Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 18:42

Ce soir, je repars chasser au-dessus du chemin de terre qui relie Justian et Roques. Je me gare au départ du chemin côté Roques puis pars en longeant un petit bosquet en long qui sépare la pelouse d'une résidence secondaire d'un grand chaume de blé. L'habitation est actuellement occupée et un barbecue se prépare, les éclats de voix risquent de déranger un peu le gibier dans le secteur. Le vent est face à moi et assez soutenu, idéal pour l'approche. Un peu plus loin, je me poste dans le bois et tente quelques appels de Butollo mais rien ne vient. Je continue, le bosquet fait maintenant place à une haie épaisse qui sépare une vigne à ma droite d'une prairie. Je progresse tranquillement sur la bande enherbée de la vigne quand la haie s’agite dans un grand fracas. Un jeune chevreuil empêtre dans la végétation finit par se dégager et fuit à toutes pattes dans la prairie de l'autre côté de la haie pour rejoindre le bois. Je le regarde s'enfuir puis reprends ma progression et atteint une haie perpendiculaire à la première qui délimite la crête de la colline et sépare la vigne d'une autre prairie. Je bifurque à droite en suivant la haie. Elle s'interrompt un peu plus loin sur environ 20 mètres, ouvrant un passage sur un champ de soja.

Je passe dans le champ de soja en longeant une haie qui délimite la gauche de la culture. J'avance tranquillement quand une forme m'interpelle à environ 90 mètres. Je me fige et observe un moment et finis par comprendre qu'il s'agit d'une tête de brocard qui dépasse de la végétation. Il regarde vers moi, je suis repéré. Je m'agenouille tout doucement et tente quelques appels au Buttolo. Le brocard reste un moment sans bouger puis se décide et commence à se rapprocher tranquillement en faisant des pauses pour chercher la provenance des appels en balançant sa tête. Je ne suis pas trop bien caché car la végétation est basse, environ 80 centimètres. Le brocard zigzague dans la culture en se rapprochant ou en s'éloignant en tentant de prendre le vent. Il arrive à environ 40 mètres et c'est là que je le reconnais, c'est mon petit brocard que j'ai blessé en début de saison. Il semble s'être ben remis. De temps en temps, je lance quelques appels pour le guider mais il finit par repartir. Mais, alors qu'il va disparaître dans la pente, mes appels le font changer d'avis. Il s'avance dans la culture en s'éloignant de la haie, me présentant son plus beau travers à 90 mètres environ puis prend un rang de soja et le suit tête basse pour se rapprocher doucement. Il relève de temps à autre la tête pour tenter de m'identifier puis reprend sa progression tête basse. Je continue à appeler de temps en temps. Il s'approche lentement mais, tout à coup, alors qu'il est à environ 25 mètres de 3/4 face, il commence à humer l'air puis détale et je le perds de vue derrière la cassure du champ qui redescend un peu plus loin.

Je me redresse. Je contrôle le vent mais il est toujours bon, je ne comprends pas ce qui s'est passé. Je presse le pas et rejoins, à environ 150 mètres, un petit bosquet qui délimite l'angle du champ de soja qui fait place à un grand champ de blé qui n'a pas été encore moissonné. J'entends démarrer un chevreuil dans le bosquet. Je me positionne rapidement à l'angle de ce dernier et appelle au Butollo un instant mais rien ne vient. Mon téléphone vibre, c'est mon amie, je décide de répondre et alors que nous discutons, j'entends du bruit dans le blé à ma droite. C'est le brocard qui s'était coulé dans les céréales pour s'apprêter à ressortir sur le soja à 30 mètres sur ma droite. Je le regarde s'éloigner et disparaître à grands bons dans le blé tout en continuant ma conversation. Une fois celle-ci terminée, je reprends ma progression en longeant la crête, délimitée par le bosquet puis une grosse haie sur la gauche du blé. Le blé fait place à un autre bosquet et une vigne. Je longe la bande enherbée entre les deux et arrive sur un champ de tournesol très clair semé et envahit par des herbes hautes. Un secteur idéal pour l'approche et pour voir un chevreuil.

Le tournesol fait un retour derrière le bosquet et je remonte au coin de ce dernier pour y jeter un coup d’œil puis biaise à travers la culture pour rejoindre un autre bosquet un peu plus loin. J'avance doucement vers un petit prunier sauvage qui pousse au milieu des tournesols quand j'aperçois un petit chevreuil encore un peu tacheté qui broute seul dans la culture. Je suis à découvert et tente de rejoindre rapidement le prunier pour me cacher derrière mais je suis repéré. J'attrape mon appareil photo et photographie le jeune inconscient qui se trouve à 8 mètres environ.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

Alors que je me décale un peu pour prendre un nouveau cliché, il démarre et disparaît rapidement dans la végétation. Je reprends doucement ma progression et aperçois les oreilles du faon dans les tournesols. Je le reprends en photo. Il est immobile à 5 ou 6 mètres de moi.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

Je tente de le reprendre en photo en tendant mon bras au maximum pour le prendre de plus haut et mieux le voir.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

A ma seconde tentative, il démarre et disparaît dans la culture. Je me dirige tranquillement vers le bosquet mais cette fois il a bien disparu. Je décide de redescendre vers un bois en contrebas en longeant une parcelle de vigne. Je surveille les rangs quand j'aperçois un chevreuil de cul entre 2 rangs à environ 35 mètres. Il est paisiblement entrain de brouter.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

Je me cale rapidement contre le rang de gauche et commence une approche lente en serrant la vigne au maximum. Le vent souffle fort à 90° des rangs de vigne, l'approche est facile. J'arrive sans problème à 12 mètres et me cale contre le rang. C'est une chevrette, elle interrompt un instant son repas pour se lécher le flanc alors que je la prends en photo.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

A force de la photographier, je finis par me faire repérer. Je continue à faire quelques photos alors qu'elle m'observe sans vraiment m'identifier.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

Elle finit tout de même par détaler et je fais demi-tour pour continuer à longer la vigne en direction d'une bande de blé qui borde le bois. Pas de chevreuil ce soir, Je longe la bande de blé derrière le dernier rang de vigne pour avancer à couvert. Je continue à travers la vigne pour arriver à une route que je traverse pour rejoindre une haie épaisse qui rejoint un grand bois en contrebas en longeant une grande friche sur sa gauche et un chaume de blé à sa droite. Je rejoins ainsi le bois par la gauche de la haie et le traverse par un chemin de terre qui débouche sur des chaumes de blé. Pas de chevreuil. Je décide de longer le bois sur ma droite, le vent qui souffle très fort maintenant et face à moi. Les chaumes font place à des vignes et j'avance en surveillant les rangs quand ceux-ci sont orientés perpendiculairement à ma progression. Je finis par apercevoir une chevrette au gagnage à environ 80 mètres. Je l'observe un court instant puis poursuis ma progression.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

Un peu plus loin, une petite parcelle de blé rentre dans le bois, pas de chevreuil ce soir. Encore un peu plus loin, j'aperçois furtivement un chevreuil qui traverse un rang de vigne à environ 100 mètres, je recule et constate qu'il s'agit d'une chevrette qui passe les rangs de vigne d'un pas rapide. Je recule rapidement et me poste quelques rangs plus loin mais ne la voyant pas venir, je me réavance tranquillement et l'aperçois en plein repas entre 2 rangs. Une petite photo et je repars.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

J'arrive près d'une habitation prise entre les vignes et un bois. Une chevrette broute entre 2 rangs de vigne près des bâtiments à environ 40 mètres.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

Je continue et arrive au bout du bois où les vignes font place à du tournesol. Je me décale un peu dans le tournesol pour revenir vers la ferme en crête. Je suis à mauvais vent et la luminosité commence à baisser et je décide de presser un peu le pas pour rejoindre la route de crête. Pas le moindre chevreuil en vue dans le secteur. Une fois la route rattrapée, je la longe un instant puis prends un chemin sans issue qui se termine au milieu d'un hameau d'habitations en pierres blanches. En contrebas de la route, sur ma gauche, une chevrette avance tranquillement dans un chaume de blé à environ 200 mètres (à peine visible, à gauche sur la photo) alors qu'un peu plus près, un chien noir fouille les lignes de foin d'une parcelle récemment fauchée à la recherche d'une proie sans prêter attention à la chevrette qui ne l'a pas non plus repéré.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

Je reste un instant à les observer amusé par cette scène puis décide de continuer alors que la luminosité baisse de plus en plus vite. Je traverse le hameau et descends par un chemin de terre à travers des chaumes de colza vers le chemin de terre sur lequel je suis garé puis reviens vers ma voiture sans voir d'autres chevreuils. En passant près de 2 lacs, sur la gauche du chemin, près de l'Osse, je dérange une famille de ragondins qui se dispersent sur le lac. Il fait presque nuit quand j'arrive à ma voiture. Je décide de tenter un appel au Buttolo au coin d'un bosquet à 50 mètres de mon véhicule, au bord de l'Osse.

Je me cale et commence mes appels. Immédiatement, une chevrette arrive avec son jeune au grand galop et se plantent à 17 mètres environ sur la berge opposée.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

Au bout d'un moment, la chevrette repart d'un pas saccadé. Je la rappelle, elle s'arrête net et se tourne plein travers. Son faon la rejoint et en profite pour prendre une tétée.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

Au bout d'un moment, la chevrette repart suivie de son faon. Un dernier appel, elle s'arrête à nouveau plein travers puis je repars à ma voiture provoquant sa fuite.

Le retour du brocard blessé, 18 juillet 2014

Je suis bredouille ce soir mais je suis content d'avoir revu le brocard que j'ai blessé en début de saison et de voir qu'il n'en semble pas affecté.

 

Alex

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
  • Contact

AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

LA CHASSE A L'ARC

HISTOIRE DE LA CHASSE A L'ARC :

LA CHASSE A L'ARC DANS LE MONDE :

ANATOMIE DU GIBIER :

LE TIR DU SANGLIER A LA COURSE :

LES INDICES APRES LE TIR :

 

LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

UNUCR :

http://www.unucr.fr/conducteurs.html

Conducteurs proches (ARGGB 31) :

ORIO ADRIEN :

06 86 70 89 28

FORUMS SPECIALISES :

 

 

SITES UTILES

 


 

Albums

CHARC Magazine

Chevreuil, ses points forts et ses points faibles
Réaction du chevreuil après le tir
Recherche au sang sans chien
La chasse du ragondin à l'arc
L'appel du gibier
Après la chasse, le souvenir...
Emotions canadiennes

 

FOURNISSEURS