jeunes hêtres. Il est 7 heures et la nuit noire laisse peu à peu place à une luminosité faible mais croissante, suffisante pour voir le chemin et éteindre la lumière de mon portable.

Toujours par de brame, je traverse l'enclos qui d'ailleurs n'en est plus un car la clôture n'est plus étanche depuis longtemps et laisse passer les animaux. Le chemin débouche sur un abreuvoir alimenté par une source captée un peu plus haut et qui alimente un petit ru chantant qui dévale la pente jusqu'au chemin. Le chemin enherbé, large de 5 mètres environ est maintenant taillé dans la roche. Je le suis tranquillement alors que le jour se lève peu à peu. Je tends l'oreille pour entendre un éventuel animal dans la pense sous la piste ou un brame mais rien. Je débouche sur la piste de hèche qui rejoint le col à ma droite et la commune de Hèche à ma gauche. Je descends vers le col en marchant sur la bordure enherbée, au bord du bois pour ne pas faire trop de bruit en marchant sur le gravier qui crisse sous mes pas. Alors que je ne suis plus qu'à  150 mètres du col, un brame tout proche retentit dans le bois sur ma gauche. Le cerf ne doit être qu'à 50 mètres au plus et à environ15 mètres de la piste. Je retire doucement ma verte de chasse et la laisse au bord du chemin. Le vent est dans mon dos mais suit le chemin, avec un peu de chance le cerf ne me sentira pas. Je commence mon approche mais la luminosité est encore faible et il est difficile de voir dans le bois au travers des branchages. Un autre brame retentit, le cerf semble se rapprocher. Je me fige et attends, espérant le voir se montrer. Au bout de quelques minutes sans rien entendre, le cerf démarre en cassant du bois dans la pente et s'éloigne rapidement. Le vent a tourné et m'a trahi.

Je descends jusqu'au col, le vent s'est intensifié et souffle fort dans mon dos. J'écoute un moment mais les brames très lointains viennent du penchant de droite, côté Rebouc. Je m'avance sur le col. 2 chevaux à la robe partiellement blanche broutent dans les genets à environ 200 mètres. Je remonte vers eux par un chemin de terre en quittant la piste de gravier puis prends à droite au travers des genets et des fougères, en suivant les sentiers tracés par les chevaux. Le vent fort a tourné face à moi, j'avance tranquillement en essayant d'apercevoir un animal dépassant de la végétation mais rien. Je biaise peu à peu pour retomber sur le chemin de terre qui passe plus haut puis le suit pour déboucher sur un replat enherbé au milieu des genets. Pas un animal en vue, Je suis à mauvais vent, je remonte donc le chemin bordé de grands hêtres pour revenir vers le col à bon vent. Sur ma droite, je longe maintenant une zone très dense, couverte de jeunes hêtres qui servent généralement de remise aux cervidés. Alors que j'arrive près du virage du chemin, avant de redescendre vers le col par un tunnel de houx et de noisetiers, un brame proche retentit sur ma droite dans les petits hêtres. Le vent est tournant, un autre cerf répond plus bas, je décide de tenter une approche sur le plus proche et quitte le chemin pour descendre dans une zone dégagée qui rentre dans le taillis. Le cerf brame encore, il n'est pas à 30 mètres sur ma droite. Je me fige et observe au travers des arbustes. Le cerf commence à frottés ses bois contre les troncs pour marquer son territoire mais le vent tourne et le calme s'installe. Je tente de rentrer dans le taillis par une grosse coulée au cas où, mais le cerf a disparu.

Je redescends vers le col, des brames épars et lointains se font entendre. Je décide de remonter par la piste de hèche pour aller chasser dans une zone de hêtre qui remonte jusqu'en haut de la montagne. Je récupère ma veste au passage et suis les lacets de la piste. Dans un des virages plusieurs arbres sont frottés de frais, un cerf a délimité son territoire. Plus au dans un virage, un chemin enherbé s'avance au milieu de carrés de régénération de petits hêtre. Je quitte la piste et prends ce chemin ponctué de belles souilles. Je prends ensuite un autre chemin sur ma droite qui remonte vers une place d'herbe rase au milieu de laquelle se trouve une belle souille bien fréquentée. Les cerfs brament plus haut, plusieurs se répondent tour à tour, je pense qu'ils sont au moins 4. Je me fraye doucement un passage sur une belle coulée au milieu de petits hêtres et rejoins une zone de sous bois dégagée, plantée de grands hêtres. Le sol est ponctué de gros rochers couverts de mousse entre lesquelles se trouve un tapis de feuilles sèches et craquantes parsemé de brindilles, branches mortes et autres pierres. Je reste un instant à écouter avant de m'avancer à découvert. Un gros cerf brame sur la droite à moins de 100 mètres, un autres à gauche à plus de 100 mètres et 2 autres à plus de 200 mètres au dessus de moi dont un dont la voix domine tous les autres. Je décide de monter. Autant que possible je marche sur les rochers couverts de mousse pour limiter le bruit et m'arrête tous les 5 à 10  mètres pour écouter si possible près d'un arbre. Je gagne peu à peu du terrain mais les rochers se font maintenant assez rares et ma progression de plus en plus bruyante. J'espace et raccourcis de plus en plus mes phases de marche. Un fracas me fais lever les yeux vers une barre rocheuse à environ 150 mètres au dessus de moi. Une biche, une bichette et un faon suivis de près par un daguet détalent en suivant le bord de la barre rocheuse, faisant rouler les pierres. Je stoppe et les observent s'éloigner sans ralentir sur ma droite et me demande si c'est moi qui les ai effrayé quand un brame surpuissant retentit plus à gauche, un très gros cerf, dont je n'arrive pas à compter les cors, s'élance à la poursuite de fuyards en poussant régulièrement des brames puissants. Il disparait comme les autres cervidés derrières des rochers à plus de 200 mètres au dessus de moi sur ma droite mais son brame retentit toujours.

Une fois cette agitation éloignée les brames des autres cerfs reprennent. Celui à ma droite semble venir vers moi et je tente de monter encore. Alors que je passe la barre rocheuse sur laquelle est passée le gros cerf, j'aperçois un gros cerf qui se débine en bramant à environ 150 mètres au dessus de moi. Il ne semble pas m'avoir vu et remonte tranquillement en s'arrêtant pour bramer. Je remonte doucement vers lui et le perds de temps en temps de vue derrière les troncs quand un mouvement furtif me fait stopper net. Une biche redescend sur moi à environ 100 mètres. Elle broute tranquillement, je ma décale doucement sur la droite pour profiter d'un creu dans le relief pour masquer ma progression.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Je reste un instant à écouter avant de m'avancer à découvert. Un gros cerf brame sur la droite à moins de 100 mètres, un autre à gauche à plus de 100 mètres et 2 autres à plus de 200 mètres au dessus de moi dont un dont la voix domine tous les autres. Je décide de monter. Autant que possible je marche sur les rochers couverts de mousse pour limiter le bruit et m'arrête tous les 5 à 10 mètres pour écouter si possible près d'un arbre. Je gagne peu à peu du terrain mais les rochers se font maintenant assez rares et ma progression de plus en plus bruyante. J'espace et raccourcis de plus en plus mes phases de marche. Un fracas me fait lever les yeux vers une barre rocheuse à environ 150 mètres au dessus de moi. Une biche, une bichette et un faon suivis de près par un daguet détalent en suivant le bord de la barre rocheuse, faisant rouler les pierres. Je stoppe et les observent s'éloigner sans ralentir sur ma droite et me demande si c'est moi qui les ai effrayé quand un brame surpuissant retentit plus à gauche, un très gros cerf, dont je n'arrive pas à compter les cors, s'élance à la poursuite de fuyards en poussant régulièrement des brames puissants. Il disparait comme les autres cervidés derrières des rochers à plus de 200 mètres au dessus de moi sur ma droite mais son brame retentit toujours.

Une fois cette agitation éloignée les brames des autres cerfs reprennent. Celui à ma droite semble venir vers moi et je tente de monter encore. Alors que je passe la barre rocheuse sur laquelle est passée le gros cerf, j'aperçois un gros cerf qui se débine en bramant à environ 150 mètres au dessus de moi. Impossible de compter les pointes à cette distance. Il ne semble pas m'avoir vu et remonte tranquillement en s'arrêtant pour bramer. Je remonte doucement vers lui et le perds de temps en temps de vue derrière les troncs quand un mouvement furtif me fait stopper net. Une biche redescend sur moi à environ 100 mètres. Elle broute tranquillement, je ma décale doucement sur la droite pour profiter d'un creux dans le relief pour masquer ma progression. J'avance par tranches de quelques mètres pour casser le rythme du bruit de mes pas et observer mais le relief me cache maintenant la biche et le cerf. Je décide de rejoindre un gros arbre à environ 30 mètres devant moi puis me poste au pied de ce dernier côté haut. Tout à coup, des cloches et des bêlements résonnent à environ 200 mètres plus haut sur ma gauche. Je regarde dans cette direction et aperçois plusieurs brebis affolés qui dévalent la pente et fuient en biaisant plus à ma gauche. Je comprends vite qu'un cerf a dû les effrayer et son brame ne tarde pas à se faire entendre.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Je tourne la tête pour regarder au dessus de moi le cerf qui lui répond quand un mouvement attire mon regard sur ma gauche. Un jeune cerf portant moins de 10 pointes arrive sur moi au petit trot, certainement chassé par le gros qui vient d'effrayer les brebis. Il est à environ 70 mètres mais se rapproche vite, environ 40 mètres, il passe derrière des troncs de hêtre, j'en profite pour armer mon arc et aligner mon viseur sur son épaule. Il ralentit doucement, 20 mètres, il biaise un peu pour descendre un peu plus dans la pente et arrive sur moi de 3/4 face. Il arrive au pas à 12 mètres, ma visée est calée sur son épaule, je décoche mais au même moment il bifurque pour descendre plus sur moi et ma flèche rentre en arrière des dernière côtes, traverse le cerf et retombe au sol 15 à 20 mètres derrière environ. Le cerf démarre en prenant plus ou moins la courbe de niveau avec une patte arrière relevée. Ma flèche a dû ressortir dans la cuisse opposée.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Il passe une bosse à environ 35 mètres sur ma droite alors qu'un brame très puissant retentit. Un énorme cerf arrive face à lui. Mon cerf freine des 4 fers et bifurque pour descendre en dessus de moi pour stopper et se coucher à environ 60 mètres de moi dans un creux du terrain. Je ne vois que le haut de sa tête et ses bois.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Le grand cerf brame à tout rompre en s'avançant doucement sur la barre rocheuse à environ 70 mètres. Une biche et son faon le précèdent en broutant tranquillement. Ils semblent vouloir remonter vers mon cerf et j'espère qu'ils ne vont pas le relever mais la biche et son jeune descendent entre les rochers et disparaissent derrière. Je reste immobile en espérant que mon cerf meure vite mais les minutes passent et il garde toujours la tête haute. Le vent est dans mon dos mais décalé un peu à droite du cerf. Le grand cerf s'avance en bramant puis stoppe net à environ 40 mètres de mon cerf couché et le fixe immobile et silencieux. Je ne suis pas sûr du nombre de pointes, 9, 10, 11... Je tente de m'approcher un peu en rejoignant un hêtre à environ 20 mètres sur ma gauche. Le cerf n'a pas bougé, focalisé sur mon cerf couché mais, tout à coup, la biche et le faon démarrent en contrebas, ils ont dû me sentir, ce qui provoque la fuite du grand cerf. Mon cerf se lève pour s'enfuir lui aussi mais il peine à avancer, un gros caillot de sang pend par la blessure d'entrée de ma flèche, son arrière train ne le tient plus. Il disparait péniblement derrière les gros rochers puis le calme s'installe.

Je décide de tenter une approche, j'amorce une boucle d'une trentaine de mètres à droite pour arriver à bon vent puis m'avance doucement, en tentant d'être le plus silencieux possible, vers les rochers derrière lesquels le cerf a disparu et doit certainement s'être recouché.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Je ne suis plus qu'à 15 mètres et ne voit toujours pas le cerf, j'avance encore de quelques pas quand il se redresse derrière les rochers. J'arme mon arc mais je ne vois que la tête et le haut du dos de la moitié avant de l'animal. Je tente de me décaler un peu mais le cerf avance en chancelant et chute lourdement sur les rochers en contrebas dans un fracas impressionnant. Je me décale rapidement à droite et l'aperçois qui peine à se relever. J'aligne ma visée sur lui attendant une occasion de tir. Il finit par se mettre debout, tourné vers le sommet de la montagne, sa tête cachée derrière un tronc, son arrière train appuyé contre un autre. Il vacille et me présente son flanc à 15 mètres environ. J'aligne ma visée sur le défaut de l'épaule et décoche. Ma flèche rentre jusqu'à l'empennage sur le point visé. Le cerf accuse le coup et peine à se retourner avec ma flèche en travers avant de partir dans la pente d'un pas non assuré en vacillant.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Il peine à faire environ 30 mètres et s'affaisse de cul, sur le ventre, au pied d'un hêtre tête posée au sol et s'immobilise presque aussitôt.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Le pensant mort, je remonte chercher ma première flèche que je retrouve sans peine où je l'avais vu tomber. Elle ne porte presque pas de sang et je ne trouve pas de sang sur la direction de fuite du cerf.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Je suis un peu sa direction de fuite estimée jusqu'aux rochers mais toujours pas de sang. Arrivé au rocher, je jette un coup d'œil à mon cerf en contrebas puis commence à descendre quand ce dernier dans un dernier effort tente de se redresser et tombe sur le flanc, glisse sur quelques mètres, bat un peu des pattes puis s'immobilise pour de bon.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Je descends rejoindre mon cerf et dégage ma flèche restée en travers. l'insert a cassé avec ma lame au ras du tube. Ma première flèche entre derrière les dernières cotes et ressort en haut et sur l'arrière du cuissot opposé. La seconde rentre au déffaut de l'épaule et ressort prés de l'entrée de la première flèche (atteinte poumons-foie). Je prends un instant pour faire quelques photos souvenir.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Maintenant, le plus dur commence, j'ai environ 1 kilomètre pour descendre jusqu'à la première piste où Patrick pourra venir me chercher.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

En descendant le cerf que je tire derrière moi par les bois, j'appelle Patrick pour qu'il vienne me chercher avec son pick up qu'il a fait équiper pour charger les poids lourds dans trop se fatiguer puis finit de descendre mon cerf à la piste où je le vide et tente de chasser les nombreuses mouches en attendant mon ami qui arrive un peu plus tard avec Fifi, sa petite jack russel qui nous fera un ferme mémorable sur la dépouille du cerf.

Un C1 à l'approche, 6 octobre 2018

Le cerf chargé nous redescendons au milieu des nuées de pyrales des buis pour aller dépecer ma prise chez Patrick et récupérer Arnaud qui a eu une occasion sur une biche mais a préféré ne pas la prendre, espérant croiser le cerf et s'inquiétant du comment descendre cette grosse bête.

Alex

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 15:29
Ce soir, je pars de chez Patrick vers 17h45 pour aller chasser sur une piste qu'il a dégagé cette année. J'avance doucement mais le sol très sec et jonché de feuilles mortes et de débris végétaux est très bruyant par endroit et j'hésite à continuer ma chasse sur ce secteur. Après environ 20 minutes de marche je tombe sur un trou d'environ 40 à 50 centimètres de profond et de large creusé sur la droite de la piste par les sangliers et les cerfs. Patrick a attaché au dessus une pierre à sel qui goutte sur le sol. La zone semble bien fréquentée. Patrick m'a parlé d'un beau carrefour de coulées un peu plus loin, à l'endroit où il a arrêté d'ouvrir la piste. Je poursuis donc mon chemin pour aller y jeter un coup d'œil et trouve vite l'endroit. Une sorte de combe rocailleuse, avec un petit filet d'eau, descend du sommet au plus raide de la pente. La zone est plus dégagée que la piste fermée par les buis et permet de voir à plusieurs dizaines de mètres. Sur le haut, à environ 40 à 50 mètres plusieurs arbres sont tombés dans la pente parallèlement à la combe et ont encore ouvert d'avantage le paysage. Je reste un moment dans le secteur à l'écoute et en ouvrant bien les yeux mais je n'y crois pas trop. J'ai fait beaucoup de bruit pour venir. Le vent souffle vers en bas. Il est encore tôt, 18h15 environ et je décide de quitter le secteur pour aller chasser sur une autre zone.
Je n'ai pas fait 30 mètres sur la piste quand le bruit d'une bande d'animaux descendant vers moi se fait entendre, je pense d'abord à des grands cervidés. Les brindilles craquent, le bruit de feuilles mortes se fait de plus en plus présent et les pierres roulent puis des souffles et des grognements étouffés se font entendre, c'est une bande de sangliers qui m'arrive dessus. Je suis au bout d'une bande de noisetiers épais descendant en longeant la droite de la combe jusqu'au ras de la piste et qui me cache des animaux qui arrivent. Je commence à distinguer les animaux. Un premier sanglier de belle taille stoppe dans les noisetiers à environ 30 mètres au dessus de moi. J'arme mon arc mais il démarre rapidement et traverse une zone dégagée d'environ 20 mètres pour disparaitre dans le sale. Une bête rousse lui emboite le pas aussi rapidement sans me laisser d'opportunité de tir. Une autre bête rousse s'arrête dans les noisetiers quand le gros sanglier fait demi-tour et revient sur ses pas au galop pour rentrer dans les noisetiers avant de bifurquer pour suivre cette bande de noisetier et sortir à découvert à quelques mètres de moi. J'arme doucement alors que le sanglier s'avance tranquillement nez au sol. Les noisettes craquent sous ses dents. Je le suis dans mon viseur, il n'est plus qu'à 6 mètres presque plein travers. Je vise le défaut de l'épaule et décoche, Touché là où je visais, le sanglier démarre et fonce dans la pente de la combe. Ma flèche a traversé et s'est plantée au sol.
Je réencoche rapidement. Les autres sangliers éclatent dans tous les sens un petit se présente 3/4 arrière à 15 mètres. Il est partiellement caché par les branchages des noisetiers, j'arme, vise et décoche mais il démarre alors que ma flèche arrive. Elle frappe un rocher et ma pointe de chasse explose. Ma flèche revient en arrière et retombe à côté de ma première flèche. Les sangliers qui s'étaient arrêtés redémarrent et j'aperçois un gros sanglier qui se débine à environ 50 en remontant au plus raide de la pente en suivant un des gros arbres tombé au sol sur la gauche de la combe. J'ai du mal à croire qu'il s'agit de celui que je viens de flécher au défaut de l'épaule mais il lui ressemble beaucoup. Je reste un moment sans bouger en surveillant les alentours, les craquements et les grognements s'éloignent puis le calme revient. Je récupère ma flèche cassé et  l'autre plantée dans la terre. Cette dernière est couverte de contenu stomacal et sent très fort. Vu mon atteinte d'entrée, au défaut de l'épaule, elle a dû ressortir par l'estomac dont le contenu a lavé toute éventuelle trace de sang. L'autre flèche un peu raccourcie ne comporte pas une trace de sang, pas un poil ou autre indice. C'est bien manqué comme je le pensais. Je commence à chercher des indices sur la trajectoire de fuite estimée de mon gros sanglier en descendant dans la combe mais je ne trouve pas de sang.
je reviens au point de tir et me remémore la scène quand des grognements et des craquements me mettent en alerte, J'aperçois alors un petit sanglier qui remonte à environ 60 mètres au travers des branchages après la combe. Il grogne pour appeler son groupe et remonte au petit trot et passe à environ 45 mètres puis biaise pour remonter vers l'endroit où je perds le gros sanglier de vue. Arrivé à cet endroit, il panique et redescend en grognant et cherche son chemin au travers des troncs, passe sous l'un d'eux puis hésite à passer au dessus de moi dans les noisetier avant de bifurquer pour redescendre et venir stopper presque plein travers à un peu plus de 20 mètres. J'ai déjà armé mon arc et cale ma visée alors qu'il hume l'air tête relevée. Je décoche et ma flèche le frappe à l'épaule et semble restée en travers. Il me semble voir mon empennage dépassé au ras du poil du côté du tir. Le sanglier démarre mais fait à peine 1 mètre avant de planter le nez au sol et de rouler comme un lapin sur environ 20 mètres pour se fracasser contre un arbre au pied duquel il s'immobilise vite dans un tas de branches.
Je le laisse sur place et remonte vers là où j'ai perdu le gros sanglier de vue. Je tourne un peu au milieu des troncs puis trouve une belle piste de sang qui part en descendant très légèrement par rapport à la courbe de niveau.
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018

Je suis cette piste assez facilement. Le sanglier laisse de frottés très marqués quand il passe les obstacle au sol. La piste s'éternise sur plus de 200 mètres avec beaucoup de reposée debout avant de remonter au plus raide à travers les buis et les rochers sur environ 30 mètres. Le sanglier saigne alors beaucoup plus dans l'effort puis la piste reprend la courbe de niveau et le sang s'amenuise vite. Je trouve ce qui ressemble à une couche puis les goutes s'espace de plusieurs mètres puis de plusieurs dizaines de mètres. La nuit sera vite là, je décide d'arrêter là et d'appeler un chien de sang mais personne n'est disponible pour demain matin. Je retourne donc sur mes pas pour aller chercher mon petit sanglier sur lequel les mouches ont déjà beaucoup pondu. Je fais quelques photos souvenir avant de rentrer par la piste avec mon sanglier alors que la nuit m'enveloppe.

Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018

De retour le lendemain matin vers 8h30, je reprends ma recherche aidé de Patrick et ses chiens  mais je perds le sang après plus de 300 mètres de recherche. La sanglier semble rentré dans une prairie marécageuse humide avec une végétation très épaisse parcourue de très nombreuses coulées. Je contrôle quelques souilles dans le secteurs sans plus de résultat avant de rentrer dépité. Sur le retour, je tombe sur le sang que le sanglier a laissé juste après le tir et que je cherchais plus à gauche. Il a laissé de très grosses traces de sang sur 20 mètres environ. 

Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018

Je sais que ma flèche est mortelle et j'en suis d'autant plus dégouté mais malheureusement c'est aussi parfois ça la chasse.
 

Alex

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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 05:56

Ce soir, après un tour infructueux sur une zone du territoire du Justian, je décide de reprendre la voiture pour aller chasser avant la nuit un petit secteur. Je remonte doucement un passage de tracteur quand j'aperçois du mouvement, devant moi, dans la végétation haute, sur la droite de ce dernier, à environ 45 mètres. Je me décale rapidement sur la gauche du passage dans la végétation et me fige debout prêt à armer. Je pense voir arriver un sanglier mais c'est un blaireau qui débouche sur le passage, passe la végétation entre les passages de roue et bifurque à 90 ° pour venir droit sur moi. J'arme doucement mon arc et le laisse venir à 5 mètres avant de lui décocher une flèche entre les épaules alors qu'il avance tranquillement vers moi. Il s'effondre sur place et le sang coule abondamment sur le passage de tracteur. La nuit sera vite là, je profite de la dernière luminosité pour faire quelques photos avant de rentrer.

Un blaireau à l'approche

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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