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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 07:54

Ce soir, je sors mon chien "Baïkal" un peu avant la tombée de la nuit, nous faisions le tour habituel. En rentrant, au milieu du village mon husky commence à venter, la truffe levée, il flaire un effluve qui semble venir du jardin en contre bas. Je pense qu'il s'agit un chat, mais le voilà qui entre dans le jardin par le petit portillon ouvert et qui revient aussi sec, la queue entre les pattes, se mettre derrière moi.

En regardant par-dessus le muret, quelle n'est pas ma surprise d'apercevoir un gros blaireau. Je retourne chercher mon arc au pas de course, j'habite juste à 200 mètres de là. Une fois de retour sur place et après une approche rapide, je me place à 5 mètres de l'animal. J'attends que le blaireau se positionne plein travers, occupé à chercher sa nourriture, et ajuste ma visée au défaut de l'épaule.

Mon tir en plongée ne le traverse pas car ma flèche heurte le sol. Après plusieurs tours sur lui-même en grognant, il détale comme une bombe vers le Gers à 250 mètres environ, en perdant la flèche couverte de sang, restée fichée au sol. Je le laisse filer jusqu'à ne plus l'entendre, puis je vais vérifier mon tir.

Seuls deux petits bouts de chair au sol attestent d'une blessure, pas une goutte de sang. Je suis la trajectoire de fuite sur 50 mètres pour ne trouver qu'une goutte de sang de la taille d'un petit poids puis plus rien. La nuit tombe.

Le lendemain, je reprends mes recherches. Le jardin est fermé par un mur sur une grande partie de son périmètre. Je décide donc de suivre le mur jusqu'à son interruption mais ne trouve pas un indice. Au moment où le mur s'interrompt, je remarque que le chemin goudronné qui le longe de l'autre côté est maculé de longues traces de sang qui le traversent vers le champ de soja d'en face.

J'ai parcouru presque 200 mètres par rapport à l'endroit du tir, de l'autre côté du chemin le sang devient très abondant, mon blaireau est là à 5 mètres, la flèche est rentrée derrière l'épaule pour ressortir au milieu du sternum, un poumon et le cœur sont touchés. 200 mètres avec une telle flèche c'est incroyable d'autant plus qu'il n'a perdu vraiment du sang que presque au moment de mourir.

Mon deuxième blaireau à l'arc

Flash-back sur mon premier blaireau :

 

C’était une fin de journée de début de saison, je rentrais d’une journée de chasse peu fructueuse, quand, au milieu d’un chemin forestier, j’aperçois ce beau petit blaireau entrain de fouiller le sol. Quelques dizaines de mètres d’approche en contournant les feuilles mortes et les brindilles très craquantes à cette saison et me voilà à 10 mètres, j’arme et je décoche ma flèche équipée d’une trois lames, l’atteinte colonne vertébrale, poumons l’a cloué sur place.

Mon deuxième blaireau à l'arc

Alex

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Lavertenpaix 20/06/2011 23:54


Des jours avant le crépuscule, je m'installe bien cachée à quelques mètres des bouches d'un terrier, j'attends la sortie d'une famille de blaireaux. Les oiseaux lancent avec ardeur leurs derniers
chants au crépuscule, c'est toujours le merle qui s'agite avant les dernière lueurs du jours. Sous les cimes des épicéas la lumière s'adoucie, une âme emplie le lieu, une attente suspendue, elle
précède la sortie du premier blaireau.
Un masque noir et blanc, avec deux billes noires qui brillent, apparrait, je retiens mon souffle, un blaireau hume l'air, retourne à l'abris, ressort quelques minutes plus tard. Non ce n'est pas le
même c'est un blaireautin. Un deuxième, puis un troisième le rejoignent, ils furtent le museau collé à la terre battue, ils grattent la terre, se bousculent, jouent à la bagarre. La mère sort,
renverse l'un d'eux sur le dos, lui mordille les poils de sa tête, de son dos, de son ventre pour le débarrasser des parasites, lui mord gentiment le cou. Le petit sous les pattes de sa mère
glousse. C'est un instant exceptionnel de la vie sauvage à observer, une vision émouvante
qui me confirme encore une fois que l'attachement existe aussi entre les membres d'une famille chez les animaux. Je suis toujours heureuse de pouvoir observer des animaux, pour mieux les connaître,
ces créatures et leur vie me deviennent moins secrètes.
Un quatrième blaireau sort, se gratte des pattes arrière les flancs, les épaules , derrière les oreilles. Il se laisse tomber en arrière, s'appuie sur son derrière, se gratte le ventre. Qu'il est
drôle, on dirait un ours !
Deux blaireautins viennent le chamailler, lui grimper sur le ventre, sur le dos. Ils le mordent, poussent des petits jappements, invitent leur père au jeu. Ce dernier, très patient, entre dans le
jeux, les renversent, les mordille sur le ventre. C'est bien là une bousculade entre un père et ses enfants. Le troisième jeune est plus calme plutôt proche de la mère, c'est peut-être une femelle,
comme elle, elle se toilette, passe plus de temps à celle-ci. Plus tard tout ce petit monde, inspecte les alentours, se retrouve sur le terrier et repart renifler, gratter le sol. Il y a toujours
les deux petits malins intrépides qui jouent à la bagarre dès qu'ils se retrouvent, et là cette fois, c'est plus sérieux, ils sont plus agressifs entre eux. Tandis que le père vaque tranquillement
à ses occupations à quelques mètres de là, la mère les observe et file en trottant se planter près d'eux, ce qui les interrompt aussitôt. Elle doit si prendre au moins à deux fois, pour que les
petits garnements cessent leur bagarre et consentent à partir s'aventurer chacun de leur coté.
L'obscurité va bientôt recouvrir les formes confuses, les silhouettes sombres des épicéas, je profite de l'éloignement de la petite famille de blaireau pour me retirer discrètement pour ne les
déranger.
Je vous écris pour vous d'écrire ce que je peux découvrir quand j'observe la faune sauvage. J'ai un amour immodéré pour les animaux. Je trouve cela très triste que l'on tire au fusil, à l'arc ou
que l'on élimine par des moyens très cruels des animaux.
Monsieur, essayez d'aller observer pendant quelques soirées, un peu espacées, des blaireaux à leur terrier, allez-y avec un peu de tendresse dans le coeur et de curiosité dans votre regard sur cet
animal et vous découvrirez à travers une des merveilles de la nature, une approche passionnante de la nature, une autre manière
d'être proche d'elle. Comme j'aimerais vous convaincre d'essayer. Prenez déjà le temps d'y réfléchir... Bonnes aventures à vous.


Alex.bowhunter 21/06/2011 12:43



Un très beau texte, une belle rencontre, je publie ton commentaire car je trouve ta démarche louable et non agressive, c'est rare de la part d'un ou une anti chasse... contrairement à ce que tu
peux penser je ne passe pas mon temps à tuer tout ce qui bouge, je passe énormément de temps à observer la nature dont je suis un pationné. Les blaireaux n'ont pas de prédateurs et ce sont les
principaux prédateurs des hérissons avec le renard et le chien. Je suis un grand fan du hérisson... Je régule un peu leur population qui explose dans notre département pas plus, j'en voi
chaque année des dizaines à qui je ne fais aucun mal.



Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

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LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

UNUCR :

http://www.unucr.fr/conducteurs.html

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ORIO ADRIEN :

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