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Les crânes :

Divers crânes préparés

Divers crânes préparés

Pour la préparation des trophées d'animaux à corne, il faut faire attention à ne pas mettre en contact trop prolongé les cornes avec l'eau bouillante sous peine de les abîmer, des cornes exposées à ce traitement vont en général se ramollir et gonfler et cette déformation sera irrémédiable. Il faudra donc, si l'on fait bouillir le crâne, les maintenir hors de l'eau. Le mieux, si possible étant de les retirer du crâne.

Les cornes peuvent se détacher du crâne pour la préparation de ce dernier

Les cornes peuvent se détacher du crâne pour la préparation de ce dernier

Les cornes poussent en fait par dessus une pointe d'os, le tissu vascularisé qui permet leur croissance et les colle à cette pointe d'os est putrescible, après avoir décharné un maximum le crâne, on peut attendre quelques jours que ce tissu se nécrose et retirer les cornes avant de mettre le crâne à bouillir pour le décharner totalement. Si l'on ne retire pas les cornes, le mieux est de les maintenir hors de l'eau et de faire cuire la tête par petite périodes de 15 minutes et plongeant la tête directement dans l'eau déjà bouillante et de la refroidir à l'eau froide ensuite. Le décharnage sera alors plus long, le mieux étant de retirer un maximum de chair entre 2 cuissons. Si les cornes se ramollissent, tentez de leur donner une forme proche de leur forme d'origine pour les laisser sécher et redurcir.

Pour les animaux portant des bois (cervidés), ce problème ne se pose pas, l’immersion des bois dans l'eau bouillante ne leur cause aucun dommage car leur structure est seulement osseuse et leur coloration n'est pas altérée par l'eau bouillante.

Le plus grand défit est de conserver des velours pour un chevreuil tiré l'hiver. Les velours sont une sorte de peau épaisse très vascularisé qui recouvre l'os du bois durant sa croissance, comme le reste des chairs et de la peau, un contact avec une source de chaleur provoque leur cuisson et généralement leur éclatement ou la perte de la couche duveteuse. Il est donc très compliqué de garder un crâne avec ses velours. Personnellement, je commence par décharner au maximum mon crâne en coupant la peau sous le niveau des futures meules des bois puis je procède un peut comme pour les crânes portant des cornes, je plonge la tête dans l'eau bouillante à peine quelques minutes, mais en ayant pris soin de couper le feu sous le récipient pour éviter un surplus de vapeur bouillante et en évitant le contact des velours avec l'eau puis je retire le maximum de viande avant de retremper la tête. Ce système est fastidieux mais je n'en ai pas trouvé d'autre pour ne pas perdre les velours. En fin de saison (février), certains chevreuils ont leur bois formés sous leurs velours qui sont alors, en général, très fin, on peut sentir les nervures et perlures des bois en dessous.  On peut alors sacrifier les velours en les faisant cuire pour dégager les bois qui seront alors d'une couleur blanche.

Trophée de chevreuil dont les velours ont été retirés

Trophée de chevreuil dont les velours ont été retirés

On peut garder le trophée ainsi ou le colorer avec du brou de noix par frottés et légers grattages pour essayer de donner une teinte naturelle et nervurée. Si l'on veut garder les velours, il faut, une fois le crâne décharné, les tremper dans le formol pendant une journée puis les laisser sécher dans une pièce bien ventilée car les vapeurs de formol sont très irritantes pour les voies respiratoires. A savoir : moins les bois seront formés, plus la perte de volume au séchage des bois en velours sera importante, ils prendront parfois un aspect fripé. Une fois les velours secs il faut régulièrement les traiter avec un insecticide sous peine d'y voir s'installer la larve d'un petit coléoptère qui y creusera des galeries, provoquant la chute du duvet et la désagrégation du velours. La présence d'une sorte de poudre jaunâtre à proximité du trophée doit vous alerter et le meilleur moyen de traiter votre trophée est alors de l'enfermer dans un sac plastique et de le placer 1 ou 2 jours au congélateur ce qui tuera le parasite. Ce traitement choc peut aussi être utilisé pour un trophée naturalisé.

Quelque soit le crâne (ragondin, chevreuil, sanglier...), le mieux est de dépecer la tête de l'animal et de la décharner en partie pour accélérer le temps de cuisson et faciliter le décharnage mais on peut également procéder avec une tête non dépecée. En général, 1 à 2 heures pour une première cuisson sont nécessaires (parfois plus si la tête est congelée). Sauf pour les cas particuliers évoqués ci dessus, remplissez un récipient d'eau à une hauteur permettant d'immerger totalement la tête ou au moins la partie à décharner. Laisser cuire assez de temps pour que les chairs commencent à se détacher de l'os puis sortez le crâne de l'eau et rafraîchissez le sous l'eau froide pour ne pas vous brûler. Enlever la mâchoire du bas si ce n'est pas déjà fait et, si comme moi vous la conservez, débarrassez la toute les chairs en essayant de ne pas séparer les 2 côtés de la mâchoire et extrayez les nerfs rentrant sur l'intérieur (il est préférable de pas trop cuire la tête pour cette manœuvre car s'ils sont trop cuits les nerfs perdent leur élasticité et se cassent dès qu'on tire dessus). Extrayez toutes les dents creuses chez certains animaux comme les incisives du ragondin ou les défenses et grès en incisives du sanglier que vous viderez de leur pulpe.

Parasites des peaux et velours naturalisés

Parasites des peaux et velours naturalisés

Quelque soit le crâne (ragondin, chevreuil, sanglier...), le mieux est de dépecer la tête de l'animal et de la décharner en partie pour accélérer le temps de cuisson et faciliter le décharnage mais on peut également procéder avec une tête non dépecée. En général, 1 à 2 heures pour une première cuisson sont nécessaires (parfois plus si la tête est congelée). Sauf pour les cas particuliers évoqués ci dessus, remplissez un récipient d'eau à une hauteur permettant d'immerger totalement la tête ou au moins la partie à décharner. Laisser cuire assez de temps pour que les chairs commencent à se détacher de l'os puis sortez le crâne de l'eau et rafraîchissez le sous l'eau froide pour ne pas vous brûler. Enlever la mâchoire du bas si ce n'est pas déjà fait et, si comme moi vous la conservez, débarrassez la toute les chairs en essayant de ne pas séparer les 2 côtés de la mâchoire et extrayez les nerfs rentrant sur l'intérieur (il est préférable de pas trop cuire la tête pour cette manœuvre car s'ils sont trop cuits les nerfs perdent leur élasticité et se cassent dès qu'on tire dessus). Extrayez toutes les dents creuses chez certains animaux comme les incisives du ragondin ou les défenses et grès en incisives du sanglier que vous viderez de leur pulpe.

Dents de ragondin débarrassées de leur pulpe

Dents de ragondin débarrassées de leur pulpe

Nettoyez bien le réceptacle des dents et enlever les gencives et autres chairs autour des dents restantes puis mettez à sécher la mâchoire et conservez les dents creuses dans l'eau (au séchage elles pourraient se rétracter et se casser), les autres dents qui se sont détachées peuvent être mises à sécher. Grattez ensuite un maximum de chair sur le haut du crâne et retirez les yeux. Attention les os du nez peuvent parfois se détacher il faut alors bien les nettoyer et les conserver dans l'eau car le séchage peut parfois les déformer. Introduisez ensuite un tige rigide par le trou à l'arrière du crâne et agiter vivement puis remplissez le crâne d'eau et agiter vivement le crâne trou vers le bas pour faire sortir les débris de cervelle, recommencez cette étape autant de fois qu'il le faut pour extraite la totalité de cerveau. Jetez l'eau de cuisson, remettez de l'eau propre à bouillir et relancez la cuisson du crâne durant 1 à 2 heures et sortez le pour le refroidir à l'eau froide et recommencer à le gratter au maximum. Rincez l'intérieur des cloisons nasales à l'aide d'un jet d'eau pour extraite un maximum de caillot de sang, de muqueuse et parfois de contenu stomacal mais ne tentez par de les gratter à part si ne voulez pas les conserver car ces os très fins sont très fragiles. On peu retirer l'enveloppe du cerveau et certains gros nerf rentrant dans la boîte crânienne à l'aide de brucelles (pinces fines, les meilleures sont celles courbées). La technique est simple, il faut introduite les brucelles par le trou à l'arrière du crâne et saisir l'enveloppe du cerveau ou le nerf puis tout en gardant les pinces fermées exécutez plusieurs rotations pour entourer la partie saisie autour des brucelles avant de tirer et retirer la partie désirée. Les dernières chairs et cartilages étant très difficile à retirer, le mieux est d'immerger le crâne et si nécessaire la mâchoire du bas, dans de l'eau claire et froide pendant plusieurs jours, si possible hors de la maison pour éviter le désagrément olfactif puis sortez le et lavez le à grande eau en recommençant la manœuvre autant de fois qu'il le faut pour éliminer toutes les chairs. Les cartilages qui se seront ramollis comme la cloison nasale par exemple s’extrairont alors très facilement à l'aide des brucelles par exemple.

Comme pour la mâchoire du bas sortez toutes les dents creuse pour les débarrasser de leur pulpe et les nettoyer et conservez les ensuite dans l'eau.

Une fois le crâne bien propre laissez le sécher quelques jours toujours hors de la maison (odeur oblige) Une fois ce dernier bien sec faite sécher les os du nez et les dents creuse, juste assez pour pouvoir les recoller sur le crâne à la superglue. Si les 2 parties de la mâchoire du bas se sont séparées on peut également les recoller et réimplanter les dents qui seront tombées en les collant. Si vous jugez que votre crâne n'est pas assez blanc vous pouvez le blanchir à l'eau oxygénée en appliquant du sopalem ou des cotons imbibés directement sur l'os mais attention de ne pas appliqué d'eau oxygénée sur des bois ou des cornes pour ne pas les dépigmenter.

Trophée de chevreuil 10 pointes

Trophée de chevreuil 10 pointes

Le massacre :

Dans le cas où vous ne gardez qu'un massacre, la préparation est beaucoup plus simple, une fois votre crâne presque décharné vous pouvez le découper à l'aide d'une scie pour ensuite terminer le décharnage après un autre cuisson. Il est très fortement recommandé d'utilisé un guide spécial que l'on peut trouver chez plusieurs fournisseurs, il permet une découpe parfaite du massacre. Il existe un guide pour les crânes de chevreuil et ceux de cerf.

Scie et guide pour découper les massacres

Scie et guide pour découper les massacres

Pour le chamois ou l'isard, on peut certainement se servir du guide adapté au chevreuil par contre pour les gros mouflons, la réalisation d'un massacre est peu adaptée car la courbure des cornes complique la pose d'un écusson au mur. Les massacres, blanchis si nécessaire, sont en général ensuite montés sur un écusson de bois ou imitation bois pour être ensuite accroché au mur. L'inconvénient du massacre c'est qu'il ne conserve pas les dents de l'animal qui donnent une indication sur son âge, il est tout de même possible de conserver un morceau de la mâchoire du bas qui peut se loger au dos de certains écussons possédant une encoche à cet effet.

Lignes de découpe du massacre

Lignes de découpe du massacre

De plus les cerfs et certains chevreuils possèdent des fleurs de lys (canines résiduelles) que cette découpe ne permettra pas de conserver comme des particularité du crâne comme des déformations, des ancienne fracture ressoudées ou comme j'ai eu le cas un andouillet de chevreuil resté planté dans le crâne de son rival durant un combat.

Après la chasse, le temps du souvenir...

Les dents :

Si l'on ne veut conserver que des dents en trophée comme pour le sanglier par exemple il faut faire bouillir la tête jusqu'à ce que les dents se retirent facilement. Il faut ensuite bien les nettoyer et les vider de leur pulpe pour les faire sécher. Dès que les dents sont sèches il faut les remplir avec de la cire par exemple pour éviter qu'elles ne se rétractent et se fendent en continuant à sécher. Les dents qui ne sont pas creuses comme les fleurs de lys du chevreuil ou du cerf par exemple ne risquent rien au séchage. Les dents ainsi préparée seront ensuite montées en écusson ou conservées tel quelles.

Trophée de vieux sanglier

Trophée de vieux sanglier

La patte de gibier :

On peut aussi vouloir conserver les pattes de son gibier pour en faite un râtelier pour fusil, un portemanteau ou un support pour son arc. Rien de plus simple, il suffit de positionner la ou les pattes dans la position souhaitée (droite ou coudée à 90° puis de l’immergée dans le formol 1 à 2 jours avant de vider le formol que l'on peu récupérer pour une prochaine fois et de laisser ensuite sécher la ou les pattes dans un endroit bien aéré. Une fois sèche, coupez la tête de l'os du bout de la patte puis percez un trou à la perceuse dans le milieu de l'os que vous remplirez en partie d'époxie avant de fixer la patte à l'aide d'une vis sur son support. En durcissant l'époxie maintiendra la patte.

On peut aussi, avec un pied de sanglier ou de cerf, confectionner un porte crayon. Il faut faire sécher ce dernier onglons écartés pour pouvoir le poser sur un bureau. Une fois sec, couper le pied parallèlement au plan du bureau avant de percer plusieurs trou avec un gros foret pour y loger des crayons ou stylo. Les pattes sont parfois conservée en souvenir d'une chasse, notamment en chasse à courre, la peau de la patte est découpée en lanières jusqu'au pied jusqu'au quel l'os est retiré, les lanières sont ensuite tressées avant que la patte ne soit mise à sécher. Un trempage dans le formol assurera un bon séchage.

Patte de chevreuil montée en support d'arc

Patte de chevreuil montée en support d'arc

La peau : 

Pour conserver une peau, le plus dur est de savoir correctement dépecer l'animal en évitant de laisser des morceaux de chair sur la peau. Pour commencer, il faut découper la peau coté ventre du milieu de la lèvre de la mâchoire inférieure jusqu'au niveau de l'anus puis perpendiculairement de la première entaille jusqu'au bout des pattes (pour une peau de grand gibier, en général l'extrémité des pattes et la tête ne sont pas conservées, on ouvrira donc la peau jusqu'au zones de découpe des pattes et de la tête). Une fois ces découpes réalisées décollez tranquillement la peau de la chair à l'aide d'un bistouri en prenant soin de ne pas entailler la peau et de na pas laisser de chair. Une fois le dépouillage de la peau des flancs commencé repliez la coté poil dans vos doigts et exercez un tension tour en coupant délicatement les adhérences blanches qui retiennent la chair, enrouler au fur et à mesure la peau pour garder cette tension et facilité le dépouillage.

Mettre la peau en tension lors du dépeçage pour couper couper facilement les adhérences peau/viande

Mettre la peau en tension lors du dépeçage pour couper couper facilement les adhérences peau/viande

Pour faciliter le dépeçage le mieux est de couper les pattes au niveau des articulations (coude et genoux) une fois ces dernières bien dégagées.

Découpe des pattes au niveau des articulation des coudes et des genoux

Découpe des pattes au niveau des articulation des coudes et des genoux

Pour faciliter le dépeçage le mieux est de couper les pattes au niveau des articulations (coude et genoux) une fois ces dernières bien dégagées. Pour tous les mammifères à queue longue à fourrure (renard, fouine, martre..., le dépeçage de la queue sec réalise comme expliqué dans le paragraphe suivant, pour le blaireau, le ragondin, le cerf par exemple, le mieux est d'ouvrir la peau de la queue en prolongement de l'entaille principale jusqu'à son extrémité pour pouvoir la peler. Si l'on veut conserver la peau de la tête, le dépouillage de cette dernière est plus complexe et la chair moins facile à séparer. Vous devrez peler grossièrement cette partie pour la décharner ensuite plus minutieusement. Détachez la peau de la mâchoire du bas puis remonter vers la haut du crâne, séparez les babines et coupant contre l'os des mâchoires inférieures et supérieures, détachez les oreilles en les coupant au plus prés du crâne et pour ne pas découper les paupières introduisez votre doigt dans le trou de l’œil et tirez sur la peau pour pouvoir couper contre le crâne sans la couper. Coupez ensuite le cartilage du nez grossièrement assez en arrière pour ne pas couper le museau. Finissez de peler les pattes jusqu'aux bouts des doigts, en ouvrant les coussinets, puis en les coupant juste derrière les griffes si vous voulez conserver les bout des pattes. Il faut ensuite dédoubler les lèvres pour retirer la partie charnue, retirer les bouts de viandes restés collés, retirer un maximum du cartilage du nez sans abîmer le museau et retirer la viande à la basse des oreilles avant de les dédoubler en séparant le cartilage de la peau recouvrant l'arrière des oreilles.

Dédoublement d'une oreille de renard

Dédoublement d'une oreille de renard

Une fois votre peau bien décharnée, lavez la bien à l'eau froide et avec du produit vaisselle si nécessaire. Vous pouvez la laisser tremper quelque heures dans de l'eau froide pour finir d'évacuer le sang puis plongez la dans un bain de tannage le temps nécessaire suivant la grosseur de la peau, cette durée est généralement indiquée sur la notice des bains de tannage vendus dans le commerce. Une fois le temps écoulé, essorez un maximum votre peau puis séchez la avec de la fécule de pomme de terre comme pour la queue de renard dans le paragraphe suivant puis mettez la à sécher en l'étirant régulièrement pour ne pas la laisser durcir et se racornir. Il existe des produits que l'on peu badigeonner au pinceau, face interne, pour que la peau reste bien souple. Si vous voulez juste la conserver à plat vous pouvez aussi la tendre sur une planche à l'aide de clou pour la laisser sécher bien à plat. Si vous ne pouvez pas traiter votre peau immédiatement, il est possible de la couvrir de sel côté chair pour la sécher et la conserver ainsi un moment avant de la réhydrater pour la tanner. Par contre garder la à l'abri des souris et autres rongeurs qui ont tendance à récupérer le poil pour faire leur nid et à ronger la peau durcie. Si vous voulez conserver les oreilles dans leur aspect d'origine, il est nécessaire d'introduite entre le cartilage et la peau soit un renfort d'oreille commercialisé chez les fournisseurs des taxidermistes soit un bout de plastique que l'on peu découper dans l'arrondi d'un pot de fromage blanc par exemple, sans ce renfort, les oreilles se recroquevillent au séchage.

Lignes de découpe de la peau d'un mammifères

Lignes de découpe de la peau d'un mammifères

La queue de renard : 

Pour conserver une queue de renard, le mieux est de retirer la partie carnée. Le plus facile est de dépecer l'arrière train du renard puis dégager quelques centimètres de la partie carnée de la queue. Confectionnez une pince en pliant en 2 une branche de noisetier ou un bout de bambou d'environ 40 à 60 cm de long, Repliez la branche sur la partie de la queue et positionnez la contre la peau puis tirez fortement sur le renard en appuyant avec la branche contre la peau jusqu'à ce que la partie carnée lâche et sorte de la peau.

Dépeçage d'une queue de martre

Dépeçage d'une queue de martre

La naturalisation d'une la tête de grand gibier:

Si vous voulez faire naturaliser un tête de grand gibier, il est nécessaire de connaître quelques règles à suivre. Lors du dépeçage de votre animal, il est nécessaire d'apporter un soin tout particulier à cette tache pour ne pas endommager plus que nécessaire la peau de votre animal, votre taxidermiste peut être très doué mais si la peau arrive avec des trous partout et des grosses touffes de poil arrachées, il ne pourra pas faire de la magie. Avant de dépecer l'animal, réfléchissez à ce que vous voulez faire réaliser comme taxidermie : juste le cou et la tête ou en conservant le départ ou la totalité des épaules car si vous coupez la peau au mauvais endroit il sera impossible de revenir en arrière. Pensez tout d'abord que pour les animaux possédant un cou « long » comme le chevreuil, le cerf, le daim, de chamois, le mouflon... il est assez difficile de peler l'animal jusqu'à la tête sans entailler la peau. Généralement en dépèce l'animal en l'ouvrant par le ventre mais il faut savoir qu'il ne faudra jamais ouvrir le cou par le dessous sous peine que la couture, lors de la naturalisation, ne soit trop voyante. On peu donc commencer à dépecer l'animal de façon traditionnelle en stoppant l'entaille sous le ventre jusque entre les pattes avant ou juste avant. Une fois la peau détachée jusqu'au épaules, le mieux est de réaliser un entaille côté dos, en suivant bien le milieu de l'animal jusqu'à la base du crâne. Pour faciliter la suite du dépeçage, poursuivez votre entaille jusqu'à l'anus (côté dos) ou découper la peau 15 à 20 cm derrière les épaules pour pouvoir rabattre la peau côté ventre et finissez ainsi le dépeçage jusqu'à la tête. Si vous voulez conserver les pattes avant ou au moins le départ jusqu'au coude, retournez la peau jusqu'au coude sans l'entailler puis couper l'articulation par dessus ou en dessous de la peau suivant ce que vous voulez conserver. Entaillez les chairs jusqu'à la jointure entre le crâne et l'atlas puis faite pivoter la tête jusqu'à ce qu'elle su détache du cou et finissez de sectionner les dernières attaches. Pour le sanglier, on peut le peler jusqu'au crâne sans entailler la peau du cou mais comme pour les animaux précédemment cités n'ouvrez pas la peau côté ventre plus loin qu'entre les pattes.

Dépeçage d'une cape de chevreuil pour naturalisation

Dépeçage d'une cape de chevreuil pour naturalisation

La naturalisation entière :

Je ne développerai pas ici la naturalisation entière des animaux car trop complexe pour un simple article mais quelques astuces pour savoir comment conserver un animal que vous voulez faire naturaliser. Tout d'abord, quelque soit l'animal, il faudra éviter un séjour prolonger au congélateur qui a tendance à dessécher et abîmer certaines partie de l'animal. Une fois congelées certaines partie de l'animal peuvent devenir cassantes et il est nécessaire de bien les protéger pour ne pas risquer de les endommager. Pour les mammifères, il faut porter un soin particulier aux oreilles, à la truffe et à la queue, pour les oiseaux aux plumes, aux pattes et au bec et pour les poissons aux nageoires et la queue. Pour les mammifères, essayez de les rouler en boules avant et de plaquer les oreilles contre la tête avant de les mettre à congeler dans un sac épais bien fermé. Enveloppez les oiseaux, les plumes bien plaquées au corps, dans un tissu épais, le cou replié sous une aile, le mieux étant de le protéger dans une boîte. Pour les poissons, plaquez bien les nageoires au corps et protégez bien la nageoire caudale entre 2 bouts de carton scotchés, enroulez le poisson dans un tissu épais et protégez le si possible dans une boîte. Portez ensuite votre animal dès que possible chez votre taxidermiste. Attention, pour les plus experts, si vous optez pour un dépeçage total de votre gibier, il convient de faire bien attention à ne pas abîmer la peau lors de cette opération et à penser à prendre quelques mesures (poids de l'animal, tour de cou, longueur du corps, écartement des yeux...) dont le taxidermiste aura besoin pour remonter la peau sur une forme adoptée.

Mensurations à relever avant de dépecer un animal destiné à la naturalisation

Mensurations à relever avant de dépecer un animal destiné à la naturalisation

Présentation :

il existe autant de façon de présenter un trophée que de chasseur, personnellement, j'adore les crânes entiers avec mâchoire inférieur mais beaucoup de chasseurs optent pour le massacre pour les animaux à cornes ou à bois, les défenses et grès seuls pour le sanglier, les dents pour le ragondin, l'un ou l'autre disposé sur des écussons adaptés sur lequel pourra être rajouté une inscription ou la lame de chasse utilisée par exemple. Pour le mouflon l'enroulement des cornes impose un écusson spécial déporté. On pourra aussi opter pour un présentoir mural ou en piédestal permettant d'accrocher le crâne entier sans sa mâchoire inférieure. Les peaux peuvent servir de tapis pour les plus grandes comme celle d'un cerf par exemple ou être accrochées au mur, servir à la confection d'un carquois pour les archers traditionnels..  A chacun son inspiration.

Présentoirs pour massacres et pattes

Présentoirs pour massacres et pattes

Ecusson spécial pour mouflon

Ecusson spécial pour mouflon

 Présentoir piédestal pour crâne entier

Présentoir piédestal pour crâne entier

Présentoir mural pour crâne entier

Présentoir mural pour crâne entier

Ma collection

Ma collection

Alex

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Alex Alex.bowhunter

Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

LA CHASSE A L'ARC

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LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

GERS 32

ORIO ADRIEN :

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