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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 05:48

Depuis plusieurs semaines, j'ai repéré plusieurs ragondins qui sortent pour brouter dans un chaume de blé, près d'un petit ruisseau, tous les soirs à partir de 18h30, sur la route de Haulies. Ce soir je décide d'aller y faire un tour avant que le chaume ne soit retourné par l'agriculteur. Je prends ma voiture vers 19h et passe par la route au-dessus du chaume où j'aperçois au moins 2 ragondins. Je me gare un peu plus loin sur le passage qui descend dans le champ. Le vent soutenu est face à moi, parfait pour une approche facile. Je me prépare et descends pour rejoindre la bande enherbée qui borde le ruisseau. J'avance tranquillement et repère vite un des ragondins imprudent qui s'est avancé dans le chaume à environ 15 mètres du ruisseau. J'avance doucement et repère vite un second ragondin 2 mètres plus loin. J'approche doucement en les surveillant et en stoppant quand l'un d'eux lève la tête. Je gagne facilement du terrain et me rends compte qu'ils sont en fait 4. Arrivé entre eux et le ruisseau, je m'avance au bord de la bande enherbée à 7 ou 8 mètres des 2 premiers ragondins et environ 10 mètres des 2 autres. J'observe un instant ces ragondins inconscients du danger et attends qu'un se présente bien.

Le plus proche finit par se tourner plein travers. J'arme doucement et aligne ma visée. Ma flèche le cloue sur place. Les 3 autres démarrent sur quelques mètres vers le ruisseau puis se fige. Je réencoche rapidement mais hésite à doubler mon ragondin qui se débat pour tenter de se dégager. Les autres ragondins repartent, 2 passent rapidement à ma droite et disparaissent dans le talus du ruisseau très encaissé. le dernier se débine tranquillement vers le ruisseau, s'arrêtant régulièrement alors que mon ragondin qui vient de se dégager de ma flèche finit de mourir. J'arme mon arc et tente d'aligner ma visée sur le ragondin dans l'herbe de la bande enherbée qui le masque en partie. Il repart et s'arrête dans une touffe de végétation, je ne peux pas aligner ma visée. Il bascule dans la pente du talus. Je m'avance tout doucement et l'aperçois à juste 1,5 mètres de mes pieds dans les ronces. J'arme mon arc et décoche mais ma flèche passe juste dessous. Il démarre bruyamment, saute dans le ruisseau presque asséché et court vers un terrier où il disparait.

Je peine à récupérer ma flèche au milieu des épines puis pars chercher mon ragondin mort.

Un ragondin auterrivois trop prévisible, 23 août 2018

il n'a pas fait un mètre, une petite photo souvenir et je rentre.

Un ragondin auterrivois trop prévisible, 23 août 2018

Alex

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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 14:37

Ce soir je décide d'aller faire un petit tour au canard juste à côté de chez moi en attendant que ma compagne rentre du boulot. Je pars donc à pied avec mon arc, mon sac à dos contenant mon lancer et la gaffe télescopique prêtée par Jacques. Je passe les jardins et la station d'épuration pour rejoindre le virage du Gers qui rejoint le chemin goudronné, l'eau est agitée, les canard où les ragondins ne sont pas loin. Je suis la bordure boisée qui longe le Gers pars le bord d'une petite parcelle de trèfle à la recherche d'un passage pour atteindre le bord de l'eau mais la végétation a beaucoup poussée et trouver un passage est très difficile. Je tente de me frayer un passage au travers de la végétation un peu plus en aval mais les canards m'ont repéré et descendent la rivière. L'encombrement de la végétation ne me laisse pas de fenêtre de tir.

Je fais marche arrière et presse le pas pour atteindre un passage vers après un autre virage du Gers qui délimite le font de la parcelle. Alors que j'arrive près du passage, je me fais surprendre par plusieurs jeunes ragondins qui démarrent dans le trèfle et se précipitent vers la rivière. Je tente de me frayer un passage dans la végétation, trop tard, les canards sont déjà là et m'ont vu, ils s'envolent. Je passe la butte qui borde le Gers puis descends sur une petite plagette. 8 ragondins sont arrêtés contre la berge opposée sous une branche basse. C'est une cible idéale mais je n'ai pas envie de galérer pour récupérer mes flèches. Je me décale un peut à droite contre un gros arbre et commence à appeler.

Immédiatement, un ragondin vient droit sur moi. J'arme mon arc et le laisse venir au plus près pour pouvoir récupérer facilement ma flèche. Il arrive presque contre la berge sur ma gauche à environ 7 ou 8 mètres puis longe la plagette pour venir passer juste devant moi sur la droite de l'arbre mais il décide de stopper à 2 mètres mais caché par une branche basse feuillue qui couvre l'eau au niveau de mes pieds. Je l'entends ronner mais ne le vois pas, un autre ragondin arrive pour le rejoindre et disparait lui aussi sous la branche basse. Je me penche doucement à droite et à gauche pour tenter de l'apercevoir tout en poursuivant mes appels et finis par l'apercevoir, il s'est callé contre une petite souche partiellement immergée. J'arme mon arc en prends ma visée au travers du feuillage puis décoche. Séché sur place, il n'a pas bougé.

Son compère a plongé et remonte vite pour tourner au milieu de la rivière. Je le rappelle et arrive à le faire venir un peu mais, j'aperçois mon ragondin et ma flèche qui partent dans le courant. J'attrape vite la gaffe et la déplie pour les stopper et les ramener au bord faisant fuir les ragondins vers les terriers. Mon ragondin sur la berge, je me reposte et surveille le secteur en appelant. Un bout de bois descend le cours d'eau et vient sur moi. Un ragondin sort du couvert à 30 mètres sur ma gauche et hésite à venir, il tour et retourne mais se tranquillise en voyant arriver le bout de bois et viens le voir de plus près, s'approchant à quelques mètres de moi. J'arme vise et décoche. Touché, il plonge dans un nuage de sang. Je me précipite pour récupérer ma flèche avant qu'elle ne dérive. Mon ragondin remonte au milieu du Gers et se débat en perdant beaucoup de sang mais alors qu'il semble s'immobiliser, il replonge et remonte contre la berge pour finir de mourir dans l'entrée d'un terrier.

Il n'ira pas plus loin, je reprends mon poste et rappelle. Un ragondin ronne à l'entrée de son terrier contre la berge d'en face plus à ma droite. Je tente de l'appeler mais il rentre à couvert puis revient se caller à l'entrée du terrier ne laissant dépasser que sa tête. Le temps passe et je ne veux pas décocher au risque de perdre ma flèche. Ma compagne m'appelle pour me dire qu'elle rentre, je quitte donc mon poste et pars chercher ma voiture pour aller chercher le ragondin par l'autre rive à l'aide de la gaffe avant de rentrer.

Le cri qui tue, 21 août 2018

Alex

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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 12:35

Ce matin parti faire le tour des maïs à Saint Arroman, je n'ai vu aucun sanglier ni aucun renard, juste une dizaine de chevreuils et je rentre en passant près d'une mare prise dans le maïs sur 3 côtés. Je m'arrête pour observer quelques jeunes poules d'eau prenant le soleil sur une plagette de galets sous les ronces de la berge opposée quand j'aperçois un pied de maïs s'agiter au bout de la mare puis tomber au sol. Je comprends vite qu'il s'agit des ragondins au gagnage. Je chasse peu ou pas le ragondin depuis des mois mais ces temps-ci j'en vois partout et il commence à faire pas mal de dégâts sur les cultures.

Trop c'est trop, 15 août 2018

Je passe le fossé du déversoir de la mare et commence une approche lente entre le maïs à ma gauche et le plan d'eau. Le vent vient de ma droite. Le maïs s'agite toujours. Quand j'arrive au coin de la mare, j'aperçois un gros ragondin se quillant sur ses pattes arrière à environ 15 mètres pour ronger un pied de maïs. Je m'approche très doucement quand du mouvement dans les herbes haute me fait stopper. Un ragondin plus petit stoppe dans la végétation à environ 7 mètres, je le laisse passer et retourner à la mare. Je fais 2 pas de plus et un autre suit le chemin du premier. Je poursuis mon approche sur le gros ragondin complètement absorbé par son repas. J'arrive facilement à 5 mètres de lui quand j'aperçois un autre ragondin mangeant un épis sur le sol à 3 mètres de moi. J'arme doucement mon arc, il est de 3/4 arrière. Je vise l'épaule et décoche. Il s'effondre sur place.

Trop c'est trop, 15 août 2018

L'autre ragondin a démarré et est rentré dans le maïs, je l'entends se débiner doucement sur ma droite mais la végétation est trop épaisse et je ne peux pas le voir. Je reste posté un moment sans bouger en espérant le voir sortir vers la mare mais le temps passe et rien ne vient. Je m'avance donc vers mon ragondin resté sur place.

Trop c'est trop, 15 août 2018

Après quelques photos souvenir, je retourne à la voiture pour rentrer chez moi.

Trop c'est trop, 15 août 2018

En route, je passe au-dessus d'un lac à quelques minutes de chez moi et constate qu'il est couvert de canards et de ragondins. Arrivé chez moi, je consulte l'arrêté des ouvertures de la chasse et constate que le canard est déjà ouvert depuis quelques jours. Je change donc d'arc et prends mon Carbone Element et mon sac à dos avec mon lancer puis me gare à la zone artisanale et me prépare avant de remonter vers le lac un peu plus haut. En arrivant sous la digue, je ralentis pour remonter doucement le talus prêt à armer mais les canards sont de l'autre côté du lac et s'envolent immédiatement. Plusieurs ragondins, surpris par cette agitation, tournent sur le fond du lac. Je me décale vite au milieu de la berge de droite sur la zone principale de terriers et me poste. D'autres ragondins se mettent à l'eau vers le bout de la digue et plusieurs d'entre eux arrivent droit sur moi. Je les laisse venir et arme doucement mon arc alors que le premier n'est plus qu'à 20 mètres. Je vise et décoche à environ 8 mètres, de face, mais ma flèche passe juste devant son museau. Il ne plonge pas et continue à avancer tranquillement, je réencoche vite, arme, vise et décoche à 6 mètres sur le ragondin plein travers sur ma gauche mais je passe dessous et il continue comme pour me narguer. Ca commence très mal, je réencoche vite, arme et décoche alors que le ragondin est proche de la berge. Cette fois je le traverse. Il plonge dans un nuage de sang puis remonte vite, se débat en surface puis vient mourir contre la berge un peu plus à ma gauche.

D'autres ragondins se sont amassés sur ma droite dans l'angle du lac à environ 20 mètres. Je réencoche, un ragondin sort d'un terrier juste à ma droite et s'élance en surface sur le lac. Ma flèche pleine épaule le sèche net à 4 mètres de la berge. Je réencoche, les autres ragondins tournent dans le coin du lac et hésite à venir vers moi et les terriers. L'un d'eux se décide et se rapproche à près de 10 mètres. J'arme et le suis dans mon viseur. Ma flèche pleine épaule le laisse sur place. 3 ragondins tournent dans le coin du lac, je n'ai plus qu'un flèche et commence à récupérer mes 3 flèches sur ma gauche puis me reposte et commence à appeler les ragondins en imitant des cris de petit ragondins. Ils tournent hésitant mais restent à environ 15 mètres, je préfère les laisser se rapprocher pour ne pas gaspiller mes flèches mais 2 finissent par repartir en longeant la rive à ma droite. Le dernier, reste immobile contre la berge à environ 20 mètres et ne veut pas venir sur mes appels. J'hésite à me décaler mais décide rester en place. Un autre ragondin sort d'un terrier sur ma gauche, j'arme, vise et décoche. Il me semble le toucher mais il plonge et disparait. Le ragondin à ma droite ne veut pas bouger. Un remous attire mon attention sur ma droite contre à berge à quelques mètres. Une tête de ragondin surgit, il reste un moment immobile puis s'élance sur l'eau. J'arme vise et décoche mais ma flèche passe dessous et il plonge et disparait. Le petit ragondin finit par se décider, je réencoche. Il vient vers moi, repart un peu, vient à nouveau, repart puis se décide et amorce une courbe à 10 mètres de la berge pour revenir sur ma gauche où ma flèche le sèche net. Concentré sur des remous à ma droite je ne remarque pas tout de suite que ma dernière flèche a coulée.

Je récupère mes flèche et mes ragondins que je laisse sur la berge puis me reposte. Je décide de partir sur la gauche où j'ai vu rentrer plusieurs ragondins dans les joncs de la digue. J'avance doucement mais ils démarrent sous l'eau au ras de mes pieds sans que je puisse les voir. L'un d'eux remonte à environ 20 mètres, de cul près de la berge à ma gauche. Je décoche mais il plonge au moment où ma flèche arrive. Je pensais l'avoir touché mais il ne remontera pas. D'autres ragondins partent vers les terriers. Je cours pour revenir à mon poste et fait plonger un ragondin remonté près de la berge en arrivant aux terriers. Un gros ragondin  tourne près de la berge opposée puis repart vers les joncs, je tente de l'approcher mais comme les autres il replonge et semble partir vers les terriers. Je repars vite à mon poste. Il refait surface près de la berge opposée.  Je l'approche par la droite et il me regarde arriver sans bouger jusqu'à ce que j'arrive au milieu de la berge opposée au terrier. Il est à plus de 20 mètres plein travers, un peu loin mais je décide de le tenter. J'arme, il se met de cul et s'éloigne d'un mètre puis se met de 3/4 arrière. J'aligne ma visée et décoche. Touché il se débat puis plonge. Je cours vers les terriers et me reposte. Mon ragondin finit par remonter à 10 mètres de la berge opposée, se débat un instant puis coule à pic dans un bouillon de bulle.

Je reste posté un moment aux terriers et surveille autour de moi les remous contre la berge espérant voir sortir un autre ragondin. Après un long moment, un sillon se dessine à la surface sur ma gauche près de la digue. Je cours mais le ragondin remonte devant moi et replonge aussitôt pour disparaitre à nouveau. Je longe les joncs de la digue sans le refaire sortir. Je pars me reposter. Au bout d'un moment plusieurs ragondins sortent des joncs de la berge opposée. L'un d'eux arrive vers moi et plonge au milieu du lac. J'arme mon arc, il remonte à 7 mètres de moi de face. Ma flèche en pleine tête, le laisse sur place. Un autre ragondin longe la berge de droite et rentre dans l'antre d'un terrier à 15/20 mètres du coin du lac. Je me décale doucement vers lui alors qu'il regarde vers moi et le tire à plus de 20 mètres. Je pensais l'avoir touché mais il fuit au fond du terrier. Je pars chercher ma flèche puis fait un tour du lac et récupère ma flèche contre la berge opposée au passage. Rien ne bouge, je pars me reposter et surveille un remous sur ma droite. 2 ragondins sortiront des terriers sur ma droite pour rentrer aussitôt à couvert sans me laisser le temps de réagir. Le ragondin ressort des jonc sur ma gauche mais au moment où je m'approche il replonge et disparait. Je me reposte, le temps passe et le lac est calme. Je récupère mon dernier ragondin et fait le tour du lac avant de partir puis commence à rassembler mes ragondins quand, j'aperçois un ragondin à l'entrée du terrier où j'ai tiré l'autre tout à l'heure, j'encoche, me rapproche à environ 30 mètres puis tente une flèche.

Cette Fois, c'est touché, le ragondin a disparu avec ma flèche mais gémit et se débat bruyamment dans le terrier. J'attends un peu mais il ne semble pas vouloir mourir. Je tente d'aller le récupérer en descendant dans l'eau pour marcher sur un petit replat qui borde la berge sous 20 cm d'eau. J'entends le ragondin démarrer dans le terrier, je me penche devant l'entrée et éclaire avec mon portable. Il est bloqué à 4 mètres, dans un virage, par ma flèche resté en travers. J'appelle donc Jacques pour qu'il me prête sa gaffe télescopique et part la chercher puis reviens pour tenter de récupérer mon ragondin. A mon retour, il est toujours vivant, à genoux dans l'eau je tente de le crocheter et finis par y parvenir mais il m'échappe à 1 mètre de l'entrée et fonce vers le fond du terrier et disparait derrière le virage. J'ai juste le temps d'attraper ma flèche par l'empennage en tournant la gaffe pour la bloquer. Je tire ensuite sur cette dernière pour ramener le ragondin vers l'entrée en espérant que ma flèche tienne le coup. Il lutte de toute ses force mais je finis par le faire lâcher et le ramène à 1 mètre de l'entrée où je saisi ma flèche à la main et l'extirpe du trou en tirant dessus puis le saisis par la queue et l'achève d'un coup sec. Ma flèche était très en arrière dans les viscères. Il va être midi, il est temps de rentrer.

Trop c'est trop, 15 août 2018

Je reviendrai pendant 2 jours matin et soir avant de retrouver mon gros ragondin qui, ayant gonflé, est remonté contre la berge de gauche avec ma flèche.

Trop c'est trop, 15 août 2018

Alex

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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 21:49

Ce soir, après avoir passé un bon moment à l'affût dans un petit bois fréquenté par les sangliers et les blaireaux sans voir le moindre animal, je quitte mon poste pour aller chasser autour des maïs. Alors que je me dirige vers une mare, au bout d'un chemin de terre qui longe entre 2 parcelles de maïs, je marque un arrêt au coin de la parcelle de gauche pour jeter un coup d'œil dans le chaume de blé qui fait suite au maïs. J'aperçois une chevrette à environ 150 mètres, elle regarde fixement devant elle en me tournant le dos, ses oreilles braquée vers l'avant. Je comprends vite qu'elle a repéré un animal et pense vite à un renard. Elle n'est qu'à 30 mètres du maïs. J'observe un moment le secteur et aperçois le dos d'un renard en maraude qui passe à 50 mètres devant la chevrette. Je décide de me rapprocher un peu pour essayer de l'appeler. Je longe le maïs d'un pas rapide, la chevrette absorbée par le renard ne me remarque pas et je me poste à genoux, dans l'herbe haute au bord de la culture, à environ 80 mètres de cette dernière. J'attrape mon appeau Prédator réglé sur le cri du lapin et commence à émettre des cris puissants et longs. Le renard disparait derrière la bosse du champ alors que la chevrette se retourne vers moi et me vient droit dessus. C'est le monde à l'envers. J'insiste un peu mais le renard ne semble pas vouloir venir et la chevrette continue à venir droit sur moi. Je quitte mon poste et avance sur elle. Elle se fige un instant puis rentre au maïs. Je continue à avancer tranquillement en collant le maïs quand j'aperçois la tête du renard qui dépasse du chaume à environ 90 mètres. Je me fige, il regarde autour de lui sans bouger mais ne semble pas m'avoir vu. Je m'agenouille doucement dans les herbes hautes puis commence à appeler en imitant des cris de souris avec mes lèvres sur le dos de ma main. Immédiatement, le regard fonce sur moi. J'arme mon arc et poursuis mes appels au travers de mes lèvres pincées. Le renard arrive droit sur moi, j'espace de plus en plus mes appels pour le faire ralentir et chercher. Il vient stopper de face à environ 7 mètres alors que je le suis dans mon viseur. Ma visée est callée sur sa poitrine, je décoche. Ma flèche le traverse et il s'écroule sur place.

Je me redresse et pars à sa rencontre. Il finit de mourir. Ma flèche est entrée à la base du cou et ressortie sur le flanc dans les côtes. Il saigne abondement. Je le laisse sur place et continue à longer le maïs pour tenter de chasser encore un peu avant qu'il ne fasse nuit. Arrivé au bout du maïs, un fossé me barre la route, je descends en le suivant vers un petit ru qui longe dans le creux un peu plus bas. Je suis ensuite le ru au bord d'une parcelle de sarrasin pour rejoindre le pied d'un gros arbre ou j'ai réussi à faire venir 3 renards aux cris de souris il y a quelques jours. Un couple de chevreuil surgit de la parcelle de sarrasin, sur la droite du ru à moins de 15 mètres de moi et foncent en longeant le cours d'eau, s'arrêtant régulièrement pour regarder vers moi puis rejoignent un bosquet un peu plus loin. Arrivé au pied de l'arbre, je me poste et commence mes appels avec mes lèvres sur le dos de ma main. Rapidement, j'ai une impression bizarre et regarde derrière moi. Un magnifique brocard arrive sur moi par ma droite dans mon dos. Je me retourne doucement et continue mes appel, le brocard vient se planter à 6 ou 7 mètres de moi et regarde vers moi sans comprendre ce que je suis. J'arme mon arc pour voir sa réaction, surpris, il démarre mais stoppe à 10 ou 12 mètres plein travers et me laisse aligner ma visée. Il reste immobile un moment à me regarder. Il porte une belle tête bizarde, son bois de gauche est très massif et très perlé alors que l'autre semble cassé ou très court. Je désarme ce qui provoque la fuite du brocard et ses aboiements sur 40 mètres environ puis il stoppe à nouveau pour regarder vers moi. Je me retourne et appelle à nouveau, toujours pas de renards mais le brocard hésite un moment, tourne et retourne avant de se décider à s'éclipser vers le petit bois un peu plus haut. La nuit tombe et je quitte mon poste pour aller chercher mon renard et faire quelques photos souvenir.

Ils sont fous ces chevreuils, 9 août 2018

Alex

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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 21:21

Ce soir, il fait très chaud et je décide d'aller faire un tour des points d'eau du territoire pour voir si les sangliers y sont passés. La résurgence en dessous du lac n'a pas été fréquentée depuis un moment mais un couple et ses 3 chiens a installé une caravane sur la digue du lac ce qui empêche les sangliers de venir dans le secteur depuis des mois. Je pars ensuite, en remontant le coteau, vers une petite mare en limite gauche du territoire, pas de passage ici non plus et la mare a déjà séchée, ne reste que des joncs et un peu de boue qui sera vite sèche. Je pars donc vers un autre point d'eau sur la limite haute du territoire en suivant un chemin de terre forestier marquant cette limite. Cette fois la petite mare broussailleuse est pleine d'eau et n'est pas du tout fréquentée. Je redescends donc à travers bois vers une combe plantée de petits poids et de sarrasin. Alors que je suis à environ 100 mètres de la lisière bordée par la culture, des gazouillis et grognements d'une bande de sangliers se font entendre. Ils semblent venir du coteau boisé, de l'autre côté de la bande cultivée. Je ralentis mon allure et tente de me frayer un chemin dans le bois sans faire trop de bruit mais c'est peine perdue avec le sol sec couvert de feuilles et de bois morts. Quand j'arrive en lisière les sangliers se sont tus. Je reste un moment à l'écoute au bord de la culture quand un crac puis un autre se font entendre dans le bois d'en face près de la lisière.

Petit sanglier à l'approche, 26 juillet 2018

J'attaque tranquillement mon approche au travers la culture, en direction  des bruits. Le vent souffle par ma gauche. Alors que je suis à environ 40 mètres de la lisière du bois, j'aperçois du mouvement dans le sarrasin, juste au bord du bois. Ce n'est pas le vent, je comprends vite que ce sont les sangliers qui sortent. Je m'avance doucement vers eux et ne tarde pas à voir des dos et des oreilles s'avancer dans la culture. J'approche très doucement jusqu'à environ 10 à 12 mètres des sangliers. C'est une bande de bête rousses d'environ 15 kilos dont les rayures sont encore partiellement visibles. Ils biaisent vers moi et je les laisse venir prêt à armer, ils se rapprochent en mangeant et changent souvent de direction, je ne sais pas trop sur quel jeter mon dévolu. L'un d'eux se détache sur ma gauche, j'arme doucement mon arc mais il se positionne de face, un autre se détache plein travers plus à droite à environ 7 mètres. J'aligne ma visée et décoche. Touché, les 2 épaule cassée, il s'effondre sur place et se met à hurler. Les autres sursautent puis se figent et regarde vers l'animal à terre. Je tente de réencocher mais une laie d'environ 60 kilos surgit de la haie épaisse qui fait suite au bois et stoppe à quelques mètres de moi avant de redémarrer aussitôt en soufflant pour revenir à couvert dans la haie. Les bêtes rousses éclatent, certaines partent d'où elles viennent et rentrent au bois, d'autres rejoignent la laie, une autre part droit dans mon dos pour rejoindre le bois d'où j'arrive et y rentre. Rapidement, j'aperçois la laie et une bête rousse traverser la bande de prairie derrière la haie pour rentrer au bois. Les craquements et les grognements dans la haie attestent que d'autres sangliers sont toujours là. Ma bête rousse s'est immobilisée. Je me rapproche du bois, au départ de la haie traversée par un passage pour tenter de voir les sangliers. Un gros grogne sur ma gauche, les craquements remontent doucement dans le bois sans que je puisse voir les animaux. Je reste un moment posté en espérant que la bête rousse isolée dans mon dos ne se décide à revenir sur ses pas mais le temps passe et rien ne vient. Je pars donc voir mon sanglier déjà couvert de mouches vertes et dégage ma flèche restée en travers de l'animal, stoppée par le sol.

Petit sanglier à l'approche, 26 juillet 2018

J'en profite pour faire quelques photos souvenir en attendant encore un peu sur place au cas où un sanglier déciderait de revenir en arrière.

Petit sanglier à l'approche, 26 juillet 2018

Au loin, sur ma droite, un couple de chevreuils traverse la haie pour venir manger dans le sarrasin.

Petit sanglier à l'approche, 26 juillet 2018

Les mouches sont très nombreuses, je décide de rentrer m'occuper du sanglier.

Petit sanglier à l'approche, 26 juillet 2018

Alex

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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 06:50

Ce weekend, Thierry m'a invité à chasser chez lui avec Renaud, je suis arrivé chez lui vendredi soir et Renaud n'arrivera que samedi après-midi. Ce matin, je pars chasser avec Thierry sur un secteur de son territoire de Cuzance. Nous arrivons alors qu'il ne fait pas encore tout à fait jour, nous attendons un peu d'y voir plus clair puis partons en longeant un chemin de terre qui débouche sur un grand chaume de colza entre un gros arbre à droite et une bout de haie à gauche. Le vent dans mon dos n'est pas très bon mais les chevreuils peuvent venir de partout. Au fond du chaume se trouve un gros bosquet à environ 400 mètres, un autre bosquet borde la droite du chaume et démarre à environ 40 mètres sur ma droite. Sur ma gauche, se trouve un autre bosquet qui démarre du bord du chaume et part en arrière à environ 80 mètres. Je me poste contre le bout de haie et commence à jouer du Buttolo. Très rapidement du bruit se fait entendre dans le bosquet à ma droite et une chevrette en surgit pour venir vers moi, j'espace mes appels pour ne pas la faire venir trop vite puis change d'appeau et passe au Rottumteller, un brocard sort alors du bois au fond du chaume à environ 400 mètres et commence à s'avancer tranquillement à découvert mais sans venir vers moi. La chevrette est à moins de 10 mètres et tourne devant moi pour finir par me prendre au vent et repartir vers le bosquet d'où elle vient. J'insiste dans mes appel et finit par capter l'attention du brocard qui commence à venir mais il biaise pour venir droit sur moi sous le vent et, arrivé à environ 100 mètres, il hume l'air et fait volte-face puis fonce vers le fond du bosquet de droite.

Je rejoins Thierry resté plus en arrière puis nous partons par un chemin de terre à la recherche d'un autre poste. Nous arrivons ainsi près d'une petite clairière d'herbe haute incluse dans le bois sur la gauche du chemin dont elle n'est séparée que par une ligne d'arbres et de buissons. Thierry décide de se poster dans le bois juste avant la clairière. Je m'avance un peu plus pour me poster dans une très grosse coulée traversant la bande d'arbre vers la fin de la clairière. Je suis partiellement caché par un arbuste feuillu. Je commence mes appels au Buttolo en surveillant devant et derrière moi. Assez rapidement alors que mes yeux balaient le secteur, ils se posent sur un brocard qui vient de sortir du fond de la clairière à environ 50 mètres sans un seul bruit. Il regarde dans la clairière à la recherche de l'origine des appels. Je reprends mes appels, il repart et s'avance d'un pas lent vers mon poste. Il s'arrête souvent pour écouter en observer et mes appels le font alors repartir. Peu à peu, il s'approche et j'arme mon arc et positionnant le Buttolo sur ma poignée d'arc pour continuer à appeler une fois armé, alors qu'il approche des 30 mètres de mon poste et le laisse venir mais alors qu'il n'est plus qu'à 15 mètres, il biaise légèrement comme pour prendre la coulée à quelques mètres sur ma gauche. Je tente de le guider vers moi mais à environ 10 mètres il stoppe et se met de 3/4 face et commence à frotter un gros chardon avec ses bois. J'ai une fenêtre de tir au travers des branchages, il je le laisse encore avancer la végétation ne me permettra plus de tirer. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche le traverse sans que je ne voie précisément mon atteinte. Il démarre en trombe et décrit une courbe d'une 30ène de mètres pour rentrer sur la droite de la clairière dans le bois. Dans sa course, j'ai aperçu une tâche sanguinolente en arrière de la panse côté sortie de flèche et je ne suis pas sûr de mon atteinte. Le calme reviens vite, je quitte mon poste et me dirige vers ma flèche plantée au sol. Elle est couverte de sang et de contenu stomacal.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je récupère ma flèche et la remets au carquois, je vois alors sortir Thierry du bois au fond de la clairière, il s'était en fait avancé dans le bois et a laissé passer le brocard, arc armé pour me le laisser tirer alors qu'il l'a eu à seulement quelques mètres plein travers. Je décide d'attendre quelques minutes avant d'aller contrôler la trajectoire de fuite. Nous commençons à chercher les traces de sang après une petite attente mais pas la moindre goutte visible dans la clairière. Je pars donc chercher l'entrée au bois et trouve assez rapidement un petit arbuste au feuillage couvert de gouttes de sang.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous attendons à l'écoute au bord du bois et Thierry m'annonce avoir entendu du bruit. J'écoute un instant sans rien entendre et m'avance de quelques mètres dans le bois en suivant les grosses gouttes de sang bien visibles malgré la faible luminosité du sous-bois.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je stoppe et écoute encore tout en scrutant le bois quand j'aperçois mon chevreuil couché un peu plus haut. Je m'approche prudemment, flèche encoché mais il est bien mort. Un peu des intestins sortent par le trou de sortie de ma flèche.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

J'appose le bracelet et sort le brocard sur la clairière. Ma flèche rentre bien au défaut d'épaule où je visais mais je pensais le brocard moins tourné. Ma flèche a tout de même touché les poumons et le foie.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Il est 7h30 mais il ne reste qu'un bracelet à Thierry et nous décidons d'arrêter la chasse pour ce matin car Renaud arrive pour chasser ce soir et, si nous fermons le second bracelet, il n'aura plus que les renards à chasser.

En amenant la caissette de la viande du chevreuil que j'ai préparée au président de la chasse, ce dernier nous donne un autre bracelet pour le reste du weekend. Après être allé faire un tour au "salon de la chasse" à Martel, avoir mangé un bout et fait une bonne sieste, nous accueillons Renaud sur motivé pour la chasse de ce soir. Nous repartons sur le terrain vers 18 heures et laissons Renaud sur un secteur et je pars avec Thierry sur une autre zone, Il gare sa voiture au bord de la route. Nous nous préparons puis partons par la chaussée pour rejoindre un passage au travers de la haie que nous longeons sur notre droite. En arrivant au passage, j'aperçois un chevreuil à environ 50 mètres dans la prairie et me fige. J'identifie très vite un chevrillard et l'annonce à Thierry un peu plus en retrait. Il avance doucement dans l'herbe en broutant. Je décide de m'approcher un peu pour tenter de faire quelques photos. Je traverse doucement jusqu'à l'autre côté du passage en stoppant à chaque fois que le chevrillard lève la tête et prends quelques photos mais il finit par m'apercevoir. Curieux il commence alors à se rapprocher. Je lance de cris aigus avec mon Rotumtteler qui lui font reprendre ses esprits et regagner la sécurité du bois. Je me retourne vers Thierry et constate qu'il a filmé une partie de la scène.

Nous nous avançons dans la prairie en longeant le bois de gauche. Alors que nous arrivons au coin du bois, j'aperçois une silhouette furtive qui vient vers nous en longeant la bordure d'un autre bois aligné avec celui que nous longions. J'identifie vite un renard. Il est à plus de 100 mètres, je l'annonce à Thierry et nous nous replions vite derrière la balle de foin calée contre l'angle du bois juste devant nous. Je dis à Thierry que je vais tenter de l'appeler. Il allume donc son téléphone et le cale sur la balle de foin. J'ai perdu le renard de vue, je commence à imiter des cris de souris avec mes lèvres sur le dos de ma main. Rapidement le renard surgit derrière les balles de foin et fonce sur nous par la gauche. J'arme mon arc alors qu'il est à environ 40 mètres et stoppe mes appels. Il vient se planter à 7 ou 8 pratiquement de face mais la balle de foin me gêne pour décocher. Je me penche doucement sur la droite en alignant ma visée et décoche. Touché à l'épaule le renard bondit en se tordant et en criant puis fonce vers le bois sur notre gauche en perdant beaucoup de sang.

A peine est-il rentré au bois que nous l'entendons se débattre. C'est terminé pour lui, je pars chercher ma flèche et la remets au carquois avant de suivre le sang abondant sur l'herbe puis encore plus abondant dans les broussailles à l'entrée du bois. La végétation basse est couverte de sang frotté. Je tombe vite sur mon renard mort sur le flanc. Ma flèche rentre dans l'épaule et ouvre largement le côté de l'animal et ressort entre les cuisses qui sont entaillées profondément sur les faces internes. Les intestins du renard sont sortis par le trou de sortie, il n'a pas fait plus de 20 mètres.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Après quelques photos souvenir,

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous le laissons au bord du bois et continuons notre chasse. Nous passons de poste en poste en appelant. Nous nous arrêtons dans un sous-bois clair en pente douce descendante. Thierry se poste sur le haut, je me poste un peu plus bas à 30 mètres sur sa droite. J'appelle un moment au Buttolo quand un beau 6 pointes arrive par ma droite au galop et presque sans bruit. Je l'aperçois un peu trop tard et stoppe mes appels. Je lâche mon appeau et arme mon arc, je ne peux plus appeler et il a stoppé à un peu plus de 20 mètres en contrebas derrière quelques branches mortes. J'aligne ma visée, cherche une trouée et décoche. Je vois avec horreur ma flèche partir trop haute et toucher le brocard dans les muscles du dos. Je vois nettement une plaie sur le dos du bocard qui fait volte-face et repart d'où il vient. Il me semble voir ma flèche en travers de son dos. Il stoppe à environ 40 mètres sur ma droite mais derrière des branchages. Il regarde autour de lui et cherche à comprendre ce qui vient de se passer. Je réencoche et reprends mon appeau pour tenter de le faire bouger un peu mais il redémarre et se débine vers le bas du bois puis stoppe à environ 100 mètre et se met à aboyer rageusement un long moment. Plus de doute, mon atteinte est superficielle, je ne retrouverai pas ce brocard. Au bout d'un moment, je lui réponds en aboyant ce qui le fait taire et démarrer.

Thierry me rejoint puis nous commençons à chercher ma flèche sans succès et les premiers indices. Comme je m'en doutais, nous ne trouvons pas de sang jusqu'à la reposée debout du brocard ù se trouve un petit rond de gouttes rouge vif. Nous suivons plus ou moins la direction de fuite et trouvons quelques rares gouttes jusqu'à la zone où le brocard s'est arrêté pour aboyer puis plus rien. Nous insistons un moment par acquis de conscience mais je dois me rendre à l'évidence, mon atteinte est très superficielle et une recherche avec un chien ne donnera pas plus, nous abandonnons et poursuivons notre chasse mais le cœur n'y est plus et les chevreuils ne répondent plus. Renaud de son côté a loupé un brocard et en est malade. Nous nous retrouvons avant la nuit et nous décidons de changer d'association. Je pars avec Renaud vers le stade de foot sous lequel se trouverait un très beau brocard. Nous faisons quelques pauses pour appeler en  chemin mais rien ne vient. Nous descendons sous le stade et apercevons au loin 2 chevreuils au gagnage, nous nous rapprochons de la bordure de friche boisée qui borde la prairie et nous nous postons pour appeler. Je constate que ce que nous avions pris pour des chevreuils n'en sont pas mais aperçois 2 chevreuils à environ 400 mètres. Je commence à appeler, ils arrivent très vite et je comprends vite qu'il s'agit d'une chevrette et de son chevrillard. Ils viennent jusqu'à 15 mètres environ puis font demi-tour. Il fera vite nuit nous partons vite par un petit passage forestier vers la prairie où se trouverait le grand brocard.

Nous débouchons sur un grand chaume bordé au fond par une bande de luzerne. Nous repérons, sur la gauche, une bande de bois prise entre le chaume et la luzerne. Le vent souffle de notre gauche. Pas de chevreuil en vue. Nous traversons le chaume en biaisant vers la bande boisée. Renaud se poste sur le coin gauche et moi à environ 30 mètres de lui sur le droit. J'attaque d'appeler au Buttolo. Au bout d'un moment, le bruit caractéristique d'un chevreuil retentit dans le bois. J'insiste et change les sonorités mais il a ralenti en se rapprochant et ne semble pas vouloir venir plus. Je tente le Rottumteller et un chevreuil surgit dans une zone dégagée du bois à environ. J'arme mon arc et prends la visée mais la luminosité n'est pas bonne et je n'arrive pas à identifier le sexe de l'animal, il me semble qu'il s'agit d'une chevrette. Elle finit par repartir, je désarme et reprends mes appels. Il revient mais repart à nouveau. Tout à coup, Renaud m'interpelle et me faut des signes, le gros brocard est arrivé dans mon dos et est venu à portée de tir mais absorbé par l'autre chevreuil je ne l'ai pas vu. Il vient de refranchir une haie épaisse qui borde la luzerne. Je l'entends aboyer de l'autre côté. Je me décale vite vers une trouée de la haie et l'aperçois au loin. Je reprends mes appels. Il semble vouloir venir mais est très méfiant et fait des allers-retours en parallèle de la haie à environ 100 mètres pour tenter de prendre le vent. Je joue de tous les appels que je connais, de l'aboiement et arrive à le faite venir de 20 mètres mais pas plus il refuse d'avancer plus. Je lutte jusqu'à la nuit qui m'oblige à abandonner. Nous rentrons.

 

Alex

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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 05:48

Ayant décidé de partir en vacances à Majorque avec ma compagne, j'ai posté un message en espagnol sur Facebook demandant s'il était possible de chasser une journée le bouc des Baléares sans passer par une société de guidage. C'est le seul grand gibier de l'île et sa chasse est ouverte toute l'année. Un de mes contacts, Joan CATALA m'as mis en contact avec une de ses connaissances, Francisco qui m'a invité à chasser sur sa propriété de chasse (Coto de Caza privado). Nous nous sommes contactés par téléphone pour les derniers détails à régler. Ce matin, nous avons rendez-vous à 5h30 sur le parking près de mon l'hôtel où Francisco vient me chercher mais j'ai mal compris le lieu du rendez-vous et ne le voyant pas arriver je l'appelle. Il m'attend depuis 10 minutes, je cours le rejoindre puis nous partons pour sa zone de chasse, il fait déjà chaud alors que le jour n'est pas levé. Francisco m'explique en chemin qu'il existe 2 types de chèvres sauvages à Majorque :

- "La cabra fina" ou "cabra salbaje mallorquina" qui est la vrai chèvre sauvage des Baléares pour laquelle il est nécessaire de passer par les sociétés de guidage et qui se monnaye cher. Sa robe rousse et sa ligne noire sur le dos sont caractéristiques de l'espèce dont la présence à Majorque est très ancienne, introduite par l'homme il y a plus de 4000 ans.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

- "La cabra asilvestradas" d'origine domestique et revenue plus récemment à l'état sauvage. Ces animaux présentent un risque de pollution génétique pour l'espèce autochtone et doivent être abattus. Tout animal présentant ne serait-ce qu'une petite tache blanche ("una mancha blanca") est considéré comme non pur et peut être tiré.

Malgré ma bonne maîtrise de l'espagnol je n'ai pas tout compris sur ces subtilités de la chasse à la chèvre sauvage et des différences entre les 2 types d'animaux lors des explications de Francisco. Nous arrivons aux premières lueurs du jour sur le territoire de chasse fermé par un grand portail métallique. Nous passons le portail et nous nous garons près d'une ancienne bâtisse alors qu'un lièvre ibérique détale vers la garrigue. Francisco m'explique que sa propriété de chasse fait 5000 hectares. Nous nous préparons puis nous nous mettons en marche en nous dirigeant vers un mur de pierre blanche. Une perdrix rouge se débine en longeant ce mur. Déjà les premières crottes de chèvres sont visibles sur le sol. Nous rejoignons un passage où le mur s'est partiellement éboulé et rejoignons un chemin pierreux de l'autre côté que nous commençons à suivre. Le soleil se lève dans notre dos au-dessus de la mer. 

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Francisco m'explique que nous pouvons tomber sur les chèvres à tout moment et qu'il me faut ouvrir les yeux et les oreilles pour tenter d'entendre des bêlements qui pourraient trahir la position d'un groupe d'animaux. C'est souvent le bêlement des jeunes qui trahit la présence des adultes, Francisco étant appareillé pour l'audition, il m'explique qu'il n'entend pas bien. Je scrute le paysage et écoute mais à part quelques crottes plus ou moins fraîche je ne vois pas le moindre animal. Après un moment passé à marcher et quelques coups de jumelle donnés par Francisco sur les coteaux alentours je finis par entendre des bêlements au loin sur la droite et en fait part à Francisco. Il me fait comprendre que c'est trop lin et nous poursuivons notre chemin. Un peu plus loin, nous stoppons et Francisco m'explique que nous allons chasser 2 très bonnes zones où sont souvent les animaux. Il hésite un peu puis nous partons pour la  première zone par un petit sentier qui descend dans la garrigue. Rapidement, des bêlements se font entendre et je les signale à Francisco. Nous tentons l'approche, j'avance tout doucement sur le sentier en surveillant le secteur mais la végétation arbustive ne me permet pas de voir les animaux. Le sentier descend doucement vers le fond de la combe et je tente de repérer les animaux en regardant en direction des bêlements qui se déplacent dans la végétation. Au pied du penchant pierreux  et ponctué de buissons bas et de quelques arbres chétifs, je marque une pause pour observer un instant le secteur quand il me semble apercevoir un animal basculer derrière la crête à un peu plus de 100 mètres. Les bêlements reprennent sur notre droite, en bordure d'un bois de pins épais.

Je consulte Francisco et je décide de tenter l'approche. Le vent souffle vers la crête. Je commence mon approche voûté en me frayant tout doucement un chemin au travers de la végétation et en vérifiant chacun de mes appuis pour éviter de faire rouler les pierres. Je m'arrête souvent pour observer et écouter et me rapproche peu à peu des bêlements. Alors que j'arrive près des premiers arbres précédant le bois, j'aperçois du mouvement et stoppe derrière quelques buissons. Une trouée dans le bois me permet de voir à environ 40 mètres, un gros arbre sous lequel le sol est dénudé avant l'épaisse  végétation basse de la garrigue. Une silhouette blanche s'avance sous ce dernier et se détache à découvert. Une belle chèvre blanche s'avance dans le découvert alors que des craquements dans son entourage  trahissent la présence de d'autres animaux. Je reste perplexe devant cette rencontre à laquelle je ne m'attendais pas, toutes les images que j'avais pu voir es chèvres de Majorque étaient celles de chèvres rousses avec es zones noires dans  le pelage.  C'est alors que je comprends les explications de Francisco sur les 2 catégories de chèvres et la nécessité d'éliminer les chèvres revenues à l'état sauvage qui s'hybrident avec les "cabras finas". Francisco resté en retrait ne voit pas la chèvre, j'attire son attention, ramasse une pierre blanche et lui mime la robe blanche de la chèvre pour savoir si je dois la flécher. Il me demande par signes si c'est un mâle et je lui fais signe que non, il me fait signe de laisser tomber. Je reste tout de même en poste car d'autres animaux avancent dans la végétation et j'espère qu'il s'agit de boucs. Tout à coup, des coups de feu résonnent au loin. La chèvre lève la tête et devient inquiète, les coups de feu reprennent et elle se débine dans la pente disparaissant dans la végétation. J'attends un peu mais les autres animaux ont aussi disparus, je retourne vers Francisco agacé d'avoir entendu ces coup de feu qui n'avaient pas lieu d'être.

Je lui explique que j'ai vu une chèvre blanche et  qu'il y avait d'autres animaux mais que je n'ai pas pu les voir et lui demande ce qu'il compte faire ensuite. Comme moi il a vu des animaux en crête et décide de remonter  pour tenter de les apercevoir. Nous remontons donc jusqu'à la crête et observons un moment sans rien voir puis décidons d'avancer doucement sur notre droite dans une  zone de  garrigue basse. Tout à coup, Francisco aperçois des animaux qui nous observe au loin et me les montre avant de me dire que nous allons faire demi-tour pour les laisser tranquille un moment. Nous partons donc en sens inverse en longeant la crête pour nous poster sur une bonne zone de passage. Le temps passe et rien ne vient, le vent est un peu tournant. Francisco décide de revenir voir les chèvres vues sur notre droite, nous avançons tranquillement quand nous apercevons, à environ 300 mètres, une tête dans la végétation. Francisco m'annonce un jeune mâle après identification aux jumelles. Je pars pour tenter une approche.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Le vent souffle alternativement de ma droite ou dans mon dos, je décide donc de remonter plus à ma droite pour que mon odeur ne soit pas portée vers l'animal plus en contrebas. Je tente de me faufiler voûté dans la végétation et derrière les rochers pour me camoufler en surveillant par moment l'animal qui ne semble pas vouloir s'enfuir mais regarde souvent dans ma direction. Alors que j'ai fait presque la moitié du chemin et que je me suis arrêté baissé dans les buissons, un mouvement attire mon regard à environ 15 mètres devant moi. Les belles cornes d'un bouc qui semble venir vers moi dépassent juste du buisson. J'accroche vite mon décocheur et me prépare à armer mon arc mais les cornes disparaissent et rien ne venant, je me redresse un peu et aperçois les animaux qui se débinent de cul. Je m'approche vite du buisson qui me les cachait et les observe, ils ont stoppé à environ 50 mètres et broutent les feuilles des arbustes. J'aperçois les têtes de 2 grosses chèvres et d'un bouc au pelage roux clair et portant des marques noires. Le bouc est de dos à gauche des 2 chèvres. Je m'approche d'environ 10 mètres et me recale alors que le vent a tourné dans mon dos. La chèvre la plus à droite devient inquiète et regarde les alentours avant de démarrer pour se débiner vers le bois de pins qui borde la crête à ma droite. Elle disparaît rapidement, la seconde chèvre ayant remarqué ce départ précipité lui emboîte le pas. Le bouc absorbé par son repas met plus de temps à réagir, je tente de me rapprocher un peu mais il finit par me sentir et devient inquiet. J'arme mon arc, il est encore à environ 35 mètres, il s'avance dans la végétation en s'arrêtant plusieurs fois mais seule sa tête dépasse de la végétation. Je le suis dans mon viseur sans avoir d'opportunité de tir et doit me résoudre à le laisser partir vers les pins.

Les 3 animaux ayant disparu, je décide de repartir sur ma première cible. Je biaise à travers les buissons pour descendre vers l'endroit où se trouvait l'animal. Je l'aperçois vite en contrebas à environ 30 mètres mais seule la tête dépasse de la végétation. Le vent tourne à nouveau dans mon dos et l'animal blanc et noir se débine dans la végétation, tête basse et ne ressort à découvert qu'à 50 mètres avant de rentrer à couvert dans un bois alors que je tente de m'approcher. Je fais donc demi-tour pour revenir vers Francisco qui m'a attendu de l'endroit où nous avons vu le jeune bouc. Comme je l'ai laissé depuis un moment et que je viens de me rendre compte que j'ai oublié mon portable à la voiture, je presse le pas pour le rejoindre. Je ne l'aperçois pas tout de suite car la végétation me le cache un moment mais je finis par le voir qui me fait des grands signes avec les bras. Je presse donc le pas pour le rejoindre et regarde plus où je pose mes pieds que devant moi. Alors que je relève les yeux vers Francisco, je le vois agiter qui me fait signe de ralentir et de regarder à ma gauche. Je stoppe net et remarque vite du mouvement derrière  un petit arbre à une vingtaine de mètres devant moi. Rapidement, la chèvre blanche, que j'avais vue toute à l'heure, s'avance à découvert devant moi, à environ 25 mètres. Elle stoppe à quelques mètres de l'arbre et regarde alternativement vers moi et Francisco immobile un peu plus loin. Inquiète, elle fait demi-tour et je remarque alors une masse sombre au travers de bois morts, au pied de l'arbre puis un bouc blanc surgit de derrière l'arbre et descend le penchant à ma droite en biaisant pour passer en dessous de moi. Je biaise moi aussi pour couper sa trajectoire. 

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Il avance d'un pas lent et s'arrête souvent pour regarder vers moi, je stoppe alors pour l'observer immobile et repars quand il se remet à avancer tête basse dans la végétation. J'essaie d'avancer le plus vite possible en essayant de rester silencieux et biaise de plus en plus à gauche pour lui couper la route. Je le rattrape peu à peu, il stoppe à environ 12 mètres de moi et relève la tête. J'arme doucement mon arc, vise et décoche. Touché, il s'effondre sur place et bêle un instant avant de se relever pour tenter de s'éloigner en boitant sévèrement, il retombe plusieurs fois puis se couche en bêlant derrière des buissons sans parvenir à se relever. Je tente de m'approcher quand une impression bizarre me fait tourner la tête à droite. J'aperçois alors la chèvre blanche qui m'observe de face à moins de 10 mètres avec un bouc typique de Majorque arrêté plein travers derrière elle et lui reniflant l'arrière train. Je demande par signes à Francisco si je peux tirer et il me fait signe que non. Ils restent ainsi immobile un instant puis se débinent tranquillement.

Je m'avance vers mon bouc qui s'est immobilisé. Ma flèche l'atteint plein cœur et l'hémorragie a été massive, il n'a pas fait 20 mètres. Ma flèche restée en travers s'est cassée dans la chute de l'animal.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Francisco me rejoint et m'explique que les animaux lui tournaient autour depuis environ 20 minutes et me montre les photos qu'il a prises du bouc des Baléares en me disant que certains chasseurs sont venus plusieurs fois chasser ici sans en voir un seul.  

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Nous prenons quelques instants pour faire quelques photos souvenir de mon premier gibier des Baléares.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Je pense alors que la chasse est terminée pour ce matin mais Francisco m'explique que nous allons aller chasser sur le second secteur auquel il pesait tout à l'heure et me dit que tant que j'ai des flèches à mon carquois je peux tirer des animaux. 

Nous partons donc pour le second secteur en longeant le chemin principal. Nous arrivons dans une zone de garrigue ouverte qui a brûlé il y a quelques années. Les troncs tombés au sol ont été recouverts par la végétation basse qui a repoussé. Plus bas la pente s'accentue brusquement et se boise avant le penchant boise qui remonte à notre gauche. Alors que nous avançons sur le chemin, des bêlements retentissent en contrebas sur la gauche les animaux ne sont pas visibles, certainement en dessous de la cassure brutale de la pente, dans les arbres. J'avertis Francisco qui me dit que l'approche va être très difficile. Il me fait avancer un moment sur le chemin alors que les bêlements se déplacent en parallèle du chemin. Sur les indications de mon hôte, je descends par un petit passage de chèvres vers la lisière des arbres, il m'a également indiqué qu'un torrent à sec marquait le fond de combe et qu'en le suivant je remonterai au chemin. Je progresse doucement en slalomant pour éviter les obstacles et essayer de de ne pas faire trop de bruit. Un fort vent souffle par ma droite et couvre un peu le bruit de ma progression. Les bêlements sont descendus vers le fond de combe. Arrivé aux premiers arbres je cherche un passage pour descendre vers le torrent et trouve une coulée bien fréquentée mais assez encombrée et très pentue. Je me fraye doucement un chemin en me tenant fermement à la végétation pour descendre sans tomber et arrive au torrent non sans mal mais les animaux se sont tus. J'écoute un moment mais rien, je commence à remonter dans l'épaisse végétation et les blocs rocheux du penchant boisé mais je tourne un moment sans voir d'animaux, je tente même de bêler sans succès. Je décide donc de redescendre vers le torrent pour rejoindre Francisco mais à peine suis-je arrivé dans le bas fond que les bêlements reprennent au-dessus de moi, d'où je viens. Je fais donc demi-tour et remonte doucement vers les cris qui semblent provenir d'un bouquet de pins autour duquel j'ai pourtant tourné tout à l'heure. Je remonte doucement jusqu'à un bloc rocheux vertical, les cris viennent de 15 mètres plus haut. Je remonte par une coulée sur la gauche de la roche et m'approche doucement des pins et de l'animal qui est maintenant à moins de 10 mètres mais impossible de le voir. J'avance encore un peu quand l'animal démarre brusquement pour stopper à environ 25 mètres plein travers alors que je viens d'armer mon arc. C'est un chevreau, j'ai une fenêtre de tir au travers des branchages. J'aligne ma visée et décoche mais l'animal démarre au même moment et ma flèche passe derrière. Je réencoche et pars chercher ma flèche mais elle reste introuvable.

Je redescends vers le torrent et le remonte rapidement pour rattraper le chemin avant de le longer rapidement pour rejoindre Francisco que j'ai laissé depuis un moment. Ne le voyant pas, je siffle et l'aperçois qui me fait des signes. Il a vu un bouc, il me demande si je ne l'ai pas vu en remontant et je lui dis que non. Il semble que je sois passé juste à côté sans le faire partir. Il m'amène jusqu'à un arbre au bord du chemin et me montre un gros bouc brun avec une bande blanche sur le flanc qui broute tranquillement dans la bande boisée au-dessus du torrent. Le vent souffle toujours de façons soutenu en parallèle du chemin, je reviens donc en arrière d'environ 30 ou 40 mètres puis descends au plus droit vers la bande boisée en essayant de ne pas faire trop de bruit puis commence une approche plus lente en longeant les arbres. Ne voyant plus l'animal, je surveille Francisco qui me fait signe qu'il est toujours là. J'arrive à l'aplomb du bouc et l'aperçois mais il retourne tranquillement vers le torrent en broutant. Je ne peux pas m'avancer dans le bois à cause de l'encombrement des troncs morts, le bouc est déjà à près de 30 mètres, j'arme mon arc et attends une occasion de tir. A environ 35 mètres, il se tourne plein travers. J'arme, tente de trouver une trouée puis décoche mais ma flèche passe juste sous le cœur. Le bouc démarre et une chèvre surgit de la végétation, ils se débinent tranquillement en s'arrêtant souvent. Je réencoche vite et réarme en attendant une occasion de tir mais ils sont loin et l'encombrement des branches ne m'ouvre aucune fenêtre. Ils partent maintenant sur ma gauche dans l'épaisse végétation.

Je décide de tenter de les recouper, je presse le pas et longe un moment les arbres puis biaise vers le chemin de terre et le suis pour rattraper le départ du torrent. Je biaise dans la végétation basse et épaisse au-dessus du torrent quand des bêlements se font entendre, le bouc arrive vers moi, j'entrevois sa tête puis suis ses déplacements grâce à ses cornes qui dépassent de buissons. Je tente de couper vers lui pour l'intercepter mais il biaise toujours en bêlant vers le torrent. J'avance aussi vite que je peux. Le bouc traverse le torrent et s'arrête plein travers à environ 40 mètres entre 2 arbres. J'arme, vise et décoche. Ma flèche me semble  au cœur, le bouc se cabre et démarre péniblement puis disparaît derrière un bouquet d'arbres à environ 20 mètres. J'attends un moment en surveillant l'endroit mais ne le voyant pas ressortir je me dis que c'est fini pour lui et pars en direction de la zone du tir pour tenter de retrouver ma dernière flèche.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Arrivé sur place, je ne trouve pas ma flèche, je pars donc en direction de l'endroit où a disparu le bouc mais constate avec surprise que le bouquet d'arbre cache l'entrée d'une grotte. Je m'avance doucement et commence à trouver quelques gouttes de sang avant la descente abrupte qui rentre dans la grotte. L'entrée est ombragée, couverte de végétation et j'aperçois à environ 10 mètres plus en contrebas, mon bouc couché qui m'observe. Je me fige mais il démarre et grimpe sur une grosse arrête rocheuse qui s'avance en parallèle du passage qui descend dans la grotte. Je décide de ne pas le poursuivre et retourne chercher ma dernière flèche que je finis par trouver dans la végétation. Francisco vient part le chemin et je l'interpelle pour lui expliquer la situation. Il vient me rejoindre et je lui montre l'entrée de la grotte quand des bêlements annoncent des animaux qui semblent sortir de la grotte par un autre passage de l'autre côté de l'arrête rocheuse. J'encoche vite et me précipite pour tomber sur 3 chèvres et leurs chevreaux sortant de terre à juste 10 mètres de moi. Je me fige et observe, mon bouc n'est pas dans le groupe. Je laisse les animaux partir et reviens vers Francisco puis nous descendons en suivant le passage par lequel est descendu mon bouc. Il y a du sang au sol et une belle giclée sur un gros rocher clair au milieu du passage, à l'endroit où l'animal a bifurqué pour passer la fin de la crête rocheuse. Je m'avance en suivant le sang et aperçois le bouc couché juste derrière la crête rocheuse. Il m'a vu et se lève pour descendre plus en avant dans la grotte. Je me recule et annonce à Francisco qu'il est toujours vivant. Je me réavance près à armer, le bouc traverse l'autre passage profondément creusé de l'autre côté de la grosse roche puis remonte au plus raide pour aller se coucher à 5 mètres plus haut sur un replat de la parois rocheuse de la grotte. Je me recule et dit à Francisco que je vais retenter une approche pour l'achever. Je descends plus profondément dans la grotte, caché par l'avancée rocheuse.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Je m'avance en suivant le sang et aperçois le bouc couché juste derrière la crête rocheuse. Il m'a vu et se lève pour descendre plus en avant dans la grotte. Je me recule et annonce à Francisco qu'il est toujours vivant. Je me réavance près à armer, le bouc traverse l'autre passage profondément creusé de l'autre côté de la grosse roche puis remonte au plus raide pour aller se coucher à 5 mètres plus haut sur un replat de la parois rocheuse de la grotte. Je me recule et dit à Francisco que je vais retenter une approche pour l'achever. Je descends plus profondément dans la grotte, caché par l'avancée rocheuse.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Je contourne le bas de la pointe rocheuse puis commence à m'approcher doucement de la paroi rocheuse. Le bouc, dont je ne vois que la tête, me regarde arriver sans bouger.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Je me prépare à armer, je ne suis plus qu'à quelques mètres en dessous du bouc, il se lève brusquement, j'arme mon arc, il avance tranquillement et remonte encore sur un rocher en se dirigeant vers la sortie de la grotte. Je le suis dans mon viseur. Alors qu'il marque une pause et se tourne pratiquement plein travers à environ 10 mètres de moi. Je cale ma visée et décoche. Ma flèche plein poumon est resté en travers du bouc qui démarre, saute dans le vide pour atteindre le fond du passage par lequel sont remontées les chèvres puis remonte en quelques bon la parois verticale de l'avancée rocheuse comme si de rien n'était tout en perdant beaucoup de sang. Il se faufile entre les arbustes du massif plante au sommet de la roche et commence à vaciller alors que son sang gicle jusqu'au bas des rochers avant de s'écrouler et de rouler jusqu'au replat à quelques mètres de mes pieds. Alors qu'il se débat encore un peu au sol, je dégage rapidement ma flèche toujours en travers mais ma lame de chasse s'est cassée dans l'insert. Je laisse mon bouc finir de mourir.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Je m'approche ensuite de lui pour analyser mes atteintes. Ma première flèche est passée juste derrière le cœur, la seconde a traversé plus haut et touche les 2 poumons. Je n'en reviens pas que ma première flèche ne l'ai pas arrêté plus vite. Nous faisons quelques photos souvenir.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Je n'ai plus de flèche car le pas de vis de ma lame est resté dans l'insert et refuse de s'en extraire, je ne peux pas changer ma lame. Il est temps de rentrer, il fait déjà très chaud, 2 vautours noirs tournent au-dessus de nous dans le ciel. Majorque est le dernier endroit où ils seraient encore présents en Europe. J'en profite pour faire une petite photo souvenir avec Francisco dont l'accueil et la gentillesse sont sans égal. Il est très rare de rencontrer une personne comme lui dans le monde de la chasse et je l'ai invité à venir chasser dans le Gers avec son épouse dès que nous pourrons trouver une date compatible à nos emplois du temps.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

La chasse des boucs des Baléares dans ce magnifique paysage de garrigue aura été une belle expérience et m'aura surtout permis de rencontrer un nouvel ami.

Une matinée de chasse au "boc balear" à Majorque, 11 juillet 2018

Encore un très grand merci à Toi Francisco pour cette très belle chasse et le superbe livre sur le "boc Baléar" que tu m'as offert, j'espère pouvoir te rendre l'ascenseur au plus vite.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

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