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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 11:48

Ce matin, le réveil sonne vers 5h20, j'ai décidé de changé de secteur, je vais aller chasser sur un autre morceau du territoire éloigné de quelques kilomètres de celui chassé hier soir. Je n'ai pas fait de repérage avant l'ouverture et cela me permettra de juger un peu les brocards du secteur. J'arrive sur place à la pointe du jour et me gare après la dernière habitation du chemin de la Salière. Le pré vient d'être fauché cette semaine et les bottes de foin sont faites, cela va limiter de beaucoup le couvert végétal. Je me prépare et descends vers le bois puis le longe vers la droite pour rattraper un chemin forestier que je suis doucement pour déboucher plus bas sur un semé de tournesol à peine sorti de terre. Décidément, l'approche ne sera pas aisée dans le secteur. Avant de sortir sur le découvert, je scrute les alentours, la luminosité n'est pas encore très bonne et je ne vois pas de chevreuils mais au moment où je m'avance sur le semé, un premier chevreuil surgit d'une petite friche qui couvre le penchant opposé et précède le bois sur ma droite. Il est à 100 mètres environ, me regarde puis démarre et rentre au bois que je viens de traverser. Encore quelques pas et c'est un autre chevreuil qui démarre en aboyant en crête, en face de moi contre la plantation de pin à 150 mètres environ. Il traverse le semé et rentre au bois.

Ça commence bien ! Je traverse la bande du semé entre les 2 bois, remonte au-dessus de la petite friche puis biaise pour rejoindre un coin de bois où je m'arrête pour regarder si une tête ne dépasserait pas du blé du penchant opposé ou de celui sur ma droite coincé entre 2 grosses haies. Je ne vois rien. Je pars vers la droite en longeant le bois, le chemin rentre dans le bois, j'avance tout doucement en observant bien mais je me fais surprendre par un chevreuil qui démarre juste à quelques mètres sur ma droite dans le bois. Il s'enfonce au milieu des chênes et disparaît en aboyant. Je poursuis et fais démarrer 2 gros lapins de garennes qui traversent le chemin forestier et rentre au bois. Je tourne à droite et descends doucement au travers d'une bande coupée à blanc pour retomber sur un pré pâturé par quelques moutons qui descend vers un petit lac. Le penchant opposé est couvert de blé. Je reste un moment à chercher une tête au milieu des céréales mais rien. Je m'avance sur le pré quand une chevrette surgit des herbes hautes, à environ 100 mètres, au bout du lac, elle fait environ 20 mètres puis s'arrête et regarde vers moi, repart, traverse la haie et disparaît.

Je descends, rattrape le bord de la haie et remonte doucement vers la route que je suis ensuite pour passer cette fois le long du pré fauché où j'ai garé ma voiture, la route goudronnée fait place à un chemin de terre qui se divise plus loin en un Y. Je prends à droite mais toujours rien. Un peu plus loin j'arrive au-dessus d'une langue de pré qui descend entre 2 bois. Sur le penchant d'en face des andains de foin n'ont pas été encore ramassés et un renard y cherche sa pitance. Il est à 150 mètres environ. Je rattrape la bordure du bois de gauche et la longe doucement pour tenter de me rapprocher du renard. Il est occupé à chasser son repas, les yeux rivés sur la ligne de foin, sa tête se penche d'un côté puis de l'autre pour mieux l'entendre et d'un bon il fond sur le foin puis reprend son poste.

Absorbé par mon renard, je vois un peu tard une chevrette sous le bois de droite. Elle m'observe depuis un moment calée contre un andain de foin. Je me fige et l'observe ce qui la fait rentrer au bois immédiatement. Le renard n'a pas réagi mais il se déplace maintenant sur le pré fauché, il est encore à 100 mètres environ et voyant que l'approche sera maintenant très difficile, je tente de me caler contre le bois et d’imiter quelques cris de souris. Le renard qui remontait en bordure du bois fait volte-face et vient vers moi mais mes mains sont moites à cause de l'humidité du matin et je n'arrive plus à faire mes appels correctement. Le renard comprend que quelque chose n'est pas normal et s'assoit un moment avant de faire demi-tour et remonte vers le bois en s'arrêtant quelques fois pour m'observer puis rentre à couvert.

Je finis de descendre, puis remonte en longeant la courbe du bois pour retomber à 300 mètres environ au hameau de la Grangette. Je traverse la route et descends en longeant la plantation de pins par un chemin enherbé. Une plantation de petits pins clairsemés avec des herbes hautes sous le chemin est un bon secteur pour voir un chevreuil, sur ma gauche les pins sont hauts mais il n'est pas rare d'apercevoir des chevreuils se déplaçant ou couchés entre les arbres mais rien ce matin. Le chemin longe ensuite une haie de buissons noirs sur le droite qui masque les petits pins, un peu plus loin le chemin tourne à angle droit sur la droite puis je le quitte et remonte dans un bois de chênes et suis les grosses coulées au milieu des épines pour retomber sur un grand champ de blé en Y avec un bosquet au milieu.

En sortant sur le champ de blé, j'observe un moment mais pas la moindre tête en vue. Je longe le bois sur le haut du champ puis ne voyant rien sur le haut, je biaise pour passer sous le bosquet qui divise le champ en 2 branches. J'aperçois tout à coup à plus de 100 mètres la tête d'un brocard qui monte et descend dans le blé. Il y a beaucoup de rosée ce matin et je suis vite trempé.

Je presse le pas et rattrape un passage de tracteur qui passe juste à 5 ou 6 mètres au-dessus du brocard. L'approche commence, d'abord rapidement alors que le chevreuil semble remonter pour rattraper le passage de tracteur, je gagne vite du terrain puis alors que j'arrive à environ 40 mètres, je commence à avancer tout doucement voûté. Le brocard vient de baisser la tête, je gagne peu à peu du terrain mais ne le vois pas remonter. Je finis par arriver très très lentement à l'endroit où je pensais tomber sur le brocard mais rien. Ce n'est pas possible, il n'a pas pu se volatiliser, je suis juste à l'endroit où il se trouvait mais je n'arrive pas à le voir.

Je cherche un rond de blé couché où il pourrait s'être posé un moment mais toujours rien. Sûr qu'il ne doit pas être loin, je me recule un peu, arme mon arc et siffle un grand coup fort, rien, je recommence, toujours rien, j'intensifie mon sifflement quand la tête du brocard refait surface à 30 mètres devant moi. Je suis debout, figé en position armée alors qu'il cherche la provenance du bruit. Le temps passe et semble tellement long ! Il finit par rebaisser la tête. Je désarme et me baisse dans le blé. Il remonte la tête et cherche à nouveau puis biaise doucement en s'éloignant pour venir vers le passage de tracteur. Je tente de me rapprocher le plus vite et discrètement possible mais il sort sur le passage de tracteur à 25 mètres environ et m'aperçoit. Inquiet, il s'éloigne un peu et frappant ses pas, tourne la tête vers moi, baissé dans le blé et immobile, puis il se met à aboyer et remonte en quelques bons vers le bois.

Je suis trempé et j'ai fait le tour du territoire, je vais en rester là pour ce matin. Je retourne vers la voiture alors qu'une chevrette dont seule la tête dépasse des céréales me regarde m'éloigner à 80 mètres environ.

 

Ce soir, je change de secteur, je pars chasser et récupérer mes bracelets sur Justian. J'arrive sur place vers 18h30 et après avoir discuté un moment avec le président de la chasse, je me prépare et pars chasser vers 20 heures. Je pars à pied par un chemin de terre qui longe un semé de tournesol puis descend sous une longe de bois qui domine une friche très fréquentée par les chevreuils. Le vent est fort ce soir, idéal pour faire une belle approche, le temps est orageux. Une tache rousse attire mon attention au bord d'une petite parcelle travaillée, au ras des hautes herbes à 100 mètres environ. Je descends ma cagoule et commence mon approche pensant à un renard mais je me rends vite compte qu'il s'agit d'un lièvre. Ce dernier rentre dans les hautes herbes. Je traverse la parcelle travaillée et rejoints le bord des herbes hautes que je commence à longer quand le lièvre surgit de la végétation à 50 mètres devant moi et fonce pour disparaître un peu plus loin.

Je passe une bande de bois sur la droite puis descends à travers les hautes herbes pour récupérer un chemin forestier en contrebas. Je le longe tranquillement et surveille la friche à ma gauche au travers d'une haie non continue qui borde le bord du chemin. Tout à coup, j'aperçois une tête qui dépasse des hautes herbes à 25 mètres environ. C'est un gros lièvre. Je m'avance pour me cacher derrière un bout de haie, attrape mon appareil photo puis me penche doucement pour photographié ce beau lièvre qui m'ayant repéré s'est figé.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Je continue à longer le chemin de terre qui bifurque vers la droite à 90° et s'enfonce dans le bois. Les premiers moustiques commencent à arriver et je n'arrête pas d'en tuer. Je ressors un peu plus loin entre une grande friche qui remonte sur ma gauche et une grosse haie qui surplombe un champ d'avoine qui longe l'Osse sur ma droite. Je surveille les alentours des 2 côtés du chemin sans voir le moindre chevreuil. Un peu plus loin, je rattrape une trouée dans la haie qui permet d’accéder au champ d'avoine, je bifurque et m'arrête un moment au bord des céréales pour surveiller plus longuement la surface des céréales. Pas de chevreuil en vue, mais sur ma droite, 2 grosses taches noires trahissent 2 ragondins au gagnage au bord d'un ancien bras de l'Osse transformé en une mare tortueuse entourée d'une haie assez épaisse qui laisse peu de visibilité sur l'intérieur du plan d'eau.

Je décide de me rapprocher mais sans réelle conviction. J'avance rapidement dans les céréales parsemées de chardons et les ragondins me repèrent à 100 mètres. Ils se jettent à l'eau. Arrivé au ras de la mare, je regarde par une trouée. L'eau bouge au milieu de la végétation aquatique très dense mais je ne peux pas voir les ragondins et puis je ne suis pas là pour eux. Je contourne la mare et jette un coup d’œil sur une petite parcelle d'herbe haute coincée entre le plan d'eau en L et le lit actuel de l'Osse. De nombreuses coulées très marquées parcourent la parcelle mais pas le moindre chevreuil en vue. Je fais demi-tour et jette un coup d’œil dans le lit de la rivière. 2 colverts sont posés au bord de l'eau. Nous nous observons un moment, l'un d'eux finit par décoller mais l'autre juste à 4 ou 5 mètres de moi ne bouge pas pendant un moment avant de se décider à se mettre à l'eau pour traverser la rivière tranquillement en plein découvert suivi par un troisième que je n'avais pas vu. 

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Je longe la haie qui borde la mare puis traverse la haie qui borde le chemin forestier pour revenir vers la friche. Je remonte vers la route de crête puis descends à travers les cultures. Un gros lièvre, assis au fond de la combe dans un semé de tournesol, me laisse approcher jusqu'à environ 80 mètres avant de détaler. Pas de chevreuil ce soir dans le secteur. Je remonte le penchant opposé à travers un blé, le cheval de l'enclos mitoyen, toujours aussi curieux, vient me voir puis se met à courir en tous sens dans son parc. Je rejoins la route de crête que je longe un moment pour attaquer un autre blé à bon vent en longeant un bois qui suit la crête suivante. Toujours pas de chevreuil. Je débouche sur des semés de tournesol ponctués de vignes.

Le secteur est vraiment trop calme. Un lièvre se promène au loin. Je décide de revenir vers les blés qui longent la route de la vallée de l'Osse. Pas le moindre chevreuil avant d'arriver à la route. Je reviens vers le vieux moulin situé dans un virage de l'Osse quand j'aperçois au loin une tête qui dépasse du blé. Je descends le talus de la route et rattrape le premier passage de tracteur qui passe à 20 mètres environ du chevreuil. Je le longe doucement mais cette tête fine aux oreilles rapprochées ne peut être que celle d'une chevrette. Je confirme mon intuition à mesure que je réduis la distance.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Je passe à 30 mètres de cette dernière sans qu'elle ne se rende compte de rien et rattrape un chemin de terre qui traverse l'Osse par un petit pont. Je traverse la rivière et observe la surface des blés de l'autre côté quand j'aperçois une autre tête dépassant des céréales à 150 mètres environ sur ma gauche. Cette fois, elle semble plus volumineuse. Je suis rapidement le chemin entre 2 parcelles de blé. La parcelle de gauche en forme de L borde sur 2 côtés un semé de tournesol sur lequel je débouche. Une haie le sépare du blé et va me permettre d'avancer rapidement sans être vu.

Arrivé au coin de la haie, j'aperçois la tête du brocard, il semble pas mal, il est encore à 50 mètres environ. Je repère le passage de tracteur qui passe au plus près de l'animal et m'avance doucement en longeant la haie pour le récupérer. Le vent est bon. Le brocard baisse souvent la tête et disparaît, j'en profite pour presser le pas. J'avance assez rapidement par le passage de tracteur et arrive sans difficulté à moins de 10 mètres du brocard. Je ne vois que la tête par intermittence et j'attends un peu qu'il se déplace pour savoir dans quel sens il est tourné puis m'avance doucement dans le blé en me baissant dès que le chevreuil relève la tête. J’arrive ainsi à 7 mètres environ de mon brocard et arme mon arc. Je devine la ligne du dos et décoche à travers le blé. L'impact résonne, le brocard surpris démarre à grands bons. Il s’écrase en sautant un fossé un peu plus loin puis s'éloigne rapidement dans le blé avant de s'arrêter à 35 ou 40 mètres.

Il surveille les alentours un instant puis semble s'effondrer sur place. N'ayant pas vu mon atteinte, j'attends un moment avant d'aller à sa rencontre. Au bout de plusieurs minutes, je m'avance un peu pour chercher ma flèche mais impossible de la trouver. Je ne trouve pas de sang sur le départ du chevreuil mais trouve un peu de sang à l'endroit où il s'écrase dans le fossé. 

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

J'attends un moment avant d'attaquer ma rechercher puis commence à suivre le sang déposé sur les épis et les feuilles de blé.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

La traille laissé par la fuite du chevreuil est assez visible mais il y a peu de sang, suffisamment pour le suivre tout de même. J'ai bien repéré l'endroit où mon chevreuil est tombé et ma recherche m'y même droit, pas à pas.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Par moment quelques traces plus importantes de sang.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

En me rapprochant de l'endroit estimé de la position du chevreuil, je ralentis et aperçois un rond dans le blé. Je m'approche très lentement, une traînée de 1 mètre de sang bien marquée rentre dans ce rond de blé couché mais un léger frémissement des céréales sur la gauche du rond qui n'est pas dû au vent me fait craindre le pire. Encore un pas et j'aperçois le haut des bois du chevreuil. Il est juste à 2 mètres devant moi, sa tête est encore redressée, il n'est pas encore mort. Je ne le vois pas assez pour lui décocher une flèche et décide d'attendre sans bouger. Le temps passe mais le chevreuil, qui baisse par moment la tête, la relève régulièrement.

La luminosité baisse doucement. Que faire ? Ne pouvant pas viser, je décide de tenter de l'attraper pour en finir. Je range ma flèche sur le carquois, pose mon arc au sol, me baisse et avance tout doucement à 4 pattes vers le bord du rond dans le blé. Avec d'infini précautions, j'arrive au ras du rond, le chevreuil n'est plus qu'à 30 cm devant moi. Je tente de me jeter sur lui mais il surgit de sa couche et fonce à travers le blé, ressort sur la bande enherbée au bord de la rivière, la suit un moment puis retourne dans le blé pour se recoucher à environ 100 mètres.

Je récupère mon arc et attends un bon moment avant de reprendre ma recherche, je suis le sang tranquillement mais la luminosité baisse vite et je dois sortir ma frontale pour bien voir le sang qui n'est pas très abondant bien qu'assez facile à suivre. Je ressors du blé sur la bande enherbée du bord de la rivière où je tombe sur de gros caillots de sang posés sur l'herbe sur environ 1 mètre de long, progresse un moment dans les hautes herbes puis retourne dans le blé pour arriver tout doucement près d'un rond de blé couché un peu plus grand que le précédent. Le brocard est là mais il est toujours vivant. La grandeur du rond me permet de le voir mieux que la première fois et je décide de tenter de lui décocher une seconde flèche. Il est à juste à 2 mètres devant moi. Je commence mon armement doucement mais il redresse la tête et m'aperçois. Le temps de finir mon armement, il surgit de sa couche et file à travers le blé en longeant la rivière. Il va bientôt faire nuit, je décide de laisser tomber pour ce soir et de revenir demain matin. J'ai perdu le chevreuil de vue à 200 mètres environ et espère qu'il va rester coucher par là. La rivière est profondément encaissée et fait un méandre autour du champ de blé, je pense qu'il va rester là.

J'appelle le conducteur de chien de sang mais ce dernier est pris demain, il me propose tout de même de me prêter Raboliot pour faire la recherche.

Je rentre alors que la nuit s'installe. Je viens juste de passer le ponton au-dessus de l'Osse qu'un bruissement dans le blé se rapproche. Je me fige. Un blaireau surgit des céréales et vient droit sur moi. Il s'arrête à 2 mètres de mes pied, m'évente et fait demi-tour. il s'arrête 3 ou 4 mètres plus loin, regarde derrière lui puis disparaît dans le blé. Sur le retour, la pluie se met à tomber et je crains de ne pas retrouver mon chevreuil demain.

 

Ce matin, j'ai rendez-vous vers 7 heures chez le conducteur. J'ai mal dormi et je suis un peu à l'avance. Nous repartons pour la recherche alors qu'il pleut de plus en plus. Arrivé à Justian, je me gare près du vieux moulin puis pars en longeant la route pour rattraper le passage qui traverse l'Osse. De gros lièvres nous regardent arriver dans le semé de tournesol avant de déguerpir en tous sens. J'amène Raboliot directement sur la bande enherbée le long de la rivière pour lui faire prendre le sang à la sortie du blé. Il prend la piste facilement malgré la pluie qui ne cesse de tomber et la suit sans problème levant de temps en temps le nez sur une herbe puis repartant de plus belle.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Nous rentrons dans le blé et arrivons à la deuxième couche puis Raboliot ressort du blé et suit une grosse coulée qui longe le blé en suivant la rivière. 

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Il file droit et semble sûr de lui, je lui fais confiance et l'encourage car le sang a complètement disparu à cause de la pluie de cette nuit. Tout à coup, un rond de blé couché sur ma gauche attire mon attention. Mon brocard est là, il est mort. Raboliot ne l'a pas encore repéré, il tourne et retourne sur la bande enherbée et finit par rentrer dans le blé pour commencer à piller mon chevreuil. 

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Je le laisse un peu faire puis décide de l'éloigner pour récupérer l'animal et apposer le bracelet mais Raboliot n'est pas de cet avis et commence à se retourner sur moi pour me mordre. Je suis obligé d'aller l'attacher un peu plus loin à un arbre pour m'occuper du brocard. Ma flèche n'a en fait touche que le foie et les viscères (pense et intestins), elle est trop en arrière peut-être à cause du blé qui a pu dévier mon tir. Nous rentrons complètement trempé mais satisfait d'avoir retrouvé mon chevreuil.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Alex

 

Trophée :

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin
Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

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commentaires

cyril 07/06/2012 17:45

et voila suffisais de demander
il et très beau on attend tous la suite de ton récit
bravo Alex
(puisse ma saison démarrer aussi bien )

Vincent 04/06/2012 20:10

Vite le récit!! Le brocard a l'air superbe! J'ai également eu le chance de passé une sublime ouverture!

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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