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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 09:52

Ce matin, je pars chasser au Carreté. Je me gare sous un gros noyer près d'une vigne. Aux premières lueurs du jour, je quitte ma voiture et descends par la route pour rejoindre la bordure d'un petit ruisseau. En dessous du hameau, la route passe entre des parcelles de blé, j'en surveille la surface tout en descendant. Arrivé au ruisseau bordé d'une bande boisée, je jette un coup d'œil dans le grand blé à ma gauche, à celui de l'autre côté du ruisseau du même côté puis m'avance par le passage de tracteur qui longe à quelques mètres du cours d'eau dans la parcelle de droite. Je progresse doucement en observant autour de moi mais je me fais surprendre un peu plus loin par un chevreuil qui démarre à quelques mètres de moi dans une petite zone de blé couché au bord du ruisseau. Le chevreuil s'éloigne d'environ 20 mètres en longeant le ruisseau puis stoppe pour regarder vers moi un instant avant de repartir et de disparaître dans la haie qui borde le cours d'eau pour s'éloigner ensuite dans la plantation de noyers de l'autre côté de la haie en aboyant. Je reprends ma progression et rejoins le passage de tracteur qui remonte vers la route en séparant le blé d'un grand semé de sorgho. Je suis ce passage de tracteur et remonte vers un petit bosquet qui borde la droite d'une petite prairie longée par la haie. Je traverse cette petite prairie et passe la route pour arriver en bordure d'une parcelle d'orge. Caché derrière une petite haie qui borde la route, j'observe un moment-là surface des céréales sans rien voir. Je suis un peu la route sur la gauche puis prends à droite pour rejoindre la bordure d'une autre parcelle d'orge qui longe la haie qui la sépare de celle du dessous. J'avance doucement mais rien en vue. Les céréales font place à une vigne bordant un bosquet. Je surveille entre les rangs, toujours aucun chevreuil. Au bout du bosquet, je prends à droite pour le longer et rejoindre la bordure de l'orge. Je fais une halte pour observer du coin du bosquet mais toujours rien. Je longe l'orge pour rejoindre un chemin de terre un peu plus loin.

Je prends à gauche sur le chemin qui longe une vigne puis le quitte en arrivant au coin de cette dernière pour observer entre les rangs des parcelles de part et d'autre du chemin enherbé qui les sépare. Je suis ce chemin et rejoins plus loin la bordure d'une autre parcelle. Une petite parcelle de blé se trouve un peu plus loin plus à droite, je décide d'aller y faire un tour. Je longe la vigne vers la gauche et alors que j'arrive au coin de la parcelle, je stoppe net en apercevant un beau brocard à environ 150 mètres à découvert entre 2 grandes parcelles de vigne. Il regarde vers moi, je suis loin et à bon vent mais il a dû me voir au moment où je passais le coin de la vigne. Il m'observe un instant sans bouger puis aboie, je lui réponds mais il fait volte-face et remonte le talus herbeux qui le sépare de la vigne avant de disparaître en y entrant. Je pars jeter un coup d'œil autour de la petite parcelle de blé puis autour des vignes pour tenter de revoir le brocard mais il a disparu. Je reviens en arrière pour descendre vers le ruisseau en suivant la bordure droite d'un blé en lisière d'un bosquet. Pas de chevreuil, je prends à gauche en suivant le ruisseau pour rattraper un passage pour le traverser et longer la parcelle de blé de l'autre côté du ruisseau en prenant à droite. Je débouche sur un champ de tournesol à peine levé. Plusieurs pieds ont été broutés de frais et je suis la ligne de tournesols mangés en espérant rencontrer le chevreuil, le pied de ce dernier ne marque pas et je ne sais pas si je suis dans le bon sens où à contre-pied. Je passe un fossé descendant de la colline qui sépare le semé de tournesol du suivant et continue mon chemin en longeant la bande enherbée qui longe le ruisseau. J'arrive ainsi dans un autre secteur planté de blé. Une bande étroite de céréales longe le ruisseau et délimite le bas d'un talus herbeux partiellement boisé qui remonte quelques mètres plus haut en bordure du blé qui s'étend à perte de vue. Je suis doucement le ruisseau et arrive sur un chemin de terre qui remonte entre la haie du ruisseau et le bosquet de gauche. Je débouche un peu plus haut au-dessus d'une petite prairie prise dans les méandres du cours d'eau. Je suis le chemin de terre qui remonte vers le blé et une vigne, en continuité des céréales et qui domine la prairie au sommet d'un talus boisé. Je longe le bas de la vigne quand je tombe nez à nez avec une chevrette qui descendait vers moi. Nous stoppons tous 2 et la chevrette fait volte-face puis prend à droite en coupant les rangs. Je continue à suivre la vigne et arrive au bord d'une parcelle d'orge qui descend jusqu'au ruisseau. J'aperçois alors la chevrette qui descend vers le ruisseau à grands bons dans les céréales. J'observe un moment pour tenter d'apercevoir un brocard mais rien.

Je fais demi-tour et reviens vers le blé mais cette fois je reste en haut du talus boisé en surveillant l'immense parcelle de blé quand j'aperçois furtivement une tête de chevreuil qui dort du blé à environ 100 mètres pour disparaître rapidement. Je reviens donc vers la vigne et la longe pour suivre le blé à bon vent quand la tête réapparaît un peu plus loin que la première fois, c'est une chevrette. Je m'avance jusqu'à rattraper le passage de tracteur qui passe au plus près de la chevrette et m'avance sur ce dernier pour m'amuser à l'approcher. J'avance doucement et me baisse à chaque fois qu'elle relève la tête. Je m'approche ainsi à environ 20 mètres de la chevrette avant qu'elle m'aperçoive et s'enfuit. Je ressors du blé et le longe par la droite jusqu'à rejoindre une parcelle d'orge. Je jette un coup d'œil sur cette parcelle dévastée par les sangliers. Pas de chevreuil en vue, je descends doucement pour traverser les céréales, les sangliers sont passés cette nuit, ils ont ravagé la culture et creusé de gros trous dont la terre a recouvert l'orge couchée. Distrait par l'observation de cette activité, je me fais surprendre par un brocard. Alors que je tourne la tête à droite, j'aperçois sa tête qui m'observe à environ 30 mètres. Je me fige et me baisse doucement dans l'orge. Le brocard reste un moment dans bouger puis commence à aboyer. Je tente de lui répondre mais il démarre et sort de l'orge par le bas, traverse une bande de prairie pour rejoindre une parcelle de blé un peu plus loin. Je le regarde s’éloigner et le perds de vue derrière un petit bout de haie au bout de la parcelle sur la gauche. J'observe un instant mais il ne réapparaît pas. Le pensant resté derrière, je décide de tenter l'approche.

Je rejoins la gauche de la parcelle de blé et la longe doucement pour rejoindre la bordure gauche du blé. Je la suis lentement et arrive à la haie que je contourne par la gauche mais pas de brocard derrière. Une tête de chevreuil dépasse du coin gauche de la parcelle suivante à environ 200 mètres. J'observe un moment, le chevreuil immobile regarde autour de lui, c'est certainement le brocard. Je décide de tenter l'approche, je longe la haie voûté et stoppe à chaque fois que le chevreuil regarde vers moi. Arrivé au bout de la haie, je suis à découvert, il me faut traverser une bande de prairie fauchée. Je me mets à plat-ventre et rampe doucement vers la parcelle de blé. Le chevreuil ne semble pas m'avoir vu. Il se décale tranquillement de quelques mètres puis disparaît dans la culture. Je rampe encore un peu mais le chevreuil ne réapparaît pas, il a dû se coucher. Je me redresse et m'approche debout du coin du blé. Arrivé en bordure des céréales, j'observe un instant toujours pas de chevreuil. 

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Le vent est face à moi, j'avance doucement, voûté dans le premier passage de tracteur et gagne peu à peu du terrain. Alors que j'arrive à environ 20 mètres de la position estimée du chevreuil, il se redresse subitement et je me jette au sol à genoux en le baissant sous les céréales. Le brocard observe un moment dans la direction sans bouger. Il est à environ 15 mètres. La position est inconfortable et je commence à avoir des crampes. Je bouge doucement pour relâcher les tensions musculaires. Les secondes passent, le chevreuil se tranquillise et se baisse un peu dans le blé. Seuls ses bois et ses oreilles dépassent du blé. J'attends encore un peu sans bouger. Le chevreuil semble tranquille, j'arme doucement mon arc puis me redresse très lentement en alignant ma visée. Je décoche, l'impact retentit et le chevreuil démarre. Il sort rapidement du blé et tourne suis lui-même en gueulant. Ma flèche est encore plantée et me semble très en arrière et peu enfoncée. Je n'y comprends rien, cette année est vraiment une année noire pour moi. Le brocard tourne quelques secondes puis rentre dans le blé en gueulant et biaise dans les céréales pour ressortir sur la bordure opposée sous un arbuste. Il vacille puis revient vers le blé et se couche contre les céréales près du coin de la parcelle. Je l'ai perdu de vue. Je reste un instant sans bouger puis décide d'aller chercher ma flèche. C'est alors que le chevreuil se relève en gueulant et fonce sur environ 50 mètres pour disparaître à nouveau en bordure du blé, le long de la parcelle suivante. J'attends un moment mais rien ne bouge. Je pars chercher ma flèche que je retrouve posée dans le blé.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Ma lampe légèrement tordue est pleine de sang. Le tube de la flèche porte du sang sur environ 10 centimètres. Ma Rage Hypodermic a dû s'ouvrir dans le blé avant de toucher le chevreuil ce qui a fortement réduit la pénétration. J'espère avoir touché au moins un poumon.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Je remets ma flèche au carquois. Le sang n'est pas très abondant mais bien visible et facile à suivre dans le blé.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020
Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Je décide d'attendre un moment avant d'attaquer la recherche. Au bout de 15 minutes, je pars vers l'endroit où j'ai vu le chevreuil se coucher pour la seconde fois mais je ne le vois pas. Je décide donc de prendre la piste de sang au départ. Je suis assez facilement le sang dans le blé jusqu'à l'endroit où le chevreuil est sorti sur la bordure. Le sang suis la bordure de la prairie un instant.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

La piste se dirige vers un arbuste près de l'endroit où j'ai perdu le brocard de vue.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Arrivé au bord du blé, le sang suis la bordure des céréales mais à l'endroit où je pensais trouver mon chevreuil, je constate que la piste continue. Le chevreuil a biaisé dans les céréales. La piste est facile à suivre.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020
Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020
Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

En suivant le sang, je débouche sur un chemin de terre où le sang s'interrompt brusquement. Impossible de le trouver mais, profitant des pluies de ces derniers jours, je tente de trouver le pied du chevreuil. Après avoir tourné un peu, je trouve un pied frais qui prend à droite en suivant le chemin de terre. Je le suis et trouve un peu de sang. C'est bien les traces de mon chevreuil, je les suis et rejoins ainsi la bordure d'une bande d'orge où je retrouve du sang frotté facile à suivre. Je ressors sur une bande de prairie un peu plus loin où le sang stoppe net à nouveau. Le sol est totalement bouleversé par les sangliers et impossible de retrouver le sang ou le pied du chevreuil. Je contrôle les diverses coulées qui franchissent le fossé qui longe à environ 10 mètres de l'orge. Toujours pas de sang. Le chevreuil a eu 2 possibilités, soit il est parti droit dans l'orge où je l'ai levé au départ soit il est parti vers une grosse haie épaisse sur ma droite. Je préfère ne pas trop piétiner le secteur et appelle mon ami Adrien pour qu'il vienne faire une recherche avec Igor. Adrien n'est pas sûr de pouvoir venir ce matin et me dit qu'il va me rappeler d'ici 15 minutes. Je décide donc de retourner vers la voiture. Je prends à droite pour revenir vers un ru qui longe le bas du grand blé. Alors que j'arrive près de la grosse haie, un craquement attire mon attention, un animal vient de se lever et se débine. Je me décale rapidement au bout de la haie et aperçois un chevreuil qui court de cul sur la bande enherbée entre le blé et le ru. Il stoppe à environ 200 mètres et tourne la tête vers moi, aboie puis repart et je le perds de vue derrière une courbe à droite du ru bordé par une végétation haute. Je ne veux pas croire qu'il s'agisse de mon brocard mais j'ai un gros doute et le fait qu'il s'éloigne ainsi comme si de rien n'était en s'arrêtant pour aboyer n'est pas bon signe si c'est bien lui. Je suis la bande enherbée pour rentrer et horreur, je trouve du sang à l'endroit où est passé le chevreuil. Je ne sais plus quoi penser et tente de rappeler Adrien mais je n'ai plus de réseau. Je presse le pas pour rentrer à la voiture. Je rattrape la bordure du ruisseau que j'ai longé ce matin, passe les semés de tournesols, le blé, traverse le ruisseau et continue à longer le ruisseau le long d'un blé. Je fais démarrer une chevrette et un brocard un peu plus loin. Ils stoppent au bout des céréales et je tente une approche mais je suis à mauvais vent et assez découvert. Ils fuient en remontant vers la route. Je poursuis en marchant vite mais toujours pas de réseau. Je passe le semé de sorgho, traverse la haie et longe le blé jusqu'à rattraper la route pour remonter à la voiture où je récupère le réseau. Adrien m'a laissé un message. Il va venir avant midi. Je le rappelle pour lui expliquer la situation mais il décide de venir tout de même. Le fait que le chevreuil se soit couché plusieurs fois sur un peu plus de 200 mètres nous fait espérer que l'on puisse le retrouver. 

Je pars me garer près du cimetière de Lagardère, à 80 mètres au-dessus de la zone du tir. Comme convenu Adrien arrive un peu avant midi. J'ai tiré mon chevreuil vers 8h15. Adrien décide d'attaquer au dernier sang sur la bande enherbée. Nous nous rapprochons avec la voiture d'Adrien sur le chemin de terre où j'ai suivi le chevreuil à la trace. Adrien se prépare avec Igor puis nous partons vers la bande enherbée. En chemin, Igor marque une entrée dans la grosse haie alors que j'explique à Adrien où j'ai entendu redémarrer le chevreuil. Nous décidons de laisser faire le chien. Il entraîne Adrien dans la haie, je suis sur la bande enherbée où Igor finit par ressortir. Igor tire sur sa laisse et suit la direction de fuite du chevreuil et nous avançons rapidement derrière lui. Je cherche à revoir le sang et en trouve un peu dans le sillage d'Igor. A l'endroit où j'ai perdu le chevreuil de vue, Igor hésite, il contrôle une coulée qui rentre dans une haie qui remonte vers le sommet de la colline en perpendiculaire du ru sur notre droite puis tourne un peu dans le blé avant de revenir vers la haie et de traverser le ru pour remonter dans la haie. Adrien le suit et m'annonce avoir vu du sang. Je traverse le ru sur la gauche de la haie et suis la haie où progressent Adrien et son chien. Ils ressortent sur la droite de la haie un peu plus loin mais Igor perd la piste. Je les rejoins et cherche à partir du dernier sang en sortie de la haie. Je finis par trouver un pied frais qui remonte en parallèle de la haie puis quelques gouttes de sang qui me permettent de remettre Igor dur la voie.

Nous remontons jusqu'à une grande vigne où Igor reperd la piste, il tourne moment. Je reprends le pied et le sang un peu avant la vigne et estime la direction de fuite. Adrien contrôle le bord de la vigne et retrouve le sang qu'Igor reprend immédiatement en rentrant dans la vigne. Je pars au bout des rangs au cas où mais Adrien semble descendre en perpendiculaire des rangs, je reviens vers lui. Le sang est maintenant bien visible au sol ainsi que le pied. Adrien suit le chien et moi le sang au cas où. Nous nous aidons l'un l'autre en progressant ainsi. Nous tombons sur une belle reposée bien marquée de sang. La piste finit par longer un rang en direction du bois un peu plus loin et nous trouvons une nouvelle couche marquée de sang. Nous arrivons au bord du bois. Alors qu'Adrien rentre dans le fourré, j'encoche une flèche et suis par un chemin forestier longeant la crête. Je devancer un peu le chien quand il me semble entendre démarrer un animal sur la droite. Ne sachant pas exactement où est Igor je n'arme pas mon arc. Le chevreuil surgit de la végétation à 5 mètres de moi et passe le chemin très essoufflé, bouche ouverte et langue pendante. Une plaie béante au niveau de l'épaule, il ne pose pas sa patte avant gauche côté impact. J'arme mon arc mais il rentre de cul dans le fourré sur la gauche du chemin où je le perds de vue. Impossible de décocher. Je ressors vite du bois sur la gauche en bordure du blé et cours pour me positionner sur le bas du bois en espérant voir sortir le chevreuil tout en annonçant la situation à Adrien qui arrive sur les traces de l'animal avec Igor qui tire comme un fou sur sa laisse.

Alors qu'Adrien se rapproche, un bruit dans le blé me fait tourner la tête à gauche et j'aperçois mon chevreuil qui descend vers le ru à grands bons à environ 90 mètres. Il stoppe dans les herbes hautes au ras du ru et disparaît. Il a certainement dû se coucher. Je m'approche doucement de l'endroit où il a disparu mais impossible de voir le chevreuil dans l'herbe haute. Adrien arrive avec Igor. Brusquement le chevreuil surgit devant moi, saute le ru et le longe sur la gauche un moment avant de se recoucher. J'ai bien repéré l'endroit et pars en courant pour réduire la distance d'environ 100 mètres puis finis doucement mon approche. J'aperçois alors la tête de mon chevreuil couché dans la végétation à environ 5 mètres devant moi. J'arme mon arc, estime la position de son coffre caché par la végétation et décoche. Le chevreuil se relève et fonce avec ma flèche en travers vers la haie où je l'avais perdu de vue ce matin. Il bifurque à gauche comme pour prendre la haie et disparaît dans un gros fracas. Ma flèche me semblait un peu en avant. Je cours, saute le ru et arrive à l'endroit où mon chevreuil a disparu. Je ne le vois pas mais entends sa respiration difficile, il est en train de finir de mourir. Adrien et Igor arrivent. Je finis par apercevoir mon chevreuil, juste à gauche de la haie. Je retraverse le ru et dégage ma flèche du chevreuil qui vient de mourir avant de m'écarter pour laisser à Igor le plaisir de finir sa recherche. En arrivant au chevreuil, Igor vente un instant puis trouve le chevreuil et le mort. Je le félicite puis nous l'écartons pour que je puisse mettre mon bracelet et sortir le chevreuil. Je lui  fais traverser le ru puis lui attache les pattes et le charge sur mon épaule pour rentrer vers la voiture en devançant Igor et Adrien. Arrivé près de la voiture d'Adrien, j'en profite pour faire quelques photos souvenirs.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Finalement la flèche était bien placée mais n'est entrée que jusqu'aux côtes. La seconde rentre au milieu du sternum et ressort en avant de l'épaule opposée en coupant le cœur en 2. J'ai encore eu de la chance dans mon malheur. Je m'éloigne un peu, vide mon chevreuil et remonte à la voiture où j'attends Adrien avant de l'inviter à manger chez moi avant de rentrer.

 

Alex

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 09:50

Depuis l'ouverture j'enchaîne les déconvenues avec mon RX-4 malgré un entraînement poussé et régulier : chevreuil manqué à 12 mètres, chevreuil perdu après un tir à 7 mètres, flèche trop en arrière sur mon renard, flèche dans les muscles du dos d'un très gros sanglier à 8 mètres. Je décide donc d'arrêter de chasser avec mon nouvel arc et de chasser avec mon Carbone Élément. Ce soir, je me gare près des silos de Roques pour aller chasser autour du bois de Bourras avant de finir la soirée en face des silos à Factom. Un vent soutenu souffle face à moi, je pars par la route, passe le pont qui enjambe l'Osse. Je passe une petite parcelle herbeuse, plantée de peupliers, qui borde la rivière puis prends à gauche en longeant la droite d'une haie pour revenir vers la rivière en lisière d'une parcelle de blé qui longe la route. Je suis le passage de tracteur le plus proche de la rivière et avance tranquillement en surveillant la culture. Rapidement, une grosse palombe surgit du blé à 10 mètres devant moi, le faisant sursauter. Je continue un peu quand un gros ragondin démarre dans le blé juste à ma gauche et foncé vers la rivière en agitant la végétation sans que je puisse le voir. Un peu plus loin c'est un merle puis un puis un petit passereau qui me surprennent en surgissant du blé.

Brusquement, du mouvement attire mon regard sur la droite, à plus de 300 mètres, de l'autre côté de la route, 2 chevreuils se coursent en descendant des pins. Ils se dirigent vers la route un instant puis stoppent pour brouter un court instant avant de reprendre leur course effrénée. Ils tournent un peu dans le champ puis remonte le long du bois en direction des pins. Dès qu'ils disparaissent derrière le coin du bois, je reviens vite vers la route, la traverse et remonte à travers un semé de tournesol vers la lisière du bois pour tenter de me rapprocher alors que les animaux sont masqués par le bois. La terre humide est très collante et je peine à progresser rapidement vers la lisière du bois. Arrivé contre le bois, le vent tournant n'est plus aussi bon, je longe doucement le bois jusqu'à l'angle pour tenter de voir les animaux mais, alors que je me penche lentement, j'aperçois juste une chevrette au gagnage près du bois à environ 60 mètres. Je descends doucement dans le fossé qui borde le bois et descend jusqu'à la route pour tenter de mieux voir la bordure du bois mais le vent tourne encore et fait démarrer la chevrette qui retourne au bois. Je retourne vers la bordure de la rivière pour finir de longer la parcelle de blé jusqu'au chemin de terre qui enjambe le cours d'eau. Je m'avance doucement sur le pont quand j'aperçois une tête de chevreuil qui dépasse du blé pris entre l'Osse et vielle Osse qui borde le bois de Bourras. Il est à environ 100 mètres  mais regarde vers moi. J'attends un instant immobile puis alors que la tête disparaît, je m'avance dans la culture pour rejoindre la bordure de la vieille Osse en surveillant le chevreuil qui semble avoir disparu. 

Alors que j'arrive en bordure de la vielle Osse, un animal de taille moyenne me démarre presque dans les pieds dans les hautes herbes. Il fonce sur quelques mètres en longeant la rivière sur ma droite puis stoppe. Je tente de m'apercevoir au travers de la végétation arbustive en accrochant mon décocheur quand l'animal repart de plus belle en revenant sur ses pas et me passe à 2 mètres et disparaît dans un grand fracas dans la bande boisée qui borde le cours d'eau. Le calme revient vite, je le pense arrêté et me décale doucement pour essayer de m'apercevoir mais impossible de le retrouver. Je pense, sans certitude qu'il s'agissait d'un petit sanglier. Je longe un peu le blé en direction de la dernière position du chevreuil mais il a disparu. Je fais demi-tour et longe la vielle Osse pour rejoindre la passerelle qui permet d'accéder à la vielle palombière en traversant le cours d'eau. Alors que je traverse le cours d'eau, l'eau stagnante de la vielle Osse presque asséchée est agitée de remous quand un gros ragondin refait surface sur ma droite et replonge en m'apercevant pour disparaître dans l'eau boueuse. Je passe le tunnel de la palombière et ressort sur un semé de tournesol à peine levé. Rien vue, je m'avance doucement à découvert quand du mouvement me fait tourner la tête à droite. Un petit brocard, débouchant de derrière une grosse haie qui descend du bois situé un peu plus haut, traverse tranquillement le passage permettant d'accéder à une immense champ semé de frais, ente la haie eu le bois dont je sors. Je me fige, il ne m'a pas vu et disparaît derrière un roncier au coin du bois. Le vent soutenu vient du passage, je tente l'approche.

Trahi par le vent tournant, 9 juin 2020

Le vent soutenu vient de ma droite, je tente l'approche. J'avance tranquillement vers le roncier, alors que j'arrive près de ce dernier, j'aperçois le brocard de cul à environ 12 mètres. Le vent fort couvre les petits bruits de mes pas dans les ronces, j'en profite pour me décaler un peu plus à gauche pour avoir un angle de tir plus dégagé. Le brocard se tourne de 3/4 arrière, tête à droite pour brouter les ronces. J'arme doucement mon arc et prends ma visée en arrière des côtes avant de décocher. Au même moment, le vent tourne et souffle dans mon dos, le chevreuil s'écrase et se jette à gauche. Ma flèche le percute beaucoup trop haut et je le vois partir avec une plaie ouverte et sanguinolente de plus de 30 centimètres au niveau du dos. Je suis dépité, la poisse me poursuit. Le chevreuil jonce à découvert dans le semé sur ma gauche.

Trahi par le vent tournant, 9 juin 2020

Il commence à tourner en rond en gueulant, son train arrière se dérobe régulièrement et le sang coule abondamment. Après quelques ronds, le brocard part au grand galop vers la rivière à environ 200 mètres et se fracasse dans la végétation qui borde le cours d'eau. Je pars chercher ma flèche qui je trouve posée au sol, elle ne porte pas la moindre goutte de sang et quelques poils sont pris dans ma Rage Hypodermic. Je ne suis pas vraiment confiant sur l'issue de ma recherche. Je remets ma flèche au carquois et pars vers la bordure de la rivière, vers l'endroit où je pense avoir vu rentrer mon chevreuil mais en arrivant, je ne trouve pas de sang. Je coupe et recoupe la trajectoire de fuite du chevreuil dans le semée en espérant trouver du sang ou un pied dans la terre ramollie par les pluies de ces derniers jours et qui colle à mes semelles. Pendant ce temps j'entant des cris plaintifs d'un chevreuil qui semblent assez éloignés sur ma gauche. Les cris cessent vite et je finis par trouver le pied et quelques gouttes de sang au 3ième passage. Je suis donc les pieds et rentre dans la végétation qui borde la rivière pour tomber sur une grosse coulée qui borde le cours d'eau. Le passage régulier des animaux a mis la terre à nu et je repère vite quelques grosses gouttes de sang, le chevreuil a pris à gauche comme je m'en doutais. Je commence à suivre le sang mais glisse sur le talus très pentu et boueux de la rivière et me rattrape extremis aux arbustes ce qui m'empêche de tomber dans l'eau boueuse un peu plus de 2 mètres plus bas. Je lutte un peu pour me relever sur ce sol glissant avant de reprendre ma recherche. Les gouttes de sang sont un peu espacées mais elles suivent la coulée ce qui me facilite la tâche. Je progresse tranquillement sur environ 150 mètres quand je tombe sur une flaque de sang frais avec de gros caillots. Mon chevreuil s'est couché là au pied d'un arbre.

Trahi par le vent tournant, 9 juin 2020

La végétation autour porte de grosses traces de sang projeté et frotté. La piste remonte sur la butte qui longe la rivière et s'interrompt brusquement. Je tente de poursuivre ma recherche sur 15 mètres en suivant la coulée qui suit le sommet de la butte mais pas de sang. Je reviens donc au dernier sang et aperçois mon chevreuil mort dans la végétation en bordure du semé. Il avait juste passé la bute et pris à gauche sur 3 mètres avant de s'effondrer.

Trahi par le vent tournant, 9 juin 2020

Ma flèche a profondément entaillé les muscles du dos sur 20 à 30 centimètres et ressort entre les omoplates. Je m'apercevrai au dépeçage que la lame a cassé 2 côtes mais que la flèche n'est pas rentrée dans la cage thoracique. Elle est passée au-dessus de la colonne vertébrale pour ressortir entre les épaules. J'ai eu beaucoup de chance dans mon malheur. Mon chevreuil a dû parcourir en tout près de 400 mètres. Je le dégage de la végétation et lui rends les honneurs avant de faire quelques photos souvenir.

Trahi par le vent tournant, 9 juin 2020

Je vide ensuite mon chevreuil et le dépose à l'ombre sur le toit du tunnel de la palombière avant de repartir chasser. Je traverse en biais le semé de tournesol au-dessus du bois de Bourras pour rejoindre le coin gauche du bois du dessus et traverser la haie, qui redescend vers le bois de Bourras, par une grosse coulée très marquée. Je ressors dans une grande prairie non fauchée et observe un instant avant de prendre à droite vers une zone de vigne qui borde le bois. Le vent est face à moi. Arrivé au coin de la vigne, côté bois, je longe le bas de la parcelle pour contrôler entre les rangs. L'herbe haute et les sarments non attachés ne me permettent pas toujours de voir loin dans la vigne. Arrivé au coin opposé, je jette un œil sur la prairie puis fais demi-tour pour remonter en suivant le bois. En arrivant en haut de la vigne, je stoppe net en apercevant un chevreuil dans la bande d'herbe haute qui sépare cette parcelle de vigne de la suivante. C'est une chevrette, elle a dû m'entendre arriver car elle regarde vers moi.

Trahi par le vent tournant, 9 juin 2020

Je me montre et la chevrette démarre à grands bons pour rentrer dans la vigne suivante. Un chevreuil sous le vent, dans mon dos, m'a senti dans la vigne et détale vers le bois en aboyant. Je tente de l'apercevoir entre les rangs mais impossible. Les aboiements s'éloignent. Je continue ma chasse en suivant le bois. Je prends à droite au coin du bois pour longer une bande enherbée entre ce dernier et une parcelle de vigne herbeuse en pente montante. Le vent semble suivre le bois face à moi. J'arrive au bout de la vigne sans voir de chevreuil. Je remonte entre le bois et le dernier rang jusqu'au chemin de terre qui longe au-dessus de la vigne et prends à gauche avec le vent de dos pour recontrôler les rangs de vigne par le haut et ceux d'une autre parcelle étroite de vigne en friche, prise entre le chemin et la route. J'avance doucement mais rien en vue. Au bout des vignes, je rejoins un chemin perpendiculaire venant de la route qui sépare ces parcelles d'une autre perchée au-dessus d'un talus d'environ 1,5 mètre sur la droite du chemin. Je prends à gauche pour longer le chemin, j'ai maintenant le vent dans le dos, il n'arrête pas de tourner. Alors que je contrôle entre les rangs sur ma droite, un animal démarre brusquement, à environ 50 mètres du chemin, dans la vigne et part en croisant les rangs au galop. Je tente de reculer rapidement mais il a déjà disparu, il m'a semblé reconnaître un jeune sanglier. La fin de la vigne est délimitée par une grosse haie qui rejoint un bois à environ 250 mètres sur ma droite. Derrière la haie une petite prairie prise entre 2 haies descend vers le bois à environ 150 mètres en contrebas et derrière cette seconde haie une autre parcelle de vigne. Alors que je m'approche de cette dernière, j'aperçois la tête d'un brocard couché à environ 80 mètres dans l'herbe entre 2 rangs. Je me décale vite à gauche pour tenter une approche par l'intervalle suivant entre les rangs de vigne. J'ai le vent de dos et sa direction change constamment, je ne suis pas très optimiste sur le devenir de mon approche mais je tente le coup. J'avance tout doucement derrière le rang de vigne sans voir le chevreuil. A mi-chemin, je me penche doucement par-dessus le feuillage, le brocard n'a pas bougé, encore 25 mètres à parcourir, je poursuis ma progression très lente et alors que je suis presque à distance de tir et que je m'apprête à regarder sous le feuillage, une chevrette traverse la vigne à environ 30 mètres devant moi. Je jette un coup d'œil au brocard mais ne le vois plus quand je l'aperçois, à plus de 100 mètres, dans le champ devant moi. Il fonce au galop vers la première parcelle de vigne que j'ai longé ce soir.

je quitte ce secteur de vigne pour aller chasser à Factom de l'autre côté de la route où une grande parcelle de fèveroles, séparée d'une grande parcelle de blé par un chemin de pierre blanche montant de la route, remonte vers un bosquet et une grande zone de vigne. Je longe un bois pour revenir vers la route puis la traverse pour commencer à longer les fèveroles. J'avance doucement en surveillant la culture bordée sur ma droite par une petite bande boisée, un peu plus loin, les fèveroles remontent sur ma droite en longeant une vigne. Sur cette zone la culture peu élevée est envahie d'herbes jaunes. Le vent a encore tourné et souffle dans mon dos, un beau brocard surgit de la culture et disparaît au galop dans la parcelle de vigne qui sépare les fèveroles du bosquet. Je prends maintenant à gauche entre la vigne et les fèveroles. Rien en vue. Je rejoins le chemin de pierre blanche et le traverse pour longer le haut de la grande parcelle de blé. A peine j'ai commencé à longer les céréales que j'aperçois une tache noire à environ 200 mètres dans le premier passage de tracteur. Je l'observer un instant mais je ne vois pas bouger, persuadé que ça doit être un sanglier, je décide de tenter de m'approcher. Le vent tourne encore, il est dans mon dos mais biaise sur la gauche. Je prends le passage de la roue gauche du passage de tracteur et commence mon approche. La tache noire est dans la trace de la roue de droite. J'approche tranquillement et je distingue maintenant la tête d'un sanglier d'environ 45 kg tourné à droite de plein profil. Je gagné peu à peu du terrain et arrive à environ 15 mètres de l'animal. Je me prépare à armer quand le vent tourne un peu et fait démarrer le sanglier qui fonce droit devant lui dans le blé sur environ 100 mètres. Le mouvement du blé qui trahit sa progression stoppe et je décide de retenter une approche. J'avance doucement dans le blé avec le vent à ma droite pour tenter de contourner le sanglier par le bas. Brusquement, alors que j'ai parcouru environ 50 mètres, je stoppe net,  une impression bizarre m'envahit. En tournant la tête à gauche, j'aperçois un gros sanglier qui m'observe de face à environ 15 mètres dans le passage de tracteur. J'arme mon arc mais je ne vois que les oreilles et une partie de la tête de l'animal figé. Impossible de voir la zone vitale, j'aligne la visée sur l'animal en attendant qu'il se tourne mais, après plusieurs secondes sans bouger, le gros sanglier démarre et fonce à travers le blé, sautée le chemin d'un bon et disparaît dans les fèveroles. Je reprends mon approche mais le petit sanglier redémarre et fonce dans le blé sur environ 100 mètres de plus pour stopper à nouveau. Je tente de me rapprocher quand un autre beau sanglier apparaît à environ 100 mètres dans le blé en face de moi. Il avance tranquillement en suivant un passage de tracteur. Il dépasse à peine des céréales. Je me baisse et tente l'approche mais il stoppe et écoute un instant. Je stoppe puis repars alors qu'il se remet en mouvement mais il s'arrête rapidement et écoute à nouveau et prend le vent. Son groin s'agite au-dessus du blé. Il repart, je biaise doucement à gauche pour tenter de le recouper en avançant mais, cette fois, le sanglier démarre et fonce vers la route. Je le perds vite de vue dans le blé. Je tente de retrouver le petit sanglier sans succès. Je finis de traverser le blé puis remonte vers les vignes en suivant la bande enherbée. Je suis ensuite le haut de la parcelle de céréales et retourne vers je chemin blanc que je suis pour revenir vers la route alors que la luminosité commence à baisser. Alors que j'arrive à environ 150 mètres de la route avec le vent de dos, un sanglier débouche des fèveroles en bordure du chemin. Je stoppe net mais il hume le groin en l'air et fait demi-tour. Encore raté, je m'avance rapidement pour tenter de l'apercevoir mais il est déjà loin. Je récupère la voiture et pars me garer sur le chemin de terre qui enjambe l'Osse à Bourras. Je pars chercher mon chevreuil, il fera bientôt nuit. Je m'avance doucement sur le pont et stoppe avant de rentrer dans le blé pour observer un instant. N'ayant rien vu, je m'avance un peu quand un gros sanglier surgit du blé en environ 15 mètres et fonce vers le bois dans les céréales. Il rentre vite à couvert dérangeant un chevreuil que j'entends s'éloigner en aboyant sur la gauche du bois. Il fera vite nuit, je pars chercher mon chevreuil avant de revenir à ma voiture. Il est temps de rentrer.

 

Alex

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 10:14

Ce matin, je décide d'aller chasser autour du chemin blanc qui relie Roques à Justian, je me gare près d'une résidence secondaire côté Roques et attends que le jour se lève un peu. Le temps est nuageux, vers 5h30, je quitte ma voiture pour commencer à m'avancer sur le territoire. Le vent soutenu souffle à la perpendiculaire du chemin de droite à gauche. Je bifurque rapidement à gauche pour remonter vers le sommet de la colline avec le vent dans mon dos. Je suis la bande enherbée entre le bois à ma gauche et une grande parcelle de blé qui borde le chemin. Rapidement, des aboiements de chevreuil se font entendre plus en avant, trahi par le vent, je viens de faire démarrer un chevreuil qui aboie maintenant dans le bois sur ma gauche un peu plus haut. Je poursuis mon chemin en surveillant les alentours alors que le chevreuil avance lui aussi dans le bois pour garder ses distances en protestant toujours. Je rejoins la vigne qui fait suite au blé alors que le chevreuil finit par se taire. Je surveille les intervalles entre les rangs de vigne mais rien ne bouge. Je rejoins la haie qui borde le haut de la parcelle et la suis un instant. La haie bifurque à gauche pour border une grande parcelle semée de frais. Je continue à suivre la haie pour rejoindre le haut d'une grande parcelle de blé. Je longe la bordure de la culture contre la haie en surveillant les alentours mais toujours rien en vue. J'observe également une petite prairie de l'autre côté de la haie sans plus de résultat. La haie bifurque à gauche en suivant le blé qui remonte jusqu'à la crête de la colline, je continue à longer la culture et remonte vers un gros pylône EDF métallique, entouré de végétation, près duquel se gîtent souvent les chevreuils. J'avance prudemment mais toujours rien. Arrivé en crête, je prends à droite en suivant la haie qui longe une parcelle de vigne. Je contrôle une petite parcelle de blé prise entre la route et la vigne et entre la haie et un petit bosquet puis redescends à travers les parcelles de vigne vers un petit bosquet bordé sur un côté par un petit plan d'eau. Les blaireaux ont creusé des terriers au coin d’une parcelle de vigne en plein découvert. Le petit bois est bordé par une bande étroite de prairie qui le sépare des vignes. Je longe le massif en surveillant cette zone d'herbe haute où je m'attends à voir un chevreuil, toujours rien. Au bout de la prairie, je suis les vignes pour rejoindre le bas du grand champ de blé. Je longe doucement les céréales quand un petit brocard surgit de la culture et s'élance sur quelques mètres. Je me fige, il stoppe et regarde vers moi puis repart en aboyant pour rentrer dans une bande de bois qui avance dans la culture. Il stoppe en entrant dans le bosquet regarde encore un instant vers moi puis disparaît en aboyant.

Je rejoins un chemin de terre qui remonte vers une résidence secondaire en crête sur ma gauche. Je l'emprunte pour remonter rapidement vers la crête en essayant d'éviter d'écraser les nombreux escargots qui profitent de l'humidité de la dernière pluie pour faire une ballade. De part et d'autre du chemin, le paysage est ouvert et mes chances de voir un chevreuil sont mince, les semés n'ont pas encore poussé. En arrivant près de l'habitation, une silhouette me fait stopper net, c'est un gros chat à poils longs assis à environ 40 mètres au milieu d'un passage entre 2 haies. Je redescends vers une parcelle de blé en suivant une grosse haie sur ma gauche et un immense semé vallonné sur ma droite. La haie part sur la droite pour longer une prairie non fauchée, délimitée sur le bas par une autre haie épaisse qui rejoint un bosquet bordant le blé à environ 150 mètres. Plus bas, un passage permet d'accéder à une petite prairie prise entre le bosquet et une grosse haie au bout de laquelle se trouve une source très fréquentée par les sangliers et alimentant un ru descendant jusqu'à l'Osse. Je biaise vers le bas de la prairie pour longer la haie côté gauche en direction du blé. De nombreuses coulées sillonnent l'herbe haute. Je progresse lentement en scrutant le secteur jusqu'à rejoindre le bord du blé. Toujours rien, arrivé au bord du blé je prends à droite et longe les céréales qui bordent le bosquet, les sangliers semblent passer régulièrement par-là, vu le nombre de traces qui ont marquées le sol. En arrivant au coin du bosquet sur les traces des sangliers, je tombe sur une souille très fréquentée et stoppe pour observer les alentours quand j'aperçois un brocard de face qui m'observe plus bas a environ 80 mètres au bord d'un carré de blé qui avance dans le bosquet. Il commence à aboyer et je lui réponds mais il fait volte-face et disparaît dans le bosquet en aboyant pour ressortir dans la prairie derrière et remonter vers la prairie au-dessus de la grosse haie qui rejoint le bosquet.

Je décide de redescendre vers le chemin blanc. Je coupe à travers le carré de blé par la coulée très marquée des sangliers et rejoins une grande prairie qui redescend vers le chemin. L'herbe haute mélangée de luzerne et de plantes aux feuilles rugueuses ne rend pas ma progression très silencieuse. J'avance tranquillement par le passage d'animaux pour limiter les frottements sur la végétation en suivant le ru pris dans la haie à ma droite. Plus bas, je me décale plus à gauche pour progresser dans un creux du terrain, au pied de la pente qui remonte vers une autre haie à mi pente sur ma gauche. Alors que je progresse lentement, un beau brocard surgit de la végétation, derrière un arbre mort tombé sur la bordure du ru et fonce en longeant la haie en aboyant avant de la traverser pour rejoindre le bois des Arroques. Je le regarde s'éloigner impuissant puis reprends ma progression, la haie se rétrécit en pointe pour se terminer par un chemin enherbé que je suis pour rejoindre le chemin blanc. Un coup d'œil infructueux sur une friche, découpée par des haies, qui borde un massif de repousse de frênes puis je prends à gauche. Au loin, il me semble entendre des appels de buttolo quand un chevreuil surgit d'une parcelle de blé à environ 200 mètres et semble foncer vers les appels. Je le perds vite de vue et reste un instant à observer et à écouter mais plus rien, je reprends ma progression sur le chemin. Un peu plus loin, un passage dans la haie qui borde la droite du chemin me permet d'accéder à une zone de bocage prise entre le chemin et l'Osse, composée de petites parcelles de blé et de prairies entrecoupées de haie. Je progresse doucement dans une petite prairie prise entre 4 haies quand j'aperçois une tête de chevreuil qui surgit du blé derrière la haie de gauche à environ 80 mètres. Il me semble qu'il s'agit d'une chevrette. La tête disparaît dans le blé, j'en profite pour avancer rapidement jusqu'au coin d'un petit bosquet qui fait suite à la haie et avance de quelques dizaines de mètres dans la culture. Le chevreuil ressort la tête des céréales. J'attends un instant puis repars quand il la baisse. Je longe la bordure interne du bois en essayant d'éviter les branches mortes tombées au sol et passe près d'une palombière. La bordure du bosquet est épaisse et je vois difficilement au travers. Je ne dois plus être loin du chevreuil que j'ai perdu de vue et tente de trouver un passage pour sortir doucement au bord du blé. Alors que je m'avance voûté pour passer sous une branche basse de la lisière, j'aperçois la tête qui me regarde avec ses oreilles braquées vers moi à environ 20 mètres. C'est bien une chevrette. Je retourne vers la petite prairie alors qu'elle m'observe sans bouger.

Je retraverser la haie pour poursuivre ma progression. Un peu plus loin, je franchis un passage entre une haie et le bosquet pour déboucher sur une autre petite prairie prise dans les haies. Je suis la bordure du bosquet qui s'étend sur ma gauche. Puis prends à droite pour traverser les herbes hautes et rejoindre une grosse haie qui je suis jusqu'au passage suivant qui s'ouvre sur ma droite sur une petite parcelle de blé. Je marque un petit arrêt pour en observer la surface mais ne voyant rien je me dirige vers un autre passage dans le coin d’une petite parcelle de blé qui borde la rivière. Les inondations de la parcelle ont données une culture très hétérogène. Le blé n'a pas ou peu poussé par endroits. Je longe la haie parallèle à l'Osse et avance doucement par un passage de tracteur alors qu'un vent soutenu souffle de l'Osse vers le chemin. Brusquement, j'aperçois un renard qui s'avance tranquillement dans le blé en parallèle de la haie à environ 40 mètres de moi. Je me fige, il rentre dans une zone de blé plus haut et je le perds de vue. Je me décale tranquillement plus à droite et me positionne à genoux sur le passage de tracteur en face d'une zone de blé plus bas où j'espère voir sortir le renard mais le temps passe et je ne le vois pas ressortir. Le vent pousse maintenant un leger crachin. Je tente d'appeler sans succès quand je le vois ressortir plus à droite, après une autre zone de blé plus haut, à environ 60 mètres. Je retente des appels mais le renard ne les entend pas à cause du vent. Je tente une approche à genoux. J'avance doucement dans le passage de tracteur pour rejoindre un passage perpendiculaire qui part vers l'Osse et passe à 10 ou 15 mètres du goupil. Le petit canidé mulote tranquillement. Il stoppe net, penche sa tête pour écouter puis bondit dans les céréales. Il reste un instant le cul en l'air et la tête dans la végétation, j'en profite pour gagner du terrain en avançant à genoux dans le passage perpendiculaire. Alors que je suis encore à 30 mètres, il lève la tête et regarde vers moi en humant l'air, alors que je me fige baissé dans la culture, il oblique un peu la tête, ses yeux à moitié fermé, gêné par le vent qui agite sa fourrure. Il reprend sa chasse et je poursuis mon approche et stoppe à environ 15 mètres de lui alors qu'il relève la tête. Quand il baisse la tête, j'arme mon arc, prends la visée sur le renard qui avance de quelques pas. Il stoppe à environ 17 mètres, je cale ma visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche me semble trop à gauche. Touché le renard demarre en trombe.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Il me semble voir une tache rouge dans son pelage très en arrière du point visé. Il fonce vers la zone de repousses de jeunes frênes très dense. 

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je me redresse et pars chercher ma flèche mais elle est introuvable. Je tourne un moment sur le secteur du tir sans la trouver. Je décide d'aller voir si je trouve du sang à l'entrée du massif d'arbustes. J'examine une belle coulée qui rentre dans les frênes à l'endroit où il me semble avoir vu rentrer le renard. Pas de sang, je commence à douter, je cherche d'autres coulées et examine une autre entrée un peu plus à droite, cette fois, je trouve de petites gouttes de sang sur le feuillage au niveau du sol.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je suis les gouttes qui suivent la coulée.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

A l'entrée des frênes, un balivot est frotté et marqué d'une belle trace de sang.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Il fait très sombre dans le massif d'arbustes très dense. Je continue ma recherche avec la lampe de mon portable. La piste n'est pas très abondante mais j'arrive à la suivre assez facilement et retrouve vite mon renard mort sur le flanc en travers de la coulée. Il a fait environ 90 mètres. Ma flèche est beaucoup trop en arrière et a traversé le renard juste en avant des pattes arrières.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je le sors des frênes pour faire quelques photos souvenir.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je retourne cherche ma flèche un instant dans plus de succès avant de poursuivre ma chasse. Je pars par un passage tracteur qui revient vers le chemin blanc mais bifurque un peu plus loin et franchis un fossé pour longer une belle parcelle de blé en revenant vers l'Osse.  Au moment où je saute le fossé, une chevrette démarre derrière la haie qui borde le fossé sur ma gauche. Elle disparaît vite en traversant la haie en direction du blé où j'ai approché la chevrette tout à l'heure. Je scrute la surface des céréales mais aucun autre chevreuil en vue. Arrivé à la bande enherbée qui borde la rivière, je prends à gauche et la suis doucement toujours en scrutant la surface du champ. J'arrive en face du dernier passage de tracteur qui remonte vers le chemin blanc en longeant une haie à quelques mètres plus sur ma droite. J'avance doucement quand je remarque au sol des grains de blé vert mâchouillés et agglomérés en une pâte encore humide de salive. L'animal responsable ne doit pas être très loin. Ces boules de blé mâchées se succèdent quand un grognement et le démarrage d'un animal juste sur ma droite me font stopper net. J'ai juste le temps voir passer le dos d'un petit sanglier de 30 ou 40 kg qui disparaît rapidement dans la haie. Les craquements dus à son déplacement stoppent vite. J'avance doucement dans sa direction en suivant le passage de tracteur mais il redémarre bruyamment. Et semble repartir en arrière. J'avance doucement en continuant vers le chemin blanc jusqu'à un passage dans le coin de la haie qui bifurque à droite à angle droit. Je prends de passage au travers des ronces qui le barrent puis recommence à longer la haie par l'autre côté mais cette fois collé à cette dernière sur le semé à peine levé de tournesol. Je tente de voir le sanglier au travers des branchages quand je l'entends grogner, souffler puis se débiner vers la rivière. Il semble avoir stoppé près d'un saule au milieu de la haie de peupliers. La végétation est trop dense de ce côté pour le voir. Je fais demi-tour, repasse le passage et recommence à longer le passage de tracteur en direction du saule. Arrivé près de ce dernier, des grognements se font entendre, la végétation bouge et je devine le sanglier qui s'avance,  en grognant, vers le blé, de 3/4 face, à 6 ou 7 mètres. J'arme doucement mon arc et aligne la visée dans sa direction mais un baliveau me gêne pour placer ma flèche. Il faut qu'il avance encore un peu mais il hume l'air inquiet puis retourne à couvert et je le perds de vue. Je désarme. Il semble s'être décalé plus vers la rivière, je m'avance tout doucement et commence à l'entendre bouger et grogner mais impossible de le voir. Au bout d'un court instant, j’aperçois du mouvement au travers de la haie, le jeune sanglier à fait volte-face et remonte la haie à découvert, sans bruit, à environ 3 mètres dans le semé. Je tente de le suivre en remontant par le passage de tracteur mais la haie épaisse me le masque vite et je le perds de vue. Je progresse doucement en suivant la haie quand des grognements, suivant la haie, arrivent dans mon dos. Je me fige et observe, la végétation bouge, l'animal se rapproche et alors qu'il arrive à ma hauteur le blé se met à bouger droit sur moi. J'aperçois vite des petits marcassins, l'un d'eux stoppe à 50 cm de mon pied dans le blé. J'attrape mon appareil photo,  2 marcassins repartent et prennent le passage de tracteur en direction de la rivière puis s'arrêtent à environ 15 mètres dans le passage.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Un troisième sort près de moi et part les rejoindre.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Ils hésitent un instant puis prennent à droite dans le blé, un retardataire arrive en grognant et coupe le passage pour rentrer dans le blé et rejoindre les autres. Les marcassins font une boucle dans le blé en grognant puis reviennent, tournent un peu sur le passage de tracteur puis repartent vers la haie à travers blé.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Alors que les marcassins regagnent la haie, je recommence à la longer pour essayer de retrouver le jeune sanglier mais il s'est volatilisé. Je retourne vers le chemin blanc quand j'aperçois un chevreuil qui arrive par la droite en longeant le pied de la pente de la friche boisée qui couvre la colline. Il avance en bordure d'une parcelle travaillée, la terre mouillée colle à ses sabots et lui donne une démarche atypique. Il est à plus de 200 mètres, impossible de dire s'il s'agit d'un mâle, je décide de tenter une approche. Je prends à gauche pour passer derrière une haie épaisse qui longe le chemin blanc et ressortir à découvert 70 ou 80 mètres plus loin. Le chevreuil a stoppé dans l'herbe haute au pied de la pente. Il est tranquille et ne se doute de rien, le vent est bon. Je traverse le chemin en biaisant à gauche pour remonter au travers d'une prairie d'herbe haute, caché par le relief du terrain. Je rejoins ainsi rapidement le bord de la friche partiellement boisée et bordée par des chênes. Le chevreuil est un peu remonté, je commence mon approche en suivant la bordure de chênes et gagne vite du terrain sur le chevreuil que me tourne le dos. Il me semble qu'il s'agit d'une chevrette alors que je suis encore à environ 100 mètres. Les oreilles semblent très serrées. Le chevreuil stoppe et regarde autour de lui, je stoppe, il repart tranquillement, je poursuis mon approche le plus vite possible pour le rattraper. Arrivé à une cinquantaine de mètres, je confirme mon impression, c'est une chevrette, je décide de poursuivre l'approche pour m'amuser. Elle descend dans une mare asséchée à cette saison. Je profite pour m'approche à découvert, elle démarre à 15 mètres alors que j'approche de la mare, remonte la pente et tourne à gauche pour venir stopper à environ 30 mètres au-dessus de moi derrière quelques buissons. Elle regarde un instant vers moi puis repart et disparaît derrière la crête.

je traverse le bas de la friche pour rejoindre une parcelle de blé qui borde la route puis longe les céréales en remontant vers le sommet de la colline quand une chevêtre démarre à environ 80 mètres près de la route et remonte dans la culture à grands bons pour disparaître rapidement. Le secteur est marqué de nombreuses coulées de sangliers. Je ressors dans une parcelle d'avoine clairsemée et mélangée de tournesol et de mauvaises herbes. Je prends à gauche pour longer le haut de la friche en bordure de l'avoine mais rien en vue. Un peu plus loin, je coupe la pointe du champ qui rentre dans la friche pour rejoindre une pointe boisée en bordure d'une parcelle d'orge. Je tombe sur des traces fraîches de sangliers partant sur la droite. Je décide de les suivre un moment. Les traces traversent la route et rentrent dans une grande parcelle d'avoine très épaisse et très haute où les animaux semblent s'être séparés. Je suis là draille principale un instant, elle est recroisée plusieurs fois par le reste des animaux et je finis par la perdre en bordure d'une grande prairie.

Je retourne à la route. Je la longe un peu jusqu'à un chemin de terre enherbé retournant vers le chemin blanc en longeant une parcelle étroite de blé en forme de U qui borde le sommet boisé d'une colline. En arrivant dans le virage du blé, une silhouette  sombre attire mon regard à environ 90 mètres, sur la bande enherbée qui longe la droite d'un fossé rejoignant le ruisseau longeant la gauche du chemin. Je me fige et l'observe. On dirait une grosse tortue qui hoche la tête par moment. Je décide de tenter une approche, je passe le fossé et reviens par la bande enherbée qui le sépare d'une autre parcelle de blé. L'animal se plaque au sol en m'apercevant. Alors que j'arrive à environ 40 mètres, je reconnais un mâle faisan qui finit par décoller alors que j'arrive à un peu moins de 30 mètres de lui.

Je continue à longer le blé jusqu'à une parcelle immense de féveroles. Je jette un coup d'œil en bordure de cette culture puis prends à gauche pour passer une bande de prairie et une haie avant de traverser un semé de tournesol en direction des vignes. En longeant cette parcelle de vigne par un chemin de terre, je surveille entre les rangs puis rejoins le grand blé où j'ai vu mon second brocard ce matin. Je suis le chemin jusqu'en haut de la parcelle puis prends à gauche en longeant la haie qui borde la culture. Je scrute sans succès la surface des céréales puis rejoins une prairie d'herbes hautes qui remonte vers la route de crête. Toujours rien, je passe la route et redescends vers le secteur chassé ce matin en longeant une haie qui borde la gauche d'une bande de prairie. Brusquement, j'aperçois des oreilles dans l'herbe haute. C'est un lièvre qui démarre et part sur la gauche à environ 70 mètres pour sortir à découvert sur un plantier de vigne et s'éloigner au galop.

En bas de la prairie, je prends à gauche vers le petit bois précédé par le petit plan d'eau et longe entre le bois et la bande de prairie étroite, le secteur semble désert et je me déconcentre en arrivant au bout de l'herbe haute quand un beau brocard démarre et disparaît rapidement en remontant dans les vignes. Je le laisse filer pour ne pas l'affoler plus. Je rejoins le bas de la parcelle de blé que je longe avant de remonter en bordure gauche de la culture. Je passe la petite bande boisée qui rentre dans la culture et continue à remonter vers la crête quand j'aperçois une chevrette qui remonte au galop à environ 100 mètres dans le blé. Elle s'arrête par moment et regarde derrière elle, peut-être est-elle suivie par un brocard. Je presse le pas pour la devancer puis bifurque sur le passage de tracteur qui longe le haut de la parcelle pour tenter de la recouper mais je la perds de vue et rien ne vient derrière. Je fais demi-tour et retourne vers ma voiture sur le chemin pris ce matin pour venir.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Alex

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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 09:33
Buffle d'eau de race murrah

Buffle d'eau de race murrah

Retour d'Argentine
Retour d'Argentine
Retour d'Argentine
Retour d'Argentine
Retour d'Argentine
Retour d'Argentine

Des récits à suivre sur la revue Charc puis sur mon blog dans quelques mois...

Alex

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 11:16

Ce matin, veille prévue de mon départ, je reçois un mail d'Air France m'informant d'une grève pour le lendemain et de la possibilité que mon vol soit annulé.  Je joue de malchance car mon vol intérieur en Argentine ayant été annulé sans raison, il y quelques mois, j'ai dû reporter mon vol Air France de 2 jours et reprendre un autre vol intérieur. J'appelle donc ma compagnie pour tenter de trouver une solution, on me conseille de prendre un vol le soir même pour rejoindre Paris car les vols internationaux sont maintenus. Je quitte donc précipitamment mon travail en début d'après-midi pour finir de préparer mes affaires et attends le retour de ma compagne qui doit me conduire à l'aéroport de Blagnac vers 16 heures. Je vais devoir passer toute la journée du lendemain sur Paris et décide d'appeler mon amis Jacques pour savoir s'il serait disponible pour que je passe le voir, celui-ci m'invite à dormir chez lui et à y passer la journée. Arrivé sur Paris dans la soirée, je prends donc un taxi pour rejoindre son domicile. Jacques et sa compagne n'étant pas disponibles le lendemain, je passe ma journée devant la chaîne chasse-pêche avant le retour de mes hôtes dans l'après-midi. J'ai cassé ma ceinture en la mettant ce matin et Jacques m'en prête gentiment une car, sans elle, je risque de perdre mes pantalons de chasse durant les approches. Jacques me propose de me conduire à l'aéroport après manger. Je prends mon avion vers 23 heures et arrive à Buenos-Aires vers 9h30. 

Chroniques argentines 2019, le voyage

En sortant de l'avion, plus d'une heure de queue en serpentin m'attend avant de passer l'immigration où on prend l'empreinte digitale de mon pouce avant de me demander l'adresse où je compte dormir ce soir, sans cette dernière je ne peux pas passer l'immigration. Je dois donc contacter Gaston qui me répond heureusement rapidement et passe le poste après environ 30 minutes. Le temps de récupérer mon bagage en soute, que je peine à trouver  faute d'indications claires sur le tapis d'arrivée, et d'un contrôle des douanes sur mon matériel d'archerie, il me faut maintenant trouver le bus de Tienda Leon pour me rendre à l'autre aéroport de la ville d'où part mon avion pour Trelew. Après près 1h30 d'attente, ce dernier arrive, près d'une heure de route nous séparent de l'autre aéroport mais j'ai tout mon temps vu que mon vol est prévu pour 17h. Mon 3ième vol, au-dessus de l'océan et d'un paysage qui semble désertique, se passe sans encombre, je récupère vite ma valise sur l'unique tapis roulant de l'aéroport de Trelew. Les murs sont décorés de moulages de fossiles de dinosaures

Chroniques argentines 2019, le voyage

et de grands posters de la faune patagonienne qui me mettent déjà dans l'ambiance. A la sortie de l'aéroport, je retrouve Gaston, avec qui je communique par Messenger depuis des mois pour préparer mon voyage. Nous chargeons mes bagages, il reste encore 1 heure de route jusqu'à Puerto Madryn pour finir cet incroyable périple. Gaston ne parle pas français, je suis content de savoir parler assez bien espagnol. A la sortie du parking de l'aéroport un énorme dinosaure reconstitué à taille réelle trône en bordure de la route au milieu d'un paysage quasi désertique.

Chroniques argentines 2019, le voyage

Arrivé chez Gaston, je vérifie mon matériel, je remonte mon carquois et mon viseur sur mon arc. Gaston me propose de tirer un peu pour vérifier que tout va bien mais, horreur, ma première flèche est beaucoup trop basse, je me rends vite compte que j'ai mal fixé mon viseur et tout rentre vite dans l'ordre. Nous chargeons nos affaires dans la voiture pour ne pas perdre de temps le lendemain. Après un repas en duo durant lequel nous discutons de la chasse, nous sommes rejoints par sa compagne dans la soirée. Nous  discutons encore un peu avant de partir nous coucher car demain près de 5 heures de voitures nous attendent pour rejoindre le territoire de chasse près de Rio Colorado où je vais tenter de prélever un buffle mâle et un sanglier mâle armé.

 

Alex

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 20:17

La semaine dernière, le président de la chasse d'Haulies, commune sur laquelle je réside depuis fin 2018, m'appelle pour me proposer un bracelet de chevreuil. Il reste 5 bracelets qui n'ont pas été réalisés en battue. J'avais demandé à l'assemblée générale, en début de saison s'il serait possible de chasser un chevreuil à l'approche mais les réactions du bureau n'avait pas semblé très favorable. La chasse à l'approche et à l'affût sur ma commune ne sont pas favorisée, le tir du sanglier ne se fait qu'en battue et la chasse du chevreuil se fait principalement en battue, seules les dernières attributions se font parfois à l'approche pour éviter un dépassement de quotas. Nouveau sur la société de chasse, je n'avais pas insisté et avais laissé tomber l'idée. Cette proposition bien que très tardive m'a donc beaucoup surpris et j'ai décidé de relevé le défi de prélever ce chevreuil à l'arc en moins de 2 semaines, avant la fermeture de la chasse. Les consignes sont de ne pas tirer de joli brocard car ils sont réservés pour le tir d'été, vendu un bon pris à Actéon. Cela fait 15 ans que je n'ai pas chassé sur Haulies où j'ai prélevé mon premier chevreuil à l'arc en 2005, année de mon arrivée dans le Gers. A l'époque, mon mode de chasse silencieux et ma réussite étaient mal passés auprès de l'ancien président, je n'avais donc plus tenté de reprendre des bracelet chevreuils en tir d'hiver sur la commune.

Ce weekend, ayant un peu de temps, j'ai réalisé quelques sorties à l'approche pour faire un peu de repérage autour de ma maison. Quel plaisir de pouvoir partir à pied de chez soi. J'ai repéré 4 brocards dont 3 bien trop gros pour être tirés. Un jeune brocard, accompagné d'une jeune chevrette traînent en limite de la société de chasse et je les ai approché 2 fois presque à distance de tir. J'ai même armé le jeune brocard à un peu plus de 20 mètres mais ce dernier était de face et je n'ai donc pas décoché. Ces sorties m'ont appris que, tous les soirs, quelques chevreuils passent à l'angle d'un bois pour rejoindre une langue de prairie prise entre les massifs boisés. Ce soir, en sortant du boulot, je décide d'aller m'y poster. Je me prépare rapidement puis part de chez moi à pied, à travers champ pour rejoindre mon poste. Arrivé au coin du bois, je constate que le vent vient du semé de blé et rentre dans le bois, j'hésite un peu car si les chevreuils arrivent dans mon dos ils vont me sentir mais je décide de tout de même tenter le coup. Je remonte un peu en longeant le bois et y rentre de quelques mètres par une très grosse coulée. Je dégage le sol pour pouvoir pivoter en silence et me cale contre un chêne. De nombreuses coulées très marquées convergent dans le bois vers mon poste. L'attente commence, des petits rongeurs agitent les feuilles mortes qui recouvrent le sol du sous-bois. Le vent venant du semé a un peu forci, je le contrôle régulièrement et sa direction reste constante. J'observe dans le bois et dans le champ quand je suis surpris par l’apparition du jeune brocard sur lequel j'ai armé samedi. Un chêne en lisière m'a masqué son arrivé. Il est à environ 60 mètres dans le semé de blé et regarde vers moi. Je reste immobile, il se met à brouter. Mon cœur s'emballe un peu ce qui ne m'arrive jamais à l'approche mais il se calme vite. Je me penche doucement pour voir si la chevrette le suit et l'aperçois plus en arrière en crête du champ mais j'aperçois aussi 3 autres chevreuils qui arrivent du bois derrière la crête. Un autre jeune brocard et 2 jeunes chevrettes. Tous sont tirables, il n'y a plus qu'à espérer qu'ils se rapprochent.

Le premier brocard broute tranquillement mais s'éloigne lentement de 3/4 arrière. La jeune chevrette, rejointe par le second brocard qui commence à la coller de trop près, démarre rapidement pour rejoindre l'autre brocard qui se retourne et semble biaiser vers moi. Une autre chevrette commence à venir vers eux en baisant doucement vers mon poste. Le second brocard revient vers la crête pour rejoindre la dernière chevrette. Ils collent leur têtes et semble se frotter front contre front. L'autre brocard est pris d’éternuements puissants qui font jaillir des gouttes de liquide brumisé de son nez. Je l'ai déjà vu éternuer de la sorte samedi ainsi qu'une autre chevrette approchée à 25 mètres. Les 3 chevreuils les plus proches s'approchent lentement en broutant tranquillement. La chevrette la plus à droite commence à venir droit sur moi d'un pas lent mais décidé alors que le jeune brocard et sa chevrette un peu plus en retrait s'avancent également mais plus lentement. La chevrette n'est plus qu'à 20 mètres, arrêtée de face, cachée derrière un chêne, le brocard un peu plus à gauche est à environ 25 mètres et sa chevrette plus en retrait. J'arme doucement mon arc, elle repart toujours d'un pas lent et arrive de face sur la droite du chêne. Je la suis dans mon viseur. Elle biaise légèrement, passe derrière le chêne et vient stopper de 3/4 face (presque de face) à 5 mètres de moi sur la gauche du chêne, derrière un genet peu touffu. Je cale ma visée sur le défaut avant d'épaule dans une fenêtre au travers du genet. La chevrette tranquille regarde à droite. Je décoche. Ma flèche la frappe bruyamment. Elle fait volte-face alors que ses camarades se dispersent au galop. Elle fuit au galop en perdant énormément de sang, son estomac pend par le trou de sortie de ma flèche qui est restée en travers de l'animal. Elle décrit une boucle d'environ 35 mètres dans le semé de blé pour revenir vers le bois à ma droite à environ 20 mètres. Alors qu'elle arrive près de la lisière son arrière train flanche et je l'entends se fracasser dans la végétation au moment où je la perds de vue. 

Je quitte mon affût, les autres chevreuils, dispersés au loin et regardant vers moi, redémarrent pour rejoindre les bois. Un chevreuil aboie dans mon dos, dans le bois où j'était posté avant de détaller. Une piste de sang très abondante de 50 cm à 1 mètres de large me conduit sans aucune difficulté à ma chevrette morte sur le dos, calé contre des petits buissons, juste en lisière. Elle a perdu la moitié de sa panse à un mètre de la lisière. Ma flèche rentre au cœur devant l'épaule droite et ouvre les 2/3 de la cage thoracique, à mi-hauteur, sur le flanc opposé. Ce trou béant est impressionnant et laisse sortir les viscères. Ma flèche n'est plus dans la chevrette. Je refais la piste à l'envers et la retrouve quelques mètres après le tir, posée au sol. La chevrette l'a expulsée dans sa course. Je la remets au carquois et par baguer ma chevrette. J'ai oublié mon appareil photo et mon portable à la maison. Je rentre donc faire quelques photos souvenir alors que la nuit tombe doucement.

Une chevrette haulienne à l'affût, 24 février 2020

Alex

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 20:17

Ce soir, le ciel est nuageux, il ne fait presque pas de vent, je décide d'aller me poster à Traversères sur mon poste à sanglier où j'ai pu flécher un beau mâle le mois dernier. En arrivant, vers 17h15, je constate que les sangliers sont passés de frais, la végétation est couverte de boue, le sol a été fouillé, les arbres ont été frottés et portent des coups de dent. En m'installant à mon poste, derrière le genévrier mort tombé au sol, je constate qu'un sanglier a eu l’audace de venir se soulager pile où je m'installe habituellement. Le laissé a quelques jours, il n'est pas frais. Je me cale, face à la pente, débarrasse le sol de ses feuilles mortes pour pouvoir pivoter sans bruit, contrôle le vent, très léger qui vient de ma gauche et descend légèrement, en émiettant un bout de lichen. L'attente commence.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

Les campagnols agitent brillamment le sous-bois en courant sur et sous les feuilles mortes. L'un d'eux joue à cache-cache devant moi, courant sur quelques mètres à découvert avant de plonger sous les feuilles mortes pour ressortir un peu plus loin son museau, observer un instant avant de partir de recacher un peu plus loin. Un peu plus tard, un épervier vient se poser à environ 35 mètres sur ma droite sur un chêne. Le temps passe, un peu avant 18 heures, un bruit de pas se fait de plus en plus présent dans mon dos. Ce n'est un campagnol, je me retourne doucement et me prépare en accrochant mon décocheur.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

2 petits grognements timides retentissent. Le sanglier se rapproche dans le sale en dessous de moi sur la droite et je m'attends à le voir déboucher devant moi. Je suis prêt et croise les doigts pour que le vent ne tourne pas mais le sanglier biaise dans le sale et semble vouloir passer sur ma droite. Je pivote doucement pour me tourner vers une trouée dans la végétation où j'espère le voir passer.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

Les bruits de pas s’espacent doucement puis s’interrompent. J'attends un moment en tendant l'oreille, espérant entendre ou voir l'animal mais le calme s'installe. Je me retourne à nouveau face à la pente, la luminosité baisse vite quand des bruits de pas et des craquements retentissent sur ma droite. J'aperçois rapidement un gros sanglier qui descend sur moi dans un couloir dégagé qui remonte vers la crête au travers du sale. J'arme doucement mon arc alors que le sanglier arrive à environ 15 mètres. Il stoppe à environ 8 mètres plein travers au pied d'un arbre frotté, j'aligne ma visée mais quelques branchettes me gênent pour décocher. Le sanglier avance de quelques pas et stoppe à nouveau. Je cale ma visée et décoche. Je n'ai pas entendu d'impact franc mais le sanglier fait volte-face et fonce pour remonter vers la crête alors que d’autres sangliers plus petits que je n'avais pas vu se dispersent dans les fourrés. Très rapidement mon sanglier percute violemment un arbre que je vois bouger puis s'agite un peu dans le sale. Une respiration mouillée se fait entendre puis le calme s'installe. J'attends un instant au poste au cas où un autre sanglier se présenterait mais la nuit s'installe. Des sangliers passent à environ 20 mètres sur ma droite en grognant mais impossible de les voir dans la pénombre grandissante. Je quitte mon poste et m'avance vers l'endroit du tir où je retrouve ma flèche posée au sol.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

En la saisissant, je constate qu'elle est couverte de sang. Plusieurs petites gouttes de sang jonchent le sol autour de la flèche. Je la remets au carquois puis allume ma lampe à la recherche de sang mais je peine à le trouver. C'est en me retournant que j'aperçois la piste très abondante que je pensais un peu plus dans le fourré.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

Une piste de sang spectaculaire et ininterrompue remonte vers la crête. Elle mesure entre 50 centimètres et 1 mètre de large et tapisse le sol et les arbustes. Je la suis sans peine.

L'année commence bien , 1 janvier 2020
L'année commence bien , 1 janvier 2020

Je retrouve vite l'arbre que le sanglier a percuté, il porte une grosse marque de sang frottée.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

La piste bifurque sur la gauche dans le fourré un peu moins abondante. Un autre arbre porte un beau frotté environ 3 mètres plus loin, puis la piste redescend et je retrouve mon sanglier mort sur le flanc dans le fourré. C'est une laie qui a allaité il n'y a pas longtemps, les autres sangliers devait être ses petits. Elle n'a pas fait plus de 30 mètres. Ma flèche touche les poumons et coupe les gros vaisseaux sanguins qui alimentent le cœur.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

Je dégage mon sanglier du fourré pour faire quelques photos souvenir puis appelle le propriétaire des lieux pour qu'il vienne m'aider à ramener mon sanglier.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

Je l'attache par le groin et le traîne pour redescendre dans le champ travaillé en contrebas puis rejoins un chemin enherbé qui longe le champ et le traîne sur plusieurs centaines de mètres en attendant l'arrivée du propriétaire puis nous le chargeons dans la bennette du tracteur pour rentrer.

 

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

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La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

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