18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 17:52

Un récit dès que possible...

Un gros ragondin à l'approche, 17 juillet 2014

Alex

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 23:19

Un récit dès que possible...

Un petit brocard au Butollo, 15 juillet 2014

Alex

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 21:22

Ce soir, le temps est couvert, venté et il menace de pleuvoir, je décide de partir tôt pour la chasse mais en arrivant sur place le pluie se met à tomber et s'intensifie rapidement. Je me gare au depart du chemin de terre qui relie Justian à Roques. C'est un vrai déluge qui s'abat. J'attends un peu que la pluie se calme mais, à 19 heures, il pleut encore très fort et je décide d'aller tout de même chasser. Je sorts donc de la voiture et me prépare rapidement. En me retournant, j'aperçois un chevreuil qui se débine dans un champ de maïs, sur la gauche du chemin derrière un haie épaisse qui borde un instant le chemin avant de biaiser vers la rivière plus à gauche.

Je décide de tenter l'approche en longeant la haie vers laquelle se dirige l'animal que je pers rapidement de vue dans une zone où le maïs est plus haut. J'avance vie en profitant du vent qui est face à moi et du bruit de la pluie. Je ralentis en arrivant près de l'endroit où je pense voir le chevreuil mais impossible de le trouver. Il a disparu.

Un passage traverse la haie. Je l'emprunte, finissant ainsi de me mouiller en passant les feuillages dérempés et débouche sur une petite parcelle de blé délimitée par la haie que je viens de traverser et une autre qui part du bort du chemin de terre et biaise doucement vers celle que je viens de passer. Je jette un coup d'oeil sur la culture sans voir de cheveuil. je continue à longer la haie par l'autre côté, le champ se ressere doucement. A environ 30 mètres la parcelle de blé est séparée d'un grand champ de blé par une sorte de fossé peu marqué. j'avance doucement quand un léger mouvement attire mon regard au niveau du fossé. Je me fige et observe, rapidement des bois puis le haut de la tête d'un petit brocard apparaissent. Il semble venir de la haie de droite et vient vers le bord de la haie que je longe. Je le perds de vue un instant, j'en profite pour avancer rapidement. Le déluge qui s'abat sur moi couvre le bruit de mon approche dans le blé. Le blé bouge à nouveau sur place, j'avance vite et arrive à environ 10 mètres du fossé, le brocard recommence à avancer. Il avance d'un pas lent, je le distingue au travers du blé. J'avance doucement de 3 mètres et arme mon arc. Je le suis dans mon viseur et aligne ma visée alors que le blé s'éclaircit. Il est juste la à 7 mètres, je décoche. Ma flèche le frappe avec un impact bien odible.

Il demarre en trombe et fonce dans la grande parcelle de blé de l'autre côté du fossé. Intérieurement, je fait le souhait de le voir tomber car avec cette pluie battante la recherche au sang va être compliquée. Le brocard s'arrête net à 12 mètres, regarde autour de lui, vassille et s'éfondre.

Je m'avance doucement et tente sans succès de retouver ma flèche mais trouve vite une piste au sang abondante malgré la pluie qui la lave déjà. De grosses taches jonchent le sol

et du sang a été projeté sur le blé.

Je pars directement chercher mon chevreuil qui je retouve sur le flanc entrain de finir de mourrir.

Une fois mort, je le bague et fais quelques photos, c'est là que j'apprécie d'avoir acheté un appareil photo étanche pour la Guyane, avant de le ramener à la voiture.

Ma fléche rentre basse en avant de la patte et ressort basse à environ 15 cm derrière la patte opposée en traversant le coeur. Il est 19h35, la chasse aura été plus que rapide. Le chevreuil dans le coffre, je décide de repartir en chasse.

Je repars en longeant la haie qui borde le maïs, passe à l'endroit où j'ai fléché mon brocard puis longe maintenant la haie qui borde le grand champ de blé quand des abiements attirent mon attention. J'observe au travers de la haie et aperçois un gros brocard qui remonte un petit pré non fauché, de l'autre côté du chemin de terre, à environ 150 mètres, vers une friche boisée qui couvre la crête de la colline. Il s'arrête plein travers à 30 mètres des premiers arbres, je l'aboie, il me repond puis démarre et disparait dans la friche. Mes aboiements ont fait surgir une chevrette dans le blé à 30 mètres devant moi. Seule sa tête dépasse à 2 mètres de la haie. Le temps d'attraper mon appareil photo elle s'avance contre la haie, à peine visible derrère des branches basses.

Elle traverse ensuite tranquillement la haie et je la perds de vue.

Je m'avance doucement et tente de l'apercevoir au travers de la haie mais sans succés. J'avance doucement en longeant la haie tout en surveillant la surface des céréales. Rien en vue, le blé finit au niveau d'un chemin de terre qui rejoint un pré fauché parsemé de balles rondes, bordé par une haie percée de nombreux trous. Au travers de la haie que je longe, j'aperçois le chevrette qui avance à découvert sur le tour du champ de blé qui a été moissoné. J'avance rapidement vers l'angle du champ. Le chevrette traverse le chemin de terre et rejoint la bordure d'un bosquet en traversant une petite parcelle de blé moissonée.

Arrivée contre le bosquet elle commence à brouter quelques feuilles au dessus d'elle, cou tendu au maximum.

Je la regarde un instant puis reprends ma progression. Elle me repère, interrompt son repas et rentre à couvert rapidement. Je traverse la haie et rejoins le chemin de terre pour le suivre et déboucher sur le pré fauché alors que le soleil refait son apparition.

J'ai repéré un beau brocard l'autre jour dans ce secteur et avance doucement en tentant de l'apercevoir mais il n'est pas de sortie ce soir. Je rejoints un autre champ de blé dont l'entrée face à moi est située entre 2 haies perpendiculaires. J'avance doucement en longeant la haie sur ma droite mais toujours pas de chevreuil. Je traverse la haie au coin du champ et avance doucement dans une friche entourée de haie et parsemée de repousses de frênes en direction du chemin de terre qui rejoint Justian et Roques. Je biaise pour rejoindre le bord d'une haie sur ma gauche qui sépare la friche d'un grand champ de blé coincé entre l'Osse et le chemin de terre. La friche fait place à un champ de blé quand j'aperçois, au travers de la haie, un grand brocard à 50 mètres environ, il vient du chemin de terre et avance vers la rivière . Le champ est percé de grandes zones où le blé a versé. Le brocard est bien visible alors qu'il avance dans l'une d'elles. Je fais vite demi-tour pour revenir en arrière rapidement. Je traverse la haie 40 mètres plus loin, par une trouée, puis commence une approche très lente par un passage de tracteur parrallèle au chemin de terre. J'ai perdu le brocard de vue. Arrivé en face de la zone de blé couché où je pense qu'était le brocard je commence à revenir vers le chemin de terre, le blé mouillé ne craque pas et mon approche est silencieuse mais le brocard s'est volatilisé et j'arrive au chemin sans le revoir.

Je longe le chemin sur ma gauche, l'Osse se rapproche doucement du chemin pour rejoindre un petit bosquet qui borde le chemin. Un coup d'oeil de l'autre côté du bosquet mais le brocard s'est volatilisé. Je fais demi-tour et longe le chemin, un colza moissoné borde un bois en long sur ma gauche. Un peu plus loin, un chemin de terre enherbé quitte le chemin de terre pour rejoindre un autre champ de blé un peu plus loin. Je longe ce chemin entre une haie sur ma gauche qui borde le colza moissoné et un grand champ de tournesol sur ma droite. Je rejoins le blé étroit pour le moment et coincé entre 2 haies. Je longe celle de droite. En arrivant au coin de cette dernière qui remonte sur ma droite vers la crête, suivant l'élargissement du champ de blé, j'aperçois un brocard qui m'observe dans les céréales à environ 50 mètres. Je me fige. Il regarde un moment vers moi puis se remet à manger. J'en profite pour me mettre à genoux dans les céréales. Le brocard commence à venir vers moi en regardant régulièrement vers moi entre 2 prises de nourriture. Je me cale et le laisse venir mais, à 40 mètres environ, il bifurque et commence à remonter vers la crête. Je me redresse et essaie d'avancer rapidement pour le depasser en longeant la haie. Je m'arrête à chaque fois qu'il lève la tête mais il finit par me repéré et démarre pour filer à grands bons vers la haie qui borde le haut du champ de blé et le sépare du tournesol. Je tente des aboiements mais rentre dans la haie et aboie un moment avant de filer silencieusement.

Je tente de remonter vers la haie et la traverse pour longer le tournsesol mais il a disparu. Il me faut rentrer avant 22 heures ce soir, il est 21 heures, je décide de retourner à la voiture.

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

Alex

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 10:37

Ce matin, Je décide de rechasser le secteur prospecté lors de ma première sortie de la saison mais je décide de ne pas attaquer à partir du vieux moulin mais par la première route qui rejoint la route de Valence. Arrivé par Marambat, je me gare au bord de la route entre 2 bois. Je me prépare tranquillement puis continue à descendre la route en direction de Justian. Une haie épaisse fait suite au bois et longe la route sur ma gauche. Arrivé au bout de cet écran végétal, je jette un coup d'oeuil sur le grand champ de soja où je me suis fait avoir par un beau brocard à l'ouverture. Un chevreuil est au gagnage au dessus du gros ilôt boisé allongé, dans un bout de friche non travaillé entouré par le soja.

Je vais tenter une approche, je longe doucement la route en suivant la bordure de droite pour tenter de me camouffler un peu malgré ma position haute et découverte. Je surveille le chevreuil en avançant, il semble tranquille, puis, profitant du relief du champ de soja, je descends vers le fond de la combe sans que le chevreuil ne puisse me voir puis remonte vers lui, caché par l'ilôt boisé. Le vent tourne et n'est pas très bon. J'arrive tranquillement sur la gauche de l'ilôt et le contourne tout doucement en serrant la végétation mais pas de chevreuil en vu, je longe tout doucement l'ilôt et me rends compte que le chevreuil a quitté les lieux. Je remonte vers la route de crête et la traverse pour cette fois descendre en longeant le bois sur l'autre penchant. Je longe doucement entre les féveroles et le bois en surveillant les cultures du secteur.

Arrivé au coin du bois sans voir de chevreuil, je prends à droite en longeant le bois quand j'aperçois un gros chevreuil au gagnage, à 50 mètres environ, dans le passage de tracteur parallèle au bois qui longe la bande enherbée à environ 5 mètres de la bande enherbée qui sépare ma culture du bois. Sa tête baissée ne me permet pas de l'identifier desuite mais au moment où il relève la tête j'aperçois des bois. Il rebaisse la tête, le vent soutenu est assez bon et masquera le bruit de ma progression. J'avance rapidement prêt à me baisser à tout moment si le chevreuil relève la tête. il avance très doucement en mangeant pour s'engager dans un passage de tracteur qui remonte vers la crête à ma gauche. Je me baisse rapidement derrière le blé alors que le brocard relève la tête et reprends rapidement ma progression alors qu'il vient de la rebaisser. J'arrive facilement à 12 mètres du brocard qui broute paisiblement, j'arme mon arc, prends la visée et décoche. Ma flèche vole bien et l'impact retentit. Il me semble qu'elle est plein coffre.

Le brocard démarre en trombe et fait volte-face pour sortir du blé, traverser la bande enherbée et remonter le talus pour rentrer au bois en un éclair.

Je reste immobile et attends le retour du calme avant d'aller chercher ma flèche. Je la retrouve assez rapidement, Les vannes sont peu marquées par le sang et le tube porte des petit fracments de viande, si je n'avais pas vu mon atteinte je serais inquiet car cette flèche porte tout les indices d'un atteinte musculaire.

J'éteinds mon encoche lumineuse et remets ma flèche au carquois. Je commence à chercher du sang sur la trajectoire de fuite. Impossible de trouver la moindre goutte de sang dans le blé ou sur la bande enherbée. Après avoir contrôlé et recontrôlé sans succés, je décide de contrôler l'entrée au bois, toujours pas de sang. Je rentre donc dans le bois par la coulée où il me semble voir rentrer le chevreuil tout à l'heure. A 3 ou 4 mètres de la lisière, je trouve une première goutte de sang sur une feuille de lierre.

Je trouve ensuite rapidement d'autres gouttes et commence à suivre la piste qui s'intensifie rapidement mais reste peu abondante.

Je dois progresser à la lumière de mon portable car le sous bois est encore faible. Le sang est par moment très présent avec de grosses gouttes au sol

ou des frottés sur la végétation

puis devient très peu abondant sur plusieurs mètres. Je peine parfois à démeler la piste qui n'est pas toujours linéaire, le chevreuil a fait quelques crochets mais je ne la perds pas pour l'instant. Après environ 40 mètres je retrouve une reposée debout

puis la piste reprends assez bien marquée et commence à redescendre alors que le chevreuil semblait vouloir remonter vers la route en haut du bois. Au bout de 70 mètres environ, je retrouve mon chevreuil mort sur le flanc. Ma flèche rentre au niveau de la patte avant gauche et ressort derrière l'épaule opposée et prend les poumons.

Le bracelet apposé et quelques photos prises, je remonte mon chevreuil à la voiture qui n'est qu'à 50 mètres environ. Il n'est que 7h30, je décide de repartir en chasse après avoir mis mon chevreuil dans le coffre de ma voiture.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Alex

Je repars en chasse, cette fois je remonte la route jusqu'à la route de Valence puis la longe jusqu'à la route suivante qui descend sur la gauche, parallèlement à la route au bord de laquelle je suis garé. Au niveau de cette route, je quitte la route de Valence mais la longe par un passage de tracteur qui fait le tour d'un grand champ de blé et rejoins la bordure d'un bois qui longe la crête suivante puis redescends dans la combe à 300 mètres environ.

Je rattrape la bordure du bois et la longe toujours en suivant le passage du tracteur. Pas de chevreuil ce matin, je suis le bois qui redesend dans la combe puis remonte sur la crête dans le champ de blé près d'un petit bosquet entouré par les céréales. Toujours pas de chevreuil en vue. Je suis donc la crête pour rejoindre un grand champ de tournesol.

En arrivant au bord du blé, j'aperçois un beau brocard et sa chevrette au gagnage dans le tournesol à environ 150 mètres.

La culture est encore basse et des zones sont dégagées et permettent de bien voir les animaux. Je me baisse dans le passage de tracteur qui longe la bordure du champ de blé et les observe un moment pour essayer d'anticiper leur déplacement. Les animaux descendent dans la combe.

Je décide de tenter de descendre vers la combe qui se poursuit dans le blé, en espérant que les animaux vont la suivre pour revenir vers le blé. Je commence à avancer à 4 pattes dans le passage de tracteur en surveillant régulièrement la position des chevreuils.

Le brocard se couche, à peine visible dans une touffe de végétation, dans la combe. La chevrette à une trentaine de mètres de lui fait sa toilette

puis remonte tranquillement en mangeant, en biaisant vers un bosquet bordé par le tournesol et qui rentre dans le blé.

Le vent soutenu masque ma présence et les bruits de ma progression. Je décide de continuer à avancer vers la combe car je pense que le brocard va se relever et suivre la chevrette. Le terrain sec est très dur et le relief des crampons des roues du tracteur meurtrissent mes genoux. La combe est à mi-chemin du bosquet et je serais plus près s'il me faut continuer à progresser vers le bosquet pour couper les animaux. J'avance en surveillant régulièrement les animaux. Le brocard qui torune le dos à la chevrette finit par se relever alors que la chevrette s'est éloignée d'environ 50 mètres. Il se lèche le dos, se retourne se gratte les pattes avant avec se bois

puis se remet en marche pour rejoindre sa femelle.

Je continue à avancer doucement en poussant mon arc devant moi. Une zone de blé versé ne me permet plus d'avancer à couvert et je dois remper sur 40 mètres tout en surveillant les animaux qui ne m'ont pas repéré. Le blé étant à nouveau assez haut, je reprends ma progression à genoux mais le sol dur me fait vraiment souffrir. Un chêne tombé contre le bosquet fera un bon affût et je decide de tenter de le rejoindre.

Le brocard rejoint peu à peu la chevette.

Un peu plus loin, il me faut remper à nouveau sur un passage découvert. Je finis ensuite mon approche à 4 pattes et rejoins le chêne tombé dans le blé au bord du bosquet. Je me poste derrière cet arbre mort qui m'offre plusieurs fenêtre du tir au travers de ses branches entre lesquelles j'aperçois, encore à 80 mètres, les chevreuils qui se rapprochent très très lentement.

Je tente quelques aboiements qui restent sans réaction, peut être qu'ils ne m'entendent pas à cause du vent soutenu. Je décide finalement de me poster au bout du chêne qui me donne une position de tir proche de la combe.

Le temps passe et les chevreuils semblent plutôt monter vers le bosquet et je décide de quitter mon poste pour rentrer dans le bosquet pour aller me poster sur la lisière du côté des tournesols mais en arrivant au bord du bois, je me ravise car si les animaux changent brutalement de direction, il sera plus compliqué de se déplacer sans bruit dans le bois.

Je repars me poster derrière le chêne pour observer les animaux. J'observe les chevreuil depuis un bon moment quand un mouvement attire mon attention à 200 mètres environ dans la combe au milieu des tournesols. Un chevreuil solitaire arrive d'un pas décidé et je pense rapidement à un brocard ce qui me fait craindre un chamboulement de mes plans. Son arrivée risque de bousculer le couple. Les 2 chevreuils broutent traquillement sans se douter qu'un autre chevreuil approche mais alors qu'il arrive à environ 50 mètres du couple en humant l'air, certainement sur la piste de la chevrette, les 2 autres chevreuils l'aperçoivent et le regardent. Je commence à voir ses bois distinctement, c'est bien un brocard. Il finit par voir son concurent et la chevrette et se dirige au trot vers cette dernière en remontant du fond de la combe.

Il commence à courser la chevrette alors que son concurent reste impassible et regarde le nouveau couple s'éloigner. Il laisse ainsi son rival et sa chevrette s'éloigner de 70 mètres puis s'élance à leur poursuite. Son rival délaisse un instant la chevrette et s'en suit une séance d'intimidation. Les brocards sautillent face à face mais ne vont pas jusqu'à l'affrontement et le premier brocard finit par fuir alors qu'il semble avoir des bois plus imposant. Il semble également moins massif de cou que son rival et est certainement plus jeune. Le gagnant poursuit un peu son rival puis reprends sa course au train de la chevrette.

Tous 2 passent la crête, rapidement suivis à bonne distance par l'autre brocard. Une fois les chevreuils perdus de vue, je prends le pas de course en suivant le passage de tracteur et rejoins la crête. Les 3 chevreuils sont en contrebas dans un semé de soghot, à 150 mètres environ. Les 2 brocards ont repris leur séance d'intimidation, la chevrette un peu en retrait les observe. J'en profite pour tenter une approche mais je suis vite repéré. Les chevreuils m'observent, je me baisse doucement et tente quelques aboiements mais les animaux démarrent et fuient pour rentrer au bois à environ 300 mètres. Je repars rapidement vers la crête longée par le bois où sont rentrés les chevreuils et me poste un instant dans une zone de bois claire en espérant voir passer les animaux. Je reprends mon souffle pour me remettre de plusieurs centaines de mètres de course à pied. Le temps passe et rien ne vient, je décide de laisser tomber et retourne à ma voiture.

Arrivé à la voiture, je décide de descendre vers la vallée de l'Osse et de partir par le vieux moulin pour voir si un brocard ne serait pas au gagnage dans les blés de part et d'autre de la rivière en dessous de chez le président de la chasse. Alors que je longe doucement un champ de blé qui borde l'Osse, en voiture. Il me semble apercevoir, au travers des arbres qui bordent la rivière, une tête de brocard dans le blé de l'autre coté du cours d'eau. Un peu plus loin une trouée me permet de confirmer cette impression. Un beau brocard mange tranquillement dans les céréales. Je ne ralentis pas et poursuis pour me garer prés du moulin contre un petit bosquet qui borde la route. J'attrape mon arc et repars en chasse. Je longe doucement la route jusqu'à un chemin de terre qui sépare 2 parcelles de blé et traverse l'Osse. J'avance doucement en arrivant sur le petit pont et aperçois le brocard à 80 mètres environ sur ma droite. Il baisse la tête, j'enprofite pour avancer rapidement pour rejoindre une longue bande d'avoine sauvage de 2 mètres de large qui coupe le champ de blé parallèlement à la rivière. Elle fera un bon écran de camoufflage pour avancer vers le brocard qui broute à quelques mètres derrière cette dernière.

Arrivé au niveau de la bande d'avoine, j'observe un court instant le brocard qui vient de redresser la tête. Il baisse la tête, je commence mon approche en m'arrêtant et me baissant à chaque fois qu'il redresse la tête. Le vent fort est face à moi et couvre le bruit de ma progession dans les céréales, petit à petit, je le rejoins alors qu'il avance doucement en broutant. Arrivé à sa hauteur, je le devance un peu et l'observe un instant pour attendre le moment propice pour décocher ma flèche, le blé est haut et très épais et je devine plus que je ne vois mon brocard. Il redresse la tête et avance de quelques pas pour se présenter plein travers à 6 ou 7 mètres, j'arme, vise et décoche mais le blé arrête et dévie ma flèche qui bifurque pour passer devant le cou du chevreuil et ricocher comme sur la surface de l'eau avant de retomber à 50 mètres dans le blé. Le brocard démarre en aboyant et part vers un bras de l'Osse à environ 100 mètres devant moi. Il s'arrête à 40 mètres environ et se retourne pour chercher son assaillant. Je l'aboie et il hésite, il fait quelques pas vers moi, se ravise, revient puis finit par démarrer et filer à grands bons à travers blé à 35 mètres, en parallèle de la bande d'avoine.

Je prends le pas de course et cours pour tenter de le recouper au fond du champ où le bras de l'Osse rejoint la rivière qui coule dans mon dos. Je m'arrête à chaque fois qu'il s'arrête pour observer et finis par le rattraper mais il rentre dans la bande arborée qui suit le cours d'eau juste au moment où je suis assez prêt pour armer. J'ai perdu, je rentre sans même essayer d'aller chercher ma flèche.

 

Alex

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 23:03

Sortie du matin :

Ce matin, j'arrive au départ du chemin de terre qui rejoint le village de Roques mais comme Hémo est dans la voiture, je poursuis un peu pour trouver une place qui sera à l'ombre jusqu'à mon retour. Pile à l'emplacement où je me gare habituellement, près de la ferme, un chevreuil démarre et disparait rapidement dans les champs sur la gauche du chemin. Un peu plus loin, je trouve une place sur le bord du chemin entre 2 grandes haies et me gare.

Je me prépare puis pars en chasse en longeant le chemin. Je surveille les champs de blé et les prairies entrecoupés de haies de part et d'autre du chemin. A environ 300 mètres de la voiture, dans un virage du chemin, j'aperçois à environ 100 mètres devant moi, un chevreuil qui descend du coteau de droite à travers un semé de tournesol. Je me serre contre les herbes hautes de la droite du chemin et l'observe un court instant avant de tenter une approche qui s'annonce très compliquée car les tournesols sont encore tout petits. J'avance tout doucement, voûté en serrant le bord du chemin quand j'aperçois un autre chevreuil en plein milieu du chemin qui me fait face. Je ne peux pas avancer sans être vu.

J'attends un moment immobile en les observant. Le chevreuil sur le chemin semble être une chevrette et celui dans le tournesol un brocard. La situation se complique, un terrain découvert et 2 chevreuils. Je décide de tenter de m'approcher encore un peu en surveillant bien les réactions des 2 animaux. Le brocard broute tranquillement en se rapprochant du chemin mais, tout à coup, il léve la tête et regarde fixement vers moi alors que je suis encore à 80 mètres. Il démarre, la chevrette rentre dans la haie qui borde la gauche du chemin et il lui emboite le pas.

Une fois les 2 chevreuils à couvert, je prends le pas de course pour arriver au bout de la haie qu'il sviennent de traverser, 50 mètres plus loin. Je me poste au bout de la haie en observation mais ne peut que les voir s'enfuir en bondissant et en aboyant contre la haie qui borde le fond du champ de blé. Je laisse tomber et remonte par un chemin de terre vers une zone de vigne entourée de cultures. Ce chemin serpente entre le semé de tournesol et un champ de blé puis remonte en bordure d'un bosquet clairsemé dont le sol est couvert d'herbes hautes. Juste une haie de chênes qui bordent le chemin me sépare d'un champ de blé sur ma gauche.

Pas de chevreuil ce matin dans le secteur. Je surveille les 2 côtés du chemin en avançant doucement et débouche sur une bande enherbée qui sépare une bande d'avoine sur ma droite d'une vigne sur ma gauche. Je prends à gauche en longeant entre la vigne et le blé. Je suveille les rangs de vigne et aperçois un lièvre assis contre une souche à environ 70 mètres puis un autre dans un autre qui se débine dans sillon un peu plus loin. La vigne fait place à un semé de tournesol. Je continue en le longeant et débouche sur un champ de blé dans lequel je m'avance pour rejoindre la haie qui marque le fond de la combe en suivant un petit ruisseau qui sépare le blé d'un champ de colza semence.

Je longe doucement la haie à 5 mètres dans les céréales. Ma progression lente n'est pas très silencieuse à cause du blé craquant. Je décide de sauter le ruisseau et de remonter par un passage de tracteur vers le sommet du coteau puis prends à gauche pour prendre un passage broyé du colza. Je passe sur la bordure d'une pelouse qui entoure quelques maisons en pierre au sommet du coteau puis redescends vers le ruisseau suivant qui marque à nouveau le fond d'une combe. Un grand blé sur ma droite et un semé de maïs sur ma gauche, je surveille le secteur en descendant doucement quand des aboiements retentissent sur le penchant opposé.

Un chevreuil que je ne vois pas encore m'a repéré.  Il semble situé derrière la grosse haie qui borde le ruisseau le long du blé. C'est peut être, et je l'espère, le brocard que j'ai blessé le 5 juin. Je continue à m'avancer doucement et finis par l'apercevoir, il remonte dans le blé vers le petit bosquet qui rentre dans le blé et au dessus duquel j'ai décoché l'autre soir. C'est bien lui, il s'arrête plusieurs fois avant d'entrer dans le bosquet puis rentre dans le petit bois pour ressortir rapidement de l'autre côté et remonter vers le haut du coteau à travers blé en s'arrêtant souvent pour regarder derrière lui. Je décide de le laisser tranquille et bifurque juste avant la haie pour la longer par un passage de tracteur dans le blé.

Les sangliers sont passés par là, le blé est très touché de part et d'autre du passage de tracteur. J'avance doucement et rejoint un petit bois qui termine la haie. Du coin de ce bois, un fossé remonte sur ma droite vers le sommet du coteau et un autre bosquet à mi pente. Il sépare le champ de blé d'un autre champ de blé plus vert. Je passe ce fossé et longe tranquillement le bois mais sans passage de tracteur ma progression est trop bruyante. En arrivant au bout du bois, j'aperçois un jeune brocard qui, m'ayant entendu arriver, regarde vers moi et s'enfuit à travers blé juste au moment où nous nous apercevons mutuellement. Il n'était qu'à 30 mètres derrière le coin du bois mais rejoint rapidement les vignes qui bordent la parcelle sur la gauche et le devant du champ.

Il marque juste un arrêt dans le blé pour jetter un dernier coup d'oeil vers moi puis passe dans la vigne et disparait. Je continue tout droit et rentre dans la vigne en sortant du blé. Un peu plus loin, une chevrette traverse mon rang de vigne à vive allure. Je ressort au bout de la vigne et traverse la route pour me diriger vers un grand bois en contrebas. Je longe une grosse haie à ma droite pour le rejoindre en surveillant le champ à ma gauche quand des aboiements retentissent derrière la haie. Un chevreuil vient de démarrer et s'éloigne en protestant. Je presse le pas et arrive au bout de la haie pour jetter un coup d'oeil dans le blé qui longe le bois derrière cette dernière mais je ne vois pas de chevreuil.

Le vent vient de ma gauche, je décide de longer le blé à mauvais vent pour contourner le bois avant de repartir en chasse à bon vent de l'autre côté du massif. J'avance tranquillement dans le blé. Le chevreuil aboit toujours, il semble situé dans une parcelle cultivée à l'intérieur du bois. Un peu avant la fin du champ de blé, je tombe sur une zone très touchée par les blaireaux puis ressors sur une prairie qui fait suite au blé juste avant une grande friche coincée entre le bois et une bande boisée étroite qui le longe à environ 40 ou 50 mètres de la lisière. Je biaise et passe au dessus de la bande boisée dans un semé de tournesol à peine levé qui me conduit jusqu'au bout du bois.

Je contourne le bout du bois et longe maintenant une grande zone de vigne en surveillant les rangs, espérant voir un chevreuil. J'avance tranquillement sur la bande enherbée entre le bois et la vigne quand, en passant devant un rang, j'aperçois à 40 ou 50 mètres un chevreuil qui regarde vers moi. Je stoppe net au rang suivant et fais doucement un pas en arrière pour me positionner au bout du rang de vigne. Je me penche doucement et aperçois un brocard ce cul qui me regarde par dessus son dos, ses bois sont assez fins mais bien noirs et bien au dessus des oreilles. Je suis repéré, l'approche s'annonce très compliquée. Un autre chevreuil démarre un peu plus loin dans la vigne en aboyant et s'éloigne assez rapidement en protestant.

Le brocard reste un instant impassible pluis démarre et s'éloigne en suivant le rang de vigne pour disparaitre un peu plus loin. Je reprends ma progression. Un peu plus loin, j'aperçois un chevreuil couché plein travers à plus de 100 mètres entre 2 rangs de vigne.

Je commence une approche et progresse tout doucement derrière le rang de vigne derrière lequel se trouve le chevreuil. De temps en temps, je me penche au dessus de la vigne pour regarder s'il est toujours là et constate qu'il ne bouge pas d'un milimètre. Je progresse doucement quand un chevreuil démarre à ma gauche et s'arrête à 35 mètres environ sur un talus qui sépare cette parcelle de vigne de la suivante. C'est une chevrette elle se retourne et cherche du regard dans la vigne la source du dérangement. Je reste un moment immobile puis reprends mon approche ce qui la fait démarrer. Arrivé à environ 30 mètres du chevreuil, je me met à 4 pattes et l'oberser par dessous des pieds de vigne.

Il semble que ce soit une chevrette mais je décide de poursuivre mon approche pour m'amuser.

J'avance tout doucement, le sol enherbé est silencieux et je parviens à environ 15 mètres du chevreuil. Je me penche par dessus la vigne et l'observe au travers des feuillages, la chevrette regarde vers moi mais reste immobile et couchée. 

Un des fils de fer qui tient la rangée se met à grincer et je pense la voir filer mais elle ne bouge pas. Je me penche d'avantage pour tenter de prendre des photos plus nettes mais cette fois la chevrette se lève et file dans la rangée.

Je la regarde filer un instant puis fais demi-tour pour revenir au bord du bois et reprendre mon approche.

Je marche un moment en longeant le bois sans voir de nouveau chevreuil. Un peu plus loin, une petite parcelle de blé s'avance dans le bois. Je surveille la surface des céréales mais pas de chevreuil. Je faits des pauses, de temps à autre, pour jeter un coup d'oeil sur des chemins forestiers qui s'enfoncent dans le bois. Au bout d'un moment les vignes font place à des parcelles de blé et je rejoins un chemin de terre qui traverse le bois puis sépare 2 parcelles de blés pour rejoindre à plusieurs centaines de mètres une petite route goudronnée. Je prends le chemin en surveillants les cultures des 2 cotés et arrive au bout de la parcelle de gauche sans avoir vu de chevreuil.

Je bifurque à gauche pour longer une bande de terre située entre le blé et une parcelle de vigne mise en place il y a 1 ou 2 ans. Ma position élevée me donne une bonne vue d'ensemble sur le blé. En avançant doucement, je me rends compte que je suis un pied tout frais de chevreuil bien marqué dans la terre meuble à cet endroit. Je suis tranquillement ces traces tout en surveillant les allentours et arrive ainsi au coin de la vigne. En dessous, le blé finit en pointe et rentre un peu dans le bois. Un mouvement attire mon regard contre la bordure du bois, à environ 45 mètres en contrebas. Je me fige, un brocard avance tranquillement partiellement caché par les branches basses. Je suis au bout d'un bout de haie qui prolonge le bois en longeant la vigne. Le brocard, un jeune 6 pointes déjà pas mal, s'arrête régulièrement pour brouter quelques feuilles. Ma position élevée n'est pas un atout car il va être très difficile de descendre le talus qui me sépare du blé.

Je tente tout de même le coup, profitant d'une pause du brocard pour brouter quelques feuilles. Son cou tendu, sa tête dans les feuilles, il ne doit pas me voir. Je descends très doucement mais je suis très vite repéré à cause d'un léger craquement. Je me fige, le brocard curieux observe un moment. Je tente de l'aboyer mais il s'éclipse tranquillement et rentre au bois. Je fais demi-tour et remonte au bord de la vigne pour rejoindre un peu plus loin un bout de chemin qui traverse le bois très étroit à cet endroit et un petit ruisseau qui serpente dans le massif. L'eau est très boueuse malgré le temps sec depuis plusieurs jours, peut être que les sangliers ou des ragondins en sont la cause. Je débouche dans une friche d'herbes très hautes bordée par le bois à gauche et une haie très épaisse à droite. J'avance doucement dans les hautes herbes puis décide de traverser la haie pour avancer plus à l'aise dans le semé de tournesol de l'autre coté.

 Je contourne ainsi la friche puis longe à nouveau le bois quand une chevrette démarre un peu plus loin et se débine vers la grosse haie que j'ai longé tout à l'heure pour arriver au bord du bois. Je la regarde s'éloigner puis biaise pour revenir vers la route que je longe un moment. Je fais une petite pause pour manger quelques cerises puis passe au milieux d'un hameau avant de prendre à droite le long d'une haie de sapinettes qui entoure le terrain d'une des maisons et arrive en bordure d'une parcelle d'avoine que je longe tranquillement. Le chien de la maison se met à aboyer un moment puis finit par se taire. Arrivé dans un coin rentrant de la culture, je prends un passage de tracteur pour la traverser. Alors que j'avance tranquillement, le bruit d'un aminal qui arrive dans mon dos me fait me retourner. Un chien gris sombre à poil long arrive dans mon dos. Je m'arrête et lui parle, il semble amical et vient vite se faire carresser.

Il est un peu trop amical, je n'aurais pas dû le caresser car, maintenant, il me suit. Je tente de presser le pas dans l'avoine mais le chien qui se laisse parfois un peu distancer revient alors très vite derrière moi. Je tente de le senmer en quittant le passage de tracteur et sors rapidement de la culture pour descendre un talus enherbé et arriver au bord d'une zone de vigne que j'ai longé tout à l'heure par le coté opposé. J'avance en surveillant les rangs quand le chien revient sur mes pas, je tente de le faire partir mais il revient à nouveau. Je continue à avancer rapidement pour tenter de le distancer et aperçois 2 lièvres dans la vigne. Arrivé au coin de la vigne et avant de redescendre vers le chemin de terre au bord duquel je suis garé à environ 400 mètres, je gronde le chien qui s'arrête. Il s'assoit au coin de la vigne et me regarde m'éloigner sans bouger. Cette fois, il a compris.

Je reprends ma chasse en avançant tranquillement et en surveillant les cultures mais rien en vue jusqu'au chemin de terre. Alors que je commence à longer le chemin tranquillement, le chien arrive tranquillement derrière moi. Je décide de laisser tomber et retourne rapidement vers ma voiture pour quitter le secteur. Le chien me regarde partir et ne suit pas ma voiture, il a un long chemin pour revenir chez lui. Je décide d'aller voir une mare, plus loin, au bord de la route car j'y ai vu pas mal de ragondins hier soir. Je me gare donc près de la mare et descends doucement au bord du petit plan d'eau qui est très calme ce matin. Je me poste au pied d'un grand saule pleureur et comence à immiter des cris de petit ragondin en détresse. Immédiatement un ragondin de taille moyenne surgit du fond de la mare et s'avance vers moi. J'arrête mes appels alors qu'il est à environ 20 mètres et le laisse venir. Comprenant qu'il y a un problème il biaise et part se caler contre la berge à ma doite à environ 10 mètres.

J'arme, prends la visée et décoche mais ma flèche passe au ras dessous. Le ragondin ne bouge pas. Je réencoche rapidement, reprends la visée et décoche une seconde flèche. Cette fois, le placement plein épaule provoque une très grosse perte de sang. Le ragondin se débat un instant pour se dégager de ma flèche restée fichée dans l'eau contre la berge. Il rentre au terrier et semble se débattre à l'entrée sans que je puisse le voir. Je l'entends un instant puis le calme revient et du sang commence à couler en abondance du terrier. Je reprends mes appels mais rien ne vient. Je me déposte et m'avance vers le fond de la mare par la berge de droite quand un second ragondin traverse pour se réfugier dans l'angle côté route sous des branches basses. Je tente d'appeler mais il se débine. Je pars donc chercher mon ragondin et mes flèches. La berge est très abrupte et fait environ 1,5 mètres de haut. Je doit sauter dans l'eau, heureusement peu profonde pour attraper mes flèches.

Une belle trainée de sang coule du terrier qui est enfoncé sous la berge derrière un petit arbre qui pousse dans l'eau.

Je me penche au ras de l'eau et aperçois mon ragondin dans le terrier, je tente de la ramener avec une flèche sans succès puis finis par rentrer mon bras dans le terrier. Le petit arbre me gène un peu mais je finis pas l'attraper et le sors du terrier pour le lancer sur la berge avant de récupérer mes flèches et de remonter non sans mal, en m'agrippant à la végétation, sur la berge. Je pars ensuite chez le président de la chasse ou je suis invité à manger une bonne côte de boeuf cuite au barbecue. Avant de rentrer, je pars faire un petit tour en voirture sur les secteurs du territoire que je n'ai pas encore chassé, histoire de me décider sur le secteur que je vais chasser ce soir.

 

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Alex

Sortie du soir :

Après un bon repas et une bonne sieste, je repars à la chasse. J'ai décidé de chasser sur un morceau de la commune de Gondrin rattaché à la société de chasse, sur une vallée, le long d'un petit ruisseau. Je me gare près d'un hameau de maisons en pierre à l'ombre d'un gros noyer puis je descends en suivant la route pour rejoindre le bord du ruisseau. Arrivé au ruisseau, je commence à le suivre par la bande enherbée qui le sépare d'un champ de blé. La bande enherbée s'interrompant un peu plus loin, je m'avance un peu dans le blé pour rejoindre le premier passage de tracteur et le suis tranquillement mais le secteur est calme. J'arrive au bord d'une grande haie qui sépare le blé d'un semé de tournesol clairsemé. Je la traverse et rejoins le bord du ruisseau pour le longer.

Au loin, le tournesol fait place à un nouveau champ de blé. Les 2 cultures sont séparées par un chemin de terre qui remonte vers la route qui suit la crête. Une tache sombre attire mon attention en bordure du champ de blé à environ 40 mètres du bord du ruisseau. A mesure que je me rapproche, il me semble identifier un ragondin. Mon impression se confirme rapidement alors que j'arrive près du chemin de terre. C'est un gros ragondin qui broute le blé, debout sur ses pattes arrières juste en face d'une longue mare située coté tournesol et dont le trop plein se déverse sur le chemin de terre.

Je m'approche doucement en longeant le blé. En avançant, j'aperçois une tête qui dépasse du blé en haut du champ. C'est une chevrette, je décide de continuer mon approche et elle me repère rapidement pour fuir à grand bons. Pas à pas, j'arrive à 6 ou 7 mètres du ragondin. J'arme doucement et prends la visée mais le ragondin est parciellement caché par le blé. Je décoche un peu au jugé mais manque le ragondin qui démarre et se précipite vers la mare. Il s'arrête juste avant la mare et se retourne pour identifier son agresseur, j'en profite pour réencocher rapidement. Je réarme et prends la visée mais le ragondin m'a repéré et s'apprête à demarrer. Je décoche rapidement mais touche le ragondin trop bas. Il se jette à la mare, je l'entends se débattre dans l'eau sans le voir à cause de ma position basse en dessous de la mare et de la végétation haute qui borde le petit plan d'eau.

Je récupère ma seconde flèche fichée au sol et la réencoche puis pars voir si je retrouve mon ragondin mais il a disparu. Je longe la berge de gauche plus accessible, le ragondin a déposé une belle tache de sang bien rouge sur une grosse pierre blanche au niveau du déversoir. Il me semble voir un remous sous une grosse touffe de joncs contre la berge opposée mais l'eau se calme. Je décide de faire le tour de la mare. J'avance doucement dans les hautes herbes mais rien ne bouge. Je reviens par la berge opposée. En arrivant au niveau des joncs, un démarrage se fait entendre et agite l'eau. Une trainée de bulles se dessine en direction du fond de la mare. Je fais vite demi-tour pour me poster contre un gros frêne et me prépare mais un gros remous et le bruit d'un ragondin qui rentre au terrier se fait entendre juste sur ma droite. J'attends un moment mais le ragondin ne ressortira pas, je l'ai perdu.

Je pars chercher ma seconde flèche puis redescends pour recommencer à longer le ruisseau, sur la bande enherbé qui le sépare du blé. J'avance doucement quand il me semble apercevoir quelque chose qui vient de disparaître à la surface du blé à environ 60 mètres.

Je me fige et observe quand les bois d'un brocard refont surface. Je lui laisse rebaisser la tête puis commence mon approche rapide. Très vite, un petit virage sortant du ruisseau cache mon approche sur 20 mètres, j'en profite pour gagner rapidement du terrain. Je finis mon approche doucement en suivant la haie qui borde le ruisseau et en m'arrêtant à chaque fois que le chevreuil relève la tête. Je parviens ainsi à environ 15 mètres du brocard qui semble vouloir venir vers moi. Je décide donc de me positionner à genoux au bord du champ de blé. Je me poste juste en face de la roue gauche d'un passage de tracteur qui remonte vers la route de crête. J'accroche mon décocheur et me baisse au maximum pour ne pas être repéré quand le brocard relève la tête en avançant.

Il arrive tranquillement par ma gauche, par un passage de tracteur qui longe le bord du champ et rejoint le passage en face duquel je suis posté. S'il continue sur cette voie, il va déboucher à découvert sur le passage qui remonte à environ 10 mètres de moi. Pas à pas, il arrive mais, à 3 mètres du passage, il commence à biaiser pour remonter un peu. J'arme mon arc, le brocard sort au pas dans le passage de 3/4 arrière à environ 12 mètres. J'aligne ma visée et décoche. Mon encoche lumineuse rouge très visible me permet de suivre la trajectoire de ma flèche du regard. Elle passe juste sous le poitrail du brocard. Surpris, il démarre en trombe. C'était trop facile, comment j'ai pu louper une telle occasion ? Le chevreuil s'arrête vite à environ 20 mètres et commence à revenir vers la bande enherbée se présentant ainsi plein travers. Il cherche la provenance du dérangement et observe le blé. Je suis baissé derrière le blé. Seul 5 centimètres sous la ligne du dos dépassent des céréales. Je réencoche rapidement et le laisse se rapprocher doucement mais il finit par se retourner comme pour remonter vers la crête. Je n'aurais pas d'autre chance. J'arme et vise rapidement alors qu'il vient de s'arrêter à un peu plus de 20 mètres. Je vise et décoche.

Cette fois, je ne vois pas bien la trajectoire de ma flèche mais entends l'impact. Le chevreuil se met à ruer en tournant sur lui même puis démarre et débouche sur la bande enherbée qui longe le ruisseau dans le virage à 90 ° du cours d'eau, à 40 mètres sur ma droite. Je réencoche rapidement et reste immobile. L'animal longe le bord du ruisseau encaissé d'environ 2 mètres sans hoser le traverser. Il hésite ainsi un instant, ce qui me fait penser qu'il n'est vraiment pas au mieux de sa forme. Il finit par descendre dans le ruisseau où je le perds de vue.

Je me lève brusquement et pars au pas de course pour ralentir à environ 15 mètres du ruisseau et commence une approche lente et silencieuse. J'entends les bruits de pas du chevreuil qui fait des va et vient sur le gravier au fond du ruisseau. Je me rapproche doucement quand il commence à s'éloigner. Je suis le bruit et me prépare, je suis presque au bord du cours d'eau et le bruit est tout proche quand mon brocard monte péniblement la berge abrupte opposée et s'arrête à 7 ou 8 mètres de 3/4 arrière pour reprendre son souffle. J'arme, vise rapidement et décoche un impact sourd et cassant retentit, le brocard démarre et je le perds vite de vue derrière les arbres qui bordent le cours d'eau.

Je pars chercher un moment mes 2 flèches pour laisser le temps à l'hémoragie de se faire mais impossible de les retrouver dans le blé épais malgré mes encoches lumineuses. Je décide de laisser tomber et de partir chercher mon chevreuil. Je trouve rapidement du sang sur la bande enherbée

puis le suis jusqu'à l'endroit où le chevreuil est rentré dans le ruisseau.

Je descends dans le cours d'eau et suis le sang parfois visible au sec sur les graviers du lit du cours d'eau puis remonte sur la berge opposée. Je ne trouve pas tout de suite le sang et décide d'aller chercher ma flèche que je retrouve fichée au sol un peu plus loin dans le pré. Mes vannes blanches sont maintenant rougies par le sang.

Je récupère ma flèche et la mets au carquois puis reviens au bord du ruisseau ou je trouve l'endroit du tir. Un amas de gouttes de sang indique que l'animal est resté un instant à cet endroit.

La bordure du ruisseau a été piétinée par les vaches qui ont mis par endroit le sol à nu. Je commence à suivre la piste qui est d'abord peu marquée.

Petit à petit les gouttes deviennent plus grosses et plus faciles à suivre.

Elle s'interrompt un instant mais la trace de mon brocard dans une vielle bouse me remet sur la voie.

La piste longe le bord du cours d'eau puis continue tout droit alors que le cours d'eau tourne pour rentrer dans une petite bande assez claire de buissons et d'arbustes.

Le sang bifurque à droite et sort de la bande boisée et je tombe sur mon brocard mort sur le flanc. De l'écume rouge claire, signe d'un poumon touché, sort du trou de sortie de ma flèche.

L'entrée se trouve juste devant le cuissot et un plis d'intestin est ressorti et colmate le trou d'entrée. Ma seconde flèche lui avait entaillé les muscles du dos juste avant le bassin et avait légèrement touché les vertèbres.

Après une petite séance de photos, j'attache les 4 pattes de mon chevreuil et le porte par cette ance ainsi formée pour rentrer à la voiture. Je traverse le ruisseau puis attaque de redescendre le long du ruisseau. La luminositée baisse doucement.

J'arrive à la route et pose mon chevreuil dans le passage de tracteur pour aller chercher ma voiture car il est lour et je commence à fatiguer. Alors que je remonte tranquillement vers mon véhicule, un blaireau travserse tranquillement la route à environ 30 mètres devant moi pour rentrer dans le champ de blé sur ma droite. Ma voiture récupérée je retourne chercher mon chevreuil avant de rentrer chez moi.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Alex

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 00:00

Ce soir j'ai décidé de retourner chasser sur Justian. Jean Pascal, de passage dans le Sud Ouest va venir chasser avec moi, il arrive vers 19 heures chez moi et le temps qu'il se change nous partons et arrivons sur place vers 20 heures. Je me gare près du village de Roques, au bord du chemin de terre qui rejoint Justian en prenant bien soin de me garer à l'ombre car Hémo va rester dans la voiture et il fait encore très chaud.

Nous nous préparons rapidement puis nous partons en longeant une petite bande boisée sur notre gauche et un grand champ de blé sur notre droite. le terrain monte doucement vers le sommet du coteau. Un peu plus loin, le blé fait place à une vigne et une haie prolonge le bois pour nous séparer d'un semé de tournesol très en retard. Au bout de la vigne, la haie bifurque à 90 ° pour suivre la crête du coteau. Nous la longeons jusqu'à ce qu'elle s'interrompe puis quittons la vigne pour prendre à gauche à travers un semé se soja, vers un très grand champ de blé encore bien vert.

Nous nous dirigeons vers un petit bosquet qui s'avance dans la culture quand Jean Pascal reçoit un appel. J'attends qu'il finisse avec son téléphone mais il me dit de continuer et qu'il me rattrapera. Je le laisse donc au milieu du semé et me dirige tranquillement vers l'angle du bosquet quand il me semble apercevoir une tête de chevreuil dans le blé à environ 50 mètres mais je l'ai perdu de vue. Je me fige et attends un court instant. La tête du chevreuil réapparaît au dessus des céréales. Je l'observe pensant d'abord à une chevrette mais alors que la tête se tourne plein travers, j'aperçois quelque chose de blanc entre les oreilles et finit par identifier un petit brocard.

Je décide de tenter l'approche, un petit bout de haie d'environ 10 mètres prolonge le bois à la limite du semé de soja et du blé. Je m'avance doucement vers le bout de cette haie pour observer le brocard. Je suis au coin de la haie quand, tout à coup, le brocard se fige et regarde vers le soja plus à ma gauche. Je me retourne et aperçois Jean Pascal qui arrive au milieu du champ tranquillement, il n'a pas compris que j'avais entamé une approche et je lui fais rapidement signe que j'ai repéré un chevreuil. Il se fige, met sa cagoule et se baisse doucement.

Le brocard reste un moment à regarder dans sa direction puis replonge sa tête dans le blé. Je passe doucement la haie et rejoins une bande enherbée bien verte entre le bosquet et le blé. Je commence mon approche voûté au maximum et m'arrête à chaque fois que le brocard lève la tête. Le sol et l'herbe verte sont assez silencieux et le chevreuil ne m'a, pour le moment, pas repéré alors que j'arrive à environ 30 mètres de lui. Le blé est assez bas et il progresse dans un passage de tracteur qui longe la bande enherbée à 5 mètres environ dans la culture et vient vers moi. C'est un petit 6 ou un 4 pointes qui ne dépasse guère des oreilles. La faible hauteur des céréales me permet de voir le haut de son corps. Je me baisse doucement et me positionne à genoux pour poursuivre l'approche.

Il se rapproche très doucement en broutant, je tente de me rapprocher, j'avance sur les genoux mais je suis du coup beaucoup plus bruyant car l'herbe frotte sur mon pentalon et le brocard commence à lever la tête et à regarder vers moi à chacun de mes mouvements. Je dois alors me figer un instant, comptant sur l'écran végétal du bosquet derrière moi et ma temue camo pour ne pas être identifié. Je progresse ainsi doucement et finits par arriver à environ 18 mètres de l'animal qui se présente de 3/4 face. Cette position et la distance ne m'encouragent pas à tenter une flèche. Je decide de tenter de m'approcher encore d'avantage mais le brocard se retourne doucement et commence à s'éloigner en broutant tranquillement.

Je tente de me rapprocher encore un peu puis arme mon arc, le brocard qui était de 3/4 arrière bifurque maintenant et commence à traverser tranquillement la bande de blé entre le passage de tracteur et la bande enherbée. Il est à 20 mètres environ. Je le suis dans mon viseur et décoche alors qu'il semble vouloir marquer un temps d'arrêt mais il repart aussitôt et ma flèche arrive trop en arrière, le tochant au niveau de l'arrière du cuissot avec un bruit d'impact très sourd. Le brocard démarre et rentre dans le petit bosquet. J'arrive à le suivre du regard pendant un très court instant au travers des branchages puis il disparaît et le calme s'installe.

Je me redresse et regarde derrière moi, je ne vois pas Jean Pascal. Je commence à me diriger vers le lieu du tir sans trouver ni sang ni flèche. Je prends donc la direction de fuite jusqu'à l'entrée du bois mais toujours rien. Je contrôle au cas où toutes les entrées sur 20 mètres en bordure du bosquet sans succès. Je pars donc chercher à nouveau ma flèche. Jean Pascal me rejoint et je lui explique que je suis presque sûr d'avoir fait une atteinte musculaire. Je finis par retrouver ma flèche plantée au sol, près de la zone du tir, dans le blé. Elle est très peu marquée, très peu de sang mais des minuscules bouts de chair sur le tube et l'empennage. Mon impression était bonne, j'ai fait une atteinte musculaire et mes chances de retrouver l'animal sont quasi nulles.

Je laisse mon arc à Jean Pascal et rentre dans le bois par l'entrée supposée du brocard et trouve rapidement une première trace de sang sur le lierre qui tapisse le sous bois,

rapidement suivie par d'autres.

Je ressors chercher mon arc et annonce le sang à Jean Pascal. Nous commençons à le suivre, la piste est assez fafile à suivre et a tendence à s'intensifier.

La piste descend presque au plus droit vers le bas du bosquet, la descente avant le blé est bien mauquée.

Elle ressort ensuite dans le blé.

Le sang marque assez haut sur les épis de blé

puis 2 ronds de gouttes nous indique que le chevreuil a marqué une pause.

La piste rentre ensuite dans le blé et biaise vers une grosse haie qui longe un ru pour rejoindre à 200 mètres environ, sur notre gauche, un autre bosquet.

Nous suivons le sang peu abondant qui rejoint le bord de la haie puis la longeons un moment avant de bifurquer brutalement à gauche pour remonter vers les vignes au sommet du coteau. Cela fait environ 200 mètres que nous suivons le brocard. La distance s'accumule alors que nous avons fait environ 100 mètres dans la culture plus ou moins facilement car le sang n'est pas très abondant. Le chevreuil suit souvent un sillon mais en change parfois nous mettant en défaut un instant. Le champ est ponctué d'îlots plus ou moins importants d'avoine sauvage. 

Arrivés au milieu du champ, Jean Pascal me signale du mouvement devant nous. Occupé à regarder le sang juste devant moi, je n'avais pas remarqué qu'un animal se débinait devant nous. Le blé bouge mais rien ne dépasse et je pense imédiatement à un blaireau car il sont nombreux dans le secteur et cette façon d'avancer en s'arrêtant régulièrement est typique de l'espèce. Je reprends ma recherche mais rapidement Jean Pascal m'annonce qu'il a vu le bocard. Je lève les yeux et l'aperçois qui se débine devant nous, il semble boîter mais ne se retourne jamais vers nous pour nous observer malgré ses nombreux arrêts.

Je le laisse sortir du blé, au bord de la vigne où je le perds rapidement de vue puis presse le pas pour remonter vers lui et gagner ainsi un peu de terrain. Je dérange un blaireau, le blé s'agite, il file, sans que nous puissions le voir et en s'arrêtant régulièrement, vers les terriers dans un petit bosquet à ma droite. Jean Pascal se décale vers le bosquet pour tenter de l'apercevoir au passage mais il a disparu, le blé ne bouge plus. Pendant ce temps, je continue à monter et retombe sur le sang avant de sortir du blé. La sortie des céréales est bien marquée mais le sang s'interrompt au bout de moins de 10 mètres sur la bande enherbée qui entoure la vigne.

Nous cherchons un bon moment sans succès puis je retrouve du sang au depart d'un rang de vigne mais impossible de trouver la suite de la piste. Je décide de laisser tomber et de revenir tout à l'heure avec Hémo. Nous redescendons à travers blé vers la haie que nous longions tout à l'heure puis traversons le petit ruisseau par un passage busé et remontons, entre un grand champ de blé et un semé de maïs, par un chemin de terre, vers un petit hameau au sommet du coteau. Je surveille le blé mais ne vois pas de chevreuil.

Je suis dégouté car je sais déjà que mon chevreuil est perdu, j'espère juste qu'il va s'en sortir. Arrivés au sommet du coteau nous redescendons au bord d'un colza semence dont les passages de mâles ont été broyés. Je surveille les blés tout au tour mais toujours rien. Nous arrivons au bord d'un autre petit ruisseau et le longeons pour retomber sur le chemin de terre. Jean Pascal, occupé avec son téléphone se laisse un peu distancer et j'arrive sur le chemin un peu avant lui. Je me cale au bout d'une haie perpendiculaire au chemin et qui sépare 2 champs de blé.

Un gros tas de bois a été entreposé prés du chemin au bout de la haie, je m'avance un peu pour dépasser ce tas de bois quand j'aperçois du mouvement dans une touffe d'herbes hautes à environ 40 mètres contre la haie. je me fige et observe un instant. C'est un chevreuil au gagnage, il me semble reconnaître un chevrette. Je signale sa présence à Jean Pascal puis tente d'attirer son attention en l'aboyant mais le chevreuil ne réagit pas malgré plusieurs appels.

Je décide de tenter l'approche sans trop prendre de précautions pensant toujours qu'il s'agit d'une chevrette. J'avance rapidement et arrive sans difficulté à moins de 10 mètres de l'animal. J'attrape mon appareil photo et continue mon approche mais alors que je ne suis plus qu'à 8 mètres environ et que je m'apprête à prendre une photo, j'aperçois des petits bois entre les oreilles. C'est un brocard. Je range rapidement mon appareil photo, encoche une flèche et m'avance encore de quelques pas vers ce brocard complètement inconcient du danger.

Je suis à 6 mètres, il est de cul mais avec son poitrail tourné à près de 90° du reste de son corps. J'arme et vise derrière l'épaule. Ma flèche part et frappe le brocard avec un bon bruit sourd suivit d'un bruit de bois. Le brocard démarre en trombe en longeant la haie mais donne vite des signes de fatigue. Ses pattes ne le tiennent déjà plus et s'affaissent sous son poids. A environ 30 mètres, il bifurque brusquement vers la haie et disparait. Sûr de mon atteinte, je pars rapidement contrôler mon tir et retrouve ma flèche fichée dans une grosse branche et couverte de sang.

Je casse le trocard de la lame en essayant de la dégager et remets ma flèche au carquois.

Jean Pascal me rejoint et nous commençons la recherche, le sang n'est curieusement pas très abondant sur le départ mais la piste s'intencifie rapidement. La végétation est couverte de sang frotté

et de grosses gouttes jonchent le sol.

Nous retrouvons mon chevreuil mort sur le ventre dans le creu qui longe la haie.

La flèche a entaillé tout le flanc jusqu'aux côtes avant de rentrer derrière l'épaule pour ressortir devant l'épaule opposée en traversant le haut du coeur.

J'appose le bracelet puis ramène mon chevreuil sur le tas de bois où nous le laissons pour refaire un petit tour de repérage dans le colza avant de revenir le chercher et de retourner à la voiture. Jean Pascal porte mon arc et j'ai chargé mon brocard sur mes épaules.

Nous prenons la voiture pour nous garer près du semé de soja, Jean Pascal va m'attendre à la voiture pour dormir un peu car il est creuvé et je pars avec Hémo pour tenter une nouvelle recherche. Nous débutons contre la haie en contrebas et Hémo prends vite le sang mais il avance trop vite et rate la remontée dans le blé puis finit par la prendre et commencer à tirer sur sa longe en donnant de la voix mais il va perdre la piste au même endroit que moi dans la vigne. Je fais avec lui le tour de la vigne pour tenter de recouper la direction de fuite mais sans succés, nous rentrons.

Cette saison commence mal, je ne pense pas que ma flèche soit mortelle mais ce soir un chevreuil blessé va passer une mauvaise nuit à cause de mon erreur de tir.

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

Alex

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 17:16

Ce matin, je pars pour Justian où je vais faire mon ouverture du chevreuil en tir d'été. Je n'ai pas fait de repérage et cette première sortie sera l'occasion de juger un peu la population d'animaux. J'arrive sur place vers 6 heures, Je me gare près d'un ancien moulin, au bord de l'Osse. J'attrape mon arc, ferme le scratch de mon décocheur et enfile ma cagoule puis pars par un chemin de terre qui longe un bosquet sur ma gauche et une bande boisée bordant l'Osse sur ma droite. Les fortes pluies de ses derniers jours ont laissé de grosses quantités d'eau dans les ornières du chemin.

Un peu plus loin, le bosquet de gauche laisse place à une grande friche qui a été broyée il n'y a pas très longtemps. Rien ne bouge. Je poursuis, le chemin bifurque à 90 ° pour rentrer dans un grand bois qui borde l'Osse. Le paysage s'ouvre à nouveau un peu plus loin sur une pente en friche à gauche et un grand pré non fauché à droite qui borde l'Osse. Une grosse haie borde la droite du chemin et me cache partiellement ce grand pré. J'avance jusqu'à un passage dans la haie qui donne sur ce pré. Rien en vue, je tente quelques aboiements mais rien ne vient.

Les premiers moustiques commencent à m'assaillir et je décide de ne pas perdre plus de temps, je fais demi-tour pour revenir dans le virage à angle droit du chemin que je quitte pour remonter dans la friche en longeant le bois. Toujours pas de chevreuil. Une fois le bois passé, j'ai de la vue sur plusieurs centaines de mètres car la friche est broyée et le champ qui suit a été semé il n'y a pas très longtemps. J'ai juste un creux dans le terrain à 50 mètres environ où je ne peux pas voir si un chevreuil s'y trouve. J'avance donc doucement à découvert, à mi pente, en tuant les moustiques qui me harcellent, entre une grosse haie au dessus de moi et le grand bois qui débute au bas de la pente et remonte sur le penchant opposé.

Rien dans le creux, je regarde au loin vers un bout de haie très épaisse situé au milieu du champ travaillé. Un morceau de champ a été laissé en friche tout autour. Pas de chevreuil en vue, je biaise pour rejoindre le bout de la haie au dessus de moi puis pour remonter à travers le champ semé vers la route de crête. Quelques coups de nez frais sillonnent le champ. En arrivant à la route, j'aperçois un chevreuil au gagnage derrière le gros morceau de haie, en bordure du morceau de friche qui remonte vers le bois.

Je suis à découvert et le champ de féveroles de l'autre côté de la route et impraticable. Je tente d'avancer en longeant la route et en m'arrêtant à chaque fois que le chevreuil lève la tête.

Il est à plus de 200 mètres mais il me semble qu'il regarde régulièrement derrière lui. Alors que je suis arrêté sur la bordure gauche de la route contre les fèveroles et que je l'observe, un mouvement attire mon regard. Le vent est dans mon dos et je ne pourrais approcher mon chevreuil que par le haut du champ. Un animal vient de sortir du coin d'un renfoncement du grand bois à environ 300 mètres en contrebas. Je pense d'abord à un lièvre, l'animal avance rapidement de face par tranches de plusieurs dizaines de mètres et s'arrête puis repars. Il zigzague un peu puis bifurque plein travers et prend la direction du bout le plus éloigné du gros bout de haie au milieu du champ. C'est alors que je me rends compte qu'il s'agit d'un brocard et qu'il semble avoir de la masse entre les oreilles.

Je ne suis pas sûr du sexe de l'autre chevreuil mais décide tout de même de tenter de l'approcher. Je profite du fait qu'il regarde vers le brocard pour avancer assez rapidement sur la route et passe à couvert derrière un bout de haie qui longe la droite de la route et rejoint le bois qui borde le champ. Je trouve un passage un peu plus loin et remonte le talus de la route pour arriver vers le coin du bois et de la haie. Le chevreuil en contrebas a commencé à remonter vers le bois et voyant que je ne pourrai pas avancer dans le bois sans faire de bruit, je décide de ressortir au coin du champ. La pente très raide rend la manœuvre peu discrète et le chevreuil, bien qu'à 150 mètres environ, rentre au bois au trot.

Je surveille le bout de haie mais ne vois pas le chevreuil, le vent vient de ma droite. Je décide de tenter de m'approcher jusqu'au bout du gros bout de haie pour tenter une approche en espérant que le brocard soit resté derrière. Je descends donc rapidement quand j'aperçois un grand brocard à environ 100 mètres qui revient vers l'angle du bois au départ du renfoncement. Le creux du terrain me le cachait et je suis maintenant à découvert. Il ne m'a pas vu, j'en profite pour reculer rapidement pour me cacher à nouveau en profitant du relief. Je perds ainsi le brocard de vue.

Le vent n'est pas très bon mais je décide de tenter le tout pour le tout. Je fais une grande boucle dans le champ pour rester cacher puis m'avance doucement pour tenter d'apercevoir le brocard.

J'aperçois juste sa tête qui se baisse, je recule à nouveau et finis ma boucle pour arriver derrière la haie sous laquelle je progressais tout à l'heure. Je la longe très lentement pour aller me poster près du bout de cette dernière. Le brocard est à 80 mètres environ en contrebas près du bois. Il broute les jeunes pousses dans le semé. Sa robe est roux clair, ses bois très sombres semblent porter 6 pointes et être bien réguliers, son front et son museau sont bien gris, il est magnifique. C'est certainement le beau brocard qui se joue de moi sur ce secteur chaque année. Je me poste contre la haie sous des branches basses, j'ai de bonnes fenêtres de tir. Le poste me semble très bon mais le vent est dans mon dos, il semble pour le moment remonter légèrement vers la crête.

Le brocard avance de quelques pas, ses sabots sont encombrés par de gros amas de terre collante qui lui donne une démarche curieuse. Il s'arrête et se remet à manger. Il avance ainsi en faisant des pauses alimentaires sur environ 20 ou 30 mètres puis se décide à avancer et commence à monter vers moi puis biaise comme pour passer sous la haie, biaise à nouveau pour monter vers moi, il avance au pas, tranquillement. Il biaise à nouveau comme pour passer sous la haie puis se ravise et monte d'un pas décidé pour venir droit sur moi mais, alors qu'il n'est plus qu'à 40 mètres, il stoppe net et commence à venter. Le vent a légèrement tourné et descend droit sur lui. Il jette un rapide coup d'œil autour de lui puis file vers le bois en aboyant.

Je m'éclipse à couvert de la haie et rejoins la route alors que le brocard aboie toujours dans le bois en s'éloignant. J'arrive à la route et longe les fèveroles jusqu'à la bordure du bois qui descend vers le fond de la combe de gauche. Je quitte alors la route et commence à avancer doucement entre les fèveroles et le bois.

En contrebas, un semé de tournesol couvre le penchant opposé et remonte vers la route de crête et un bosquet sur la gauche du bois, en prolongement du bois c'est un champ de blé qui remonte vers la route. Pas de chevreuil en vue. J'arrive au coin du bois et jette un coup d'oeil sur le blé sans rien voir. Je commence donc à remonter tranquillement vers la route de crête par un passage de traceur tout en observant la surface des céréales. La rosée du matin commence à tremper mon pantalon. J'arrive à la route sans rien voir.

Je jette un coup d'oeil sur le grand champ de blé qui couvre la combe en dessous de la route jusqu'à un bois qui longe la crête puis redescends dans la combe au bout d'environ 200 mètres sur ma gauche. 2 îlots boisés ponctuent ce champ de céréale sur ma gauche en alignement aproximatif de la descente du grand bois. Ne voyant rien, je commence à descendre le talus abrupt du champ pour rejoindre la route quand un chevreuil démarre sous la route en aboyant. C'est une chevrette elle stoppe un peu plus loin quand un brocard surgit du blé à environ 150 mètres et fonce droit vers elle en lui répondant. Je me fige et cherche le moyen d'approcher mais je suis à découvert, de plus sur un point haut et je dois déjouer l'attention de 2 animaux. C'est mission impossible.

Je me baisse au maximun et rejoins la route puis la traverse voûté pour m'agenouiller dans les hautes herbes au bord du blé. Je commence à aboyer. Le brocard me répond. La chevrette, à 60 mètres sur ma droite, regarde dans tous les sens mais ne bouge pas. Le brocard descend doucement à sa rencontre toujours en aboyant mais il est méfiant et regard vers moi. Je tente d'avancer à genoux en aboyant mais la chevrette finit par démarrer. elle arrive au fond de la combe puis commence à remonter quand le brocard se lance à sa poursuite. Tout 2 rentrent et sortent d'une bande d'avoine sauvage très haute qui pousse au milieu de la culture puis disparaissent dans l'épaisse végétation. La chevrette en ressort rapidement puis y rentre à nouveau et plus rien ne bouge pendant un bon moment.

Je tente de m'approcher d'avantage mais le brocard démarre et remonte en aboyant vers le bois. J'en profite pour me redresser et courrir vers un passage de tracteur à 20 mètres en contrebas où je m'agenouille à nouveau. Le brocard s'arrête et regarde derrière lui pour me chercher mais n'arrive pas à me voir. Il repart tout de même en aboyant et passe derrière une bosse du champ après avoir marqué un temp d'arrêt au sommet. J'en profite pour me relever et partir en longeant le passage de tracteur qui tourne autour du champ. La chevrette n'a pas bougé. Je rejoins ainsi le bout du grand bois pour le longer doucement à bon vent, espérant recouper le brocard.

J'arrive ainsi au coin du bois sans avoir vu d'animaux en m'arrêtant régulièrement pour observer et commence à redescendre toujour en longeant le bois par le passage de tracteur. Je m'arrête à environ 30 mètres plus loin pour observer quand je me rends compte que je suis à quelques mètres d'un jeune 4 pointes. Seule sa tête dépasse du blé. Surpris, il ne sais pas quoi faire. J'arme mon arc, il démarre et s'éloigne au galop puis biaise à 90 ° pour remonter vers la bordure du bois en crête du champ. Je l'aboie plusieurs fois et le suis dans mon viseur mais il ne s'arrêtera pas. Je désarme. Pendant ce temps une belle chevrette arrive au galop, par ma gauche, dans le blè, à environ 100 mètres pour rentrer dans un des îlots boisés devant moi. Je continue à longer le bois et ressors du blé dans un semé de tournesol. J'avance sur la crête du champ et rejoins une vigne que je longe un moment puis retombe sur un champ semé.

J'avance à découvert vers un champ de blé un peu plus loin quand j'aperçois, à environ 200 mètres, une chevreuil arrêté plein travers contre un bout de haie qui borde le blé sur 50 mètres environ. Je suis à découvert, il ne m'a pas vu. Jessaie de m'éloigner rapidement sur ma droite pour profiter du léger relief du champ pour me cacher mais juste avant de perdre le chevreuil de vue, je me rends compte qu'il regarde vers moi. Il est à environ 350 mètres quand je le perds de vue. J'avance ensuite rapidement vers le blé tout en surveillant la haie. J'avance maintenant voûté car le relief diminue. J'aperçois furtivement, en rentrant dans le blé, le chevreuil qui semble regarder vers où j'étais tout à l'heure. Je rejoins le premier passage de tracteur paralèlle à la haie puis le suis rapidement pour arriver à 30 mètres de la haie.

Le chevreuil ne doit être plus qu'à 60 mètres. Je biaise doucement vers le bout de la haie à traverser blé en écartant les céréales du bout du pied avant de le poser pour faire le moins de bruit possible. J'arrive ainsi au bout de la haie et commence à la longer tout doucement. J'aperçois rapidement le museau du chevreuil qui regarde à 90° de la haie. Je ne vois pas le haut de la tête et ne peut pas encore l'identifier. Il est à 40 mètres environ. J'avance très doucement bien collé à la haie et tente de me pencher doucement de temps en temps. Il me semble qu'il s'agit d'une chevrette. Je continue à avancer et sort mon appareil photo. Elle n'est plus qu'à 30 mètres. Je la prends en photo en me penchant doucement puis reprends ma progression très lente. J'arrive ainsi à 20 mètres et reprends une photo.

Je reprends ma progression. A environ 15, mètres la chevrette tourne à tête vers moi et me fixe. Nous restons ainsi plusieurs secondes puis je commence à avancer doucement vers elle ce qui finit par provoquer sa fuite à environ 10 mètres.

Elle disparait dans la haie qui sépare les cultures du pré en contrebas. Je repasse dans le blé et rattrape le passage de tracteur qui longe à environ 10 mètres de la haie. Le champ remonte à 90 mètres environ, à 90 ° puis retourne à droite à 90° en suivant la haie qui fait place à une bande boisée. Dans cet angle, j'aperçois un chevreuil qui regarde vers moi.

Je me décale rapidement vers le bord de la haie et perds ainsi le chevreuil de vue derrière le virage de la haie. Je suis ainsi hors de sa vue et progresse tranquillement quand j'aperçois une chevrette qui remonte par le passage de tracteur en suivant le bord du champ. Je me fige et l'observe puis la perds de vue dans le virage du passage de tracteur qui suit la forme du champ.

Le sol meuble et humide est silencieux. J'avance de plus en plus doucement en me rapprochant de l'angle de la bande boisée. En arrivant à l'angle, le chevreuil n'est plus là, j'avance trés doucement et l'aperçois juste à 4 mètres devant moi au travers des branchages. C'est une chevrette, elle regarde un instant vers moi puis se débine dans le bois en contrebas sur ma gauche. Je l'entends marcher un moment alors que je reprends ma progression lente. L'autre chevrette a disparu. Je rattrape le passage de tracteur et continue à avancer en bordure du champ. J'arrive ainsi à un chemin goudronné qui mène à une belle maison en pierre sur ma gauche. Je le traverse pour rentrer dans une autre parcelle de blé juste de l'autre coté.

Je rattrape à nouveau le passage de tracteur le plus à gauche du champ et avance tranquillement. En arrivant au bout du champ, dans une petite zone de blé couché, j'aperçois juste la pointe des oreilles, braquées sur moi, d'une chevrette à moins de 10 mètres, je la prends en photo puis continue mon approche tout doucement pour me figer à 5 mètres d'elle et la reprendre en photo.

J'avance à nouveau, cette fois, elle démarre et s'éloigne en bondissant au dessus du blé.

Je la perds rapidement de vue derrière une cassure du champ qui descend vers un champ d'avoine tout en long qui borde la route communale perpendiculaire au chemin goudronné que j'ai franchit tout à l'heure. Je suis maintenant le passage du tracteur qui descend vers le champ d'avoine et aperçois à nouveau la chevrette dans le fossé entre les 2 cultures. Sa tête dépasse bien des céréales, elle me fixe alors que je descends vers elle puis finit par fuir à travers l'avoine avant de disparaire dans cette culture.

Je rejoins la bordure de l'avoine et continue à suivre les roues de tracteur qui bifurquent à 90 ° à gauche. Au bout du blé, je tombe sur une petite mare étroite d'où décole un colvert. Je contourne le petit plan d'eau et rejoins une bande enherbée qui longe l'avoine jusqu'à la route qui bifurque à gauche un peu plus loin. Un lièvre est assis dans l'herbe à environ 80 mètres. Il me laisse un peu m'approcher puis détale en suivant la bande enherbée et saute la route pour rentrer dans une autre parcelle de blé de l'autre coté qui s'étend jusqu'à l'Osse.

Je rattrape la route et la suis en prenant vers ma droite. Je surveille le blé, rien dans la première parcelle, je passe une haie qui délimite une seconde parcelle. J'avance tranquillement quand à environ 90 mètres dans le blé, j'aperçois, en marchant tranquillement, une tache rousse. Je stoppe net et fais quelques pas en arrière, c'est un chevreuil au gagnage, sa tête est plongée dans la culture. Il est à environ 20 mètres de la haie. Je décide de tenter une approche à bon vent en longeant la haie. Je commence donc à rentrer dans la culture pour rejoindre le bord de la haie mais, malgré la distance, le chevreuil m'a entendu et redresse la tête. C'est une chevrette.

Je me fige, nous nous observons mutuellement. Je tente de l'appeler avec une herbe entre mes pouces mais elle finit par détaller à grands bons et passe la haie. Je reprends mon chemin et quitte la route dans le virage pour prendre un chemin de terre qui rejoint le village de Roques à quelques kilomètres.

Je passe une ferme sur la gauche, sur ma droite un grand semé de tournesol remonte doucement vers une friche boisée qui couvre la pente du coteau jusqu'à la crête. Un couple de perdreaux se débine devant moi puis s'envole pour aller se poser bien plus loin dans une champ de blé. Je longe le chemin de terre, les cultures, les prés non fauchées se succèdent dans ce paysage de bocage séparés par des haies qui morcellent les parcelles. Aucun chevreuil en vue mais les moustiques reviennent à la charge.

Je longe maintenant, sur ma droite, un grand champ de colza qui englobe une longe bande boisée d'environ 200 ou 300 mètres de long et de 40 à 50 mètres de large. Le blé sur ma gauche est parcouru de nombreuses coulées de sangliers qui semblent venir du colza. Ils doivent être sur le secteur. En arrivant au bout de la bande boisée, j'aperçois sur ma droite, à environ 40 mètres, une chevrette dans une trouée du colza.

Un chemin de terre remonte dans la culture vers la crête et passe à 15 mètres environ du chevreuil. Je décide de tenter l'approche. J'avance doucement vers la bordure du colza mais la chevrette regarde vers moi. Au bout d'un moment, elle baisse sa garde et j'en profite pour me baisser et avancer contre le colza où je me redresse pour l'oberserver. Inquiète, elle se débine et rentre dans le colza. Je me retourne pour revenir vers le chemin de terre et aperçois une chevrette qui fuit au grand galop dans le blé sous le chemin. A environ 100 mètres, elle biaise vers le chemin et le traverse pour rentrer dans le colza.

Je reprends le chemin et le longe un moment pour arriver à 2 petits lac sur ma gauche. Le temps qui était pour l'instant nuageux, change brusquement. Un grand soleil brulant se lève. Je décide de faire demi-tour. Sur le retour, je décide de longer l'Osse qui biaise pour s'éloigner du chemin. Je passe ainsi à travers les cultures et les prés non fauchés puis reviens doucement vers la route. Je n'ai pas vu de chevreuil mais quelques arbrissots frottés le long d'une haie signalent la présence d'un brocard.

Je rentre par la route en surveillant les parcelles des 2 cotés de la voirie, rien en vue, puis je récupère ma voiture où m'attend Hémo. Je pars chercher mes 5 bracelets chez le président de la chasse avant de rentrer chez moi.

 

Alex

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 16:48

Ce matin, nous partons avec Christophe pour le lac où j'ai fléché 4 ragondins cette semaine, Manu nous rejoint sur place. Le jour se lève à peine, nous nous préparons. Christophe va partir sur la gauche vers les terriers, au niveau du bosquet qui borde le bout de lac. Manu va partir pour longer la berge de droite. Je décide d'attaquer en longeant la digue pour tenter de voir les ragondins qui la franchissent le matin pour rejoindre leurs terriers dans le ru en contrebas.

Je pars avec Christophe puis, au niveau du déversoir, je le quitte pour traverser sur une poutre en béton et commencer à longer la digue. De nombreux foulques agitent la surface du lac. L'herbe est très haute et couverte de rosée, je suis vite trempé jusqu'à mi cuisse. Vers le milieu de la digue, j'aperçois un premier gros ragondin à moins d'un mètre de la berge. Il est immobile sur l'eau. Je me décale doucement derrière la digue pour l'approcher à couvert mais il commence à s'éloigner de la berge. Il est à environ 15 mètres, j'arme vise et décoche alors qu'il s'éloigne. Manqué, mon encoche lumineuse rouge flotte à la surface. d'autres ragondins se mettent à l'eau un peu plus loin et semblent partir vers Manu.

Ne voulant pas perdre ma flèche, je la récupère avec mon lancer et la réencoche. 3 gros ragondins refont surface à 40 mètres environ et s'immobilisent. Je décide de rester immobile à les observer mais le temps passe et ils ne bougent pas. Au bout d'un moment, je décide de longer à nouveau la digue au cas où un ragondin aurait réussi à se caler contre sans que je le vois passer. Je reviens vers le déversoir tout en surveillant les ragondins sur le lac. Pas de ragondin contre le bord.

Je piétine un roncier au bord de l'eau au ras du déversoir quand un remous attire mon attention sous les arbres, contre la berge à ma gauche. Les branches basses couvrent la surface de l'eau et un ragondin si était caché. Il a plongé et remonte à environ 50 mètres pour s'éloigner en longeant la berge de gauche. Je repars me poster au milieu de la digue. Au bout d'un long moment, un ragondin commence à bouger puis plonge et remonte un peu plus loin pour se diriger vers le déversoir. Je passe derrière la digue pour l'approcher et avance rapidement vers le déversoir.

Il finit par s'arrêter à environ 30 mètres du déversoir et autant des arbres du départ de la berge de gauche. Il reste un moment immobile et semble surveiller les allentours puis il part se caler contre la berge sous les branches basses. Un gros remous trahit sa présence. Je me poste un moment près du déversoir mais il ne semble pas vouloir bouger. Je décide de tenter une approche. Je traverse le déversoir sur la poutre en béton puis m'approche doucement des arbres et tente de l'apercevoir au travers des branchages. Un petit remous m'indique sa présence. Je m'éloigne un peu du bord pour avancer sans être vu puis reviens sur lui.

J'avance doucement vers la berge et finis par apercevoir son museau. Je me décale très lentement et vois sa tête mais il y a trop de branches et je ne trouve pas de fenêtre de tir. Il finit par plonger. Je repars au pas de course vers le déversoir et le retraverse pour me poster au départ de la digue. Le ragondin refait surface au bout d'un long moment à 10 mètres de la berge devant les arbres mais à 20 mètres de mois. Il reste un moment immobile, j'hésite à le tirer et espère qu'il va se rapprocher mais je finis par armer mon arc et lui décocher une flèche qui le frole. Il plonge pour remonter bien plus loin. Il pars vers le bout du lac.

Je retraverse le déversoir et pars au pas de course à sa poursuite. Il plonge, je presse le pas pour tenter de le devancer mais aperçois Christophe qui revient vers moi. Je stoppe net et lui indique le ragondin puis reviens sur mes pas. Je repasse sur la digue et pars vers l'autre angle du lac où les ragondins se cachent parfois sous un enchevêtrement de pylônes EDF en béton. J'avance doucement quand j'aperçois l'arrière train d'un ragondin qui dépasse, dans l'eau, sous l'un des pylônes.

Il est à 4 mètres environ, je vise ce que je vois de l'animal et décoche. Le ragondin touché plonge en emportant ma flèche. Je vois distinctement le ragondin et ma flèche sous l'eau. Il se débat dans les branchages d'un peuplier tombé dans l'eau puis refait surface. Je lui décoche une seconde flèche, il plonge et part se caler dans les joncs de la berge. son arrère train dépasse encore avec ma flèche. Je m'approche et lui décoche une autre flèche et estimant sa position dans la végétation. Touché, il essaye d'avancer sans y parvenir.

Je m'avance et le saisit par la queue pour dégager mes flèche et l'achever. Je le pose sur la berge et récupère ma flèche restée dans les branches du peuplier tombé dans le lac. Pendant ce temps, le ragondin que j'ai laissé à Christophe a décidé de traverser le lac et Manu qui l'attendait poster en face vient de le flécher. Je pars à sa rencontre alors qu'il récupère sa prise et sa flèche. Christophe a lui aussi fléché un gros ragondin mais n'a pas pu récupérer sa flèche qui a dérivé vers notre côté du lac. Manu part la récupérer avec son lancer.

Je récupère son ragondin et le dépose avec le mien puis pars rejoindre Christophe. Nous dicutons un peu de la chasse en attendant Manu puis partons vers la voiture avec nos prises. 3 gros ragondins, un chacun, pas mal pour le premier lac. Nous partons pour un autre lac où j'ai vu un grand nombre de ragondins il y a quelques jours. Nous nous garons au bord de la route puis descendons à travers blé par un passage de tracteur. 2 colverts décolent. Manu et Christophe vont longer la berge de droite alors que je pars par la digue pour rejoindre la berge opposée.

Alors que j'arrive au bout de la digue, je vois Christophe et Manu qui s'agitent et prennent le pas de course. Manu décoche un peu plus loin alors que je presse moi aussi le pas pour aller me placer près d'un terrier vers le coin du lac. Le ragondin remonte à moins de 10 mètres de moi et vient vers la digue. J'essaie d'armer mon arc mais ma vieille blessure me rapelle à l'ordre. Une décharge électrique dans mon bras me coupe à moitié armement et ma corde revient à son point de départ en entraînant mon bras alors que le ragondin plonge et rentre au terrier.

Des carpes s'agitent contre la berge aux pieds de Manu et Christophe et dérangent un petit ragondin qui rentre au terrier. Les carpes viennent ensuite vers moi en se poursuivant contre la berge. C'est le moment du fraie. Je tente d'en viser une mais je n'arrive à aligner la tête. Je laisse tomber et pars vers la mare un peu plus haut. En arrivant près de la berge rien ne bouge. J'ai vu rentrer un petit ragondin dans un terrier sur ma droite à 15 mètres environ il y a quelques jours et supose donc qu'il doit y avoir une grosse femelle dans le secteur.

Je tente des cris de petits ragondins. Presque immédiatement, la tête d'un gros ragondin surgit du terrier. J'arme mon arc et prends rapidement la visée. Ma flèche vole droit et atteint le ragondin au cou, le clouant à l'entrée de son terrier. Il se débat furieusement et tente de se dégager pour renter au terrier. Je pars rapidement vers le terrier et décoche une seconde flèche au jugé sur le ragondin qui pédale sur le dos après avoir pivoté autour de la flèche. Il est immobilisé. Je le saisis par la queue et dégage mes flèches puis l'achève.

Je retourne vers le lac où Manu est entrain de récupérer sa flèche. Une fois récupérée, nous repartons aux voitures pour aller chasser sur Saint Arroman, le long du Sousson. Nous nous garons près d'un passage busé qui enjambe le ruisseau. Manu va remonter le ruisseau et nous allons le descendre, un de chaque côté du cours d'eau. Un couple de colverts décole alors que nous nous préparons. Je longe par la droite et Christophe par l'autre berge. 

Au bout d'un moment sans rien voir, il me semble voir un ragondin se débiner à environ 30 mètres devant nous. Je l'annonce à Christophe et nous partons en courant en nous décalant de la berge pour revenir sur le ragondin un peu plus loin. En me rapprochant, je me rends compte qu'il s'agit d'une cane et de ses canetons. Cette dernière vient se caler contre la berge, ses petits ont disparu. Elle décole au bout d'un moment alors que je la montre à Christophe.

Nous reprenons notre progression lente mais, malgré de nombreux indices de fréquentation, nous ne verons pas le moindre ragondin.  Au niveau d'un passage busé, je dis à Christophe de me rejoindre car la progression sur la berge opposée va se compliquer à cause de grands fossés très profonds et difficiles à franchir. En arrivant près du pont de la route de Masseube où nous avons prévu de faire demi tour, nous apercevons une trainée encore dégoulinante d'eau sur la berge opposée. Christophe fait le tour par le pont pour tenter de déloger un ragondin dans l'épaisse végétation du talus de la berge opposée mais sans succés. Il revient me rejoindre puis nous partons vers un lac plus haut dans le coteaux. Le niveau d'eau est très bas et nous ne voyons pas de ragondin.

Nous rentrons par un chemin de terre qui longe un grand bois. De nombreuses orchidées poussent au bord du chemin. Nous arrivons peu de temps avant Manu qui arrive avec 2 petits ragondins à la main. Il n'a pas vu d'autres ragondins et nous racompte un peu sa chasse. Nous prenons une petite photo souvenir avant de charger les ragondins que nous voulons garder.

 

Je décide de laisser les 2 miens près du ruisseau pour les renards

et c'est alors que je remarque un remous étrange à 20 mètres environ dans le ruisseau, contre la berge de droite.

L'eau se calme puis le remous reprend, je le montre à Manu puis pars chercher mon arc. Nous partons nous poster en face de remous. Une eau boueuse sort de sous la berge et trouble l'eau du ruisseau. J'en suis sûr, il s'agit d'un ragondin. Le remous s'intensifie et devient de plus en plus fréquent mais rien ne semble vouloir sortir. Je tente un cri de petit ragondin mais le remous s'interrompt et ne reprends plus. Nous attendons un peu mais le calme s'installe. Je décide d'aller voir de plus près s'il s'agit d'un terrier. Je m'avance dans l'eau et écarte les ronces qui recouvrent l'entrée du terrier. Je cherche sans succès une branche pour sonder le terrier.

Christophe part m'en chercher une et revient avec une espèce de petite poutre rectangulaire de 3 mètres de long. Je sonde le terrier et me rends compte qu'il ne fait pas un mètre de profondeur. J'insiste pensant trouver un départ de galerie quand je coince le ragondin contre le fond du terrier. Je le tiens par les pattes avant et le vois maintenant. Je demande à Manu de venir rapidement le tirer avant qu'il ne m'échappe. Sa première flèche passe juste dessous mais la seconde est bien placée dans le coffre. Je dégage le ragondin et le sors du terrier pour l'achever. Nous repartons faire une photo souvenir. Cette fois, nous rentrons.

Une belle matinée, 17 mai 2014

Alex

Published by Alex.bowhunter - dans RAGONDINS
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 13:52

Ce soir, je pars chasser autour de mon lac préféré sur Labéjan. Je me gare sous la digue vers 20 heures puis commence à longer le lac par la berge de gauche, le soleil bas sur l'horizon est éblouissant. IMGP0969.JPGJ'avance doucement en direction du bois qui borde cette berge au bout du lac. Plusieurs couples de foulques s'éloignent de la berge avec leurs petits en piallant pour que les oisillons suivent le mouvement. En arrivant près du bois, j'aperçois 2 jeunes ragondins qui se mettent à l'eau au pied d'un gros saule qui pousse dans l'eau près de la berge. Je n'ai pas de fenêtre de tir, je tente de me rapprocher mais ils plongent et se dirigent vers les terriers au bord du bois.

Je rentre donc dans le bois dans un passage au travers des ronces et reviens vers le bord de l'eau quand j'aperçois un animal qui plonge dans les branches d'un petit saule partiellement imergé. Je pense qu'il s'agit d'un ragondin et me rapproche de la berge pour me poster et attendre un peu prés du saule. IMGP0940.JPGRapidement des bulles remontent à la surface dans les branches de l'arbuste. Je me prépare à armer. Un jeune ragondin refait surface, il me tourne le dos, seule sa tête dépasse de l'eau. J'arme doucement vise son cou et décoche. ma flèche le frappe pile où je le voulais. Il est séché sur le coup. Ma flèche est remontée derrière le saule et sera difficile à attraper d'autant que j'ai oublié mon lancer à la voiture. Le ragondin est immobile à la surface de l'eau calé dans les branches.

IMGP0941En me décalant sur ma gauche, j'aperçois un remous à l'entrée d'un terrier. Je me rapproche doucement, l'eau boueuse à l'entrée de la gallerie ne trompe pas, un autre ragondin vient de rentrer à couvert. Ne trouvant pas de branche assez longue pour attraper ma flèche, je décide de partir chercher mon lancer et dérange à nouveau des familles de foulques revenues au bord. A mon retour, ma flèche a coulé.

Je trouve une longue branche mais pas assez longue pour récupérer ma prise, je dois donc m'avancer un peu dans l'eau jusqu'aux genoux pour récupérer mon ragondin. Plus loin, vers le bout du lac, j'aperçois du mouvement sous des petits saules qui poussent dans l'eau près de la berge opposée mais je n'arrive pas bien à identifier leur provenance. Je laisse mon ragondin à égouter sur un branche puis repars en chasse en longeant la berge dans le bois.

Une cane colvert et ses petits se débinent devant moi, la cane qui m'aperçois commence à me tourner autour en faisant semblant d'avoir une aile cassée alors que les petits se dispercent en piallant.  Je presse le pas pour distancer la cane qui me suit un moment en faisant un potin de tous les diables. Je dérange ainsi 2 ou 3 petits ragondins qui se mettent à l'eau et se débinent, je les suis en tentant de trouver un moment propice pour les flécher mais il finissent par disparaître sous la berge.

Je continue et rattrape le ruisseau que je longe un instant avant de ressortir du bois pour avancer en bordure d'un blé et rattraper le passage busé qui traverse le ruisseau, je reviens ensuite vers le lac. Je dérange des foulques sous les petits saules, ce sont eux que je voyais d'en face. J'avance dans les hautes herbes, de nombreux passages de ragondins fréquentés remontent vers le champ de blé à ma droite. Je passe un peuplier couché sur le lac puis une bandes d'arbres qui bordent le lac.

Un arbuste touffu, dont les branches mortes sont penchées et tombent sur le lac est souvent une bonne cachette pour les ragondins mais, ce soir, il ne sont pas là. J'avance tranquillement, la berge est maintenant longée par de nombreux petits saules espacés qui poussent dans l'eau à 2 ou 3 mètres de la berge. Des ragondins se jettent à l'eau. Je me précipite vers l'endroit où ils ont plongé et me poste au bord de l'eau. Un ragondin vient se caler contre le saule juste devant moi.

J'arme vise et décoche. Ma flèche, pleine épaule, le séche sur place en lui cassant les 2 épaules et la colonne vertébrale. Je me décale un peu vers la droite et surveille la surface quand un autre ragondin refait surface au pied d'un autre saule à 10 mètres environ. Seule sa tête dépasse de l'eau au milieu des branches, il me tourne le dos. J'arme vise entre ses oreilles et décoche. Ma flèche est pile où je la voulais. Elle a séché le ragondin et est resté en travers de sa tête. Je surveille un moment mais plus rien ne bouge. 

Je m'avance dans l'eau pour récupérer mon second ragondin qui est resté coincé dans les branches du saule.

IMGP0942.JPG

Je réussis à le dégager avec mon lancer et l'éloigne des branchages.

IMGP0943.JPG

Je dégage ma flèche et la remets au carquois. Je pose le ragondin sur la berge puis pars chercher le second ragondin bloqué dans le branchages. Une fois celui-ci dégagé, je récupère ma flèche avec mon lancer et reviens avec cette dernière et ma prise sur la berge. Je mets mon lancer et mon petit sac à dos et y enfourne mes 2 ragondins. Je réencoche ma flèche et repars en chasse.

En arrivant au coin de la digue, j'aperçois un gros ragondin en contrebas. Le pré à gauche du ru, en contrebas du lac a été fauché et un gros ragondin broute au bord de la bande d'herbes hautes restée de part et d'autre du ru. Je décide de tenter une approche. Je descends vers la route, la traverse et descends le talus pour arriver dans le pré fauché mais le ragondin inquiet longe les herbes hautes puis disparait dans la végétation. Je rattrape doucement la bordure d'herbes hautes et la longe en direction de l'endroit où j'ai perdu de vu le ragondin. Je le pense rentré au terrier mais ce dernier se débine devant moi sans me laisser le temps de réagir. Je l'entends courir dans l'eau puis rentrer au terrier.

Je m'avance et aperçois l'entrée du terrier en face de moi. Le ragondin gronde dans son terrier. Je tente quelques cris de petit ragondin mais il ne ressortira pas. Je reviens vers l'angle de la digue puis la longe. De nombreux passages de ragondin ont écrasé la végétation. Le secteur semble très fréquenté. J'arrive au déversoir sans voir de ragondin et le traverse en équilibre sur une poutre de béton. Je recommence à longer le lac en direction du bois. Je dérange à nouveau les foulques et leurs petits ainsi qu'une cane et ses canetons cachés sous un buisson penché sur le lac.

La luminosité baisse rapidement, j'arrive au bord du bois sans voir de ragondin. Je rentre par le passage au travers des ronces puis commence à longer doucement la berge. Je récupère mon ragondin de tout à l'heure et le met dans mon sac. Au milieu des foulques et des canetons, j'aperçois 2 ragondins qui se débinent. L'un d'eux grimpe sur le tronc d'un arbuste couché sur l'eau. Je ne vois pas sa tête mais son corps est dégagé. J'arme doucement mon arc et vise avec difficulté car la luminosité n'est pas bonne en sous bois. Je décoche, ma flèche semble toucher le ragondin mais un bruit de bois retentit. Le ragondin a plongé et disparu sous la berge un peu plus loin.

Je m'avance doucement quand le ragondin ressurgit pour se débattre contre la berge. J'hésite à lui décocher une autre flèche mais il s'immobilise rapidement. Ma flèche a dévié de sa trajectoire et se trouve à 3 mètres de la berge. Je la récupère grâce à une branche, ma lame est tordue, elle a certainement heurté le tronc du buisson. Je récupère mon ragondin et le met avec les autres dans mon sac à dos.

La nuit sera vite là, je poursuis et sors du bois. Alors que je longe le ruisseau dans le blé, j'aperçois en me retournant, un gros blaireau qui sort du bois et descend au travers d'un semé de tournesol pour rentrer dans le blé. Je rejoins le passage busé, traverse le ruisseau puis repars vers la digue. Il fait presque nuit. Quelques ragondins se débinent et plongent rapidement mais il fait trop sombre pour viser. Je rejoints ma voiture et rentre.

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Alex

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 16:48

Ce matin, j'ai décidé d'aller chasser un lac situé sur Clermont Pouyguilles, utilisé pour l'irrigation. Manu, Christophe et Lionel ont répondu à mon invitation. Manu nous retrouve sur un petit parking près du lac alors que Lionel et Christophe m'ont rejoint chez moi. Nous nous retrouvons sur place avant le lever du jour puis partons à pied vers le lac par la route. Nous rejoignons ainsi un petit ru qui alimente le lac.

Manu et Christophe prennent sur la gauche du ru et nous à droite. Ce lac est assez facile à chasser à 4. Les terriers sont situés en grande majorité au milieu des 2 berges du lac, presque face à face. Alors que nous arrivons au départ du lac, j'aperçois 2 ragondins qui se mettent à l'eau près d'un peuplier tombé dans le lac. Je les annonce à Christophe et Manu qui filent au pas de course vers les terriers. Je cours avec Lionel vers les 2 terriers de notre coté du lac alors que les ragondins viennent de plonger.

En courant, je surveille la surface du lac quand j'aperçois les ragondins qui remontent, l'un après l'autre à la surface, dans notre dos. Ils replongent, craignant les voir repartir vers le ru où se trouvent des terriers, je crie à Christophe de faire demi-tour pour partir garder l'entrée du ru. Il fait donc demi-tour et part s'y poster. Je laisse Lionel aux terriers à quelques mètres l'un de l'autre. Manu est en place sur les terriers en face de Lionel.

Je poursuis mon chemin pour faire le tour du lac au cas où d'autres ragondins seraient dans le secteur mais j'arrive près de Manu sans avoir vu de ragondin quand Manu m'annonce qu'un ragondin part vers la digue. Je le cherche un moment du regard et finis par l'apercevoir. Il avance vite près de la berge opposée et se dirige vers le déversoir du lac où il espère certaitement sauter vers le ru alimenté par le déversoir.

Je pars donc rapidement en sens inverse et passe derrière la digue puis avance ainsi le plus rapidement possible en essayant de ne pas glisser dans la pente couverte d'herbes hautes humidifiées par la rosée. La digue cache ma progression et j'arrive près du déversoir. Le ragondin méfiant s'est arrêté à environ 10 mètres de la digue et environ 15 mètres de ma position. Je décide de rester immobile en espérant le voir s'approcher mais il finit par repartir en biaisant vers Manu. Je le laisse faire et remonte sur la digue pour observer la scène.

Il finit par repérer Manu et traverse le lac pour aller droit sur Lionel qui le laisse bien venir avant de lui décocher une flèche mortelle. Je rejoins Lionel et apprends qu'il a également tiré un autre ragondin qu'il pense avoir blessé. Je récupère sa première flèche avec mon lancer. Christophe qui nous rejoint a lui aussi fléché un autre gros ragondin. Il tente de récupérer le ragondin de Lionel avec son lancer équipé d'un gros hameçon triple. En descendant au bord de l'eau pour récupérer la flèche, je m'aperçois que les ragondins ont creusé un nouveau terrier hors de l'eau. La boue remuée à l'intérieur prouve que les ragondins le fréquentent souvent et une flaque d'eau boueuse me fait craindre que le ragondin blessé se soit enfermé dans ce terrier. Je récupère la flèche puis pars aider mes collègues et récupère le ragondin avec le lancer de Christophe.

Nous décidons de partir pour changer de lac, j'avance tranquillement le long de la berge quand un gros remous attire mon attention au pied d'une petite bande de buissons qui poussent penchés sur l'eau. Je suis sur qu'il s'agit d'un ragondin et en informe mes collègues. 

Je pars rapidement sur les terriers que gardait Lionel qui me rejoint. Christophe est resté près du ru d'alimentation du lac. Manu repars vers les terriers d'en face. Le ragondin refait surface à 10 mètres environ de la berge derrière les buissons et Christophe ne peut pas le voir. Nous lui annonçons sa situation. Le ragondin a un comportement bizarre et nous pensons qu'il est blessé, il revient vers la berge d'où il est parti pour se caler sous les buissons. Christophe parvient à lui décocher, au travers des branchages, une fléche qui le touche alors qu'il est arrivé contre la berge.

Le ragondin plonge et remonte au bout d'un moment entre Christophe et moi, je le signale à Christophe et tente de m'approcher mais il plonge pour se diriger vers la berge. Je dis à Christophe qui s'approche qu'il doit être calé contre la berge. Christophe s'avance doucement et finit par l'apercevoir, calé contre la berge et lui décoche une flèche qui le cloue sur place. Cette fois, il n'y a plus de ragondins sur le lac. Nous récupérons les flèches et les ragondins et rentrons vers les voitures. Ce sont trois beaux ragondins.

Nous reprenons les voitures, à 2 par véhicule puis partons vers Loubersan pour 2 lacs en contrebas du village. Vous nous garons au depart d'un chemin de terre et prenons nos affaires avant de descendre vers les lacs à plusieurs centaines de mètres. Arrivé au ru en bas de la combe, nous le traversons par un passage busé puis partons vers un lac sur notre droite. Nous arrivons par le pied de la digue qui s'élève comme un mur vert qui nous cache le lac. Je pars avec Manu par la droite et nos collègues prennent par l'autre rive.

En arrivant au coin de la digue, nous apercevons des foulques et canards sur le lac mais pas de ragondin. Nous longeons doucement le lac en direction d'un petit bois où se trouve un affût à canard et qui descend de la crête de la coline pour se terminer au bord du plan d'eau. En arrivant près du bois, j'aperçois un gros ragondin qui traverse le bras de gauche qui termine le lac. Je l'annonce à nos compères et leur dit de se dépêcher pour tenter de l'intercepter mais le temps de passer une clôture électrique le ragondin est déjà à couvert dans une bande de ronce qui longe la rive gauche de la branche du lac avant un bois qui borde le reste de la branche.

Le niveau du lac ayant beaucoup monté, l'accès habituel au bois est immergé. Je contourne donc un gros roncier situé contre le bois et trouve un passage qui rentre dans le bois. Je l'emprunte et rejoins la bordure du lac. Je surveille les branchages et les arbres parciellement immergés mais je n'y vois que des foulques. Je ressors du bois, contourne la branche de droite du lac et arrive au départ de la seconde branche quand Lionel, posté en face, m'annonce qu'il a vu un ragondin rentrer dans une touffe de colza qui a poussé au bord du lac.

Je m'approche doucement mais ne vois rien, je continue à avancer doucement quand 2 jeunes ragondins s'éloignent de la berge à environ 10 mètres devant moi. Je presse le pas pour me rapprocher et fais démarrer 2 autres ragondins qui partent droit vers les ronces de la rive opposée avec les 2 premiers. Ils ont tous plongé. J'en tire un que j'aperçois par transparence sous l'eau mais ma flèche déviée par l'eau passe à coté.

Un des jeunes ragondins remonte contre la berge opposée près de Lionel mais ce dernier ne le vois pas à cause du roncier assez haut et épais. Voyant qu'il ne peu pas le voir, je lui demande, bien qu'il soit en haut du talus, bien au dessus du ragondin, de se décaler pour que je puisse tenter un tir. Le ragondin est à 30 mètres environ. Mon premier tir est un peu trop court, ma flèche ralentie par l'eau vient doucement buter contre la berge juste sous le ragondin qui ne bouge même pas. Ma seconde flèche part avec un bruit caractéristique d'une vanne décolée et tape la berge juste au dessus du ragondin qui plonge et disparait. 

En regardant sur ma droite, j'aperçois 2 ragondins accolés au milieu des branches d'un arbuste à la surface de l'eau près de la berge. Il ne me reste que 2 flèches, Il sont à 10 mètres environ, j'arme vise et décoche mais ma flèche ricoche dans les branches et retombe plus loin dans le lac. l'un des ragondins a plongé mais l'autre que la flèche a frolé n'a même pas bougé. N'ayant plus qu'une flèche, je décide de l'assurer et m'aproche à environ 5 mètres. Je me décale un peu pour avoir une meilleure fenêtre de tir. Je vise derrière la tête du ragondin et décoche. Ma flèche le frappe un peu plus en arrière et reste en travers de l'animal qui en tentant de plonger s'empêtre dans les branchages où il se débat un court instant avant de rendre l'âme. 

Pendant ce temps, Christophe longe la berge opposée en se frayant un passage dans le sous bois épais qui couvre la pente raide qui descend dans le lac. Un remous se déplace en longeant la berge sous les branches basses alors que Christophe remonte pour sortir du bois. Je lui signale ce mouvement et il fait demi-tour mais nous ne verrons pas sortir de ragondin. Nous faisons demi-tour pour partir en longeant le ru où se déverse le trop plein du lac. Ce petit cours d'eau rejoint un très grand lac d'irrigation un peu plus loin.

Arrivés environ à mi-chemin entre les lacs, nous traversons avec Manu par un passage busé pour longer sur la gauche du ru alors que Lionel et Christophe longe à notre hauteur sur l'autre rive. Nous avançons tranquillement quand du mouvement attire mon regard dans le ru à 50 mètres environ devant nous. C'est une poule d'eau qui se débine. Une seconde surgit de la végétation et la suit puis les 2 volatiles s'envollent faisant décoler un mâle colvert sur la rive de droite juste à coté d'elles. C'est alors que de nombreux ragondins surgissent de la végétation et du champ de blé sur la droite du ru et se jettent à l'eau.

J'annonce "ragondins" et pars en courant pour tenter d'intercepter les fuyards qui partent vers le lac un peu plus loin. Tout en courant, j'aperçois plusieurs gros ragondins qui filent sous l'eau. Je tire l'un d'eux, sous l'eau, contre la berge opposée et le manque. Il disparait sous la berge. Je poursuis un second gros ragondin qui file sous l'eau sans remonter. Je le tire sous l'eau une première fois au départ du lac et le manque. Le départ du lac est très peu profond et de très nombreux arbres poussent dans l'eau. Je suis le ragondin des yeux dans cette eau boueuse, sa silhouette sombre qui avance sous l'eau se voit à peine. D'autres ragondins se dispercent dans se dédale d'arbres et de branchages.

L'un d'eux remonte dans un amas de branches mortes au pied d'un arbre. Je tente une flèche mais cette dernière heurte les branches et je manque encore ma cible. Il remonte plus loin dans d'autres branchages, je m'avance dans l'eau doucement, arme mon arc, prends la visée mais Christophe qui arrive en marchant dans l'eau par la berge opposée le fait plonger.

Manu est resté posté en arrière devant un terrier, Christophe et Lionel longent la berge opposée. Je longe la bordure du lac jusqu'à la fin des arbres partiellement immergés sans pouvoir décocher une flèche, les ragondins sont trop loin dans le lac et l'encombrement des branches ne permet pas toujours de bien identifier immédiatement s'il s'agit d'un ragondin ou d'une poule d'eau ou d'un foulque. De nombreuses carpes démarrent du bord à mon passage.

Je reviens en arrière pour récupérer mes flèches, je trouve la dernière en me mettant à l'eau jusqu'aux genoux sous les branches et plantée dans la vase, la suivante est introuvable, je sonde la vase avec une longue branche sans succés. Je laisse tomber et pars vers Manu qui décoche 3 flèches en suivant. Je reste en retrait pour ne pas le géner. Finalement, il s'avance dans le ru et récupère ses trois flèches avec au bout un petit ragondin.

Lionel et Christophe reviennent au bout d'un moment, Christophe a fléché une grosse femelle. En s'avançant pour chercher nos flèches fichées dans la berge opposée, Lionel fait démarrer un ragondin dans les joncs à ses pieds mais le perd de vue immédiatement. Christophe est parti chercher ma flèche que je ne trouvais pas et la retrouve en fouillant par la berge opposée. Il revient avec. Lionel cherche le ragondin disparu, je décide d'aller l'aider à chercher et traverse d'un bon le ru un peu plus loin pour aller à sa rencontre.

Nous pietinons tous les joncs sans succès puis je commence à suivre les coulées très fréquentées et boueuses qui me conduisent à un gros roncier très épais. Je commence à écraser les ronces et tombe sur un dédale de terriers à qui serpentent juste sous le surface du sol avec des sorties dans les ronces. Je commence à les défoncer avec le talon de ma botte, Manu me fait passer sa petite pelle de l'armée allemande et je continue à défoncer ces terriers quand l'eau s'agite au fond d'un trou qui remonte à la surface, j'aperçois une tête de ragondin qui recule aussitôt. J'appelle Lionel qui arrive avec son arc. Je pousse le ragondin qui sort et rentre la tête à la sortie du terrier. Lionel finit par l'ui décocher une flèche qui l'atteint en lui entaillant l'épaule. Je parviens à extraire le petit ragondin du terrier par la queue et l'achève d'un coup de pelle.

Je continue à défoncer les ronces quand un très gros ragondin se jette à l'eau. Manu, sur la berge d'en face n'a rien pu faire. Christophe part rapidement pour l'intercepter plus loin. Pendant ce temps, je finis de défoncer les ronces puis prospecte dans le secteur à la recherche d'un terrier quand j'aperçois une queue de ragondin qui dépasse d'un trou situé dans une bute de terre, contre les racines d'un gros arbre tombé au sol. J'appelle Lionel pour qu'il m'amène mon arc laissé en dehors des ronces. Il arrive, le ragondin n'a pas bougé. Je n'ai pas d'angle de tir à causes des arbustes qui me barrent le passage. Je passe de l'autre coté du gros tronc couché mais je n'ai pas beaucoup plus d'angle de tir sur ce ragondin que j'aperçois à peine dans le terrier.

Je lui décoche une première flèche au jugé, déviée par le haut du trou et les racines, elle éraffle à peine le ragondin. Une seconde flèche est à nouveau déviée et l'éraffle à nouveau. Il saigne un peu et s'enfonce plus dans le trou. Je tente de récupérer mes flèches mais alors le ragondin démarre et passe dans les pieds de Lionel qui ne peut rien faire. J'annonce son arrivée à Manu mais il aperçois à peine le ragondin qui rentre dans un terrier sous les racines d'un gros arbre tombé au sol. J'examine le secteur et repère la sortie du terrier qui ne fait pas 2 mètres de long il remonte dans les ronces. Je dis à Manu de se préparer puis je lui pousse le ragondin à l'aide d'une branche. Il ressort de son trou et Manu le cloue sur place d'une belle flèche de 3/4 face. En me redressant, j'aperçois du poil dans un trou creusé à la pelle tout à l'heure. Un ragondin se cache dans la boue. Je demande à Lionel de me passer mon arc et séche net le petit ragondin d'une flèche décochée au juger sans vraiment viser à bout presque portant.

Je Récupère mon ragondin puis celui de Manu puis nous ressortons des ronces avec Lionel. Christophe revient avec un très gros ragondin qu'il a réussi à flécher. Il a réussi à intercepter le fuyard.

Nous récupérons nos prises et remontons à la voiture. Nous partons ensuite vers une mare en dessous du village. Lionel et Manu descendent vers ce petit plan d'eau. Avec Christophe nous descendons vers un lac de l'autre côte de la route mais nous n'y verrons pas de ragondin. En remontant, nous voyons que Manu et Lionel ne sont pas remontés. Nous descendons à leur rencontre. Manu est posté sur un terrier. Je decide d'aller sur l'île et traversant sur un pylône EDF en béton qui sert de passerrelle pour tenter de déranger un ragondin mais pas de ragondin ce matin. Des piallements attirent mon attention sur un nid de poule d'eau. Un petit est entrain de s'extirper de son oeuf, d'autres oeufs sont à peine percés d'un petit trou qui laisse entrevoir le bec des petits oisillons qui commencent à casser leur prison de coquille. IMGP0932Nous remontons quand un remous agite l'eau devant un terrier contre la berge coté remontée. Une poule d'eau surgit du terrier et fonce vers la berge opposée. Nous remontons pour faire quelques photos souvenir de cette belle matinée. Nous avons fait 10 ragondins au total. IMGP0933.JPGManu en a fait 2, Christophe 4, Lionel 2 et j'en ai fléché 2. 055Une belle matinée s'achève, nous rentrons. 

P1010468

Alex

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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

 

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer des personnes sensibles

 

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier sur ma passion car mes arguments quels qu'ils soient ne persuaderont jamais un anti chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, je regrette profondément l'attitude de certaines personnes qui derrière leur anonymat se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d’ailleurs pas publiés sur mon blog par contre j’ai déjà publié des messages non injurieux mais en désaccord avec ce que je fais. Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé une rubrique, à la demande des pauvres auteurs brimés juste en dessous de ce texte (cliquez sur le lien). Chacun a le droit d’avoir ses opinions et je le comprends et le respecte.

 

Bonne lecture, Merci par avance, Alex

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LE MOUFLON : http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/ANATOMIE_DU_MOUFLON-8379462.html

RECHERCHE AU SANG :

Dans le Gers vous pouvez joindre 3 conducteurs de chien de sang pour retrouver vos gibiers blessés :

JOCELYN MOREAU au 06 89 53 55 01

LUCIEN TACHOIRES au 06 82 69 58 05

CHRISTIAN LAFFITTE au 06 72 43 40 47

HEMO DE FEZENSAC

TECKEL MÂLE DISPONIBLE POUR SAILLIES

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Pour plus d'informations cliquez sur le lien suivant :

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Loin d'être un spécialiste de la Guyane, je veux juste partager avec mes lecteurs mon retour d'expérience sur mon séjour à l'arc en Guyane.

 

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