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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 09:10
Une belle chute dans le Gers, 25 juillet 2016

Un récit dès que possible...

Alex

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 22:24
Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

Un récit dès que possible...

Alex

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 06:06
Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Un récit dès que possible...

Alex

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 05:57
Approche venteuse dans les blé, 16 juin 2016

Un récit dès que possible...

Alex

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 10:44

Ce matin, je pars chasser sur un secteur en dessous du village de Roques. Il pleut un peu sur la route, en arrivant près de ma zone de chasse, j'aperçois des yeux brillants sur la gauche de la route et reconnais vite 2 renardeaux en me rapprochant. L'un d'eux longe un peu la route puis rentre dans la végétation et disparaît alors que je m'arrête doucement pour les regarder. Le second bondit sur la route et se couche devant ma voiture un moment à la manière d'un chien qui veut jouer. Il finit par se redresser et repartir dans la végétation, mais, alors que je commence à m'avancer, il ressort de la végétation d'un bon et vient se recoucher devant ma voiture, je n'arrive pas à y croire. Cette fois il ne semble pas vouloir bouger et j'ouvre ma portière pour descendre de ma voiture et le déloger ce qui le fait partir. Je reprends ma route et me gare un peu plus loin, au bord du chemin de pierre blanche qui relie Roques et Justian, au bout d'un bois en long, en réserve de chasse et qui borde la propriété d'une résidence secondaire.

Le jour se lève doucement alors que je me prépare puis pars en chasse en longeant le bois. Un peu plus loin, une silhouette m'interpelle au bord du bois à environ 60 mètres devant moi, c'est la renarde du secteur qui m'observe assise alors que je viens de me figer. Elle rentre vite à couvert et je reprends ma progression. Je rattrape ainsi la bordure d'une vigne et la suis par la bande enherbée prise entre la haie épaisse qui poursuit le bois et les rangs de ceps. La haie bifurque à 90° pour remonter vers le sommet de la colline et je continue à la suivre pour rejoindre un passage, un peu plus haut, au travers de cette dernière, qui me permet de passer dans le champ de soja de l'autre côté. Je progresse le long de la haie qui borde le haut de la culture quand j'aperçois un gros renard venant du blé qui fait suite au soja et traversant la culture pour rejoindre la haie que je viens de traverser. Il est à environ 150 mètres et passe plein travers, aucune chance de le voir se rapprocher et je suis à découvert. Je me cale contre la haie et tente des cris de souris mais il n'y prête pas attention et poursuit son chemin. Je fais demi-tour, longe la haie et repasse le passage au travers de la grosse haie pour repasser côté vigne. Je presse le pas en longeant la haie pour tenter de recouper le renard qui vu sa trajectoire doit ressortir dans une parcelle d'orge qui fait suite à la vigne mais à mon arrivée près des céréales le renard n'est pas visible et je reste un moment en observation sans succès avant de faire demi-tour et de reprendre ma progression vers le blé vent de dos.

Je rejoins le haut du grand champ de blé et le longe en suivant la haie qui le borde tout en observant la surface des céréales mais pas de chevreuil en vue, je pars donc faire le tour des bosquets et vignes du secteur sans voir autre chose que quelques lièvres avant de revenir par le bas du grand champ de blé. Je longe tout doucement la culture quand j'aperçois un beau brocard et sa chevrette au gagnage, à plus de 150 mètres, plus haut dans le blé. Ils remontent doucement en suivant un passage de qui suit, à quelques mètres, la bordure du bosquet inclus dans les céréales. Leur position haute peut leur permettre de me voir et je me baisse rapidement sous le niveau des céréales pour les observer un instant. Le brocard avance tranquillement sans baisser la tête et semble vouloir passer derrière le bosquet, la chevrette avance en remontant le champ tout en glanant quelques bouchées de céréale, baissant régulièrement la tête dans la culture. J'avance à 4 pattes sous le niveau du blé en m'arrêtant presque tous les mètres pour observer et ne gagne ainsi que 4 ou 5 mètres avant de perdre le brocard de vue. La chevrette remonte toujours doucement en suivant le passage de tracteur tout en mangeant. Ce passage est à environ 60 mètres devant moi, je profite des moments où elle baisse la tête pour me redresser et avance rapidement voûté vers la passage, me jetant vite au sous le niveau du blé dès que ses oreilles refont surface. Le relief de la culture finit par me la cacher et je finis d'arriver tranquillement au passage avant de commencer à le suivre doucement pour tenter de retrouver les animaux. Le vent souffle face à moi.

Je remonte doucement en essayant de faire le moins de bruit possible et aperçois à nouveau la chevrette à 25 ou 30 mètres devant moi alors que j'arrive à la hauteur du bosquet. Je me baisse dans le blé et l'observe. Elle mange tranquillement, le brocard que j'ai perdu de vue alors qu'il se dirigeait vers le passage de tracteur, perpendiculaire à celui que je suis et passant juste au dessus du bosquet, n'est pas visible mais vu que sa chevrette est toujours là, il ne doit pas être bien loin. Je me redresse mais reste baissé et avance pas à pas en surveillant la chevrette et la surface du blé autour de moi à la recherche du brocard, me rebaissant dans la blé dès que la chevrette risque de me voir. J'arrive facilement à 15 mètres de cette dernière sans voir le brocard mais, alors qu'elle progressait à 2 mètres sur la droite du tracteur, elle bifurque à l'équerre et revient vers le passage. Je me baisse et l'observe, une fois le passage rejoint tranquillement en broutant elle se tourne face à moi et commence à revenir vers moi en broutant. Je tente de me serrer un peu dans le blé car elle va vite me voir et c'est alors que le brocard surgit du blé à 4 mètres sur ma droite alors que je le pensais à gauche du passage. Il fonce à grands bons dans le blé. Il était sous le vent et m'a senti. Je me redresse rapidement en armant mon arc alors que la chevrette s'élance à ses trousses et tente de l'arrêter en aboyant mais il est vite trop loin et s'arrête hors de portée. Je ne peux que les regarder repartir et s'éloigner vers le haut de la culture.

Une fois les animaux perdus de vue, je redescends pour finir de longer le bas de la parcelle avant de prendre un chemin de terre enherbée pris entre 2 parcelles de soja pour me diriger vers un autre secteur de parcelles blé et d'orge, ponctuées de bosquets et bordées par des vignes où j'ai repéré au moins 2 brocards. Le chemin remonte en crête de colline puis redescends à angle droit vers le chemin de terre au bord duquel je me suis garé. Je laisse le chemin et descends vers une grande parcelle de céréale en longeant une haie épaisse quand j'aperçois un chevreuil à environ 500 mètres, dans une zone de culture couché près d'une haie.

Mon 140ième chevreuil à l'arc sous la pluie, 13 juin 2016

la suite du récit dès que possible...

Alex

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 09:10

Ce matin, je pars chasser sur Justian. Arrivé par la route de Marambat, je descends vers Justian entre 2 bois et me gare près d'un petit château d'eau. Je me prépare tranquillement puis m'avance sur la route alors que le jour se lève. Un rapide coup d'œil sur la gauche en direction de l'ilot boisé au milieu du semé de soja. Pas de chevreuil, je pars donc à droite en longeant le bois en direction d'une luzerne fauchée hier et où je pense voir les renards. Le semé à ma gauche est à peine levé et me permet de voir loin mais rien en vue. Plus bas une longue parcelle de blé étroite part du bois et je surveille attentivement le secteur pour tenter de repérer un brocard. Toujours rien. J'arrive au coin du bois, au bord de la luzerne fauchée mais le vent n'est pas bon, il longe le bois vers ma droite. Je décide de tenter de longer doucement ce dernier en espérant que les animaux seront plus vers l'intérieur de la parcelle fauchée mais le seul renard du secteur était au bord du bois et me flaire très vite avant de rentrer en quelques bons dans le bois. Rien en vue sur le reste de la parcelle, je remonte donc vers la route de crête à travers la luzerne fauchée.

Arrivé au bord de la route que je domine de 3 mètres environ, du haut d'un talus pentu, je jette un coup d'œil sans grand espoir sur la grande parcelle de luzerne mélangée de toutes sortes de végétaux de l'autre côté de la route. C'est presque mission impossible d'y apercevoir un animal à cause du fouillis et de la hauteur de la végétation. Je descends doucement le talus puis, de la route, je jette un autre coup d'œil quand un chevreuil démarre en aboyant à environ 80 mètres de la route, il fonce vers le creux du champ toujours en aboyant puis remonte la colline en direction du bois de crête. Je prends à gauche en longeant la route pour longer la luzerne. Dans mon dos le chevreuil s'arrête plusieurs fois pour m'observer de loin avant de rentrer au bois. Arrivé à la fin de la luzerne, je remonte dans le champ par un passage de tracteur. Je descends en suivant la luzerne, passe un bosquet inclus dans la parcelle et me prépare à armer en arrivant au bout du bosquet mais pas de chevreuil en vue. A ma gauche, le semé est encore à peine levé. Le terrain remonte maintenant vers une parcelle de blé qui jouxte la luzerne. J'avance doucement entre les céréales et la luzerne sans rien voir, le terrain redescend vers un fossé qui fait suite à un bout de haie qui délimite la luzerne et la sépare d'une autre parcelle de blé. Arrivé au bord du fossé, je le suis et prends à gauche entre les 2 parcelles de blé. Ce fossé amorce vite un virage à droite que je suis jusqu'à une bande enherbée suivant le bas de la combe. Arrivé à cette bande enherbée, j'aperçois sur ma droite, à environ 200 mètre, un chevreuil au gagnage au bord du grand bois qui borde un champ labouré qui fait suite au blé.

Je me fige et me baisse pour l'observer, il semble que ce soit une chevrette mais sans jumelle, à cette distance, il pourrait s'agir d'un jeune brocard. Je décide de tenter l'approche bien que le vent sois dans mon dos. Je rejoins le passage de tracteur le plus proche qui me permettra de gagner environ 60 mètres. Une fois le passage atteint, j'avance voûté et me baisse en stoppant à chaque fois que je risque d'être repéré. L'animal se dirige doucement vers moi en mangeant. Je gagne peu à peu du terrain mais alors que je suis encore à environ 100 mètres, le chevreuil rentre tranquillement dans le bois. Je tente de m'avancer encore un peu mais il ne ressort pas. Je me redresse donc et retourne sur la bande enherbée, c'est alors que je vois trop tard un autre chevreuil, 100 mètres plus loin dans le labour qui lui est sans nul doute un beau brocard. Trop tard, il ma repéré et fonce au bois en aboyant. Je ne peux rien faire, je prends donc la bande enherbée et la suis tranquillement. Cette fois, je suis à bon vent et surveille les parcelles de part et d'autre du fossé que je longe à ma droite. La bande enherbée qui était broyée jusqu'à présent ne l'est plus et je me fais surprendre par un autre brocard démarrant à environ 40 mètres devant moi et fonçant à travers le blé sur ma droite. Il remonte vers une habitation, je l'aboie et le stoppe alors que je me suis dissimulé dans l'herbe haute. Il regarde autour de lui puis bifurque pour se diriger tranquillement vers le bois dans mon dos.

Je tente le tout pour le tout, je fais demi-tour et presse le pas en restant voûté pour rejoindre un passage qui traverse le fossé et remonte entre deux parcelle de blé vers le haut de la colline. Je rejoins rapidement ce passage enherbée broyé et avance baissé sous le niveau du blé tout en observant par moment la surface. Le brocard arrive tranquillement vers le passage. Il disparaît régulièrement dans le blé en baissant la tête puis réapparait à chaque fois plus proche. Il longe un passage de tracteur et je me positionne en face de ce dernier pour l'attendre. Il se rapproche et n'est plus qu'à 25 mètres quand il décide de biaiser vers le coin bas de la parcelle. Il me faut quitter mon poste et redescendre mais un bruit involontaire me trahit et le brocard regarde un moment vers moi alors que je me baisse derrière le blé. Il hésite un court instant puis démarre pour partir en sens inverse à grands bons. Je prends le pas de course pour tenter de l'intercepter en m'arrêtant et me baissant dès qu'il s'arrête pour surveiller ses arrières mais il me distance vite et biaise à gauche vers la vigne devant moi où je le perds de vue. Je rejoins le bord de la vigne et la suis pour remonter en haut de la colline. Arrivé au coin de la parcelle, je bifurque à droite pour la suivre et surveiller les rangs en espérant revoir le brocard mais un intervalle sur 2 est planté d'avoine dont la hauteur ne permet pas de voir les animaux. J'avance ainsi doucement entre 2 parcelles de vigne, celle au dessus de moi est planté à 90° de l'autre et ne permet pas de voir à l'intérieur. Je finis par rejoindre un chemin de terre qui revient vers la route de crête que j'ai traversée tout à l'heure.

une parcelle de vigne borde chaque côté du chemin avec des rangs perpendiculaires à ce dernier. Je décide de me concentrer sur la parcelle de droite à bon vent, je traverse le chemin et longe donc cette parcelle tout en jetant un coup d'œil à l'autre. Une haie m'empêche vite de voir de l'autre côté du chemin et je me concentre donc sur ma droite. Après quelques rangs un mouvement à environ 50 mètres attire mon regard. Il m'a semblé voir le bon caractéristique d'un renard sautant sur une proie. Je me fige au bout du rang et distingue une masse rousse arrondie. C'est bien un renard, il finit par se déplier et s'avancer en longeant le rang au bout duquel je suis posté. Le tir risque d'être compliqué mais le renard rejoint le rang suivant et le longe pour venir droit sur moi. Je me positionne à genoux et me prépare à armer. Il s'arrête régulièrement pour regarder autour de lui mais continue à venir droit sur moi. L'herbe haute entre ces 2 rangs limite sa vision. Alors qu'il arrive à 15 mètres environ, j'arme mon arc et aligne ma visée le laissant venir encore un peu. Alors qu'il est à environ 8 mètres et avance d'un pas lent, tête baissée, je cale mon viseur sur sa tête et décoche. Ma flèche le frappe violemment sur le côté gauche de sa tête et l'entaille profondément en déviant de sa trajectoire. Je n'en reviens pas ma flèche n'est pas rentrée et est retombée un peu plus loin à 90° de sa trajectoire d'origine sans se plantée au sol. Pendant ce temps, le renard a démarré en hurlant pour disparaître rapidement dans la vigne, une plaie béante sur le côté de la tête.

Je me redresse et pars rapidement voir les indices, je ne suis pas confiant sur la suite des évènements. De petites gouttes de sang sont éparpillées au sol.

Un renard à la tête dure, 5 juin 2016

Ma flèche ne porte presque pas de traces de sang si ce n'est sur une vanne blanche et ma lame est tordue.

Un renard à la tête dure, 5 juin 2016

Je remets ma flèche au carquois puis commence à suivre le sang à 4 pattes sous les fils de fer des rangs de vigne. Il me conduit en bordure de la vigne où je le perds sur une bande enherbée. Je me redresse et observe les alentours quand j'aperçois un renard assis à environ 70 mètres dans le semé de tournesol occupant la parcelle suivante. Il regarde vers moi sans bouger et je comprends vite que quelque chose ne va pas, c'est certainement mon renard blessé. Je repasse derrière le premier rang de vigne et commence à le longer doucement pour me rapprocher un peu car le renard n'est qu'à 50 mètres du bord de la vigne. Je marque des pauses quand il regarde vers moi et progresse voûté mais il ne semble pas vouloir partir. Je rejoins ainsi l'autre bout de la vigne et me poste assis, en observation. Le renard tente de se lever mais une de ses pattes arrière ne semble plus répondre et traine derrière lui, il se rassoie vite. Je ne sais pas quoi faire, attendre en espérant que la blessure soit mortelle où tenter une approche et en finir. Voyant cet animal essayer à nouveau de se lever et se rassoir très vite je décide d'agir. En bas du semé se trouve un grand fossé profond et, vu l'état du renard, si j'arrive à le pousser vers ce fossé, il y a de grandes chances qu'il ne puisse pas en ressortir. Je me lève et commence à m'approcher doucement du renard qui finit par se lever alors que je suis à 40 mètres. Il se met à courir avec peine vers le fossé et je m'élance à sa poursuite. Je le rattrape mais il saute dans le fossé et je le perds de vue. Je longe le fossé dans les 2 sens pour voir s'il n'aurait pas traversé puis cherche l'entrée dans les hautes herbes.

Une coulée fraiche d'herbe écrasée trahit le passage du renard je la suis et trouve quelques traces de sang puis la coulée descend dans le fossé. Du sang frotté marque bien l'entrée arrondie dans le fossé. Il est encore tôt, 7h30 environ et je me vois mal appeler un chasseur de la commune pour qu'il ramène un teckel, de plus ce dernier risque de se faire mordre. Un conducteur de chien de sang ne viendra pas pour un renard. Je pars faire un tour dans le secteur pour réfléchir puis décide de tenter de retrouver cet animal qui doit être achevé au plus vite. Je suis doucement la coulée puis arrivé au fossé, j'écarte doucement les ronces à la main quand j'aperçois la tête du renard juste à 1 mètre de ma main. Il est tapit dans l'eau qui coule au fond du fossé. J'attrape mon arc, encoche une flèche, arme et vise au jugé au travers de la végétation très dense puis décoche. Juste éraflé le renard bondi puis se coince dans la végétation en remontant le talus opposé du fossé. Je réencoche rapidement et cette fois vise la tête bien dégagée pour en finir. Ma flèche rentrant où je voulais. Le renard est mort sur le coup. Je dégage mes flèches et ma prise. J'ai eu de la chance car ma flèche a en fait ouvert le muscle du côté de la tête

Un renard à la tête dure, 5 juin 2016

mais a ensuite entaillé le bassin et le col du fémur de l'animal, entrant devant le cuisse et ressortant au niveau de l'anus.

Un renard à la tête dure, 5 juin 2016

Ma flèche ne semblait pourtant pas avoir traversé l'animal, tube sec et à peine de sang sur une vanne. Je photographie ma prise en me disant que j'ai eu beaucoup de chance, avec l'amertume d'une mauvaise flèche.

Un renard à la tête dure, 5 juin 2016

Je repars vers le chemin de terre avec mon renard quand j'aperçois 2 chevreuils sortant du blé en se poursuivant dans le semé de tournesol en crête du champ à environ 400 mètres. Je pose mon renard au pied d'un gros chêne, au bord du chemin et décide de tenter l'approche. Je profite du chemin creux pour rejoindre la vigne plus à gauche mais malgré la distance, les chevreuils ont vu quelque chose et regardent vers moi. Je me fige et me baisse un peu pour moins dépasser de la végétation. J'attends qu'ils se calment puis alors qu'ils se remettent en mouvement, je me baisse et presse le pas pour rejoindre la vigne. Je progresse ensuite à couvert derrière le premier rang qui suit la crête pour rejoindre la parcelle de blé qui fait suite à la vigne pour rejoindre la grande parcelle de luzerne. Les 2 chevreuils sont un brocard et une chevrette, ils biaisent vers le coin du blé en bordure de la luzerne. J'avance rapidement mais je les perds vite de vue. Arrivé au bord du blé, je le longe pour rejoindre la luzerne puis m'avance dans cette végétation entravante en suivant la crête. J'aperçois vite les 2 chevreuils en contrebas contre la haie qui sépare la luzerne d'une autre parcelle de blé. Ils sont à environ 60 mètres et avancent tranquillement en broutant tout en longeant la haie. La crête n'est qu'à 30 mètres de la haie, je passe donc à couvert derrière cette dernière et m'avance assez rapidement à l'aveugle, à peu près à l'aplomb du dernier endroit où se trouvaient les animaux puis remonte sur la crête. Le brocard, un beau 6 pointes, frotte ses bois et broute quelques feuilles dans la haie mais la chevrette a disparu. Je m'avance doucement vers lui baissé dans la végétation et gagne quelques mètres sans qu'il me repère mais la chevrette surgit plus à droite dans la luzerne et déguerpit, entrainant avec elle le brocard vers le bois où il aboiera un moment.

Je me suis fait avoir comme un débutant, je pars donc faire un tour dans le secteur en espérant voir d'autres animaux mais ne trouvant pas d'autre brocard et voyant l'heure, je décide de rentrer.

 

Alex

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Alex Alex.bowhunter - dans RENARDS
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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 09:57

Ce matin, je décide d'aller chasser le secteur où j'organise chaque année une battue pour les archers. Je me gare sur le chemin de terre qui permet d'accéder au bois en passant au dessus de l'Osse par un petit pont. Je me prépare tranquillement alors que le jour se lève à peine puis pars en direction du petit pont. Les 2 côtés du chemin sont bordés par du blé. Juste avant le pont, j'aperçois, à environ 100 mètres sur ma droite, sur la bande enherbée broyée qui sépare le blé de la rivière, une silhouette sombre qui ressemble fortement à un chevreuil couché en travers de la bande enherbée avec sa tête redressée. Je me fige et recule doucement puis rejoins un passage de tracteur qui longe à environ 6 mètres de la bande enherbée puis commence à m'avancer doucement. Le blé me cache ce que je pense être un chevreuil, le bruit d'eau de la rivière masque un peu mon approche. A mi chemin, je me décale doucement à gauche et me rends compte que la forme n'a pas bougée et qu'il s'agit bien d'un chevreuil. Je reprends mon approche tout doucement et réussis à me positionner à 6 ou 7 mètres du chevreuil couché dont je ne peux voir que les bois magnifiques et les oreilles. C'est un magnifique 6 pointes dépassant bien les oreilles. J'arme doucement mon arc et attends en espérant voir se lever le brocard. Au bout d'un court instant, je sens un léger vent sur ma nuque et la sanction est immédiate, le brocard se lève dans l'instant et fonce dans le mouvement, sans me laisser le temps d'aligner ma visée, le long de la bande enherbée pour disparaître, 200 mètres plus loin au niveau d'une haie qui délimite la culture.

Je fais donc demi-tour et traverse l'Osse pour longer le blé de l'autre côté. Pas de chevreuil dans le secteur. J'arrive à un bosquet qui délimite le bout du blé et le suis pour rejoindre la bordure de la vielle Osse qui coule plus ou moins en parallèle de l'Osse. Les chevreuils ne semblent pas de sortie mais des aboiements se font entendre de l'autre côté du cours d'eau bordé par une épaisse bande boisée. Je rejoins un peu plus loin une passerelle qui traverse la rivière pour rejoindre une palombière située au milieu d'une bande boisée Je passe la palombière et ressors du bois sur un semé de soja à peine levé. Rien en vue, je pars vers la droite et passe un passage dans une grosse haie qui relie la bande boisée à une grand bois sur ma gauche. La haie passée, j'aperçois au loin une silhouette sombre qui passe derrière le relief du champ semé de soja. N'ayant pas identifié l'animal, je tente de me rapprocher mais me rends vite compte qu'il s'agit de corbeaux. Je fais demi-tour et pars en longeant la bande boisée occupée par la palombière. Je rejoins un peu plus loin une autre grosse haie perpendiculaire au bois et qui rejoint aussi le bois un peu plus haut. Je la longe à la recherche du passage qui permet de la traverser mais la végétation a bien poussé et je peine à le trouver. Le passage trouvé, je traverse la haie et ressors dans une grande prairie non fauchée. L'herbe haute couverte de rosée ne permet pas de voir un chevreuil, je décide de traverser cette prairie pour rejoindre un autre champ de blé de l'autre côté d'une grosse haie à environ 100 mètres. J'avance tranquillement quand des aboiements retentissent et j'ai à peine le temps d'apercevoir le dos d'un chevreuil passer dans le creux de la prairie qui borde la haie. Je me rapproche mais le chevreuil a disparu.

Je longe la haie en direction d'un passage un peu plus haut, en bordure d'un bois. Je prends ce passage et rejoins le champ de blé. Je suis déjà trempé à cause de la rosée. Je prends le premier passage de tracteur qui longe à 10 mètres de la haie et le suis doucement. Plus loin, au coin du blé, une grosse coulée très marquée m'interpelle, je la suis et m'avance ainsi vers la haie pour tomber sur des terriers de blaireaux très fréquentés. Je repars en chasse en longeant le passage de tracteur qui bifurque à 90° à droite en suivant la bordure des céréales. Je passe une habitation sur ma gauche puis suis un peu le chemin d'accès qui rejoint la route de Courrensan avant de le traverser pour rejoindre une autre grande parcelle de blé. Je prends le passage de tracteur qui longe la bordure gauche en direction du bois de Bouras. Toujours pas de chevreuil. En longeant le bois dans le blé, j'arrive à nouveau au bord de la vieille Osse et commence à la suivre par le premier passage de tracteur à environ 10 mètres du bord du blé. Tout à coup, j'aperçois très furtivement une tête de chevreuil surgissant du blé à environ 100 mètres, près de la rivière. La tête ayant disparue aussi vite qu'elle était apparue, je m'avance assez rapidement vers l'endroit où je l'ai aperçu. Je fais ainsi 40 mètres avant d'apercevoir à nouveau la tête du chevreuil, c'est un petit brocard, les choses sérieuses commence, il est encore à 60 mètres environ et avance doucement dans le blé en longeant à 2 ou 3 mètres de la bordure du blé. J'avance voûté assez rapidement dès qu'il avance pour tenter de réduire la distance et me baisse dès qu'il s'arrête  pour manger tout en le surveillant. Je gagne rapidement du terrain. Alors qu'il n'est plus qu'à 20 mètres environ, il commence à biaiser pour sortir sur la bande enherbée et j'avance assez vite vers lui. J'arrive à 10 mètres de lui alors qu'il sort sur la bande enherbée et me baisse. Il broute tête baissée et son dos dépasse bien du blé Je me redresse en armant mon arc et aligne ma visée. Au même moment, il redresse la tête et la tourne vers moi mais ma flèche est déjà partie et le frappe.

Il démarre en trombe, la plaie d'entrée est bien visible au milieu de son flanc. Il longe le blé sur environ 35 mètres, commence à montrer des signes de fatigue puis saute derrière des repousses de colza, en bordure de la culture et disparaît. J'attends un court instant sans bouger puis me dirige vers l'endroit du tir pour tenter de retrouver ma flèche.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Arrivé au bord de la rivière, je cherche un moment ma flèche sans succès avant de décider d'attaquer ma recherche. Pas la moindre goutte de sang à l'endroit du tir. Je prends donc la direction de fuite en direction de la touffe de colza.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Je trouve les premières gouttes de sang à environ 20 mètres du départ de la recherche.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Je commence à suivre ces gouttes qui ne sont pas très nombreuses mais assez faciles à pister.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016
3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

La piste s'intensifie peu à peu.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016
3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016
3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Juste avant le colza, comme prévu, la piste prend à gauche et rentre dans une végétation plus abondante qui a bien marquée le passage du brocard.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Je le retrouve quelques mètres plus loin, mort en boule dans la végétation.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Ma flèche rentre au niveau du foie sans toucher la panse ou les intestins et ressort au défaut de l'épaule opposé en traversant les poumons. Il n'aura fait que 40 mètres.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Je le dégage et appose mon premier bracelet de la saison avant de lui rendre les honneurs et de prendre quelques photos souvenir.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

J'attache ensuite ses pattes et le charge sur mon épaule pour revenir vers la voiture. Je longe la vielle Osse presque asséchée, la traverse au coin du bois puis traverse la plantation de peupliers pour revenir vers le blé et longer l'Osse pour rejoindre ma voiture où je dépose mon brocard.

Il est encore tôt et je décide d'aller faire un petit tour de repérage sur une grande parcelle de blé un peu plus loin. Je longe donc la route de Vic Fezensac puis bifurque sur la route de Courrensan que je remonte doucement en surveillant une étroite bande de blé à droite, prise entre la route et un bosquet et la grande parcelle à gauche. Rapidement, j'aperçois une tête de chevreuil à environ 200 mètres sur ma gauche dans le blé. Il semble regarder vers moi, je continue à longer la route comme si de rien n'était et passe derrière le talus du fossé qui s'élève très vite et me cache maintenant. J'en profite pour avancer un moment à couvert puis remonte sur le talus pour longer doucement le blé. Le chevreuil regarde toujours vers moi, on dirait une chevrette. Je décide de continuer à longer le blé comme si je ne l'avais pas vu quand j'aperçois un autre chevreuil qui sort d'une vigne un peu plus haut sur la droite des céréales. Il s'avance dans le blé à environ 200 mètres. Je m'avance vite contre le talus de la parcelle de vigne qui s'avance dans le blé et le longe ainsi à couvert. Arrivé au bout du talus, le chevreuil a disparu, j'avance doucement dans le blé par le passage de tracteur qui en longe la bordure mais, je ne pourrai qu'apercevoir furtivement le dos du chevreuil se débinant derrière la bosse du champ. Je traverse donc le champ pour rejoindre un chemin de terre à plus de 200 mètres qui redescend vers la route de Vic.

En suivant doucement le chemin, je réaperçois la tête du chevreuil vue tout à l'heure. Il semble que ce soit une chevrette mais je décide de tenter l'approche. J'avance voûté jusqu'au passage de tracteur qui passe le plus près du chevreuil puis m'avance dans ce dernier en me baissant dès que le chevreuil risque de me voir. J'arrive ainsi à environ 20 mètres de la chevrette que j'observe un instant debout sans me cacher avant qu'elle ne me repère et file à travers blé vers la route. Je décide de changer de secteur et pars faire le tour d'une très grande parcelle de céréale de l'autre côté de la route en face de ma voiture. Toujours rien, le soleil commence à bien taper. Je rentre.

 

Alex

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  • Alex.bowhunter
  • Je chasse exclusivement à l'arc, principalement à l'approche le gros gibier et le ragondin. Ce blog est un recueil de récit de chasse.
  • Je chasse exclusivement à l'arc, principalement à l'approche le gros gibier et le ragondin. Ce blog est un recueil de récit de chasse.

AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux interessés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire quej'essaie de me justifier à propo de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaicront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l'atitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

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La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclu que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

Conducteurs Gersois :

 

LUCIEN TACHOIRES :

06 82 69 58 05

CHRISTIAN LAFFITTE :

06 72 43 40 47

PRIVAT CHRISTOPHE :

09 84 33 95 18

LASBATS CHRISTINE :

06 45 35 50 42

 

Conducteurs proches (ARGGB 31) :

 

ORIO ADRIEN :

06 86 70 89 28

COMPAROT E. :

06 22 01 54 05

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