Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 17:30

Ce soir, je retourne, en sortant du boulot, voir les chevreuils sur Labejan. Comme d’habitude, je me gare sous la digue du lac et me prépare avant de partir en longeant le lac vers le maïs où j’ai fléché le chevrillard la semaine dernière. Arrivé au bout du lac, je me rends compte que j’ai laissé ma voiture ouverte et les clefs dessus. Je fais donc demi-tour et alors que j’arrive à la moitié du lac, je repère 3 chevreuils qui broutent dans un petit carré d’herbes hautes en haut du coteau sur ma droite.

Je finis d’arriver à ma voiture, récupère mes clefs et la ferme avant de tenter une approche. Le relief va me permettre d’arriver à moins de 30 mètres des chevreuils sans être repéré. Je monte doucement à travers un champ travaillé en biaisant vers un petit bosquet que je longe ensuite de plus en plus lentement en arrivant vers le sommet du coteau. Arrivé au sommet, j’avance avec précautions, mon décocheur en tension, je suis prêt à armer et cherche du regard les chevreuils dans les hautes herbes quand une impression bizarre me fait tourner la tête à gauche. Les 3 chevreuils sont là, un brocard et 2 chevrettes, ils mangent des glands en bordure du bosquet. Ils sont à mauvais vent à tout juste 35 mètres et me repère vite malgré l’écran de branchages devant moi. Le temps d’attraper mon appareil photo, ils sont déjà loin.

Une belle soirée, 19 octobre 2010

Au loin, ils bifurquent et commencent à marcher en s’arrêtant souvent pour regarder vers moi puis passe derrière le bosquet. J’en profite pour avancer rapidement jusqu’à l’angle opposé. Le champ est vallonné, je ne vois pas les chevreuils, je décide de longer le bosquet qui fait un angle droit un peu plus bas avec une grosse haie. Je longe la haie et regarde au travers si un chevreuil ne pâture pas dans le pré en dessous. Rien, j’avance doucement quand, j’aperçois devant moi les 3 chevreuils qui avancent tranquillement, ils sont au bout de la haie et avancent vers un autre bosquet. Je profite du fait que la haie s’éclaircisse pour passer sous cette dernière et la longer rapidement pour gagner du terrain à couvert. Arrivé au coin du bois, je ne vois pas les chevreuils mais le relief du champ peu me les cacher. Je longe le bosquet derrière une petite crête qui casse le champ quand je les aperçois ils avancent tranquillement vers la friche plus loin. Je profite du relief pour les dépasser et me positionner derrière un chêne pour les attendre mais je n’ai pas fait attention au vent  qui vient de tourner et mes chevreuils sont déjà sur le travers d’en face quand j’arrive à mon poste.

Je laisse tomber et redescends pour revenir vers le maïs qui reviens vers ma voiture. Une grande aigrette décolle du milieu d’un pré, plus loin un chat blanc est en chasse et se coule lentement. Je rejoints le coin bas du maïs en longeant le bosquet puis commence à avancer doucement sur la bande enherbée en longeant le petit ru du déversoir du lac. Les ragondins ont bien touché le maïs, je surveille le petit cours d’eau et le maïs mais rien en vue. J’arrive à la voiture sans avoir vu le moindre animal.

Je repars vers le lac quand une silhouette m’apparaît à contrejour en haut du coteau sur ma droite. Je pense d’abord à un chevreuil puis me rend compte qu’il s’agit d’un beau renard. Je décide de tenter une approche. Plus de 400 mètres nous séparent et il commence à descendre vers le maïs, il me faut faire vite. Je pars en courant en longeant le maïs et arrive ainsi au dernier passage de canon alors que le renard arrive à 30 mètres du maïs. Je prends le passage de canon et tente d’avancer le plus rapidement possible et le plus silencieusement possible pour dépasser le renard car j’ai le vent dans le dos. Je surveille par moment le renard mais le perds de vue un long moment à cause de la hauteur du maïs. Quand je l’aperçois à nouveau il est pile à ma hauteur et longe à 30 mètres du maïs d’un pas tranquille. Je presse le pas pour arriver au bout du passage de canon et remonte vers l’angle du maïs mais le renard a, lui aussi, changé de trajectoire et est remonté vers un pylône EDF à 60 mètres de moi. Il me faut traverser un grand découvert pour l’atteindre, comment faire. Il s’arrête et surveille les alentours. Je tente un cri de souris mais il semble l’ignorer et reprend sa marche passant la cassure du champ et basculant hors de ma vue vers le pré en direction du sorgho plus bas. J’en profite pour avancer rapidement jusqu’au pylône et me cacher derrière un petit arbuste pour observer et retenter des cris de souris mais mon renard s’est volatilisé, certainement rentré au sorgho.

Je laisse tomber, la luminosité baisse vite et il ne me reste plus beaucoup de temps pour chasser. Je me dépêche donc de rejoindre le maïs où je voulais chasser au départ. En longeant le ruisseau d'alimentation du lac, j'aperçois 2 chevreuils à plus de 200 mètres, au pied du coteau sur ma droite, le découvert m'interdit une approche, je reste sur mon objectif premier.

Arrivé au maïs, je longe sur la bande enherbée entre le maïs et le bois mais le coin semble très calme ce soir. J’avance d’un pas un peu rapide pour une approche alors que j’arrive à 100 mètre du coin du champ quand du bruit dans les maïs me fait stopper net. Je pense tout d’abord à un chevreuil que mon approche aurait dérangé mais rapidement je comprends qu’il s’agit en de sangliers affairés à leur sortie crépusculaire. Plusieurs animaux se déplacent et le maïs est agité de toute part. Des grognements et des souffles se font entendre. Les sangliers progressent en s’arrêtant régulièrement. Je les suis par la bande enherbée quand la harde fait demi-tour et par vers un passage de canon. L’un d’eux est pris d’une quinte de toux pendant plusieurs secondes, il est à plus de 30 mètre de la bordure et je comprends que certains sangliers remontent dans le maïs. Je tente de les dépasser pour essayer de les apercevoir mais ils avancent trop vite et biaisent pour passer à plus 30 mètres de la bordure du champ dans un fracas de maïs froissé. Arrivé au passage de canon, je m’avance doucement pour tenter d’apercevoir un sanglier un peu plus haut mais je tombe nez à nez à 5 mètres avec 3 sangliers de 50 à 60 kilos. Il regarde vers moi, je tente un pas en arrière pour armer à couvert mais ils démarrent et font volte-face pour rentrer dans le maïs. Je les suis un moment au bruit, combien sont-ils pour faire un tel raffut ? Le maïs craque, bouge de toute part dans un bruis de feuille froissé qui s’arrête un instant pour reprendre de plus belle au milieu des grognements et des souffles. Plusieurs fois ils viennent vers la bande enherbée puis se ravisent et continuent à longer. Je n’ai pas le temps de les couper au passage de canon suivant. Ils traversent tous comme des balles puis commencent à faire de moins en moins de bruit puis plus rien, le calme revient et la nuit s’installe. Je rentre la tête pleine d’images plus belles les unes que les autres et me refait la chasse «  Et si… ?». Ce n’est que partie remise.

 

Alex

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
  • Contact

AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

LA CHASSE A L'ARC

HISTOIRE DE LA CHASSE A L'ARC :

LA CHASSE A L'ARC DANS LE MONDE :

ANATOMIE DU GIBIER :

LE TIR DU SANGLIER A LA COURSE :

LES INDICES APRES LE TIR :

 

LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

UNUCR :

http://www.unucr.fr/conducteurs.html

Conducteurs proches (ARGGB 31) :

ORIO ADRIEN :

06 86 70 89 28

FORUMS SPECIALISES :

 

 

SITES UTILES

 


 

Albums

CHARC Magazine

Chevreuil, ses points forts et ses points faibles
Réaction du chevreuil après le tir
Recherche au sang sans chien
La chasse du ragondin à l'arc
L'appel du gibier
Après la chasse, le souvenir...
Emotions canadiennes

 

FOURNISSEURS