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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 09:42

Ce soir, il fait bon, la pluie de la journée a un peu rafraîchi l’atmosphère. Ma tenue camo du matin étant encore trempée je change de motif et prends ma tenue Delfwood. Je pars vers 19 h pour chasser le même secteur que ce matin. Arrivé sur place je me rends compte que j’ai oublié ma cagoule et mon couteau, ça commence bien ! J’ai une vielle casquette avec un voile camo, je ferai avec. Je me gare à la ferme et pars à travers les herbes hautes que le vent de l’après-midi a tout de même bien séchées. Au bout de 100 mètres je me rends compte que j’ai oublié mon bracelet à la voiture, décidément… Je fais demi-tour, récupère le bracelet et pars en chasse.

Je remonte dans l’herbe haute au travers des vaches, passe la clôture et une haie en crête de coteau et arrive sur le haut du grand champ de fèveroles. Je longe la haie, un ou deux lapins démarrent dans les épines. Je contourne le champ et reviens en sens inverse contre la haie du bas de combe. Je traverse la haie et arrive sur le petit champ de fèverole enclavé dans le bois. Je longe le champ puis prends le chemin forestier et avec mon sécateur coupe quelques branches qui commencent à obstruer le passage. Un chevreuil franchit le chemin d’un bon 50 mètres plus loin.

J’avance doucement mais le chevreuil n’est plus là, il est remonté à travers bois. Je ressors sur un autre champ de fèveroles et remonte en suivant le bois pour atteindre la friche boisée propice aux rencontres avec les renards. J’avance doucement sur le chemin de terre puis bifurque sur la droite pour rejoindre un petit pré enclavé dans le bois par un chemin de terre enherbé. Arrivé sur place, rien à signaler. Je remonte vers le chemin de terre à travers le bois de chênes clair semé puis traverse le chemin et la friche boisée pour atteindre un grand champ de blé. Toujours rien en vue. En longeant le blé j’arrive au coin d’une petite zone enherbée qui s’enfonce dans le bois. Je me calle derrière une touffe d’avoine et tente quelques cris de souris sans effet. Je poursuis ma route en longeant le blé au sommet du plateau, le vent est bon, il vient de face.

Je cherche du regard une tête de chevreuil au milieu des céréales mais toujours rien en vue. J’avance doucement en longeant une haie qui avance dans le blé et par-dessus laquelle je peux voir, sur ma gauche, le blé dans la combe qui longe le bois. Arrivé au bout de la haie, je marque un arrêt pour balayer les environs du regard. Je finis par apercevoir en contre bas une tache rousse dans le fossé entre le champ de fèverole et une bande étroite de blé. Je fixe intensément cette tâche à 150 mètres et finis par voir juste à côté un mouvement. Je pense à une famille de renards.

Je descends rapidement à travers le blé vers la bordure du bois longée par le fossé qui me mènera à l’animal. Je ralentis en longeant le bois, ma cible est encore à un peu moins de 100 mètres mais le fossé faisant un virage à gauche au coin du bois, je ne vois pas si l’animal est toujours là. Arrivé au coin du bois, la tache rousse ne semble plus là.

Je longe pas à pas le fossé en posant délicatement mes pieds pour rester silencieux et arrive à 40 mètres de l’endroit où se trouvait la tache rousse quand, à 10 devant moi, j’aperçois les bois et les oreilles d’un brocard qui m’observe à travers une grosse touffe d’herbes. Je me fige légèrement voûté.

Le brocard me fixe durant un long moment sans bouger et je reste parfaitement immobile de mon côté. Puis il commence son manège que je connais par cœur, il commence à se lécher l’épaule pour me regarder par-dessus la ligne de son dos puis fais semblant de brouter à droite, à gauche. Il baisse plusieurs fois la tête et la relève lentement ou brusquement suivant les fois.

Je ne bouge toujours pas, il finit par rentrer dans le blé sur ma droite. Avançant d’un pas saccadé il s’arrête souvent pour prendre le vent, son nez en l’air, les narines dilatées il cherche à comprendre ce que je suis. Il marque de courte pose d’observation et reprend son pas saccadé. Il biaise à 10 mètres plein travers et se dirige vers la bordure du blé qui longe à 10 mètres au plus le fossé. Le haut de son dos dépasse du blé, sa robe rousse claire est splendide.

Il finit par ressortir du blé et commence à longer la bordure. Il baisse la tête, j’arme en un éclair. Il relève la tête et m’observe puis reprend sa marche, s’arrête encore et me regarde à nouveau avant de se remettre en marche et de baisser la tête encore une fois. J’en profite pour prendre ma visée rapidement et lui décocher ma flèche à peine mon pin’s posé derrière son épaule. Ma flèche part où je la voulais. Un impact sourd résonne et le brocard fait volte-face puis démarre ventre à terre en aboyant. Il retraverse le blé, longe dans le fossé puis gravit d’un bon le talus du fossé pour rerentrer dans le blé où je le perds de vue.

J’attends un peu puis vais vérifier mon tir. Des épis de blé sectionnés par le passage de la flèche jonchent de sol. Ma flèche est posée à 2 mètres de la bordure du champ et couverte de contenu stomacal. Ce n’est pas bon signe… je regarde dans la trajectoire de fuite de l’animal. Un petit bout de chair ressemblant à du poumon est posé sur une feuille de ronce. Des gouttes de contenu stomacal jonchent le sol et la végétation.

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

Puis des gouttes de sang commencent une piste qui devient de plus en plus marquée d’un sang foncé.

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

La trajectoire du chevreuil est facilement visible entre le sang et la coulée laissée dans la végétation. J’arrive au talus du fossé que le chevreuil a franchi avant de disparaître. La végétation est maculée de sang.

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

Je gravis le talus moins vite que le chevreuil et remonte pour suivre la bordure du blé où la piste est bien marquée pour tomber sur mon brocard coché sur le ventre tête au sol.

C’est fini pour lui, il a parcouru entre 60 et 70 mètres, ma flèche est bien rentrée derrière l’épaule mais la position du chevreuil a fait que ma flèche ressort au niveau de la pense. Au dépeçage, je me rends compte que ma flèche a touché un poumon, traversé le foie et la panse avant de ressortir de l’animal.

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

Alex

 

Trophée :

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

Atteinte :

 

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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