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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 11:43

Après un voyage à l'ours catastrophique ce printemps à cause des températures trop basses de début juin, j'ai décidé de ne pas retenter l'aventure québécoise cette année. J'avais prévu de repartir en septembre 2020 pour chasser l'orignal mais, cette chasse est très aléatoire, on peut passer un séjour sans voir un seul animal et vu le prix de la semaine de chasse, je préfère aller chasser dans un pays où il est possible de tirer plusieurs grands animaux différents sur une même période. Je retenterai l'orignal dans quelques années. Je me suis donc orienté vers l'Argentine. J'étais particulièrement intéressé par :

  • Le buffle d'eau (búfalo de agua) (Bubalus bubalis)

Le buffle d'eau (búfalo de agua) (Bubalus bubalis)

Le buffle d'eau (búfalo de agua) (Bubalus bubalis)

Il est originaire du sud-est asiatique, il affectionne les zones humides et a été introduit dans diverses zones de chasse. Il mesure jusqu'à 1,4 mètre au garrot, les femelles, qui vivent généralement en bandes avec les veaux, pèsent entre 500 et 600 kilogrammes et les mâles qui vivent en bandes à part en dehors de la période de reproduction peuvent peser jusqu'à 900 kilogrammes.

  • Le cerf axis (ciervo axis) (Axis axis)

Le cerf axis (ciervo axis) (Axis axis)

Le cerf axis (ciervo axis) (Axis axis)

Il est originaire de l'Inde, du Sri Lanka, du Népal et du Ceylan. Il mesure autour de 90 cm au garrot pour un poids avoisinant les 80 kg. Il affectionne les zones de collines, de plaines, de bois avec une préférence pour les zones proches de l'eau. Introduit en Argentine, il présente des populations dans les provinces de Tucumán, Formosa, Corrientes, Entre Ríos, Santa Fe, Córdoba, San Luis, La Pampa, Buenos Aires, Río Negro et Neuquén.​ 

  • L'antilope cervicapre (antilope negro) (Antilope cervicapra)
L'antilope cervicapre (antilope negro) (Antilope cervicapra)

L'antilope cervicapre (antilope negro) (Antilope cervicapra)

Originaire de l'Inde, elle a été introduite dans le centre et le nord de l'Argentine. Elle mesure autour de 80 cm au garrot pour un poids pouvant atteindre 35 à 40 kg. Les populations les plus importantes se rencontrent dans la province Entre Ríos jusqu'à la rive du fleuve Uruguay dans le parc national El Palmar mais on rencontre également de belles populations dans les provinces de Buenos Aires, Santa Fe, Córdoba, La Pampa et San Luis.

On peut également y chasser :

  • Le cerf élaphe (Ciervo colorado) (Cervus elaphus)
Le cerf élaphe (Ciervo colorado) (Cervus elaphus)

Le cerf élaphe (Ciervo colorado) (Cervus elaphus)

Originaire d'Europe, les femelles peuvent mesurer autour de 1,2 mètre au garrot pour un poids pouvant atteindre 120 kg alors que les mâles peuvent atteindre 1,5 mètre au garrot pour un poids pouvant atteindre 250 kg.

  • Le cerf du Père David (Ciervo del padre David ou Ciervo chino) (Elaphurus davidianus)
Le cerf du Père David (Ciervo del padre David ou Ciervo chino) (Elaphurus davidianus)

Le cerf du Père David (Ciervo del padre David ou Ciervo chino) (Elaphurus davidianus)

Originaire de Chine, il peut mesurer autour de 1,2 mètre au garrot pour un poids pouvant atteindre 160 kg pour les femelles et 215 kg pour les mâles.

  • Le daim (Dama, Gamo ou Paleto) (Dama dama)
Le daim (Dama, Gamo ou Paleto) (Dama dama)

Le daim (Dama, Gamo ou Paleto) (Dama dama)

Originaire d'Europe et Asie mineure, il peut mesurer autour de 90 centimètres au garrot pour un poids pouvant atteindre 70 kg pour les femelles et 110 kg pour les mâles.

  • Le mouflon (muflon) (Ovis orientalis musimon)
Le mouflon (muflon) (Ovis orientalis musimon)

Le mouflon (muflon) (Ovis orientalis musimon)

Originaire d'Europe, il peut mesurer autour de 75 centimètres au garrot pour un poids pouvant atteindre 30 kg pour les femelles et 50 kg pour les mâles.

  • Le bouquetin des Alpes (Ibices ou Capricornio) (Capra ibex)
Le bouquetin des Alpes (Ibices ou Capricornio) (Capra ibex)

Le bouquetin des Alpes (Ibices ou Capricornio) (Capra ibex)

Originaire d'Europe, il peut mesurer autour de 95 centimètres au garrot pour un poids pouvant atteindre 40 kg pour les femelles et 120 kg pour les mâles.

  • Le tahr de l'Himalaya (tar del Himalaya) (Hemitragus jemlahicus)
Le tahr de l'Himalaya (tar del Himalaya) (Hemitragus jemlahicus)

Le tahr de l'Himalaya (tar del Himalaya) (Hemitragus jemlahicus)

Originaire d'Asie, il peut mesurer entre 65 et 100 centimètres au garrot pour un poids pouvant atteindre 50 kg pour les femelles et 100 kg pour les mâles.

  • Le mouton sauvage (Carneros) (plusieurs races de moutons domestiques revenus à l'état sauvage)
Quelques-unes des races de moutons tirables suivant les secteurs de chasseQuelques-unes des races de moutons tirables suivant les secteurs de chasse
Quelques-unes des races de moutons tirables suivant les secteurs de chasse
Quelques-unes des races de moutons tirables suivant les secteurs de chasseQuelques-unes des races de moutons tirables suivant les secteurs de chasse

Quelques-unes des races de moutons tirables suivant les secteurs de chasse

  • La chèvre sauvage (Cabras) (races de chèvres revenues à l'état sauvage)

La chèvre sauvage (races de chèvres revenues à l'état sauvage)

La chèvre sauvage (races de chèvres revenues à l'état sauvage)

  • Le sanglier (Javali) (Sus scrofa)

Le sanglier (Javali) (Sus scrofa)

Le sanglier (Javali) (Sus scrofa)

Originaire d'Europe, il peut mesurer entre 70 et 100 centimètres au garrot pour un poids pouvant atteindre autour de 100 kg pour les mâles.

  • Le cochon sauvage (Chancho cimarrones) (cochons plus ou moins croisés avec des sangliers)
Le cochon sauvage (Chancho cimarrones)

Le cochon sauvage (Chancho cimarrones)

Il est également possible de chasser certaines espèces de grands gibiers autochtones dont les trophées ne sont pas importables mais attention chaque région a une réglementation propre:

  • Jujuy : Chasse des espèces autochtones interdite
  • Salta : Seule la chasse du petit gibier autochtone est autorisée
  • Formosa : Chasse du pécari à collier, du pécari à lèvres blanches et du capibara autorisée
  • Chaco : Chasse du pécari à collier, du daguet gris et du capibara autorisée
  • Catamarca : Seule la chasse du petit gibier autochtone est autorisée
  • Tucuman : Seule la chasse du petit gibier autochtone est autorisée
  • Santiago del Estero : Chasse du pécari à collier et du puma autorisée
  • Santa Fe - Seule la chasse du petit gibier autochtone est autorisée
  • Corrientes : Chasse du capibara autorisée
  • Misiones : Chasse des espèces autochtones interdite
  • La Rioja : Chasse des espèces autochtones interdite
  • San Juan : Chasse des espèces autochtones interdite
  • Mendoza : Chasse des espèces autochtones interdite
  • San Luis : Chasse des espèces autochtones interdite
  • Cordoba : Chasse des espèces autochtones interdite
  • Entre Rios : Seule la chasse du petit gibier autochtone est autorisée
  • Neuquen: Chasse du puma autorisée
  • La Pampa: Chasse des espèces autochtones interdite
  • Buenos Aires : Chasse des espèces autochtones interdite
  • Rio Negro: Chasse des espèces autochtones interdite
  • Chubut: Chasse du puma et du guanaco autorisée
  • Santa Cruz : Chasse des espèces autochtones interdite
  • Tierra del Fuego : Sans information
Le guanaco (guanoco) (Lama guanicoe)

Le guanaco (guanoco) (Lama guanicoe)

Le pécari à lèvres blanches (Pecari de labios blancos) (Tayassu pecari)

Le pécari à lèvres blanches (Pecari de labios blancos) (Tayassu pecari)

Le pécari à collier (Pecari de calar) (Pecari tajacu)

Le pécari à collier (Pecari de calar) (Pecari tajacu)

Le daguet gris (Corzuela parda) (Mazama gouazoubira)

Le daguet gris (Corzuela parda) (Mazama gouazoubira)

Le capibara (Carpincho) (Hydrochoerus hydrochaeris)

Le capibara (Carpincho) (Hydrochoerus hydrochaeris)

Le puma (Puma) (Puma concolor)

Le puma (Puma) (Puma concolor)

Je me suis donc tourné vers mes contacts Facebook argentins, l'un d'eux, Gaston SASTRE, m'a proposé de s'occuper de me trouver un territoire ouvert pour chasser le buffle en m'expliquant que pour chasser le cerf axis et l'antilope cervicapre dans les mêmes conditions, il sera nécessaire de trouver d'autres territoires. Je décide donc de me concentrer sur le buffle, après plusieurs propositions de tarifs et de territoires mon choix se porte sur un territoire dans la province de Rio Negro. Gaston m'a également invité à chasser sur son territoire dans la province de Chubut pour chasser le guanaco avec lui, après mon séjour au buffle.

Carte de l'Argentine

Carte de l'Argentine

Aucun vaccin n'est obligatoire pour voyager en Argentine mais certains sont fortement conseillés, voir les recommandations du site Pasteur.

J'ai demandé à Gaston s’il y avait des animaux dangereux en Argentine pour savoir quels peuvent être les risques et il m'a annoncé la présence de 2 serpents venimeux :

  • Le crotale ou serpent à sonnette (Serpiente de cascabel)
  • Le fer de lance (Yararà)

Il existe en fait 7 espèces venimeuses en Argentine mais autres ne sont pas présentes sur notre secteur de chasse d'où l'importance de porter des guêtres.

Le crotale ou serpent à sonnette (Serpiente de cascabel)

Le crotale ou serpent à sonnette (Serpiente de cascabel)

Le fer de lance (Yararà)

Le fer de lance (Yararà)

Il existe également une espèce de scorpion (escorpion) potentiellement dangereuse :

  • Tityus trivittatus
Tityus trivittatus

Tityus trivittatus

Il existe également 3 espèces d'araignées venimeuses dont 2 présentes sur le secteur de chasse :

  • La veuve noire (Viuda Negra) (Latrodectus Sp.)
La veuve noire (Viuda Negra) (Latrodectus Sp.)

La veuve noire (Viuda Negra) (Latrodectus Sp.)

  • L'araignée violoniste (Arana del rincon) (Loxosceles Sp.)

L'araignée violoniste (Arana del rincon) (Loxosceles Sp.)

L'araignée violoniste (Arana del rincon) (Loxosceles Sp.)

Pour le matériel, je dois revoir les réglages de mon Carbone Défiant Turbo. Gaston m'a conseillé des bi-lames de 300 grains avec un tranchant unilatéral et une pointe large pour passer les côtes épaisses du buffle et atteindre les poumons. Nous avons dont choisi les Steel Force Broadheads Traditional single bevel en Right Bevel vu que je suis droitier. 

Steel Force Broadheads Traditional single bevel en 300 grains

Steel Force Broadheads Traditional single bevel en 300 grains

Pour les flèches, je vais suivre les conseils d'Arnaud, mon ami qui tient Hava Archerie et opter pour des Full Métal Jacket Dangerous Game en 250, alourdies par un insert laiton de 75 grains, empennées 4 vannes longues montées en hélicoïdal prononcé pour stabiliser au maximum mes flèches de 1000 grains.

Full Métal Jacket Dangerous Game en 250

Full Métal Jacket Dangerous Game en 250

Il me faut ensuite optimiser mon matériel car si j'ai droit à une valise de 12 kg en cabine et 23 kg en soute avec un vol international, je n'ai droit qu'à 5 kg en cabine et 15 kg en soute sur mon vol intérieur. Ce sera l'été en Argentine et je n'aurais pas besoin de vêtements chauds. Je pense donc empoter juste :

  • 2 ou 3 pantalons légers
  • des T-shirts à manches longues (un peu plus de 1 par jour de chasse)
  • 2 cagoules
  • des gants de camouflage 
  • une tenue 3D au cas où
  • des guêtres silencieuses
  • une paire de chaussures de randonnée
  • une paire de chaussons de plongée
  • Sous-vêtements
  • Chaussettes
  • 1 pantalon "civil"
  • 2 ou 3 T-shirts "civils"
  • 2 décocheurs
  • Mon Carbone Défiant Turbo de chez Hoyt à 70 livres
  • 1 tube de transport pour mes flèches
  • 5 flèches pour le buffle
  • 12 flèches normales
  • Des pointes Exodus QAD, des Rage Hypodermic, les pointes Steel Force Broadheads Traditional
  • 1 lampe d'arc pour la chasse de nuit du sanglier
  • 1 appareil photo étanche
  • 1 GoPro héro 7 black

 

Alex

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 21:53

Depuis mon dernier chevreuil, je n'ai presque pas chassé et ma tante m'a commandé un sanglier pour son anniversaire. Ce soir, je décide d'aller faire un tour à Traverséres près d'un champ de sarrasin dont le propriétaire de plaint de dégâts occasionnés par les sangliers. En chemin, je constate que les tournesols, en face de la zone de chasse ont été pas mal attaqués par les sangliers qui ont couché pas mal de pieds. Je me gare le long du chemin goudronné qui monte à la ferme, près d'un petit bois qui descend dans la culture et me prépare tranquillement. Il est 18h30, il fait encore très chaud. La culture est divisée en deux parties, un penchant qui descend du chemin goudronné jusqu'au ru boisé alimenté par le lac situé en dessous de la ferme en amont et un penchant qui remonte de l'autre côté du cours d'eau jusqu'à la lisière d'un grand bois. Le vent souffle en remontant vers la ferme. Je commence à descendre le chemin goudronné pour rejoindre la route. De nombreuses coulées ont écrasé le sarrasin dans un arrondi du bois qui redescend vers le ru, la culture est couchée par endroit et je décide d'aller me poster près du ru en face de ces coulées.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Je rejoins tranquillement la route et prends à droite pour passer le ru. Alors que je suis à environ 15 mètres du ru un bruit me fait tourner la tête vers la large bande enherbée qui précède la culture. Il me semble que quelque chose se déplace dans l'herbe, le bruit bien présent est continu et je mets un instant à comprendre qu'il s'agit d'un gros animal de débinant dans la culture. Le temps de lever les yeux vers le sarrasin, l'animal a passé la bande boisée du ru. Le bruit rectiligne et continu me fait penser à un sanglier. Je passe rapidement la bande boisée du ru pour tenter d'apercevoir l'animal mais ce dernier est déjà rentré dans un avancement du bois dans la culture qui descend jusqu'à environ 12 mètres de la bande boisée du ru. Des aboiements retentissent dans le bois et des bruits de pas s'éloignent, il semble qu'il s'agissait d’un chevreuil. Je traverse le fossé du bord de voirie et commence à longer la bande boisée du ru. Rapidement je tombe sur des traces et quelques coups de nez qui semblent frais juste en bordure des arbres qui bordent le ru. Un peu plus loin les sangliers se sont baignés dans les dernières flaques d'eau boueuses que la sécheresse a épargnées. Des coulées boueuses ont écrasé la végétation du bord du ru juste en face de l’avancée de bois dans le sarrasin. Je décide de revenir me poster là en fin de soirée.

Je continue à longer le ru doucement, de nombreuses coulées de sangliers tentent dans le petit cours d'eau asséché. Des petits craquements se font entendre de l'autre côté du ru, un animal se déplace, je tente d'avancer un peu quand une chevrette sort de la haie à un peu plus de 20 mètres, devant moi. Je me fige et l'observe pour ne pas l'affoler. Elle stoppe un instant entre les arbres et la culture à l'écoute puis se débine dans la culture. Je suis un instant son déplacement aux mouvements de la végétation puis reprends ma progression. La chevrette réapparaît dans la zone que les sangliers ont couché à environ 40 mètres de la lisière du bois, disparaît à nouveau dans le sarrasin puis ressort en lisière, marque un arrêt puis remonte la pente raide en s'arrêtant régulièrement pour écouter et regarder. Je finis par la perdre de vue.

Un peu plus loin je trouve un gros passage dégagé qui descend dans le ru à l'ombre d'un gros érable, je décide de me poster là pour observer le secteur un instant, en face de la zone couchée par les sangliers.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019
Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Le temps passe, quelques petits passereaux viennent parfois me tenir compagnie. L'ombre de la colline avance peu à peu sur la culture. Régulièrement les geais donnent de la voix aux alentours, les sangliers sont peut être sur pieds. Vers 20h30, je m'avance un peu pour me poster contre la haie. Les geais donnent cette fois de la voix derrière moi près de la route, peu de temps après, une chevrette, suivie de son jeune, traversent la bande étroite de culture à environ 70 mètres sur ma gauche pour rentrer au bois sans un bruit. Des bruits de pas se font ensuite entendre par moment dans les feuilles mortes du sous-bois, certainement les chevreuils qui remontent dans la colline. La luminosité commence à baisser, je décide de commencer à revenir doucement vers la souille pour m'y poster avant la nuit. J'avance doucement quand un pas lourd se fait entendre dans la colline boisée. Je m'arrête régulièrement pour observer mais rien en vue, les pas semblent descendre vers la culture. Impossible de voir l'animal alors que j'arrive près de la souille, il me semble entendre marcher dans la culture mais j'ai beau regarder partout, la végétation ne bouge pas. 

je poursuis mon chemin et me poste contre la haie, sur une grosse coulée qu vient du bout de l'avancée du bois, traverse la bande étroite de culture et rentre dans la souille dans mon dos. Je suis à peine en place qu'un bruit de pas se fait entendre dans la bande de bois, je regarde dans sa direction. Les pas se rapprochent pis une masse noire s'avance sur ma gauche de la bande de bois. Un beau sanglier s'avance de 3/4 face, tête basse, dans le sarrasin à environ 25 mètres. J'arme mon arc. Il bifurque sur sa gauche pour longer le bout de la bande boisée. Je le suis dans mon viseur, prudent, il avance doucement en s'arrêtant tous les 2 mètres pour lever le nez au ciel et humer l'air. Il se rapproche peu à peu pour se présenter au pas à 12 mètres plein travers. Ma visée est calée sur l'arrière de l'épaule. Je décoche, je ne vois pas ma flèche partir et il ne m'a pas semblé entendre le bruit de l'impact mais le sanglier démarre en trombe. Il bifurque à droite pour longer le bois et le suis du regard sur la bande de terre nue entre le bois et la culture. Il file au galop, prend le virage à droite en suivant la lisière puis rentre au bois pour remonter le penchant boisé où je le perds de vue. Je l'entends un moment dans le sous-bois puis le calme s'installe. J'attends un instant sans bouger alors que la nuit s'installe peu à peu.

Je quitte mon poste en allumant ma torche pour aller chercher ma flèche mais impossible de la trouver. Je pars donc sur la direction de fuite du sanglier. Pas de sang, j'avance en éclairant le sol. Rien sur 50 mètres, la scène de chasse tourne dans ma tête, impossible que j'ai manqué ce sanglier, c'était un cadeau. Brusquement, j'aperçois une petite tache de sang sur le sol. J'ai bien touché mon sanglier mais pas d'autre indice jusqu'au virage où je trouve un peu de sang. 10 mètres plus loin, je retrouve du sang et l'entrée au bois marquée de quelques gouttes. Je m'avance sur une grosse coulée et trouve des éclaboussures de sang bulleux et visqueux comme si le sanglier avait éternué. Je commence à prendre confiance mais le sang suit la coulée qui remonte dans le bois. Les gouttes de sang pas grosses et peu abondantes mais je parviens à les suivre. Le sanglier a suivi une grosse coulée. En haut de la pente, alors que terrain d'aplani, la piste bifurque un peu à droite et quitte la coulée. Le sang s'intensifie, je trouve régulièrement du sang bulleux, de grosses gouttes ponctuent le sol et la végétation basse.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Je finis par tomber sur une giclée de sang en arc de cercle. En éclairant un peu plus en avant, j'aperçois mon sanglier mort sur le flanc, tourné vers moi. C'est un jeune mâle d'environ 50 kg. Ma flèche est entrée arriéré poumon et ressort plein poumon, côté opposé.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Il me reste à retourner à la voiture après quelques photos souvenir.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Alex

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1 août 2019 4 01 /08 /août /2019 20:35

Ce soir, je pars chasser à l'appeau un petit secteur où un ami m'a signalé un brocard casanier que je ne connais pas. Nous partons tous les 2, lui ira chasser un peu plus loin. Il me conduit sur la zone où nous laissons nos voitures sur un chemin de terre au-dessus d'une friche arborée en pente prononcée où se gîte généralement le brocard. Cette friche domine une parcelle de soja, plus à droite, le versant opposé est couvert par un tournesol. La friche se poursuit par un bois en long qui couvre le penchant sur environ 60 à 70 mètres, jusqu'au fond de la combe. Le vent monte vers nous, je me prépare et décide d'aller appeler en haut du bois, à environ 40 mètres sur la gauche de la friche. Je laisse mon ami qui n'a pas fini de se préparer et suis le chemin pour trouver un passage pour rentrer au bois avant de me poster pour appeler.

Je me cale contre des arbres, près d'une zone assez dégagée et commence mes appels au Buttolo. Je fais des séries de quelques appels brefs espacées de pauses pour écouter pendant quelques minutes puis passe au Rottumteller avec la même technique mais toujours rien. J'attends un instant immobile au cas où un brocard arriverait puis descends un peu plus bas dans le bois et trouve un beau poste, au pied de gros arbres, devant un arbre mort tombé au sol. Je reprends mes appels au Buttolo et, presque immédiatement, un galop de fait entendre sur ma droite un peu plus bas. J'aperçois vite un beau brocard arrivant sur moi dans une zone dégagée à 30 mètres en contrebas. Il stoppe à environ 20 mètres derrière un arbre. J'accroche mon décocheur, pose mon appeau sur la poignée d'arc, arme mon arc et presse mon appeau sur mon arc pour faire un petit appel bref. Le brocard démarre et fonce sur moi à grande vitesse, ça s'annonce mal. Je le suis dans mon viseur et, à ma grande surprise, il stoppe à 6 mètres de 3/4 face. Je pose ma visée sur son épaule et décoche. Touché, le brocard fait un bon spectaculaire sur place, retombe au sol, démarre pour stopper à environ 15 mètres, vacille, avance en titubant, recule en titubant et s'effondre. C'est fini pour lui. La chasse n'aura duré que 15 minutes. 

Je pars chercher ma flèche plantée au sol sur la zone de tir. Elle est couverte de sang et de contenu stomacal.

Dernier bracelet de tir d'été gersois, 1 août 2019

Le chevreuil a perdu énormément de sang dès l'impact.

Dernier bracelet de tir d'été gersois, 1 août 2019

Je pars le chercher. Ma flèche rentre plein cœur et ressort sous le ventre en entaillant à peine la peau d'un cuissot au niveau du genou.

Dernier bracelet de tir d'été gersois, 1 août 2019

J'appose mon bracelet, lui rends les honneurs puis fais quelques photos souvenir avant de remonter à la voiture et rentrer chez moi après avoir averti mon ami par SMS.

Dernier bracelet de tir d'été gersois, 1 août 2019

Alex

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 18:39

Après la fête d'anniversaire de Renaud d'hier soir, la nuit a été courte. Le réveil sonne vers 5h15, je me prépare rapidement puis nous sortons avec Thierry. Renaud nous rejoint rapidement, il a encore moins dormi que nous. Nous embarquons dans la voiture de Thierry et nous voilà partis. Nous décidons de chasser près du stade où l'an dernier je me suis fait avoir par un gros brocard. Thierry se gare près du stade et alors que le jour commence à peine à se lever, nous partons par un chemin de pierre dans les bois. Rapidement, nous dérangeons un animal qui s'enfuit dans la pénombre du sous bois. Au bout du chemin, nous débouchons sur une grande prairie fauchée prise entre un bosquet sur notre gauche et un grand bois à droite. Nous prenons sur la gauche pour longer le bosquet pour en rejoindre le coin droit qui marque la fin de la prairie fauchée et le début d'une parcelle de luzerne prise entre le grand bois et un blé non moissonné qui entoure le reste du bosquet. En arrivant au coin du bosquet, il me semble apercevoir un cou de chevreuil dépassant des céréales, en bordure de la luzerne à environ 70 mètres. Nous décidons de nous repartir autour de l'angle du bosquet. Je me poste sur l'angle alors que Thierry se poste à environ 10 mètres à ma droite, en lisière, un peu à l'intérieur du bosquet, côté prairie alors que Renaud se poste sur ma gauche en lisière du bosquet, en face du blé. Je décide d'attendre un peu avant d'appeler pour que la luminosité soit un peu plus favorable pour décocher une flèche. Un arbre entouré d'un petit bouquet d'arbustes est planté contre l'angle du blé, en alignement de l'angle du bosquet, à quelques mètres de moi. Dans le calme du matin, un léger bruit le fait tourner la tête vers cet îlot arbustif. J'aperçois alors la tête d'un jeune brocard qui s'avance vers moi juste derrière les arbustes. Il n'est qu'à 6 mètres et je n'ai pas le temps de réagir. Il avance d'un pas lent en poussant des petits piaulements comme le ferait un faon pour venir se planter à 4 mètres devant moi, plein travers, cou bas, tête relevée. Il a 2 dagues bien blanches qui dépassent des oreilles, son cou est très fin, il doit avoir à peine 2 ans. Je reste immobile, il repars vers le poste de Thierry, je décide de ne pas bouger pour ne pas l'effrayer. Une fois que le bosquet me masque, je chuchote pour Thierry : " c'est un mâle". Thierry arme son arc mais le brocard, qui n'est qu'à moins de 10 mètres sur la droite de son poste, juste en bordure du bosquet, dans la prairie, est masqué par les branches basses. Comprenant que Thierry ne peut pas décocher faute de fenêtre de tir, je tente quelques appels pour faire revenir le brocard vers mon poste mais il sent Thierry et déguerpi vers le bois qui avance dans la luzerne.

Je commence mes appels au Buttolo puis enchaîne avec le Rottumteller. Assez rapidement un galop et une respiration forte retentissent dans l'avancée de bois de l'autre côté de la luzerne à environ 60 mètres. Je poursuis mes appels. 2 chevreuils sortent du bois et viennent vers moi dans la luzerne. Je reconnais vite une chevrette et un brocard. Je les guide tranquillement vers moi et arme mon arc alors qu'ils sont à environ 20 mètres mais j'accroche la cordelette de mon appeau que j'ai autour du cou et me l'arrache des lèvres dans le mouvement. Je ne peux plus appeler. Le brocard est quasiment de face et j'espère le voir se présenter dans un meilleure position. Il reste un instant immobile puis commence à avancer en biaisant à droite pour venir se présenter de 3/4 face à un peu plus de 15 mètres juste en bordure de la prairie. Mon viseur qui le suivait dans son mouvement, se cale sur son épaule, je décoche. L'impact retentit, le brocard démarre en trombe pour se mettre à décrire des ronds et des 8 dans la luzerne en courant à toute vitesse. Il finit par s'effondrer à environ 60 mètres au bout de quelques secondes. La chevrette est retournée au bois et aboie en lisière.

Je tente d'aboyer un moment et reprends mes appels à l'appeau espérant que ce remue-ménage attire un grand brocard mais le temps passe sans que rien ne bouge. Je fais signe à mes collègues qui me rejoignent et nous partons chercher mon brocard. Comme je l'ai vu tomber, je vais directement sur lui sans chercher le sang. Je le retrouve sans difficulté grâce au rond de luzerne qu'il a couché dans sa chute. Ma flèche est encore en travers, elle ressort du cuissot. Je la dégage.

Second brocard lotois avec Renaud et Thierry, 28 juillet 2019

Ma flèche est entrée derrière l'épaule, ressort entre les pattes arrières puis traverse le cuissot. Des plis d'intestin sortent entre les cuissots. J'appose le bracelet avant de ramener mon brocard près du bois pour lui rendre les honneurs et faire quelques photos souvenir.

Second brocard lotois avec Renaud et Thierry, 28 juillet 2019
Second brocard lotois avec Renaud et Thierry, 28 juillet 2019

Nous ramenons ensuite mon brocard sur le chemin de pierre où nous le laissons, camouflé par de petits buissons avant de partir faire une grande boucle en appelant régulièrement sur ce secteur sans avoir de réponse. Nous retournons vers mon brocard que je vide alors que Thierry part chercher la voiture. Nous chargeons mon brocard et décidons de partir faire un autre secteur. Vu ma réussite de ces 2 jours de chasse, je décide de ne plus prendre mon arc et d'appeler en arrière de Renaud pour essayer de lui faire tirer un brocard car c'est aujourd'hui son anniversaire.

Thierry nous conduit près de bâtiments agricoles où se trouve un élevage de canards. Alors que nous nous préparons, l'agriculteur qui connait Thierry vient discuter un moment avec nous. Nous partons ensuite par un sentier pierreux pour nous poster un peu plus loin en bordure de ce dernier. Thierry se poste un peu plus bas à quelques mètres dans le bois alors Renaud rentre dans le bois clair, en bordure d'un ancien chemin forestier qui est en train de se combler. Une fois mes amis postés, je commence mes appels juste derrière Renaud. Les séries s'enchaînent au Buttolo sans résultat, je décide de tenter le Rottumteller quand Renaud me fait signe qu'il a entendu des pas dans le bois en dessous de lui. Je reprends donc au Buttolo mais le chevreuil tourne sans vouloir sortir. Je tente le Rottumteller, un bruit de pas se fait entendre. Le chevreuil arrive par notre droite, je finis par l'entrapercevoir au travers de la végétation alors que Renaud arme son arc. Le chevreuil avance pas à pas, lentement, jusqu'à ce que Renaud ait une fenêtre de tir. Il décoche alors que je ne vois pas l'animal. L'impact retentit et le chevreuil part vers Thierry puis le calme revient. Renaud est aux anges, il tremble comme une feuille morte. Il me remercie pour se moment de chasse et nous nous tapons dans la main. Je suis tellement heureux pour lui. Il semble content de sa flèche et Thierry qui nous rejoint confirme que la flèche semble bonne. 

Nous attaquons la recherche, je trouve vite la flèche de Renaud cassée côté empennage, il en manque la moitié. Le sang est difficile à trouver et très peu abondant. Nous peinons à suivre les toutes petites gouttes. Thierry cherche plus en avant et tombe sur un peu de sang qu'il nous signale. Je marque chaque goutte avec un bout de bois planté au sol puis avance au sang signalé par Thierry. Nous reprenons la recherche toujours aussi compliquée et avançons doucement en descendant dans le bois très pentu maintenant quand Renaud aperçoit de loin une tâche rousse dans le bas fond, à environ 60 mètres, il me l'indique et en l'apercevant je comprends qu'il s'agit de son chevreuil. Nous descendons à sa rencontre.

La flèche de Renaud est 3/4 avant alors qu'il la pensait plein travers. Elle n'est pas ressortie de l'animal, un peu de sang coule près de l'anus et nous nous rendrons compte, au dépeçage, que c'est juste la pointe de sa flèche qui a percé la peau à cet endroit. Nous faisons quelques photos souvenir avant de remonter vers la voiture.

Second brocard lotois avec Renaud et Thierry, 28 juillet 2019

Nous partons pour un nouveau secteur de châtaigners magnifique mais aucun chevreuil ne se montrera, à l'exception d'un petit brocard qui nous faussera compagnie au moment de nous poster sur la première zone d'appel. Il était dans la prairie, en bordure du bois, à environ 70 mètres mais je l'ai vu trop tard. Après plusieurs tentatives nous renonçons et rentrons pour préparer nos 2 chevreuils. J'ai de la route et je dois rentrer dans le Gers pour le début d'après midi.

Alex

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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 23:28

Ce weekend, c'est l'anniversaire surprise de mon ami Renaud qui vit en Corrèze, son amie Juliane nous a conviés avec mon ami Thierry et sa famille à y participer. Thierry m'a donc proposé de venir chez lui pour chasser vendredi soir et samedi matin avant la soirée d'anniversaire de samedi. En sortant du boulot, je passe donc rapidement chercher mes affaires chez moi avant de prendre la route. Un peu moins de 3 heures plus tard, me voilà à Cuzance chez Thierry, vers 20 heures, il fait encore très chaud. Le temps de me préparer et nous voilà partis pour une petite chasse à l'appeau sur son territoire lotois. Thierry décide de commencer par un premier secteur où il a manqué un brocard cette saison. Nous nous postons près d'un chemin dans une petite bande boisée clairsemée de chênes. Thierry décide de se poster sur la gauche près d'un penchant boisé plus fourré qui remonte d'un petit pré entouré par le bois. Je me poste plus à droite, près d'un gros chêne, derrière un petit écran buissonneux. Sur ma droite, la lisière du bois à quelques mètres précède une grande friche desséchée. J'attends que Thierry soit posté et prêt avant de commencer mes appels au Buttolo. Je surveille autour de moi mais rien ne vient, je fais des pauses et reprends plusieurs fois mes séries d'appels puis passe au Rottumteller. Tout à coup, Thierry se tend et fixe le bord du fourré derrière lui. En regardant dans le même sens, j'aperçois un chevreuil arrêté de face à environ 40 mètres de moi à juste quelques mètres de Thierry. Je ne vois pas sa tête, j'essaie d'attirer son attention en continuant mes appels mais il reste figé. Thierry arme, vise et décoche. Je n'entends pas l'impact sur le chevreuil, juste le flèche qui heurte une branche puis le sol. Le chevreuil fait volte-face en aboyant. Je reprends mes appels pour tenter de le faire revenir et aboie par moment. Je ne peux pas le voir mais l'entends, il hésite un moment et tourne sous Thierry dans le fourré quand un autre chevreuil se met à lancer des aboiements plus graves en bas du petit pré, j'insiste un moment sans arriver à les faire venir avant de renoncer alors que les chevreuils s'éloignent. Je rejoins Thierry que est dépité d'avoir manqué ce chevreuil, il m'explique qu'il s'agissait d'un plus petit que la dernière fois, le gros était certainement en retrait, au fond du pré, d'où les aboiements plus grave. Nous partons chercher sa flèche qui ne porte pas de trace permettant de penser à une blessure du brocard puis reprenons le chemin pour tenter d'appeler un peu plus loin.

Alors que nous avançons sur le sentier, Thierry m'arrête, il lui semble avoir vu passer un chevreuil dans le penchant boisé qui descend dans la combe en dessous de nous, nous observons un instant et l'apercevons. Il descend d'un pas décidé, traverse la combe enherbée pour remonter le penchant boisé vers le chemin. Nous le perdons vite de vue et nous repostons en vitesse pour tenter d'appeler mais il s'agit certainement du brocard tiré par Thierry il a quelques minutes et il ne reviendra pas. Nous décidons de quitter le secteur pour rejoindre une autre zone en voiture. Nous passons ainsi de zone en zone en appelant sans succès. 

Alors que la nuit sera vite là, Thierry décide de tenter un dernier secteur. Nous nous garons et partons par un chemin pour rejoindre une ancienne coupe de bois alors que la luminosité décroît rapidement. Thierry se poste en arrière sur la droite du chemin, au pied d'un gros arbre et m'envoie me poster un peu plus bas sur la gauche du chemin, au niveau d'un passage permettant d’accéder à une grande prairie entourée de bois. Je me poste en m'avançant un peu sur le passage et commence à appeler. Je surveille autour de moi. Au bout d'un moment, alors que j'appelle au Buttolo, il me semble entendre un bruit dans le bois à environ 150 mètres. Alors que je regarde dans cette direction, j'aperçois un chevreuil qui sort du bois et traverse, au galop, la prairie en dessous de la coupe de bois pour remonter sur moi. Je pense d'abord à une chevrette. L'animal se plante à environ 40 mètres de moi, à environ 15 mètres du bord du sentier qui passe à quelques mètres sur ma droite. Il regarde autour de lui et c'est alors que j'aperçois ses bois, c'est un six pointes correct. Au même moment, je perçois du mouvement sur ma gauche dans la prairie, une chevrette et ses 2 faons arrivent vers moi à environ 70 mètres. Je cale mon appeau sur ma poignée d'arc et reprends mes appels moins appuyés et plus espacés en me focalisant sur le brocard pour essayer de le guider vers moi. Le vent est dans mon dos et j'espère que le brocard va venir par la coupe de bois mais il biaise pour rattraper le chemin et remonte sur moi en le suivant. J'arme doucement mon arc et continue mes appels pour ne pas lui laisser le temps de trop réfléchir, il avance pas à pas et stoppe à environ 8 à 10 mètres de 3/4 face, impossible de trouver une fenêtre de tir au travers des feuillages et branches basses. Je tente d'appeler encore, le chevreuil frappe du pied, balance sa tête pour essayer d'identifier l'origine du bruit mais il refuse d'avancer. Le vent finit par me trahir et le brocard démarre en aboyant pour retourner vers le bois d'où il vient. La chevrette est toujours à environ 70 mètres sur ma gauche et commence à s'éloigner tranquillement avec ses jeunes. Je quitte mon poste et retourne vers Thierry alors que la nuit tombe. Il est temps de rentrer, après un petit repas sur la terrasse à discuter chasse nous partons nous coucher.

 

Ce matin, le réveil sonne vers 5 heures, je descends déjeuner avec Thierry puis nous nous préparons avant de repartir en chasse. Ce matin la pluie est annoncée, il a un peu plu dans la nuit mais il ne pleut pas pour le moment. Thierry me conduit sur un de ses secteurs, nous nous garons sur un chemin de pierre et partons à pied. Le jour n'est pas encore levé, nous y voyons à peine, nous remontons le chemin jusqu'à la limite du territoire. Thierry décide d'appeler en bordure d'un bois séparé d'une grande parcelle de maïs par un chemin enherbé, une grande luzerne borde le bois plus sur notre droite et se poursuit derrière le maïs. Nous longeons un instant le chemin enherbé puis nous nous calons en lisière du bois et attendons un moment que la luminosité soit suffisante pour tirer puis je commence à appeler. J'enchaîne les séries d'appels sans succès tout en surveillant les alentours. Au bout d'un moment, ne voyant rien venir nous décidons de changer de poste, nous revenons vers le chemin de pierre et nous nous avançons dans un immense chaume de blé ponctué de balles rondes de paille. Nous nous calons contre le bois et tentons d'appeler mais toujours rien, nous repartons en arrière sur le chemin en direction de la voiture tout en surveillant les zones ouvertes des 2 côtés du chemin. Au bout d'un moment, j'aperçois sur la gauche, 2 chevreuils au gagnage dans une grande luzerne. Je les montre à Thierry, il me dit de tenter l'approche seul car, à 2, ce serait trop compliqué. Derrière nous une bande d'une trentaine de mètres de large de luzerne est prise entre le chemin et le bois puis la luzerne plonge sur 70 mètres de large, entre 2 bois, vers une haie qui en délimite le fond à environ 250 mètres. Je me baisse et repars en arrière alors que Thierry s'avance sur le chemin, vers le coin de la luzerne. Une fois que le bois masque ma progression, je traverse la bande étroite de luzerne pour rejoindre la bordure du bois et la longe doucement jusqu'à l'angle du bois. Les chevreuils sont en contrebas, il n'y a pas 2 mais 3 chevreuils, 2 chevrettes et un brocard. Je descends un peu en longeant doucement le bois pour me poster à genoux contre une branche basse qui dépasse sur la luzerne. Je commence mes appels. Immédiatement, un chevreuil fonce sur moi par l'intérieur du bois et stoppe à à peine 3 mètres sur ma droite. Le feuillage ne me permet pas de le voir. J'accroche mon décocheur mais le vent souffle vers le bois et me trahit. Le chevreuil démarre en aboyant et descend en suivant la bordure du bois ce qui existe le brocard et ses chevrettes qui foncent à sa rencontre et disparaissent à environ 60 mètres, derrière une avancée du bois dans la luzerne. Je tente de rappeler, rapidement, une chevrette ressort sur la luzerne d'où elle était rentrée au bois. Elle stoppe plein travers à environ 10 mètres de la lisière et regarde derrière elle. Je comprends vite qu'un autre chevreuil va suivre. Elle redémarre suivie par le brocard qui la course, je lance des appels. Les chevreuils stoppent plusieurs fois en remontant dans la luzerne tout en biaisant vers le bois d'en face. Le brocard hésite à chaque fois mais prend à chaque fois le parti de suivre la chevrette. Cette dernière finit par s'arrêter à environ 60 mètres de moi. Je poursuis mes appels, le brocard hésite un peu puis commence à venir vers moi d'un pas lent en biaisant pour venir sur ma gauche. La chevrette reste immobile et regarde vers moi, l'autre chevrette est ressortie du bois et biaise vers la haie qui délimite le fond de la parcelle. Il zigzague un peu, hésitant parfois à venir droit sur les appels, il balance sa tête frappe parfois du pied mais de rapproche peu à peu. Je pose mon appeau sur la poignée d'arc, alors qu'il est à environ 40 mètres et profite d'un moment d'inattention pour armer mon arc doucement. Je suis maintenant le brocard dans mon viseur en le guidant de mes appels. Il arrive à environ 15 mètres plein travers sur ma gauche, je pause mon viseur sur le défaut de son épaule et décoche. Touché, le brocard fonce dans le bois, la chevrette fonce vers Thierry. J'écoute la course du brocard et l'entends tomber à plus au moins 30 mètres dans le bois. Le calme revient, la chevrette proche de la haie du fond n'a pas bougé. Je me redresse et fais signe à Thierry pour qu'il me rejoigne. Il n'a pas tout vu à cause du relief du terrain. Je lui explique mon action de chasse puis me dirige vers la zone du tir où je retrouve ma flèche, posée au sol en sens inverse du tir. 

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

Nous nous dirigeons vers l'entrée au bois où je trouve vite le premier sang sur les feuillages.

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

L'entrée étant très fourrée, je passe par un passage moins épais, un peu plus à gauche pour tenter de recouper la piste de sang en sous bois mais je peine à retrouver des gouttes à la lueur de la lampe de mon portable car il fait encore très sombre dans le bois. Thierry est parti chercher un peu plus loin dans le bois. Je tourne et retourne sans trouver de sang, je ressors donc du bois pour suivre le sang depuis l'entrée quand Thierry m'appelle pour m'indiquer qu'il a trouvé du sang. Je le rejoins donc et attaque de suivre le sang qui n'est pas très abondant mais continu.

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

La piste prend vite à droite alors qu'au bruit j'aurais cru le chevreuil mort dans l'alignement de l'entrée au bois. Je ne tarde pas à le retrouver, il est mort à moins de 40 mètres du tir et à environ 10 à 15 mètres de la lisière du bois. 

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

J'appose le bracelet et le sors du bois pour lui rendre les honneurs et faire quelques photos souvenir.

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

Pendant que je fais mes photos et vide mon chevreuil, Thierry part chercher la voiture pour la rapprocher de la luzerne. Ma flèche est entrée dans les muscle de l'épaule et ressort au défaut de l'épaule opposée. Une fois vidé, je tire mon chevreuil vers le coin de la luzerne pour attendre Thierry qui ne tarde pas à arriver. Nous chargeons mon chevreuil et partons pour un autre secteur, il reste encore des bracelets.

La pluie se met à tomber. Arrivés sur un autre secteur, nous nous dirigeons vers une petite clairière d'herbes vertes et hautes en bordure d'un bois. Nous nous posons à environ 15 mètres l'un de l'autre et je commence mes appels par petites séries avec le Buttolo puis le Rottumteller, j'insiste un moment mais rien ne vient malgré les beaux frottés présents sur la zone. Thierry décide de continuer un peu à pied. Nous traversons le bois et ressortons dans un chaume puis longeons le bas du bois en prenant à droite. En arrivant au coin du bois, j'aperçois, à ma droite, une chevrette qui passe une clôture barbelée couverture de végétation. Je stoppe Thierry pour la lui montrer et nous attendons un instant postés au coin du bois quand un jeune brocard aux bois bien blancs arrive lui aussi en passant la clôture. Nous préparons rapidement et je tente d'appeler mais les animaux nous regardent sans vouloir venir. La chevrette finit par hésiter un peu mais se ravise et c'est le vent tournant qui nous trahit. Les animaux s'enfuient en repassant la clôture et rejoignant ainsi 2 faons que l'écran végétal pris sur les barbelés nous cachait. Les 4 chevreuils s'éloignent à grands bons en remontant dans le champ. Thierry décide de changer de secteur, nous retournons à la voiture.

Nous nous garons près d'un chemin de pierre et partons sur ce dernier pour rejoindre un petit bois clairsemé. Nous passons la clôture barbelé qui borde le chemin. Le sous-bois est tapissé d'herbes hautes et bien vertes. Je me poste contre un gros arbre alors que Thierry se poste un peu plus à gauche de l'autre côté d'un muret de pierres sèches caractéristique du département. Comme à mon habitude, je commence mes appels au Buttolo puis poursuis au Rottumteller. Des geais donnent de la voix à plusieurs centaines de mètres sur ma droite dans un bois de l'autre côté du chemin. Ce remue-ménage attire mon attention et alors que je regarde dans cette direction, j'aperçois un mouvement au travers des feuillages. Je reconnais vite un chevreuil sans pouvoir donner son sexe. Je poursuis mes appels, l'animal rentre au bois à environ 70 mètres sur ma droite, je le guide vers moi en appelant, il marque régulièrement des arrêts pour écouter et observer. A mesure qu'il se rapproche je crois identifier une chevrette ce qui se confirme quand elle se présente plein travers à moins de 20 mètres en dessous de moins. Du mouvement attire alors mon attention plus en contrebas. Un jeune brocard monte sur la chevrette, elle démarre, passe derrière un bouquet de gros arbres et stoppe à environ 20 mètres sur ma droite, le brocard remonte vers elle, cou baissé nez relevé. Il hume l'air et la rejoint alors que j'arme mon arc. Elle repart, le brocard collé à son arrière train et ils entament des ronds de sorcière autour des arbres à ma droite. Je suis le brocard dans mon viseur, les animaux passent à à peine 5 mètres de moi mais trop vite, je préfère ne pas décocher. Ils repassent derrière le bouquet d'arbres et s'éloignent pour disparaître dans la direction d'où venait la chevrette. Je reprends mes appels pour tenter de les faire revenir. J'insiste un moment quand j'aperçois un chevreuil à environ 40 mètres en contrebas, la tête cachée derrière un arbre. Je continue mes appels mais il ne veut pas bouger et commence à aboyer. Je lui réponds en aboyant et il fait de même. J'alterne aboiements et appeau mais impossible de le faire bouger. Je décide d'abattre ma dernière carte, comme sa tête est derrière un gros arbre, je décide de tenter une approche. Je commence à descendre tout doucement sur quelques mètres quand j'aperçois la tête du jeune brocard dans la végétation, juste en arrière du chevreuil que j'avais vu. Je me fige, le brocard curieux balance la tête puis commence à monter vers moi d'un pas lent et saccadé. J'arme doucement mon arc. Il se plante à un peu plus de 20 mètres, plein travers en contrebas. J'aligne ma visée et décoche mais ma flèche passe juste au dessus et part se ficher au sol 20 mètres plus bas. Les 2 chevreuils démarrent en aboyant et disparaissent dans la végétation en contrebas. Nous nous dépostons et partons chercher ma flèche. En chemin, je tombe sur la couche du brocard encore sèche alors qu'il a déjà bien plu. Il s'était couché là ce matin avant la pluie, nous étions postés à moins de 50 mètres de lui mais, sans l'arrivée de la chevrette, il n'aurait certainement pas bougé. Je récupère ma flèche et nous remontons vers le chemin.

Nous continuons sur le chemin d'un pas rapide, Thierry veut rejoindre un autre secteur un peu éloigné. Je marche derrière lui quand j'aperçois un jeune brocard, à environ 45 mètres, dans la prairie à gauche du chemin. J'attrape Thierry par le bras, le tire en arrière et lui dit de se baisser en lui annonçant la présence de l'animal. Nous sommes accroupis sur le chemin partiellement cachés par le petit muret qui borde la gauche du sentier. Le brocard, qui regardait vers nous, a vu notre mouvement sans l'identifier et démarre pour nous venir droit dessus, je chuchote à Thierry d'encocher vite une flèche et se préparer mais le brocard arrive trop vite et se plante à 6 mètres de Thierry avant qu'il n'ait pu armer. Thierry arme doucement et tente de viser mais la végétation du bord du chemin lui masque trop le chevreuil. J'ai une vue plus dégagée mais je veux laisser tirer Thierry et laisse faire. Le brocard finit par démarrer et fonce en s'éloignant dans la prairie en aboyant. J'aboie pour tenter de le stopper à distance de tir mais il continue et revient vers le chemin à 60 mètres devant nous puis rentre au bois sur la droite du sentier. Pensant qu'il n'a pas vraiment compris ce que nous étions, je me doute qu'il n'est pas allé loin. Je dis à Thierry de me suivre pour tenter de nous rapprocher mais alors que nous avons fait 10 mètres sur le chemin, le brocard ressort du bois, nous aperçoit et fuit en suivant le sentier pour disparaître dans une coupe de bois. Je me suis fait avoir mais décide de tenter notre dernière chance. Nous pressons le pas pour rejoindre la coupe et nous nous postons derrière un tas de bois pour tenter d'appeler mais il ne reviendra pas.

Nous reprenons le sentier qui rentre dans le bois. Il pleut toujours et nous sommes déjà bien mouillés. Nous avançons vite sur le chemin en direction d'une coupe de bois sous une ligne à haute tension quand j'aperçois une chevrette à une dizaine de mètres devant nous. Je stoppe Thierry en l'attrapant par le bras et lui montre la chevrette qui nous regarde sans bouger. Elle se baisse un peu pour uriner tranquillement sans nous quitter des yeux. Je tente quelques appels au Buttolo au cas où un brocard serait dans les parages mais la chevrette se débine. Nous rentrons dans la végétation du bord du chemin pour rejoindre la coupe en passant par là où se trouvait la chevrette quand un faon surgit des broussailles et fonce dans la végétation sur notre droite pour disparaître rapidement. 

Nous poursuivons pour aller nous poster en bordure de la coupe sous la ligne haute tension. Thierry se poste au coin d'un fourré bordant la coupe alors que je me poste 15 mètres plus haut sur sa droite. Je commence mes appels. Au bout d'un moment, Thierry me fait signe, un chevreuil monte vers moi mais je ne vois rien au cause des arbustes qui poussent sous la ligne. Je poursuis mes appels mais rien ne vient. Le vent tournant a dû nous trahir et le chevreuil est rentré au bois d'où il venait, de l'autre côté de la coupe.

Nous repartons en traversant la coupe pour descendre dans le bois. La pluie tombe et couvre un peu le bruit de notre progression. Brusquement, j'aperçois un brocard de face à environ 45 mètres en contrebas, en lisière du bois. Je stoppe Thierry et lui indique l'animal, nous sommes derrière un petit écran d'arbustes et restons sur place sans bouger. Je commence à appeler mais le brocard lève à peine la tête vers nous, il n'est pas intéressé. J'insiste un moment quand un mouvement me fait tourner la tête à droite. Un chevreuil vient de stopper derrière des arbustes à 10 mètres de moi mais la végétation m'empêche de le voir. Je l'indique à Thierry. En bas, le brocard devient inquiet et commence à se décaler vers la droite quand un superbe brocard 6 pointes, au cou massif et aux bois hauts, massifs et noirs vient se planter plein travers à 30 mètres en contrebas de notre position. Il regarde fixement vers où se trouvait le brocard et est totalement indifférent à mes appels. Thierry a armé et vise, je pense le voir décocher mais il garde l'armement. J'hésite à armer mon arc et à tirer mais c'est a Thierry de tirer et je laisse faire. Le vent finit par tourner et le gros brocard s'enfuit en sortant du bois en dessous de nous. J'essaie d'appeler encore un peu mais les 3 chevreuils ont disparu. Nous quittons notre poste pour sortir du bois et traversons la prairie en direction d'un autre bois quand le grand brocard surgit d'un bosquet à 200 mètres pour traverser un bout de friche et disparaître dans un grand bois un peu plus loin.

Nous partons nous poster au bas d'un petit bois, en bordure d'une parcelle de luzerne pour tenter d'appeler mais rien ne venant, nous traversons la luzerne et remontons un peu dans le bois d'en face pour nous reposer en regardant dans le bois. Thierry se poste sur ma droite près du fourré alors que je me poste au pied d'un arbre dans une zone assez dégagée. Je commence mes appels alors que le bruit de la pluie masque une partie des bruits du bois. Brusquement, il me semble entendre du bruit près de Thierry. En tournant la tête, je vois les ronces s'agiter juste derrière Thierry. Un galop retentit dans le bois, après avoir fait une boucle dans le fourré, une chevrette se plante, plein travers, à 3 mètres dans mon dos puis redémarre, me contourne par la gauche, pour rentrer dans le bois et biaiser vers Thierry. Je continue à appeler en espérant voir arriver un brocard et alors que je regarde en direction de la chevrette arrêtée à environ 40 mètres dans le bois épais devant moi, je me fais surprendre par un jeune brocard que je n'entends pas arriver et qui me passe à moins de 2 mètres sur ma droite pour venir se planter un peu plus haut, à 6 mètres sur ma gauche, de 3/4 arrière en regardant vers moi. J'essaie d'accrocher mon décocheur mais il démarre et rentre dans le fourré sur les traces de la chevrette. Thierry arme son arc mais se fait repérer par la chevrette qui démarre en aboyant suivie par le brocard. Je tente d'appeler mais les chevreuils restent à plus de 50 mètres dans le bois et aboient. Je leur réponds en aboyant sans plus de succès. Nous quittons notre poste et remontons à travers bois alors que les chevreuils nous aboient et semblent revenir vers nos postes. Je leur réponds quelques fois mais nous poursuivons notre chemin pour revenir vers la voiture. 

Nous partons pour un dernier secteur, nous nous postons dans un bois clairsemé à un peu plus de 10 mètres l'un de l'autre, aux pieds de gros arbres. Je commence mes appels, au bout d'un moment, une chevrette arrive au galop du fond du bois à plus de 100 mètres. J'espace mes appels alors qu'elle vient droit sur moi. Elle s'approche d'un pas saccadé et balançant sa tête pour venir se planter à quelques mètres de mon poste. Elle reste un moment à trépigner sur place puis démarre et s'éloigne en passant devant Thierry. Je la rappelle et elle revient sur Thierry pour trépigner un moment près de lui. Elle repart, je la rappelle, je la fais tourner un moment autour de nous avant qu'elle ne décide de fuir d'où elle vient. Je pensais faire venir un brocard en la gardant près de nous mais ça n'a pas marché. Nous descendons et partons nous poster plus loin dans un bosquet au bord d'une prairie pour rappeler. La chevrette revient sans que l'on sache d'où elle arrive, nous l'apercevons à environ 20 mètres de la lisière. Elle fait des aller-retour en parallèle du bois avant de finir par s'enfuir par la droite et disparaître dans un bosquet.

Nous retournons à la voiture et partons pour un autre secteur où nous finirons trempés par un très forte averse et sans voir d'autre chevreuil. Il est temps de rentrer pour s'occuper de mon brocard, manger puis faire une sieste avant de partir pour la fête surprise pour l'anniversaire de Renaud.

Alex

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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 15:32

Cette semaine mon ami Francisco est venu de Majorque pour chasser le chevreuil avec moi sur mon territoire de tir d'été. Ce matin, nous avons repéré un beau brocard avec sa chevrette qui sont rentrés dans une grosse haie entre une parcelle de tournesol et un chaume de féveroles, le tout au milieu des vignes de des tournesols à un peu plus de 100 mètres d'un grand bois en long où j'ai réussi à lui faire flécher un petit brocard à boutons venu au Rottumteller. Ce soir, nous décidons de chasser séparément. Francisco ira se poster sur la zone où nous avons repéré le beau brocard alors que j'irai chasser à l'opposé. Je me gare au bord de la route, au départ d'un chemin de terre qui longe une grosse haie pour rejoindre puis traverser le bois. Je laisse partir Francisco par le chemin et traverse la route pour rejoindre une zone de vignes. Je commence ma chasse en longeant les parcelles de vigne tout en surveillant les intervalles entre les rangs pour tenter d'apercevoir un chevreuil mais le secteur semble très calme. Je me rapproche peu à peu d'un petit bosquet derrière lequel se trouve un petit chaume de colza. Je contourne le bosquet, rien derrière, je fais demi-tour pour descendre vers un autre petit bosquet en longeant une parcelle de vigne. Rien, je longe ensuite le bosquet en tentant d'apercevoir du mouvement, sans succès, au travers des feuillages. J'arrive ainsi à l'autre bout de la parcelle de vigne, au bord d'un très grand chaume de colza. Un coup d'œil sur cette grande étendue, rien ne bouge, je remonte en suivant l'autre côté des rangs de vigne et recontrôle, au cas où, les intervalles entre les rangs bien que je sois maintenant à mauvais vent. Arrivé au coin de la parcelle, j'aperçois une chevrette venant de la bande de chênes qui délimitent la crête de la colline. Elle se dirige vers la vigne à une vingtaine de mètres de moi. Je me fige au bout du dernier rang et l'observe à mauvais vent. Elle rejoint le bord de la vigne, s'arrête un instant, plein travers à un peu moins de 20 mètres, la tête dans la vigne avant de faire volte-face pour repartir au galop vers les chênes où je la perds de vue.

Je me retourne pour longer les chênes et suivre la bordure du chaume de colza, je rejoins ainsi une haie qui borde le chaume et la suis. Je descends un moment pour ensuite prendre à droite, le long de la haie qui suit maintenant la courbe de niveau quand j'aperçois au loin, un chevreuil qui semble arriver d'un chaume d'orge à plus de 200 mètres, il passe dans une trouée d'une haie qui descend vers le ru en contrebas et rentre dans la grande parcelle de petits poids qui fait suite au chaume que je longe. Je m'arrête un instant pour l'observer, il bifurque pour descendre en suivant la haie qui s'avance un peu dans les petits poids avant de descendre à angle droit vers le ru. Je le perds vite de vue dans la pente de la culture. Je presse alors le pas pour rejoindre puis traverser les poids et rejoindre la haie que je traverse pour descendre vers le passage emprunté par le chevreuil avant de m'avancer doucement dans le petits poids jusqu'à l'angle de la haie qui descend vers le ru. J'aperçois alors le chevreuil. C'est un jeune brocard, il longe la bordure boisée du ru à environ 100 mètres en contrebas. J'attrape mon Buttolo et tente quelques appels mais il regarde vers moi puis démarre pour fuir au galop. Il longe le ru jusqu'au bout des poids puis biaise pour remonter dans le chaume, en direction d'un petit bosquet en long pris dans le chaume et partant de la bordure des petits poids. Je le perds de vue derrière ce bosquet et décide de le laisser tranquille pour le moment.

Je fais demi-tour, longe le chaume d'orge en direction de bâtiments agricoles abandonnés près d'un petit lac puis longe ces derniers pour revenir vers les vignes. Je longe un instant la vigne et arrive au départ d'un passage qui permet de revenir vers la haie qui longe les petits poids et descend à ma gauche vers un bosquet. Je regarde entre les rangs à ma gauche et à ma droite en me rapprochant de la haie, rien en vue à part 2 lièvres. Je descends ensuite le long de la haie en suivant la vigne et prends à gauche, en contrebas, au coin de la vigne. Je suis la haie qui rejoint le bosquet. Arrivé au coin du bosquet, je décide de me poster pour appeler au Buttolo. Je descends le talus abrupt pour rejoindre le ru à sec qui passe à quelques mètres dans le bois, le traverse et me poste au pied d'un arbre. J'ai une bonne visibilité à 20 à 30 mètres sur 90 degrés. Le vent vient de ma gauche, sur ma droite le bosquet se termine à environ 15 mètres en bordure d'une prairie fauchée. Le bois remonte devant moi en pente moyenne. Je commence à appeler en espaçant des petites séries d'appels brefs de silences me permettant d'écouter.

Assez rapidement une respiration forte se fait entendre mais je n'arrive pas à en déterminer la provenance, il me semble entendre un bruit de pas. Je pense qu'un chevreuil arrive sur ma gauche, j'accroche mon décocheur, appuie mon appeau sur la poignée de mon arc et reprends mes appelés brefs en les espaçant. La respiration se rapproche mais je ne vois rien quand un léger bruit me fait tourner la tête. Une tête de brocard m'observe à quelques mètres dans mon dos, en hau du talus. Le chevreuil qui a passé son cou dans la végétation, regarde vers moi les yeux écarquillés une fraction de seconde avant de faire une brusque marche arrière alors que je l'observe figé. Il part au galop sur environ 10 mètres en suivant le bosquet puis stoppe. Je me tourne doucement vers la lisière et arme mon arc. J'aligne la visée sur le chevreuil qui me domine à environ 15 mètres mais la végétation est un peu trop épaisse, ma flèche risque d'être déviée. Je décide d'attendre que le chevreuil bouge un peu quand, à ma grande surprise, il fait volte-face et repasse devant moi, plein travers à environ 12 mètres. Une trouée dans la végétation me fait une belle fenêtre de tir, au moment où le chevreuil s'avance au pas devant cette trouée, je cale ma visée et décoche. L'impact retentit et le chevreuil démarre en trombe.

Je le laisse filer puis remonte au bord du bois. Je trouve vite de grosses gouttes de sang noir.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

À l'endroit du tir, le chevreuil a laissé tomber un peu de contenu stomacal mêlé à du sang noir.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je tente de retrouver ma flèche en suivant la direction de mon tir et la retrouve posée au sol dans le chaume de blé, juste à quelques mètres sur la droite de la vigne. Elle est couverte de sang foncé. 

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je la récupère et la remets au carquois puis descends vers le premier sang pour commencer ma recherche. Le sang foncé est bien visible sur le sol clair de la vigne et la végétation clairsemée. La piste biaise en remontant tranquillement tout en coupant sous les rangs de vigne sur quelques mètres puis stoppe brusquement. Je tourne un peu pour m'apercevoir que le chevreuil est remonté au plus raide en suivant le rang sur environ 15 à 20 mètres puis la piste reprend à gauche pour passer sous les rangs de vigne. Le sang devient de plus en plus abondant. 

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Alors que je tombe sur une grosse giclée sur un gros pied de plantin,

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

J'aperçois mon chevreuil couché un peu plus loin contre un rang de vigne. Je vais directement à sa rencontre. Ma flèche est un peu trop en arrière, elle est entrée au niveau du foie.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

La sortie est plus en arrière au niveau de la panse. Je rends les honneurs à mon chevreuil et appose mon bracelet avant de faire quelques photos souvenir.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

J'attache les 4 pattes de mon chevreuil ensemble pour le porter plus facilement et remonte dans la vigne puis rejoins le bord de la haie par le passage et la suis jusqu'au passage pris tout à l'heure pour suivre le petit brocard au bord des petits poids. Je traverse ensuite la culture en direction du bosquet pris dans le chaume de colza avant de descendre entre les poids et le chaume, en direction du ru. Je passe le petit cours d'eau par un passage busé pour longer la bande boisée qui l'enveloppe en direction d'un petit bois. Un arrondi de tournesol mélangé de poids qui borde une grande parcelle de maïs longe la haie jusqu'au coin du bois. Je suis tranquillement cette culture et arrive au coin du bois. La luminosité baisse tranquillement. Je décide de me poster dans les tournesols, à 15 mètres de l'angle du bois pour tenter quelques appels. Je pose mon chevreuil dans la culture au coin du bois et me décale un peu pour me poster.

Je commence mes appels, rapidement un bruit de galop retentit dans le bois. J'accroche mon décocheur, cale mon appeau contre la poignée de mon arc et recommence mes appels. Le petit brocard que j'avais vu plus tôt dans la soirée surgit du bois à une cinquantaine de mètres. Il stoppe en lisière observe le secteur. Je relance un appel, il redémarre et fonce sur moi. J'arme mon arc et le laisse venir mais il arrive de face et trop vite. Il passe à 4 mètres devant moi et rentre dans le tournesol alors que je le suis dans mon viseur. Il stoppe net à 3 mètres de moi plein travers. Sa zone vitale est dégagée entre 2 pieds de tournesol, j'aligne vite ma visée et décoche. L'impact retentit, le brocard démarre en trombe et me contourne pour foncer dans les tournesols, en remontant la pente, à environ 15 mètres de la bordure de la culture. Il ralentit, se cabre puis retombe au sol et se débat bruyamment au sol un instant avant de s'immobiliser. Je m'avance vers la zone du tir et trouve immédiatement beaucoup de sang.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je cherche ma flèche dans la direction de tir et la retrouve rapidement plantée au sol 3 mètres après l'endroit du tir.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je la récupère et la remet au carquois puis suis la piste de sang très marquée. Les feuilles de tournesol sont marquées de beaux frottés et le sang projeté sur la végétation est facile à suivre malgré la pénombre qui s'installe.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je retrouve facilement mon chevreuil. Ma flèche est passée au niveau du cœur. Le poil de mon chevreuil est noirci et collant comme si le chevreuil s'était roulé dans un liquide visqueux et collant.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

J'appose mon bracelet et rends les honneurs à mon bocard puis le sors de la culture pour faire quelques photos souvenir en bordure du plantié de vigne qui borde le bois.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je pars chercher mon second brocard pour une photo de groupe.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je pars ensuite chercher ma voiture alors que nuit s'installe doucement. Francisco m'y attend déjà il n'a pas vu le brocard, juste 2 chevrettes et un renard et n'a pas pu faire de flèche. Nous partons chercher mes brocards avant de rentrer, je suis un peu honteux d'avoir fait une si belle chasse alors que mon invité rentre bredouille.

Alex

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 15:34

Ce soir, je pars chasser avec Christophe et Jacques que je laisse autour des féveroles où les sangliers se sont installés depuis un moment. Je pars chasser de l'autre côté de l'Osse. Je prends le chemin blanc qui relie Roques à Justian et me gare près de 2 petits lacs en face de la zone où j'ai laissé mes amis. Je me prépare et suis un peu le chemin pour passer de l'autre côté d'un ru arboré qui remonte vers un petit bois bordé d'un petit lac à quelques centaines de mètres. Je longe donc la bande boisée du ru par la droite, en bordure d'un immense champ de soja vallonné. La culture n'a pas encore beaucoup poussé et ne donne pas un couvert suffisant aux chevreuils. Je rejoins ensuite un chemin de terre qui descend de la colline sur ma droite et sépare le soja d'une parcelle de maïs bordée par un arc de cercle de petits poids et de tournesol comblant l'angle que ne peut pas arroser le pivot. Toujours pas de chevreuil. Arrivé au bois, d'où part le ru, je remonte vers la route de crête sur ma droite par un plantié de vigne. Arrivé à la route, je redescends vers un grand champ de tournesol en longeant une haie, sur la gauche d'une grande friche herbeuse, en surveillant le secteur mais il fait encore très chaud, rien en vue. Je longe ensuite la bordure du tournesol en bifurquant à angle droit sur ma droite, j'avance doucement et rejoins un bout de haie épaisse qui démarre du coin de la friche et sépare les tournesols d'une parcelle de petits poids. Quelques pieds de tournesol sont mangés, d'autres frottés, il y a des chevreuils dans le secteur. Je progresse tranquillement entre la haie et les tournesols jusqu'à la limite de la parcelle matérialisée par quelques arbres et un petit bourrelet de végétation derrière lequel démarre un autre champ de tournesols plus tardifs. Je prends à gauche, en limite de parcelle pour rejoindre le bout d'un petit bosquet en long qui se termine en haie épaisse, à 100 mètres sur ma droite. J'avance doucement à l'ombre de ce petit massif quand des bruits de pas se font entendre dans le sous bois desséché. Je me fige et écoute, un animal semble venir vers la lisière pour sortir dans la culture dans mon dos. Je me tourne ventre au bois et laisse venir mais brusquement, l'animal s'éloigne d'un pas décidé et des aboiements retentissent. Le vent tournant m'a trahi, je presse le pas pour suivre la bordure du tournesol en espérant voir passer le chevreuil. Il déboule à la course, le long de la grosse haie qui descend du sommet de la colline à plus de 100 mètres et fonce dans la prairie fauchée en sautant, par un passage busé, le petit ru qui démarre sur ma droite et descend vers l'Osse. Je presse le pas, baissé derrière les premiers rangs de tournesol. Le brocard s'arrête dans la prairie fauchée puis repart en aboyant vers un bout de haie qui part du coin des tournesols et délimite la prairie d'un chaume d'orge. J'avance le plus vite possible, le chevreuil disparaît dans la haie. Je rejoins le coin des tournesols et l'aperçois derrière la haie, il biaise à gauche pour rentrer dans la vigne, de l'autre côté du chaume presque en face de moi. Je prends à gauche en suivant les tournesols et dépasse la vigne sur la gauche du chaume. Je longe ensuite les vignes en surveillant les rangs parallèles à la parcelle de tournesol. Pas de chevreuil, arrivé au coin de la vigne, je suis devant une bande de chaume d'environ 50 mètres de large qui s'étend sur environ 150 mètres à ma droite. Elle est bordée par une bande boisée en contrebas devant moi et rejoint un grand chaume qui longe les vignes sur ma gauche. Les chaumes s'étendent sur plusieurs centaines de mètres jusqu'à la route de crête sur ma gauche.

Je décide de m'avancer vers la bande boisée quand j'aperçois furtivement un chevreuil qui bascule dans un creux du chaume, près de la bande boisée, à environ 90 mètres sur ma gauche. Je tente de m'approcher doucement à découvert mais rapidement le chevreuil réapparaît sur ma gauche, c'est un brocard, peut être celui que je suivais tout à l'heure, il avance tranquillement dans le chaume. Je recule doucement vers l'angle de la vigne alors que le brocard s'avance toujours sans me prêter attention. Une fois la vigne rejointe, je le laisse passer pour m'avancer d'un rang de vigne à l'autre. Il est à plus de 100 mètres du bord de la vigne. J'avance de bout de rang à bout de rang en marquant à chaque fois un petit arrêt observatoire, histoire de voir si je n'ai pas été repéré mais le chevreuil avance trop vite et gagne du terrain. Il rejoint un bande de friche, perpendiculaire à la bordure de la vigne, de quelques mètres de large qui couvre un talus entre 2 chaumes. Il tourne un peu dans la végétation, j'en profite pour gagner du terrain en avançant de quelques rangs puis me cale à genoux au pied du dernier cep de vigne du rang. Le brocard frotte ses bois contre un arbuste, je tente quelques aboiements. Il relève la tête, regarde vers moi un instant, j'insiste dans mes aboiements mais le brocard démarre en suivant la bande de friche un instant avant de biaiser à droite vers la haie qui fait suite à la bande boisée qui borde le chaume en contrebas. Il va très certainement rejoindre une petite parcelle de féveroles juste derrière la haie. Une fois qu'il a disparu dans la haie, je quitte mon poste et presse le pas pour rejoindre la bande boisée.

Je traverse la bande d'arbres au niveau d'une zone dégarnie pour longer ensuite sous la haie, dans une prairie, en direction des féveroles. Je passe un grillage à mouton perpendiculaire à la haie et qui délimite la prairie de la culture puis continue à longer la haie en surveillant les féveroles. J'essaie d'avancer sans trop de bruit en surveillant la culture mais la végétation haute mêlée de quelques pieds de féveroles secs et cassants ainsi que de quelques ronces me compliquent grandement la tache. La végétation craque régulièrement, j'ai fait environ 70 mètres, le long des féveroles, quand un animal démarre au milieu de la culture à environ 40 mètres de moi. J'arme mon arc et suis le mouvement. Le brocard s'arrête et apparaît à découvert dans une zone de culture couchée, à environ 70 mètres. Il repart rapidement pour passer en dessous de moi à environ 35 mètres, je suis son déplacement aux mouvements de la culture sans vraiment le voir. Il biaise un peu et ressort sur la prairie qui borde la culture à 45 mètres de la haie, je désarme. Il fonce vers le grillage à mouton qui le stoppe un instant dans sa course. Je fais demi-tour et retourne vers le grillage en longeant la haie et gagne vite du terrain, il fait des aller-retour sur environ 30 mètres, le long de l'obstacle sans vraiment me prêter attention mais alors que je ne suis plus qu'à 45 mètres environ, il se décide à sauter le grillage et fonce dans la prairie où je finis par le perdre de vue. Je repasse le grillage et suis la bande de prairie. Un grand chaume de colza remonte vers le sommet de la colline couvert d'un bosquet précédé par des bâtiments agricoles. En regardant vers le sommet, j'aperçois un brocard qui fonce des bâtiments vers le bosquet où il disparaît, je ne pourrais pas dire s'il s'agit du brocard qui venait de m'échapper ou d'un autre.

je décide de descendre vers le chemin blanc à travers les chaumes de colza pour rejoindre un zone de maïs prise entre le chemin et l'Osse. Une fois le chemin rejoint, je prends à gauche pour arriver au départ d'un passage qui traverse la haie qui borde le chemin et longe la bordure d'une petite parcelle de maïs prise entre 2 haies. Je suis la haie de gauche pour rejoindre la grande parcelle de maïs qui s'ouvre à gauche sur un chaume d'orge. Je marque un petit arrêt pour regarder à droite entre le maïs et la haie qui le sépare d'un tournesol et à gauche dans le chaume à ma gauche. Pas de chevreuil, rien ne bouge. Je longe tranquillement le grand maïs par la gauche pour rejoindre la bande enherbée au bord de l'Osse puis longe tranquillement la rivière dans l'herbe haute partiellement couchée par le passage des animaux. Un peu plus loin, je passe un petit fossé qui sépare cette parcelle de la suivante. Un coup d'œil entre les maïs sans rien voir puis je poursuis mon chemin. Le secteur est très calme, je rejoins un autre fossé mais ce dernier est encaissé de plus de 2 mètres et bordé par une haie. Je descends au fond de ce dernier par un passage de gibier abrupt et remonte la pente très raide en me cramponnant aux buissons pour ressortir en bordure d'une parcelle de féveroles. J'observe la culture un instant sans rien voir puis récupère la bande enherbée du bord de l'Osse et commence à la suivre doucement.

J'ai fait à peine 50 mètres qu'un souffle puissant se fait entendre, je me fige et regarde en direction du bruit. La culture craque, un beau sanglier vient vers moi pour me passer à environ 15 mètres d'un pas décidé. Il stoppe à environ 15 mètres un peu sur ma gauche, dans la culture, j'arme mon arc mais la végétation est trop épaisse pour tenter une flèche. Il repart, toujours d'un pas décidé, je le suis dans mon viseur mais comprends qu'il ne va pas s'arrêter. Alors qu'il passe en face de moi dans la culture, je produis des claquements bruyants avec ma langue contre mon palais. Le sanglier stoppe dans une zone assez dégagée. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. Touché, le sanglier fait volte-face et repart d'où il vient puis décrit une boucle dans la culture avant de chuter. Il se redresse tendant le nez au ciel puis retombe lourdement et se débat au sol avant de s'immobiliser.

Je reste un instant immobile et réencoche une flèche au cas où un autre sanglier arriverait quand des craquements et des petits grognements se font entendre sur ma gauche dans la culture. 2 sangliers d'environ 25 à 30 kilos arrivent sur les traces du premier. Ils stoppent à environ 15 mètres un peu sur ma gauche. J'arme mon arc, l'un d'eux est bien visible, je vise derrière l'épaule et décoche. Les sangliers démarrent, Celui que j'ai fléché, fonce dans la culture, passe à quelques mètres de moi puis rejoint le fossé profond que j'ai traversé tout à l'heure. Il me semble l'entendre se débattre au fond du fossé puis le calme revient. J'attends un peu et observe la culture, j'aperçois du mouvement à environ 70 mètres, plusieurs animaux semblent se diriger vers le fossé où a disparu mon second sanglier. J'hésite à tenter une approche mais les mouvements cessent.

J'ai déjà fléché 2 animaux, c'est déjà pas mal, je décide de commencer mes recherches en attaquant par le petit. Je pars directement au bord du fossé et le longe à la recherche d'un indice quand j'aperçois une petite goutte de sang sur une feuille de ronce au départ de la coulée que j'ai prise pour traverser le fossé. J'allume ma lampe, bien qu'il fasse encore bien jour, pour voir au fond du fossé où le sanglier ne semble pas se trouver et me rends compte que le sang remonte en face. J'éteins ma lampe et traverse le fossé. Le sang est bien visible sur l'herbe sèche et rentre dans le maïs. Je suis facilement le sang abondant, de grosses gouttes au sol alternent avec de nombreux frottés très marqués sur les pieds de maïs mais la piste s’éternise. Au bout d'environ 50 mètres dans le maïs, des grognements se font entendre. Ils semblent proches, je me mets à genoux et je passe un rang de maïs, rien, un autre, toujours rien, je m'avance doucement dans le suivant et aperçois un jeune sanglier arrêté de 3/4 face, à environ 10 mètres. Il pousse de petits grognements, certainement pour appeler ses congénères. Je reste immobile à l'observer, il se couche assez rapidement.

Je me recule doucement dans le rang précédent, encoche une flèche, arme mon arc puis m'avance doucement entre les pieds de maïs. Le sanglier me regarde un instant et se lève doucement alors que j'aligne ma visée. Il est de 3/4 face. Je vise entre la tête et l'épaule et décoche. Touché, le sanglier démarre en trombe sur ma droite avec ma flèche en travers, le maïs claque puis je l'entends tomber. Je me redresse et me dirige vers l'endroit du tir pour suivre le sang qui est maintenant extrêmement abondant, je retrouve ma flèche au sol, maculée de sang environ 15 mètres plus loin, je la récupère, puis retrouve mon sanglier encore 5 mètres plus loin. Il est mort, ma première flèche armée d'une Exodus est entrée au défaut de l'épaule et ressortie basse en arrière des côtes faisant sortir des plis d'intestin, ma seconde flèche armée d'une rage hypodermic est entrée où je visais et est ressortie proche de la sortie de ma première flèche.

Je ramène mon sanglier sur la bande enherbée proche des féveroles en traversant le fossé , je le laisse là puis m'avance dans les féveroles à la recherche de mes 2 flèches que je retrouve facilement, plantées au sol proche des zones de tir. Je les remets au carquois puis cherche la piste de sang de mon premier sanglier. Je trouve du sang et des pieds de féveroles couchés la piste n'est pas évidente à suivre le sang n'est pas continue. J'allume ma lampe pour mieux voir le sang sur les pieds de féveroles presque noirs. Petit à petit, je démêle la piste et fais démarrer plusieurs animaux devant moi. Le sang me conduit à l'endroit où se trouvaient les autres animaux et où je retrouve mon sanglier, c'est une laie d'environ 70 kilos. Je viens certainement de faire démarrer les autres bêtes rousses qui s'étaient regroupées autour de la laie. Je la ramène sur la bordure de la culture avec la petite bête rousse puis pars chercher ma voiture et mes amis alors que le jour décline. Je rejoins mes amis à la nuit noire, ils ont vu et entendu les sangliers mais n'ont pas pu décocher. Nous partons chercher mes sangliers avant de rentrer.

Un doublé de sanglier à l'approche, 12 juillet 2019

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

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