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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 20:56

Depuis plusieurs jours, mes voisins me signalent un groupe de ragondins qui broutent tous les jours dans une petite parcelle semée de blé au bord du Gers derrière la station d'épuration du village. Je n'ai pu les voir qu'un matin vers 10 heures et un vent capricieux m'a fait manquer mon approche. Jacques venu en vacances quelques jours dans le Gers pour participer à la Battue que j'ai organisé le 29 novembre dernier s'y est frotté aussi sans plus de succès. Aujourd'hui, je suis décidé à m'en occuper sérieusement mais depuis ce matin c'est la troisième fois que je viens voir s'ils sont de sortie et que je ne les vois pas. Cette fois, je décide de m'avancer tout de même jusqu'au Gers à environ 90 mètres du chemin goudronné qui dessert la station d'épuration. Je m'avance tranquillement à travers le semé et rejoins la petite digue qui borde le borde le Gers dons la rive est boisée sur quelques mètres. Je la passe doucement, quelques colverts s'éloignent doucement sur l'eau sans s'envoler. Je les laisse partir puis m'avance doucement au bord de l'eau et me poste un instant entre 2 arbres. Les terriers sont à ma gauche à environ 15 ou 20 mètres. Je tente des cris de petits ragondins et immédiatement un ragondin de 2 kg environ arrive par ma gauche en longeant la berge. Je le laisse venir, j'ai oublié de prendre mon sac à dos avec mon lancer pour récupérer mes flèches et il va me falloir tirer près du bord si je veux récupérer ma flèche.

Le ragondin s'approche doucement alors que je continue à appeler par moment. Il vient s'arrêter derrière un petit tronc qui pousse contre la berge. J'arme mon arc et me prépare. Je relance quelques cris, le ragondin s'avance mais s'éloigne du bord et j'hésite à décocher car je ne vais pas pouvoir rattraper ma flèche. Il finit par me voir et plonge pour disparaître. Je désarme. Je recommence à appeler au cas où et cette fois ce sont 4 ragondins qui arrivent vers moi, un gros et 3 de la taille du premier. Je les laisse venir en appelant puis arme mon arc mais, comme le premier, ils passent trop loin du bord et s'éloignent sur ma droite en biaisant vers la berge opposée où ils entrent, à environ 30 mètres, dans un terrier. Je continue à appeler. Les ragondins restent à l'entrée du terrier et regardent vers moi. Les petits ressortent et viennent se caler contre mon côté de berge, en face du terrier mais le gros se décide et vient seul vers moi. Il biaise doucement et se rapproche. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée. Il passe à quelques mètres devant moi. Je décide de décocher. Ma flèche le frappe au niveau de l'épaule et ressort dans le cou. Le ragondin est foudroyé sur le coup et gigote à peine en surface avant de s'immobiliser.

Ma flèche est remontée 1 mètre derrière mon ragondin et les 2 commencent à dériver. Je prends le pas de course pour revenir chez moi à environ 300 mètres, j'attrape mes clés, court jusqu'à ma voiture, un peu plus loin, pour prendre mon sac à dos avec mon lancer puis repars au pas de course vers le Gers. J'essaie de me frayer un chemin au travers des arbres à environ 100 mètres en aval de l'endroit du tir et chercher ma flèche du regard sans succès. Le courant est faible, peut être ma flèche s'est calée contre la berge plus en amont. Je remonte le Gers et m'avance dans les passages pour tenter de voir ma flèche toujours sans succès. Je finis par revenir au premier endroit et vois arriver mon ragondin que je récupéré facilement car il dérivait vers la berge. C'est un gros mâle de 6.7 kg. J'aperçois alors ma flèche coincée dans quelques branches flottant sur le Gers à 50 mètres en amont. Je n'ai pas le temps d'aller la chercher car j'ai promis à ma compagne d'être prêt pour 17 heures pour aller voir un concert avec elle et 17 heures approchent. Je repars donc rapidement chez moi en espérant que ma flèche flottera jusqu'à demain matin.

Un ragondin Auterrivois, 6 décembre 2015

Alex

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 20:09

Aujourd'hui, j'organise une battue pour les archers sur la société de chasse de Justian/Roques/Lagardère. Xavier, mon ami guyanais et Franck avec qui je suis parti chasser cette année en Guyane sont venus passer quelques jours à la maison pour chasser et cela fait plusieurs jours que nous chassons sur cette société de chasse où j'ai pris 4 bracelets de chevreuil. Les contacts avec les chevreuils et les sangliers ont été nombreux mais je n'ai pas réussi à leur faire flécher un animal si ce n'est un ragondin à Franck le samedi soir. Vendredi, je suis allé, avec Xavier, préparer les postes de la première traque en coupant des branches gênantes au sécateur. Seul Xavier avait pris son arc. En quittant la voiture je lui avais demandé s'il voulait le prendre et il m'avait répondu que oui, je lui avais alors répondu que c'était toujours quand on le prenait pas qu'on le regrettait, je ne croyais pas si bien dire. Garé, vers 10 heures, sur le chemin de terre qui traverse l'Osse en direction du bois de Bourras, nous partons à pied vers le bois. A peine le pont franchi, nous tombons sur de belles traces de sangliers se dirigeant vers le bois, je les suis en faisant des commentaires à voix haute quand arrivé à moins de 10 mètres de l'Osse qui borde le bois, je lève les yeux et aperçois une grosse chevrette, juste sur la rive en face, au milieu d'une trouée dans la végétation, plein travers. Elle reste sans bouger, assez de temps pour me permettre de placer une belle flèche, mais je n'ai pas mon arc. Je l'annonce à Xavier un peu plus en retrait et plus à droite, mais il n'a pas de fenêtre de tir et la chevrette se débine tranquillement sur la droite dans la broussaille. Xavier tente de se rapprocher puis de suivre l'animal. Je le laisse faire et pars sur la gauche pour préparer les postes.

Je longe l'Osse à la recherche d'endroits propices pour poster un archer. Alors que je commence à préparer le premier poste. J'aperçois un beau colvert qui me regarde, posé sur l'eau à quelques mètres de moi. Il me regarde un instant puis décolle entraînant avec un lui un congénère plus à gauche que je n'avais pas vu. Je finis de préparer ce poste puis passe au suivant un peu plus loin alors que Xavier revient. Il décide de continuer en longeant la rivière pendant que je continue à préparer les postes. Le second poste préparé, je passe au suivant, une très grosse coulée descend dans la rivière sur la berge opposée et remonte à mes pieds, des traces fraiches remontent sur la berge devant moi. Je commence à couper les branches gênantes quand un bruit de fond commence à m'intriguer. Je tends l'oreille et entends maintenant distinctement des grognements, je pense qu'il s'agit d'un plaisantin réalisant une mauvaise imitation de sanglier et je reprends la taille des banches. Mais ces grognements puissants se rapprochent tranquillement et semblent maintenant très proches. Je cherche leur source dans le bois de la berge opposée quand j'aperçois un sanglier d'environ 30 kilos à environ 12 mètres, arrivant par ma droite. Je n'en crois pas mes yeux, à plus de 10 heures du matin et ses grognements qui ne s'arrêtent pas. J'attrape vite mon portable et appelle Xavier pour lui dire de revenir vers moi puis je raccroche. Ayant parlé, je pense voir le sanglier qui m'a dépassé d'environ 10 mètres sur ma gauche, s'éloigner mais au contraire, il se rapproche pour venir se planter de face, juste en face de moi, à 6 ou 7 mètres. Nous nous observons un instant, un autre sanglier grogne plus loin dans le bois. Le petit sanglier encore partiellement roux descend sur la grosse coulée puis hésite et se cale plein travers à 5 mètres devant moi. Pourquoi je n'ai pas pris mon arc ? Cette scène surréaliste dure quelques secondes puis le jeune suidé remonte sur la berge pour continuer à longer la berge et s'éloigner sur ma gauche en direction de Xavier qui arrive vers moi. Je lui fais des signes mais il a déjà entendu les sangliers et les suit en longeant doucement la berge pour tenter de les apercevoir.

Xavier s'étant éloigné, je reprends la préparation de mes postes. J'arrive au coin de la plantation de peuplier quand Xavier revient. Les sangliers se sont enfoncés dans le bois. Je prépare les postes de la peupleraie avec Xavier et en profite pour lui montrer les différents postes le laissant choisir celui qui l'inspire le plus. Il opte pour le poste du coin du bois, au pied d'un gros arbre, c'est le dernier poste de la peupleraie. Je traverse la rivière pour finir ma ligne de poste sur la gauche du bois. Je ne sais pas encore exactement combien de chasseurs vont venir dimanche et je décide de prévoir 17 postes au cas où. Je découpe des entrées dans le bois pour créer des accès à des postes à 5 ou 10 mètres à l'intérieur du bois jusqu'à arriver au coin suivant. Je reviens ensuite vers Xavier et retraverse la rivière. Mon invité n'est plus dans la plantation de peuplier et je le retrouve plus loin, posté au bord de l'Osse. Il vient de faire une belle approche sur le sanglier revenu se dorer au soleil sur la berge opposée mais gêné par les branches, il n'a pas pu décocher et le sanglier et retourné dans le bois. Il est temps de rentrer manger, nous retournons à la voiture plein d'espoir pour dimanche.

Dimanche matin, le rendez-vous est pris sur le parking de la salle des fêtes de Lagardère à 8 heures. J'attends 14 archers, le réveil sonne vers 6h20. Nous nous préparons avec Xavier et Franck qui ont dormi à la maison. L'heure tourne et le stress monte un peu, mes collègues ne sont toujours pas prêt, je leur demande de s'activer un peu, Jacques nous attends déjà près de ma voiture. Tout se bouscule un peu dans ma tête, Hémo veut venir avec nous et je l'embarque. Au moment de fermer la porte je me rends compte que j'ai oublié son harnais et reviens le chercher, cette fois nous partons et miracle, alors que je n'y croyais pas nous sommes à l'heure. Il est 7 heures. Après 45 minutes de route, nous arrivons au rendez-vous. Claude et Phil sont déjà là et les autres archers ne tardent pas à arriver. Claude m'annonce qu'un archer ne viendra pas, nous serons donc 13 pour cette battue. Christophe, Lionel, Lilian, Fred, Jacques et moi-même pour les gersois, Laurent et 2 amis à lui pour les Hautes- Pyrénées, Phil du Vaucluse, Chaude de la Haute -Garonne, Franck de Vendée et Xavier venu de Guyane. J'ai également invité Adrien pour les recherches au sang. Tout le monde étant arrivé, nous partons pour déjeuner à la salle des chasseurs de Lagardère, un peu plus loin dans le village où nous attendent des œufs et de la ventrèche cuits à la plancha ainsi que du pâté et du café. Le carnet de battue rempli, le déjeuner pris, et mes consignes données aux archers nous partons pour le bois de Bouras ou se déroulera la première traque.

En arrivant, nous apercevons 3 chevreuils au gagnage entre un bosquet en long et le bois de Bourras, de l'autre côté de l'Osse. Nous nous garons sur le chemin de terre qui traverse l'Osse et commençons à nous préparer quand un doute affreux m'envahit, je jette un rapide coup d'œil dans la voiture et me rends vite à l'évidence, j'ai oublié mon arc chez moi. Avec le stress de l'organisation de cette journée, j'ai complètement oublié l'essentiel. J'annonce la nouvelle à mes collègues et décide de repartir le chercher chez moi. Les fusils se postent le long de la route alors qu'un chevreuil se débine dans leur dos. Je pars d'abord poster mes invités avant de revenir à ma voiture et de retourner chez moi. Les sangliers ont donné des coups de nez frais tout le long des premiers postes.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

45 minutes de route pour récupérer mon arc et autant pour revenir. A mon retour les chasseurs sont en train de se déposter, la traque est terminée et les archers m'annoncent qu'ils n'ont rien tiré. Les sangliers n’étaient pas de la partie et je suis un peu dégoûté car je croyais fort dans cette première traque. Nous partons pour la seconde traque, le rendez-vous était calé aux silos de Roques où je conduis mes invités. Le président de la chasse nous demande d'aller nous poster autour d'un bosquet plus haut de l'autre côté de la route où nous avons levé beaucoup de sangliers il y a 2 ans. Nous reprenons donc nos véhicules pour aller nous garer près des bâtiments à environ 200 mètres du bois. Les chasseurs déjà présents les années précédentes connaissant les lieux je les laisse aller se poster et poster quelques archers pendant que je m'occupe de poster le reste des troupes sur le bas et la droite du bosquet. En bas du bosquet, Claude lève un chevreuil en prenant son poste. Arrivé en haut du bosquet, ma ligne postée, je tombe sur Fred, arrivé par l'autre côté et qui n'a pas de poste, je le prends donc avec moi et le poste entre Lionel et Phil puis redescends en longeant le bosquet pour me trouver un poste.

Le bord du bosquet est longé par un petit talus de terre que je longe à la recherche d'un passage. Je finis par trouver une entrée dans le bois et m'avance sans voir de posté. Le poste que je ne connaissais pas me semble parfait. Je me place sur le talus de terre dans une petite zone dégagée de ronce. Devant moi un écran de ronces me camoufle un peu, une grosse coulée sort des épines et monte droit sur moi pour bifurquer à droite juste à mes pieds derrière les ronces qui me camouflent.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Je suis à peine posté que les piqueurs arrivent avec les teckels. Ils attaquent par le bas du bois et les chiens lancent rapidement. Très vite, des décoches successives retentissent sur les postes du bas du bois, 4 flèches sont décochées en suivant mais aucun impact prometteur ne retentit. Je n'entends que le claquement des flèches dans la végétation ou les branchages. Un archer annonce "chevreuil". Des coups de feu claquent au loin. Un peu plus tard, j'entends distinctement une décoche puis un impact bien audible, un archer vient de flécher quelque chose. J'entends ensuite Christophe annoncer : "Je le vois, il est mort". Il vient de flécher un jeune brocard portant encore ces bois. Les chiens donnent toujours puis un teckel se met au ferme près des archers du bas. Au bout d'un petit moment, j'entends démarrer un animal qui semble lourd et casse du bois sur le départ. Un chasseur annonce "sanglier". L'animal se débine dans les épines et s'arrête régulièrement.
Le teckel recommence à aboyer au ferme. Un piqueur se met à donner de la voix près du poste de Lionel pour appuyer le chien puis rentre dans le bois. Je suis sa progression au crissement des épines. Il finit par tirer un coup en l'air car le ferme s'éternise. Jacques en face de moi annonce "cochon". Le sanglier repart, j'entends craquer la végétation et arme mon arc en gardant ma flèche dirigée vers le sol. Le sanglier semble se rapprocher puis je l'aperçois déboucher sur la coulée qui vient vers moi. Il semble très gros, il avance doucement puis s'arrête de 3/4 face, derrière un arbuste qui masque sa zone vitale. J'aligne ma visée mais attends qu'il se dégage. Il écoute un instant le chien qui se rapproche puis redémarre et vient droit sur moi. Je le suis dans mon viseur et le flèche quasiment de face à environ 5 mètres. Il est énorme et je peux voir ses défenses qui me font penser qu'il s'agit d'un gros solitaire. Ma flèche est rentrée jusqu'à l'empennage sur le haut de son épaule. L'animal accuse le coup et bifurque brusquement à gauche pour rentrer dans les épines en direction de Phil un peu plus haut. Phil n'a pas d'occasion de tir et le sanglier sort du bosquet, essuyant 2 coups de feu avant de foncer dans la vigne où je le regarde un instant s'éloigner. J'annonce : "Il est fléché". 2 teckels se lancent à sa poursuite et craignant pour leur santé, je décide de me déposter pour aller achever, si possible mon sanglier.
J'annonce mon départ puis pars au pas de course sur les traces de l'animal blessé. Je cours dans la vigne, me dirigeant au son de la voix des chiens. Il me semble les entendre au ferme un instant puis s'éloigner. Un coup de feu retentit en bas de la vigne sur la ligne des fusils et pensant mon sanglier mort, je ralentis. Je m'annonce en arrivant à la ligne puis pars voir le tireur qui me dit avoir touché le sanglier juste avant qu'il ne rentre dans le roncier derrière lui. Les 2 teckels sont au ferme et le sanglier ne semble plus bouger. Un second chasseur fait le tour pour se poster de l'autre côté du roncier. Je décide d'aller voir si le sanglier est mort ou pour l'achever si nécessaire. Je descends, par une grosse coulée, dans un fossé profond qui borde le roncier puis le traverse et rattrape la coulée barrée de ronces qui traverse le roncier. Je progresse voûté et péniblement en écartant les ronces tout en cherchant le sanglier du regard. Il est sur ma gauche à moins de 5 mètres mais je n'arrive pas à le voir. Je distingue à peine les teckels au ferme car il bougent un peu. Je rejoins une zone à peine plus dégagée, à environ 7 ou 8 mètres du fossé, me permettant de me redresser et d'encocher une flèche. Je finis par voir un morceau du flanc du sanglier au travers des ronces. Il me semble mort et j'annonce : "Il me semble qu'il est mort". Je commence à m'avancer un peu en écrasant les ronces quand j'aperçois son œil furibond qui m'observe à environ 3 mètres. "Il est toujours vivant". Il est couché sur le ventre et tourne le dos aux chiens situés sur ma droite, à environ 3 mètres de lui.

Il me présente presque un plein travers. J'arme mon arc et cherche une micro-fenêtre au travers des ronces pour lui décocher une flèche. Je finis par décocher mais ne vois pas si ma flèche a atteint l'animal. Le sanglier se redresse et se tourne face au chien en claquant des dents. J'encoche rapidement une autre flèche, arme et vise son épaule qui s'est sensiblement dégagée. Je décoche. Touché, le sanglier claque des dents, ma flèche est restée en travers de l'animal qui se contracte alors que du sang mousse sur ses babines puis se cabre très rapidement et retombe sur le dos en cassant ma flèche. Il se débat un peu sur le flanc alors que les teckels se taisent et se jettent sur lui pour le piller. J'annonce sa mort aux chasseurs de part et d'autre de ma position. Un autre chasseur arrivé entre temps me rejoint pour m'aider à sortir l'animal alors que je commence à écraser et écarter les ronces pour atteindre mon sanglier. Je récupère les empennages de ma première flèche près du sanglier. Le chasseur me rejoint, nous écartons les ronces pour attraper le sanglier et je dégage rapidement le morceau de flèche avec la lame qui dépasse du flanc de l'animal. Je l'éloigne pour éviter la blessure et la pose près de mon arc resté dans la zone dégagée derrière nous.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Nous attrapons le sanglier par les pattes avant et le dégageons pour l'extraire des ronces. Nous le traînons mètre par mètres vers la coulée et prenons mon arc au passage puis nous dirigeons par à-coup vers la sortie du roncier. Aidée par les autres chasseurs nous lui faisons passer le talus abrupt du fossé. Je remonte ensuite pour examiner mon sanglier, c'est le plus gros de ma vie d'archer. Contrairement à ce que je pensais il s'agit d'une laie. Ma première flèche est restée à l'intérieur sans percer de sortie dans l'animal. Ma seconde flèche est semble t-il passée à côté et je ne l'ai pas retrouvé dans les ronces. Ma troisième flèche rentre dans l'épaule et ressort 30 cm derrière l'épaule opposée en traversant les poumons. Les 2 premiers coups de fusil sont passés à côté, le troisième rentre et ressort juste au-dessus de la peau du ventre, au milieu de la longueur de l'animal, sans toucher les organes. Nous prenons quelques photos souvenir en attendant le 4 x 4 qui doit venir charger le sanglier.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Le chasseur ayant légèrement blessé mon sanglier m'explique qu'il a eu juste le temps de changer ses cartouches de plomb pour des balles et de tirer sur l'animal avant qu'il ne rentre dans le fossé. En examinant les traces du sanglier nous tombons, à l'endroit du tir sur de la graisses projetée sur l'herbe au sol.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Le 4x4 finit par arriver et nous ne sommes pas trop de 4 pour charger mon sanglier sur le véhicule.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Le 4x4 repart à travers la vigne vers le bosquet et je retourne vers mon poste pour attendre la fin de la battue. A mon arrivée, les chiens sont encore derrière un renard mais nous n'arriverons pas à l'avoir à portée de tir et arrêtons la battue. Nous discutons un moment de notre chasse puis redescendons aux silos de Roques.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Les animaux abattus, mon sanglier, le brocard de Christophe et une chevrette tuée au fusil ont été apportés à Justian chez le président de la chasse. Nous décidons de partir sur place pour faire une belle photo de groupe avant d'aller manger à la salle de Lagardère. A notre arrivée les chasseurs de la société sont en train de peser le sanglier que je pense faire plus de 90 kg alors que beaucoup d'archers me l'annonce bien en dessous. La pesée affiche finalement 91 kg. Nous prenons quelques photos de groupe puis repartons pour Lagardère où un bon repas nous attend.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Après un petit apéritif, nous passons à table.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Le repas, comme le début de la journée se déroule dans la bonne humeur et la convivialité, comme chaque année, l'hospitalité de la société de chasse est toujours aussi exceptionnelle. Le repas démarre par une bonne garbure au cou de canard.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Nous aurons ensuite droit à un bon civet de chevreuil accompagné de pattes puis au traditionnel flanc aux œufs qui mérite à lui seul de participer à cette battue mixte annuelle.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Notre repas et le café pris vers 15 heures nous décidons de repartir pour une dernière petite traque avant la nuit. Le président de la chasse me demande d'aller poster les archers autour d'un bois coupé par une ligne à haute tension sous laquelle les ronces et les fougères font une très bonne remise à sanglier et en chassant cette semaine avec mes invités nous avons repéré une forte activité des suidés dans ce secteur. J'ai bon espoir que mes invités puissent en tirer un. J'envoie 8 archers se poster sur le bas du bois et prends le reste des archers avec moi pour poster le haut du bois. En chemin, Xavier qui constate que je n'ai plus que 2 flèches sur mon carquois, me propose de m'en prêter d'autres. Je refuse lui disant que j'ai déjà tiré ce matin et qu'avec 2 flèches j'en ai bien assez. Je laisse Frank en chenin dans un angle de bois ou sortent souvent les animaux puis pars poster les autres archers sur le haut du bois. Les premiers se postent près d'un chemin forestier qui traverse une bande étroite du bois qui, en forme du U, borde sur 3 côtés une prairie. J'ai décidé de ne poster les archers que sur la zone coupée par la ligne haute tension. Avec Jacques nous partons nous poster un peu plus loin sur la même ligne mais au bord de la prairie en rentrant tout de même un peu dans le bois. Je prends encore une fois un poste au hasard qui ne me laisse qu'une visibilité réduite à environ 10 à 15 mètres autour de moi. Derrière moi, une bande de buissons noirs borde la prairie et je me poste dans une bande étroite buissonneuse plus claire avant les ronces sous la ligne à haute tension.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

En bas, un gros écureuil foncé escalade un chêne près de la ligne des archers. Rapidement, un piqueur arrive par le bas du bois avec les teckels et rentre dans le bois par un passage pour rejoindre les ronces sous la ligne électrique. Les chiens lancent vite un animal qui traverse au niveau des premiers postes de ma ligne sur ma gauche.

Le calme revient et le piqueur s'avance ensuite en longeant les ronces tout en encourageant les chiens. Ils finissent par lancer un chevreuil qu'il annonce. Les chiens poussent un instant puis le calme revient. Un autre piqueur arrive dans mon dos en longeant la prairie puis rentre derrière moi dans les épines pour repartir en sens inverse. Il ne tarde pas à lever un chevreuil qu'il tire au plomb sur la prairie, le blessant à une patte. "Attention, chevreuil blessé, en bas...". Le chevreuil, coursé par les chiens, fonce dans la partie de bois non postée. Les chiens finissent par l'attraper en contrebas et nous l'entendons gueuler un moment avant que le piqueur ne l'atteigne pour l'achever. Le piqueur et les chiens du bas lève, en bout de traque, un chevreuil qui se débine sans être poursuivi. "Chevreuil". Je scrute mon entourage et tend l'oreille quand un bruit furtif m'interpelle derrière moi. Je tourne doucement la tête et aperçois un chevreuil qui me semble d'abord très petit. Ses bosses sur la tête me font penser à un chevrillard. Il s'arrête à environ 10 mètres et écoute le traqueur et les chiens. Je pivote doucement pour me retourner. Le chevreuil ne m'a toujours pas vu. Il s'avance de quelques pas et s'arrête à nouveau pour écouter et regarder vers le bas. C'est un beau brocard qui a perdu ses bois. Une trouée dans les épines m'ouvre une fenêtre de tir sur la coulée sur laquelle il progresse. Il faut qu'il avance encore de quelques mètres. Il fait un pas, écoute à nouveau, j'arme doucement mon arc et aligne mon viseur sur la coulée. Encore un pas et il écoute à nouveau à 1 mètre de la trouée. Il s'avance d'un pas très lent, mon viseur se cale sur son épaule. Il est à environ 6 ou 7 mètres, je décoche. Touché bas au niveau de l'épaule, il réagit à peine et continue à avancer d'un pas lent tout en boitant sévèrement. Il fait 6 ou 7 mètres et tourne sur lui-même pour se coucher calmement face à son arrivée. A peine couché, il tombe sur le flanc et s'immobilise rapidement.

Je me retourne et reprends mon attente. Les chiens poussent au loin et des coups de feu répétés retentissent. Les sangliers viennent d'être levés hors de la zone cernée par les archers. Un chien vient se mettre au ferme sur ma droite mais finit par renoncer et s'éloigne. Le temps passe et le calme s'installe. J'appelle un des piqueurs pour lui demander si la chasse est terminée et il me dit de déposter le bois car les sangliers ont filé sous le village de Roques dans le bois de pin. Je pars donc cherché ma flèche que je peine à retrouver. Je retrouve la zone du tir avec le premier sang et une touffe de poil.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

En progressant dans l'alignement du tir, je finis par trouver ma flèche posée sur le sol et couverte de sang.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Je la récupère et la remets au carquois. La piste de sang est courte mais bien marquée. Je rejoins mon chevreuil pour lui apposer le bracelet. 

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Comme je l'avais vu, ma flèche rentre basse au niveau de la patte avant et ressort au milieu de la cage thoracique. J'appelle Lionel pour qu'il déposte la ligne du bas puis tente d'appeler Jacques mais il ne répond pas. Je tire mon chevreuil hors des épines sur la prairie et lui attache mes pattes pour le charger sur mon épaule et partir déposter ma ligne. J'entends Phil et Claude discuter et comprends qu’ils ont tiré. C'est en fait Claude qui tire un chevreuil mais sa flèche est passée dans le poil du dos pour aller se ficher dans un arbre.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Une fois la lame dégagée, il trouvera du poil sur cette dernière mais pas de sang.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Alors que Je passe devant Xavier, ce dernier en profite pour immortaliser mon retour, chevreuil sur l'épaule.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Nous récupérons ensuite Frank à qui 3 chevreuils passent trop vite. Alors que nous rentrons aux voitures où nous attendent déjà la ligne du bas. Mon téléphone sonne, c'est le piqueur qui m'avertit qu'un sanglier blessé vient vers nous. J'en averti mes collègues qui repartent vite se poster et je finis d'arriver aux voitures avec mon chevreuil où je fais quelques photos souvenir.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Les chiens arrivent au ferme et la bagarre s'engage avec le sanglier venu se caler dans les ronces sous la ligne électrique. Des chasseurs au fusil arrivent en renfort et se précipitent vers le bois. Pendant ce temps un beau renard surgit du bois et fonce à travers champ vers la digue d'un petit lac sur notre droite puis traverse la route à environ 150 mètres sur ma droite pour foncer vers les terriers situés un peu plus loin dans le bois. Le ferme s'éternise un peu puis le sanglier finit par s'éclipser et nous échapper. La luminosité baisse doucement et les archers venus de loin commencent à nous quitter. Sur cette traque en plus de mon brocard, un autre brocard et une laie de 64 kg ont été prélevée au fusil. La journée s'achève sur un exæquo fusil/arc.

Jacques raccompagne mes invités chez moi car Xavier est invité à manger ce soir et Frank doit repartir et il a de la route. Pour ma part, je vais peler mon sanglier et mon chevreuil avant de rentrer.

Un grand merci à tous les participants, à la société de chasse, les cuistots et cuisinières pour cette belle journée.

 

Alex

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 21:03

Ce soir, je pars me poster près d'un lac au pied d'un arbre. Le temps passe, quelques ragondins sortent et rentrent des terriers qui percent la berge de gauche qui borde le bois. Des canards arrivent par vagues successives et repartent si j'ai le malheur de bouger à peine. La luminosité baisse doucement quand un bruit de pas rapide se fait entendre dans le bois à ma gauche. L'animal se dirige vers le pré dans mon dos et pris dans le bois. Je me retourne doucement. L'animal descend dans le ruisseau qui alimente le lac puis remonte et se présente de face en lisière du bois dans une grosse trouée. C'est un petit brocard, il reste un instant sans bouger à observer. Il est à environ 20 mètres. Il surgit sur le pré au trot et s'arrête à environ 15 mètres. Il regarde autour de lui puis s'avance au pas et se rapproche doucement sans venir vers moi. Il traverse tranquillement le pré. Je profite d'un moment d'inattention et arme mon arc. Je cale ma visée et décoche alors qu'il marque un temps d'arrêt plein travers à 12 mètres environ.

Un gros crac retentit et mon brocard part avec la flèche en travers des épaules. Je reste immobile et le regarde partir. Il rentre au bois où je l'entends un court instant avant que le calme ne revienne. J'attends un moment sans bouger à l'écoute. La nuit tombe peu à peu et les canards arrivent pour se poser à l'autre bout du lac. Il fait presque nuit quand une sorte de chouette ou de hibou vient se poser près du lac, je ne vois presque plus dans la pénombre, puis s'avance jusqu'à l'eau et y reste un petit moment avant de s'envoler. Je décide d'aller cherche mon chevreuil. Avec ma lampe, je cherche du sang à l'endroit du tir mais ne retrouve que la moitié de ma flèche côté empennage à quelques mètres sur la trajectoire de fuite. Je pars donc à l'entrée du bois où est rentré le brocard et trouve du sang. Le brocard est monté au plus raide au niveau d'un talus très pentu. Le sang est assez abondant.

Un petit brocard à l'affût, 6 novembre 2015

Il s’amenuise ensuite alors que la pente diminue mais reste très facile à suivre et je retrouve assez rapidement mon brocard couché, comme endormi dans la végétation. Ma flèche traverse en avant des 2 poumons. La partie lame de ma flèche restera introuvable.

Un petit brocard à l'affût, 6 novembre 2015

Alex

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 22:55

Ce soir, je décide d'aller me reposter au même endroit que la veille. Mon ami Patrick à qui j'ai raconté ma chasse a décidé de venir se poster lui aussi dans le secteur. En arrivant doucement près de mon poste, je l'aperçois, à environ 100 mètres, en train de me faire des signes mais je ne comprends pas ce qu'il veut me dire. Je finis d'arriver doucement à mon poste et vois que Patrick quitte le sien, je trouve ça bizarre mais reste à ma place et m'immobilise car la nuit arrivera vite. A peine Patrick parti, des sangliers se mettent à couiner dans le bois sur ma droite à environ 20 ou 30 mètres. La tension monte d'un cran et je me prépare en accrochant mon décocheur. Les sangliers tournent un petit moment sans sortir à découvert quand un peu plus loin devant moi, dans le bois une toux très sonore retentit. Certainement un autre sanglier, le silence revient un moment puis cette toux retentit à nouveaux. Je surveille les alentours alors que la luminosité baisse vite. Alors que je surveille le bois en directions des premiers couinements, je ne remarque pas tout de suite un gros sanglier qui vient vers moi mais alors qu'il se met à grogner en se dirigeant droit sur moi, mes yeux se braquent rapidement sur lui. Il arrive, comme son collègue de la veille, droit sur moi en empruntant le même chemin. Je me prépare à armer mais pour l'instant il vient de face. Il biaise un peu sur ma droite et se dirige droit sur le sang que mon sanglier a laissé la veille, il descend le talus de la mare en soufflant puis se met à renifler le sang. Il est toujours de face à environ 10 mètres et je m'attends à le voir s'enfuir mais il se tourne plein travers et s'avance un peu en suivant le talus pour s'immobiliser en face me moi. J'arme doucement, vise et décoche, la luminosité n'étant pas très bonne, il me semble que ma flèche est un peu en arrière mais sans en être sûr.

Le sanglier démarre en trombe, un bruit humide très sonore provient de sa plaie. Je le laisse disparaître un peu plus loin dans le bois. Rapidement le calme revient puis je pars chercher ma flèche mais impossible de la trouver, je ne vois pas non plus de sang près de la zone du tir. J'attends un peu avant de commencer ma rechercher et la nuit s'installe. Ne trouvant toujours pas la moindre goutte de sang au départ de ma recherche, je pars directement en direction du bois où est rentré le sanglier, 40 ou 50 mètres plus loin et commence à inspecter la lisière avec ma frontale quand je tombe sur des gouttes de sang.

2 sangliers en 2 jours, 4 novembre 2015

Le sang remonte dans le bois et est assez facile à suivre. J'avance tranquillement en suivant les gouttes. Rapidement, la piste rentre dans les épines en suivant une grosse coulée et je progresse à 4 pattes sur les traces de mon sanglier. Environ 20 mètres après l'entrée dans le bois, je retrouve ma flèche, couverte de sang, posée au sol sur la coulée, lame vers moi, elle avait dû restée accrochée par l'empennage et la lame s'est accroché dans la végétation lors de la fuite, provoquant son extraction du sanglier. Je la récupère et la remets au carquois puis reprends ma recherche. Le sang monte toujours au plus raide et est plus ou moins abondant mais assez facile à suivre. Par moment, je commence à tomber sur des frottés très marqués.

2 sangliers en 2 jours, 4 novembre 2015

Encore quelques mètres et la piste prend à gauche pour suivre, sur 10 mètres environ, une grosse coulée bien dégagée et monter un peu moins mais rapidement le sang repars vers le haut et rentre à nouveau dans le sale quand une forte odeur de sanglier emplit mes narines. Je balaye le secteur avec ma frontale et aperçois mon sanglier couché sur le flanc un peu plus haut dans une éclaircie au milieu des épines. Je me rapproche doucement et constate qu'il est bien mort. Ma flèche semble avoir traversé les poumons, plus en avant que mon impression de départ. Il a parcouru environ 100 mètres et malgré l'atteinte n'a pas cessé de monter. C'est un beau ragot d'environ 70 kg.

2 sangliers en 2 jours, 4 novembre 2015

Je profite de quelques photos souvenir pour me poser un peu.

2 sangliers en 2 jours, 4 novembre 2015

J'attache ensuite le groin de mon sanglier pour le sortir des épines et rentrer. En retrouvant Patrick dépité à la voiture, il m'annonce qu'il s'était posté à mon poste avant mon arrivé et l'avait quitté peu avant que j'arrive. C'est alors qu'un gros sanglier était venu se souiller quelques minutes, alors qu'il s'était éloigné vers son second poste. Il a alors tenté une approche mais le sanglier s'était éclipsé. C'est pour cela qu'il avait quitté son poste si tôt, pensant que la chasse était finie en voyant repartir ce gros sanglier vers les épines juste avant que j'arrive.

 

Alex

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 22:53

Ce soir en sortant du boulot, je décide d'aller faire un tour rapide au sanglier. Avec le changement d'heure, la nuit tombe maintenant très vite mais me laisse encore environ 1 heure pour chasser. Arrivé sur place, je me change rapidement puis pars pour aller me poster près d’une mare partiellement asséchée où les sangliers viennent souvent se souiller. Je pars à travers bois et presse le pas sur le chemin forestier quand j'entends un pas monter par le penchant de droite. Je me fige, les bruits de pas tout proches s'arrêtent rapidement puis semblent faire demi-tour. Je viens très certainement de faire tourner un sanglier qui me montait droit dessus. Je tente de m'approcher doucement du bord du chemin, au travers de quelques genêts mais je ne peux qu'entendre l'animal se débiner en contrebas. Les feuilles mortes qui jonchent le sol m'interdisent toute approche et je préfère ne pas perdre plus de temps. Je reprends ma progression et presse le pas car il ne me reste pas beaucoup de temps pour chasser. Alors que j'attaque un virage du chemin, je fais démarrer un gros sanglier d'environ 80 kg sur ma droite. Il fouillait les feuilles mortes au milieu des arbres et je l'ai vu trop tard. Décidément, c'est une soirée à sanglier.

Cette fois, je finis d'arriver près de la mare asséchée. Je tente de m'approcher sans faire trop de bruit sur les derniers 200 mètres car la remise n'est pas loin. Je me poste contre un amas de ronces et de buissons et l'attente commence. La luminosité décroit rapidement quand des craquements retentissent dans le bois sur ma droite. Un animal se rapproche peu à peu, lentement. Je crains qu'il n'arrive trop tard car la nuit sera vite là mais je finis par l'apercevoir, il sort du taillis et se dirige droit vers moi. Je suis statufié et n'ose pas bouger. Petit à petit, il s'avance et finis pas s'arrêter face à moi à environ 10 mètres. Il hume l'air puis descend le talus de la mare et continu à s'avancer vers moi au travers de quelques touffes de végétation. Ses pattes, qui s'enfoncent par moment dans la boue, font en se relevant un bruit de succion. Il finit par se présenter plein travers à 6 mètres et, sa tête cachée par une touffe de végétation, il donne de grands coups de tête pour fouiller la boue. J'arme doucement, mon viseur se cale sur l'animal derrière l'épaule et je décoche.

Touché, le sanglier pousse un grand cri et s'effondre sur place. Il se débat dans la boue en couinant puis finit par se redresse et se traîner sur 5 ou 6 mètres pour retomber lourdement sur le côté sans arriver à se relever. Il tourne en rond au sol en essayant de se redresser. Je réencoche rapidement et me précipite vers lui pour l'achever. Arrivé à environ 3 mètres du sanglier, j'attends qu'il se présente ventre vers moi en tournant sur place pour lui placer ma flèche au niveau du cœur. Touché une seconde fois, il s'immobilise rapidement. Ma première flèche un peu trop haute s'est arrêtée dans la colonne vertébrale et je récupère le morceau qu'il a cassé en se traînant puis le morceau de ma seconde flèche qu'il a aussi cassé avant de mourir. Je le sors ensuite de la mare asséchée où il a perdu beaucoup de sang avant de l'attacher par le groin pour le tirer jusqu'à ma voiture.

C'est un joli petit ragot d'environ 60 ou 65 kg.

Un affût au sanglier court mais fructueux, 3 novembre 2015

Alex

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 17:09

Ce matin, avec Christophe, nous avons décidé de faire un tour au ragondin. Nous nous sommes donnés rendez-vous chez moi et partons pour le lac des Coteaux de Gascogne du carrefour de Noilhan. Arrivés sur place un peu avant le lever du jour nous discutons un peu dans la voiture garée près de la digue du lac. Alors que la luminosité commence à être suffisante pour pouvoir tirer, nous nous préparons et partons en chasse. Il fait beaucoup de vent ce matin, il souffle vers la digue. Christophe va prendre la droite du lac et moi l'autre côté, je pars donc en longeant la digue pour rejoindre la berge opposée puis nous commençons à longer le lac chacun de notre côté. Le niveau du lac est très bas et j'espère que nous pourrons intercepter les ragondins qui devront sortir de l'eau pour rentrer au terrier. Rapidement, j'aperçois des boules noires contre la berge, près des terriers du milieu du lac. Je presse le pas pour éviter de voir ces ragondins rentrer au terrier. En m'apercevant, ils se mettent à l'eau et partent vers Christophe que j'avertis à haute voix, il y a près d'une dizaine de ragondins. L'un d'eux remonte à environ 15 mètres de la berge et je tente une flèche mais passe juste au-dessus. Le ragondin plonge et ma flèche commence à dériver mais je dois surveiller plusieurs ragondins qui se sont dispersés sur le lac et je laisse partir ma flèche en espérant qu'elle ne coule pas.

Quelques ragondins partent toujours droit sur Christophe qui s'est posté sur une zone de terriers située en face de moi. Un gros ragondin revient vers le bord à ma gauche et un autre à ma droite. Je tente d'intercepter le premier plus près mais il plonge à chaque fois que je suis à portée de tir, en me retournant, j'aperçois le second ragondin qui se rapproche rapidement de la berge à environ 60 mètres dans mon dos. Je fais vite demi-tour et me précipite vers lui mais il monte sur la berge alors que je le rejoins et se précipite dans un terrier couvert de ronces, en haut du talus du lac. Il m'a bien eu, je fais à nouveau demi-tour pour tenter de retrouver l'autre ragondin mais ce dernier a disparu, il a peut-être réussi à rejoindre le ru d'alimentation à sec où se trouvent de nombreux terriers. Pendant ce temps Christophe a fléché un gros ragondin mâle de 7,5 kg contre la berge opposé. Christophe m'annonce que 3 ragondins reviennent vers mon côté du lac, je me retourne et les aperçois se dirigeant vers la berge côté digue. Je fais donc demi-tour, escalade le talus de la berge et fonce vers les ragondins pour éviter qu'ils ne rentrent dans un terrier. En me rapprochant de ces derniers, je ralentis pour les laisser un peu se rapprocher et m'avance doucement vers eux alors qu'ils ont eux aussi ralenti et marquent des pauses pour observer les alentours. Inquiets, ils finissent par faire demi-tour et plonger. Ils refont surface au milieu du lac puis biaisent vers la digue. Ne voyant pas d'autre ragondin sur le lac, Christophe vient à leur rencontre. Je finis par les perdre de vue et à l'arrivée de Christophe, ils semblent s'être volatilisés. Je fais donc demi-tour pour surveiller la surface du lac quand j'aperçois 2 ragondins fonçant vers les terriers que gardait Christophe. Je crie à ce dernier que les ragondins vont au terrier et il prend le pas de course mais arrive trop tard, 1 ragondin s'élance sur la berge et rentre au terrier puis le second le suit. Christophe arrive éreinté sur place.

J'aperçois alors un autre ragondin qui refait surface au milieu du lac et semble se diriger vers moi. Il plonge, je me cale derrière un arbuste qui pousse au bord du lac et le laisse venir, il plonge régulièrement et remonte toujours un peu plus près mais, arrivé à 20 mètres environ de la berge, il stoppe et hésite un moment puis fait demi-tour et repart vers Christophe qui l'interceptera à son arrivée contre la berge. Je contrôle les berges du lac sans voir d'autre ragondin, nous décidons de retourner à la voiture et de changer de secteur. Nous partons donc pour une mare très envasée proche d'une ferme de Clermont Pouyguilles dont le tour est colonisé par les lapins et les ragondins mais les ragondins sont déjà au terrier et le 2 ou 3 lapins que nous lèverons finiront en un éclair au terrier. Le reste des coins de la commune ne donnera rien, nous partons donc pour une mare sur Loubersan. Je me gare près de la route et nous nous préparons avant de descendre vers la mare située au fond de la combe. Nous prenons par la droite du champ en longeant la haie pour ne pas être repérés trop vite. Des canards sont en surface du petit plan d'eau et une boule noire attire mon regard sur la digue de l'autre côté de la mare. C'est un ragondin, je le montre à Christophe et nous continuons à descendre tranquillement mais quelques canards décollent et nous prenons le pas de course pour tenter d'intercepter le ragondin s'il n'est pas déjà parti au terrier. En arrivant au bord de la mare, des dizaines de canards s'envolent de la mare, Christophe aperçois le ragondin sur la droite de l'île et arme son arc mais le ragondin se met à couvert derrière l'île et il ne peut par décocher.

Une petite sortie au ragondin, 3 octobre 2015

Je descends donc le talus de la mare, faisant décoller encore 3 canards au passage et rejoins le pylône EDF servant de passerelle pour rejoindre l'île. Je commence à m'avancer en équilibre sur ce dernier, manquant de chuter dès le départ car le béton couvert de fientes de canard est très glissant. L'île atteinte, je me fraye doucement un passage au milieu des arbustes qui la couvrent et alors que j'arrive près de l'eau, j'aperçois le ragondin qui se débine sur l'eau sur ma gauche. J'arme rapidement mon arc et lui décoche une flèche de 3/4 arrière à environ 10 mètres. Un gros crac retentit et mon ragondin est séché sur place.

Une petite sortie au ragondin, 3 octobre 2015

Christophe fait doucement le tour de la mare et je reste posté un instant sur l'île pour surveiller les terriers de la berge en face de moi. Rien ne bougeant, je quitte l'île et rejoins Christophe puis récupère mon ragondin et ma flèche avec mon lancer. Ma flèche est rentrée derrière l'épaule et ressort juste derrière la tête comme je la voulais.

Une petite sortie au ragondin, 3 octobre 2015

Nous restons postés un moment contre les chênes qui séparent la mare d'un ru en contrebas. Les canards font des ronds au-dessus de nous et hésitent à se reposer mais les ragondins resteront au terrier. Nous quittons notre poste. Nous tentons un lac de l'autre côté de la route mais à part des cormorans et des canards nous ne verrons rien d'autre. Nous décidons de finir notre matinée à Labarthe, le long du canal mais là encore pas de ragondin. Nous verrons juste une chevrette broutant dans un passage de canon d'une parcelle de maïs bordant le canal.

Une petite sortie au ragondin, 3 octobre 2015
Une petite sortie au ragondin, 3 octobre 2015

Alex

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:21

Ce soir, en sortant du boulot, je pars chasser dans les maïs autour de mon lac favori, sur Labéjan. Je ma gare en haut de la côte, près de la ferme. Le vent souffle encore fort ce soir, je me prépare rapidement puis teste le vent. Il va vers la ferme, à l'opposé de d'habitude. Je décide donc d'attaquer ma chasse dans le sens opposé à mon habitude. Je remonte le talus de la route pour longer le maïs en direction de la ferme tout en contrôlant les passages de canon. Je passe le chemin enherbé qui descend vers le bosquet pris dans la culture puis rejoins le dernier passage de canon de la parcelle et commence à descendre en le suivant. Ce passage est encombré de pieds de maïs et de végétation par moment, ce qui ne facilite pas la progression et la vision des animaux. Le vent fort couvre le bruit des pieds de maïs qui frottent sur mes vêtements et je descends tranquillement en cherchant bien du regard un éventuel chevreuil. En arrivant à environ 50 mètres du bas de la parcelle et ne voyant aucun animal devant moi, mon attention se relâche un peu quand un chevreuil, couché à 4 mètres devant moi, se lève et fonce dans le maïs. Je viens de manquer ma première occasion de la soirée. Je finis de descendre jusqu'au fond de la parcelle puis la longe avec le vent de face, dans une végétation haute et très épaisse, parcourue de coulées de sangliers, jusqu'au passage de canon suivant. En arrivant au bout de ce dernier, je me penche doucement et aperçois un chevreuil plein travers à environ 20 mètres sur la gauche du passage, la tête tournée vers la gauche. J'accroche mon décocheur et commence l'approche en serrant la gauche du passage. J'avance très très lentement en faisant une pause observatoire à chaque pas. Maintenant que je vois mieux la tête de l'animal, j'identifie une chevrette. Je gagne ainsi 3 ou 4 mètres quand elle tourne la tête vers moi. Je me fige un moment puis recommence à avancer toujours avec la même technique. Je gagne à nouveau 2 mètres et elle regarde à nouveau vers moi. Je me fige à nouveau et recommence à avancer alors qu'elle retourne la tête vers le maïs Je parviens ainsi à me rapprocher à 10 mètres d'elle et me fige. Elle regarde un instant vers moi puis tourne la tête, j'arme doucement mon arc et prends la visée avant de décocher. Ma flèche part droit vers le défaut de son épaule mais je n'entends aucun impact et la chevrette démarre en trombe pour rentrer dans le maïs, disparaît, ressort sur le passage, fonce pour rentrer dans le maïs sur la droite du passage, se ravise puis fonce en remontant sur environ 30 ou 40 mètres dans le passage de canon avant que je ne la perde de vue.

J'attends un instant en essayant d'analyser la scène puis pars chercher ma flèche et d'éventuelles traces de sang mais impossible de trouver ni l'une ni les autres, je chercher plus de 30 minutes sans rien trouver et doit me rendre à l'évidence, j'ai loupé mon chevreuil. Ma flèche a peut-être été déviée par un pied de maïs qui se trouvait dans l'axe de la chevrette. Je repars donc en chasse, je rejoins le bas du maïs et le longe pour arriver un peu plus loin au coin de la culture qui remonte sur 100 mètres environ vers le bosquet. Je la longe donc et rejoins le bosquet pour le longer et rejoindre le reste du champ aligné avec le petit bois. Je progresse doucement en surveillant les passages de canon mais pas de chevreuil dans le secteur ce soir. En arrivant à 30 mètres du coin de la parcelle qui remonte ensuite en longeant un bois, les pieds de maïs deviennent plus petits et plus verts. J'avance doucement en essayant de voir un chevreuil au travers des céréales quand une petite chevrette se lève à 5 mètres de moi et se débine en suivant la bordure de la culture. J'arme mon arc, elle s'arrête à 15 mètres dans mon dos, je pivote et tente de prendre la visée mais je n'arrive pas à la voir suffisamment pour distinguer la zone vitale. A ma grande surprise elle fait brusquement demi-tour comme si quelque chose lui avait fait peur et fonce vers moi. Je la suis dans mon viseur mais elle bifurque à 5 ou 6 mètres de moi et remonte dans le maïs où je la perds de vue. J'attends un peu mais plus rien ne bouge, je désarme et reprends ma progression. Je remonte en suivant le bois jusqu'à rejoindre, un peu plus haut, un passage de canon qui rentre dans le maïs puis bifurque pour remonter vers le haut du champ. Je décide de la suivre tranquillement. Environ 100 mètres plus loin, un animal démarre dans un grand fracas sur ma droite dans le maïs sans que je puisse le voir. Le bruit cesse vite et je reprends ma progression. Arrivé en haut du champ, je le longe en direction de la ferme en recontrôlant les passages de canon.

Pas de chevreuil, je descends vers le ruisseau d'alimentation du lac en passant près de la ferme, rejoins le passage busé, le traverse et reviens vers le lac en longeant la parcelle de colza qui précède la parcelle de maïs. En arrivant à 40 mètres du coin de la parcelle de maïs qui borde le départ du lac, j'aperçois un ragondin qui surgit du colza et fonce vers le ruisseau où il disparaît. Je m'avance doucement et le voit en surface du ruisseau avant qu'il ne plonge. Je continue mon chemin jusqu'au bord du maïs puis je commence à remonter en la suivant pour contrôler les passages de canon. Le vent souffle du maïs vers moi toujours de façon soutenue. Le contrôle des passages de canon n'ayant rien donné, je longe le dernier passage tranquillement pour traverser la parcelle puis commence à redescendre par l'autre côté vers le lac. Un gros lièvre démarre à environ 60 mètres contre le maïs et rentre dans la culture en plaquant ses oreilles sur son dos. Le vent souffle vers le maïs tout en remontant légèrement. Je progresse rapidement d'un passage de canon à l'autre pour les recontrôler. En arrivant au passage suivant, je me penche doucement et aperçois à environ 10 mètres, côté droit du passage, les 2/3 arrière d'un jeune chevreuil que je pense être un chevrillard. Il est tout tordu, en appuis sur une patte arrière il est arqué, la tête tournée à l'opposé de moi et se gratte la tête avec son autre patte arrière. Le léger angle montant du vent me permet de ne pas être senti mais il me faut faire vite car il peut vite tourner. Je me recule à couvert, accroche mon décocheur, arme mon arc et m'avance doucement. Le chevreuil se gratte toujours, je vise et décoche mais au même moment le chevreuil se remet sur ses quatre pattes et je vois rentrer ma flèche trop basse et trop en arrière. Un gros jet de liquide accompagne le passage de la flèche et le chevreuil fonce dans le maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

J'attends un moment sans bouger puis pars chercher ma flèche et les premiers indices. Je longe doucement la bordure droite du passage et trouve une tâche de contenu stomacal sur les feuilles sèches de maïs au sol. C'est bien ce que je pensais ma flèche n'est pas bonne, je continue et trouve, un peu plus loin, ma flèche fichée au sol et ne présentant quasiment pas de sang mais souillée de contenu stomacal.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je remets ma flèche au carquois puis repars contrôler la tâche de contenu stomacal. Elle se composé de végétaux broyés et de grains de maïs concassés, de petites gouttes de sang ont été projetées sur les pieds de maïs au passage de l'animal.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je décide d'aller chasser sur la parcelle de maïs située sous la digue du lac, de l'autre côté de la route et de revenir faire la recherche tout à l'heure pour laisser le temps à l'animal de se coucher et de faire son hémorragie. Je repère mon passage de canon grâce à la borne d'arrosage située au bout de ce dernier puis je finis de longer cette parcelle de maïs en descendant vers le lac tout en contrôlant les autres passages de canon. Pas d'autre chevreuil, je pars donc en longeant le lac pour rejoindre l'autre parcelle un peu plus loin. Je passe sous la digue et rejoins la route puis la traverse, franchis le fossé puis longe la bande enherbée en contrôlant les passages de canon et remonte à gauche vers le premier passage de canon du haut du champ. Une fois le passage atteint, je me penche doucement, pas de chevreuil, je commence donc à le longer en serrant à droite tout en regardant dans le maïs des 2 côtés. Un peu plus loin, j'aperçois, sur la droite, une avancée dans le maïs, d'environ 10 mètres de long sur 6 ou 7 mètres de profondeur où le maïs n'a pas poussé. Je m'avance tout doucement jusqu'au bord du renfoncement quand j'aperçois une belle chevrette au travers des pieds de maïs. Je m'approche très lentement jusqu'au coin du renfoncement, en accrochant mon décocheur puis m'immobilise pour observer. La chevrette n'est qu'à 5 mètres de moi en léger 3/4 face. Je cherche du regard d'éventuels chevrillards quand j'aperçois un chevrillard mâle qui broute en bordure du renfoncement, au milieu du côté, en face de moi. Il est de 3/4 face. Je décide de me focaliser sur lui plutôt que sur sa mère. Je me positionne pour attendre qu'il s'avance un peu plus à découvert car son arrière train est encore dans le maïs et espérant qu'il se tourne un peu mais c'est alors que sa mère décide de monter droit sur moi. Elle s'avance de quelques pas puis se remet à brouter, elle n'est plus qu'à 3 mètres et risque de me repérer. J'arme donc doucement mon arc, prends la visée sur l'épaule du chevrillard qui n'a pas bougé et décoche. Je vois ma flèche le frapper où je visais. Les chevreuils démarrent et foncent dans le maïs. Le bruit de leur fuite cesse vite et je reste un instant à l'écoute alors que le calme revient.  

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je pars ensuite chercher ma flèche que je trouve plantée dans un pied de maïs à quelques mètres de la zone du tir, dans la culture. Elle ne porte pas beaucoup de traces de sang.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Confiant sur la létalité de ma flèche, je commence ma recherche et trouve, juste après la zone de tir, des éclaboussures de sang sur les pieds de maïs qui bordent le fond du renfoncement.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Les gouttes de sang ne sont pas très grosses mais nombreuses et continues. Elles ponctuent le sol et les pieds de maïs et je n'ai pas de peine à les suivre.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

La piste rentre dans le maïs pour suivre un moment le même rang, les gouttes sont toujours régulières mais moins nombreuses et surtout concentrées au sol.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je suis tranquillement la piste sans me presser.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je tombe un peu plus loin sur une petite reposée debout

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

puis sur une autre.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Au bout d'une trentaine de mètres environ, les gouttes au sol s'interrompent et je cherche la direction de fuite quand un frotté, une feuille de maïs à ma gauche, m'indique que mon chevrillard a bifurqué pour s'enfoncer dans la culture.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Juste avant le pied de maïs frotté, je remarque 2 gouttes de contenu stomacal sur une feuille bien verte

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

et une autre juste derrière le pied de maïs qui contient du sang.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je m'avance doucement en suivant le sang qui marque en frottés sur les pieds de maïs, la piste est maintenant perpendiculaire aux rangs. Je n'ai pas fait 15 mètres de plus qu'un chevreuil se lève devant moi et fonce dans la culture. Le bruit de la fuite cesse vite. Je décide d'attendre un petit moment sans bouger avant de reprendre ma progression en suivant le sang. Après quelques minutes, je m'avance vers l'endroit où se trouvait le chevreuil et trouve une reposée sanguinolente d'où repars la piste de sang, c'était bien mon chevrillard. Je reprends mes recherches mais en avançant tout doucement et en faisant une pause à chaque pas pour regarder devant moi. Je fais à peine 15 mètres avant d'apercevoir, au travers des pieds de maïs, un chevreuil à 10 mètres devant moi. Je me fige et l'observe.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Le chevreuil semble assis et tremble très fortement. Je reste immobile un instant mais très vite, il chute et commence à se débattre au sol. C'est fini pour lui, je le laisse s'immobiliser puis m'avance à sa rencontre pour lui apposer le bracelet et le sortir du maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Arrivé à mon chevrillard, je lui appose le bracelet puis le prends par les pattes pour ressortir de la culture en rejoignant le passage de canon que je longe jusqu'au bord de la route. Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et est ressortie basse au niveau de la panse avant de traverser l'arrière du cuissot. Après quelques photos souvenir,

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

je laisse mon chevrillard dans la végétation haute du bord de la culture puis repars vers la parcelle de maïs précédente en longeant le lac. Arrivé au coin de la culture, je remonte​ en la suivant pour rejoindre le départ du passage de canon. Je commence ensuite à chercher la tâche de contenu stomacal mais impossible de la retrouver, je contrôle et recontrôle mais rien, je finis par me rendre compte que je ne suis pas dans le bon passage de canon et rejoins le suivant où je trouve rapidement ma tâche de contenu stomacal et m'aperçois, qu'à l'endroit du tir, se trouve une autre tâche bien plus grosse. Je ne l'avais pas vu tout à l'heure.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je rentre dans le maïs en m'avançant entre 2 rangs et en suivant les petites éclaboussures de sang et de contenu stomacal.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

La piste est peu abondante et difficile à suivre, de plus les pieds de maïs sont enchevêtrés au sol à quelques mètres du passage de canon et compliquent encore mes recherches. Je finis par trouver un peu de contenu stomacal en petites gouttes, la piste biaise à droite puis je la perds à nouveau. Je tourne et retourne et finis par la retrouver, elle prend maintenant à gauche et traverse les rangs de maïs. Je suis lentement les frottés à peine marqués sur les pieds de maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Petit à petit, la piste devient plus abondantes et les frottés plus importants. Je dois allumer ma frontale pour poursuivre la recherche car la luminosité baise vite dans le maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je rejoins le début des rangs parallèles au passage de canon. La piste est maintenant plus facile à suivre. Les tâches de sang au sol alternent avec les frottés et je progresse un peu plus vite​. Je fais ainsi une quarantaine de mètres

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

et trouve une succession de de reposée bien marquées de sang à quelques mètres les unes des autres.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

J'avance tout doucement en regardant bien autour de moi. Le sang semble prendre à gauche pour changer de rang de maïs quand j'aperçois mon chevreuil couché à 2 rangs sur ma gauche. Il n'est pas mort et me regarde couché de 3/4 arrière. J'arme doucement et tente un moment de prendre la visée en essayant d'écarter les pieds de maïs avec mon arc. Ma visée prise, je décoche au travers des pieds de maïs et atteints le chevreuil qui se lève d'un bon en gueulant puis fait volte-face et fonce en suivant le rang. Le maïs claque sur son passage sur environ 30 mètres puis un grand fracas retentit. Les pieds de maïs claquent sur place un instant signe que le chevreuil se débat au sol. Le calme revient au bout d'un moment, je commence à suivre la piste maintenant très abondante. Le sang couvre le sol et les pieds de maïs en grosse tâches et je le suis facilement.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je trouve facilement mon chevreuil étendu sur le flanc. Un bout de la panse et des plis d'intestin sortent de la blessure de ma première flèche.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

J'examine mon chevreuil, ma première flèche le traverse très bas en arrière des côtes comme il me semblait après mon tir, ma seconde flèche rentre derrière les côtes et ressort dans l'épaule opposée. C'est une petite chevrette de l'an dernier et pas un chevrillard comme je le pensais en tirant. J'appose mon bracelet, le dernier de la saison d'approche de tir d'hiver à part que je me décide à en reprendre d'ici la fin de la saison puis attache les pattes de mon chevreuil pour le sortir de la culture et faire quelques photos souvenir.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je pars poser mon chevreuil avec le premier avant d'aller chercher ma voiture pour les charger et rentrer chez moi.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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