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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 09:14

Ce soir, je décide de retourner chasser au bord du Gers entre Auterrive et Boucagnères. Je pars comme d'habitude du départ du sentier de promenade qui borde le Gers. Au-dessus du mur qui dévie l'eau de la rivière vers le canal du moulin, j'aperçois quelques ragondins se débinant sur l'eau devant moi mais sans pouvoir les approcher ou les attirer. Certains prendront même le luxe de se caler contre la berge opposée pour me laisser passer comme s'ils savaient que je ne tire pas les ragondins à cet endroit faute de pouvoir les récupérer et récupérer mes flèches. Je jette un coup d'œil le long des fossés qui rejoignent le Gers sans voir de ragondin avant de revenir sur mes pas. Une femelle ragondin et ses petits me regardent passer de la berge opposée alors que la luminosité baisse.

Un ragondin au bord du Gers, 10 mai 2017

Je finis par repérer un beau ragondin, calé dans l'eau, contre la berge opposée, il broute des feuilles tombantes en se redressant au maximum pour les attraper. Je me poste derrière un gros arbre au bord de l'eau à environ 20 mètres de lui et commence à appeler. Immédiatement, il laisse son repas et biaise vers le milieu du cours d'eau en se rapprochant de moi. J'arme doucement mon arc et le laisse passer l'arbre avant d'aligner ma visée et de décocher alors qu'il n'est plus qu'à 7 mètres environ. Touché, il plonge dans un nuage de sang qui se disperse vite dans le courant. Il remonte vite devant un terrier de la berge opposée puis commence à se débattre en tournant en rond, le nez levé au ciel pour chercher son oxygène. Il s'immobilise vite et commence à dériver dans le courant. J'attrape vite mon lancer pour attraper ma flèche qui a dérivé en aval.  J'attends ensuite, entre 2 arbres, le ragondin qui dérive et réussi à l'accrocher avec mon lancer pour le ramener contre la berge à mes pied et le remonter sur la berge.

Un ragondin au bord du Gers, 10 mai 2017

Je range ensuite mon lancer dans mon sac à dos puis continue mon chemin avec mon ragondin à la main quand du mouvement attire mon regard sur la berge opposé. Un beau blaireau se débine sur le talus du Gers en parallèle du cours d'eau. Je le suis un instant pour voir où il va mais il me repère et fait demi-tour en pressant le pas, s'arrêtant par moment pour regarder vers moi et finit par disparaître dans une touffe de buissons. Un peu plus loin un gros remous attire mon attention contre mon côté de berge à environ 30 mètres. Je pose mon ragondin puis avance tout doucement vers le remous. Un énorme ragondin surgit juste à mes pieds dans la végétation et plonge bruyamment pour disparaître. Je n'ai pas pu le voir assez tôt. Je récupère mon ragondin et poursuis mon chemin.

Un peu avant le muret du canal, un remous attire mon attention sous des branches tombantes de la berge opposée. Il fait presque nuit. Je me cale et lance des appels. Un gros ragondin vient droit sur moi pour stopper à quelques mètres de moi mais il fait trop sombre et je ne peux pas le viser. Il finit par me repérer et plonge pour revenir sous les branches où un remous trahit sa présence. Il est temps de rentrer.

 

Alex

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 09:18

Ce soir, je repars faire un tour du côté de Clermont Pouyguilles pour tenter de réduire un peu la population de ragondin du petit lac. Mon ami Arnaud Lasperches d'HAVA Archerie m'ayant réparé et reréglé mon Carbone Elément partiellement cassé en Guyane, j'en profite pour le ressortir ce soir. Il n'a plus de stop-corde et vibre bruyamment à la décoche mais il fera parfaitement l'affaire pour chasser les ragondins et c'est mon Défiant Carbone Turbo qui va prendre la relève pour le grand gibier.  En chemin, je repère un groupe de  ragondins au gagnage dans une parcelle de luzerne, au bord d'un fossé rejoignant le Sousson à environ 100 mètres. Je me gare près d'un poulailler un peu plus loin et reviens vers le fossé en longeant la route en bordure de la luzerne. Arrivé au bord du fossé, les ragondins broutent toujours à environ 50 mètres. Je commence mon approche en longeant doucement le fossé tout en surveillant les animaux. Je stoppe à chaque fois qu'ils risquent de me voir et gagne peu à peu du terrain mais alors que j'ai gagné la moitié de la distance, un gros ragondin se débine vers l'eau. Je me fige et le laisse disparaître avant de poursuivre ma progression. Je gagne encore quelques mètres mais d'autres ragondins se débinent vers l'eau. La luzerne bouge encore et je continue à avancer mais presse un peu le pas. Alors que je suis à environ 10 mètres, 3 petits ragondins sortent de la luzerne et se coulent vers le fossé, j'arme et m'avance un peu en tentant d'en viser un dans la végétation et finis par réussir à aligner le dernier et décocher. Touché, il fonce vers le fossé en couinant. Je le laisse tranquille en espérant qu'il meure avant le terrier puis réencoche et jette un coup d'œil aux terriers plus en amont. L'eau bouge mais mes cris de petit ragondin ne font pas ressortir les fuyards. Je finis par aller chercher ma flèche qui porte des traces de viande et de poil. J'ai tiré trop bas. Je remets la flèche au carquois et contrôle le fossé. A l'entrée du terrier, l'eau est rougie par le sang mais le ragondin est rentré au terrier. Je tente de le sonder avec une flèche mais rien à part un ragondin qui se met à ronner à l'intérieur. Mon ragondin est perdu.

Je retourne vers la voiture et décide, avant de repartir, d'aller contrôler une mare un peu plus haut en remontant le long du fossé. Rien en vue, je retourne à la voiture et pars pour Saint Arroman, au bord du Sousson. Je me prépare puis rejoins le bord de l'eau et commence à remonter le ruisseau par la gauche quand un tracteur arrive. C'est le propriétaire qui broie ses bandes enherbées. Nous discutons un moment et je décide de revenir chasser ce secteur un autre jour car les ragondins ont dû rentrer au terrier, dérangés par le tracteur. Je pars donc pour le petit lac et me gare comme d'habitude avant de partir doucement vers le lac en biaisant vers le massif de laurières. Les petits ragondins se débinent sur l'eau et c'est alors que j'aperçois un gros ragondin au gagnage, de face, sur ma gauche sur la bande enherbée, de l'autre côté du fossé parallèle au lac, à environ 10 mètres de moi. J'arme doucement caché par les laurières puis aligne lentement ma visée alors que le ragondin se tourne plein travers en broutant. Je décoche et ma flèche traverse le ragondin pour se ficher au sol. Ce dernier démarre et fonce dans le fossé asséché où il disparaît. Sachant que ce fossé est plein de terrier je le laisse faire et pars pour tenter d'intercepter des petits ragondins. Ces derniers sont rentrés aux terriers et je me poste un moment avant d'aller contrôler mon tir. En arrivant au bord du fossé, je remarque d'abord un terrier dont l'entrée est ensanglantée

Un beau ragondin sur le petit lac de Clermont Pouyguilles, 9 mai 2017

puis quelques mètres plus loin, j'aperçois mon ragondin mort à l'entrée d'un second terrier.

Un beau ragondin sur le petit lac de Clermont Pouyguilles, 9 mai 2017

J'ai eu de la chance, il semble qu'il soit rentré dans le premier terrier puis ressorti pour mourir devant le second, j'ai bien fait de ne pas me montrer et de le laisser tranquille pour ne pas l'affoler.

Je pars récupérer ma flèche qui est pleine de sang.

Un beau ragondin sur le petit lac de Clermont Pouyguilles, 9 mai 2017

Je la lave à la mare puis la remets au carquois et récupère mon ragondin pour une petite photo souvenir avant de partir chasser sur la mare de Loubersan où je verrai quelques lapins et ragondins sans occasion de tir sur ces derniers.

Un beau ragondin sur le petit lac de Clermont Pouyguilles, 9 mai 2017

Alex

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:25

Ce soir, j'ai invité Marine que j'ai eu en stage il y quelques années et son copain Alexandre, photographe animalier à ses heures perdues, pour m'accompagner au ragondin. Ils ont tous les 2 passé leur JFO récemment et j'espère leur montrer un bon aperçu de ce qu'est la chasse à l'arc. Nous nous retrouvons sur le parking devant la mairie de Seissan avant de partir pour Labéjan avec ma voiture. Nous commençons par nous arrêter près d'un premier lac. Je me gare au bord de la route et nous descendons vers le plan d'eau par un passage de tracteur. A mi-chemin du lac, je repère un gros ragondin se débinant au milieu de la digue. Je leur signale le ragondin et presse le pas alors que ce dernier disparaît dans les joncs qui bordent l'eau.

Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017

Alors que j'arrive près du coin du lac, le ragondin s'avance un peu sur l'eau puis part en longeant à 1 à 2 mètres de la berge en direction d'un terrier à l'autre bout de la digue. Je tente de le suivre en réduisant son avance par la digue mais il plonge en se dirigeant vers les joncs. Je me précipite vers le coin du lac et me poste devant la buse d'évacuation du trop-plein du lac. L'eau s'agite et je pense voir ressortir le ragondin. J'arme mon arc et attends un moment.

Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017

Je me rends vite compte qu'il s'agit d'une carpe qui bouge sous l'amas de végétation coupé qui flotte devant la buse. Je désarme. Marine et Alexandre me rejoignent j'attends encore un peu mais le ragondin a disparu. La carpe bouge toujours et fait par moment des bruits de succion. Je me reposte et finis par l'apercevoir. Je tente une flèche mais la frôle et provoque sa fuite. Je reviens sur mes pas puis longe la berge de droite du lac tranquillement. En arrivant au bout du plan d'eau, un remous attire mon attention et je m'approche très lentement pour me rendre compte qu'il s'agit encore d'une carpe. Cette fois ma flèche la cloue sur place et je la récupère pour la mettre dans mon sac à dos avant de partir jeter un coup d'œil sur la mare au-dessus. Rien en vue, je tente des cris de petit ragondin mais rien ne bouge. Nous retournons à la voiture et partons pour un autre lac.

Je me gare sous la digue puis nous remontons vers le lac, en arrivant au niveau du déversoir, Marine pense voir un ragondin et me le signale mais, je me rends vite compte qu'il s'agit d'une poule d'eau qui agite la surface de l'eau. Nous longeons la berge, au bord du colza, en direction du bosquet qui borde le bout du lac. Les ragondins ne sont pas de sortie. Alors que nous arrivons à bosquet. Un couple de colvert en profite pour se poser à environ 15 mètres de nous, sur l'eau,  alors que nous sommes masqués par de gros saules poussant au bord de l'eau. Nous restons un moment sans bouger mais ils finissent par nous repérer et décollent. Je décide de revenir à la voiture car les ragondins ne sont pas encore dehors. Nous partons vers Clermont Pouyguilles, un peu plus loin, je dois m'arrêter pour ne pas écraser un couple de perdreaux. Le mâle harcèle la femelle et tente de lui monter dessus en saisissant les plumes de son cou avec son bec alors qu'elle avance pour s'échapper. Les 2 oiseaux tournent un moment au milieu de la route avant que la femelle ne réussisse à se débiner vers une haie sur la droite de la route avec le mâle toujours sur son dos. Alexandre arrive juste à prendre une photo avant qu'ils ne disparaissent mais cette dernière est floue.

Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017

En longeant la route de la vallée du Sousson, j'aperçois un gros ragondin entrain de brouter au bord d'une mare dont une berge touche une culture sur sa gauche mais dont les autres berges sont complètement dégagées rendant l'approche assez difficile. Je m'arrête un peu plus loin au bord de la route et décide de tenter l'approche. Mes invités, se rendant compte de la difficulté de l'approche, décident de m'observer de la voiture sans vraiment croire à ma possible réussite. J'attrape mon arc et part en décrivant une grande boucle à plus de 100 mètres de la mare pour revenir ensuite vers le petit plan d'eau, tranquillement, en essayant de m'aligner avec l'ombre portée des bâtiments situés de l'autre côté de la route, en face de la mare. Cette ombre soulage mes yeux agressés par le soleil rasant du soir qui m'éblouit.

Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017

Petit à petit, je me rapproche du ragondin qui broute toujours en me tournant le dos. Je stoppe à chaque fois qu'il redresse la tête et repars dès qu'il se remet à brouter. Un second ragondin fait une apparition furtive sur le haut de la berge puis redescend dans la mare. En arrivant à 10 mètres du ragondin qui me tourne toujours le dos, j'arme mon arc et continue à m'approcher jusqu'à 7 ou 8 mètres puis vise et décoche. Ma flèche traverse le ragondin pour aller se ficher dans la berge opposée. Il plonge alors que je réencoche et réarme. Une ligne de bulles part vers la berge opposée et mon ragondin refait surface en surgissant de l'eau et se précipitant vers un terrier hors d'eau sans me laisser le temps de réagir. Je désarme.

Un autre ragondin en profite pour sortir du fossé bordant la culture et rejoignant le Sousson. J'arme et le laisse venir tranquillement mais alors que je m'apprête à décocher, il plonge et rentre, sans refaire surface, dans un terrier à 7 ou 8 mètres sur ma gauche. Je désarme et attends un peu. Ne voyant pas ressortir le ragondin, j'arme mon arc et imite des cris de petit ragondin.

Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017

Presque immédiatement, le ragondin sort la tête du terrier. J'aligne ma visée et décoche. Ma flèche de tête le cloue à l'entrée de son terrier mais sans le tuer. Il se débat pour tenter de se libérer. Je pars vite à sa rencontre après avoir posé mon arc sur la berge et l'attrape par la queue pour dégager ma flèche planée dans la berge et le sortir de l'eau avant de l'achever d'un coup sec.

Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017

Je vais ensuite récupérer ma première flèche plantée dans la berge et en profite pour regarder à l'intérieur du terrier où j'aperçois la queue et l'arrière train de mon ragondin immobile à environ 1 mètre de l'entrée. Je décide de le laisser tranquille au cas où il ne serait pas encore tout à fait mort puis remets mes flèches au carquois et récupère mon ragondin pour revenir vers la voiture.

Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017

Nous reprenons la route en direction de Clermont Pouyguilles. Je dépasse le village et poursuit jusqu'à la mare aux ânes mais ne voyant pas de ragondin, je fais demi-tour pour aller chasser un petit lac dans la pelouse d'une résidence secondaire. Alors que nous sommes en plein village, Alexandre repère un ragondin broutant dans une pelouse, au bord d'une petite mare. Je me gare un peu plus loin dans le village, attrape mon arc et tente une approche par la route pour me positionner sans mal à environ 7 ou 8 mètres du ragondin qui broute en me tournant le dos. Positionné sur une petite murette, j'arme, vise et décoche, séchant net mon ragondin. Je descends dans la pelouse pour le dégager de ma flèche et la récupérer.

Je lave ensuite ma flèche couverte de sang dans la mare et récupère mon ragondin pour revenir à la voiture. Nous repartons vers le petit lac. Je me gare à l'entrée du chemin d'accès barré par une chaîne. J'attrape mon arc et pars vers le lac en remontant la pelouse vers le sommet de la digue, ce qui masque mon approche. En arrivant au bord de l'eau, j'aperçois un gros ragondin qui nage à environ 10 mètres pour rentrer dans son terrier, au pied de la berge de gauche. J'arme, vise en le laissant se rapprocher de la berge pour espérer récupérer ma flèche qui disparaîtrait sinon dans la vase profonde et décoche alors qu'il n'est plus qu'à 1 mètres du terrier. Touché, il rentre au terrier, suivi par 2 petits ragondins alors que je réencoche. 2 autres petits ragondins partent vers un terrier à l'autre bout de la mare. Un autre gros ragondin que je n'avais pas vu, à quelques mètres sur ma gauche, se débine vers les terriers du déversoir sans me laisser le temps de réagir.

Je laisse partir les petits ragondins. L'eau bouge pas mal devant le terrier où est rentré mon ragondin blessé. Je décide me poster au niveau du déversoir, sur un replat au  niveau de l'eau pour attendre au cas où il voudrait ressortir. L'eau ne cesse de bouger mais il ne sort toujours pas quand un gros ragondin, sortant d'un terrier hors d'eau juste à ma gauche, se fige en m'apercevant. J'arme très doucement, vise sa tête et décoche, le séchant sur place.

Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017

Je reste encore posté un moment puis pars cher mon ragondin mort quand j'aperçois 3 petits ragondins se débinant dans un terrier à ciel ouvert qui longe le déversoir. J'arme rapidement, vise et décoche en clouant un sur place. Je le récupère ainsi que ma flèche alors que mes invités se rapprochent. Je dégage ensuite l'autre ragondin et mets mes flèches au carquois. L'eau bouge toujours devant le terrier et je décide d'aller y jeter un coup d'œil. Je m'avance dans l'eau peu profonde et me penche devant le terrier où j'aperçois mon ragondin, incapable de franchir une marche de 20 centimètres, à moins de 1 mètre de l'entrée du terrier. Je l'attrape vite par la queue et le sort de son trou en rentrant mon bras dans le terrier et l'achève d'un coup sec puis récupère ma flèche plantée dans la vase près de la berge. Sa colonne vertébrale était cassée.

Nous retournons à la voiture et partons pour une mare sur Loubersan. A notre arrivée, nous dérangeons 2 lapins de garenne qui partent se réfugier dans les tas de bois. Je m'équipe puis nous partons vers la mare situé au fond de la combe à plus de 100 mètres. Nous biaisons vers une grande haie, en contournant un tunnel de culture pour la longer en direction du petit bosquet qui précède la mare. Le tunnel passé nous apercevons un beau renard en contrebas près du bosquet.

Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017

Je décide de tenter une approche pour m'amuser. Je longe doucement la haie, voûté et gagne facilement du terrain sur le renard entrain de muloter dans les herbes hautes. Arrivé à environ 45 mètres du renard, je m'agenouille contre la haie et tente des cris de souris sans succès. J'essaie ensuite de me rapprocher d'avantage et gagne encore 10 mètres quand le renard se dirige vers moi. Je m'agenouille et le laisse venir mais à environ 20 mètres, il relève la tête et regarde vers moi. Je reste immobile mais, tout à coup, je le perds de vue. J'attends un peu mais il ne se remontre pas, je me redresse et le cherche puis regarde mes invités restés en retrait. Ils me font comprendre qu'il est parti. Il a profité d'un creux du terrain pour rejoindre le bosquet sans que je le vois. Mes invités me rejoignent et nous partons doucement vers la mare où j'aperçois un petit ragondin en boule contre l'île au milieu de la mare à environ 20 mètres. Je tente de m'approcher encore un peu puis arme, vise et décoche mais le manque de peu. Il se met à l'eau et passe derrière l'île. Un autre ragondin rentre dans les terriers de l'autre côté de la mare, derrière l'île. Je m'avance encore et le petit ragondin s'élance sur l'eau pour rejoindre des terriers plus à ma gauche. J'arme, vise et décoche mais passe juste au-dessus. Il plonge et disparaît. La luminosité baisse, je récupère mes flèches puis nous remontons à la voiture. Avant de rentrer nous partons chercher mon ragondin parti mourir au terrier mais la nuit nous rattrape et c'est aidé d'Alexandre qui vient m'éclairer que je parviens à récupérer mon ragondin en rentrant en partie dans le  grand terrier pour l'attraper par la queue. Il n'avait pas bougé depuis tout à l'heure, il était certainement déjà mort. Nous rentrons.

Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017

Alex

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:22

Ce soir, je décide d'aller faire un petit tour au ragondin sur les bords du Gers entre Auterrive et Boucagnères. Je me gare au départ d'un petit sentier aménagé pour la promenade, me prépare puis pars en le longeant. Je passe le mur de pierre qui barre la rivière pour dévier une partie du courant sur le canal de l'ancien moulin du village. Au-dessus de ce mur, le courant est plus calme et le secteur est plus propice à rencontrer des ragondins. Les zones de terriers sont assez nombreuses et certaines sont très étendues et très fréquentées. Les berges du Gers étant assez raides et le cours d'eau encaissé d'environ 2 à 3 mètres, récupérer les ragondins et les flèches n'est pas toujours évident et je me restreint à ne tirer que des animaux qui se déplacent sur l'eau entre ma berge et le milieu du cours d'eau qui ne fait que 6 à 10 mètres de large. Le Gers est boisé sur ses 2 berges et par endroit les arbres et arbustes, poussant au bord de la berge, ne laissent pas de fenêtre de tir.

Un petit ragondin se met à l'eau contre la berge opposée. Un peu plus loin, je passe le long d'une peupleraie qui part du Gers jusqu'à la route à environ 200 mètres. Arrivé au coin de la plantation, je jette un coup d'œil par-dessus la digue qui protège les champs des inondations et aperçois un gros ragondin broutant dans la luzerne au bord du fossé qui vient de la route et longe la peupleraie jusqu'à la rivière. Il est à environ 100 mètres. Je longe un moment derrière la digue pour trouver un passage au travers des ronces pour la passer sans trop de bruit et sans être vu. 50 mètres plus loin environ, je passe ainsi dans la luzerne dont la hauteur me cache le ragondin. Je rejoins doucement le bord du fossé et stoppe en y arrivant pour observer le ragondin qui broute toujours. Le vent semble bon, je commence mon approche en progressant doucement mais arrivé à moitié distance, le ragondin se méfie et commence à lever le nez. Je stoppe un moment mais il démarre et je le perds de vue en bordure du fossé. Je presse le pas sur environ 20 mètres quand j'aperçois une boule sombre dans la végétation du bord du fossé. Le ragondin s'est arrêté, je reprends mon approche lente mais il plonge dans le fossé asséché. Je m'avance tranquillement et me poste en face du terrier et décide sans y croire de pousser des cris de petit ragondin. Je n'ai pas armé mon arc avant d'appeler et je n'ai pas le temps d'armer mon arc quand le gros ragondin arrive tranquillement à l'entrée de son terrier dès les premiers appels. Il me repère immédiatement et rerentre à couvert en un éclair.

Je retourne vers la bordure du Gers et recommence à le longer. Plusieurs ragondins se montrent contre la berge opposée ou sur cette dernière mais je les laisse tranquille ou essaye sans succès de les appeler. Je jette par moment un coup d'œil sur les fossés longeant les haies et se jetant dans le Gers mais aucun ragondin en vue. Je poursuis ma route jusqu'à voir le village de Boucagnères sur la berge opposée puis fais demi-tour. Je stoppe au niveau de l'arrivée d'un fossé asséché qui borde la droite d'une haie épaisse et décide de tenter de le remonter doucement. La hauteur de l'herbe ne me permet pas de voir les ragondins de loin. J'avance doucement en longeant la haie. A mi-chemin de la route, un fossé parallèle à cette dernière coupe la parcelle en 2 et, à moins de 10 mètres derrière ce dernier, j'aperçois 2 ou 3 ragondins au gagnage. Un bourrelet de ronces avance de la haie sur quelques mètres, le long du fossé perpendiculaire. Je me baisse et en profite pour avancer à couvert. Arrivé contre le bourrelet, je me redresse doucement. Les animaux n'ont pas bougé. Je contourne doucement le bourrelet mais stoppe net car un ragondin m'a repéré et se débine vers le fossé. Je le laisse retourner à son terrier. Les 2 autres broutent dans l'herbe haute, sans se douter de rien. Je passe doucement le fossé et m'avance très lentement vers eux. L'un d'eux revient vers le fossé et s'arrête puis se ravise et se remet à manger derrière une touffe d'herbe. Il est à environ 8 mètres, j'arme mon arc. Le ragondin plein travers s'immobilise, je vise et décoche. Ma flèche est un peu haute et atteint sa colonne. Il s'écroule sur place, le second surgit de l'herbe haute et fonce au terrier. Mon ragondin tente de se trainer sur ses pattes avant vers son terrier. Je me précipite et l'attrape par la queue. Il saigne très abondement. Je l'achève puis tente de retrouver ma flèche sans succès.

Je retourne avec ma prise vers le Gers alors que la luminosité baisse. Je longe tranquillement la rive en revenant vers ma voiture quand j'aperçois 2 gros ragondins sur la berge opposée. Ils se mettent à l'eau. Je pose mon ragondin et arme mon arc. L'un d'eux remonte au milieu du Gers, j'aligne ma visée et décoche. Ma flèche l'atteint à la tête. Il plonge et fonce sous la berge près de moi. L'eau rougie par le sang et l'agitation sous la berge me font penser qu'il est en train de mourir mais, alors que je m'approche, il replonge et disparaît. Je pars vite avec mon petit lancer pour récupérer ma flèche qui a dérivé un peu plus en aval puis cette dernière récupérée, je reviens vers l'endroit où a disparu le ragondin mais plus rien ne bouge et la nuit tombe doucement. Je récupère mes affaires et mon ragondin avant de rentrer vers ma voiture.

Premier gibier pour mon Défiant Carbone Turbo, 12 avril 2017

Alex

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:25

Cette après-midi, nous avons décidé d'aller chasser les capibara avec Xavier et Daniel. J'ai ciblé mon arc ce matin et refais quelques flèches car depuis le début de mon séjour toutes mes vannes se décollent en passant mon repose flèche biscuit. J'ai installé ce repose flèche à la place de mon "révolution" car aucun repose flèche mécanique ne survit au climat guyanais mais la colle que j'ai utilisé pour coller mes vannes est cassante et ne résiste pas à l'humidité, du coup mes vannes se décollent en traversant les poils du repose flèche. Mes vannes, recollées avec une colle adaptée, tiennent maintenant beaucoup mieux et résistent au passage du repose flèche. Depuis la casse de mon stop-corde lors de notre retour du premier séjour en forêt mon arc est bruyant mais les capibara ne sautent pas la corde et je tire en général assez prêt. Alors que je me prépare avant de partir un vol d'urubus noirs s'est posé dans l'herbe devant chez Xavier pour grappiller quelques restes de poisson laissé par les chiens de Xavier. Ces oiseaux qui annoncent la mort sont peut être bon signe.

Une sortie au capibara qui aurait dû être exeptionnelle, 25 mars 2017

Nous partons avec Xavier et retrouvons Daniel au barrage puis partons vers la ferme. Arrivés sur place, nous nous préparons tranquillement tout en nous distribuant les secteurs de chasse. Je vais partir chasser mon secteur favori, un peu plus loin sur la gauche du chemin de terre alors que mes collègues chasseront de part et d'autre d'un marécage sur la droite du chemin. Une fois prêts, nous prenons le chemin. Daniel bifurque à droite avant le marécage et je continue jusqu’au bout du chemin avec Xavier. Le sol est jonché de traces et de crottes de capibaras, je surveille le marécage sur la gauche du chemin avant le départ des moucoumoucous puis m'avance tout doucement pour tenter d'apercevoir un capibara au travers des arbres du petit bois qui borde la droite du marécage mais rien en vue. Le vent est face à nous pour le moment. En arrivant au bout du chemin de terre nous nous séparons et je pars comme prévu sur la gauche pour rentrer dans le petit bois en suivant le bord du marécage à ma gauche. Les capibaras ont marqué le sol de grosses coulées pour venir manger les fruits oranges des hawaras (sorte de palmier) et le secteur est riche d'indices de présence. J'avance très lentement en observant bien les alentours. Je me rapproche d'un tas de branches derrière lequel j'ai souvent fait démarrer des animaux. Rien ce soir, je contourne l'obstacle par la droite quand un bruit de feuilles sèches accompagné d'un mouvement au ras de mon pied me font stopper net et river les yeux au sol. Je viens de passer à quelques centimètres de poser mon pied sur un gros iguane vert qui démarre et part vers l'eau. Habituellement, ces gros lézards fuient de loin et je ne m'attendais pas à en voir un de si près. Il marque un temps d'arrêt au bord de l'eau à moins de 10 mètres avant d'y entrer pour disparaître.

Je continue à longer tout doucement le marécage en sous-bois. Quelques gros iguanes se laissent tomber bruyamment à l'eau dans les moucoumoucous mais les capibaras semblent absents. La prairie s'avance vers le marécage sur quelques dizaines de mètres puis c'est le bois qui s'avance dans la prairie de plusieurs dizaines de mètres. Je traverse le découvert puis rentre dans la langue de bois par un passage dégagé pour revenir vers le bord de l'eau. Les capibaras ont fait de grosses souilles dans la boue noire du sous-bois et le sol est marqué de très nombreuses traces. Je rejoins la lisière du bois sans voir un capibara, je m'avance tout doucement en sortant du bois pour longer le marais surmonté d'une grande butte. Plusieurs gros iguanes se débinent dans l'herbe hautes et rejoignent l'eau sans hâte, ils prennent même le luxe de s'arrêter plusieurs fois avant de rejoindre la sécurité des moucoumoucous. En m'avançant un peu, j'aperçois une tête de capibara dépassant de l'herbe à environ 60 mètres devant moi, au pied de la butte, à environ 20 mètres de l'eau, à l'aplomb d'une touffe de palmiers qui pousse au-dessus de la butte. Je me baisse pour me camoufler derrière le relief du terrain puis remonte la butte contre le bois pour tenter une approche à couvert par le dessus. Le vent n'est pas bon pour surprendre l'animal, il souffle du sommet de la butte vers l'eau et je vais devoir rester décalé pour ne pas être repéré. J'approche un peu voûté et aperçois un capibara qui nage pour traverser la bande d'eau libre séparant la berge des moucoumoucous. Je finis mon approche à genoux en revenant vers la cassure de la butte. J'aperçois vite quelques capibaras assis au pied de cette dernière à un peu plus de 20 mètres. Je me baisse pour m'approcher encore un peu tout doucement, le vent est un peu changeant et alors que j'arrive à environ 20 mètres des animaux ceux-ci se lèvent et commencent à se débiner vers l'eau. J'arme mon arc et vise le plus proche puis décoche. Ma flèche me semble bonne et tous les capibaras se jettent à l'eau pour rejoindre rapidement les moucoumoucous. Je reste un instant sans bouger, à l'écoute mais le calme revient vite et je n'attends pas mon capibaras se débattre. Je pars contrôler mon tir pour m'apercevoir que ma flèche ne porte aucun indice, elle a juste ricoché sur le poitrail de l'animal. Je la récupère et la remets au carquois avant de repartir en longeant le marais qui bifurque à 90° vers ma droite.

Je progresse maintenant face au vent et aperçois vite une grosse bande de capibaras qui broutent au bord d'une hanse du marais. J'en compte au moins 50. Certains sont dans l'eau, les autres sont éparpillés jusqu'au sommet de la butte. 

Une sortie au capibara qui aurait dû être exeptionnelle, 25 mars 2017

Etant à découvert pour attaquer mon approche, je décide de faire une grande boucle pour les approcher par le sommet de la butte. Je fais donc marche arrière doucement et le plus voûté possible tout en surveillant les capibaras qui ne semblent pas m'avoir repéré. Une fois caché par le relief, je presse le pas pour rejoindre la bordure du bois que je longe en direction du sommet de la butte et des animaux. Je traverse tranquillement le sommet de la butte tout en restant voûté et parcours ainsi une grosse centaine de mètres en direction du marais puis, en me rapprochant de la cassure de la pente qui descend vers l'eau, je finis mon approche à genoux, baissé en me redressant doucement par moment pour tenter de les apercevoir. Je devrais maintenant les voir mais pas un capibara n'est visible, en continuant mon approche, je finis par comprendre en sentant le vent dans mon dos. Ce dernier a tourné et les capibaras m'ont senti, seul un retardataire m'observe à environ 50 mètres, dans l'eau, près de la berge et il finit par s'élancer vers les moucoumoucous. 

Je redescends au bord de l'eau pour continuer ma progression. Je longe un instant le marécage et aperçois un autre troupeau de capibaras sur les pâtures de l'autre côté de l'étendue d'eau. Je me baisse au maximum pour tenter de profiter de la hauteur des moucoumoucous du centre du marécage pour me camoufler et progresse ainsi en surveillant par moment les animaux qui ne semblent pas faire attention à ma présence. Revenu en face de l'arrivée du chemin de terre par lequel nous sommes arrivés toute à l'heure, j'aperçois encore d'autres capibaras au loin de l'autre côté du marécage, je décide de tenter de contourner ce dernier pour les atteindre. Je pars tranquillement vers le chemin de terre en m'éloignant de l'eau tout en surveillant les animaux qui semblent toujours paisibles et rejoins ainsi une grosse coulée, en crête de la butte, parallèle au marécage et marquée par le passage du bétail à environ 100 mètres de l'eau. Les capibaras broutent toujours, ils sont très nombreux. Au loin, 2 animaux isolés broutent près d'un bouquet d'arbre, non loin du marécage qui contourne une langue de prairie, au bord d'une clôture de barbelé. Je décide de me focaliser en premier sur eux. Je passe derrière la butte et avance rapidement vers les clôtures puis passe dessous, rejoins le chemin de terre qui passe au bout de l'avancée du marécage que je suivais tout à l'heure, puis biaise vers la clôture qui se dirige droit vers l'endroit où j'ai repéré les animaux que le relief du terrain me cache maintenant. Je passe sous la clôture et avance voûté pour me cacher derrière la végétation pas très haute mais plus épaisse qui borde la clôture tout en surveillant les troupeaux de capibaras qui broutent toujours entre 200 et 300 mètres sur ma gauche.

Je progresse tranquillement et passe plusieurs trous dans la végétation bordant la clôture sans être repéré. La pente du terrain s'accentue vers le marécage et je m'attends à voir les animaux mais ils ne sont plus là. Je m'avance tout doucement en continuant à suivre la bande de végétation qui borde la clôture quand j'aperçois un capibara sur la gauche de cette dernière à environ 50 mètres. Il broute de 3/4 arrière et ne m'a pas vu. Je regarde bien tout autour de moi, les autres capibaras sont loin sur ma gauche. Je commence à me rapprocher en restant baisser. Le capibara commence à avancer en broutant et s'éloigne de la clôture. Un petit bouquet d'arbre poussant près de cette dernière me faisant un petit écran de camouflage, je profite pour presser un peu le pas. Le vent est bon et j'arrive vite à environ 20 mètres du capibara. J'arme mon arc et poursuis mon approche tout en me redressant un peu et en alignant ma visée, les arbres ne me cachent plus et je risque d'être repéré à tout moment. A environ 12 mètres du capibara, je stoppe, cale ma visée en avant sa cuisse et décoche alors qu'il avance d'un pas très lent. Ma flèche est à peine plus en arrière mais le capibara chute lourdement au sol et commence à se débattre. Je passe vite sous la clôture et me précipite vers lui mais le sang coule par ses naseaux et son œil se révulse. C’est fini pour lui, c'est un joli mâle reconnaissable à sa grosse glande sur son museau.

Une sortie au capibara qui aurait dû être exeptionnelle, 25 mars 2017

Les autres capibaras au loin n'ont pas bougé. Je décide de laisser mon capibara sur place pour tenter d'aller en flécher un second. Les animaux sont séparés en 2 troupeaux, un en crête et l'autre au bord de l'eau sur la droite. Je m'aligne avec un bouquet d'arbres que je rejoins pour me cacher derrière et observer les animaux. Le groupe en crête semble compliqué à approcher.

Une sortie au capibara qui aurait dû être exeptionnelle, 25 mars 2017

Je décide de tenter l'approche sur les capibaras situés au bord du marécage.

Une sortie au capibara qui aurait dû être exeptionnelle, 25 mars 2017

Un gros capibara couché plein travers à environ 50 mètres, tourné vers l'eau, à l'ombre de quelques arbres semble se douter de quelque chose. Je rampe sur ma droite, vers la bande de végétation épaisse d'environ 1 mètre de haut et de 1 à 2 mètres de large qui borde l'eau et y entre. Le capibara semble toujours m'observer mais n'a pas bougé. J'observe un instant les capibaras du secteur, un énorme vient vers moi à environ 150 mètres, il marche dans l'eau en longeant la bande de végétation épaisse. Je décide de commencer mon approche. Je progresse à quatre pattes  dans la bande de végétation en poussant mon arc devant moi tout en surveillant le capibara le plus proche qui semble m'avoir repéré mais qui reste immobile. J'avance tranquillement noyé dans la végétation, les mains et les genoux plongés dans la boue noirâtre du marécage et gagne peu à peu du terrain en suivant la bande de végétation sinueuse. Le capibara finit par se lever alors que j'arrive à environ 30 mètres de lui. Je me fige et l'observe un instant puis tente d'avancer encore un peu. Il me laisse gagner quelques mètres puis pousse un cri d'alerte et se débine tranquillement vers l'eau où je le perds du vue dans la végétation. Les autres capibaras n'ont pas réagi. Je laisse le capibara s'éloigner pour ne pas l'affoler plus puis reprends mon approche à 4 pattes. Une vingtaine de gros capibaras sont arrêtés près de l'eau à environ 70 mètres. Je décide de me focaliser sur eux et reprends mon approche dans la végétation épaisse. Le vent soutenu est toujours bon, je progresse tranquillement le plus baissé possible pour me fondre dans la végétation et me redresse tout doucement par moment pour observer les animaux que je ne vois pas en approchant. Ils ne bougent pas et me laissent m'approcher. A 12 mètres, j'hésite à tirer mais je décide de gagner encore quelques mètres. A 8 mètres, j'encoche ma flèche, accroche mon décocheur, jette un coup d'œil aux animaux et décide de tirer le plus proche. Il est assis et semble énorme. J'arme doucement mon arc dans la végétation et me redresse tout doucement en prenant ma visée. Le capibara se lève et se positionne plein travers. Mon pin’s se pose bas sur son coffre et je décoche. Ma flèche le traverse dans la zone du cœur avec un jet de sang. Il se précipite à l'eau avec toute sa bande au milieu des gerbes d'eau et des bruits de plongeons. Je me redresse vite pour tenter de le voir fuir. L'eau se soulève, provoquant un soulèvement des jacinthes d'eau sur le trajet des capibaras jusqu'au moucoumoucous situés à environ 30 mètres de la berge.

Les capibaras à couvert, le calme revient vite et je tente de tendre l'oreille pour essayer d'entendre mon capibara se débattre mais avec le vent soutenu, impossible de l'entendre. J'attends un peu puis pars chercher ma flèche. Un groupe de capibaras arrêté au bord de l'eau, sous quelques arbres à environ 45 mètres, me regarde me rapprocher sans bouger. Je retrouve ma flèche couverte de sang posé sur le sol et me dis que mon capibara n'a pas dû aller très loin.

Une sortie au capibara qui aurait dû être exeptionnelle, 25 mars 2017

Les capibaras ne bougent toujours pas et tenter une nouvelle approche est très tentant mais j'ai atteint mon quota de 2 capibaras pour aujourd'hui. Je cherche donc des traces de sang pour tenter de m'aider dans ma recherche mais sans succès. Xavier a essayé de m'appeler, je tente de le rappeler sans succès puis lui laisse un message pour lui dire que j'ai tiré 2 capibaras et que je pars chercher le second. Je quitte ma veste de tenue 3D, ma cagoule, mes gants, mon décocheur et laisse mon arc et mon appareil photo puis m'avance dans l'eau noire et mal odorante du marécage qui monte vite jusqu'à ma taille en poussant une masse impressionnante de jacinthes d'eau devant moi, mon portable à la main. Pas la moindre trace de sang. J'arrive au ras des moucoumoucous à l'endroit où il me semble voir rentrer mon capibara mais la "forêt" de moucoumoucou est très dense et je peine à trouver un passage pour y rentrer au milieu des troncs épineux. Je dois me battre contre les racines et les troncs pour me frayer un chemin dans cette jungle aquatique. Je surveille les alentours en avançant mais impossible de voir à plus de 5 mètres et mon capibaras est introuvable. Le temps passe et ma progression est toujours aussi compliquée avec de l'eau souvent jusqu'à la taille et parfois plus haut. Je décide d'aller poser mon portable sur la berge et envoie un massage à Xavier toujours injoignable car il a laissé son portable sur le bord du marécage avec son sac à dos pour approcher, avec de l'eau jusqu'au cou, un groupe de capibaras. Mon portable au sec, je retourne à ma recherche et tente de rentrer plus à gauche dans les moucoumoucous. Après plusieurs dizaines de mètres la végétation très dense fait place à une zone plus claire et je tente de rejoindre cette zone quand de terribles brûlures m'enflamment les dos. C'est alors que je reconnais ce bourdonnement caractéristique et que je me jette en avant pour échapper à cette douleur très vive tout en m'agitant pour me débarrasser des guêpes qui m'assaillent. Heureusement, elles ne me suivent pas sur plus de 10 mètres et rejoignent leur nid que j'aperçois en me retournant. Ce sont des petites guêpes, elles sont très nombreuses sur leur nid de la taille d'un melon.

La douleur vive m'accompagne un moment dans ma recherche qui s'éternise. Je comprends que c'est très mal engagé mais persiste, tourne et tourne encore dans ces moucoumoucos qui griffent mes bras et cette eau pourrie et puante. La luminosité commençant à baisser dans l'épaisse végétation, je dois me rendre à l'évidence que mon capibara est perdu. Je tente de revenir vers la berge et récupère mon portable. Xavier a essayé de me joindre et je le rappelle, il n'a pas compris mon message où j'essayé de me localiser et me cherche avec Daniel depuis un bon moment. Je lui réexplique ou je suis. Ils viennent à ma rencontre avec le 4x4 de Daniel pendant que je vais chercher mon premier capibara. Alors que je dégage ma flèche restée plantée dans mon capibara, je vois arriver mes amis. Je me signale et tire le capibara pour le mettre dans une zone où Daniel pourra l'atteindre en 4x4. Nous chargeons mon capibara dans la benne avec la grosse femelle qu'a fléché Xavier puis partons récupérer mes affaires et avant de partir à 3 pour chercher mon capibara jusqu'à la nuit noire sans plus de succès. Je suis dégoûté surtout sachant que ma flèche était très bonne et que mon capibara ne doit pas être bien loin. Il est peut être mort sous l'eau ou je suis passé tout près sans le voir. Il fait maintenant nuit, je prends tout de même quelques photos de mon capibara avant de le recharger dans le pickup puis nous rentrons.

Une sortie au capibara qui aurait dû être exeptionnelle, 25 mars 2017

Sur le chemin du retour nous dérangeons un beau caïman qui plonge dans le marécage au passage de la voiture. Arrivé à la ferme nous prenons quelques photos de nos capibaras avant de rentrer pour préparer la viande.

Une sortie au capibara qui aurait dû être exeptionnelle, 25 mars 2017

Malgré ma belle prise, je suis très amer d'avoir perdu ce second capibara que je sais mort. Cette chasse n'est pas la plus difficile en Guyane mais retrouver son animal après le tir dans ce biotope est parfois très difficile.

 

Alex

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 17:09
Un beau doublé de caïmans, 23 mars 2017
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 16:45
Second séjour en forêt, 22 mars 2017
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Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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Bonne visite, Alex

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