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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 10:54

Ce matin, le réveil sonne vers 4h45, nous préparons et déjeunons avant de charger nos affaires et partir pour chasser les capibaras sur le même secteur qu'hier. Ce matin, le temps est à la pluie et les averses se sont succédées toute la nuit et sur le trajet jusqu'à la ferme. Nous nous garons près des bâtiments et finissons de nous préparer puis partons en chasse. Je décide de jeter un coup d'œil sur une langue de prairie à l'herbe haute entourée par une hanse du marais. Mon ami Christophe y a fléché son premier capibara en 2014. Je longe donc la bande d'arbre qui borde la droite de la zone puis trouve une grosse coulée pour rentrer à couvert sous ces derniers. Le passage répété des animaux a laissé la zone bien dégagée et le sol à nu, j'ai bon espoir mais ne vois rien. Un peu plus loin, je dois remonter vers la prairie car le milieu se ferme et je finis de faire le tour du secteur sans voir un capibara.

Je rejoins le chemin de terre qui me conduira au bosquet où j'ai chassé hier soir.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Des crottes fraîches ponctuent le sentier. Arrivé au bout du sentier, j'ouvre la barrière et la referme derrière moi puis prends à gauche vers le bosquet. Je m'avance tout doucement vers le chablis où je me suis fait surprendre hier. J'aperçois alors un beau capibara mâle couché au bord de l'eau à environ 12 mètres sur ma droite. Il semble me regarder, j'arme doucement mon arc et le monte lentement pour prendre ma visée. Mon pin's calé, je décoche mais ma flèche se plante juste sous l'animal qui se lève d'un bon. D'autres capibaras, que je n'avais pas vu, surgissent plus à ma droite et se jettent à l'eau. Dans la panique, mon capibara est resté debout au bord de l'eau. Je réencoche rapidement, arme vise et décoche. Cette fois ma flèche me semble très bonne, au défaut de l'épaule. Le capibara se jette à l'eau et disparaît rapidement dans les moucoumoucous. Je m'approche assez rapidement de l'eau pour essayer de l'apercevoir.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

L'eau s'agite sur place à environ 20 mètres du bord, c'est très certainement mon capibara qui est en train de mourir. Je décide de le laisser tranquille et pars voir si je vois le veau de la vache morte hier. En arrivant où j'ai trouvé la vache couchée hier soir, je trouve un magnifique veau mâle couché en rond. Je le laisse tranquille et appelle Xavier pour lui signaler ma trouvaille et qu'il puisse appeler le fermier. J'en profite pour lui annoncer mon tir puis je pars chercher mon animal. Je pose mon portable, mon arc, mon décocheur, ma cagoule, mes gants et ma veste au bord de l'eau puis m'avance dans le marais où l'eau m'arrive vite à mi-cuisse. Je slalome entre les moucoumoucous dont les épines me griffent les bras et accrochent mon pantalon 3D. Je finis par apercevoir un capibara sur ma droite mais il est toujours vivant.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Il est à quelques mètres sur ma droite et tente de respirer, il semble prendre de grandes inspirations mais sans y parvenir. Entre 2 prises d'air sa tête tombe dans l'eau, ses mouvements s'espacent de plus en plus et sa tête peine de plus en plus à se lever. Il finit par s'immobiliser.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Je m'approche et le saisis par une patte arrière pour le tirer vers la berge. Le retour au milieu des moucoumoucous est assez pénible car mon capibara ne cesse de se coincer ou de s'accrocher dans les troncs. Une fois mon capibara au sec, je le pose contre un arbre près de l'eau puis par tenter d'en faire un second. Je passe à bonne distance du veau pour ne pas l'inquiéter et rerentre dans le bosquet qui borde une avancée du marais.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Le bosquet se termine un peu plus loin et je ressors dans la prairie qui borde le marais que je longe jusqu'en face du chemin de terre sans voir d'autres capibaras.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Je fais donc demi-tour. Je fais partir les zébus près du chemin de terre, en partant les vaches ont laissé un petit veau qui s'est couché roulé en boule.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Les zébus se sont arrêtés un peu plus loin.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

De nombreux urubus sont posés sur les arbres au-dessus du veau et de mon capibaras, je rappelle Xavier pour lui dire que je préfère ne pas laisser mon capibara sur place le temps de la chasse. Il me dit qu'il arrive et qu'un employé va venir chercher le veau qui a perdu sa mère. Je pars donc chercher mon capibara. Je lui passe la corde autour du cou, il est couvert de centaines de fourmis rouges qui m'assaillent. Je me fais une poignée avec un bout de bois que j'attache à ma corde puis tire le capibara vers le chemin de terre. Xavier arrive avec le pick-up et se gare près du capibara. L'employé de la ferme arrive avec son quad et je lui explique où est le veau. Il part le chercher, nous le rejoignons à pied. Il est déjà en train de ligoter l'animal.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Nous l'aidons à le charger sur ses genoux sur le quad et il repart.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Nous faisons quelques photos avant de charger le capibara dans le pick-up.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Nous partons ensuite chasser quelques autres secteurs mais les capibaras ne sont plus de sortie. Ce matin Xavier a à nouveau manqué son approche au même endroit qu'hier à cause du vent changeant. Nous décidons d'aller faire un tour où j'ai vu les groupes de capibaras de l'autre côté du marais. La pluie se met à tomber par moment. Alors que nous passons une barrière et que je lutte pour l'ouvrir, une averse tropicale s'abat sur moi. Xavier en profite pour me filmer en rigolant et prenant son temps pour passer la barrière alors que j'ai enfin réussi à l'ouvrir.

La barrière refermée, je remonte dans le 4x4 complètement trempé. Nous décidons de rentrer.

En arrivant, je m'occupe de conditionner le capibara. Ma flèche est en fait très basse car elle est rentrée au niveau du cœur mais, avec la position haute de mon tir, elle est sortie entre les pattes avant en passant sous le cœur et l'entaillant à peine. C'est l'eau qui est rentrée dans la cage thoracique par la plaie qui a comprimé les poumons et provoqué la mort de l'animal. Je m'atèle ensuite à préparer mes crânes. Cet après-midi, ma compagne arrive par l'avion pour une semaine de tourisme et il est donc temps de ranger un peu mes affaires de chasse.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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