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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 06:04

Ce soir, il fait très chaud, le vent est tournant. Je décide de chasser en attaquant du chemin blanc mais côté Justian. Je me gare au bord du chemin, au coin d'une parcelle de tournesols à peine levés. Je me prépare et contrôle le vent, il semble souffler vers Roques. Je pars par le chemin en direction de Roque, je passe un chemin enherbé qui part vers l'Osse sur ma gauche et un chemin de terre qui remonte sur ma droite et d'où part une grande parcelle de blé que je commence à longer. Je lève quelques palombes et tourterelles des bois qui décollent çà et là du blé. Au bout du blé, je prends à droite sur un bout de chemin enherbé le long d'une haie épaisse à ma gauche et du blé sur ma droite vers une grande prairie partiellement bordée de haies. Je longe celle de gauche pour rejoindre une source prise dans une haie perpendiculaire un peu plus loin. En arrivant au bout de cette haie j'observe au travers d'une coulée boueuse très fréquentée qui rentre au bout du morceau de haie que remonte vers le sommet de la colline à ma gauche. Rien ne bouge, je prends le passage Busé qui enjambe le ru qui suit la haie que je longeais et m'avance doucement le long de la haie qui remonte pour apercevoir la souille. Elle semble bien fréquentée mais rien ce soir.

Je remonte vers un tournesol en suivant la haie, passe une trouée au coin de la haie qui délimite le bas de la parcelle de tournesols puis longe la culture en collant la haie le plus possible. Un beau lièvre démarre à environ 50 mètres devant moi, au bord d'un petit bosquet qui termine la haie. Il fonce, sa queue blanche relevée en bondissant à la manière d'un daim et se dirige vers une autre parcelle de tournesols plus fournie et plus haute. Je le suis tranquillement, il marque un temps d'arrêt avant de disparaître dans la culture alors qu'un second lièvre sort des grands tournesols et s'assoie de face, à découvert dans la culture basse. Je continue à avancer et fais fuir les 2 animaux. Je rentre dans les grands tournesols au coin du bosquet et prends à droite pour redescendre. Au coin suivant du bosquet je tombe sur une souille boueuse qui semble fréquentée. Je poursuis dans les tournesols en bordure de la prairie fauchée et fais démarrer un gros lièvre qui fuit entre de rangs de tournesol.

Je rejoins la bordure d'une parcelle de blé séparée de la prairie fauchée par un bout de haie, je prends à droite pour la suivre doucement en surveillant la surface des céréales. Jusqu'à la bordure d'une autre parcelle de blé, les chevreuils ne sont pas de sortie, il fait encore trop chaud, je prends à gauche et longe la parcelle, passe une longue vigne étroite, rien entre les rangs, une parcelle d'orge en long qui borde une bande boisée que je traverse ainsi qu'une prairie fauchée pour rejoindre une zone de colza. Je passe sur une bande enherbée entre 2 parcelles de colza et rejoins la bordure boisée d'un ruisseau. Je prends sur ma gauche, la bande enherbée entre le ruisseau et le colza. L'ombre portée de la bande boisée du ruisseau sur la bande enherbée et la bordure du colza apporte une fraîcheur toute relative et j'espère enfin voir un brocard. J'avance tout doucement en surveillant la bande boisée sur ma droite, la bande enherbée devant moi et le colza sur ma gauche. En bordure de la bande enherbée, le colza est très haut et je peux voir sous la culture, qui domine un sol dénudé, à plusieurs mètres. Brusquement, j'aperçois du coin de l'œil, un brocard couché juste en bordure du colza, à 2 mètres sur ma gauche. Je stoppe et tente d'armer doucement alors que le brocard m'observer fixement. Je n'ai pas le temps d'armer, ce dernier se lève d'un bon et fonce dans la culture sur une trentaine de mètres, impossible de le voir. Un peu plus loin, dans mon dos, près de l'endroit où a stoppé l'animal, se trouve une zone de culture versée. Je fais demi-tour et longe doucement pour me positionner à l'aplomb de cette zone qui n'est qu'à 15 mètres du bord de la culture. Le brocard finit par repartir en aboyant et je peux suivre sa progression à l'agitation du colza. Il ressort à environ 70 mètres, regarde en arrière un instant puis remonte le talus abrupt pour rentrer au bois en aboyant. Il semblait coiffé assez haut.

Je repars vers le chemin blanc, le long duquel je suis garé, en suivant le ruisseau. La haie est maintenant plus basse et interrompue, je peux ainsi observer la bande d'herbes hautes qui borde la parcelle de maïs sur l'autre côté du ruisseau. Au travers d'une trouée, j'aperçois furtivement une belle chevrette qui surgit des herbes et entre dans le maïs en 2 bons. Je rejoins le chemin blanc et le remonte en direction de la voiture, la dépasse et prends un passage sur ma droite, dans la haie pour longer une petite bande étroite de maïs qui rejoint le reste de la parcelle qui s'étend jusqu'à l'Osse. Je jette un coup d'œil entre la haie et le maïs sur ma droite puis m'avance pour longer la gauche de la culture. Je me fais surprendre par une chevrette dont la tête dépasse de l'orge, à environ 70 mètres sur la gauche du maïs. Je me fige et nous nous observons un moment avant que je décide de reprendre ma progression. Elle m'observer avancer sur environ 15 mètres avant de déguerpir à grands bons vers un bout de haie épaisse perpendiculaire au maïs et qui délimite la parcelle d'orge un peu plus loin. Cette haie bifurque ensuite à angle droit et suit le maïs jusqu'à la rivière. La chevrette disparaît rapidement dans la haie. Arrivé au coin de la haie, je prends un passage de gibier pris par les ronces pour m'avancer jusqu'à une autre parcelle d'orge où j'aperçois la chevrette se devinant vers la rivière mais pas de brocard. Je fais demi-tour en me dégageant des ronces puis continue doucement vers la rivière quand un bruit me fait tourner la tête vers la haie. J'aperçois alors, au travers des feuillages, une chevrette surgissant de la haie et remontant à grands bons dans l'orge. Je poursuis ma progression lente quand la première chevrette surgit de la haie, en bordure de la rivière. Je me fige, elle stoppe un instant puis se débine dans le maïs où je la perds vite de vue, j'attends un instant mais pas de brocard sur ses arrières.

Je rejoins, la bande d'herbes hautes qui borde la rivière et la suis tout doucement en scrutant le secteur. Rien en vue, je passe un petit fossé à peine marqué qui sépare cette parcelle de maïs de la suivante. Toujours rien, j'arrive à un autre fossé qui lui est très profond, environ 2,5 mètres. Je descends doucement au fond de ce dernier par une coulée très fréquentée, puis remonte en face en me cramponnant aux arbustes qui le bordent pour gravir la talus très abrupt et ressortir au bord d'une parcelle de féveroles. Je continue tout doucement au bord de la rivière et surveillant cette culture plus éparse que le maïs, rien ne bouge et je rejoins une haie qui sépare les féveroles d'un tournesol épars peu levé et entouré de haies. Une flaque de boue près de la rivière à été fréquentée par les sangliers récemment. Je suis la haie que je viens de traverser jusqu'à un passage qui donne sur l'entrée d'une autre parcelle de féveroles prise entre 4 haies sur ma gauche. Au milieu du passage, une flaque d'eau colonisée par des têtards est en train de s'assécher, un pied de gros sanglier est imprimé dans la boue.

Je prends le passage à gauche et rentre dans les féveroles, la parcelle n'est pas grande, un peu plus de 100 mètres de long sur environ 70 de large. Je scrute la culture, rien ne bouge, le vent est tournant, je décide de m'avancer le long de la haie pour rejoindre la droite de la parcelle quand il me semble entendre le gazouillement de sangliers. Je stoppe et tends l'oreille et scrutant la culture quand je remarque que les pieds de féveroles s'agitent au fond, à gauche de la parcelle, contre la haie derrière laquelle se trouve une belle remise, un taillis épais de repousses de frênes mélangées à une végétation dense. Les sangliers semblent longer la haie et se décaler à droite, je recontrôle le vent, il semble biaiser à gauche. Je reviens sur mes pas et colle la haie sur la gauche pour tenter une approche. Le mouvement de la culture m'indique que des animaux biaisent vers mon côté du champ mais d'autres semblent continuer à longe vers la droite. J'essaie d'avancer le plus vite possible en limitant le bruit au maximum mais les pieds de féveroles séchés par le soleil sont très craquants et ralentissent ma progression. Les sangliers de gauche semble avoir passé la haie pour rejoindre le tournesol alors que d'autres semblent s'avancer dans la culture par de milieu de cette dernière.

Le vent semble suivre la haie, je suis donc à bon vent. Les féveroles s'agitent, un animal va passer à environ 30 mètres sur ma droite, je quitte donc le bord de la haie et rentre dans la culture pour couper la trajectoire de l'animal, il avance assez vite et je tente d'avancer au plus vite en essayant de rester silencieux. Alors que je suis encore à environ 20 mètres du sanglier, je commence à l'apercevoir. Il va trop vite et me dépasse rapidement, je biaise à droite pour le recouper. Il me semble voir ses défenses au travers de la culture et pense à un gros mâle. Le sanglier stoppe brutalement et hume l'air, peut-être à t'il senti ma position de départ.  Il me semble énorme. J'arme mon arc et avance encore un peu jusqu'à une quinzaine de mètres, vise un peu en arrière de l'épaule pour compenser le léger 3/4 arrière et décoche. Ma flèche tape où je visais et l'animal se retourne brusquement pour revenir vers la haie du fond mais après 40 mètres de course, les féveroles s'agitent sur place et je l'entends tomber. C’est fini pour lui, je reste un moment sans bouger au cas où un autre sanglier arriverait mais ne voyant rien venir, je pars vers mon sanglier.

Alors que je m'approche, je fais démarrer un autre sanglier qui fonce vers la haie où il disparaît. Je retrouve facilement mon sanglier à l'endroit où je l'avais vu tomber. C'est en fait une vielle femelle dont les petites allaites attestent qu'elle n'a jamais porté. Elle a cassé ma flèche, restée en travers car stoppée par l'épaule opposée au côté du tir, dans sa chute. Je récupère le bout de flèche, fais quelques photos souvenir puis tente de tirer le sanglier par une patte arrière, il pèse un âne mort. J'appelle Serge, le piqueur de la société de chasse pour qu'il vienne l'aider. Je pars poser mon arc un peu plus loin pour dégager mes 2 mains et traîne le sanglier jusqu'à mon arc puis recommence la manœuvre sur environ 200 mètres pour arriver à un chemin de terre où nous pourrons charger l'animal. À son arrivée Serge juge mon sanglier à 80 kg mais l'ayant traîné jusque-là je l'estime plus à 90 à 100 kg, au moment de la charger dans la voiture il me confirme qu'il fait plus de 80 kg. La balance affichera 107 kg. Ma flèche touche les poumons.

Une vieille laie stérile de 107 kg à l'approche dans les fèveroles, 25 juin 2019

tente de tirer le sanglier par une patte arrière, il pèse un âne mort. J'appelle Serge, le piqueur de la société de chasse pour qu'il vienne l'aider. Je pars poser mon arc un peu plus loin pour dégager mes 2 mains et traîne le sanglier jusqu'à mon arc puis recommence la manœuvre sur environ 200 mètres pour arriver à un chemin de terre où nous pourrons charger l'animal. À son arrivée Serge juge mon sanglier à 80 kg mais l'ayant traîné jusque-là je l'estime plus à 90 à 100 kg, au moment de la charger dans la voiture il me confirme qu'il fait plus de 80 kg. La balance affichera 107 kg. Ma flèche touche les poumons.

Une vieille laie stérile de 107 kg à l'approche dans les fèveroles, 25 juin 2019

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

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