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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 21:52
Guyane en attendant les récits...
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Les récits dès que possible ...

Alex

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Published by Alex.bowhunter - dans GUYANE 2015
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 11:29

Un récit dès que possible...

Encore une sortie productive, 23 février 2015

Alex

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Published by Alex.bowhunter - dans RAGONDINS 2014-2015
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 13:31

Ce matin, nous organisons avec Manu et Christophe la première sortie au ragondin collective de la saison. Nous partons donc pour le lac des Coteaux de Gascogne du carrefour de Noilhan. Il pleut et le vent souffle fort, pas idéal pour la chasse du ragondin. Nous nous sommes donnés rendez-vous sur le dépôt de gravier avant le lever du jour. Le temps couvert retarde le lever du jour. Alors que la luinosité commence à croitre, nous partons à pied par la route en direction du lac un peu plus loin. Alors que nous arrivons près du ru d'alimentation qui passe sous la route, nous apercevons, dans la pénombre, deux chevreuis au ras du lac au niveau de l'arrivée du ru, sous un gros peuplier. Ils finissent par nous voir et déguerpir en faisant demi-tour pour fuir à travers champ et disparaitre en passant la crête. Nous partons vers le lac en suivant le ru. Je laisse Christophe et Manu partir par la gauche du lac et je prends par la droite. Je vais garder quelques terriers à mi-chemin entre la digue et l'arrivée du ru. Christophe va surveiller l'arrivée du ru sur lequel il y a de nombreux terriers où les ragondins cherchent parfois à fuir. Manu lui va surveiller les terriers de la berge d'en face un peu plus répartis que ceux de mon côté mais concentrés au milieu de la rive également. Christophe est en poste, nous avançons en même temps avec Manu mais nous arrivons au 2/3 du lac sans avoir vu un seul ragondin, je ne pense plus en voir et décide de rejoindre Manu par la digue. Alors que j'arrive au milieu de cette dernière, j'entends Manu qui me cri qu'il vient de voir 2 ragondin et qu'ils sont sur l'eau devant lui. Avec le vent assez fort la surface du lac est agitée et je n'arrive pas à voir les ragondins qui sont à envion 100 mètres de moi. Je demande à Manu vers où ils vont et il me dit qu'ils partent vers la berge opposée, je fais donc demi-tour au pas de course pour revenir me poster près de quelques arbustes qui me camoufleront près des terriers.

En poste, j'observe la rive opposée et aperçois un ragondin qui file vers les terriers entre Manu et Christophe. J'en informe Manu mais il est occupé avec l'autre ragondin. Je cri à Christophe de lui couper la route mais le vent fort couvre ma voix. Je m'avance vers Christophe et lui recrie que le ragondin part au terrier. Cette fois, il m'entend et vient rapidement à sa rencontre, je le guide à la voix car il ne le voit pas mais alors qu'il arrive à portée de tir, le ragondin plonge et disparait. Pendant que Christophe le cherche, Manu décoche sur l'autre et le manque. Un autre ragondin refait surface au milieu du lac. Je me fige. Il plonge et refait surface à 30 mètres devant moi environ, c'est un jeune, puis vient vers moi avant de biaiser doucement vers le terrier à quelques mètres sur ma gauche. J'arme doucement et le suis dans mon viseur. Je le tire à environ 8 mètres mais le manque, il plonge. Je réencoche rapidement et surveille la surface quand il refait surface de cul prés de la berge à plus de 15 mètres sur ma gauche. J'arme rapidement, vise et décoche. Ma flèche frappe le ragondin qui plonge pour refaire rapidement surface et s'immobiliser presque aussitôt. Ne pensant pas voir d'autres ragondins et ne voulant pas que mes flèches coulent, j'attrape rapidement mon lancer pour récuperer mes flèches et mon ragondin qui dérivent rapidement, poussés par le vent. Le vent fort ne me permet pas des lancers pécis et emporte en fil vers la rive. Je peine à récupérer ma première flèche puis ma seconde et me rends compte que mon ragondin a disparu. Je pense qu'il a coulé. Christophe m'annonce qu'un ragondin vient vers mon côté de berge entre moi et la digue. Je finis par lui poser les yeux dessus. Il plonge, je pose mon lancer et cours pour l'intercepter en surveillant la surface. Il refait surface, je stoppe net, il replonge, remonte, replonge plusieurs fois et je le pense blessé, il replonge je cours et me positionne à l'endroit vers lequel il se dirigait, il refait surface à environ 20 mètres mais replonge. Je scrute la surface mais il ne remonte pas quand Christophe l'aperçoit, il se dirige vers la digue. Manu court et passe derrière la digue pour revenir vers le ragondin en restant caché. Il se fige, le ragondin est devant lui mais trop loin et finit par replonger mais cette fois il disparait pour de bon. Impossible de le retrouver.

Je récupère mon lancer et pars chercher mon ragondin en longeant la berge. Je l'aperçois contre la rive au pied des arbustes. Je peine un peu à le récupérer au travers des branchages puis finis par le remonter. Christophe m'annonce un autre ragondin venant vers moi. Les buissons me la cache tout d'abord mais je finis par l'apercevoir au milieu du lac, il semble vernir vers ma berge entre les arbustes et la digue. Je me décale doucement vers lui. Il plonge, je me décale rapidement et me poste à son point estimé d'arrivée. Il refait surface, c'est un gros ragondin, il regarde vers moi un instant sans bouger à la surface puis s'avance et commence à hésiter. Il zigzague, droite, gauche, droite, gauche sans savoir ou aller mais se rapproche doucement. Je le laisse venir et le tire finalement de face à 6 mètres. Le jeune ragondin semble séché sur place, il saigne abondemment mais se remet en mouvement. Il tente de fuir mais ses pattes arrières ne répondent plus et il penche sur le côté. Je pars vite chercher mon lancer et le ramène au bord pour l'achever.

Première sortie au ragondin de la saison, 21 février 2015

Je récupère ensuite ma flèche puis pars chercher le gros ragondin avec Manu. Je récupère mes prises et rejoins Manu quand un bruit d'impact retentit. Christophe vient de flécher un ragondin au milieu du lac contre la berge. Ne trouvant pas le ragondin qui a disparu, nous partons à la rencontre de Christophe qui est parti vers le ru. Nous récupérons son ragondin qu'il a laissé sur la berge au passage puis nous repartons vers les voitures.

Nous laissons les ragondins à ma voiture, prenons celle de Manu et partons vers Loubersan un peu plus loin. Vu que les derniers jours ont été très pluvieux, nous décidons de laisser la voiture en haut du chemin de terre qui descend aux lacs et partons à pied pour ne pas risquer de rester embourbé. En descendant nous apercevons 2 chevreuils au loin sur notre droite puis 3 autres en face de nous qui remontent pour passer la crête à 400 ou 500 mètres. Il s'arrêtent un instant en crête et regardent vers nous puis passent la crête. Il ressortent un peu plus à gauche mais cette fois ils sont 5, ils regardent un instant vers nous puis détallent. Arrivé au niveau du ru du fond de combe nous décidons de partir à gauche vers le premier lac. Le secteur semble bien fréquenté, de nombreux terriers et des coulées marquent les berges du ru qui s'élargit doucement en allant vers le lac. Nous laissons Manu à la fin du ru et partons un de chaque côté du bout du plan d'eau avec Christophe pour tenter de débusquer les ragondins. Manu coupera leur fuite si nécessaire mais le lac est très bas et la zone de saules qui poussent habituellement les pieds dans l'eau est à sec. Beaucoup d'arbres sont tombés et de nombreux arbustes ont poussé, le secteur deviendra vite impénétrable. Pas de ragondin, nous faisons demi-tour et partons avec Manu vers le second lac plus en amont.

Arrivé sous la digue, je prends à droite du lac et Manu et Christophe prennent la berge opposée. Arrivés au coin de la digue, ils marquent un temps d'arrêt et me font signe mais comprennent que ce qu'ils ont vu n'est pas un ragondin mais une touffe de végétation sombre. Nous commençons à longer les berges. Des foulques se déplacent à la surface du lac. Je me dirige vers un bosquet qui descend vers le lac et abrite une cabane de chasse au canard. Le départ du lac se divise en 2 bras, chacun alimenté par un petit ruisseau. En arrivant près du bosquet, il me semble apercevoir un ragondin au bord du bras de gauche contre un arbuste qui pousse contre la berge avec les racines sous l'eau, un refuge habituel des ragondins. J'en informe mes collègues. Je rentre dans le bosquet et le longe au bord de l'eau puis passe le petit ruisseau un peu plus loin pour suivre la berge sinueuse pour revenir vers l'endroit où je pense trouver le ragondin. La tache sombre que j'avais vu de loin a disparu. Manu est posté sur une zone de terriers de la berge opposée. Christophe s'est avancé un peu plus loin vers l'arrivée du ruisseau. J'avance doucement vers l'arbuste quand j'aperçois un ragondin, dans l'eau, à 20 mètres devant moi prés de l'arbuste. Je l'annonce à Manu. Le ragondin plonge et part droit vers Manu. Je me positionne prés de l'arbuste. Le ragondin remonte contre la berge opposée à 7 ou 8 mètres de Manu, juste en face de moi. seule sa tête sort de l'eau, il est tout près d'un terrier à sa droite. Je l'annonce à Manu qui l'aperçoit et arme son arc mais une souche au bord de l'eau ne lui permet pas d'ajuster son tir, lui cachant la majeure partie du ragondin à l'exeption de son nez. J'hésite, le ragondin est à 15 mètres devant moi, mais je décide de le laisser à Manu, espérant qu'il aura une fenêtre de tir. Il reste armer un moment sans bouger mais le ragondin finit par plonger et partir droit sur lui.

Nous surveillons un moment la surface du lac sans rien voir. Christophe revient vers Manu, en arrivant au bout du lac, il a fait plonger quelque chose et nous en déduisons qu'il s'agit certainement du ragondin que nous avons vu. Je dis à Christophe d'aller se poster sur un autre terrier à 20 mètres environ derrière manu et de vérifier si le ragondin n'est pas contre la grosse souche partiellement immergée devant ce terrier. J'ai bien regardé l'entrée des terriers immergés et l'eau n'a pas bougé, je ne pense pas que le ragondin y soit rentré, même sans refaire surface. Un petit amas de brindilles dépasse un peu sur l'eau à un peu plus d'un métre sur la droite de Manu, je demande à ce dernier de regarder si le ragondin ne se cacherait pas dessous et à notre grande surprise, il le fait démarrer en s'approchant. Nous avertissons Christophe et recommençons tous à surveiller la surface du lac. Au bout d'un moment, en me retournant, j'aperçois le ragondin qui se débine contre à berge, le long du bosquet. Je sais où il va, un terrier situé au coin du bosquet coté digue. Ce terrier est hors d'eau et j'ai une chance d'intercepter le ragondin avant qu'il n'y rentre. Je pars au pas de course en annnonçant le ragondin à mes compères. En arrivant dans le bosquet, je surveille la berge tout en gardant un pas soutenu pour arriver rapidement au terrier et fais plonger la ragondin qui faisait une pause à la surface de l'eau, contre un arbre couché dans l'eau. Je fonce vers le terrier et me poste au moment où le ragondin arrive sous l'eau. Les vibrations provoquées par mon pas sur le sol font faire demi-tour au ragondin qui était juste à 2 mètres du terrier, je le vois nettement sous l'eau peu profonde et très claire. J'arme mon arc alors qu'il repart vers le milieu du lac et le tire sous l'eau mais le manque. Il accélère soulevant un nuage boueux qui me cache sa fuite. Au bout d'un moment, il remonte devant Christophe qui le stoppe net d'une flèche de face en pleine tête. Je n'ai pas vu le tir mais le bruit caractéristique de la flèche cassant le crâne a parlé. Je récupère ma flèche alors que Christophe récupère sa prise. puis nous retournons vers la voiture.

La flèche de Christophe a perdu une vanne qui dépasse de la tête du ragondin où elle est restée coincée. Nous remontons vers la voiture puis partons vers une mare près d'une ferme sur Clermont Pouguyilles. Nous nous garons près de la ferme, les chiens de troupeau nous acceuillent en aboyant. Nous nous préparons et partons vers la mare toute proche. Cette dernière est entourée d'une petite prairie clôturée qui enferme quelques moutons. En nous rapprochant, j'aperçois un gros ragondin rentrant au terrier contre la berge opposée. La mare est presque totalement envasée et un ragondin ne peut même pas s'immergé pour la traverser. En arrivant prés du portail d'entrée de la clôture, une brebis qui s'est échapée arrive droit sur nous en longeant l'extérieur de l'enclos. Je lui ouvre le portail mais elle fonce dans le grillage et passe dessous à la seconde tentative. Nous rentrons dans l'enclos. Manu part à droite et nous partons à gauche. Je passe le ru qui alimente la mare et fait démarrer un lapin dans le gros roncier qui longe et couvre le talus de la mare. Ce dernier part se giter derrière moi dans les ronces en sautant par dessus le ru. Je mapproche doucement levant  sans le voir un second lapin qui passe devant Christophe mais trop vite. Je relève également mon lapin qui retraverse le ru et se gîte à quelques mètres derrière un petit tronc recouvert de ronces. Je le vois bouger sans pouvoir identifier la zone vitale. Je m'approche doucement mais le lève et l'envoie vers Christophe. "A toi Christophe !" Il lui passe devant mais trop vite et disparait dans la végétation de la berge.

La suite du récit dès que possible...

Première sortie au ragondin de la saison, 21 février 2015

Alex

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Published by Alex.bowhunter - dans RAGONDINS 2014-2015
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 23:01

Cela fait plusieurs mois que je tente de flécher mon dernier chevreuil sans résultat, ce soir en sortant du boulot, je décide d'aller faire un tour sur mon secteur favori de Labéjan. Les jours ont un peu ralongé et je vais donc avoir presque une heure pour chasser. Je me gare en haut de la côte, pas loin de la ferme, me prépare rapidement puis pars à travers champ en longeant la crête en direction du chemin de terre qui suit une crête un peu plus loin. Je me dirige vers une habitation que je pense contourner par la gauche quand j'aperçois 3 chevreuils, à environ 600 mètres, au gagnage dans le colza qui remonte en suivant la droite du grand bois. Ils sont à environ 40 mètres de la lisière et semblent descendre. Il me faut faire vite si je veux les intercepter. Je passe donc derrière l'habitation en courant, dévale de talus abrupt de 4 mètres qui surplombe le chemin de terre et le traverse pour rejoindre le haut d'un bosquet un peu plus loin. Le relief m'expose à la vue des chevreuils qui sont encore à 500 mètres environ, je décide de descendre de quelques mètres dans le bois pour passer derrière la ligne de crête et avancer rapidement à couvert, je descends en suite en courant tout en me servant du relief pour rester cacher. Il me faut ainsi descendre presque jusqu'au ruisseau d'alimentation du lac puis revenir en longeant le bas du bois pour tenter d'intercepter les chevreuils.

Je marche maintenant d'un pas rapide mais ne cours plus. En arrivant un peu avant le roncier qui forme le coin du bois, je n'aperçois pas les chevreuils et comprends qu'ils ont dû remonter comme l'autre matin. Je décide donc de remonter dans le bois par une grosse coulée de blaireau très marquée. La pente est abrupte et le sol glissant, je dois me cramponer aux arbres pour arriver à monter et éviter de chuter. Arriver sur un replat, j'écoute et observe le bois sans rien voir. Je continue à remonter en suivant la coulée de blaireau. J'avance doucement pour ne pas faire craquer les feuilles mortes et les bindilles qui jonchent le sol tout en biaisant vers la lisière du bois. Je finis par apercevoir les chevreuils dans un creux du terrain. Ils semblent remonter vers le chemin de crête. Je décide de continuer à monter vers l'angle rentrant du bois. Je perds un instant les chevreuils de vue en regardant où je pose mes pieds. J'avance doucement pour essayer de rester silencieux. Tout à coup, un mouvement attire mon regard, j'aperçois un beau brocard contre la lisière du bois après l'angle du bois, j'aperçois ensuite une chevrette près de l'angle suivant du bois. Il sont montés très vite. Je tente d'avancer encore en suivant au maximum les coulée de blaireau plus silencieuses que le tapis de feuilles mortes tout en surveillant les animaux.

Malgré mes précautions, mes pas provoquent parfois de petits craquements et le brocard se met à regarder vers moi. Je dois rester un moment sans bouger pour me faire oublier. Pendant ce temps, la chevrette passe derrière l'angle du bois et disparait. Le brocard finit par baisser la tête et pars en longeant le bois pour rejoindre la chevrette. Je repars et essaye d'avancer le plus vite possible sans faire de bruit et rattrape une belle coulée bien dégagée et la suis. Le brocard passe lui aussi l'angle du bois et disparait, j'en profite pour avancer plus vite et passer l'angle rentrant du bois. La coulée rejoint le chemin forestier qui monte et ressort après l'angle que viennent de passer les chevreuils. Je suis doucement le chemin qui est silencieux en essayant d'apercevoir les chevreuils. J'aperçois un premier animal à 20 mètres à droite de l'arrivée du chemin. Il est à 30 mètres envoiron et sera difficile à approcher. Il avance un peu et je le perds de vue. Je continue en suivant le chemin et aperçois une chevrette qui broute des feuilles de ronces cou tendu à moins de 10 mètres de la droite du chemin, elle est à 15 mètres environ, il me faut encore avancer un peu pour tenter une flèche mais c'est alors que j'aperçois le grand brocard qui ferme la marche.

Il est plus proche, à 6 ou 7 mètres de la sortie du chemin, j'avance encore un peu. Le brocard est à 10 mètres, il s'arrête, la zone vitale est dégagée entre 2 arbustes, j'arme mais hésite un peu car il me faut tirer au travers d'un peu de végétation fine. S'il avance, je n'aurais pas de meilleure occasion, je prends la visée et décoche. Mon tir est en contre plongée. Ma flèche frappe le brocard avec un bruit de coffre mais elle me semble haute et un peu trop en arrière. Les chevreuils démarrent, le brocard longent la bordure du bois sur 10 mètres puis rentre dans le bois et descend en parallèle du chemin à environ 15 mètres de moi. Je le perds de vu après 20 où 30 mètres de course dans le bois. J'entends la fuite des chevreuils un moment puis 2 d'entre eux se mettent à aboyer sur place vers le bas du bois pendant quelques secondes avant que le calme ne revienne. Je pense que ce sont les 2 chevrettes qui aboyaient à l'endroit où le brocard est tombé. J'attends un peu puis ressors sur le champ de coza en longeant le chemin forestier. Pas de sang à l'endroit du tir, pas de sang sur la direction de fuite du brocard et pas de flèche. Elle a dû retomber plus loin dans le colza mais la nuit sera vite là, je ne perds pas de temps à la chercher et tente de trouver du sang sans succès. Je cherche donc la première grosse coulée par laquelle aurait pu rentrer le brocard en tenant compte de la distance que je l'ai vu parcourir en longeant le bois. Au départ de la grosse coulée se trouve les restes d'un jeune lièvre, il ne reste plus que la colonne vertébrale, les os et le bout encore en fourrure des pattes arrières. Je suis cette coulée, mon intuition est la bonne, je trouve quelques gouttes de sang au fond du fossé qui suit la lisière à 2 mètres dans le bois.

Une fin de saison difficile, 17 février 2015

Je suis très étonné car j'ai fléché ce chevreuil avec une lame mécanique, "rage hypodermic", c'est la première fois que je flèche un gibier avec une lame mécanique et on m'a toujours présenté cette lame comme une source de forte hémoragie. Le brocard à fait plus de 10 mètres sans perdre de sang, je suis la coulée qui remonte le talus du fossé puis descend dans le bois. Le sang est peu abondant. 

Une fin de saison difficile, 17 février 2015

Un peu plus bas, le brocard au sauté un arbre tombé en travers de la coulée. 2 gouttes ont marqué le tronc un peu plus bas un gros rond de gouttes de sang marque certainement une reposée debout du chevreuil peu après l'endroit où je l'ai perdu de vue.

Une fin de saison difficile, 17 février 2015

Je reprends confiance et me dis que la piste va maintenant être plus importante mais les gouttes sont rares et espacées et s'espacent de plus en plus. La nuit tombe vite et il fait maintenant très noir dans le bois. Je dois maquer les gouttes en plantant des bouts de branche dans le sol et suivre les coulées sur plusieurs mètres pour pouvoir trouver la suivante. Mais au bout de 50 mètres environ de recherche, je n'arrive plus à trouver de sang et je décide de laisser tomber pour aller chercher Hémo pour essayer de finir la recherche. Les dernières gouttes sont marquées par un baton planté dans le sol. Je remonte vers la lisière du bois puis pars à travers champ vers ma voiture. 20 minutes plus tard, je suis chez moi, je prends ma frontale puissante achetée pour la Guyane, le harnais, la longe et nous voilà parti avec Hémo.

Arrivé sur place, je m'avance jusqu'à l'habitation pour gagner un peu de temps, équipe Hémo, mets ma frontale puis nous partons au pas de course vers l'endroit où le brocard est rentré dans le bois. Arrivé sur place, j'encourage Hémo : "Le sang Hémo, le sang " mais il tombe sur les restes du lièvre et commence à les manger. Je dois les lui sortir pour qu'il se reconcentre. Hémo finit par prendre la piste en donnant mais à l'endroit où je me suis arrêté, il prend à gauche, suit la courbe de niveau un instant puis remonte vers le haut du bois et ressort dans le colza. Pas de sang sur la piste et pour moi le chevreuil est mort en bas du bois. Je l'arrête et reprends au début de la piste. Il a la facheuse tendance à suivre les pistes chaudes ou mes pas. Nous repartons, il repart comme un fou en donnant, mais cette fois, il remonte sur mes pas par le chemin que j'ai pris pour ressortir du bois. Je le stoppe, nous remontons au départ. Nouvelle tentative, encore une fois, il part comme un fou et biaise à droite pour récupérer la coulée par laquelle je suis venu et par laquelle je sais que mon brocard n'est pas passé. Je commence à perdre patience et le stoppe à nouveau. Je n'y crois plus. Nous remontons au départ et encore une fois il part comme un fou. Cette fois, il prend la piste de la première erreur à gauche mais prend vers le bas. Je lui fais confiance et le suis bien que je ne trouve pas de sang au sol. Il donne à la longe et nous bouclons vers un roncier où les animaux blessés se remisent souvent puis il part dans tous les sens sans vraiment chercher.

Je l'arrête et repars au départ mais cette fois c'est moi qui cherche et lui qui suit. Je suis à 4 pattes les gouttes de sang mais, dans la nuit noire, je peine à trouver la suite de la piste quand, tout à coup, Hémo comprend ce que je cherche et pars devant moi pour descendre droit. Environ 60 mètres plus bas hémo devient fou et tire de plus en plus sur sa laisse en donnant comme jamais. Un oeil blanc apparait dans le faisceau de ma frontale. Mon chevreuil est couché là mais l'oeil clignote. Il est toujours vivant. Je m'approche un peu, attache Hémo à environ 15 mètres du brocard qui reste immobile alors qu'Hémo tire sur sa longe en aboyant au ferme. Je pars doucement pour faire une grande boule et me rapproche tout doucement du brocard par derrière Ce dernier ne bouge pas et me laisse approcher. Arrivé au ras du chevreuil, je le saisis par les bois. La flèche est passée là où je pensais, juste derrière les côtes et sous la colonne. La lame a touché la pense, et un rein. Des plis d'intestin ressortent pas le trou de sortie et ont empêché l'hémoragie. Il a à peine la force de se relever et je l'immobilise facilement et l'achève. Je le laisse un peu mordre à Hémo puis appose le bracelet, attache ses pattes ensemble avec le bout de la longe avant de le charger sur mon épaule. Il est 21h30, nous rentrons vers la voiture mais, de nuit, je me trompe et ressors au dessus du roncier de l'angle du bois alors que je pensais sortir au coin du ruisseau. Nous remontons vers la voiture à travers le semé de blé. Nous traversons un vol d'alouettes posé au sol. Les oiseaux décolent dans le faisceau de la frontale alors qu'Hémo leur marche presque dessus. J'aperçois un oiseau à mes pieds, pris dans le faisceau de ma frontale puissante, il ne bouge pas et je parviens à l'attraper. Je le regarde puis le relâche. Un peu plus loin, j'approche à 5 ou 6 mètres une bécasse prise dans la lumière mais Hémo la fait décoler. J'arrive enfin à la voiture, mon épaule est meurtie et il me tarde d'aller prendre une bonne douche.

Une fin de saison difficile, 17 février 2015

Alex

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Published by Alex.bowhunter - dans CHEVREUILS
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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 20:46

Cette semaine, il a neigé et pour une fois la neige a bien tenu pendant quelques jours. Elle fond doucement de jour en jour mais les paysages sont encore bien blancs et j'ai donc sorti ma tenue de camoufflage neige que j'ai achetée cette année. J'arrive sur le territoire un peu avant le lever du jour. Je me prépare rapidement puis pars en longeant rapidement la droite du lac avec l'idée d'aller me poster en bordure d'un grand bois un peu plus loin. J'ai remarqué pas mal de passage de chevreuil matin et soir dans ce secteur et espère en intercepter un sortant ou rentrant du bois. Je dérrange des canards qui décolent en cancanant puis font une grande boucle pour revenir me posser juste au dessus. Je dérange également quelques ragondins qui se mettent à l'eau pour traverser doucement la lac. Il fait trop sombre pour tenter un tir. Je continue donc d'un pas soutenu, dépasse le lac, longe un instant le ruisseau boisé puis le traverse au niveau du passage busé. Je continue à longer le ruisseau par la rive opposée, la neige qui a gélée cette nuit craque sous mes pas, je rejoins la bordure du bois qui part à 90° du ruisseau et la longe. Le petit ru qui borde le bois coule plus que d'habitude, grossi par la fonte de la neige. Le son de l'eau couvre un peu le bruit de mes pas. La luminosité augmente rapidement. Je ralenti mon allure en me rapprochant du coin du bois qui remonte vers la crête de la colline pour essayer de réduire le bruit de mes pas et tenter de surprendre un chevreuil derrière le bois. Le coin du bois est un gros roncier sans arbre et dégage un peu la vue. J'avance doucement et aperçois 4 chevreuils au gagnage dans le colza qui borde le bois.

Je les observe un instant sans bouger et constate qu'ils sembent vouloir descendre. Le ru qui longe le bois prend sa source à environ 50 mètres devant moi, il coule au pied d'un talus de 2 à 3 mètres de haut, assez abrupt qui sépare le colza au dessus de moi et le blé qui longe le bois. Le talus diminue doucement pour mourrir au niveau de la source du ru. Habituellement, les chevreuils passent au coin du roncier ou au bout du talus. Je décide de tenter de m'avancer, en profitant de l'écran de camoufflage du talus, pour rejoindre quelques arbustes et un gros peuplier à 10 mètres du bout du talus pour me cacher derrière et attendre les animaux. J'avance tout doucement mais la neige craque par moment et les chevreuils qui sont poutant à plus de 100 mètres m'entendent et regardent vers moi sans arriver à me voir. Je dois rester un moment sans bouger, le temps de les laisser se calmer et reprendre leur repas pour continuer à avancer. Je progresse ainsi doucement en m'arrêtant plusieurs fois avant d'arriver derrière l'écran végétal. Je me poste et observe les chevreuils mais au bout d'un moment, la chevrette meneuse décide de faire demi-tour et part tranquillement en broutant vers un angle rentrant du bois au niveau de la crête. Les autres continuent un peu à manger en tournant sur place puis la suivent. Je n'ai pas fait le bon choix, ils avancent doucement à la queue le leu en s'arrêtant régulièrement pour brouter. Je finis par les perdre de vue derrière une bosse du champ. J'en profite pour revenir doucement vers le coin du bois. Les chevreuils sont rentrés au bois. Je décide de tenter d'escalader la talus par une coulée très marquée par le passage répété des blaireaux mais aussi marquée de quelques traces de chevreuils et de sangliers plus ou moins récentes.

Je longe doucement le bois au bord du colza, les blaireaux ont creusé de nombreuses latrines le long du roncier qui couvre l'angle du bois et leur passage répété a créé une belle coulée que je commence à longer doucement. J'avance très lentement en surveillant l'intérieur du bois en essayant de ne pas marcher sur le colza et la neige qui craquent sous mes pas. Alors que j'arrive au niveau de l'angle rentrant du bois où les chevreuils sont certainement rentrés, j'entends démarrer des animaux à environ 30 mètres dans le bois. Mes yeux se posent sur eux, j'estime à 6 le nombre des animaux. Je suis le bord du bois pour tenter d'aller les intercepter un peu plus loin. Le bois forme à nouveaux un angle droit et suit le sommet de la colline. J'avance assez rapidement et parcours environ 70 mètres à partir de l'angle du bois quand 2 chevreuils surgissent du bois à environ 40 mètres devant moi puis je les perds de vu un peu plus loin alors qu'ils dévallent la pente du champ de colza en direction d'un petit bosquet au fond de la combe. Ils réapparaissent près du bosquet alors que la pente ne les cache plus puis rentrent à couvert. Je continue à avancer espérant voir arriver les autres. Les chevreuils ressortent sur la gauche du bosquet, s'arrête 100 mètres plus loin pour regarder vers moi puis repartent, passent le chemin de terre qui longe la crête et disparaissent dans la combe suivante. Je continue mon chemin sans voir de chevreuil puis redescends vers le bas de la combe en suivant le bois qui forme une bande d'environ 100 mètres qui descend vers le bosquet où sont rentrés les chevreuils tout à l'heure. Je suis ensuite le fond de la combe et traverse un petit ru encaissé, longe le bas du bois, traverse un autre petit ru pour continuer à longer le bois et rejoindre un chemin de terre qui rentre dans le bois.

Arrivé au départ du chemin, je commence à le suivre très lentement en regardant bien autour de moi à la recherche d'un animal mais rien ne bouge. Le chemin qui remontait bifurque à gauche pour suivre la courbe de niveau à 15 ou 20 mètres du ruisseau. Une ancienne coupe sur la droite du chemin dégage la vue sur plusieurs dizaines de mètres, toujours rien. Un peu plus loin des abres ont été abatus et débités, sur plusieurs dizaines de mèrtres, en travers du chemin et le passage est difficile et bruyant. Je décide de faire demi-tour et retourne en lisière du bois pour longer ce dernier. Je reviens vers le lac sans voir de chevreuil et décide d'aller chasser en aval du lac. Je longe donc le plan d'eau puis traverse la route sous la digue et longe le ru du déversoir en direction du bois à environ 200 mètres. En arrivant au coin du bois au niveau du ru, je décide de remonter vers un angle rentrant du bois un peu plus haut pour rejoindre une grosse coulée qui rentre à cet endroit et me poster dans le bois un instant pour observer le mouvement. Je longe tranquillement le bois quand, arrivé à mi chemin de l'angle rentrant du bois, des animaux démarrent à quelques mètres de moi dans le bois. Je me fige net, les ronces s'agitent et les craquements ne trompent pas, il doit s'agir de sangliers. Alors que j'essaie d'apercevoir les animaux au travers des ronces, un autre sanglier se lève à environ 3 ou 4 mètres de moi et démarre en soufflant pour rejoindre les autres dans les ronces. Je presse le pas et rejoins l'angle du bois pour prendre la coulée et avancer rapidement dans le bois en essayant d'apercevoir les animaux mais le bois est clair et fait au plus 100 mètres de large et les sangliers sur pied doivent déjà être sortis du bois. Je bifurque donc à 90° pour recouper la trace des animaux. Je recoupe vite les traces dans la neige et les remonte pour arriver au niveau d'une grosse coulée toute fraiche dans les ronces écrasées qui me même sur une zone dégagée au pied d'un gros houx. Plusieurs couchettes fraiches espacèes de quelques métres ont été creusées dans le sol par les sangliers. Je regarde bien les allentours au cas où un sanglier serait encore couché dans le secteur mais ne voyant rien, je ressors du bois et redescends vers vers le ruisseau. 

Je traverse le ruisseau au niveau du passage busé puis longe le bas du bois. Je retraverse le ruisseau bordé d'une bande boisée après avoir passé l'angle suivant du bois. Sur l'autre berge du ruisseau, je constate que le terrain est miné de coups de nez frais des sangliers. Ils semblent rentrer dans le bois par une très grosse coulée à quelques mètres du ruisseau. Je remonte en suivant la lisière extérieure du bois à la recherche de la sortie des sangliers mais arrivé au coin sortant du bois, je n'ai pas pu trouver de traces fraîches. Je décide donc de rerentrer dans le bois pour retrouver leurs traces et les suivre. Je redescends et rentre par la coulée d'entrée et biaise dans le bois jusqu'à couper la trace des sangliers puis suis la trace de 2 ou 3 animaux qui me conduit à l'angle du bois où j'ai arrêté mes recherches. Les empreintes biaisent à 45° et remontent vers un petit bosquet. Les empreintes sont faciles à siuivre car le terrain est meuble et la neige toujours présente par endroits. En arrivant au bosquet, je suis les traces qui remontent mais qui sont rejointes par d'autres traces plus grosses. La compagnie avait certainement éclaté et vient de se regrouper. La drailles est d'autant plus facile à suivre sur le sol ici couvert de neige. Je ressors du bosquet en suivant les traces, la piste biaise vers un chêne solitaire en crête, près une haie. Je décide d'arrêter là et appelle le président de la chasse pour lui signaler les sangliers pour qu'il puisse organiser une battue, avant de reprendre ma chasse. Je pars faire un tour dans les coteaux de l'autre côté de la route de crête mais ne voyant pas d'animaux, je décide de rentrer.

Je reviens vers le bout du lac par le petit bosquet qui borde le bout du plan d'eau. J'avance tranquillement en suivant une grosse coulée qui surplombe le lac. Des remous attirent mon attention devant une zone de terriers. Je m'avance doucement et me poste au dessus des terriers un moment mais les remous se calment et je décide de continuer. Avant de ressortir du bois, je tombe sur une zone de terriers. J'examine les cheminées que j'ai creusé il y a quelques années à la recherche de ragondin blessés quand au fond de l'une d'elle, un ragondin passe tranquillement, sortant d'un terrier au fond du trou, il s'arrête avant de poursuivre, cachant seulement la moitié avant de son corps dans la gallerie. Sans réfléchir, j'arme rapidement mon arc et décoche au jugé sur ce ragondin inconscient, le clouant sur place par l'arrière train. Je l'attrape rapidement par la queue alors qu'il se débat violemment en protestant, dégage ma flèche et l'achève rapidement. Les autres terriers sont calmes. Je récupère ma prise et rentre vers ma voiture.

2 sorties, 2 flèches, 2 ragondins, 07 février 2015

Ayant dérangé mon secteur de chasse favorit ce matin, je décide de changer de coin ce soir et pars donc vers le lac du lion. En chemin, j'aperçois 3 chevreuils, à plusieurs centaines de mètres, dans la prairie située sous le cimetière du village. Ils remontent rapidement vers la crête et disparaissent. Je me gare au bord du chemin menant à 2 habitations qui surplombe le lac puis après m'être préparé, je pars en longeant le chemin de terre qui fait suite au goudron et longe la crête. Il me donnera une bonne vu d'ensemble sur le territoire. La neige à bien fondu depuis ce matin et je n'ai pas remis ma tenue neige, j'ai opté pour ma tenue 3 D. Alors que je passe le seconde habitation, j'aperçois au loin des taches suspectes dans une prairie, en crête, près d'un bois qui descend vers la N21 en contrebas. Ils bougent, ce sont 3 chevreuils. Je décide de tenter l'approche, je suis un moment le chemin, les chevreuils broutent tranquillement. Je quitte le chemin zalors qu'il redescend vers la N 21 et biaise vers un bosquet sur ma gauche, à couvert d'une colline. Je rejoints le bosquet et jette un coup d'oeil à l'intérieur, pas de chevreuil, je longe le bosquet en surveillant sa pente qui descend vers la route nationale.

J'ai perdu les chevreuils de vue et approche à l'aveugle mais aussi à couvert. Je suis les bois en montant et descendant au grè des reliefs puis arrive au niveau de la clôture électrique qui délimite la prairie où se trouvaient les chevreuils. Caché derrière le bois, je tente sans succés de les apercevoir. Je passe donc la clôture et avance tout doucement pour tenter de les apercevoir mais toujours rien. Ils ont disparu. Un chemin de terre rentre dans le bois. Je décide de le suivre tout doucement, il bifurque et suit la courbe de niveau. J'avance tout doucement en faisant des pauses régulières. Tout à coup, un lièvre se lève juste à quelques mètres sur ma droite dans la pente montante du bois. Il se débine et disparait un peu plus loin. Très lentement, je finis par déboucher au dessus d'une ferme au bout du chemin sans avoir vu de chevreuil. Je reviens donc en arrière par la prairie où se trouvaient les chevreuils en longeant le bois. toujours rien vue. Je tombe sur les traces fraiches de chevreuils qui rentrent au bois un peu avant le chemin que je viens de longer. Je retourne sur mes pas en longeant tout doucement le haut des bois et en essayant d'apercevoir les chevreuils. Rien en vue et je finis par rejoindre le chemin de terre que j'ai quitté tout à l'heure. Je le traverse et remonte vers la bordure d'un bois en direction d'un chemin forestier qui suit ici aussi la courbe de niveau au milieu de la pente boisée.

Je reprends une progression très lente et pontuée de pauses d'observation mais ici aussi, malgré les nombreuses empreintes de sangliers et de chevreuils qui marquent le sol du chemin, pas d'animaux en vue et je finis par ressortir sur un semé de blé. Sur ma gauche, un bois descend à partir de la N21, le bas de la combe est couvert d'un semé de blé. Une autre pente boisée remonte vers un champ de colza sur ma gauche à environ 150 mètres. Je descends doucement vers le bas de la combe en direction de gros peupliers bordant un ruisseau qui longe la bande boisée pentue de gauche. Alors que je suis à mi-chemin des peupliers, je me fige en apercevant un chevruil au gagnage à environ 200 mètres au bord de la bande boisée de gauche. Il me tourne dos et s'éloigne doucement en suivant le bois. Je tente de rejoindre les peupliers et le perds de vue derrière les grands arbres quand, tout à coup, j'aperçois entre les troncs, un chevreuil qui arrive vers moi au trot. Je tente de rejoindre rapidement un peuplier pour me cacher derrière mais je perds le chevreuil de vue. Arriver au pied de l'arbre, je scrute un moment le paysage sans rien voir. Je m'avance alors doucement en suivant les peupliers vers le bout de la bande boisée. Arrivée au bout de cette dernière, je scute à nouveau un moment le paysage mais toujours rien. Je remonte donc au dessus de la bande boisée et commence à la longer tout doucement en faisant de nombreuses pauses pour surveiller l'intérieur du couvert.

Une coulée très marquée, longe le haut du bosquet, elle est maquées par des empreintes de blaireaux, sangliers et chevreuils. Le bosquet est assez clair. Le sol mouillé est silencieux et je progresse sans bruit. Pas de chevreuils en vue, où sont ils passés ? Au bout d'un moment la bordure du bosquet fait un angle droit à gauche, je le suis puis bifurque à nouveau à 90° à droite, en suivant le bosquet, 30 mètres plus loin. Le bosquet est maintenant très épais et il est difficile de voir au travers et, bien sûr, c'est maintenant que je fais démarrer les chevreuils qui m'ont repéré. J'avance rapidement et les aperçois qui remontent vers un bois sous la N21. Ils s'arrêtent à mi-pente et regardent derrière eux. Je reste immobile et les observe. Tout à coup, il décident de revenir en arrière par la combe. Je fais donc demi-tour et avance rapidement espérant leur couper la route plus loin. Je peux les voir en contrebas passer une haie épaisse et prendre la combe au trot. Je presse le pas mais il arrivent au bout de la bande boisée bien avant moi et passe le ruisseau entre les peupliers pour remonter vers le chemin de terre de crête. Je ne peux que les regarder s'éloigner. Ils s'arrêtent plusieurs fois pour regarder derrière eux avant de passer la crête et de disparaitre. Je pars à leur poursuite en suivant leurs traces et débouche essouflé en crête mais ils sont déjà loin, impossible de les apercevoir.

Je décide alors de descendre vers le lac. Je descends rapidement vers une bande boisée qui recouvre un ru de 300 mètres environ qui alimente la lac. Je longe ensuite tranquillement le ru en direction du lac. L'eau semble s'agiter au départ du lac où se trouvent les terriers des ragondins. J'avance tout doucement espérant surprendre un ragondins quand j'en aperçois 2 au gagnage sur la berge de mon côté à environ 80 mètres.

2 sorties, 2 flèches, 2 ragondins, 07 février 2015

Je continue mon approche tout doucement en suivant la bordure boisée et en surveillant les ragodins. Je m'arrête à chaque fois qu'ils relèvent la tête mais, tout à coup, l'un d'eux se précipite vers le lac sois le regard de son copère qui reste sur place. je me fige. Il s'arrête un instant, tête relevée puis finit par revenir sur ses pas à la rencontre de son compère. Ils se remettent à brouter. Je recommence mon approche, je suis tout proche des remous mais un merle démarre en criant et les ragondin se précipitent vers l'eau. Ils sont encore à 40 mètres, trop loin pour tenter un tir. Ils s'arrête au ras du lac puis se coule dans l'eau et traversent la lac vers des peupliers tomber au bord du laxc contre la berge. Je m'avance en face du terrier mais un gros remous à l'entrée de l'un d'entre eux me fait comprendre que j'ai été repéré. J'attends un peu posté en face des terriers puis tente des cris de petit ragondin mais rien ne vient. Je décide de tenter d'aller retrouver les 2 ragondins partis sur la berge opposée. Je fais demi-tour sur quelques mètres et traverse le ru par un passage d'animaux. Je traverse la bande de bois et longe la berge opposée en direction des peupliers tombés dans l'eau.

Je m'avance tout doucement, il me semble apercevoir une partie d'un ragondin sous un des troncs couchés sur l'eau mais plus je le regarde, plus je me persuade qu'il s'agit d'une branche et continue à avancer. Un mouvement attire mon attention, c'était bien un ragondin, il s'est avancé d'un mètre et s'est à nouveau immobilisé ne laissant apparaitre que sa tête et son coup sous le tronc dans le V d'une grosse branche. La fenêtre de tir et la cible ne sont pas grosses. Il est à 5 mètres environ, j'arme doucement mon arc, prends la visée et décoche. Un gros crac retentit et le ragondin est séché sur le coup, une grosse nape de sang se répend dans l'eau. Je réencoche et tente de m'avancer un peu pour essayer de trouver le second ragondin mais ce dernier qui se cachait sous un bourelet de ronces avançant sur l'eau démarre dans un gros remous. J'arme mon arc et le vois se faufiler dans les branches immergés et passer sous son compère qui se met à battre des pattes arrière un instant. Impossible de le flécher et il disparait. Pensant le voir remonter, je reste un moment en place mais rien, il a du continuer vers les terriers sans remonter. Je récupère donc ma prise et ma flèche en me contorsionant pour passer au travers des amas de troncs et de branches. Je déchire au passage mon pantalon sous ma fesse droite en l'accrochant à une branche. Ma flèche a traversé la tête de l'animal.

2 sorties, 2 flèches, 2 ragondins, 07 février 2015

Je laisse mon ragondin sur place puis continue à longer le lac sans voir d'autres ragondin. Je descends ensuite sous la digue du lac pour longer une haie qui surplombe un petit ruisseau. Les terriers de blaireaux qui la colonnisent semblent trés fréquentés et les traces sont nombreuses dans la neige. Je longe cette haie en direction d'un bois en long où je compte me poster en attendant la nuit. la luminosité baisse et je presse le pas mais j'avance trop vite. J'aperçois trop tard une chevrette à environ 50 mètres qui venait vers moi en longeant le bois. Je me fige, nous nous regardons un moment puis elle rentre à couvert. Je rentre dans le bois par une très grosse coulée très fréquentée et remonte doucement pour me poster en bordure d'une zone dégagée au milieu des genets et des genevriers mais la nuit tombe doucement et je ne verrai pas de chevreuil. Je rentre et récupère mon ragondin au passage.

 

Alex

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 18:13

Ce matin, je pars faire un tour au chevreuil sur Labéjan, autour du lac où je chasse souvent. Je me gare sous la digue du lac, me prépare et pars en longeant la droite du plan d'eau. J'avance doucement faisant décoller les canards et les hérons. Quelques foulques se déplacent tranquillement à la surface du lac. Pas de ragondin sur le lac encore bas pour la saison. Arrivé au bout du lac, je continue en longeant tranquillement le ruisseau bordé par la haie qui termine le bosquet qui borde le bout du lac. La haie s'interrompt au niveau d'un passage busé, je jette un coup d'œil de l'autre côté du ruisseau sur les champs mais pas d'animaux en vue. Je continue à longer le ruisseau à nouveau bordé d'une bande boisée qui rejoint le bas d'un grand bois qui remonte vers le sommet de la colline. Alors que je longe le bois, je regarde alternativement le sous bois et les coteaux devant moi. Tout à coup, j'aperçois un animal sur la colline en face de moi. C'est chevreuil, il broute tranquillement dans un semé de blé, au ras une petite haie claire-semée qui sépare le blé d'une bande étroite de prairie coincée entre cette petite haie et une bande de 20 mètres de large de buissons noirs épais. Je me serre doucement contre la bordure boisée du ruisseau quand l'eau du ruisseau s'agite en contrebas dans un trou d'eau alimenté par une petite chute d'eau. Une trainée boueuse se dessine sous la surface et disparait 3 mètres plus en aval sous la berge opposée. Le chevreuil est pour le moment inapprochable car trop à découvert, je décide donc de m'occuper de ce que je pense être un gros ragondin. C'est la première fois que je vois un ragondin aussi loin du lac en amont de ce dernier. Je ne pense pas qu'il ait un terrier et doit certainement être en apnée sous la berge.

Je cherche donc une fenêtre de tir au travers des branchages pour pouvoir tirer le ragondin s'il ressort.

Un autre ragondin faute de chevreuil, 26 janvier 2015

Une grosse branche tombée dans le ruisseau flotte, calée à 30 cm de la berge opposée. L'attente commence, je suis prêt. Tout à coup, l'eau s'agite et le ragondin ressort la tête entre la berge et la branche. J'arme mon arc, vise et décoche. Le ragondin est cloué sur place et se débat pour se dégager. Craignant de toucher la branche, j'ai tiré trop en arrière. Le ragondin devient furieux et je pose mon arc pour descendre rapidement l'achever. J'arrive au bord du ruisseau mais le ragondin a disparu sous l'eau. Je franchis le ruisseau d'un bon et m'approche de ma flèche. J'aperçois le ragondin par transparence sous l'eau. Il est immobile. Ma flèche est très en arrière et je ne pense pas quelle soit si rapidement mortelle, je tente de remonter mon ragondin à la surface avec une branche pour vérifier s'il est vivant et constate qu'il est bien mort. Je dégage ma flèche et sors mon ragondin de l'eau puis remonte vers mon arc.

Un autre ragondin faute de chevreuil, 26 janvier 2015

Je laisse mon ragondin au bord du ruisseau. Le chevreuil a disparu, je décide de tenter de me rapprocher du dernier endroit où je l'ai vu. Je longe le ruisseau assez rapidement jusqu'à une grosse haie couvrant un ru et qui remonte vers un bosquet allongé à une centaine de mètres sur ma droite ou le ru prend sa source. Je passe la haie en longeant la bande boisé propre qui borde le ruisseau, je traverse le ru puis ressors dans le pré longe à nouveau la bande boisée pour rejoindre une nouvelle haie claire-semée, parallèle sur environ 100 mètres à celle que je viens de passer puis qui bifurque à 90 ° vers le sommet de la colline. C'est au bord de cette haie que j'ai vu le chevreuil tout à l'heure. Je longe la haie puis la traverse quand elle bifurque et recommence à la longer mais maintenant j'avance tout doucement pensant trouver mon chevreuil couché contre une amas d'arbustes. Je suis à bon vent, je progresse ainsi très lentement jusqu'au sommet de la colline sans voir le chevreuil. Je redescens tout doucement à 90° de la haie en direction d'un petit lac entouré d'une bande boisée à 80 mètres en contrebas. J'arrive ainsi au bout de la bande large de buissons noirs. Je jette un coup d'oeil en dessous de cette dernière dans la prairie mais rien en vue. J'hésite un peu, je suis maintenant à mauvais vent et crains de faire démarrer le chevreuil s'il est dans les buissons noirs. Je décide de tenter tout de même ma chance car le vent est bien parralèle à la haie de buissons. Je passe une clôture puis commence à longer tout doucement cette haie très épaisse.

Tout à coup, à 40 mètres environ devant moi, un bruit dans les buissons me fait stopper net. Un brocard et 2 chevrettes surgissent des buissons. Il filent au galop, traversent une autre haie parallèle au buissons qui enveloppe le ru du déversoir du petit lac puis remontent vers le bosquet en crête de la colline. Il disparaissent à couvert. Je reprends ma progression en longeant les buissons quand du mouvement sur ma gauche attire mon regard. 2 chevrillards descendent au galop vers la haie qui couvre le ru. Je me fige, ils biaisent vers le lac et vont passer trop loin de moi. Alors qu'ils arrivent derrière la haie, j'en profite pour revenir sur mes pas. Le premier chevrillard surgit de la haie à environ 20 mètres. Je me fige, arme mon arc et vise. Il reste immobile, je décoche mais le manque. Il démarre en trombe et rejoint les buissons noirs. Le second chevrillard est toujours dans la haie et va certainement suivre son compère. Je réencoche et m'avance encore pour être plus près pour mon second tir mais le second chevrillard sort plus loin que le premier et stoppe lui aussi à 20 mètres. J'arme, vise et décoche mais c'est encore manqué. Il se précipite vers les buissons. j'attends un peu puis pars chercher mes flèches mais n'en retrouve qu'une. Je cherche tout me même d'éventuels indices mais rien, c'est bien manqué. Je repars donc vers le grand bois.

Je fais tranquillement le tour du bois sans voir de chevreuil puis remonte vers le chemin de crête que je suis un peu avant de partir faire le tour des bosquets de la vallée suivante mais je ne réussis qu'à lever une grosse chevrette en bordure du bosquet. Elle me passe à 40 mètres au galop, marque un temps d'arrêt en crête puis disparait derrière. Le reste de la matinée ne donnant rien, je décide de rentrer et redescends vers le lac pour le longer et aller chercher mon ragondin. Celui-ci récupéré, je fais demi-tour et reviens vers la voiture avec ma prise. Au moment où j'arrive au niveau du passage busé, je suis surpris par 3 chevreuils qui surgissent dans mon dos, de derrière la bande boisée que je longeais et disparaissent au trot dans le bosquet qui borde la berge opposée du bout du lac. Je tente de les rattraper en arrivant au bout du lac, je commence à longer doucement la berge en surveillant l'autre rive mais les chevreuils ont disparu. Cette fois je rentre.

 

Alex

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Published by Alex.bowhunter - dans RAGONDINS 2014-2015
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 20:51

Cet été, dans le cadre de mon boulot, en discutant chasse avec un président d'une société de chasse, j'apprends de sa bouche que la chasse du sanglier est autorisé pour la saison 2014/2015 à l'approche et à l'affût sur certains cantons du département du Gers dont sa commune ne fait malheureusement pas partie car un gros sanglier ravage un champ de tabac du secteur depuis plusieurs semaines. Il me montre un arrêté départemental des dates d'ouverture des différentes espèces chassables du département du Gers et me lit la partie concernant le sanglier que je comprends comme lui : pour moi, la chasse du sanglier est autorisée en tir d'été. Depuis que j'attends ça, je me dis que dès que les maïs seront en lait, je pourrai tenter de chasser cet animal à l'approche autour des maïs des différents secteurs ou sa chasse est autorisée et où j'ai un droit de chasse. Le fait que cette chasse en tir d'été soit autorisée dans plusieurs départements français et le fait que cette espèce ait fait exploser la facture des dégâts agricoles sur notre département, ajouté à une relecture trop rapide de l'arrêté de retour chez moi, me conforte dans mon idée.

J'en informe donc mes amis chasseurs à l'arc du département qui heureusement pour eux n'ont pas eu l'opportunité de croiser un sanglier.

En lisant l'article sanglier de l'arrêté, j'ai compris que l'ont pouvait chasser le sanglier en battue mais aussi en individuel "particulier détenteurs du droit de chasse" le fait que le paragraphe parlant des autres cantons dise "ne peut être pratiqué qu'en battue" ma conforté dans l'idée d'une possibilité autre dans les autres cantons. Quand je relie aujourd'hui cet arrêté, je me rends compte de mon erreur mais lors de cette lecture estivale mes yeux ont lu ce que je voulais lire depuis des années. J'ai donc chassé le sanglier durant le mois d'août et jusqu'à l'ouverture générale avec la certitude que j'étais en toute légalité. J'ai même fait venir un conducteur de chien de sang pour tenter de retrouver un sanglier que j'ai blessé et pas retrouvé, j'ai chassé sans me dissimuler aux yeux de tous. Je ne me suis donc pas caché, en parlant même autour de moi à d'autres chasseurs et personne ne m'a informé de mon erreur, pire beaucoup d'autres chasseurs avaient semble t'il compris l'article comme moi. Convaincu de mon bon droit, j'ai fais le récit de mes différentes sorties de chasse sur mon blog (des aveux signés), comme je le fais toujours mais la semaine dernière, un courier de l'office nationale de la chasse arrive chez moi. C'est une convocation pour le lundi 19 janvier pour une histoire de non respect des dates d'ouverture durant le mois d'août sur le département du Gers. Je ne comprends pas de quoi il s'agit et je ne vais pas en dormir durant plusieurs jours.

Lundi, je me rends donc à l'ONCFS à Pavie et apprends mon erreur, je ne comprends pas ce qu'il m'arrive. Le procés verbal des gardes chasse (qui ont été d'ailleurs très sympatiques, faisant leur travail sans m'accabler) doit être envoyé au procureur pour une instruction et à la fédération des chasseurs du Gers peut se porter partie civile et encore agraver mon cas. En interrogeant, les chasseurs autour de moi, je me rends compte que beaucoup ont entendus parler de personnes ayant compris comme moi que le sanglier pouvait se chasser cet été sur certains cantons du département, pire un de mes amis archer qui lit "Voyage de Chasse"

me parle d'un article paru dans la dernière parution de cette revue tri-mestrielle nationale et qui parle d'une chasse au sanglier en tir d'été dans le nord du Gers. 2 chasseurs guidés par un guide de chasse confirmé ont tiré des sangliers dans le Gers à l'approche et s'affichent impunément. Je ne veux pas minimiser mon erreur dont je vais assumer les conséquenses mais j'espère ne pas servir d'exemple pour le département. J'ai tenté de me procurer la revue mais elle a été curieusement retirée des bureaux de presse, J'ai donc juste pu me procurer un copie scanée de l'article en question : "Le bonheur est dans le Gers".

 

Alex

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Published by Alex.bowhunter - dans SANGLIERS
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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 17:58

Ce matin, je décide d'aller faire un tour du côté du bois du Turc pour voir s'il y a quelques chevreuils ou un renard car, cette année, je n'ai chassé que sur un secteur de Labéjan où les chevreuils semblaient encore présents mais depuis quelques temps les contacts sont de plus en plus rares et les chevreuils ne se laissent plus approcher. Le terrain dégagé et la chute des feuilles n'ont rien arrangé. La population de chevreuil a beaucoup diminuée sur certains secteurs du Gers depuis plusieurs années et cette année, une maladie a décimé pas mal d'animaux, beaucoup de chevreuils ont été retrouvé morts. J'ai prélevé 3 animaux malades dont 2 atteints de cette infection. Ils sont atteints d'une diarrhée intense et se sèchent rapidement pour finir par mourir avec la peau sur les os. Le chevreuil étant mon gibier de prédilection avec le ragondin, cette forte diminution des cheptels a fortement réduit mon envie de chasser cette année. De plus les battues au chevreuil, sur Labéjan, n'ont pas encore commencée et je crains qu'elles ne finissent de faire disparaitre les derniers chevreuils. Je garde mon dernier bracelet en me disant que je tirerai peut être un autre animal déficient pour finir la saison mais le cœur n'y est plus, je chasse beaucoup moins depuis quelques temps.

Ce matin, j'arrive donc au niveau de la barrière de la première allée du bois du Turc et me gare sur le petit parking juste avant que le jour ne se lève. Il a gelé ce matin et le paysage est bien givré. Je me prépare tranquillement puis commence à remonté la grande allée pour rejoindre un grand chaume en haut du bois. Pas de chevreuil sur la piste, j'avance d'un pas soutenu. Des engins semblent avoir emprunté l'allée où des traces de pneus ont arraché l'herbe par endroit. J'en profite pour voir si quelques animaux n'ont pas laissé de traces dans le terrain mouillé par les dernières pluies mais rien. C'est incroyable, il y a quelques année, j'aurais vu des traces de chevreuil en quantité. En arrivant vers le bout de l'allée, de loin, je ne comprends pas tout suite ce que je vois. Des morceaux de tronc de sapin ont été empilés et forment 2 murs perpendiculaires de plusieurs mètres de haut. L'un barre la vue sur le chaume et je le contourne par la gauche pour trouver une coulée dans les ronces qui ressort rapidement sur le chaume. Ma progression bruyante fait démarrer 4 beaux chevreuils sur ma gauche. Ils semblent en bonne santé et cela me fait plaisir de voir quelques animaux. Ils s'arrêtent à environ 100 mètres et regardent vers moi un instant puis le groupe, qui semble composé d'une chevrette qui mène les autres, d'un brocard en velours qui la suit et de 2 jeunes déjà presque aussi gros que leur mère, reprends sa course pour faire une boucle pour revenir vers le bois un peu plus loin. Je sors sur le chaume et longe le bois en observant les animaux qui s'éloignent.

Je finis par les perdre de vue derrière le relief du terrain. Le beau soleil de ce matin fait briller le givre sur la végétation. Le sol craque entre le chaume de blé, les feuilles sèches et le givre, je tente de suivre les passages de tracteur où la végétation est moins craquante et moins présente. Je fais tout de même du bruit en progressant tranquillement. Je suis la bordure du bois qui fait plusieurs angles droits sortants consécutifs en escalier et alors que j'arrive au dernier angle avant que le bois ne descende vers le ruisseau en contrebas, j'aperçois une chevrette à environ 90 mètres qui sortait juste d'un des bosquets qui suivent le grand bois pour prendre le soleil. Je me fige pour l'observer mais elle regarde vers moi et retourne rapidement à couvert. Je passe doucement l'angle de bois pour jeter un coup d'œil sur le pré qui descend vers le ruisseau entre le grand bois et le dernier bosquet. Rien en vu mais le relief du terrain me cache le bas du pré, j'avance doucement dans l'herbe givrée en biaisant vers le bosquet et alors que je passe la bosse du terrain, j'aperçois de chevreuils qui traversent le ruisseau et remontent le penchant d'en face vers la route, traversent une longue haie, qui part du ruisseau pour remonter contre un bosquet planté au bord de la route de crête qui monte au village de Labéjan, puis redescendent vers le bois où la cime des arbres me les cachent rapidement. J'ai du mal a croire que ce soit moi qui ais provoqué cette folle cavalcade et pense que quelque chose a effrayé les chevreuils. Je descends donc jusqu'au coin du bosquet puis commence à en longer le bas quand une impression bizarre me fait me retourner. C'est là que j'aperçois, par dessus la haie qui borde le ruisseau, les 2 chevreuils plantés, à 30 où 40 mètres de la lisière du bois, tournés face à moi et entrain de m'observer. Ils sont à 150 mètres environ. Je me fige et les observe un moment. Ils finissent par rentrer tranquillement au bois.

Je commence à me dire que finalement, il y a quelques chevreuils dans le secteur. Au loin, j'aperçois une tache sombre inhabituelle près d'une mare traversée par le petit ruisseau du fond de la combe. J'en déduis rapidement qu'il doit s'agir d'un ragondin. Le propriétaire de cette mare, dont la ferme est à 80 mètres de cette dernière, m'avait dit que les ragondins étaient présents dans ce secteur mais je ne les y avais jamais vu. Je décide de tenter une approche, je me dirige vers une autre mare en alignement du bosquet qui domine le ruisseau, la tache sombre a bougé, maintenant j'en suis sûr, c'est un ragondin. Je continue à avancer vers la mare mais j'aperçois trop tard une bande de colverts à sa surface. Eux mont déjà vu depuis un instant et en s'envolant ils provoquent la fuite du gros ragondin qui fonce vers l'eau. Il ne peut maintenant plus me voir et je décide donc de presser le pas. Je me dirige donc vers la mare en contrebas quand le ragondin ressort de l'eau pour rentrer tranquillement dans un petit roncier au dessus de la mare, au sommet du talus du fossé qui suit le chemin d'accès à l'habitation pour venir se rejeter après la mare dans le ruisseau. Je m'avance donc plus lentement vers le petit plan d'eau pensant voir revenir l'animal. En arrivant plus près de la mare, j'aperçois un remous sans en voir la cause et commence une approche lente, prêt à armer quand j'aperçois une cane colvert, à moins de 10 mètres, posée sur l'eau. Elle m'a vu également et se fige un moment plein travers comme pour me narguer, comme si elle savait que je n'étais pas là pour elle. Elle finit par décoller entrainant les autres canards que je n'avais pas vus derrière elle, cachés par le talus de la mare. Je finis d'arriver au bord de la mare et constate que les berges sont minées par de nombreux terriers, l'eau est boueuse. En regardant dans le ruisseau en amont, j'aperçois un ragondin à 50 mètres environ à l'entrée de son terrier, sous la haie qui borde la gauche du ruisseau au dessus du petit plan d'eau. Il m'a vu et semble rentrer à couvert. Je traverse le ruisseau en dessous de la mare par le passage busé du chemin d'accès à la ferme et me dirige doucement vers le roncier pour constater qu'il s'agit en fait d'une grosse souche couverte par les ronces sous laquelle les ragondins ont creusé un terrier. Mon ragondin est donc à couvert.

Une grosse coulée très fréquenté part du petit roncier à la mare. Je remonte le talus du chemin et aperçois à nouveau le ragondin à l'entrée de son terrier plus en amont. Je tente donc une approche. Il commence à rentrer dans son terrier mais s'arrête, laissant dépasser les 2/3 arrière de son corps. Arrivé doucement à 7 ou 8 mètres, j'arme mon arc, vise et décoche. Ma flèche cloue et sèche le ragondin sur place. Je m'avance pour le récupérer. Ma flèche est entrée à gauche de la colonne vertébrale au milieu du dos et ressort dans la joue opposée pour rester en travers du ragondin, fichée dans la berge. Je tire sur ma flèche et récupère ainsi mon ragondin avant de le dégager en ressortant ma flèche. La morsure du froid se fait bien sentir alors que je viens de me rincer les mains dans le ruisseau. Le poil mouillé du ragondin se couvre de givre rapidement et se colle à mon arc alors que je le prends en photo.

Un ragondin près du bois du Turc, 12 janvier 2015

Alors que je récupère mon ragondin, ses poils restent collés à mon arc. Je le dépose un peu plus loin au bord de la haie pour continuer à chasser. Je décide de remonter en longeant le ruisseau vers un lac plus en amont autour duquel se trouvent plusieurs bois. Je longe tranquillement le petit cours d'eau mais pas le moindre chevreuil dans le secteur, sachant la quantité d'animaux présents encore il y a 1 ou 2 ans c'est presque incroyable. Un peu avant un bois en long qui remonte en suivant la combe sous le village, je traverse le ruisseau par un passage busé puis biaise vers le départ du bois et commence à le longer. Je regarde le sol où les sangliers ont laissé quelques traces mais je constate qu'il y a toujours aussi peu de traces de chevreuils. Je longe doucement le bois quand un animal démarre devant moi sans que je puisse le voir au travers des branchages, au bruit, je pense à un lièvre ou peut être un chevreuil. Je me poste un instant dans un tout petit bosquet séparé du bois par le passage des vaches que je longeais jusqu'à présent. Je décide de tenter quelques appels de Butollo qui resteront sans réponse. Je quitte donc mon poste puis pars tranquillement me reposter 20 mètres plus loin au coin d'une avancée du bois dans le pré. Beaucoup de traces de sangliers ont marqué le sol mais difficile à dire si c'est frais à cause du gel. Je tente à nouveau quelques appels mais je n'attire rien à part quelques mésanges charbonnières. Je reste un moment à observer les alentours, des geais cris au loin en haut du bois, certainement agacés par mes appels. Dépité de ne pas voir un seul chevreuil dans ce secteur habituellement très fournis en animaux, je décide de revenir vers le bois du Turc.

Toujours pas de chevreuil en vue sur le chemin du retour. Je récupère mon ragondin au passage. Le berger allemand de la ferme m'a repéré et se met à aboyer. Je descends par la gauche du ruisseau pour regagner le bois du Turc. Je laisse mon ragondin sur une coulée de blaireau très fréquentée puis continue mon chemin alors que le chien descendu prés de la mare aboie toujours. En logeant le ruisseau, je traverse 2 fossés qui descendent de la route de crête avant d'arriver à un passage busé qui me permet de traverser le ruisseau pour arriver dans un pré qui remonte dans le bois du Turc. Pas de chevreuil dans ce pré, je traverse une pointe du pré qui me sépare de la plantation de sapins qui couvre le bas du grand bois et constate que des bandes du bois ont été exploitées. Je remonte doucement une bande exploitée en observant le sous bois pour arriver sur une crête parcourue par une piste que je commence à longer. Je m'arrête par moment pour tenter quelques appels au Butollo mais rien ne bouge. Je rejoins ainsi une grande piste qui revient vers la grande allée où je suis garé. J'avance doucement en appelant par moment mais toujours rien. Arrivé sur l'allée, je constate qu'un promeneur vient vers moi avec son setter. Je retire ma cagoule et mon décocheur et pars à sa rencontre. Nous nous saluons et discutons un peu. Il me confirme que lui aussi trouve qu'il y a de moins en moins de chevreuil et qu'il vient très souvent se promener dans le bois sans voir d'animaux. Il est 10h30, dépité, je décide de rentrer. Cette matinée aura eu pour avantage de confirmer mes craintes. La population de chevreuil est en danger dans le secteur.

 

Alex

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 19:52

Ce soir, je repars chasser sur Labéjan. Je me gare en haut de la cote après le lac, me prépare et décide de partir chasser au dessus du grand bois qui précède le lac. Je remonte le talus du fossé de la route et suis la crête tout en surveillant la pente sur ma gauche. Rien pour le moment le long de la haie qui borde le bas du champ. Je décide de tenter de décocher quelques flèches en billebaude pour vérifier si mon arc est toujours bien réglé car depuis ma chute au chamois du 5 novembre, je n'ai pas vérifié mes réglages. Tout semble normal, mes flèches vont où je veux, j'avais pris mon cube de mousse et mes clés hexagonales au cas où dans la voiture. Je continue donc l'esprit tranquille, je passe au dessus du bosquet, le vent souffle face à moi, rien derrière ce dernier dans le chaume de maïs, je continue vers le chemin de terre qui longe la crête mais en regardant l'heure, je me ravise, il ne me reste qu'une heure avant la nuit. Je décide d'aller chasser le secteur où j'ai fléché le brocard avec l'abcès à la joue. Je descends donc en suivant le bosquet puis pars à mauvais vent pour longer sous la haie qui sépare l'ancienne parcelle de maïs de l'ancienne parcelle de tournesol, toutes les 2 aujourd'hui travaillées. La haie rejoint un bois qui remonte vers la crête, je longe le fond de ce dernier et aboutis à un passage entre lui et une grosse haie qui descend vers le ruisseau à environ 150 mètres sur ma droite. En traversant le passage je regarde alternativement à droite et à gauche en avançant tout doucement pour tenter d'apercevoir un chevreuil mais rien en vue. J'avance encore sur environ 50 mètres pour jeter un coup d'œil derrière un petit bosquet tout en long qui descend aussi vers le ruisseau en s'éloignant doucement de la haie. Toujours rien, je fais demi-tour et reviens vers la haie quand je me rends compte qu'une chevrette est sortie du bois à environ 100 mètres sur ma droite. Je me fige, elle regarde vers moi, le relief du terrain me cache en partie, nous restons un moment à nous observer.

Au bout d'un moment, elle baisse la tête, j'en profite pour me baisser et me cacher derrière le relief du terrain puis avance rapidement voûté vers le bord du bois. En arrivant contre ce dernier, je jette un coup d'œil sur la chevrette qui n'a pas bougé et regarde à l'opposé de ma position. Je me cale contre le bois et commence à avancer doucement, la légère courbure sortante du bois et le relief vallonné du terrain me cache pour le moment le chevreuil et me permettent d'avancer à couvert. J'arrive ainsi à environ 45 mètres de la chevrette. Au moment où je l'aperçois, elle regarde vers moi. Je suis partiellement caché derrière une branche basse qui sort de la bordure du bois. Je me suis figé, partiellement voûté et sur mes jambes partiellement fléchies. Le temps passe et la position devient de plus en plus douloureuse. Je tente de tendre mes jambes doucement une après l'autre sans me redresser et sans bouger le haut de mon corps en les étirant vers l'arrière pour stopper cette douleur mais je dois ensuite reprendre ma position et la douleur revient. Le temps me parait interminable, le chevrette reste à regarder fixement vers moi, ses oreilles pivotent pour écouter autour d'elle. Après de longues minutes, elle finit par faire volte face tranquillement et rentre au bois. Je me redresse alors avec un grand soulagement et m'approche doucement de l'endroit où elle est entrée à couvert pour tenter de l'apercevoir au travers des feuillages mais elle a disparu. Je m'avance alors tranquillement et rejoins une bande claire et très étroite de bois, d'environ 15 mètres, qui relie les 2 bois rectangulaires. L'un décalé à droite de la bande étroite et l'autre à gauche. Je commence à traverser la bande de bois étroite quand j'aperçois ma chevrette qui ressort, à environ 45 mètres devant moi, du bois à ma gauche qui remonte vers la crête. Elle s'avance tranquillement, s'arrête, regarde vers moi, repart tranquillement tout en biaisant doucement pour descendre vers la bordure du bois à ma droite. Je tente de m'avancer jusqu'au bord de la bande boisée pour gagner quelques mètres au cas où la chevrette déciderait de se rapprocher plus que prévu. Je fais 2 ou 3 pas et elle s'arrête net pour regarder vers moi, je me fige à nouveau. Elle finit pas repartir en pressant un peu le pas puis se remet à brouter près de la bordure du bois. Je me décale au coin du second bois pour surveiller la chevrette et aperçois 3 autres chevreuils à environ 150 mètres, vers lesquels elle se dirige.

Je reste un moment caché derrière les arbres puis décide de tenter une approche alors que la chevrette qui a rejoint le petit groupe s'est tranquillisée et broute tranquillement. Je pense qu'ils mangent des glands. Je profite d'un moment d'inattention de la bande de chevreuil en plein repas pour sortir sur la luzerne et commencer à suivre tout doucement le fossé qui longe la bordure du bois. A chaque fois qu'un animal relève la tête, je me fige et attends que tous soient inattentifs pour recommencer à avancer. J'arrive ainsi à environ 70 mètres des chevreuils. Cette bande m'a déjà eu plusieurs fois mais je les ai toujours attaqué par le haut de la luzerne. Ce soir c'est différent et mes nombreux échecs m'ont permis de les observer, je sais qu'ils remonte souvent vers le chaume de maïs labouré en crête par une sorte de petite combe qui part du bois pour arriver en crête. Ce passage fréquent est situé à mi-distance entre moi et les chevreuils. J'hésite, un buisson sort du bois et me fait un bon écran de camouflage mais, même si j'ai déjà vu les chevreuils venir jusque là, je crains de les voir bifurquer trop loin, mais je ne peux pas contourner ce buisson sans m'exposer à découvert et être repéré par l'un des 4 chevreuils dispersés sur 15 mètres dans la luzerne au bord du bois. Je décide de me poster provisoirement derrière ce buisson en attendant de voir ce que vont faire les animaux. Je les observe donc un moment, je pense identifier 2 chevrettes et 2 chevrillards. Certains des animaux remontent de 5 à 20 mètres dans la luzerne, reviennent vers le bois, viennent vers moi, repartent en arrière, 2 chevreuils jouent à se repousser tête contre tête... finalement 2 d'entre eux rentrent au bois. Les 2 restants semblent être 2 chevrillards et je pense les voir suivre les 2 autres. J'attends donc ce moment pour tenter de me rapprocher mais contre toute attente il commencent à venir vers moi en broutant.

Le premier avance vers moi à environ 5 mètres de la bordure du bois, je me serre au maximum contre le bois mais je crains qu'il ne me voit avant que je puisse armer. Il fait régulièrement des haltes pour manger, alors qu'il se rapproche, il me semble voir des petits bois entre ses oreilles et je commence à douter de mon identification, il s'agit certainement d'un brocard. C'est donc certainement une chevrette qui le suit à environ 20 mètres en arrière. Pourtant, il me semblait beaucoup plus petit que les 2 rentrés au bois. Tout à coup, le brocard biaise vers le bois puis recommence à vernir vers moi, cette fois l'arbuste me cache d'avantage. Petit à petit, il arrive à environ 10 mètres mais le buisson m'empêche de tenter une flèche, c'est alors qu'il bifurque à nouveau pour s'avancer plein travers dans la luzerne. J'arme mais il détecte le mouvement et regarde vers moi en avançant d'un pas saccadé. Je le suis dans mon viseur en attendant que la zone vitale se dégage. Il stoppe plein travers, bien dégagée, ma visée est calée je décoche mais, inexplicablement, ma flèche dévie à droite et le frappe dans le cuissot, le brocard s'effondre sur place et se retourne en rampant pour revenir vers le bois. Je me précipite vers lui et le plaque au sol, ses 2 fémurs sont cassés, je dégage ma flèche et me positionne derrière lui pour éviter de prendre des coups de pattes. Un geyser de sang jaillit de la plaie d'entrée dans son cuissot et il s'immobilise rapidement. Ma flèche qui était restée en travers de l'animal, a sectionné les artères fémorales en plus de casser les fémurs. La chevrette qui a fuit vers le bois au moment où le brocard est tombé au sol pousse une sorte d'aboiement plaintif et réopétés un moment dans le bois comme pour appeler son compagnon qui ne la suivra plus. Je dois dire que c'est la première fois que j'entends un tel aboiement et qu'il ne me laisse pas indifférent. J'examine ma flèche et comprends rapidement ce qui s'est passé, il s'agit de la flèche tirée sur mon deuxième chamois manquée, la lame avait cassé au ras de l'insert et ayant réussi à sortir le bout restant, je l'avais équipé d'une lame neuve sans faite attention que l'insert s'était légèrement mis en travers ce qui a dévié ma flèche. J'ai eu beaucoup de chance aujourd'hui malgré 2 flèches douteuses que j'ai du mal a digérer, j'ai tout de même retrouver mes 2 chevreuils.

Un chevrillard le matin, un brocard le soir, 9 novembre 2014

Alex

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 12:21

Ce matin, le temps est menaçant, il risque de pleuvoir, je décide de changer un peu de secteur de chasse. Juste avant que le jour ne se lève, je me gare près de la barrière en bois qui barre la seconde allée du bois du Turc, me prépare en enfilant ma tenue 3D puis pars à pied sur l'allée pour rejoindre le haut du bois et chasser autour des bosquets qui précèdent ce grand bois. La luminosité croit doucement alors que je suis l'allée enherbée et arrive en bordure du bois. Un coup d'œil sur la première allée qui rejoint la seconde à ma droite, rien. Un coup d'œil à droite et à gauche après la bordure du bois, dans le chaume, toujours rien. Je pars à droite, à bon vent, en longeant le bois dont la bordure fait plusieurs angles droit sortants. En arrivant tranquillement au niveau du premier angle, je me penche lentement pour tenter d'apercevoir un chevreuil caché derrière la bordure du bois quand j'aperçois un magnifique renard qui longe le bois à environ 50 mètres et se dirige vers l'angle rentrant du bois. Je me prépare et tente de l'appeler avec mes lèvres sur le dos de ma main. Il s'arrête à 10 mètres environ de la lisière à environ 50 mètres de moi, regarde un instant vers moi, J'insiste et continue à appeler, il repars tranquillement, s'arrête au ras du bois un court instant. Je continue à appeler, il rentre tranquillement au bois. J'insiste un moment mais il ne ressort pas, je décide alors de me décaler en revenant un peu sur mes pas pour tenter de trouver un passage pour rentrer sans bruit dans le bois et reprendre mes appels. C'est alors que le renard démarre juste à 1 mètre de moi au ras du découvert dans l'entrée d'une grosse coulée de sanglier qui ressort presque à mes pieds sur le champ. Je viens de me faire avoir comme un débutant.

Je reprends ma progression en longeant le bois, rien derrière l'angle suivant, un peu plus loin, je jette un coup d'œil sur une souille qui ne semble pas avoir été fréquentée de frais. Elle se compose d'un flaque persistante, formée dans une ornière laissée pas un tracteur près du second angle rentrant du bois. Je repars jusqu'à l'angle suivant où le chaume laisse sa place à une prairie qui englobe la ligne des bosquets qui démarre sur ma gauche en crête et finit en contrebas près du ruisseau qui délimite le bas du bois du Turc. Je décide de continuer à longer le bois à bon vent et pars à droite puis, ne voyant pas de chevreuil, je biaise vers le dernier bosquet. Arrivé à l'angle du petit bois, je jette un coup d'œil sur la bande de prairie délimitée par le ruisseau à environ 50 mètres à ma droite. Rien, je passe l'angle du bosquet et longe le bas du massif parallèlement au ruisseau. En arrivant au coin suivant, je me penche doucement et aperçois 3 chevreuils entrain de sortir du bosquet suivant qui surplombe celui que je longe. Un chevrette s'avance à 30 mètres de la lisière en broutant, ses chevrillards sont encore au ras du bois. Ils sont à environ 90 mètres. Je ne peux pas approcher à découvert sans être vu. Je fais donc demi-tour sur environ 20 ou 30 mètres puis remonte doucement sur la bordure clairsemée du bosquet composé de genévriers espacés parsemés que quelques petits chênes rabougris. J'avance doucement car je suis presque à découvert. La chevrette regarde vers moi, je me fige. Elle reprend son repas, je me décale rapidement jusqu'à perdre les chevreuils de vue, derrière le bosquet, pour passer à couvert et tenter de m'approcher plus vite. Les chevreuils qui semblaient vouloir rejoindre une haie arrondie qui borde le talus qui remonte vers un autre bosquet qui remonte vers la crête, semblent maintenant remonter vers le haut du bosquet d'où ils semblent venir.

J'approche un moment du coin du second bosquet sans voir les chevreuils et au moment où je l'atteins, je me penche doucement et m'aperçois qu'ils ont disparu. Avec un peu de chance, ils sont juste derrière l'angle suivant, je longe donc le bosquet le plus rapidement possible en essayant de rester silencieux. Je ralentis en arrivant au coin suivant, une petite voix dans ma tête me dis d'armer mais je ne l'écoute pas et me penche doucement pour apercevoir le dernier chevrillard, planté en plein découvert, plein travers au ras du bois à environ 12 mètres. Sa tête est cachée par la végétation, je tente d'armer doucement mais il démarre et remonte dans le bois. Et oui, j'aurais du armer avant. J'entends les chevreuils se débiner dans le bois qui remonte sur une pente assez raide. Impossible de les voir, je désarme alors que le bruit de pas cesse. Je tente de m'avancer doucement en longeant le bosquet mais les chevreuils ont disparu. Je suis à mauvais vent, je presse le pas pour tenter de les intercepter plus haut, dans l'angle opposé du bosquet mais je ne vois rien à mon arrivée. J'attends un peu sans rien voir. Je décide de redescendre vers le ruisseau bordé d'une bande boisée pour le longer tranquillement. Le terrain est vallonné, je surveille devant moi et à ma gauche les alentours de 2 bosquets qui couvrent les cotés d'une combe qui descend vers le ruisseau. Pas de chevreuil, je constate que l'eau du ruisseau est très boueuse et que le secteur semble fréquenté par les ragondins. J'avance doucement en tentant d'en voir un quand, tout à coup, je stoppe net, 2 chevreuils sont en vue à environ 300 mètres devant moi à environ 40 mètres sur la gauche du ruisseau. Continuer à longer le ruisseau sans être repéré est impossible, je fais donc demi-tour pour trouver un passage et traverse le ruisseau d'un bon et recommence à le longer à couvert de la haie épaisse qui borde sa rive droite.

J'avance ainsi un moment assez rapidement en essayant de surveiller les chevreuils au travers des trouées de la haie mais je les perds assez rapidement de vue. Je finis par retraverser le ruisseau et continue à le longer tranquillement. Le terrain est un peu vallonné, tout à coup, j'aperçois les têtes de 2 chevreuils au sommet de la bosse du terrain à moins de 40 mètres devant moi. Je me fige mais il font volte face et s'éloignent au galop, il remontent du creux puis je les perds de vue derrière la bosse suivante. J'attends un peu sans bouger puis recommence à longer le ruisseau quand j'aperçois une chevrette et ses 2 chevrillards qui avancent tranquillement en me tournant le dos et en broutant à environ 150 mètres, il sont à environ 30 mètres de la bordure boisée du ruisseau et semblent biaiser doucement vers le cours d'eau. Je reste un instant sans bouger, il ne m'ont pas vu, je traverse le ruisseau et la bande boisée pour tenter une approche à couvert. J'avance tranquillement en les surveillant au travers des feuillages mais alors que j'arrive à environ 70 mètres des animaux, la bande boisée qui est percée par un passage busé ne me permet pas d'avancer à couvert. Les chevreuils, au sommet de la bute, au dessus du ruisseau, me dominent. Je suis à environ 40 mètres du passage busé. Je décide d'attendre, les chevreuils qui biaise doucement vers la bande boisée et disparaissent finalement derrière les arbres. La chevrette en tête puis un chevrillard puis le second qui en retard arrive au trot. Je repars rapidement sur environ 20 mètres quand les 2 chevrillards réapparaissent, ils longent le haut de la bande boisée et viennent vers moi. Je me fige mais ils m'ont vu. Je m'agenouille tout doucement et attends mais ils font demi-tour et redisparaissent derrière les arbres. Je tente de m'avancer rapidement et passe le passage busé pour recommencer à longer doucement la droite du ruisseau en essayant d'apercevoir les chevreuils au travers des feuillages mais je ne peux que les entendre se débiner sur le talus abrupt. Ils semblent avancer devant moi à une 40aine de mètres puis semble remonter et les bruits de pas cessent. Ils ont dû remonter sur le champ. Effectivement, la bande boisée s'éclaircie mais les chevreuils ont disparu.

Je reste sur la droite du ruisseau, passe une haie puis passe entre un petit plan d'eau et un bois pour remonter vers une pâture ou se trouvent des vaches. Peu de chance de voir des chevreuils avec ses ruminantes dans le secteur. Je rejoins un peu plus loin la bordure d'un bois qui entoure un lac et la suis pour remonter vers un champ de tournesol bio tellement envahi par les mauvaises herbes que l'agriculteur ne s'est même pas donné la peine de le moissonné, faisant le bonheur des oiseaux qui ont déjà pratiquement mangé toutes les graines de petites têtes desséchées. Je passe une haie et débouche dans le champ quand j'aperçois 2 chiens de chasse qui vadrouillent en bordure du bois à environ 50 mètres. Je remets ma flèche au carquois, enlève ma cagoule et me mets bien en vue dans le champ en avançant. Un peu plus loin, j'aperçois un chasseur entouré de nombreux chiens. Je me dirige vers lui pour me signaler. Nous discutons un instant, il chasse le lièvre. Nous nous quittons en nous souhaitant bonne continuation. Je finis de traverser le champ, passe une clôture et redescends dans une combe parcourue de petits bois entourés de pâtures puis remonte vers la route de crête que je traverse pour redescendre vers le lac autour duquel je chasse habituellement. En descendant au travers d'une friche, je scrute le paysage très dégagé et aperçois 2 taches suspectes, sur ma gauche, à environ 700 mètres au bord du ru alimenté par le déversoir du lac. Je les fixe et m'aperçois qu'elle se déplacent. Ce sont 2 chevreuils qui longent le ru en direction du lac. Je presse le pas et rejoins le champ de colza qui remonte du lac. Arrivé au bord du lac partiellement asséché, je remonte vers le ruisseau d'alimentation et le traverse un peu plus haut pour longer le lac sur la berge d'en face, à couvert du bosquet qui borde le départ du lac. Des pieds frais de sanglier longe le ruisseau dans la boue. Le relief du terrain me cache les chevreuil, j'avance rapidement vers la digue. Arrivé au coin de cette dernière, j'aperçois 2 chevreuils arrêtés à l'entrée du chemin de débardage, au coin du grand bois en L qui remonte sur la droite du ru. Il sont à environ 300 mètres. Ils ne semblent pas inquiets, je descends et rejoins la route pour me cacher derrière quelques arbres qui ont poussé au bord de la voirie au départ du ru coté chaume de maïs.

En regardant sur la gauche des arbres, j'aperçois de nouveau les chevreuils qui ne semblent pas vouloir bouger. Je décide de tenter l'approche. La bordure droite du ru est longée par des morceaux de haies épaisses plus ou moins espacés. Je descends doucement le talus du bord de route pour rejoindre le chaume de maïs. Les chevreuils sont toujours là. J'aligne entre eux et moi un petit morceau de haie de 5 ou 6 mètres situé à environ 90 mètres puis avance rapidement vers lui pour rester cacher du regard des animaux. Alors que j'ai fait environ la moitié du parcours, un mouvement attire mon regard à 150 mètres dans le champ à droite du ru. Je me fige, une chevrette descend vers le ru, le terrain qui formais un creux me la cachait jusqu'à présent. Je suis à découvert pour elle dans le chaume et pense qu'elle va me voir. Elle s'arrête à environ 45 mètres du ru, se lèche le dos un moment puis reprend sa progression. J'attends qu'elle passe derrière le bout de haie vers lequel je me dirige puis une fois à nouveau caché par les arbres, j'avance rapidement en décalant progressivement vers la droite pour rester cacher alors qu'elle avance vers le ru. Arrivé contre le bout de haie, je le suis doucement en essayant d'apercevoir la chevrette ou les 2 autres chevreuils mais ils ont tous disparu. Je longe doucement le ru jusqu'au morceau de haie suivant de plusieurs dizaines de mètres de long. Arrivé au bout de la haie, je me penche doucement à droite sans rien voir puis à gauche et aperçois le chevreuil qui a traversé le ru et semble s'avancer doucement dans le chaume de maïs. Je traverse le ru et longe assez rapidement par la droite de la haie. En arrivant près d'une zone où elle s'interrompt pour reprendre 30 mètres plus loin, je ralentis pour tenter d'apercevoir le chevreuil avant qu'il ne me voit. J'avance sur la pointe des pieds au milieu des feuilles mortes et des brindilles quand j'aperçois la chevrette, elle est plantée à environ 40 mètres et regarde vers moi, elle a dû m'entendre malgré mes précautions pour ne pas faire de bruit. Je me fige et l'observe au travers des branchages. Elle reste un long moment sans bouger à regarder vers moi puis finit par démarrer au pas de course en faisant de grands bons. Il y a de fortes chance qu'elle rentre dans le bois par le chemin de débardage après avoir traversé le ru par le passage busé situé juste au coin du bois.

Je la laisse disparaître derrière la haie puis prends moi aussi le pas de course pour tenter de l'intercepter au coin du bois. Alors que je cours, j'aperçois 2 chevreuils rentrer au coin du bois, une chevrette bien grise et un chevrillard roux qui ne semble pas bien gros. Arrivé au bout de la haie, au niveau du passage busé, je constate que la chevrette a disparu. Je décide donc de remonter en longeant le bois pour aller me poster sur une coulée très fréquentée qui relie 2 angles rentrants du bois. Arrivé au niveau de l'angle du bois, je rentre dans ce dernier par la coulée et la suis tout doucement en surveillant le bois tout autour de moi. J'arrive au coin rentrant du bois qui débouche sur une prairie et me poste au pied de quelques arbres. J'attends un moment en surveillant le bois autour de moi mais rien ne vient, je décide alors de continuer à longer un peu la coulée qui longe le pré à quelques mètres dans le bois. C'est alors que j'aperçois une forme qui m'interpelle immédiatement, une tache sombre, arrondie se trouve entre 2 arbres à environ 20 mètres plus dans le bois. Je suis presque sur qu'il s'agit d'un chevreuil, j'avance doucement pour me rapprocher un peu et constate que cette silhouette bouge légèrement, c'est sûr, il s'agit d'un chevreuil. J'avance encore un peu quand il me semble que le chevreuil a relevé la tête et m'observe au travers de la végétation. Je suis à environ 15 mètres, le chevreuil est relativement dégagé dans la végétation. C'est un chevrillard. Je crains de le faire partir à vouloir m'avancer plus. J'arme doucement, vise et décoche mais ma flèche dévie, mon encoche lumineuse rouge me permet de suivre sa trajectoire. Le chevrillard démarre en poussant un cri alors que ma flèche semble être passée bien devant. Un impact sourd de ma flèche heurtant un arbre ou une grosse branche retentit. Le chevrillard se débine et je le perds rapidement de vue dans la végétation. Je réencoche une flèche. Alors que je m'apprête à m'avancer, il réapparait en poussant de petits piaulements comme s'il appelait sa mère et vient alors vers moi. Je reste immobile et le laisse venir, il se rapproche tranquillement en appelant, j'arme doucement mon arc et il vient se planter plein travers à environ 12 mètres. Je prends la visée et décoche mais ma flèche est trop basse et le heurte au niveau du coude d'une patte avant avec un bruit caractéristique d'os qui casse. Le chevrillard déséquilibré manque de chuter puis il démarre en boitant et se débine doucement toujours en appelant. Il se dirige vers l'angle sortant du bois.

Je sors rapidement sur le pré et m'avance rapidement en longeant le bois pour lui couper la route au coin du bois, un peu plus loin. Je ralentis en arrivant au coin du bois et aperçois le chevrillard arrêté à environ 10 mètres au bord du bois. Des ronces épaisses me gênent pour décocher, j'arme mon arc en espérant pouvoir le tirer dès qu'il va s'avancer mais il démarre en trombe malgré sa patte avant cassée au niveau du coude et qui se balance complètement désarticulée. Je le suis dans mon viseur mais il est déjà trop loin et va trop vite, aucune chance de le toucher, je désarme. Il remonte vers un petit bosquet relié en crête par une haie au bois d'où je viens. Il s'arrête, au ras du bosquet, un moment, pour regarder vers moi puis je le regarde, impuissant, rentrer à couvert. Je décide de ne pas le poursuivre pour le moment. Je pars donc chercher mes flèches et vérifier si ce chevrillard qui ne semblait pas blessé avant mon second tir est bien celui tiré au départ car ce cri qu'il a poussé m'a paru bizarre, pourquoi aurais t'il crié si je l'ai manqué ? Je tourne et retourne dans le bois sans trouver ni flèche ni indice. Je décide de revenir à l'endroit du tir pour me remémorer l'angle du premier tir quand des voix se font entendre en bas du bois. Presque immédiatement, des bruits de pas se font entendre dans le bois et j'aperçois une chevrette et se 2 petits qui se débinent assez rapidement dans le bois. A environ 30 mètres de moi, ils biaisent et remontent vers la bordure du bois pour sortir sur la prairie. J'arme mon arc, la chevrette s'arrête plein travers à 20 mètres environ mais sa zone vitale est masquée par des troncs, les chevrillards en retrait ne sont pas mieux placés. Il repartent, la chevrette et un chevillard s'arrête au ras du pré alors que le 3ième chevreuil bifurque et longe la bordure du bois en direction de l'angle où est sorti le chevrillard blessé. Trop loin, pas de fenêtre de tir, la chevrette fait brusquement volte face et tout ce petit monde par au galop pour sortir à l'angle du bois et disparaître. Je désarme et repars chercher un moment mes flèches mais toujours sans succès. Je décide d'aller voir si je ne retrouve pas mon chevrillard couché dans le bosquet, je ressors donc sur la prairie et remonte vers le bosquet pour remonter par la coulée qu'il a emprunté pour rentrer à couvert. Pas de sang à l'entrée du bosquet, je suis la coulée et arrive dans une zone épaisse quand des bruits de pas se font entendre. Impossible de voir l'animal. Le bruit finit par cesser. Je remonte pour ressortir sur la prairie et aperçois à environ 150 mètres, le chevrillard de 3/4 arrière, planté au dans une trouée, juste derrière une petite haie à peine marquée qui sépare 2 parcelles. Il est presque en crête et repart pour disparaitre derrière le relief du terrain. Je pars en courant pour tenter de voir où il part mais à mon arrivée au sommet de la bosse, il a disparu. Je pars prospecter une zone de friche couverte de ronces avant un autre bois mais rien en vu, je reviens alors sur mes pas et traverse la haie qui longe la crête pour jeter un coup d'œil dans une autre friche mais elle est immense et j'ai peu de chance de le retrouver.

Je décide d'aller chercher Hémo qui est resté dans le coffre de ma voiture dans le bois du Turc. Je redescends donc vers le ruisseau en contrebas, le traverse puis remonte vers la route de crête avant de redescendre vers le bois du Turc où je rattrape l'allée et la longe pour retomber sur ma voiture. Je pars me garer sous la digue du lac. Puis me prépare, j'enlève ma tenue 3D qui risque de me gêner dans ma recherche, prends Hémo, lui mets son harnais et la longe. J'hésite un peu mais décide de ne pas prendre mon arc. Nous partons en longeant le ru. La meute de chiens vue ce matin et 2 chasseurs reviennent vers la route par l'autre coté du ru. Je les salue et file vers le bois où je rentre par le passage de débardage. Je biaise ensuite vers la zone du premier tir où Hémo prend vite une piste. Je le laisse faire, il tourne un peu puis remonte et part droit vers l'angle du bois où est sorti le chevrillard. Il semble motivé et tire sur sa longe. Il suit le parcourt du chevrillard jusqu'au bord du bosquet mais longe sous le bosquet au lieu de prendre la coulée. Je le laisse faire un peu puis pensant qu'il a peut être pris la piste des 3 autres chevreuils, je le coupe et lui fait prendre la coulée, il démarre tout de suite comme un fou et se met à donner à la longe, Il bifurque à gauche pour descendre dans un creux du terrain puis remonte vers le bord du bois avant de repartir en sens inverse. Il donne toujours et j'aperçois quelques gouttes de sang sur les feuilles mortes qui couvrent le sol. Je suis obligé de le freiner un peu à cause des épines qui me lacèrent les mains et le visage. Nous tournons et retournons ainsi dans le petit bosquet puis finissons par ressortir en bas du bosquet où Hémo reprend sa voie de départ qui longe sous le bosquet puis biaise vers la crête, cette fois, je le laisse faire et nous arrivons là où j'ai perdu le chevrillard de vue. Hémo commence maintenant à hésiter, il tourne et retourne puis pars vers les ronces de la friche en contrebas, je le suis mais après avoir tourné et retourné un moment dans la friche il repars en arrière, je comprends qu'il a été trompé par mon odeur quand je suis allé voir le secteur tout à l'heure. Il coupe et recoupe maintenant dans le champ mais ne retrouve pas la voie. Je décide de remonter en crête pour longer la haie car j'ai le pressentiment que ce chevrillard a passé la crête par un passage très fréquenté par les chevreuils.

Effectivement, Hémo bifurque brusquement et traverse la haie au niveau de ce passage et recommence à donner. Il fonce vers la grande friche puis biaise vers la haie et commence à chercher près d'un gros rond d'épines noires. Je le laisse faire quand, dans les herbes hautes et sèches qui bordent la haie, j'aperçois la tête de mon chevrillard qui se redresse à 3 mètres d'Hémo. Le chevrillard tente de se relever sans succès et disparait à nouveau dans les herbes hautes. Sans réfléchir, je lâche la longe d'Hémo et cours vers le chevrillard puis me jette sur lui à la manière un rugbyman qui aplati dans le camp adverse. Je manque de peu le chevrillard qui se relève mais je lui saisis les pattes arrières et le plaque au sol. Hémo se jette sur lui et je dois un peu freiner ses ardeurs avant qu'il ne me le mette en pièces. Je tiens alors le chevrillard par le cou d'une main et lache ses pattes arrières pour attraper Hémo avec ma main libre. Le chevrillard en profite pour me frapper de toutes ses forces avec ses pattes arrières au niveau du bras pour tenter de se dégager et je dois vite rattraper ses pattes qui me lassérent. Je l'achève rapidement en félicitant hémo que j'ai réussi à calmer mais qui me grogne maintenant dessus pour me dire que ce chevrillard est le sien. Cette réussite d'Hémo me procure une telle joie qu'elle arriverait presque à effacer l'amertume de cette très mauvaise flèche que je ne comprends toujours pas. Je félicite mon chien puis l'attache un peu en retrait pour pouvoir apposer mon bracelet avant de rentrer avec mon chevrillard sur l'épaule vers la voiture. C'est la deuxième vraie réussite d'Hémo en recherche au sang et je suis d'autant plus fier de lui que cette recherche était loin d'être facile.

Une mauvaise flèche bien rattrapée par Hémo, 9 novembre 2014

Ma flèche n'a fait que casser la patte au niveau du coude.

Une mauvaise flèche bien rattrapée par Hémo, 9 novembre 2014

Elle aura eu le mérite de me redonner confiance dans mon chien en qui je ne croyais plus après plusieurs mauvaises recherches.

Une mauvaise flèche bien rattrapée par Hémo, 9 novembre 2014

Alex

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