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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 19:04

Mes bracelets sont fermés mais il en reste encore 2 à Manu et je décide, ce soir, en sortant du boulot, d'aller faire un tour au ragondin et pourquoi pas de flécher un chevreuil. En partant, je regarde si les ragondins ne sont pas de sortie au pied de l'église d'Orbessan et en aperçois un entrain de brouter tranquillement. Je fais demi-tour un peu plus loin et viens me garer devant l'église. J'attrape mon arc puis tente une approche mais le ragondin me repère rapidement et se jette dans le ruisseau bordé par une bande de ronces très épaisse. Je m'avance doucement en face d'une trouée dans les ronces et aperçois 2 jeunes ragondins qui m'observent immobiles à juste quelques mètres. J'arme mon arc et vise le plus dégagé. Ma flèche le cloue sur place. Il se débat un court instant puis s'immobilise alors que son confrère a filé. Je descends dans le ruisseau récupérer ma prise puis poursuis ma route.

Le dernier de la saison, 19 février 2013

Je tente de repérer des ragondins sur quelques coins habituellement bien fréquentés mais rien ne bouge ce soir et les chevreuils ne semblent pas non plus de sortie. La luminosité commençant à décroître, je décide de rentrer quand alors que je roule, j'aperçois 2 brocards en velours entrain de brouter de l'autre côté d'un ruisseau. Je poursuis ma route et me gare un peu plus loin. J'attrape mon arc et traverse le pré qui me sépare du ruisseau puis commence à le longer. Une haie épaisse borde les 2 rives du cours d'eau et j'avance en aveugle. Le bruit du cours d'eau grossi par les fortes pluies couvre ma progression lente mais j'ai peu d'espoir de surprendre ses 2 chevreuils car ils risquent de me voir au travers des branchages avant que je ne puisse leur poser les yeux dessus.

Petit à petit, je me rapproche de l'endroit où je pense les apercevoir et redouble d'attention. Un des brocards se dessine au travers des branchages. Je me fige et observe. Il semble paisible mais je ne vois pas son confrère. Je tente de me rapprocher encore un peu. Le brocard broute paisiblement de l'autre côté du ruisseau en avançant très lentement pas à pas entre les prises de nourriture. Je ne suis plus qu'à 10 mètres et je crains d'être repéré par l'autre chevreuil que je n'arrive pas à voir. La haie s'interrompt de mon côté du ruisseau. Mon brocard s'arrête dans une trouée de la haie d'en face. J'arme mon arc mais la zone vitale est cachée par les branchages. Le tir est trop risqué. Je désarme mais mon brocard s'avance à nouveau et s'arrête cette fois dans une autre trouée dans un beau 3/4 arrière.

Je réarme rapidement prends la visée, mon chevreuil est à environ 12 mètres. Je vise devant le cuissot et décoche. Ma flèche vole bien et il me semble la voir entrer pile où je visais avec un  bruit caractéristique d'une atteinte arrière. Le chevreuil démarre en trombe suivi par son compère qui vient de surgir de nulle part. Ils filent et semblent revenir vers le bord du ruisseau. Je les perds de vue à environ 100 mètres. J'attends un peu en me refaisant la scène dans ma tête puis pars pour tenter de retrouver mon chevreuil avant qu'il ne fasse nuit. Je trouve un peu plus loin un passage peu profond et traverse le ruisseau pour revenir en arrière à la zone du tir repérée grâce à un arbre tordu. Impossible de trouver du sang. Dans mon idée, le brocard a longé la bande enherbée et je m'acharne à y chercher du sang sans succès. La luminosité baisse rapidement et je tente d'allumer ma frontale mais cette dernière ne semble pas marcher, j'insiste un peu sans lumière mais rien à faire. Je vais rentrer quand, tout à coup, ma frontale s'allume.

Je reprends ma recherche mais rien à faire, je ne trouve pas de sang. Je tente de me décaler dans le semé de blé et trouve alors quelques gouttes de sang. Mon impression était fausse. Je suis les gouttes qui ne sont pas bien grosses, aidé par le pied du chevreuil qui marque parfois dans le sol meuble. Le sang est parfois presque inexistant et je poursuis ma recherche à 4 pattes, le nez au sol. Contrairement à ce qu'il me semblait, le chevreuil s'éloigne du ruisseau. Au bout de 150 mètres de recherche difficile avec quelque passages où le chevreuil semble perdre plus de sang et donc plus facile à suivre, le chevreuil traverse un fossé. Trouver la traversée n'est pas chose facile car les gouttes de sang sont petites puis la piste se met à longer le fossé sur une bande enherbée. Le chevreuil semble zigzaguer de plus en plus en traverse un petit roncier au lieu de le contourner, peut être commence t-il à perdre un peu sa lucidité. La recherche devient très difficile quand, tout à coup, le sang s'interrompt alors que le chevreuil semblait vouloir retraverser le fossé. A force d'insister, je me rends compte que le chevreuil bifurque en fait à 90° dans le chaume de blé sur ma gauche. Le sang est un peu plus abondant et je parviens à le suivre sans trop de mal. Dans la nuit je ne m'en rends pas tout de suite compte, mais, le sang décrit une boucle et me ramène au bord du fossé où j'avais perdu la piste. Le chevreuil ne doit pas être bien loin car cette attitude est incohérente, un chevreuil sain n'aurait pas fait cette manœuvre à découvert mais de nuit impossible de le retrouver car je ne trouve plus de sang.

Je rentre, J'ai parcourus environ 200 mètres en plus de 2 heures, le lendemain midi, en sortant du boulot, je retourne sur place et aperçois mon brocard de la route il est mort dans le chaume de blé, je suis passé à moins de 20 mètres hier soir. Il est couché sur le flanc, ma flèche dépasse encore. Je me gare et pars le chercher. Ma flèche rentre en fait dans le cuissot et ressort derrière les poumons contre la colonne vertébrale. Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier à ses impressions. Chaque action de chasse est une leçon pour son auteur.

Le dernier de la saison, 19 février 2013

Alex

 

Trophée :

Le dernier de la saison, 19 février 2013

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 19:00

Cette nuit, j'ai dormi chez Patrick, il est 7 heure, le réveil sonne. Je me prépare rapidement puis pars en chasse alors que les premières lueurs du jour commencent à monter derrière les montagnes. Ce matin, je vais essayer de retrouver la bande de cervidés vue jeudi matin dans les buis sous chez le voisin de Patrick. Je remonte rapidement le chemin d'accès à l'habitation puis rattrape le chemin de la Soule, je remonte les lacets jusqu'à la maison suivante puis la laisse sur ma droite et continue sur un chemin où la neige n'a pas été encore piétinée. En contre bas, à 40 mètres environ, un chevreuil broute à la cassure du talus, je ne vois que son dos mais l'approche sera impossible, je poursuis ma route. Il a gelé fort ce matin et la neige a gelé en surface et craque sous mes pas, de plus à chaque enjambée, je m'enfonce jusqu'au genou ou à mi-cuisse. La progression est très difficile et très bruyante. J'ai peu d'espoir de voir des animaux pour le moment et me concentre sur ma progression.

Au bout de 300 mètres de cette marche éprouvante, j'arrive au bord d'une zone de buis où le chemin s'interrompt. De nombreuses traces d'animaux convergent vers ces buis et je décide de les suivre. La neige est maintenant moins profonde, les animaux ont gratté par endroit la neige pour chercher de quoi manger. Les traces de sangliers côtoient les traces de biches, de cerfs, de chevreuils, de blaireaux et de renards. Un sanglier a dessiné un sillon de presque 1 mètre sur 50 mètre environ dans la neige profonde. Je suis sa trace pour éviter de trop m'enfoncer et redescends vers un petit ruisseau grossi par la fonde de cette neige. Dans mon dos le soleil qui se lève, éclaire la barre rocheuse qui se teinte d'une belle couleur dorée.

Une matinée magique,16 février 2013

Je descends en suivant le ruisseau, la pente très prononcée et la glace rendent la décente un peu périlleuse et je chute régulièrement dans la neige.

Une matinée magique,16 février 2013

Je fais quelques pauses pour observer les alentours et tenter d'apercevoir des animaux. La nature est calme.

Une matinée magique,16 février 2013

Un peu plus bas je tombe sur un enchevêtrement de chênes abattus par-dessus le cours d'eau par la tempête de 2009 et en profite pour traverser le ruisseau en marchant sur les troncs. De l'autre côté du ruisseau, les buis sont très épais et je peine à me frayer un chemin. Je tombe alors sur une bauge fraîche d'un gros sanglier, peut-être celui que je suivais jeudi matin. Je ressors ensuite des buis épais et arrive dans un zone plus claire. Je marque un petit temps d'arrêt et observe les alentours quand j'aperçois, en dessous de moi, un hère et une belle biche à 50 mètres environ. J'attrape mon appareil photo et tente de l'allumer mais il fait un bruit bizarre et refuse de s'allumer. Le bruit n'est pas resté inaperçu. La biche démarre et rentre dans les buis épais pour traverser le ruisseau, son jeune la suit puis toute une harde de biches, bichettes et jeunes. Un gros daguet ferme la marche. Je suis dégoûte. Je regarde mon appareil photo, le bloc optique ne se déploie plus et l'appareil force un peu puis s'éteint. Bon et bien, les photos sont terminées pour aujourd'hui.

Je continue à descendre doucement pour voir de plus près la zone où se trouvaient les animaux. Tout à coup, alors que je ne suis plus qu'à 15 mètres environ d'où se trouvait le hère, un mouvement sur ma gauche attire mon regard. Je me fige et me prépare. Un petit hère arrive d'un pas décidé, j'arme mon arc. Il s'arrête une première fois derrière des buis puis repart et vient s'arrêter juste en dessous de moi à 15 mètres environ. Mon pin's est calé sur son coffre mais je ne suis pas là pour lui et je le laisse repartir. Il disparaît dans la bande épaisse de buis qui longe le ruisseau. Au même moment, les animaux, qui s'étaient semble t-il arrêtés, repartent en cassant du bois. Je m'avance rapidement dans la clairière en dessous de moi pour tenter d'apercevoir les animaux dans leur fuite. J'aperçois alors une harde de plus de 20 animaux qui remonte la pente après le ruisseau.

La clairière est presque totalement déneigée par les grattages des animaux et jonchée d’empreintes. Je recontrôle mon appareil photo et tente de débloquer le bloc optique quand un bruit me fait tourner la tête. Il me semble apercevoir un mouvement au travers des buis sur ma gauche. Je range mon appareil photo et me fige pour observer. Au bout d'un moment, ça bouge à nouveau. J'aperçois le dos puis les pattes d'un animal à 50 mètres environ. Je pense qu'il s'agit d'un chevreuil. Patrick qui n'a pas encore fermé son bracelet m'a dit d'en tirer un si l'occasion se présentait. Que faire ? Je suis à découvert et le sol gelé est craquant. Je décide de rester là où je suis un petit moment. Le temps passe et l'animal ne semble pas vouloir bouger quand, tout à coup, il finit par se décider et commence à descendre la pente pour rejoindre un massif de buis. J'aperçois alors la tête de l'animal, c'est un daguet et à ma grande surprise un autre daguet que je n'avais pas vu le suit. Ils rentrent dans les buis tranquillement.

Un couloir dans la végétation en contrebas peut me permettre un tir, je décide de m'avancer tout doucement et me positionne en haut d'un talus, devant ce couloir en espérant voir passer les daguets à distance de tir mais assez rapidement du bruit attire mon attention sur ma gauche, vers les buis. Un beau Cerf portant 6 cors, remonte et sort des buis. J'arme mon arc mais il est un peu loin. Il marque une courte pause puis remonte la pente suivi par un second jeune cerf. Ils passent derrière un gros arbre mort et s'arrêtent régulièrement avant de disparaître derrière la crête un peu plus loin. Je désarme mon arc, je n'ai pu que les regarder partir impuissant. Le tir n'était vraiment pas raisonnable puis impossible. Je tente de m'avancer pour les retrouver derrière la crête mais ils sont déjà loin.

Je reprends ma progression lente pour revenir vers chez Patrick. Au bout d'un moment, je passe une combe non boisée puis remonte dans le bois de chêne clairsemé. En arrivant près d'une zone de buis, j'entends démarrer des animaux. J'arme mon arc, 3 chevreuils s'arrêtent à découvert à 30 mètres au-dessus de moi. Trop loin, je les laisse repartir et désarme mon arc. Je reprends ma progression et perçois un peu plus loin un beau brocard en velours qui remonte dans la combe suivante. Je profite du relief pour tenter de remonter à couvert derrière la crête et lui couper la route un peu plus haut. La pente devient très raide et très glissante et je peine à progresser discrètement. Arrivé au sommet de la combe, je tente d'apercevoir le brocard mais il est déjà en train de m'observer. Il démarre sur le chemin qui passe sous chez Patrick. Il s'arrête plusieurs fois pour regarder en arrière puis se jette dans la pente et disparaît. Je tente de m'approcher doucement mais je ne le reverrai pas. Je remonte chez Patrick, Je ne peux pas rester faire le coup du soir, je ne flécherai pas mon cerf cette année. C'était ma dernière saison de chasse au cerf car l'an prochain je ne reprendrai pas de bracelet. Prélever un cerf à l'arc était un rêve, je l'ai réalisé grâce à Patrick mais cette chasse ne me fait plus autant palpiter et le prix du bracelet est vraiment déraisonnable.

 

Alex

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 21:34

Ce soir, je retourne à Sarrancolin pour essayer de flécher mon cerf, je ne l'ai pas encore vraiment chassé cette année faute de temps et d'envie, Patrick a repéré 2 daguets au même endroit 2 soirs de suite. Mercredi soir, ils étaient accompagnés d'un jeune 6 cors et hier soir ils étaient tous les 2. Il semble qu'ils se trouvent vers 18 heures à 18h30 autour d'une petite ruine juste au-dessus de la route.

Je décide donc de tenter un affût ce soir pour tenter d'en flécher un. Arrivé vers 16 heures chez Patrick, nous discutons un moment puis je pars en chasse, pensant me camoufler dans la ruine, je n'ai pas pris ma tenue camo-neige. Je remonte le chemin d'accès à la maison de Patrick puis prends le chemin de la Soule comme pour redescendre vers le village. Le vent est face à moi. Un peu plus loin, j'arrive sous la petite ruine et escalade le talus au-dessus de la route pour aller m'y poster. Je n'ai jamais examiné cette ruine de près et j'en fais doucement le tour pour trouver un poste.

Mon premier choix, à l'intérieur de la ruine n'est pas judicieux : Si le daguet arrive au-dessus de la ruine, il peut me voir et s'il arrive au-dessous, l'encombrement des branches est trop important pour tirer dans de bonnes conditions. Je ressors de la ruine et reviens sur mes pas pour me poster derrière cette dernière, je me poste tout d'abord derrière l'angle bas mais me rends compte que je suis trop à découvert sur ma droite

Tellement près, et pourtant... 15 février 2013

et trop encombré devant moi,

Tellement près, et pourtant... 15 février 2013

je me poste donc derrière l'angle haut. Il est environ 17h20.

Sur le flanc opposé de la montagne, des coups de feu espacés résonnent dans toute la vallée.

Un chasseur qui doit régler son arme, je crains que ce remue-ménage fasse peur aux animaux. J'attends un peu puis décide de changer de poste, je ne sens pas mon poste actuel. Les coups de feu résonnent toujours à la même cadence. Je décide de suivre les traces des animaux dans la neige pour voir d'où ils viennent et trouver un poste pour les intercepter. Les traces se divisent alors que je sors du petit bosquet qui entoure la ruine. Une partie longe au-dessus et sur le chemin en contrebas, le long d'une bande boisée qui rejoint le bois au-dessus de la résidence secondaire de Tahouens. Une autre partie remonte pour passer au-dessus d'un bouquet de houx qui ferait un bon poste mais je décide de suivre les traces du bas pour me poster dans le bois.

Je me cale tout d'abord derrière un gros buis mais après un petit moment je ne sens toujours pas ce poste, je me décale derrière un gros chêne mais toujours pas le bon feeling. Je retourne sur mes pas et me poste finalement derrière le bouquet de houx. Je juge mes angles de tir à gauche

Tellement près, et pourtant... 15 février 2013

puis à droite.

Tellement près, et pourtant... 15 février 2013

Il est 18 heures, les coups de feu résonnent toujours et me font sursauter. Des mésanges volent d'arbre en arbre puis viennent se poser juste devant moi dans les houx avant de repartir. Quelques corbeaux arrivent dans mon dos en coassant pour regagner le bois devant moi pour y passer la nuit.

Le temps passe et le froid se fait piquant, mes pieds gelés me font souffrir et mes mains regagnent tour à tour mes poches pour se réchauffer un peu. 18h30, la voiture de Patrick descends le chemin de la Soule alors qu'un dernier coup de feu trouble le calme qui s'installait. Des merles sortent du bois peut être dérangés par un animal ? L'attente est longue dans le froid mais vers 18h40, un bruit me sort de ma torpeur. Un gros daguet se tient en crête à 40 mètres environ devant moi, sur ma gauche. Un second le rejoint et un combat commence. Tête contre tête, les 2 jeunes mâles tournent autour d'un axe imaginaire puis l'un d'eux renonce et descend.

Je le perds un instant de vue derrière les houx puis il revient à la charge et se fait à nouveau repousser. Cette fois, il descend un peu plus et rejoint une biche que je n'avais pas vue. Le vainqueur reste campé sur sa position alors que la biche et l'autre daguet commencent à venir droit sur moi. Ils se rapprochent d'un pas tranquille en émettant de petits sons comme pour communiquer puis s'arrêtent à environ 10 mètres derrière les houx. Ils semblent vouloir passer au-dessus de moi et je me tiens prêt à armer quand, tout à coup, le pas du jeune cerf se fait à nouveau entendre dans la neige. Je l'aperçois au travers des branchages, il va passer sous moi. Je pivote doucement et arme mon arc. Je suis prêt, mon viseur le suit au travers de la végétation...5 mètres, 4 mètres, 3 mètres. Il s'arrête, 3/4 face... le temps de prendre la décision de lâcher ma flèche, il regarde vers moi au moment où une bourrasque de vent souffle mon odeur vers ses naseaux, il fait brusquement volte-face et s'arrête plein travers à 10 mètres mais pile derrière les houx.

Je ne peux plus tirer, je désarme. Une fraction de seconde d'hésitation vient de me coûter cher. La biche est de face devant le daguet. Ils regardent un moment vers moi puis démarrent brusquement et rejoignent le second daguet. Tout ce petit monde regarde un moment vers moi, la biche curieuse prend même le risque de revenir un peu vers moi puis un des daguets passe la crête puis les autres le suivent.

La nuit tombe, je peste d'avoir laissé passer ma chance alors que tout semblait se dérouler à merveille. Mes pieds me font atrocement souffrir et le chemin du retour ne sera pas une partie de plaisir. Peut-être que je serais meilleur demain à l'approche.

 

Alex

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 21:32

Cette semaine, j'ai pris 2 jours de congés pour aller chasser le cerf dans les Pyrénées. J'ai toujours mon bracelet en poche et la fin de la saison approche. Je ne suis pas revenu chasser à Sarrancolin depuis ma biche de septembre. Le réveil sonne vers 5h40, je me prépare rapidement et sors mon chien avant de partir quand mon téléphone sonne, c'est Patrick. Il m'avertit qu'il pleut par chez lui et qu'il a plu toute la nuit. Hier soir, il a vu 2 daguets au bord de la route, près d'une petite ruine non loin de chez lui.

Je décide d'aller chasser malgré le mauvais temps, chez moi, il ne pleut pas. Je décide de me garer en bas du chemin de la Soule et de remonter doucement par la route en espérant qu'un cerf sera encore en train de brouter le long des bas-côtés. J'arrive sur place vers 7h10. J'attends un peu puis finis de me préparer avant d'attaquer la montée. Le secteur est bien enneigé et j'ai mis ma veste camo-neige pour l'occasion. Comme Patrick me l'avait annoncé, il pleut. J'arrive à l'entrée du chemin de chez Patrick sans avoir vu ni entendu le moindre animal.

Je prends le chemin d'accès à son habitation, passe la maison puis prends une des pistes qui remonte pour passer sous chez son voisin. Le chemin est marqué de nombreuses traces d'animaux. Au bout d'un moment, je tombe sur le pied d'un très gros sanglier, je décide de le suivre pour tenter d'apercevoir l'animal. Le pied quitte le chemin et descend dans les buis, je le suis toujours doucement. La neige imbibée d'eau est silencieuse c'est un régal pour l'approche bien que l'humidité commence à traverser mes vêtements et mes chaussures.

Un peu plus loin, en levant la tête, j'aperçois une biche suivie d'une bichette qui avancent tranquillement en cherchant leur nourriture à environ 80 mètres au-dessus de moi. Je tente de me rapprocher un peu à couvert des buis mais je suis rapidement trop à découvert. Je regarde un moment les animaux s'éloigner puis sors des buis. Les animaux pressent le pas et disparaissent derrière une crête.

Je reprends le pied du sanglier plus pour chercher un passage au travers des buis très épais que dans l'espoir de l'apercevoir. En arrivant sur une crête, un peu plus loin, je marque un temps d'arrêt et observe les alentours. Un énorme brocard descends en suivant la crête suivante à environ 90 mètres. Je reprends un peu ma progression puis regarde à nouveau alors que le brocard vient de disparaître dans les buis.

Tout à coup, 6 ou 7 grands cervidés surgissent des buis en contrebas et passent la crête au pas de course. Un autre animal beaucoup plus gros descend en longeant la crête sans que je puisse voir sa tête. Certainement un cerf. Ne voulant pas pousser plus loin les animaux, je décide de remonter vers chez le voisin de Patrick. La pente est très raide et très enneigée, j'ai de la neige jusqu'aux genoux et peine de plus en plus à monter. Au bout d'un moment, je rejoins une petite grange au milieu d'un pré où pâturent des moutons en été. Je décide de rattraper le chemin qui remonte aux habitations quand je croise la trace d'un gros cerf qui redescend vers un autre chemin qui redescend vers chez Patrick.

Je tente de suivre cette trace. Je suis de plus en plus mouillé, l'eau coule maintenant sur ma peau et la pluie n'arrête pas de tomber. Au départ du chemin, je m'arrête pour écrire un texto quand un chevreuil se lève à 30 mètres en contrebas et disparaît dans les buis. Mon texto envoyé, je reprends ma marche en suivant le pas du cerf. Au bout d'un moment je perds sa trace au milieu d'innombrables traces d'animaux.

Je redescends vers chez Patrick puis prends une des pistes qui passe sous chez lui. Je longe doucement cette piste qui descend dans le bois et alors que j'arrive au bout de cette dernière, un mouvement me fait lever la tête. Une grosse chevrette remonte la pente au pas puis s'arrête et cherche autour d'elle d'où vient le bruit qui l'a dérangé. Elle regarde vers moi sans me voir et reste un moment immobile à 40 mètres au-dessus de moi environ quand un autre mouvement attire mon regard juste un peu plus bas. Un magnifique brocard vient de démarrer et la rejoint. Tous 2 passent derrière une bosse du relief et je les perds de vue.

Je me suis trompé de piste, j'aurais dû prendre celle du dessus et je remonte au plus raide pour rejoindre l'autre piste en passant non loin d'où se trouvaient les chevreuils. Tout à coup, les 2 animaux que je pensais loin redémarrent. Le brocard s'avance au pas et se cale plein travers à 15 mètres environ au-dessus de moi. Il reste un moment immobile puis s'avance et disparaît. A son tour la chevrette s'arrête au même endroit et prend la pause. Ils ont de la chance que je ne sois pas là pour eux. Elle finit par disparaître un peu plus haut. Je rattrape la piste un peu plus haut puis la suis un bon moment sans rien voir. Je débouche sur un pré puis sur la route avant de redescendre vers ma voiture, je suis crevé et trempé, je rentre, je reviendrais demain soir.

 

Alex

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 20:51

Il ne me reste plus qu'un bracelet chevreuil et mon bracelet cerf en poche et cela fait presque 3 mois que je n'ai pas vraiment chasser. Cette année mes invités ont fait fort, Philippe de Vaucluse a fait un petit brocard en velours à l'approche 

Un fin de saison difficile et amère, 01 février 2013

Benjamin a prélevé une belle chevrette que je lui ai faite venir au Butollo 

Un fin de saison difficile et amère, 01 février 2013

et Patrick une chevrette

Un fin de saison difficile et amère, 01 février 2013

et un jeune brocard en 2 jours au treestand sur 2 postes différents.

Un fin de saison difficile et amère, 01 février 2013

Les journées ont un peu rallongé et je décide de faire une petite sortie en sortant du boulot. Sortie du boulot vers 17h30, je pars pour Labéjan. Alors que je suis presque sur le secteur que je pensais chasser ce soir, j'aperçois une petite chevrette qui broute en contrebas de la route au bord d'une haie perpendiculaire à la route. Je me gare un peu plus loin pour tenter une approche qui me semble assez facile.

J'enfile ma cagoule, ma polaire camo par-dessus mes habits du boulot et reste en jean et chaussure de ville. L'approche va se faire sur la route. J’attrape mon arc et positionne mon décocheur puis commence mon approche en longeant doucement la route du côté opposé à celui où se trouve le chevreuil. Je l'aperçois rapidement, il broute toujours paisiblement, plein travers, derrière la haie. Une grosse trouée au milieu de cette dernière doit me permettre un tir. Je me baisse le plus possible pour être caché par la route qui surplombe mon chevreuil pour arriver en face de la trouée puis arme mon arc et me redresse doucement en prenant la visée. Le chevreuil toujours paisible est à 12 mètres environ. Je cale mon viseur et décoche mais je ne comprends pas ce qu'il se passe. Ma flèche part se ficher en terre sous le chevreuil et je pense l'avoir manqué mais un bruit anormal comme une flèche qui frappe un os, suivi d'une réaction anormale du chevreuil me font vite comprendre que ma flèche l'a touché.

J'ai certainement touché une brindille dans la haie qui a peut-être dévié ma flèche. Mon chevreuil, reste un petit moment sur place sans fuir et ne semblant pas inquiet mais avec une patte arrière relevée et plaquée contre son ventre. L'effet de surprise rapidement passé, je réencoche une flèche. Le chevreuil fait volte-face tranquillement, traverse la haie au pas et me passe plein travers à environ 15 mètres sur 3 pattes d'un pas lent. Il me faut vite réagir, je ne peux pas le laisser partir blessé surtout sans réellement savoir quelle partie de la patte est touchée. J'arme rapidement et prends la visée dans la foulée puis décoche. Cette fois ma flèche est dans l'animal mais un peu en arrière (je la juge au niveau de la panse).

Le chevreuil réagit à peine et bifurque pour rentrer tranquillement au bois dans une bordure de buissons noirs.

Un pli d'intestin ressort par la sortie de flèche, le chevreuil fait environ 10 mètres puis semble s'effondrer.

Je retourne à la voiture pour finir de me changer et me garer un peu mieux, le secteur où je pense mon chevreuil mort est une bande de buissons noirs assez épaisse et je décide de laisser mon arc à la voiture pour ne pas être gêné ou l’abîmer en progressant dans les épais. J'attends un petit moment au cas où le chevreuil ne serait pas vraiment mort puis je pars à sa recherche. Je commence par aller voir mes flèches, toutes les 2 sont fichées au sol, la première ne porte aucune trace qui pourrait faire penser à une blessure du chevreuil, la seconde est légèrement marquée de contenu stomacal et de sang et quelques poils sont coincés dans la lame. Je récupère mes flèches et les laisse au bout de la haie derrière laquelle se trouvait le chevreuil puis je commence à chercher du sang mais je n'en trouve pas. Je prends donc la grosse coulée prise par le chevreuil pour se mettre à couvert et trouve quelques petites traces de sang et un petit caillot. Je traverse les épines et ressors sur un passage broyé que je longe un instant pour tenter d'apercevoir mon chevreuil quand, tout à coup, il est là, dans les épines, à 5 ou 6 mètres, couché plein travers et encore bien vivant, il m'observe sans bouger alors que je viens de me figer. 

Je fais doucement marche arrière et repars vers la voiture, le chevreuil ne semble pas avoir bougé après que je le perds de vue. Je récupère mon arc, retraverse doucement les épines et longe doucement la bande broyée. Le chevreuil est toujours là, il n'a pas bougé. J'arme mon arc et tente de trouver une fenêtre de tir au travers des branchages. Au bout d'un moment, en me contorsionnant, à genoux, je réussis à trouver une ouverture suffisante pile en face du coffre du chevreuil. Je vise tranquillement et décoche. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule où je la voulais avec un bruit caractéristique qui ne me laisse aucun doute sur la suite des événements mais le chevreuil reste immobile et continue à me regarder. Je ne comprends plus rien. Je n'ai jamais vu ça.

Au bout d'un moment passé à nous regarder, le chevreuil se lève d'un bon puis se débine dans les épines en chancelant, il s'éloigne ainsi d'une quinzaine de mètres puis bifurque pour traverser le passage broyé sur lequel je me trouve. Je le perds de vue à ce moment-là. Je reste prêt à armer, immobile mais le chevreuil ne ressort pas. Au bout d'un moment, je décide d'aller chercher ma flèche et mon chevreuil qui doit maintenant être mort. Je laisse mon arc derrière moi pour rentrer dans les épines et commence par examiner l'endroit où il était couché. Le sol est maculé de sang, je cherche ensuite ma flèche mais ne la vois pas. Une traînée de poils projetés par mon tir me donnant la trajectoire de la flèche je finis par la retrouver 10 mètres plus loin dans la direction du tir, une vanne s'est décollée en traversant le chevreuil et je la retrouve un peu avant la flèche. La flèche lavée par les feuilles mouillées ne présente presque pas de traces de sang.

J'aperçois un peu plus loin mon chevreuil et pars à sa rencontre mais horreur en arrivant à quelque mètres de lui, j'aperçois sa tête, jusque-là cachée par les branchages, qui me regarde. Je n'y comprends rien, je n'ai vraiment jamais été confronté à une telle situation. Le chevreuil se présente de cul, couché et sa tête tournée en arrière vers moi. Je tente de m'éclipser discrètement mais je casse beaucoup de branches même en faisant le plus attention possible. J'arrive à récupérer mon arc alors que le chevreuil n'a pas bougé. Je reviens doucement mais toujours en faisant autant de bruit et arrivé à 5 mètres de mon chevreuil, je cherche une fenêtre de tir. Comme la première fois, je dois me contorsionner pour prendre ma visée. Cette fois je le tire de cul, ma flèche rentre au-dessus d'un cuissot et ressort sous la gorge de l'animal qui tente de se relever sans succès avant de rapidement s'immobiliser.

Je suis écœuré par ce moment de chasse qui se finit tout de même par la mort de l'animal mais dans quelles conditions !

Je m'avance vers cette petite chevrette sans vie, elle est très amaigrie. Ma première flèche lui a juste entaillé la patte au-dessus du pied, la seconde coupe le foie et traverse la panse, la troisième rentre au défaut de l'épaule mais, le chevreuil étant couché sur le flanc, elle ressort du même côté contre la colonne et ne taillade qu'un poumon et la dernière passe au-dessus du cœur entre les 2 poumons.

Le regard de ce jeune chevreuil reste encore gravé dans ma tête et cette expérience restera pour moi une des plus pénibles de ma vie de chasseur à l'arc. Les honneurs rendus et le bracelet apposé, je ramasse mon chevreuil et mon arc, remet mes flèches sur mon carquois et retourne vers la voiture alors que la nuit tombe.

Un fin de saison difficile et amère, 01 février 2013

Alex

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 11:33

Ce matin, je repars chasser avec mon Butollo mais sur un autre secteur de Labéjan, je me gare au village vers 7h30 avant de partir en chasse en suivant un chemin enherbé qui descend vers un bois étroit. Je n'ai pas fait 2 pas que j'aperçois déjà un premier chevreuil au gagnage juste contre les habitations. Je me fige et l'observe un instant, il regarde un moment vers moi puis commence à descendre tranquillement vers le bois en broutant. Je tente de descendre rapidement en longeant derrière une petite haie qui borde une partie du chemin à ma gauche mais, tout à coup, le chevreuil m'aperçoit et démarre. Il remonte vers les maisons comme s'il voulait rentrer dans les jardins. J'hésite à remonter pour l'intercepter mais il fait demi-tour et commence à redescendre suivi de 2 chevreuils plus petits. C'est en fait une chevrette et ses chevrillards. Elle a pris le temps d'aller les chercher avant de s'enfuir, Je tente de les appeler mais ils poursuivent leur fuite, je les perds de vue dans un creux de la prairie.

Je recommence à descendre et rattrape le bord du bois, un dernier coup d’œil en arrière sur les chevreuils qui sont remontés en crête de la colline et se sont arrêtés pour observer puis je longe un peu le bois, le traverse par un passage enherbé puis remonte dans un pré bordé par le bois qui forme un U très large pour me poster en lisière au bord d'une sorte de gros fossé, sur la droite du pré. Je commence mes appels mais ils restent sans réponse. Je ressors du bois alors que le brouillard enveloppe le secteur. Je traverse le pré pour aller me poster vent de face dans l'autre angle du pré. Je m'avance un peu dans le bois puis me poste et commence mes appels. Rapidement, un galop retentit et je tente d'apercevoir le ou les chevreuils mais en bougeant légèrement l'un d'eux qui venait droit sur moi me repère et décrit une grande boucle dans le bois alors que j'appelle toujours. Je les vois enfin, c'est une chevrette et ses 2 chevrillards, ils passent à 30 mètres au-dessus de moi. Je les perds de vue alors qu'ils arrivent à la lisière du bois. Je continue mes appels. Cette fois ils sortent sur le pré, dans le brouillard, pour me contourner et me prendre au vent. Je me retourne lentement, la chevrette est arrêtée à moins de 20 mètres plein travers mais les branchages m'empêchent d'envisager un tir. Elle ne va certainement pas tarder à me sentir mais je tente de la faire venir d'avantage. Elle s'arrête souvent et n'avance que pas à pas puis fait brusquement volte-face pour rentrer au bois en entraînant ses petits. Je les perds vite de vue puis le calme revient.

Je tente d'appeler encore un moment au cas où mais ne voyant rien venir, je sors du bois. 3 chevreuils qui regardent vers moi en crête à 200 mètres environ me font stopper net. Je tente de les appeler mais ils restent immobiles. Je tente de me rapprocher un peu jusqu'à une bande de ronces et reprends mes appels mais ils ne bougent toujours pas. Je me décale encore un peu, cette fois les chevreuils disparaissent derrière la crête. Je remonte rapidement mais arrivé en crête, je ne les vois plus. Je commence à descendre vers un autre bois quand j'aperçois au loin, à plus de 600 mètres, 3 tâches sombres dans un chaume de blé du versant opposé derrière le bois. Je me fige et observe un instant, ce sont des chevreuils, ils avancent vers un lac entouré par le bois. Je tente de descendre rapidement à découvert mais arrivé presque au bois je les vois qui s'enfuient vers le bois du Turc au loin.

En tournant la tête, j'aperçois furtivement un chevreuil qui se débine devant moi, caché derrière un roncier, il m'a vu avant que je ne le vois et il se défile maintenant dans le bois en passant sous les fils de fer barbelés. Je rattrape la bordure du bois et le longe par la droite pour me poster 2 fois et appeler mais, ne voyant rien venir, je poursuis ma route jusqu'à une haie qui sépare deux prés. Je la traverse par un passage et observe les alentours.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Devant moi, se trouve un gros rond de rosés de prés, je reviendrai les chercher plus tard si j'ai le temps.  

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

L'an dernier, à cet endroit j'ai fait venir une chevrette à l'appeau. Je me poste donc pour appeler un moment mais rien ne semble venir quand, au loin, près de la ferme, j'aperçois 3 chevreuils qui passent la route de crête. Ils s'arrêtent et regardent vers moi. 2 autres les rejoignent, je recommence mes appels, ils semblent m'entendre mais ne semblent pas disposés à venir. Tout à coup, 3 d'entre eux descendent au petit trot et biaise à droite vers un bouquet d'arbres sous la ferme puis s'arrêtent au pied des chênes pour brouter, les 2 autres avancent doucement en broutant plus en arrière.

Mes appels semblant non efficaces, je décide de me rapprocher, je longe le bois sur ma gauche, doucement, voûté au maximum et en appeautant régulièrement pour les tranquilliser. Passé à couvert derrière un petit bosquet perpendiculaire au bois, je finis de descendre au fond de la combe au pas de course. Arrivé contre le petit bosquet, je remonte doucement la pente boisée pour rejoindre la lisière où je me poste pour observer un moment. Les chevreuils broutent toujours près des gros chênes.

Je recommence mes appels mais cette fois les chevreuils semblent inquiets et se regroupent avant de commencer à descendre en biaisant vers le bout du bosquet à ma droite.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Comprenant rapidement ce qui va se passer, je quitte mon poste et rejoins le fond de la combe que je longe au pas de course pour tenter d'intercepter les chevreuils. Je les aperçois au travers des branchages, ils viennent bien vers le bout du bosquet. J'aperçois un rond de ronces avec un gros arbre mort au milieu un peu après le bout du bosquet et décide de me poster derrière.  

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

J'arrive au bout du bosquet mais les chevreuils sont déjà trop proches et je ne peux pas rejoindre l'îlot de ronces sans être vu. Je me poste donc au bout du bosquet et observe les chevreuils au travers des branchages, je ne vois que 4 animaux, une grosse chevrette, une plus petite et 2 chevrillards, ils semblent vouloir passer entre l'îlot de ronce et le bout du bois. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Ils s'arrêtent un moment à 30 mètres environ et observent. La chevrette de tête semble inquiète et commence à biaiser pour passer après les ronces, les choses se compliquent, au plus près les chevreuils vont me passer à 15 mètres mais très certainement à plus et je ne peux pas bouger sans être vu, de plus le vent qui souffle en longeant le bosquet dans mon dos risque de me faire repérer. Tout à coup, j'aperçois le 5ième chevreuil, c'est un brocard, il vient vers le bout du bosquet et biaise doucement pour passer à travers le bois dans mon dos. Je tente de me tourner un peu pour essayer de l'apercevoir au travers d'une trouée dans la végétation.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

La chevrette m'a aperçu au travers des feuillages et commence à devenir très nerveuse, elle tourne sur place et frappant du sabot le sol puis démarre en aboyant pour partir vers le bout du bois dans mon dos avec les 3 autres à ses trousses. Elle va tout gâcher, je m'attends à voir démarrer le brocard d'un instant à l'autre, je l'ai perdu de vu derrière le petit bosquet. Il met un moment à réagir puis démarre et me passe à moins de 10 mètres au trot, j'arme mon arc au cas où mais il rejoint le rond de ronce et s'arrête derrière alors qu'il semblait vouloir le contourner. Je me tiens prêt au cas où il déciderait de traverser au plus près de moi, environ 15 mètres nous sépareraient.

Au bout d'un moment, il se décide et passe au petit trot pour rejoindre le bois, je vise en avant et décoche mais je passe juste derrière. Je l'aboie alors qu'il va rentrer au bois en réencochant une flèche. Il s'arrête au ras du couvert, à un peu plus de 40 mètres, puis fait demi-tour et commence à revenir vers moi en zigzagant d'un pas lent. Je monte doucement mon arc pour me préparer à l'armement mais je suis découvert et armer sans être vu sera difficile. Petit à petit, il arrive en me présentant tantôt un plein travers, tantôt un 3/4 face. Alors qu'il est à 20 mètres environ, il me semble détecter une baisse d'attention et je commence à armer mais je me ravise vite car il regarde maintenant vers moi. Il vient toujours sans s'arrêter, cette fois, il rebaisse sa garde et ce sera ma seule chance il va être trop proche. J'arme doucement et prends la visée. Le brocard vient se planter à 15 mètres, plein travers, tourné vers le bois. Ma visée est prise, je décoche mais il démarre à ce moment-là et ma flèche semble taper trop en arrière alors qu'un bruit de fracture impressionnant retentit.

Le brocard démarre en trombe et rentre au bois avec une course saccadée caractéristique d'un animal touché. Avant de rentrer au bois je le vois perdre un gros jet de sang et aperçois quelques plis d'intestins qui semblent pendre sous son ventre. Il remonte la pente du bois et je le perds de vue, je le suis encore un instant à l'oreille avant d'entendre un gros fracas puis plus rien.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

J'attends un moment puis pars chercher mes flèches, la seconde est brisée en 3 morceaux à partir de l'empennage et l'encoche a sauté, l'autre est postée dans l'herbe près du bois. Je me dirige vers là où j'ai vu rentrer le chevreuil au bois. Les feuilles mortes dans la montée sont marquées de grosses gouttes de sang alors que je n'ai pas su voir de traces de sang dans le pré.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Je remonte la pente en suivant les gouttes et arrive sur une zone plane près d'une grosse souche renversée, les gouttes de sang sont éparpillées sur un rond de 2 mètres de diamètre et ne suivent plus une ligne comme précédemment.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Je tourne un petit instant en essayant de dénouer la piste puis aperçois des gouttes à quelques mètres sur ma droite. Je me rapproche et constate que le sang est mélangé à du contenu stomacal, les chevreuils arrivaient bien du chaume de maïs au-dessus du lac où je casse souvent car je trouve des grains de maïs dans les traces de sang.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

La piste est bien marquée et facile à suivre.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Je la suis tranquillement, elle remonte doucement vers la lisière haute du bois. Rapidement, je tombe sur une première reposée debout, le sol est marqué d'un gros rond de sang constitué de gouttes tombées à la verticale, le chevreuil est resté là un moment.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Au redémarrage, le chevreuil a perdu pas mal de sang, de nombreuses gouttes éparses couvrent les feuilles mortes. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

A nouveau, le sang est mélangé à du contenu stomacal, la piste est toujours très abondante et facile à suivre.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Tout à coup, un chevreuil démarre en lisière du bois au-dessus de moi. Je me fige et attends un moment, le bruit s'arrête vite. Après une petite attente, je reprends ma recherche et tombe rapidement sur une seconde reposée debout bien marquée.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

La piste reprend juste un peu moins marquée mais toujours facile à suivre. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

A l'endroit où se trouvait le chevreuil qui a démarré, je retrouve une reposée où l'animal s'était couché.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Je m'arrête un moment et scrute l'intérieur du bois car, au bruit, je pense que le chevreuil n'est pas allé loin. Je raccroche mon décocheur et reprends ma recherche tout doucement. La piste redescend maintenant et le sang se fait plus rare, je suis tout de même bien la piste également tracée par les feuilles mortes retournées.

Le chevreuil redémarre devant moi sans que je puisse le voir mais à nouveau le bruit s'arrêt rapidement. J'attends un moment puis poursuis ma recherche. Je retombe un peu plus loin sur une seconde reposée couché à seulement 20 mètres de la première, signe que mon chevreuil n'est pas bien. Je continue à suivre la piste qui débouche dans une sorte de large fossé qui longe juste à la lisière, à l'intérieur du bois. Le sang devient de moins en moins abondant. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Après 10 mètres environ, la piste bifurque à droite et ressort sur le pré en direction du bosquet au bout duquel j'ai fléché le brocard. Sur le pré, je ne trouve plus de sang et décide d'arrêter la ma recherche et d'appeler le chien de sang. Je traverse tout de même le pré pour examiner le bord du bosquet quand j'aperçois mon brocard qui surgit du sale un peu plus loin retraverse le pré et rentre dans le grand bois qui surplombe le lac. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

J'appelle donc le conducteur de chien de sang mais il m'annonce une triste nouvelle, son chien lui a échappé lors d'une balade avec sa longe et il le cherche sans succès depuis plusieurs jours. Il est justement en train de le chercher. Il me rappellera dans 2 heures pour me dire s'il peut venir avec sa jeune chienne. Je décide de retourner à la voiture pour passer le temps et de revenir pour ramasser les rosés des prés. 

En route, j'aperçois 4 chevreuils qui arrivent dans un léger brouillard en suivant la crête d'une colline. Je suis en plein découvert et ils regardent vers moi. Ils sont à environ 150 mètres. Je me voûte et avance doucement en faisant de petits appels brefs au Butollo. J'arrive ainsi à passer derrière un bout de haie et à rejoindre la bordure du bois à 40 mètres environ sans faire fuir les animaux. Je me cale ensuite derrière le bout de haie à son extrémité et commence à appeler. La chevrette de tête hésite, elle fait quelques pas vers moi, se retourne vers les trois autres puis se fige et regarde vers moi un moment avant de biaiser pour descendre vers le fond de la combe. Je me décale pour être masqué par le relief et avance vite d'environ 50 mètres avant de me figer à la vue des chevreuils.

A nouveau, la chevrette hésite puis fait brusquement demi-tour pour repartir d'où elle vient. Les animaux s'arrêtent régulièrement pour regarder derrière eux puis rentrent au bois.

Je finis d'arriver à ma voiture où je retrouve Hémo, mon teckel de 4 moins 1/2 que je dresse à la recherche au sang. Il m'a sagement attendu et dort en boule sur le siège passager. Je prends la voiture et pars me garer près de l'endroit où les chevreuils ont traversé la route de crête puis je redescends avec un sac pour aller chercher les champignons.

En traversant le petit bosquet, je trouve du sang, le chevreuil a donc longer ce dernier avant de s'arrêter dans un bouquet de buissons noirs.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Je laisse le coin tranquille puis pars chercher mes champignons et je reviens avec un poche de plusieurs kilos vers  la zone du tir, je continue à perdre un peu de temps en prenant des photos du paysage et de la piste au sang quand une voix m'interpelle. "Hep", je cherche d'où vient cette voix, "Hep", cette fois j'aperçois le chasseur, je le connais bien et vais à sa rencontre.

"Tu as tiré un chevreuil ce matin ?" 

"Oui, tu l'as trouvé?"

"Oui.....

Nous discutons un moment puis il me conduit à mon chevreuil qui est mort sur un ancien chemin dans le bois où je l'ai vu rentrer, à 40 mètres environ de la lisière.

Il a parcouru environ 200 mètres sur la totalité de sa fuite. Ma flèche est très en arrière, elle est basse dans les intestins et touche les 2 genoux en écaillant un des tibias, d'où le bruit de fracture.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Qu'elle n'est pas ma surprise quand voulant le prendre en photo, je l'attrape par les bois pour le positionner. Le bois de gauche me reste à la main avec un morceau du pivot. Une vielle fracture entrain de cicatriser, le morceau ne tenait que par la peau. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Alex

 

Trophée :

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012
Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 20:43

Ce matin, je pars chasser le bois du Turc au Butollo. Mon ancien appeau était percé est Vincent et Eric ont eu pitié de moi, ils m’en ont envoyé un de neuf et je vais le tester en condition de chasse pour la première fois. Je me gare près de la barrière sur la première grande piste qui traverse la longueur du bois. Le jour se lève tout doucement alors que je quitte ma voiture, il pleut ce matin et entendre arriver les chevreuils ne sera pas facile mais en contrepartie mon approche sera aussi masquée par le bruit des gouttes sur le sol et les feuillages, et le sol mouillé sera moins craquant. Je m'avance dans le bois sur la gauche de la piste. Je me poste régulièrement pour appeler en me postant derrière des bouquets d'arbres.

Le bois reste calme, je finis par ressortir sur une autre piste enherbée un peu plus loin.

Je m'avance dans le carré suivant et tente quelques appels sans succès, je pars alors un peu plus loin et traverse un petit ruisseau pour me poster de l'autre côté au bord d'une bande herbeuse, au pied d'un gros chêne avant que le sous-bois se couvre de fougères sèches très épaisses. Je tourne le dos aux fougères et commence à appeler. Très rapidement un galop étouffé par le bruit de la pluie retentit sur ma droite. Je tourne la tête et aperçois une chevrette qui sort sur la bande enherbée. Je lance quelques appels brefs et la voilà qui passe au galop à juste 4 ou 5 mètres devant moi. J'arme mon arc mais elle ne s'arrête pas et je la perds de vue à 20 mètres sur ma gauche derrière des arbres. Je désarme et reprends mon appeau, la chevrette fait demi-tour et vient pour passer devant moi. J'arme mon arc mais elle traverse le ruisseau et passe à 20 mètres au galop et je la perds à nouveau de vue. Je désarme à nouveau puis recommence mes appels, cette fois elle met du temps à régir mais, au bout d'un moment, je la vois arriver en cherchant, je continue mes appels. Elle s'arrête à 20 mètres devant moi, plein travers, je rappelle, elle bifurque et vient droit sur moi, elle descend dans le ruisseau encaissé, j'en profite pour armer mon arc.

Elle ressort juste à 8 mètres de moi, de face et s'immobilise au bord du ruisseau. Je pose mon viseur à la base de son cou et décoche. Un impact impressionnant retentit, le chevreuil se cabre sur les pattes arrière et plonge dans le ruisseau. Je m'attends à le voir ressortir et s'éloigner mais rien ne bouge. Je m'avance doucement et aperçois ma chevrette qui est tombée au fond du ruisseau. Elle a été séchée sur le coup. Je m'avance vers elle, la flèche est restée en travers et s'est cassée dans la chute. La partie empennage dépasse du devant de son épaule et la lame dépasse juste du cuissot.

J'appose le bracelet, lui attache les pattes et la charge sur l'épaule pour la ramener à la voiture. En route, je croise des chercheurs de champignon, discute un moment avec eux et leur demande le secteur qu'il compte prospecter pour éviter de les croiser.

Mon chevreuil dans le coffre de la voiture, je repars en chasse. Je retourne le long du ruisseau et le longe doucement en appelant régulièrement mais rien ne vient. Je ressors sur la piste et m'avance dans le bois en me postant régulièrement pour appeler mais toujours rien et les chercheurs de champignons commence à se multiplier. Je tente d'aller plus loin mais une menée et des coups de feu proches me décident à retourner à la voiture pour changer de secteur. Je décide d'aller chasser vers un lac entouré de bois alors que le soleil fait son apparition. 

En route, j'aperçois 3 chevreuils au gagnage, à 300 mètres en contrebas, dans le chaume de maïs récemment moissonné au bord du lac que je chasse habituellement. Je reste un moment à les observer de ma voiture. Je connais bien le secteur et suivant leur direction, je tenterais d'aller les intercepter soit un peu plus loin à la traversée de la route ou en redescendant vers le lac. Les chevreuils semblent partis vers la digue du lac. Je fais donc demi-tour et pars me garer en haut du chemin qui descend vers le lac. Je me prépare en observant les chevreuils qui arrivent vers la route. Je ne peux pas descendre par la route sans être vu, je pars donc en longeant le chemin d'accès encaissé à une habitation située à environ 200 mètres. La hauteur du talus du chemin me permet d'avancer rapidement sans être vu. Un peu plus loin je quitte le chemin pour m'avancer derrière une grosse haie pour observer les chevreuils que je ne vois plus de ma position.

Arrivé dans la haie, je cherche un moment les chevreuils mais impossible de les voir. Le paysage est maintenant découvert sans les maïs et je ne comprends pas comment ils ont pu rentrer à couvert si vite alors qu'ils ne semblaient pas m'avoir repéré. J'attends un moment mais toujours rien, je ressors donc sur le semé de colza et biaise doucement vers la route qui descend vers le lac mais alors que je suis en plein milieu du découvert, les chevreuils, une chevrette et ses chevrillards, remontent le talus du lac derrière lequel ils avaient disparu. Ils sont encore à 200 mètres environ mais ils m'ont vu et commence à s'affoler.

Ils démarrent et commencent à s'éloigner, j'attrape mon Butollo et lance quelques appels. Les chevreuils s'arrêtent et regardent vers moi, je m'éloigne doucement en appeautant, le dos voûté et les chevreuils me laissent passer à couvert derrière le talus de la route sans partir. Je me fais oublier et les observe un bon moment puis ils recommencent à partir vers la digue du lac. Je repars par le chemin de l'habitation mais cette fois je presse le pas et passe l'habitation puis jette un coup d'œil en arrière, les chevreuils sont toujours là. Je passe derrière la crête de la colline et descends rapidement jusqu'à être masqué par le relief du terrain. Je cours pour rejoindre le bord du ru, traverse par le passage busé au coin du bois puis presse le pas pour longer le ru en direction du lac. Je longe un moment derrière une haie épaisse et au moment où elle s'interrompt, un mouvement me surprend dans le chaume sur ma droite. Je tourne la tête et aperçois 3 chevreuils qui s'enfuient. Je m'agenouille et commence à appeler au Butollo. Les chevreuils qui viennent de sauter le ru à 50 mètres environ, s'arrêtent dans le champ travaillé sur ma gauche et semble biaiser doucement vers moi avant de reprendre le galop et de foncer vers le bois.

Je suis pris d'un doute, j'ai du mal à croire que ces 3 chevreuils étaient ceux vu précédemment. Dans le doute, je poursuis vers le lac puis avance doucement dans le chaume mais les chevreuils ne sont plus là, c'était donc eux qui m'ont bien eu. Je remonte tranquillement vers la voiture quand à 500 mètres environ, j'aperçois 3 chevreuils qui remontent vers la route de crête, cette fois tout s'éclaire, ils ont en fait fait demi-tour alors que les 3 autres chevreuils devaient être couchés dans l'autre chaume.

Les chevreuils remontent en suivant la bordure d'une friche d'herbes sèches sur un champ travaillé, ils sont à 60 ou 70 mètres de la route de crête et j'ai un bon bout de chemin à parcourir pour les intercepter. Je prends le pas de course et remonte jusqu'à la route de crête puis cours vers le passage que les chevreuils prennent habituellement pour traverser la voirie. Dans ma course, je finis par les perdre de vue dans le creux de la combe.

Arrivé au niveau de la friche, je ne les vois pas. Le champ monte légèrement puis redescend au niveau d'un pylône EDF. Je décide de tenter de me poster derrière ce pylône et m'avance doucement mais alors que j'y suis presque, je cherche les chevreuils sans les voir et avance encore d'un pas quand la tête de la chevrette surgit des hautes herbes à 20 mètres en contrebas. Je me fige mais elle démarre, ses petits se lèvent des herbes hautes et la suive. Je m'agenouille et commence à les appeler mais ils hésitent un instant avant de s'éloigner en suivant une combe qui remonte vers la route.

Je les laisse passer derrière la crête de la colline puis pars au pas de course pour tenter de les intercepter un peu plus loin mais ils sont trop rapides et je me trouve à découvert. Nous nous regardons un moment de loin puis je fais demi-tour et retourne à ma voiture alors qu'ils reprennent leur course.

Au dépeçage, je constate que ma flèche rentre devant l'épaule gauche, passe entre les côtes et l'omoplate puis sectionne plusieurs côtes, rentre dans la cage thoracique et touche le foie, la rate, les viscères, sectionne le fémur et ressort à côté de l'anus dans le cuissot gauche. Le fait que le chevreuil soit tombé sur place sans que ma flèche n'ait touché la colonne vertébrale est difficilement explicable. Encore un grand merci à Vincent et Eric pour mon nouveau Butollo. 

Une chevrette dédicacée à Vincent et Eric, 10 novembre 2012

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

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LES INDICES APRES LE TIR :

 

LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

GERS 32

ORIO ADRIEN :

06 86 70 89 28

LASBATS CHISTINE : 

06 45 35 50 42

 

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CHARC Magazine

Chevreuil, ses points forts et ses points faibles
Réaction du chevreuil après le tir
Recherche au sang sans chien
La chasse du ragondin à l'arc
L'appel du gibier
Après la chasse, le souvenir...
Emotions canadiennes

 

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