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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 14:08

Cette nuit, Philippe et Gérald du Vaucluse ont dormi chez moi, nous avons rendez-vous à 7h30 sur la place d’Auterrive avec David et Pierre, membres de l’ASCA32. Il a gelé cette nuit et il ne fait pas chaud se matin.

Nous partons pour le rendez-vous de chasse à Lagardère par des petits chemins perdus. En route, j’aperçois une chevrette à quelques mètres de la route et commence à freiner sentant le coup venir. Effectivement la voilà qui s’élance à quelques mètres de mon pare-choc. Nous arrivons sur place aux alentours de 8h20. Plusieurs voitures de chasseurs sont déjà là.  

Nous nous garons sur le parking de la salle des fêtes et finissons à pied pour rejoindre la salle du rendez-vous de chasse, nous sommes nombreux, 46 chasseurs dont 23 archers, 6 archers du Gard (Archasse 30), 2 du Vaucluse, 1 du Tarn, 1 du Lot, 1 du Tarn et Garonne, et 12 du Gers.

La ventrèche grille à la plancha et un fumet alléchant flotte dans l’air. Après l’inscription sur le carnet de battue, le déjeuner, les consignes de sécurité et le plan de la journée nous sortons pour faire quelques photos de groupe avec un correspondant de la dépêche qui va faire un article sur cette journée.

 Nous faisons trois groupes qui partent chacun avec un chef de ligne. Pour la première traque, nous serons postés autour de l’enceinte et les chasseurs au fusil seront postés plus en retrait en seconde ligne. Je pars avec Philippe et Gérald du Vaucluse et Pierre, David, Gérard, Jean Jacques et Jean Claude de l’ASCA32.

Le chef de ligne m’explique comment nous devons nous poster et je me charge de poster mes archers car je connais bien ce secteur de la traque pour y avoir chassé plusieurs fois. Nous nous postons le long d’un bras mort de cours d’eau, une grosse coulée longe le fourré sur la berge opposée.

Philippe est au premier poste, au niveau de la passerelle qui traverse le bras mort. Il est séparé de Pascal du Lot (ligne d’en face) par une bande boisée étroite où se trouve une vielle palombière.

Gérard occupe le second poste puis je laisse Jean Jacques, Jean Claude, Pierre, David et Gérald avant de me poster avec deux accompagnateurs venus en curieux.

11 teckels sont lâchés dans la traque et lancent presque aussitôt, Les traqueurs donnent de la voix. Un brocard en velours arrive vers Gérald, un peu loin et en alignement d’un traqueur, il le laisse passé. 3 chevreuils arrivent à Philippe mais s’arrêtent derrière un écran de végétation ne permettant pas un tir et faisant regretter à Philippe, qui voulait se poster dans la traque, de m’avoir écouté.

Les trois chevreuils arrivent au niveau de Pascal. Un brocard s’élance et passe en pleine course à 15 mètres de Pascal qui lui décoche une flèche en plein cœur (entrée basse derrière la patte avant et ressortie devant l’épaule opposée). Le sang coule abondamment. Le brocard fait 30 mètres et se couche un instant puis se relève pour aller mourir un peu plus loin au coin du bois que nous chasserons pour la seconde traque.

Une belle bécasse se lève devant moi, sort du bois pour rerentrer au niveau de Pierre. Les chiens mènent toujours par intermittence et me passent régulièrement devant sur la coulée qui longe le bras mort. Quelques coups de feu résonnent. Une seconde bécasse peine à s’envoler à quelques mètres devant moi alors que les chiens sont déjà passés plusieurs fois à son niveau.

Tout à coup, un cri plaintif sur ma droite, je pense d’abord à un chien bousculé par un sanglier et me prépare mais plus rien pendant un instant de calme avant que les ronces ne se mettent à craquer. J’arme mon arc mais n’aperçois le renard fuyant qu’à la sortie du roncier, lancé à toute allure, au milieu des buissons.

Impossible de tirer, je désarme, le traqueur lance « qu’est ce que c’est ?», je réponds « renard » et Gérald que j’avais oublié tellement son camouflage était bon nous cri « il a pris une flèche en plein cœur ». Je comprends mieux se gémissement et suis confiant, nous allons le retrouver rapidement.

Le traqueur arrive avec les chiens qui se désintéressent complètement du renard. Malgré mes explications sur la trajectoire de l’animal, il ne trouve pas de sang. Le calme revient peu à peu.

Puis sonne la fin de traque, je tente de retrouver le renard. Gérald resté à son poste me guide avant de me rejoindre mais nous ne trouvons ni sang ni flèche ni renard. Il est temps d’aller faire la seconde traque, nous reviendrons plus tard.

Nous reprenons les voitures mais en route on nous dit qu’il nous faut revenir en arrière pour aller nous reposter en bas du second bois. Je connais les lieux et pars poster les archers en vitesse car je crains que la traque ne commence sans nous.

Effectivement Philippe aura juste le temps de se poster qu’une chevrette lui arrive dessus. Il a le temps de lui décocher une flèche qui passe juste dessous. Je me poste tranquillement dans le bois, derrière un gros chêne, au milieu du fragon et des arbres couchés par la tempête de l’hiver dernier.

J’entant un cri de joie, un archer à certainement fléché. Les traqueurs et les chiens donnent maintenant de la voix. Un gros écureuil vient vers moi, il s’arrête, à moins de 2 mètres sur un tas de branches alors que j’essaie d’attraper mon appareil photo. Trop tard, il grimpe le long d’un tronc en tournant autour de l’arbre pour m’observer puis s’éloigne en passant au-dessus de mois à quelques mètres.

Un coup de feu retentit, Les chiens et les traqueurs se rapprochent. Tout à coup, des craquements à environ 30 mètres dans le sale. Je me prépare mais aperçois la veste fluo de Philippe qui tente de se frayer un passage avant de se percher en hauteur. Je siffle pour lui indiquer ma position.

Les teckels arrivent, ils ne dépassent pas du fragon et sont juste trahis par de petits mouvements de la végétation. Un traqueur attise les chiens qui finissent par lancer juste à côté de Philippe qui annonce « lièvre ». Les traqueurs arrêtent les chiens. Fin de traque, les trois coups retentissent.

Nous repartons chercher le renard, cette fois Gérald retrouve un morceau de sa flèche (côté empennage) en bois restée en travers du renard après le tir, pas de sang dessus. Nous cherchons un moment sans succès avant de partir nous poster pour la troisième traque.

Nous allons chasser une sapinière, je pars me poster. Je rentre par une grosse coulée dans un bosquet d’épines noires en bordure de la sapinière quand une grosse bécasse décolle devant moi. Une grosse coulée longe la bordure des épines noires et rentre dans la sapinière en franchissant un talus.

Je me poste en haut de ce talus sur cette coulée. Les chiens donnent tout de suite de la voix. Rapidement la menée vient droit sur moi, plusieurs teckels me passent devant les pieds sans me voir et foncent en donnant au milieu de la sapinière. Puis arrivent les traqueurs, les chiens pousseraient des lapins. Ils rentrent dans les sapins puis sonnent rapidement la fin de traque qui n’aura rien donné.

Nous retournons chercher le renard mais nos recherches restent vaines. Nous en sommes pour de belles écorchures, des piquants plantés un peu partout et un goût amer, celui de la perte d’un animal pourtant bien fléché.

Nous rentrons pour le repas qui nous attend : garbure, sanglier à la broche et flambé à l’armagnac, endives et flanc aux œufs. Les archers venus de loin nous quittent après une photo de groupe.

Vers 17 heures, nous sortons de table après un petit discours du président de la chasse. Un grand merci à la société de chasse de Justian Roques Lagardère pour cet accueil extraordinaire, merci au cuistot pour ce sanglier succulent, merci au cuisinières et serveuses, merci à monsieur le maire de Lagardère pour nous avoir mis à disposition sa salle des fêtes.

2 chevreuils ont été fléchés et retrouvés, le renard sera retrouvé plusieurs mois plus tard par les chasseurs de la société de chasse à 50 mètres environ de l'endroit du tir dans une haie qui relie le premier au second bois que nous avons chassé. 

Battue du 20 décembre 2009 avec l'ASCA32

Alex

 

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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