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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 23:02

Ce soir, je décide d'aller chasser une zone plantée de sarrasin entrecoupée de haies et accolée à une zone boisée et de friches. Un lac est accolé au bois et entouré par le sarrasin. Je gare ma voiture près d'un hangar agricole, près de la route puis pars par le chemin de terre pour attaquer la chasse à bon vent à l'autre bout de la zone. J'en profite pour jeter un rapide coup d'œil sur le champ d'orge et celui de tournesol sur la gauche du chemin. Le tournesol est brouté par endroits et certains pieds ont été frottés par un ou plusieurs brocards. Je rejoins le bout du sarrasin et prends à droite pour longer une grosse haie qui le sépare d'un grand champ de blé. J'avance doucement en surveillant l'épaisse culture et au travers de la haie quand cela est possible. À part une chevrette qui se lève et s'enfuit dans le sarrasin je ne verrai pas d'autre chevreuil. Le secteur est marqué de nombreux passages de sangliers qui ont couché la culture par endroit.

Je retourne vers le lac en me rapprochant de la voiture tout en longeant le bois au bord du sarrasin. Au coin du lac, contre le bois une coulée boueuse sort de la haie de genêts et de ronces qui bonde le lac. Au travers d'une trouée dans la haie, j'aperçois les souilles de sangliers au bord de l'eau. Un ragondin se débine le long de la berge. Plus loin d'autres tournent sur le lac au milieu des foulques et des herbiers. En arrivant doucement au coin du lac, je me fais surprendre par le démarrage d'un animal dans la culture à environ 6 ou 7 mètres devant moi. Le mouvement dans la végétation stoppe vite, l'animal que je n'ai pas pu identifier mais que je crois être un ragondin doit s'être arrêté. Je m'approche doucement, décocheur accroché, de l'endroit où a stoppé le mouvement. À environ 3 mètres devant moi, j'aperçois une boule sombre, c'est un ragondin. Je me fige, arme doucement mon arc et observe un peu pour essayer d'apercevoir la tête. Je la trouve rapidement, le ragondin est de 3/4 arrière. J'aligne ma visée et décoche. Le ragondin est séché sur le coup et un mouvement attire mon regard à 2 mètres sur ma droite dans la végétation. Je réencoche rapidement et identifie un petit ragondin immobile dans le sarrasin. J'arme, vise et décoche. Lui aussi est cloué sur place mais ma flèche est trop en arrière. Je l'achève rapidement après l'avoir dégagé de ma flèche. Je récupère ensuite le premier ragondin plus gros. Il semble très maigre, il a deux belles blessures infectées, une à la base de la queue

Faute de chevreuil.... 2 juillet 2019

l'autre au cou.

Faute de chevreuil.... 2 juillet 2019

Après une photo souvenir, 

Faute de chevreuil.... 2 juillet 2019

je les laisse sur place et poursuis ma route alors que d'autres ragondins m'observent sur le lac sans bouger.

Faute de chevreuil.... 2 juillet 2019

Je reprends ma chasse, finis de longer le sarrasin et rejoins la route. Il n'est pas encore 8h30, je décide de retourner à la voiture pour changer de secteur. En arrivant près du chemin de terre qui traverse la route et par lequel j'ai commencé ma chasse, j'aperçois une martre qui traverse la route en arrivant du chemin de terre à ma gauche. Elle disparaît sur le chemin de terre, bordé par une haie le long de ses 2 côtés, sur la droite de la route. Je m'avance rapidement au bout du chemin mais elle a disparu, à environ 30 mètres, sur la droite du chemin, des merles s'agitent et crient dans la haie à 2 mètres du sol. Ils regardent vers l'autre côté du chemin. Je comprends vite que martre doit s'y trouver. Je m'avance doucement sur le chemin, quelque chose de débine dans la haie de gauche devant moi. Je me fige et commence à imiter des cris de souris avec ma bouche sur le dos de ma main. La végétation s'agite à environ 20 mètres au pied de la haie de gauche. Le mouvement vient vers moi, en s'arrêtant par moment. A environ 5 mètres, la martre sort de la haie et s'avance dans l'herbe du bord du chemin pour se planter, debout, de face, à 3 mètres de moi. Elle observe un moment vers moi avant de se décider à retourner à couvert dans la haie pour se débiner et de disparaître.

Je retourne à la voiture et pars pour un champ de féveroles un peu plus loin, près des silos de Roques où je me gare. Je traverse la route pour longer les platanes qui la borde en bordure des féveroles. J'avance doucement, le vent vient de ma droite. Un peu plus loin, un craquement dans la culture me fait stopper net, j'observe, une main sur le front pour l'imiter les rayons aveuglants du soleil qui baisse sur l'horizon. Plus de bruit, rien ne bouge, je recommence à avancer un peu quand un autre craquement retentit. Je stoppe à nouveau et observe un instant, toujours rien. Je fais 2 pas de plus quand les craquements reprennent, je me fige et observe un moment pour arriver à localiser le bruit. La culture s'agite à environ 20 mètres de la route, le mouvement de rapproche de la voirie en biaisant sur ma droite. Je me décale doucement sur ma droite pour me caler contre un platane et observer. Le pelage roux commence à apparaître au travers de la culture, c'est un chevreuil. Il avance tranquillement mais bruyamment, il me semble reconnaître une chevrette. Je laisse venir puis me décale doucement en suivant la route pour recouper sa route. La chevrette est formellement identifiée maintenant, elle avance parallèlement à la route à à peine 5 mètres de moi. Je la suis doucement mais elle finit par m'apercevoir et de fige un moment, m'observer avant de fuir à grands bons pour remonter dans la culture.

Je reprends ma progression le long de la route pour rejoindre le coin des féveroles. Je bifurque pour longer la bande enherbée qui borde la culture à ma droite et une haie à ma gauche. J'avance doucement en m'arrêtant souvent pour observer le secteur. Plus haut, la haie bifurque à gauche en suivant la culture. Quelques gros chardons qui ont poussé au milieu de la bande enherbée ont été frottés par les bois d'un brocard. J'avance un peu, une trouée dans la haie me permet d'observer une mare encaissée d'un mètre où se trouvent souvent des ragondins. J'avance doucement et arrivé en face du bout de la mare où se trouve le plus gros des terriers. Un très gros ragondin sort tranquillement du terrier et s'avance sur l'eau pour disparaître derrière le talus de la mare. Je ne veux pas tirer sur l'eau car mes flèches coulent, je poursuis donc mon chemin.

Après la mare, la haie bifurque à nouveau à angle droit sur ma droite. Je continue à suivre doucement la culture. Alors que stoppe à environ 40 mètres du haut de la culture, j'aperçois trop tard, à cause du soleil rasant qui m'éblouit, un petit brocard, à moitié rentré dans les féveroles. Il m'aperçoit et démarre pour disparaître derrière un massif de chardons, au coin de la culture. Ne sachant pas où il est allé, je m'avance doucement, espérant le surprendre derrière les chardons mais il n'y est pas. Il a dû rentrer dans la vigne qui fait suite aux féveroles, j'avance tranquillement sur la gauche de cette dernière pour observer entre les rangs  perpendiculaires à la haie à ma gauche. Au bout de quelques rangs, je l'aperçois qui remonte dans la vigne en suivant le rang de gauche à environ 80 mètres. Je tente une approche en suivant le même rang que je serre au maximum. Je m'arrête à chaque fois qu'il s'arrête et repars en pressant le pas dès qu'il repart pour essayer de gagner du terrain. Je réduis peu à peu la distance mais il va passer la bosse du champ et je vais le perdre de vue. Je tente d'accélérer mais il bifurque tranquillement à gauche et passe sous la vigne pour changer de rang. Je change moi aussi de rang mais il a disparu. Je remonte pour passer la bosse puis m'avance doucement sous les rangs en observant les intervalles avant de m'y avancer. Impossible de le retrouver, je décide donc de remonter un rang jusqu'au bout de la vigne et rejoins la bordure d'un bosquet que je suis pour observer entre les rangs à ma gauche. Je finis par apercevoir le petit brocard qui avait avancé d'environ 70 mètres. Je l'observe un moment, immobile au bout du rang de gauche, il est à plus de 100 mètres. Je profite d'un moment d'inattention du chevreuil pour passer dans le rang suivant puis attaque une approche assez rapide, baissé sous le niveau du feuillage, serré contre le rang de gauche. Le brocard regarde vers moi mais ne semble pas me voir. Alors que j'ai gagné environ 60 mètres, il s'avance pour passer dans mon rang. Je me baisse et mi fige à genoux dans le feuillage, il s'avance en broutant puis passe dans le rang suivant, je m'avance un peu en collant le rang de droite puis passe sous le rang pour l'apercevoir mais il a disparu. J'avance à 4 pattes sous les rangs de vigne, m'arrêtant à chaque fois un instant pour observer en passant juste la tête avant de m'avancer à découvert. Mais le brocard est introuvable, l'herbe est un peu haute entre les rangs. Après avoir passé plusieurs rangs, je finis par l'apercevoir, il est couché de culture dans l'herbe contre le rang de gauche à environ 80 mètres sur ma gauche. Je reste sur la gauche du rang contre lequel il est couché pour tenter une approche, je gagne rapidement et sans bruit la moitié de la distance en me penchant souvent pour regarder sous le feuillage puis me mets à genoux et poursuis mon approche à 4 pattes. Je passe par moment ma tête au travers du rang pour l'observer. Il ne bouge pas, seules ses oreilles s'agitent sans qu'il ne tourne la tête. J'avance tout doucement pour ne pas faire de bruit mais alors que je suis à environ 20 mètres, il se relève et s'avance en prenant à droite pour passer 2 rangs de vigne et stopper presque plein travers à environ 25 mètres. J'ai armé mon arc alors qu'il marchait et cherche une fenêtre de tir à genoux mais je ne sens pas le tir sous le feuillage, au travers des ceps et le petit brocard finit par démarrer pour suivre un rang et disparaître un peu plus bas derrière la bosse du terrain.

Je me redresse et retourne vers le bord du bois en surveillant à nouveau les intervalles entre les rangs de vigne. Arrivé au coin du bosquet, je décide d'en faire le tour tout en surveillant les rangs de vigne sur ma gauche. Au bout du bois, je prends à droite pour revenir vers la vigne en dessous de ce dernier. Je rejoins ainsi le coin de la vigne dont les rangs sont parallèles à la bordure du bois. Je surveille entre les rangs quand je me fais surprendre par un jeune brocard qui démarre dans la vigne et remonte vers le bois à environ 100 mètres. Je fais demi-tour et cours vers le bois pour tenter de l'apercevoir avant qu'il ne rentre à couvert. Il avait stoppé un peu avant le bois dans la vigne et m'apercevant il repart pour entrer au bois. Je reprends ma marche lente dans le sens inverse et tourné autour des parcelles de vigne du secteur sans succès avant de revenir entre le bois et la et la grande vigne au-dessus des féveroles. Je remonte tranquillement vers le haut de la vigne en surveillant entre les rangs sans rien voir. Arrivé en haut de la vigne je prends à gauche en suivant la bordure de la vigne qui délimite la bordure du territoire de chasse. Je surveille un plantié de vigne sur ma droite, il est envahi d'herbes hautes. Au bout d'un moment, un bruit métallique attire mon regard dans le plantié. Un chevreuil vient de démarrer à environ 100 mètres en percutant un des fils de fer qui tiennent les rangs. Il fonce perpendiculairement au rang en passant sous les fils de fer pour stopper au bord de la haie qui délimite la parcelle à environ 200 mètres avant de repartir d’un par rapide en longeant la haie.

Au bout de la vigne, je prends à gauche en redescendant sur une large bande enherbée entre une bande boisée à ma droite et la vigne à ma gauche. Je surveille devant moi et sur ma gauche entre les rangs de vigne quand un bruit attire mon attention dans la bande boisée. Je m'en rapproche doucement et me pose au ras des premiers arbustes. Une zone dégagée s'ouvre sur le ru asséché qui longe dans la bande boisée. Il me semble entendre des sortes de grognements et pense qu'il s'agit soit d'un blaireau soit d'un petit sanglier et ma prépare à armer au cas où. Les fougères du talus, qui descend devant moi vers le ru, s’agitent à 3 mètres de moi et l'animal semble remonter vers la bande enherbée. Il s'arrête souvent de bouger et j'espère l'apercevoir mais le vent tourne et je me fais surprendre. L'animal démarre brusquement pour sortir à découvert, à environ 10 mètres en bordure du ru et s'arrêter de 3/4 arrière. Le temps d'identifier un beau renard et d'armer, ce dernier démarre et rentre en un éclair dans la végétation. Je viens de rater un belle occasion.

Je reprends ma descente vers les féveroles en surveillant le secteur mais pas d'animal en vue. Arrivé au bord de la culture, je prends à gauche pour la longer alors que la luminosité baisse vite. Je fais démarrer 2 chevreuils sans pouvoir les voir, l'un d'eux fonce à 10 mètres de la bordure en aboyant. Il se dirige vers les bâtiments agricoles d'où descend un chemin de pierres blanches qui descend vers la route entre les féveroles et un grand chaume d'orge. Je presse le pas pour essayer de le devancer et de le recouper sur le chemin. Alors que j'arrive au chemin et commence à le descendre, j'aperçois à environ 200 mètres, dans la luminosité de plus en plus faible, 2 animaux de petite taille sur le chemin. Je pense d'abord à des lièvres mais l'un d'eux se roule au sol et je comprends qu'il s'agit de 2 renards. Je me cale contre les féveroles et commence des cris de souris avec mes lèvres sur le dos de ma main. Rapidement, les renards regardent vers moi puis s'élancent pour remonter à ma rencontre. Il s'arrêtent souvent pour observer mais repartent vite, je m'agenouille doucement et arme mon arc alors qu'ils arrive à 40 mètres environ. Je poursuis mes appels moins puissants en pinçant mes lèvres et suis le premier renard dans mon viseur. Le premier arrive à 10 à 12 mètres et se plante de face avant de tourner la tête pour regarder son compère derrière lui. Il me présente alors un 3/4 face, j'aligne ma visée sur son épaule et décoche il me semble entendre l'impact puis je vois ma flèche ricocher en faisant de étincelles sur le chemin blanc et disparaître au loin en bordure du chaume. Les 2 renards fonce dans le culture et disparaissent. Je m'avance doucement pour tenter de trouver du sang sur le lieu du tir mais rien, j'allume ma lampe torche et rentre un peu dans la culture pour essayer de recouper la direction de fuite mais toujours rien.

Des craquements se font entendre un peu plus bas. J’éteins ma lampe et ressors de la culture en réencochant une flèche équipée d'une Exodus pensant voir sortir un sanglier. J'avance doucement sur le chemin pour recouper la route de l'animal qui s'approche petit à petit du chemin quand un renard sort à environ 17 mètres et s'assoie au bord du chemin en regardant vers la route. J'arme mon arc, vise l'épaule et décoche. L'impact retentit et le renard tombe lourdement au sol sans réaction. Ma flèche ricoche encore sur le chemin avec des étincelles et se perd en bordure du chaume. Je remonte essayer de trouver mon premier renard sans plus de succès alors qu'il va vite faire nuit. Ne le trouvant pas, je descends voir mon renard mort au bord du chemin. Ma flèche un peu trop haute a coupé les vertèbres cervicales. Je fais quelques photos souvenir alors qu'il fait maintenant nuit. 

Faute de chevreuil.... 2 juillet 2019

Je descends ensuite à ma voiture, j'en profite pour essayer de retrouver, sans succès, mes flèches à la lueur de  ma lampe. Alors que j'ouvre la portière de la voiture, une bande de sangliers démarre au bord de la route à environ 30 mètres dans les féveroles.

 

Alex

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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 06:04

Ce soir, il fait très chaud, le vent est tournant. Je décide de chasser en attaquant du chemin blanc mais côté Justian. Je me gare au bord du chemin, au coin d'une parcelle de tournesols à peine levés. Je me prépare et contrôle le vent, il semble souffler vers Roques. Je pars par le chemin en direction de Roque, je passe un chemin enherbé qui part vers l'Osse sur ma gauche et un chemin de terre qui remonte sur ma droite et d'où part une grande parcelle de blé que je commence à longer. Je lève quelques palombes et tourterelles des bois qui décollent çà et là du blé. Au bout du blé, je prends à droite sur un bout de chemin enherbé le long d'une haie épaisse à ma gauche et du blé sur ma droite vers une grande prairie partiellement bordée de haies. Je longe celle de gauche pour rejoindre une source prise dans une haie perpendiculaire un peu plus loin. En arrivant au bout de cette haie j'observe au travers d'une coulée boueuse très fréquentée qui rentre au bout du morceau de haie que remonte vers le sommet de la colline à ma gauche. Rien ne bouge, je prends le passage Busé qui enjambe le ru qui suit la haie que je longeais et m'avance doucement le long de la haie qui remonte pour apercevoir la souille. Elle semble bien fréquentée mais rien ce soir.

Je remonte vers un tournesol en suivant la haie, passe une trouée au coin de la haie qui délimite le bas de la parcelle de tournesols puis longe la culture en collant la haie le plus possible. Un beau lièvre démarre à environ 50 mètres devant moi, au bord d'un petit bosquet qui termine la haie. Il fonce, sa queue blanche relevée en bondissant à la manière d'un daim et se dirige vers une autre parcelle de tournesols plus fournie et plus haute. Je le suis tranquillement, il marque un temps d'arrêt avant de disparaître dans la culture alors qu'un second lièvre sort des grands tournesols et s'assoie de face, à découvert dans la culture basse. Je continue à avancer et fais fuir les 2 animaux. Je rentre dans les grands tournesols au coin du bosquet et prends à droite pour redescendre. Au coin suivant du bosquet je tombe sur une souille boueuse qui semble fréquentée. Je poursuis dans les tournesols en bordure de la prairie fauchée et fais démarrer un gros lièvre qui fuit entre de rangs de tournesol.

Je rejoins la bordure d'une parcelle de blé séparée de la prairie fauchée par un bout de haie, je prends à droite pour la suivre doucement en surveillant la surface des céréales. Jusqu'à la bordure d'une autre parcelle de blé, les chevreuils ne sont pas de sortie, il fait encore trop chaud, je prends à gauche et longe la parcelle, passe une longue vigne étroite, rien entre les rangs, une parcelle d'orge en long qui borde une bande boisée que je traverse ainsi qu'une prairie fauchée pour rejoindre une zone de colza. Je passe sur une bande enherbée entre 2 parcelles de colza et rejoins la bordure boisée d'un ruisseau. Je prends sur ma gauche, la bande enherbée entre le ruisseau et le colza. L'ombre portée de la bande boisée du ruisseau sur la bande enherbée et la bordure du colza apporte une fraîcheur toute relative et j'espère enfin voir un brocard. J'avance tout doucement en surveillant la bande boisée sur ma droite, la bande enherbée devant moi et le colza sur ma gauche. En bordure de la bande enherbée, le colza est très haut et je peux voir sous la culture, qui domine un sol dénudé, à plusieurs mètres. Brusquement, j'aperçois du coin de l'œil, un brocard couché juste en bordure du colza, à 2 mètres sur ma gauche. Je stoppe et tente d'armer doucement alors que le brocard m'observer fixement. Je n'ai pas le temps d'armer, ce dernier se lève d'un bon et fonce dans la culture sur une trentaine de mètres, impossible de le voir. Un peu plus loin, dans mon dos, près de l'endroit où a stoppé l'animal, se trouve une zone de culture versée. Je fais demi-tour et longe doucement pour me positionner à l'aplomb de cette zone qui n'est qu'à 15 mètres du bord de la culture. Le brocard finit par repartir en aboyant et je peux suivre sa progression à l'agitation du colza. Il ressort à environ 70 mètres, regarde en arrière un instant puis remonte le talus abrupt pour rentrer au bois en aboyant. Il semblait coiffé assez haut.

Je repars vers le chemin blanc, le long duquel je suis garé, en suivant le ruisseau. La haie est maintenant plus basse et interrompue, je peux ainsi observer la bande d'herbes hautes qui borde la parcelle de maïs sur l'autre côté du ruisseau. Au travers d'une trouée, j'aperçois furtivement une belle chevrette qui surgit des herbes et entre dans le maïs en 2 bons. Je rejoins le chemin blanc et le remonte en direction de la voiture, la dépasse et prends un passage sur ma droite, dans la haie pour longer une petite bande étroite de maïs qui rejoint le reste de la parcelle qui s'étend jusqu'à l'Osse. Je jette un coup d'œil entre la haie et le maïs sur ma droite puis m'avance pour longer la gauche de la culture. Je me fais surprendre par une chevrette dont la tête dépasse de l'orge, à environ 70 mètres sur la gauche du maïs. Je me fige et nous nous observons un moment avant que je décide de reprendre ma progression. Elle m'observer avancer sur environ 15 mètres avant de déguerpir à grands bons vers un bout de haie épaisse perpendiculaire au maïs et qui délimite la parcelle d'orge un peu plus loin. Cette haie bifurque ensuite à angle droit et suit le maïs jusqu'à la rivière. La chevrette disparaît rapidement dans la haie. Arrivé au coin de la haie, je prends un passage de gibier pris par les ronces pour m'avancer jusqu'à une autre parcelle d'orge où j'aperçois la chevrette se devinant vers la rivière mais pas de brocard. Je fais demi-tour en me dégageant des ronces puis continue doucement vers la rivière quand un bruit me fait tourner la tête vers la haie. J'aperçois alors, au travers des feuillages, une chevrette surgissant de la haie et remontant à grands bons dans l'orge. Je poursuis ma progression lente quand la première chevrette surgit de la haie, en bordure de la rivière. Je me fige, elle stoppe un instant puis se débine dans le maïs où je la perds vite de vue, j'attends un instant mais pas de brocard sur ses arrières.

Je rejoins, la bande d'herbes hautes qui borde la rivière et la suis tout doucement en scrutant le secteur. Rien en vue, je passe un petit fossé à peine marqué qui sépare cette parcelle de maïs de la suivante. Toujours rien, j'arrive à un autre fossé qui lui est très profond, environ 2,5 mètres. Je descends doucement au fond de ce dernier par une coulée très fréquentée, puis remonte en face en me cramponnant aux arbustes qui le bordent pour gravir la talus très abrupt et ressortir au bord d'une parcelle de féveroles. Je continue tout doucement au bord de la rivière et surveillant cette culture plus éparse que le maïs, rien ne bouge et je rejoins une haie qui sépare les féveroles d'un tournesol épars peu levé et entouré de haies. Une flaque de boue près de la rivière à été fréquentée par les sangliers récemment. Je suis la haie que je viens de traverser jusqu'à un passage qui donne sur l'entrée d'une autre parcelle de féveroles prise entre 4 haies sur ma gauche. Au milieu du passage, une flaque d'eau colonisée par des têtards est en train de s'assécher, un pied de gros sanglier est imprimé dans la boue.

Je prends le passage à gauche et rentre dans les féveroles, la parcelle n'est pas grande, un peu plus de 100 mètres de long sur environ 70 de large. Je scrute la culture, rien ne bouge, le vent est tournant, je décide de m'avancer le long de la haie pour rejoindre la droite de la parcelle quand il me semble entendre le gazouillement de sangliers. Je stoppe et tends l'oreille et scrutant la culture quand je remarque que les pieds de féveroles s'agitent au fond, à gauche de la parcelle, contre la haie derrière laquelle se trouve une belle remise, un taillis épais de repousses de frênes mélangées à une végétation dense. Les sangliers semblent longer la haie et se décaler à droite, je recontrôle le vent, il semble biaiser à gauche. Je reviens sur mes pas et colle la haie sur la gauche pour tenter une approche. Le mouvement de la culture m'indique que des animaux biaisent vers mon côté du champ mais d'autres semblent continuer à longe vers la droite. J'essaie d'avancer le plus vite possible en limitant le bruit au maximum mais les pieds de féveroles séchés par le soleil sont très craquants et ralentissent ma progression. Les sangliers de gauche semble avoir passé la haie pour rejoindre le tournesol alors que d'autres semblent s'avancer dans la culture par de milieu de cette dernière.

Le vent semble suivre la haie, je suis donc à bon vent. Les féveroles s'agitent, un animal va passer à environ 30 mètres sur ma droite, je quitte donc le bord de la haie et rentre dans la culture pour couper la trajectoire de l'animal, il avance assez vite et je tente d'avancer au plus vite en essayant de rester silencieux. Alors que je suis encore à environ 20 mètres du sanglier, je commence à l'apercevoir. Il va trop vite et me dépasse rapidement, je biaise à droite pour le recouper. Il me semble voir ses défenses au travers de la culture et pense à un gros mâle. Le sanglier stoppe brutalement et hume l'air, peut-être à t'il senti ma position de départ.  Il me semble énorme. J'arme mon arc et avance encore un peu jusqu'à une quinzaine de mètres, vise un peu en arrière de l'épaule pour compenser le léger 3/4 arrière et décoche. Ma flèche tape où je visais et l'animal se retourne brusquement pour revenir vers la haie du fond mais après 40 mètres de course, les féveroles s'agitent sur place et je l'entends tomber. C’est fini pour lui, je reste un moment sans bouger au cas où un autre sanglier arriverait mais ne voyant rien venir, je pars vers mon sanglier.

Alors que je m'approche, je fais démarrer un autre sanglier qui fonce vers la haie où il disparaît. Je retrouve facilement mon sanglier à l'endroit où je l'avais vu tomber. C'est en fait une vielle femelle dont les petites allaites attestent qu'elle n'a jamais porté. Elle a cassé ma flèche, restée en travers car stoppée par l'épaule opposée au côté du tir, dans sa chute. Je récupère le bout de flèche, fais quelques photos souvenir puis tente de tirer le sanglier par une patte arrière, il pèse un âne mort. J'appelle Serge, le piqueur de la société de chasse pour qu'il vienne l'aider. Je pars poser mon arc un peu plus loin pour dégager mes 2 mains et traîne le sanglier jusqu'à mon arc puis recommence la manœuvre sur environ 200 mètres pour arriver à un chemin de terre où nous pourrons charger l'animal. À son arrivée Serge juge mon sanglier à 80 kg mais l'ayant traîné jusque-là je l'estime plus à 90 à 100 kg, au moment de la charger dans la voiture il me confirme qu'il fait plus de 80 kg. La balance affichera 107 kg. Ma flèche touche les poumons.

Une vieille laie stérile de 107 kg à l'approche dans les fèveroles, 25 juin 2019

tente de tirer le sanglier par une patte arrière, il pèse un âne mort. J'appelle Serge, le piqueur de la société de chasse pour qu'il vienne l'aider. Je pars poser mon arc un peu plus loin pour dégager mes 2 mains et traîne le sanglier jusqu'à mon arc puis recommence la manœuvre sur environ 200 mètres pour arriver à un chemin de terre où nous pourrons charger l'animal. À son arrivée Serge juge mon sanglier à 80 kg mais l'ayant traîné jusque-là je l'estime plus à 90 à 100 kg, au moment de la charger dans la voiture il me confirme qu'il fait plus de 80 kg. La balance affichera 107 kg. Ma flèche touche les poumons.

Une vieille laie stérile de 107 kg à l'approche dans les fèveroles, 25 juin 2019

Alex

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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 06:02
Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019

 

Ce soir, je décide d'aller chasser sur Roques. Je me gare près d'une résidence secondaire, au bout du chemin blanc qui rejoint Justian. Il fait très chaud ce soir, le vent modéré est bon pour chasser ce secteur. Je me prépare rapidement puis remonte entre une bande boisée bordée par un ru asséché sur ma gauche et une grande parcelle de blé. Je surveille alternativement la surface des céréales et le sous-bois en remontant vers une parcelle de vigne. Le bosquet à ma gauche fait place à une haie qui suit le ru et derrière laquelle se dessine une prairie alors que le blé laisse place à la vigne. Je surveille les intervalles entre les rangs de vigne mais pas de chevreuil. Arrivé au bout de la vigne, je prends à droite en suivant la bande enherbées entre une haie et le dernier rang de vigne. Un peu plus loin, un passage s'ouvre à ma gauche sur une parcelle de poids. Je suis la haie en bordure de la culture en direction une grande parcelle de colza. La faible hauteur des poids me permet de voir loin. Toujours pas de chevreuil. Arrivé au coin du colza, je commence à le longer en suivant une bande de carottes d'environ 1 mètre de large prise entre la culture et la haie à ma gauche. Une grosse coulée très fréquentée dans les carottes en fleurs me permet d'avancer doucement sans faire de bruit. Tout à coup, un animal démarre sur ma gauche dans la haie et percuté lourdement une grosse branche tombée en travers de son passage. C'est un gain de chevreuil, il file maintenant dans la prairie au-dessus de la haie et disparaît un peu plus loin.

Je suis toujours le colza dont la hauteur et la densité me laisse peu d'espoir d'apercevoir un chevreuil mais j'espère en surprendre un dans les carottes. La haie remonte maintenant vers le sommet de la colline en parallèle de la bordure de la culture. J'arrive ainsi au bout du colza et bifurque à droite pour le suivre en direction d'une parcelle de vigne où j'ai fléché un sanglier l'an passé. Je prends à droite sur la bande enherbée entre le colza et la vigne pour observer entre les rangs jusqu'à rejoindre la bordure d'un petit bosquet. Je prends entre le bosquet et la vigne pour rejoindre la bordure d'une petite parcelle de colza prise entre la haie à gauche, la route au fond et un boqueteau à droite. Je jette un coup d’œil entre la haie et la culture pis entre la culture et le boqueteau sans succès avant de redescendre à travers les vignes vers un petit plan d'eau au départ d'un petit bois d'où part un ru qui rejoint l'Osse au fond de la vallée.

J'observe entre les rangs de vigne mais aucun chevreuil en vue. En face sur le penchant qui remonte vers la route, une parcelle de vigne récemment plantée remonte vers une bande de bois longeant la route derrière le lac et le bois. Sur la gauche de ce plantier, une haie épaisse descend de la route et bordé une bande d'herbes hautes de plusieurs mètres de large qui sépare la haie d'une parcelle de blé. J'aperçois brusquement un chevreuil au milieu des herbes hautes et tourné vers la haie à environ 450 mètres. Je contrôle le vent rapidement, il est bon, je décide de tenter l'approche mais la vigne s'arrête bien avant le blé en dessous de moi et je me retrouverai à découvert sur plus de 100 mètres avant de rejoindre le blé. Il me faut continuer droit vers la route, à couvert derrière un rang de vigne pour contourner ensuite une autre parcelle de vigne pour revenir contre le blé mis le chevreuil en a décidé autrement. Il traverse la haie et se plante en plein découvert dans le plantier et observe autour de lui avant de partir au galop en baisant vers la bande boisée bordant la route où il disparaît rapidement en croisant la route d'un groupe lièvre qui lui descend vers le blé sur les traces du chevreuil. 

Je décide de descendre droit vers le blé en longeant la parcelle de vigne qui est alignée avec la bordure montante du blé mais alors que j'avance doucement, une tâche rousse m'apparaît dans une zone où l'herbe haute est couchée au bord du blé. Je me fige un instant mais rien ne bouge, je serre au maximum contre la vigne et poursuis ma descente quand la tâche bouge. C'est bien un chevreuil, je me fige à nouveau et observe un instant. Il me semble reconnaître une chevrette qui s'avance dans le blé. Les céréales masquant son regard, j'en profite pour descendre jusqu'en bordure du blé en stoppant à chaque fois qu'elle redresse la tête. Au bord du blé, je ne suis plus qu'à 100 mètres d'elle et certifie mon identification. C'est bien une chevrette, je bifurque à droite en direction du coin du petit plan d'eau pour poursuivre en longeant le bois pour rejoindre une parcelle de poids mélangé à du tournesol qui longe le ru arboré qui descend vers l'Osse. J'avance doucement en suivant la bande enherbées au bord des poids quand une chevrette couchée à quelques mètres de moi, dans une zone de tournesols surgit de la culture et prend le galop pour s'éloigner un peu avant de stopper pour m'observer un instant. Je me remets en marche et elle démarre en trombe pour remonter vers la route.

Je poursuis jusqu'au bout des poids et prends à droite sur un passage qui traverse le ru et rejoint le coin bas du colza que je montrais tout à l'heure. Je remonte doucement dans les poids en bordure du colza jusqu'au départ d'une petite langue de bois qui rentre sur moins de 100 mètres de long pour 20 à 30 mètres de large dans le colza. Rien entre le bas de la langue boisée, rien au-dessus, je décide de traverser les poids pour rejoindre une parcelle d'orge. Alors que je suis à mi-culture, une chevrette surgit des poids à environ 50 mètres au-dessus de moi et foncé droit vers la haie épaisse qui sépare les poids de la vigne d'où je suis arrivé tout à l'heure. Elle disparaît rapidement dans cette dernière. 

J'atteints l'orge par une large trouée dans la haie et prends à gauche pour descendre en longeant la haie par le premier passage de tracteur dans les céréales. La culture est très basse sur la colline mais devient plus haute près du ru. Je longe maintenant doucement ce dernier dans la bande d'herbes hautes en espérant voir un chevreuil mais le secteur est calme. J'arrive au coin d'une vigne après l'orge et avance tranquillement tout en surveillant entre les rangs. Une chevrette me surprend en démarrant à quelques mètres de moi dans la vigne et fonce, en coupant les rangs, vers une autre parcelle d'orge qui fait suite à la vigne.

J’atteints le coin de l'orge et continue à avancer mais n'ayant jamais vu de brocard dans le coin, je relâche un peu mon attention et c'est alors qu'un brocard surgit des céréales à quelques mètres sur ma droite pour foncer en longeant la bordure de la culture. J'aboie vivement et le suis d'un pas rapide par la bande enherbée, il court toujours et me distance, j'aboie à nouveau vivement, le brocard ralentit, je me voûte pour continuer à avancer le plus vite possible sous la surface du blé. Le brocard stoppe de cul, à environ 70 mètres et regarde en arrière pour comprendre d'où venaient les aboiements. J'essaie d'avancer voûté le plus vite possible en essayant de ne pas faire de bruit et gagne rapidement du terrain. Le brocard énervé aboie et piétine sur place, j'arrive à environ 20 mètres du brocard qui se tourne plein travers et s'avance d'un pas saccadé dans la culture en direction d'une petite zone de céréale versée. J'arme mon arc et me redresse doucement alors que le brocard stoppe plein travers à un peu plus de 20 mètres, sa tête, son cou et le 1/3 supérieur de son corps sont dégagés. Je vise assez bas au cas où il sauterait la corde et décoche. L'impact retentit sans que je vois mon atteinte et le brocard démarre en trombe pour remonter vers le sommet du champ. En arrivant en crête, il ralentit de plus en plus et disparaît en crête à environ 70 mètres de ma position.

Je décide d'aller voir l'endroit du tir avant d'entamer ma recherche. Dès l'impact le sang est très abondant et j'entends les coups de pattes de mon brocard dans les céréales. En levant les yeux je vois l'orge s'agiter où je l'avais perdu de vu à environ 50 mètres de l'endroit du tir.

Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019

La piste de sang abondante contraste bien avec le doré de l'orge. Je décide d'aller chercher mon brocard immédiatement en suivant le sang. Alors qu'une chevrette surgit de l'orge près de la vigne et détale, certainement celle dérangée tout à l'heure dans la vigne.

Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019
Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019
Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019

Je retrouve vite mon brocard qui finit de mourir, il donne encore, par moment, des coups de pattes arrière. Ma flèche est plein cœur où je visais, le chevreuil n'a même pas sauté la corde.

Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019

Dès qu'il s'immobilise, j’appose mon bracelet et le ramène en bordure de parcelle pour faire quelques photos souvenir.

Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019

Je laisse mon brocard près du chemin, dans des herbes hautes et reprends ma chasse. Je prends une bande enherbée entre une haie épaisse et une grande parcelle de blé prise entre le chemin et l'Osse et descend vers la rivière en surveillant la surface des céréales. Le secteur est très humide, des remontées d'eau, très certainement due au lac de l'autre côté de la haie, ont été investies régulièrement par les sangliers qui ont creusé le sol en s'y roulant et formé des souilles. J'avance doucement, arrivé au bord de la rivière je prends à droite pour suivre les céréales. J'observe autour de moi mais rien ne bouge malgré les nombreuses coulées qui traversent la culture et les ronds de blé mangés par les ragondins, je dérange juste quelques volées de colverts qui décollent de l'Osse à mon arrivée.

En suivant le blé, je retourne vers ma voiture où je laisse 7 épis de blé que m'avait demandé ma compagne avant de me diriger, par le chemin vers une autre parcelle de blé prise entre la route qui monte à Roques et la longère de bois où j'ai commencé ma chasse. Une tache rousse attire mon regard sur la gauche du chemin dans une petite friche délimitée par une haie parallèle au chemin. C'est une chevrette, je m'approche par le chemin jusqu'à 15 mètres environ et l'observe un instant au travers des branchages feuillus des arbres bordant le chemin. Elle broute paisiblement et je m'éloigne doucement pour remonter un peu plus loin le talus abrupt sur la droite du chemin et rejoindre la parcelle de blé parcourue de nombreux passages d'animaux. Je rejoints le premier passage de tracteur qui fait le tour de cette parcelle vallonnée et le suis. Le bas de la parcelle, en contrebas de la route et bordée par une petite parcelle boisée et je pense voir un brocard mais rien quand, je repère au loin une tête dépassant des céréales. Je m'avance à chaque fois qu'elle disparaît dans le blé mais comprends vite qu'il s'agit d'une chevrette et ne perds plus de temps dans cette approche inutile, la nuit va tomber rapidement. J'accélère un peu et me fait repérer la chevrette remonte vers le bois en crête sur ma droite.

Je finis le tour de la culture sans voir de brocard et jette un rapide coup d’œil au blé que j'ai longé en arrivant. Toujours Rien. Je rapproche ma voiture du brocard et le vide près du lac avant de partir. Alors que je me lave les mains dans le lac, le bruit d'eau attire un gros ragondin qui s'approche de moi alors que 2 autres gros restent campés sur la berge un peu plus loin. La nuit tombe, il est temps de rentrer.

 

Alex

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 18:25

Suite à l'appel du gérant du camping de Seissan qui m'a demandé si je pouvais venir régler un problème de ragondin, j'ai invité mon ami Christophe à venir faire une petite sortie matinale sur les lacs du site, il n'a pas chassé depuis un moment suite à une mauvaise entorse de la cheville et c'est son anniversaire aujourd'hui. Nous nous garons au lever du jour, à l'entrée du camping et nous nous préparons avant de partir en chasse. Christophe à longer la berge de gauche du grand lac et attend au coin du plan d'eau que je rejoigne l'autre côté en suivant la route goudronné passant sur la digue du plan d'eau. Alors que j'ai fait une trentaine de mètres, j'aperçois un gros ragondin se mettant à l'eau à environ 40 mètres devant Christophe et le lui signale en me figeant sur place. Le ragondin s'éloigne un peu du bord puis s'immobilise à la surface de l'eau, nous tentons de l'attirer avec des imitations de cris de petit ragondin. Il hésite un peu mais ne daigne pas se rapprocher, Nous finissons par nous avancer et il repart en biaisant vers une île planté au milieu du lac. Je rejoins mon côté du lac et commence à longer la berge, Christophe avance de son côté. Je repère à environ 80 mètres, sur la petite plage de sable blanc aménagée devant le restaurant du camping, un gros ragondin broutant une touffe de végétation au coin opposé du ponton en bois qui borde une partie de la plage. Je commence mon approche et arrive sans trop de difficulté à environ 40 mètres du ragondin mais je dois emprunter un passage très étroit, de moins d'un mètre, barré par quelque ronces et un arbuste entre un muret et le bord de la berge. Alors que je m'apprête à franchir l'obstacle, je m'aperçois que le ragondin a disparu. Je passe le muret non sans bruit à cause des ronces qui griffent mes vêtements et aperçois 7 gros ragondins s'élançant sur l'eau à l'autre bout du ponton. Je me cale au bord de l'eau, quelques mètres avant le ponton et appelle. 

Un premier gros ragondin arrive tranquillement, j'arme mon arc et le laisse venir à moins de 10 mètres du bord en le suivant dans mon viseur et décoche mais ma flèche passe dessous. Il plonge, je tire un second ragondin puis un troisième toujours dessous. Un quatrième arrive, je contre-vise un peu plus haut et décoche, touché il plonge et disparaît. Je réencoche et flèche un second ragondin qui plonge lui aussi et disparaît également. Certains ragondins sont partis vers Christophe qui en flèche un qui s'immobilise rapidement en surface. Je récupère mes flèches, une d'elle a disparu avec un des ragondins fléchés. Mon arc semble complètement déréglé, je ne comprends pas ce qu'il se passe. Nous repartons en longeant la berge. Christophe me fait des signe pour m'annoncer des ragondins plus en avant de mon côté. J'aperçois alors 2 ragondins en surface contre la berge à environ 90 mètres, je tente une approche mais ils partent vers la berge opposée. Christophe tente de les recouper mais ils plongent. Je lui dis de se méfier car ils devraient remonter sous les branches basses d'un arbuste poussant au bord de l'eau. Effectivement un des ragondins vient se caler dans les branches basses. Christophe tente une flèche au travers des branchages mais elle est déviée et le ragondin plonge. 

Je poursuis vers la digue enrochée du lac où se trouve pas mal de terrier et aperçois plusieurs ragondins de belle taille au coin du lac. Ils ne me laissent pas approcher et se mettent à l'eau et rentrent aux terriers. Plusieurs petits ragondins se débinent sur l'eau et foncent vers les terriers, je décoche plusieurs flèches sans résultat. Les ragondins sont aux trous, je décide de prendre le temps de régler mon arc et décoche plusieurs flèches sur des feuilles mortes et reréglant mon viseur avant de reprendre ma chasse. Mes tirs semblent plus réguliers mais ce n'est pas ça. Nous remontons vers le lac suivant qui est vide puis passons au suivant. J'aperçois un gros ragondin du côté de Christophe et le lui signale mais un vol de colvert s'envole du sous-bois de chênes et le ragondin se met à l'eau et fonce vers le terrier. Christophe ne peut pas courir à cause de sa cheville. Je presse le pas et arme mon arc pour décocher vers le ragondin espérant le dévier de sa route à l'entrée du terrier ou mieux le flécher mais à près de 50 mètres, je le manque et il rentre au terrier.

L'eau s'agite sous des arbustes devant moi, des petits ragondins désorientés tournent. L'un d'eux stoppe à quelques mètres dans les branches basses partiellement immergées d'un arbuste. J'arme vise et décoche. Touché il se débat un instant en surface alors que je me décale vers un remous derrière l'arbuste en réencochant. Un autre petit me fait face à 2 mètres. J'arme, vise et décoche mais l’érafle juste. Il plonge, un remous trahit vite sa présence contre la berge sur ma gauche et ma seconde flèche le laisse sur place. Je récupère flèches et ragondin et pars à la rencontre de Christophe pour récupérer ma flèche. Je lui conseille de revenir vers le grand lac au cas où les ragondins ressortiraient. Je retourne vers les arbustes où un léger remous attire mon attention contre la berge. Je m'approche doucement et aperçois une petite tête dépassant de la végétation de la berge. J'arme, vise et décoche. Touché en pleine tête le petit ragondin reste sur place.

Alors que je le récupère, j'aperçois un ragondin de taille moyenne qui sort du terrier d'en face où est rentré le gros et qui biaise vers ma droite pour rejoindre la berge du bout du lac. Je m'approche doucement en contournant un bouquet d'arbres puis en longeant doucement la berge. J'aperçois le ragondin calé sur l'eau, dans les branches basses. A 7 mètres environ, j'arme, vise et décoche, il me semble le toucher mais il plonge pour vite remonter au pied d'un gros chêne poussant contre la berge ou l'agitation de l'eau le trahit. Je m'avance doucement contre le gros arbre et l'aperçois en me penchant doucement. Je n'ai pas d'angle de tir à cause du tronc et tente de m'en faire un sans succès. Je finis par être repéré et le ragondin plonge pour disparaître cette fois pour de bon. Je le cherche un instant sans succès puis rassemble mes prises, récupère ma flèche et retourne vers le grand lac où Christophe a fléché un second ragondin.

Nous partons pour un autre secteur mais le reste de la matinée ne sera pas très fructueux.

Un sortie ragondin pour l'anniversaire de Christophe, 16 mars 2019

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 18:57

Ce matin, je suis invité à Hourtin en Gironde par mon ami Valentin pour une grande battue mixte aux grands cervidés. Le rendez-vous est prévu à 7h45 chez le président de la chasse. Le réveil sonne vers 3 heures, un peu dur, j'ai l'impression de ne pas avoir dormi cette nuit. Je déjeune rapidement et me prépare avant de prendre la route. Je pensais qu'il me faudrait plus de 4 heures pour m'y rendre et arrive sur place un peu avant 7 heures. Je profite pour me garer au bord de la route pour essayer de dormir 30 minutes avant de poursuivre ma route jusqu'au rendez-vous à peine un peu plus loin. Quelques archers sont déjà là et nous discutons un peu jusqu'à l'arrivée des chasseurs de la commune qui nous invitent à nous avancer jusqu'à la cabane de chasse. Les archers arrivent petits à petit ainsi que des chasseurs du coin. Nous nous inscrivons sur le carnet de battue avant de reprendre les voitures pour un autre secteur où tous les chasseurs ont rendez-vous. Nous sommes 11 archers, Valentin nous a envoyé par mail la situation de l'enceinte que nous allons chasser

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Ainsi que la position des postes des archers qui ont été tirés au sort. J'ai hérité du poste 3. Les carabines seront postées le long de la ligne rouge. 2 meutes de grands chiens courants vont être lâchées, une au nord, au-dessus de la seconde ligne d'archers et une au sud en dessous de notre ligne.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Les consignes données sous un soleil radieux nous partons pour nos postes respectifs, je pars avec Ben que je ne connaissais pas et en profite pour faire sa connaissance sur la route. Nous pouvons tirer tous les grands cervidés sans restriction et le renard, le plan de chasse de plus de 300 animaux n'a pas été bouclé, il reste encore près de 50 animaux à faire et la période de chasse est prolongée sur les 3 premiers weekends de mars pour finir ce plan de chasse conséquent. Il semble que des dizaines de grands cervidés aient été vu, hier soir, en train de brouter, dans les jardins des maisons autour de la zone de chasse. Nous arrivons au niveau d'un petit parking, au départ d'une piste forestière sablonneuse longé sur la gauche par un ruisselet. Valentin qui est venus avec nous nous explique l'emplacement de nos postes. Ben qui a le poste 4, s'enfonce dans le bois avec son tree-stand et son arc traditionnel. Valentin qui avait le poste 6, l'a échangé avec le titulaire du poste 7 car il semble que ce poste 7 ne soit pas adapté, il se retrouve donc sans poste et décide de venir se placer entre mon poste et le poste 6. Il part voir les autres archers avant de revenir se poster et je pars à la recherche de mon poste. Je longe une petite route goudronnée, sur ma droite le bois de pins est très fourré et la visibilité est très limitée alors que de l'autre côté le paysage est plus ouvert. Le sous-bois de pin est couvert de fougères sèches ponctuées de petits îlots de végétation plus dense et plus haute. Je peux choisir mon poste d'un côté ou de l'autre et décide de mon poster sur la zone la plus ouverte. Je finis par trouver le coup de bombe jaune fluo marquant une très grosse coulée qui débouche sur la route. C'est le marquage de mon poste, je m'avance donc dans les pins en suivant plus ou moins la coulée pour trouver un endroit propice pour me placer. J'essaie plusieurs postes aux pieds de pins mais le camouflage végétal ne convient pas. J'hésite à me poster derrière une grosse branche de pin encore verte tombée au sol quand j'aperçois Valentin qui arrive par le chemin sablonneux qu'il quitte en face de moi pour renter dans une zone de végétation épaisse à la recherche d'un poste. Je remarque alors un poste plus adapté au pied de quelques pins, un écran de broussaille de quelques mètres de long, en léger arrondi, fera un bon poste. Je glisse donc vers cette zone, casse quelques branches pour faire mes angles de tir et une ou 2 fenêtres, dégage un peu le sol pour pouvoir pivoter sans bruit puis me cale face au chemin sablonneux.

De nombreuses coulées passent en tous sens. Je suis à environ 60 mètres de la route et  un peu moins du chemin sablonneux. Assez rapidement, la voix des chiens se fait en et le début de traque est sonnée. Les chiens lancent presque aussitôt au nord de la traque. Un bruit me fait regarder sur ma droite, un animal surgit des fourrés au galop à environ 60 mètres.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Je  me retourne vers la route et pense à un chevreuil mais rapidement le cou aux poils hirsutes et les longues oreilles mon font identifier un faon. J'arme mon arc, il commence à ralentir à environ 40 mètres et vient stopper à 15 mètres devant moi, juste avant la branche de pin où j'étais posté tout à l'heure, son arrière train caché par un pin mais son coffre dégagé. Mon pin's se cale sur sa zone vitale alors qu'il écoute autour de lui. Il ne m'a pas vu, je décoche. Ma flèche me semble bonne et traverse l'animal pour aller se ficher au sol dans les fougères. Le faon démarre en trombe.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Il fonce sur à peine 30 mètres, au travers des fougères, en biaisant vers la route, quand il disparaît derrière un arbuste. 

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Je me penche à droite et à gauche pour tenter de l'apercevoir quand je vois ses pattes qui battent l'air à l'endroit où je l'ai perdu de vue. C'est fini pour lui, j'envoie un SMS à Valentin pour l'avertir "faon mort". Je me reconcentre sur la chasse. Les chiens sont lâchés derrière moi et lancent aussitôt quand j'entends un peu de bruit du côté de Valentin. Je le vois quitter son poste en me faisant signe et revenir vers les voitures. Il revient rapidement se poster d'un pas rapide, il avait oublié son téléphone à la voiture. Arrivé à son poste, il répond à mon message et m'annonce que d'autres archers ont décoché. Au moins 2 animaux de plus sont morts, une biche et un autre faon. Les menées tournent sur les extrémités de la chasse et je ne sais pas trop comment me tourner. Au travers des pins j'aperçois un piqueur, que j'entends également parler au talkie-walkie, qui fait des allers-retours sur la route et n'espère pas trop voir arriver un animal dérobé de ce côté. Les coups de feu commencent à claquer au nord.

Je reçois encore un texto, "un cerf fléché" puis rectificatif "un jeune". Du bruit me fait regarder vers la route, une biche a forcé le passage près du piqueur et fonce au galop à travers bois à environ 70 mètres pour rejoindre le chemin sablonneux et le traverser. Les chiens donnant de la voix s'élancent à sa poursuite avec plus de 150 mètres de retard. Les rafales de tirs s’enchaînent plus ou moins espacées dans le temps. Du bruit me fait regarder vers les voitures, un biche arrive au trot en longeant à 40 mètres de la route et biaisant vers moi doucement. J'arme mon arc, elle se rapproche vite mais ralentit un peu en se rapprochant. Elle bifurque un peu et vient prendre la coulée du faon mort pour venir passer à 15 mètres de moi. Je tente de la stopper en lâchant un "hep" mais elle passe sans s'arrêter et je désarme. Elle disparaît dans le fourré entre Valentin et la route. Je ne le sais pas encore mais elle a été fléchée par Ben, sa flèche n'a fait que traverser les muscles du dos mais elle se dirige sur Fred qui à son tour décoche sur elle. Quelques instants plus tard, un coup de feu est tiré au sud-ouest de la traque.

Les chiens tournent toujours, certains reviennent vers la route, la traverse et relancent de l'autre côté. Tout le bois raisonne des voix des chiens. Au bout d'un moment, un léger craquement m'interpelle vers le chemin sablonneux. Je me tourne dans sa direction et aperçois une belle biche arrêtée à l'écoute. Elle traverse tranquillement le ruisseau puis le chemin sablonneux. J'arme mon arc au cas où. Elle biaise alors pour prendre une coulée passant à 17 mètres sur ma gauche. Je la suis dans mon viseur en espérant la voir stopper mais elle s'arrête pile derrière quelques buissons qui me la masquent.

J'attends qu'elle s'avance un peu, prêt à décocher mais elle repart au trot, je la suis dans mon viseur mais elle biaise à droite pour s'éloigner de cul vers la route. Je désarme, elle stoppe à environ 50 mètres puis repart tranquillement, s'arrête souvent pour écouter puis rejoint la route près du parking avant de traverser en disparaissant derrière les pins. Je m'en veux, je n'ai pas assuré, j'aurais dû tenter de l'arrêter avant les buissons ou après au lieu de la regarder passer. Je viens de rater une belle occasion de faire un doublé. Le temps passent des chiens tournent autour de nos postent et semblent perdus, l'un d'eux vient renifler mon faon mais poursuit sa route. Le temps passe, la chasse semble concentrée au nord où les menées s’enchaînent ainsi que les coups de feu.

Un craquement se fait entendre dans le fourré près de la route. Je me tourne vers le bruit, une biche sort quelques instant plus tard et s'avance au pas à environ 50 mètres elle stoppe écoute les chiens, repart, biaise un peu et s'approche à environ 40 mètres alors que j'arme mon arc. Elle est trop loin et s'éloigne vers les voitures, je désarme. Elle stoppe souvent pour écouter en biaisant vers la route puis se ravise et revient en longeant la route tranquillement, s'offre même le luxe de quelques poses pour brouter puis bifurque et disparaît en traversant la route. Une salve impressionnante de coups de carabines retentit. Valentin m'annonce par message qu'une dizaine d'animaux, vus par les archers, tournent toujours dans la traque. Les chiens tournent toujours sur notre secteur sans vouloir repartir chasser. Je scrute le paysage quand j'entraperçois du mouvement au travers des arbres, de l'autre côté de chemin sablonneux. Le mouvement stoppe, un chien arrive en sens contraire par le chemin en donnant de la voix sans mener. Une énorme biche surgit alors de bois, passe le ruisseau, le chemin sablonneux puis passe au petit trot à environ 40 mètres sur ma droite, trop loin pour Valentin qui m’envoie un message " Entre nous deux, belle biche!". Elle disparaît dans le fourré.

Notre secteur devient calme, quelques coups de feu résonnent toujours au nord mais les menées s’essoufflent peu à peu. Au bout d'un moment Valentin vient m'annoncer la fin de traque et nous partons chercher ma flèche que je retrouve plantée profondément dans le sol sablonneux au milieu de fougère dans l'axe de mon tir.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Je peine à l'extraire du sol. Je suis étonné de ne pas trouver de sang sur le sol, le sang peu abondant sur ma flèche a bien séché. Nous partons directement vers l'endroit approximatif où j'ai vu tomber mon faon et le retrouve sans difficulté couché sur le dos.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Ma flèche entre dans l'épaule droite et sort au défaut de l'épaule opposée. Nous faisons quelques photos souvenir

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

et laissons mon faon sur place en attendant le bracelet puis partons vers Ben qui a fléché d'après ce que m'annonce Valentin. Nous le trouvons couché sur le dos, en tain de reposer ses yeux, au pied d'un pin de l'autre côté du ruisseau. Nous l’interpellons et le rejoignons par un ponton. En examinant sa flèche je constate la présence de fibres musculaires sur les vannes et le tube, c'est une flèche caractéristique d'une traversée de flèche dans les muscles du dos. Ben nous affirme qu'il voit son atteinte sous colonne alors que je la pense au-dessus. Il m'annonce que c'est la biche qui est venue vers moi, les scènes se mélangent un peu dans ma tête et je confonds sa biche avec celle que j'ai vu brouter ce qui ne le conforte pas dans la létalité de son tir. Il n'y a du tout de sang sur la direction de fuite de l'animal et nous coupons court notre recherche pour attendre le chien de sang.

Nous partons rejoindre Fred qui aurait fléché une autre biche, nous le rejoignons au poste 2, dans le fourré entre le poste de Valentin et la route. Il a balisé des taches et frottés de sang mais la piste n'est pas continue et difficile à suivre. Les frottés me semblent très bas et je crois un tir de patte. Là aussi nous décidons d'attendre le chien de sang. Nous partons rejoindre l'autre ligne d'archers où se trouvent 2 animaux morts. Cette ligne a été en plein milieu de la grande traque et les occasions de tirs ont été nombreuses. Antoine a tué une biche et achevé un faon mortellement touché par son voisin qui a également éraflé un autre faon (seuls quelques poils seront retrouvés). Un autre faon avec un tir trop en arrière fléché par Robin a été tué à la ligne des carabines. Nous aidons à charger les animaux morts puis repartons chercher et baguer mon faon puis retrouver le conducteur de chien de sang. Peu confiant sur le tir de Ben, nous l'orientons d'abord sur la recherche de Fred mais le conducteur que ne connait que très peu la chasse à l'arc, revient assez vite, son chien ne prend pas la piste malgré le sang.

Il se fait tard, il va être 15 heures et je ne peux pas partir après 16h30 car j'ai du monde à la maison ce soir. Valentin décide de me ramener à ma voiture puis nous partons chez le président. 13 animaux ont été prélevé et les dépeceurs sont à l'œuvre, nous ne sommes pas près de manger, je décide donc de rentrer mais un des chasseurs insiste pour que je prenne de la viande et me donne un demi faon. Je remercie vivement l'équipe puis commence à partir quand Ben arrive tout content en m’annonçant qu'il a retrouvé sa biche, sa flèche serait entrée entre les omoplates pour ressortir dans la tripe qui aurait bouché la sortie empêchant hémorragie. Je suis super content pour lui et le félicite pensant que je me suis bien trompé sur l'analyse de son tir. Cette atteinte semble bizarre puisqu'il n'a pas tiré à la verticale mais la biche est morte donc je me plie aux constatations. C'est en fait la biche tiré à la carabine, suite au tir, le posté qui l'a manqué a vu du sang et a fait venir le chien de sang qui l'a retrouvée morte. Un autre animal sera retrouvé par la suite portant à 15 les prélèvements.

J'apprendrai, le 28 février, que c'est en fait Fred qui a tué la biche de Ben. L'analyse des impacts aux dépeçage a révélé que la flèche de Ben a en fait juste traversé les muscles du dos (comme je le pensais en voyant sa flèche) au niveau des omoplates et la flèche de Fred, basse et en arrière a traversé les tripes et est responsable de la mort de l'animal qui a été retrouvé 500 mètres après le poste de Ben.

Un grand Merci à Valentin pour son invitation et à toute l'équipe de chasse pour leur super accueil.

 

Alex

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 15:06

Ce matin, je pars chasser sur Sarrancolin, dans ma tenue camo-neige, pour tenter de fermer le bracelet du Cerf C1 que Patrick n'a pas encore réalisé. Il a beaucoup neigé ces jours-ci et le chemin de la Soule est en partie verglacé. Je me gare donc au niveau des premières maisons vers 7 heures et attends dans ma voiture que le jour se lève un peu. Vu la hauteur de neige tombée sur les hauteurs les animaux doivent être descendus. Je décide d'attaquer par la crête rocheuse qui remonte vers le Pas du cerf sur la droite des habitations. Un vent très puissant s'est levé et les bourrasques soufflent latéralement vers la crête rocheuse. Alors que la luminosité commence à croître, je quitte mon véhicule après avoir fini de m'équiper et prends un passage qui communique avec une prairie derrière le lotissement. Je remonte en suivant le penchant boisé qui borde la prairie, le vent puissant qui me fouette le visage accentue l’impression de froid déjà mordant. Il fait -6°C, le ciel est bien dégagé. La neige est marquée de traces plus ou moins fraîches. Alors que j'ai fait environ 300 mètres, un animal que je n'avais pas vu démarre à 15 mètres sur ma droite, au-dessus de moi dans les buis qui couvre cette zone du penchant boisé. Le vent qui couvrait le bruit de ma progression lui a porté mon odeur. Le fracas produit me fait penser qu'il s'agissait d'un cerf, je continue un peu pour rejoindre une belle coulée qui va me permettre de remonter vers la crête entre les buis et les rochers. Des traces fraîches remontent et je les suis plus ou moins en ouvrant bien les yeux mais j'arrive en crête sans avoir vu d'animaux. Je suis maintenant plus ou moins la crête au grès des obstacles en observant aléatoirement des 2 côté mais toujours pas d'animaux. Plusieurs pistes de sangliers, de cervidés et de renards passent la crête pour s'enfoncer dans le bois à ma droite. Après les restes rouillés d'une vielle palombière, je redescends vers la grange de Tahouens alors que le vent commence à se calmer.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Le secteur est marqué de quelques pistes fraîches qui remontent toutes vers la crête. Je rejoins doucement l'angle des bâtiments, où est passé un grand cervidé, puis la piste qui traverse le bois pour ressortir dans une prairie avant le chemin de la Soule. Sur ma gauche, les sangliers ont retourné la neige et les feuilles mortes pour chercher à manger à environ 10 mètres sous la piste. Je suis la piste au-dessus de la Prairie pour rejoindre la route puis redescends par cette dernière pour reprendre les pistes forestières de chez Patrick. Je peine à rester debout sur la route verglacée et tombe régulièrement, je finis par marcher dans la neige du bas-côté. Je rejoins ainsi un petit pré, sur la droite de la voirie, d'où partent 2 pistes forestières ouvertes par Patrick. Je descends tout en bas du pré pour prendre la plus basse et commence à la suivre tranquillement tout en observant alternativement la pente en escalier en dessous et le penchant de ronce au-dessus. Le vent s'est posé, ne reste qu'un petit vent qui remonte à 90° de la piste. Très vite je tombe sur une très grande quantité de traces fraîches de cervidés qui suivent la piste et redouble d'attention en les suivant. Le replat sous les noisetiers, sur le bord de gauche de la piste a été gratté à plusieurs endroits par les cervidés en recherche de nourriture. Je rejoins la descente de la première piste du pré que je n'ai pas prise tout à l'heure, leur jonction forme une plateforme en dessous d'un penchant couvert de chênes américains. Je stoppe un moment pour bien observer le secteur mais rien en vue.

Je poursuis ma marche tranquillement sur la piste quand un très gros daguet démarre à la fin des chênes américains dans un creux de la pente et baise doucement vers la route au-dessus. Je le perds de vue dans les noisetiers un peu plus loin. J'hésite à le suivre par la piste qui remonte chez Patrick mais décide finalement de prendre une piste qui redescend. Les pistes de gibier semblent se séparer entre les 2 pistes et une partie des animaux semblent avoir pris la pente sur la gauche en quittant la piste. J'avance doucement quand je tombe, plus bas, sur la carcasse d'un faon totalement dévoré par les renards et les sangliers qui ont tassé la neige en piétinant tout autour. Ne restent plus que la colonne vertébrale, le haut des côtes, les os des pattes arrière et le crâne avec encore un morceau de peau.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Un peu plus loin j'arrive la piste se sépare en deux, une branche descend et l'autre remonte, j'hésite puis décide de descendre. J'avance doucement quand je perçois du mouvement en contrebas. Je me rapproche du bord de la piste et aperçois une biche, une bichette et un faon qui viennent stopper à 45 mètres en dessous de moi. La biche regarde un court instant vers moi puis repart suivie par les 2 autres animaux, ils disparaissent vite dans le bois. Je fais vite demi-tour pour tenter d'aller les recouper un peu plus loin. Je remonte la piste et reviens vers les chênes américains avant de descendre, en suivant des traces fraîches, vers le bas de la montagne. Plusieurs animaux sont descendus et ont gratté la neige à la recherche de nourriture, des crottes gelées ponctuent la piste, ce sont des cervidés. Plus bas je tombe sur un replat sur lequel les animaux ont gratté la neige jusqu'à la terre pour confectionner plusieurs couchettes. Je suis le replat dans le sens des traces et tombe un peu plus loin sur une grange à moitié effondrée, les animaux ont aménagé des couchette sous la zone où le toit tient encore. Je contourne cette grange par la droite et tombe sur une piste qui remonte vers les chênes américains. Je la suis un moment jusqu'à trouver une petite piste qui descend dans les buis sur la droite et commence à la suivre pour descendre vers le ruisseau mais rapidement la végétation alourdie par la neige me barre le passage. Je descends donc tranquillement par une coulée entre les buis. Un peu plus bas un animal démarre dans les buis en dessous de moi, je me fige et me prépare au cas où mais un jeune grand cervidé déboule à environ 20 mètres devant moi dans un clair puis bifurque à droite pour disparaître dans les buis en un éclair. Je reste immobile un instant à surveiller autour de moi quand je repère, à ma grande surprise, un renard assis qui me regarde en bordure des buis à environ 12 mètres au-dessus de moi. Je me tourne doucement face à lui et commence à armer mon arc sans vraiment y croire mais à ma grande surprise il ne bouge même pas. Est-ce grâce à ma tenue camo-neige ? J'aligne ma visée et décoche mais je n'entends qu'un impact sur un rocher en arrière de l'animal et voit le renard fuir dans les buis indemne. Je réencoche et monte voir ce qu'il reste de ma flèche qui a explosée sur le rocher en arrière du renard, pas de sang, pas de trace sur la flèche, je l'ai manqué lamentablement.

Je finis de descendre vers le ruisseau et débouche sur un sentier jonché de traces. Je suis les traces en remontant le ruisseau. Les traces semblent fraîches mais pas d'animaux en vue. Je rejoins ainsi un sentier qui remonte vers les grandes pistes avant que le sentier que je suis ne débouche sur une prairie enneigée. Je bifurque et remonte en suivant les lacets de ce sentier tortueux. Toujours beaucoup de traces, je suis encore dans l'ombre de la montagne mais remonte vers le soleil qui inonde le sous-bois.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

De nombreuses couches sur les abords du sentier attestent de la fréquentation des lieux.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Il va être 10 heures, je décide de remonter vers chez Patrick en suivants les pistes. Alors que je remonte par la piste qui passe sous chez mon ami, je croise la piste d'un sanglier d'environ 40 kg qui remonte vers chez mon ami puis, un peu plus loin, j'aperçois un superbe brocard en velours qui traverse la piste à environ 40 mètres devant moi et disparaît dans la pente. Je m'approche doucement en serrant la droite du chemin, côté monté pour rester caché par le replat de la piste puis reviens doucement sur la gauche un peu avant l'endroit où est descendu le brocard. Je surprends le chevreuil qui était resté à à peine 3 mètres sous le chemin. Il détale vers le bas en suivant la piste et disparaît vite dans la végétation enneigée.

Je poursuis mon chemin et rejoint une branche du chemin qui remonte vers le portail de chez Patrick et le chenil. Je remonte, salue sa chienne griffon au passage puis passe le portail pour rejoindre mon ami qui me fait renter pour discuter un peu. Il est décidé à tuer le cerf aujourd'hui ou le jeune et me propose de faire la traque du penchant boisé au-dessus de chez lui. Il décide de prendre sa carabine et d'aller se poster entre une de ses pistes et le lacer de la route à environ 1 km en arrière de chez lui alors que j'attaquerai la traque au-dessus de son habitation, arc à la main en avançant doucement vers lui. Je lui ai parlé de la piste du sanglier et Patrick décide de remonter avec moi pour voir si ce dernier a passé le chemin d'accès à son habitation. Seules des pistes de renards passe le chemin, Patrick décide de recouper par une piste qui rejoint celle que j'ai prise pour monter puis d'aller se poster par cette dernière. Le sanglier semble parti vers les chênes américains entre la piste et la route. Je laisse Patrick aller se poster et commence à remonter le penchant assez raide et très enneigé pour rejoindre une ancienne piste qui rentre dans le penchant boisé en parallèle du chemin de la Soule qui passe plus haut. Le secteur est marqué de nombreuses pistes de renards. J'avance tranquillement sur la piste avec de la neige au-dessus du genou. Chaque pas est un sacré effort, mes pieds s'enfoncent d'abord dans la neige fraîche puis jusqu'au sol quand je fais un pas. La neige est de plus en plus haute alors que je monte tranquillement. Je tombe après environ 10 mètres sur la piste d'un cerf. Patrick m'a dit d'attendre 11 heures pour attaquer ma traque en partant au-dessus de sa maison. J'avance 10 mètres par 10 mètres en faisant des pauses pour observer le secteur.

J'arrive au-dessus de sa maison, avec le vent dans mon dos, vers 10h45 et décide d'avancer encore un peu sur les traces du cerf. Les remises sont plus loin. J'avance encore d'environ 40 mètres en faisant toujours des pauses tous les 10 mètres avant de stopper pour attendre 11 heures. Alors que j'observe autour de moi, planté dans la neige jusqu'à l'entrecuisse, mes yeux se posent sur un jeune 6 cors en train de brouter un buisson de houx à environ 25 mètres en contrebas un peu plus en avant de ma position. Je me fige et l'observe, son corps et visible au travers du houx, il est de 3/4 face, le tir est trop risqué, je décide d'attendre.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Au pire, s'il me sent, il partira vers Patrick sinon, s'il avance un peu je pourrais peut-être décocher. L'animal mange paisiblement et regarde parfois autour de lui sans se soucier de moi bien que son regard croise plusieurs fois ma direction. Cette tenue neige est vraiment très efficace. Au bout d'un moment, le cerf se décide à avancer et se plante plein travers à un peu plus de 20 mètres alors que j'arme mon arc. J'aligne ma visée sur le défaut d'épaule et décoche. Touché, le cerf bondit en l'air au-dessus de la neige. Je n'ai pas bien vu mon atteinte et me dépêche de réencocher. Le cerf qui n'a pas compris ce qui vient de lui arriver monte droit sur moi. J'arme mon arc alors qu'il sort sur la piste à 3 mètres de moi. Le sang coule du défaut d'épaule et le cerf se tourne de cul pour descendre sur mes traces avec de la neige jusqu'au poitrail ce qui accentue son effort. Je décide de ne pas décocher, confiant sur ma première flèche et le laisse filer. Il s'éloigne d'un peu moins de 20 mètres sur la piste avant de sauter dans la pente et de disparaître derrière le léger virage de la piste.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Très rapidement, au bruit, l'animal semble s'immobiliser et vaciller puis il me semble l'entendre tomber. Le bruit de sa respiration difficile se fait entendre un court instant avant le retour au calme. Sachant que mon cerf est mort, j'attaque ma recherche. Le sang, bien que peu abondant au sur la piste, est facile à suivre sur la neige.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

La piste de sang s'intensifie rapidement.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019
Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019
Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Dans la descente, de nombreuses petites gouttes de sang gelées ont roulé comme des billes sur la neige et j'aperçois très vite le cerf qui a roulé à environ 30 mètres en dessous de la piste dans un creux du terrain. Je descends le rejoindre en tentant d'appeler Patrick mais il ne répond pas. Je jette un rapide coup d’œil à mon cerf mort partiellement recouvert de neige avant de partir chercher Patrick pour éviter qu'il ne tire un autre cerf et qu'il me passe le bracelet pour baguer mon cerf.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Nous revenons ensuite vers mon cerf et je le bague avant de le descendre sur le chemin d'accès de l'habitation pour faire quelques photos souvenir.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Nous chargeons le cerf sur le pickup de Patrick avant de partir le peler et le vider un peu plus loin dans un virage du chemin de la Soule, au bord de la route dans un petit pré appartenant à Patrick. Les vautours qui prennent les ascendants du matin sont juste au-dessus de nous ils ont déjà repéré leur futur repas.

 

Alex

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 13:50

Ce matin, j'ai invité Lionel, Christophe et Lilian pour une battue renard/sanglier à Justian mais seul Lilian a pu venir. Rendez-vous pris à 7h15 sur le parking d'Auterrive, nous partons pour le rendez-vous de chasse à la salle de Lagardère. Après un bon petit déjeuner pris sur place, nous partons nous poster pour la première traque. C'est une longue combe parcouru en son fond par un ru bordé d'une bande boisée plus ou moins large et très fourrée par moment où ce remise souvent les sangliers. Je me gare au château d'eau et descends avec Lilian pour nous poster. Je le laisse à mon poste habituel, près d’une mare, au bord du ru de l'autre côté duquel se trouve une bande de ronces plus ou moins dense. Une très grosse coulée longe entre le cours d'eau et le roncier. Je pars me chercher un poste plus en aval. Je longe le ru de l'autre côté duquel se trouve un taillis impénétrable de 30 à 40 mètres de large. Le taillis fait ensuite place à 60 mètres environ de végétation basse très dense où les chances de voir passer un animal sont quasi nulles. Après cette zone le taillis reprend, j'hésite un peu puis remarque une zone d'éclaircie relative dans le taillis, environ 15 mètres avant la végétation basse. Je traverse le ru en me fraye un passage au travers des ronces et des épines par une grosse coulée qui ressort sur la prairie de l'autre côté puis rejoints l'éclaircie où je casse par mal de branches pour me dégager des angles de tir avant de m'immobiliser, tourné vers le bas de la combe d'où doit commencer la traque. De nombreuses coulées très marquées passent sur mon secteur. Devant moi, un écran de végétation épaisse, ronces et arbustes limitent ma vision à quelques mètres. Une grosse coulée rentre en longeant le ru et une autre passe juste à ma gauche.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

A quelques mètres sur ma gauche, le terrain remonte vers une prairie. Les chiens et les piqueurs se font entendre au départ de la traque au niveau de la route. Les teckels arrivent vite au niveau de la zone de végétation basse et épaisse juste avant mon poste. Un premier se met à aboyer sur place au ferme, les autres arrivent rapidement et se mettent à aboyer. Le ferme s'installe avec une intensité incroyable à moins de 20 mètres de mon poste. Mon décocheur est accroché, je suis prêt à armer. Les piqueurs arrivent et encouragent les chiens et tire en l'air pour tenter de déloger le sanglier. Dès craquement se font entendre, le sanglier se décale vers moi de quelques mètres par quelques mètres jusqu'à vernir à quelques mètres de moi dans les ronces sans que je puisse le voir. Poussé par les chiens je pense le voir sortir et arme plusieurs fois mon arc, à chaque craquement mais le ferme s'éloigne. Le ferme s'éternise et les chiens ne lâchent pas l'animal. Un chien couine et Serge commence à perdre son calme, 2 chiens ont été tués le mois dernier par un gros sanglier. Les chiens ramènent le sanglier vers moi, ce dernier grogne comme un cochon de ferme et je m'attends à le voir sortir des ronces mais après plusieurs minutes il s'éloigne à nouveau pour cette fois se faire coiffer par les chiens. Serge s'avance au ferme pour en finir et achève le sanglier d'environ 40 kilos.

Les piqueurs rassemblent les chiens sur la prairie et longe le ru pour les faire rentrer à nouveau dans le roncier après mon poste. Je me retourne vers les chiens. Presque immédiatement les chiens font le ferme sur un autre sanglier. L'animal démarre rapidement et revient sur moi, le roncier craque, Serge lance : " Attention, à toi Alex". Les craquements se rapprochent, j'arme mon arc, la tête du sanglier sort des ronces à environ 10 mètres. Il observe le secteur de 3/4 face avant de sortir. J'aligne ma visée dans sa direction mais la végétation est trop dense entre lui et moi, de plus, je ne vois que sa tête.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Rapidement, le sanglier démarre alors que les chiens arrive derrière lui, il ne prend pas la coulée qui passe juste à côté de moi et biaise vers le haut du talus pour sortir dans la prairie. C'est un beau mâle. Je le suis dans mon viseur mais les balivots m'empêchent de tirer.  Alors que le sanglier passe au trot, en léger 3/4 arrière, à environ 12 mètres dans une éclaircie, un peu avant d'arriver au sommet du talus, je décoche. Ma flèche se plante dans l'animal mais me parait un peu basse et un peu en arrière. Le sanglier continue 2 ou 3 mètres sur sa lancée puis bifurque à 90° pour sortir sur la prairie. Il semble peiner pour finir de monter le talus puis prends à droite en parallèle du taillis et je le perds vite de vue derrière le relief du terrain. Les piqueurs annonce "sanglier blessé" et je ne suis pas très confiant quand j'entends presque aussitôt "Il est mort". Tous les teckels arrivent à la mort et pillent le sanglier en aboyant au ferme pendant un moment et ne veulent pas venir malgré les appels des piqueurs. Serge me demande d'aller voir et de relancer les teckels vers la traque. En sortant, j'aperçois Jérôme qui a vu sortir puis tomber le sanglier. Il souffre d'un terrible mal de tête, je me dirige vers la meute attroupée autour de mon sanglier. Le poil vole en tous sens. Je peine un peu à repousser les teckels mais ils finissent par renoncer et repartir vers la traque. J'en profite pour observer un peu mon sanglier, il est bien armé, ma flèche est en fait parfaite, plein cœur, la lame n'est pas ressortie et est restée fichée dans l'épaule opposée.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Les piqueurs annoncent "sanglier blessé" et je ne suis pas très confiant quand j'entends presque aussitôt "Il est mort". Tous les teckels arrivent à la mort et pillent le sanglier en aboyant au ferme pendant un moment et ne veulent pas venir malgré les appels des piqueurs. Serge me demande d'aller voir et de relancer les teckels vers la traque. En sortant, j'aperçois Jérôme qui a vu sortir puis tomber le sanglier. Il souffre d'un terrible mal de tête,  il a récupéré un morceau de ma flèche côté vanne que le sanglier a cassée dans sa course. Je me dirige vers la meute attroupée autour de mon sanglier. Le poil vole en tous sens. Je peine un peu à repousser les teckels mais ils finissent par renoncer et repartir vers la traque. J'en profite pour observer un peu mon sanglier, il est bien armé,

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

ma flèche est en fait parfaite, plein cœur, la lame n'est pas ressortie et est restée fichée dans l'épaule opposée.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Je retourne ensuite à mon poste alors que les piqueurs et les chiens poursuivent la traque vers Lilian. Les teckels ne relèveront pas d'autres animaux et la fin de traque est sonnée. Je pars chercher Lilian, il m'annonce que mon sanglier était gîté juste à 15 mètres devant lui. Je lui annonce que j'ai fait un gros sanglier et lui demande de me prêter sa corde pour tirer mon sanglier et d'avancer ma voiture au fond de la combe par la route. Je retraverse le taillis au niveau de mon poste et cherche le sang du sanglier que je trouve vite sur la prairie, les gros giclées se succèdent jusqu'à mon sanglier.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019
Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Je l'attache par le groin et commence à le tirer quand Serge m'appelle pour me dire qu'un chasseur va venir le chercher en 4x4. J'attends donc avec mon sanglier, bientôt rejoint par Lilian. Au bout d'un moment le 4x4 arrive et nous chargeons mon sanglier avant d'aller chercher le premier laissé au bord du ru de l'autre côté du taillis. Je fais le tour par mon poste pour traverser avec Lilian puis attache le petit sanglier d'environ 30 kg par le groin. Il est très maigre, l'entrecuisse est ouverte de profondes entailles nette comme faites au couteau et la chair est partiellement nécrosée. Le bas du dos et la queue sont complètement pelés. Je ne pense pas qu'il soit consommable mais je le traîne vers la route suivi par Lilian et un autre chasseur. 0 la route, je charge le sanglier dans la voiture d'un chasseur puis nous prenons ensuite les voitures pour nous diriger vers la seconde traque.

En remontant la route au-dessus du bois nous apercevons déjà traqueurs et chiens se dirigeant vers l'enceinte. Je me gare au-dessus du coin du bois et nous partons nous poster d'un pas rapide par un chemin forestier. Plus bas nous prenons à gauche entre le coin du bois et une haie et biaisons à travers un labouré qui rentre dans le bois pour rejoindre le coin rentrant du bois sur notre droite. Nous pressons encore l'allure car les chiens vienne de lancer, alors que nous enjambons un arbre tombé sur le labouré en lisière du bois, une chevrette surgit du bois devant nous au milieu de la largeur du labouré à environ 30 mètres et biaise vers la haie à environ 40 mètres sur notre droite. Je la montre à Lilian qui, en train de sauter l'arbre tombé, ne l'avait pas vue. Elle stoppe un instant à l'écoute puis redémarre et file vers le passage que nous avons pris pour rentrer dans le labouré. Je laisse Lilian au coin rentrant du bois où je me poste généralement et remonte vite à travers bois pour rejoindre en crête une zone de terriers de blaireau d'où descend une bande étroite de bois vers une haie en contrebas. Je me place rapidement quelques mètres en dessous de la crête, près d'un terrier. Les chiens donnent dans le bois, un beau brocard en velours viendra à quelques mètres de Lilian. Les menées finissent par se calmer puis quelques coups de gueule retentissent sur ma droite en lisière du bois près e la crête. Les chiens semblent aboyer sur place comme au ferme alors que les sangliers ne se gîtent habituellement pas sur le haut du bois assez clair. Au bout de quelques minutes un galop se fait entendre et je pense, vu le bruit e la course, à un chevreuil qui semble arriver droit sur moi. Je n'arme même pas mon arc mais c'est un magnifique renard qui surgit à la course de la végétation épaisse à à peine 3 mètres de moi. J'arme mon arc alors qu'il semble vouloir bifurquer vers moi mais il me voit et redresse pour fuir droit devant lui en accélérant. Je le suis dans mon viseur mais il rentre dans le sale et je décide de ne pas tenter ne flèche hasardeuse et le laisse partir. J'annonce "renard" mais le temps passe et personne ne tire. Il a dû rentrer au terrier. Gilles viendra avec quelques chiens sans le retrouver. La fin de traque et sonnée, il va être midi et je dois rentrer alors que les chasseurs partent pour une nouvelle traque qui ne donnera rien.

Je rejoins Lilian qui me raconte sa rencontre avec le brocard puis nous rejoignons la voiture et passons chez le président de la chasse pour faire quelques photos de mon sanglier avant de rentrer.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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Bonne visite, Alex

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