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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:43
Un sanglier en battue à Justian, 11 décembre 2016

Un récit dès que possible...

Alex

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 18:29
Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Un récit dès que possible...

Alex

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 14:15

Ce matin, nous retournons chasser sur Roques. Il ne reste qu'un bracelet et je le laisse à Xavier que je dépose sur un secteur en bordure du territoire puis décide de partir chasser au bord de l'Osse dans l'espoir de tirer quelques ragondins et canards. Je me gare au bord de la route près d'une mare juste en contrebas de la voirie. Je me prépare tranquillement puis m'avance doucement vers la mare. Plusieurs gros ragondins se mettent à l'eau à environ 30 mètres et traversent la mare en direction des terriers côté route. Je presse le pas pour tenter de les intercepter mais ils plongent et rentrent à couvert. Je me poste un instant non loin des terriers mais rien ne bouge et je décide de rejoindre la bordure de la rivière près du pont un peu plus loin. Je suis tranquillement la bordure en remontant la rivière en surveillant l'eau quand un mouvement me fait tourner la tête. Un gros ragondin a démarré dans le chaume de tournesol à environ 25 mètres et se précipite vers l'eau mais il marque un temps d'arrêt avant de descendre le talus de la berge. J'en profite pour armer mon arc, il ne bouge pas, je prends ma visée et décoche mais passe juste sous son ventre et il plonge dans la rivière en contrebas. Je réencoche et m'avance rapidement, l'eau est agitée mais le ragondin semble rentré dans un terrier de la berge opposée. Je récupère ma flèche qui porte quelques poils coupés. Je ne suis pas passé loin.

Je reviens un peu en arrière au cas où mais pas de ragondin, je reprends donc mon sens premier de progression et aperçois le ragondin ressorti à l'entré de son terrier. J'arme, vise et décoche, clouant le ragondin à la berge. Ce dernier se débat furieusement et parvient à se dégager de ma flèche pour plonger et disparaître en descendant le courant. Je réencoche et pars dans son sens de fuite mais impossible de le retrouver. A environ 30 mètres du tir, de l'eau boueuse sort d'un terrier, il y est certainement rentré. Je le cherche encore un peu mais finis par renoncer et repars en chasse. Un peu plus loin, je lève une volée de canards sans les avoir vu à cause des arbres qui bordent la berge. Je rejoins un peu plus loin un passage à gué qui me permet de traverser l'Osse non sans remplir une de mes botte que j'ai dû trouer avec un barbelé lors d'une précédente partie de chasse. Une fois de l'autre côté, je vide ma botte puis retourne chercher ma flèche. Arrivé au niveau de cette dernière, je laisse mes affaires sur la berge en prévision d'une éventuelle chute dans l'eau puis descends la berge abrupte de 2 mètres en m'accrochant à des arbustes. Je peine à ne pas glisser car je ne trouve pas de replat pour poser mes pieds au bord de l'eau et dois attraper ma flèche en me contorsionnant et réussis à nouveau à remplir ma botte avant de remonter péniblement sur la berge.

Je vide à nouveau ma botte et remet ma flèche au carquois puis pars vérifier le terrier où je pense que le ragondin fléché est rentré, sans le voir, avant de me remettre en chasse. Je continue à remonter la rivière mais en restant côté gauche et arrive au niveau de 2 lacs en réserve d'où je fais décoller des canards et des cormorans. Pas de ragondin en vue, je longe la rivière jusqu'à un ruisseau boisé rejoignant la rivière et m'empêchant de passer. Je remonte donc le ruisseau jusqu'à un chemin de terre qui longe les lacs et traverse le petit cours d'eau. Je continue en suivant ce chemin car la bordure de la rivière est trop encombrée et ne me permettrait pas de voir les ragondins ou les canards. En arrivant près du bois des Arrauques, bande boisée à environ 30 mètres sur la gauche du chemin, j'aperçois 2 chevreuils qui viennent vers moi en biaisant vers le bois à environ 200 mètres. Je me fige et m'accroupis doucement pour ne pas les effrayer et les laisse rentrer à couvert tranquillement. Alors que je me redresse, mes yeux se posent sur un ragondin qui semble chercher sa nourriture au milieu des mottes de terre du champ travaillé qui borde le chemin, à environ 30 mètres de moi.

Il ne semble pas me voir et se promène tranquillement. Je m'approche doucement et gagne peu à peu du terrain. J'arrive facilement à environ 8 mètres du rongeur qui se présente plein travers. J'arme doucement, vise et décoche mais ma flèche rappe le dos du ragondin, lui arrachant une bande de peau. Il démarre et fonce vers le bois. Je me lance à ses trousses et ramasse ma flèche au passage que je réencoche après avoir enlever la terre sur les lames. Le ragondin remonte rapidement le bois

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

en pente puis s'arrête derrière un gros arbre. Je m'approche doucement prêt à armer mais il démarre alors que je suis à portée de tir. Il se débine bruyamment dans la végétation et je le suis au pied du talus en attendant une occasion de tir mais je le perds brusquement de vue.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Alors que je le cherche, j'aperçois furtivement une boule sombre dévaler le talus à 30 mètres sur ma droite.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Je ressors vite sur le champ et aperçois le ragondin qui fonce vers un petit bosquet en bordure de l'Osse.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Je me lance à sa poursuite, il a presque 100 mètres d'avance mais je le rattrape vite mais alors que je suis à 30 mètres de lui, je trébuche dans les mottes de terre et chute face contre terre. Heureusement, j'arrive à tendre mon bras et à ne pas taper mon arc. Un peu sonner, je me relève vite. Le ragondin épuisé a ralenti et marche doucement vers le bosquet qui n'est plus qu'à 15 mètres devant lui. Je presse le pas en armant mon arc et stoppe à 6 mètres de lui pour le viser et décocher. Touché, il accélère et fonce dans le bosquet mais titube vite et s'effondre à environ 20 mètres du tir, se débat un peu au sol puis s'immobilise. Je pars le chercher

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

et en le ramassant, je m'aperçois qu'il n'a plus de nez. La blessure est bien cicatrisée, on peu voir ses cloisons nasales.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Ma lame toxic a découpé une belle bande de peau au niveau de ses omoplates.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Je laisse mon ragondin sur place et pars un peu plus loin pour rattraper la bordure de L'Osse mais pas de ragondin ni de canard sur le secteur, je reviens donc vers le chemin de terre et aperçois 3 chevreuils remontant le champ au bout du bois des Arrauques. La voiture du rpésident de la chasse est garée au bord du chemin, il doit être à la palombe, je m'éclipse pour ne pas déranger le secteur en prenant le chemin de terre. Je récupère mon ragondin au passage et pars pour chasser la bordure de l'Osse en sens inverse. 

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Je retraverse l'Osse par le passage à gué. Les canards se font entendre un peu plus loin. Je tente une approche mais je n'arrive pas à les voir au travers de la végétation et finis pas être repéré et les faire démarrer. En arrivant près du pont, je m'approche doucement de la berge dans une zone dégagée et me fait surprendre par un colvert mâle isolé contre la berge opposé. J'essaie d'armer mais il décolle. Je remonte le talus de la route près du pont et traverse la route pour rejoindre la berge de droite de l'Osse. Un remous attire mon attention à environ 90 mètres contre la berge opposée. Je me décale dans la peupleraie pour revenir au bord de l'eau arc armé mais le remous s'est estompé. Je continue à longer doucement la rivière et passe une haie qui délimite la peupleraie. L'eau s'agite un peu plus loin. Je me décale dans le champ pour approcher à couvert puis reviens doucement vers la rivière mais les canards me repèrent encore trop tôt et démarrent. Xavier essaie de me joindre mais le réseau est faible et je n'arrive pas à comprendre ce qu'il me dit. J'essaie sans succès de le rappeler. Je continue à longer un peu la rivière puis décide de revenir vers la voiture. J'aperçois alors un gros ragondin, contre la berge, de mon côté, à environ 40 mètres. Je me décale dans le champ et tente une approche mais il plonge avant mon arrivée.

Je me décale dans sa direction de fuite et me poste en face de terriers mais il y rentre sans refaire surface. L'eau bouge devant les entrées et je reste posté un instant. Un autre ragondin sort juste en face de moi. J'arme, vise et décoche le clouant à la berge mais il se débat et casse ma flèche avant de rentrer au terrier.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Je retourne à la voiture et n'arrive toujours pas à joindre Xavier, je pars le chercher en voiture mais impossible. Il finit par m'appeler pour m'expliquer où il est. Il a en fait rejoint la zone où il  fléché son chevreuil hier. Je le rejoins et nous en profitons pour chercher à nouveau sa flèche qu'il retrouve en lisière du bois à environ 5 mètres de l'endroit du tir. Nous rentrons pour manger un bout.

Alex

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 21:13

Cette semaine, mon ami Xavier est venu de Guyane pour chasser avec moi dans le Gers et j'ai pris une semaine de congés pour chasser avec lui. Nous avons récupéré 2 bracelets sur la société de Justian/Roques/Lagardère pour chasser le chevreuil. Ce matin Nous partons pour chasser chacun de notre côté. Je me gare sur un petit parking aménagé près d'une zone de vigne. Xavier va chasser le penchant qui redescend vers Roques et moi un grande combe de vignes et de bosquets sur l'autre versant. Nous nous préparons donc près de la voiture puis partons en chasse. Je pars à travers champ pour rejoindre la bordure du bois à un peu plus de 100 mètres en contrebas puis le traverse par un chemin forestier. Rien en vue de l'autre coté, je prends donc à droite, face au vent en longeant le bois. Je rejoins ainsi un secteur de vignes. En longeant le bois, j'arrive en face d'une bande enherbée séparant 2 parcelles de vigne. Je bifurque et remonte doucement cette bande enherbée en surveillant les intervalles entre les rangs qui sont perpendiculaires à la bande enherbée. Pas de chevreuil en vue alors que j'arrive au bout des parcelles, je prends à droite en longeant la largeur de la parcelle suivante. Alors que j'arrive au coin de cette dernière, j'aperçois, à environ 200 mètres, une chevrette et ses 2 chevrillards qui descendent sur la bande enherbée coupée par le milieu par un fossé et qui sépare la parcelle au coin de laquelle je suis de la suivante. Je me fige et m'agenouille doucement juste un peu en arrière du dernier rang, au coin de la parcelle pour observer les animaux. Ils viennent droit vers moi et je décide de les laisser venir. Ils avancent tranquillement en broutant puis, au bout de quelques minutes, prennent un pas plus rapide et je commence à me préparer mais alors qu'ils sont encore à 50 mètres environ, ils s'arrêtent. Les chevrillards reviennent sur leurs pas en broutant puis la chevrette, après avoir surveillé un instant le secteur, les imite. Ils font environ 20 mètres puis bifurquent pour traverser le fossé et se diriger vers la parcelle suivante. Je décide de tenter quelques coups de Butollo mais mes appels provoquent leur fuite et ils rentrent au galop dans la vigne. 

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je quitte mon poste et longe le bas de la parcelle dans laquelle sont rentrés les chevreuils pour tenter de les apercevoir entre les rangs qui sont perpendiculaires à ma progression. Je les aperçois vite, ils sont remontés vers le haut de la parcelle et progressent tranquillement en passant d'un rang à l'autre. J'avance en essayant de ne pas être repéré et tente de remonter rapidement dans un rang après les avoir dépassé mais ils avancent trop vite et débouchent à 50 mètres devant moi. Je me fige et les laisse passer puis tente de les suivre, en passant dans les rangs suivant en passant sous les fils de fers tenant les ceps, alors qu'ils ont disparu derrière le rang suivant. Ils biaisent vers le haut de la parcelle et rejoignent le bord d'un bosquet où je les perds de vue. Je remonte donc vers le bosquet puis le longe doucement vers la gauche. Alors que j'arrive au niveau d'une grosse coulée rentrant dans le bosquet, j'entends démarrer les chevreuils dans le bois. Je presse le pas jusqu'à l'angle de ce dernier et arrive en même temps que les chevreuils. La chevrette est déjà passée, un chevrillard sort à découvert entre la vigne et le bosquet et s'arrête plein travers à environ 30 mètres en me regardant puis démarre rapidement pour disparaître dans la vigne suivit par le second chevrillard qui surgit alors du bosquet et fonce sans s'arrêter pour suivre son compère. Je tente de les apercevoir en longeant le bas de la vigne mais ils ont filé. 

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je fais donc demi-tour et reviens au coin du bois pour le contourner pour éviter une habitation et son chien un peu plus loin. Je suis la bande enherbée qui sépare les vignes du bois tout en serrant la vigne pour surveiller les intervalles entre les rangs. Je n'ai pas vu de chevreuil alors que j'arrive au bout du bois et décide de tenter un petit coup de Buttolo dans un angle rentrant du bois côté habitation, où j'ai souvent fait venir des chevreuils à l'appeau. Je reviens donc en arrière par l'autre côté du massif en surveillant toujours la vigne quand, à mi chemin de mon poste, un mouvement me fait stopper net. 2 chevreuils viennent de sortir sur le chemin qui sépare le bois des vignes et m'observent à environ 40 mètres. Ils font vite volte-face et rentrent au bois.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je m'avance doucement jusqu'à l'endroit où ils sont rentrés, cette ancienne coupe encore assez claire aurait pu me permettre de les voir mais ils sont déjà loin. Le soleil levant éclaire de ses rayons dorés le paysage automnal et le parterre de bruyère.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je poursuis jusqu'à l'angle du bois et y rentre de 10 mètres par une grosse coulée pour m'y poster. Le bois assez épais sur ma gauche se dégage sur ma droite.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je commence une série de petits appels brefs et, presque immédiatement, il me semble entendre arriver un ou des animaux sur ma gauche. Je me prépare et prends mon Buttolo dans ma main d'arc pour pouvoir appeler tout en armant mon arc en le pressant contre la poignée d'arc. Je relance quelques appels et immédiatement 2 chevreuils arrivent au galop. J'arme et stoppe mes appels. Le premier, une chevrette, s'arrête à quelques mètres devant moi mais sa zone vitale est masquée par des branchages. Le second, un gros chevrillard mâle, s'arrête un peu plus en arrière dans la végétation. Je redonne un coup de Buttolo, la chevrette s'élance sur environ 10 mètres mais le vent me trahit et elle fait demi-tour et fuit à toute pattes dans le bois. Le chevrillard n'a pas bougé et ne comprend pas ce qu'il vient de se passer. J'aligne ma visée dans sa direction mais il démarre et part dans mon dos en direction des vignes pour s'arrêter de 3/4 arrière à environ 20 mètres. J'aligne ma visée et décoche mais ma flèche heurte une brindille et dévie en claquant dans les branches. Le chevrillard démarre et s'enfuit. Je pars chercher ma flèche et d'éventuels indices mais ni sang ni flèche, j'ai manqué mon chevrillard et perdu ma flèche.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je ressors donc du bois et pars jeter un coup d'œil au cas ou en bordure de la vigne mais pas de sang non plus. Je traverse la vigne pour rejoindre le grand bois que je longeait au départ, ce matin. Alors que j'arrive à 30 ou 40 mètres du bois, j'aperçois furtivement 2 ou 3 chevreuils rentrant à couvert.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Une fois les chevreuils à couvert, je m'approche tranquillement du bois et tente de les apercevoir au travers des branchages sans succès. Je rentre doucement dans le bois, d'environ 10 mètres, et me poste puis commence une série d'appels au Butollo. Assez rapidement le pas des chevreuils se fait entendre et je finis pas apercevoir les animaux qui viennent vers moi mais en biaisant vers ma gauche. Ils s'arrêtent régulièrement et je les guide avec des appels espacés en tenant mon appeau contre ma poignée d'arc, prêt à armer. Les chevreuils arrivent sur ma gauche et se plantent à environ 15 à 20 mètres dans une zone de végétation trop dense pour espérer placer une belle flèche et mes appels n'y changeront rien, ils ne veulent pas se rapprocher d'avantage. Ils finissent par se débiner en me contournant pour me prendre au vent et je les perds de vue sur ma droite dans le bois. Ne les voyant  ni ne les entendant plus, je quitte mon poste et les fais démarrer à environ 40 ou 50 mètres.   

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je ressors du bois et le longe pour rejoindre un fossé que je suis pour atteindre un petit lac au coin d'un bois qui rejoint la route de Valence de Baïse. Je longe le bois par la gauche pour rejoindre un passage de débardage qui rentre dans le massif et m'avance à la recherche d'un poste quand mon téléphone vibre, c'est Xavier. Je décroche et nous discutons un peu, je pensais qu'il avait fléché mais il voulais juste me raconter un peu sa chasse. Nous raccrochons et j'hésite un peu à me poster vu que les chevreuils ont dû m'entendre parler mais je décide de tenter tout de même le coup. Je rentre d'environ 20 mètres dans le bois et me cale au pied d'un arbuste très ramifié qui me cache un peu. Le sous bois est assez dégagé devant moi

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

et sur ma gauche.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je commence mes appels, assez vite du bruit m'interpelle sur ma gauche. Je continue à appeler et ne tarde pas à voir une chevrette et son chevrillard arriver droit sur moi. Je me répare à armer et prends mon appeau dans ma main arc pour continuer à appeler. La chevrette s'avance tranquillement vers l'arbuste qui me la masque pour l'instant puis elle bifurque et se présente presque plein travers, j'arme mon arc. Le chevrillard reste en arrière. Elle avance en me cherchant du regard et se présente avec un léger 3/4 avant à environ 8 mètres, ma visée se cale derrière l'épaule et je décoche. Touchée au cœur la chevrette démarre sur quelques mètres en poussant un cri puis se met à ruer en tournant sur place autour d'un petit arbuste tout en gémissant et en perdant énormément de sang puis part en titubant pour s'écrouler à peine un peu plus loin à vue. Elle a fait à peine 20 mètres.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je m'avance vers la zone du tir. Dès l'impact, je trouve énormément de sang et du poil.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je trouve à quelques mètres ma flèche cassée côté empennage.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

La piste de sang est très spectaculaire.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

En arrivant près de ma chevrette, je constate que la flèche a cassé l'os du cuissot après être ressortie basse en arrière des côtes.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

J'appose mon bracelet avant une petite série de photos souvenir. En entrant au niveau du cœur, ma flèche a bien entaillé les muscles de la atte avant, presque jusqu'à l'os.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je retrouve l'autre partie de ma flèche en suivant à nouveau la trajectoire de fuite, elle était calée au pied d'un tout petit arbuste. Je charge ma chevrette sur l'épaule après lui avoir attaché les pattes et reviens vers la voiture pour attendre l'appel de Xavier quand il aura fini sa chasse.

Je charge mon chevreuil dans la voiture et attends un moment près de la voiture. Xavier finit par m'appeler pour me dire qu'il remonte puis un peu plus tard pour me dire qu'il est un peu plus loin au bord de la route. Je pars donc le chercher et lui propose d'essayer de lui faire flécher son premier chevreuil en le lui appelant à l'appeau. Nous partons donc nous garer un peu plus loin pour tenter d'appeler prés de la route dans un bois où je pense trouver des chevreuils vus cet été. Je me gare au bord de la route au niveau d'un ponton sous lequel passe un ruisselet bordant les bois de part et d'autre de la route.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Nous partons vers le bois de l'autre côté de la route puis commençons à y rentrer par une grosse coulée mais un bruit de tronçonneuse se fait entendre dans le massif. Nous faisons donc demi-tour et retournons vers la voiture pour descendre le talus de la route pour nous enfoncer un peu dans la bande de bois qui rejoint le secteur que j'ai chassé ce matin. Le pied du talus est miné par de nombreux terriers de blaireaux très fréquentés et nous nous avançons par une de leur coulée très marquée et dégagée pour chercher un poste le plus silencieusement possible. Nous nous arrêtons près d'un arbre tombé et je laisse à Xavier le soin de se trouver un bon poste. Je reste en retrait d'environ 10 mètres pour appeler et tenter de focaliser l'attention des chevreuils et les faire se présenter plein travers à Xavier. J'attends le feu vert de Xavier qui s'est posté puis commence à appeler. Après un court instant, il me semble entendre arriver des animaux et, rapidement, je vois que Xavier se prépare. Je continue à appeler mais espace mes appels. Le bruit se rapproche mais, de ma position, je ne peux pas voir les chevreuils. Xavier a armé, j'arrête mes appels, il vise un instant puis décoche. J'entends, sans le voir, l'impact de sa flèche dans l'animal. j'entends démarrer le chevreuil puis le calme reviens et je m'avance un peu mais Xavier me fait signe de ne pas bouger.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Le chevreuil qu'il voyait encore a redémarré et est rentré dans le salle. Je reste un instant sans bouger puis rejoins mon ami doucement. 2 ou 3 chevreuils sont arrivés et Xavier a fléché le mieux placé qui était la chevrette. Il n'a pas bien vu son atteinte, nous attendons un peu à l'écoute puis partons chercher sa flèche et des indices. Xavier trouve une grosse touffe de poil à l'impact mais sa flèche est introuvable. Je me concentre sur le sang et trouve rapidement la piste qui est bien marquée. Je commence à la suivre et rentre dans le salle alors que Xavier contourne dans une zone moins dense. Tout à coup, il me semble entendre une respiration forte et pénible devant moi et je l'annonce à Xavier mais le sang continue et nous conduit bientôt juste à l'endroit où se trouvait Xavier lors du tir. La chevrette a attendu notre départ pour y passer. Je laisse continuer la recherche à Xavier tout en le suivant, la piste s'enfonce dans les fragons et des zones de salle en longeant le ruisseau qui borde la lisière à notre droite. Le sang très abondant au départ l'est maintenant beaucoup moins mais nous arrivons tout de même à le suivre sans trop de difficultés. Environ 300 mètres après l'endroit du tir, la piste traverse le ruisselet qui fait un virage vers l'intérieur du bois et alors que nous remontons sur l'autre berge, la chevrette démarre devant nous dans le fragon. Il m'a semblé que son poil était collé par le sang au milieu de son flanc. Je décide d'arrêter là notre poursuite et appelle Adrien, pour qu'il vienne avec Igor faire la recherche. Je pense que la chevrette ne se sera pas couché bien loin. Nous retournons vers la voiture et cherchons encore un peu la flèche de Xavier sans succès (nous la retrouverons le lendemain à environ 50 mètres de l'endroit du tir, en lisière du bois). Nous partons chez le président de la chasse pour peler et vider ma chevrette et l'informer que Xavier a vu des sangliers ce matin. A notre arrivée, il rentre tout juste avec quelques chasseurs, ils ont tué un sanglier ce matin et décide de faire une petite battue sur le secteur indiqué par Xavier. Il nous invite à rester manger avec eux et une fois ma chevrette dépecée et vidé nous mangeons un bout. Adrien devant arriver vers 14h30, je lui donne rendez vous à Lagardère et y conduit Xavier avant de partir pour la battue. Xavier nous rejoindra une fois sa chevrette retrouvée.

Les consignes données, je pars me poster au bout de la bande boisée où Xavier a vu les sangliers. En allant me poster, je croise une forte odeur de sanglier en descendant un talus boisé qui fait suite au haut du bois. Les chasseurs se postent aux alentours et les chiens se font vite entendre. Des bruits de pas devant moi retentissent et je me prépare mais les animaux glissent dans le salle et sortent plus haut. Ce sont 3 chevreuils. Au bout d'un moment, c'est un lièvre qui déboule à ma droite et sort sur le champ. Les chiens arrivent sur moi, les sangliers ne sont pas restés là. Nous décidons de faire une seconde petite traque au niveau d'un bosquet d'épines très dense, juste sous le village de Roques. Je pars me poster au bord d'un chemin de terre qui traverse le bosquet. Je coupe quelques branches pour pouvoir bouger et tirer dans l'épaisse végétation. A peine les chiens arrivent, ils lancent les sangliers et 2 ou 3 sangliers partent vers le village dans une zone où personne n'est posté. Les chiens partent à leur poursuite et le bosquet se calme un moment jusqu'au retour des chiens qui lancent à nouveau puis se mettent au ferme à environ 40 mètres au dessus de moi près du chemin qui tourne à gauche à cet endroit. Ne pouvant pas vraiment suivre la chasse de mon poste je décide de sortir sur le chemin et m'avance vers le ferme. Le sanglier démarre, j'arme mon arc et le suis. Je l'aperçois dans un clair sur ma droite mais il passe trop vite et l'encombrement des branches empêche un tir raisonnable, il était bien noir et devait faire dans les 50 kilos. Je désarme et descends le chemin pour tenter de le recouper plus bas mais les craquements s'arrêtent devant moi sans que je puisse voir l'animal au travers des épines. Les chiens arrivent et font sortir un sanglier sur la droite du bois. Le tirs résonnent et le sanglier est tué, c'est une petite bête rousse. Les piqueurs arrivent et les chiens se remettent au ferme juste à côté de l'un d'eux, à l'endroit où était le sanglier qui vient d'être tué. Un autre sanglier surgit près du piqueur et vient vers moi. Je l'aperçois à peine, il est à 2 mètres devant moi dans les épines. J'arme mon arc pour le suivre mais impossible de trouver une fenêtre de tir. Sa progression bruyante cesse d'un coup et je n'arrive plus à le voir. Après quelques secondes, il surgit à 20 mètres sur ma gauche et franchit le chemin pour descendre le penchant assez raide vers la route. "Attention à la route".  Je désarme. Les chiens se lancent à sa poursuite et un chasseur stoppera sa course un peu plus bas. Xavier qui a retrouvé sa chevrette arrive par le haut du village où 2 sangliers lui passent devant la voiture d'Adrien au niveau du panneau d'entrée de Roques où il décide de se poster. Malgré les efforts des piqueurs et des chiens, les autres sangliers ne voudront pas sortir et nous stoppons la battue.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Xavier et Adrien ont retrouvé la chevrette quelques dizaines de mètres après qu'elle se soit relevée. Elle avait succombée à ses blessures. La flèche de Xavier était très basse et trop en arrière mais elle tout de même fait son boulot.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Alex

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 10:46

Ce matin Christophe m'a proposé une sortie au ragondin mais ça fait un bon moment que je ne les ai pas chassé et décidé de l'endroit où aller n'est pas simple. Nous avons décidé de chasser au lever du jour le lac des Coteaux de Gascogne, au carrefour de Noilhan. Je me gare au coin de la digue et nous nous préparons, le lac est très bas comme la plupart des lacs d'irrigation du secteur. Christophe part en longeant la droite du plan d'eau alors que je passe par la digue pour longer l'autre rive. Nous nous retrouvons vite au bout du lac en constatant que les ragondins ne sont pas de sortie ce matin. Les sangliers semblent venir souvent retourner la vase et se bauger sur le bout du lac. Je décide de vite changer de secteur et d'aller chasser sur le canal de Labarthe. Nous reprenons la voiture et je me gare au niveau du moulin puis nous partons en longeant la gauche du canal dont la première partie est longée par une haie épaisse sur l'autre rive. Nous traversons le parc des moutons et longeons tranquillement une parcelle de maïs bien sec quand j'aperçois, trop tard, un gros ragondin à environ 30 mètres devant nous, posé sur une branche partiellement immergée. Il nous a repéré et se coule dans l'eau le temps que j'avertisse Christophe. Nous nous répartissons vite de part et d'autre du point d'entrée dans l'eau, 10 mètres en amont pour moi et un peu plus en aval pour Christophe. Nous attendons un moment sans le voir remonter et décidons de reprendre notre progression.

Rapidement, Christophe m'annonce qu'il a entendu quelque chose dans notre dos, je n'ai rien entendu mais fais demi-tour pour contrôler quand j'aperçois un gros remous se dissipant dans le courant. Nous nous répartissons vite comme tout à l'heure. Au bout d'un moment, alors que j'observe la berge opposée, j'aperçois au travers des feuillages tombants dans l'eau, une partie de la tête du ragondin et de son cou. J'arme, vise l'emplacement de l'épaule et décoche. Cloué à la berge, le ragondin se débat un peu en perdant pas mal de sang puis s'immobilise vite. Il me semble qu'il fait 4 ou 5 kg, j'irai le chercher tout à l'heure par l'autre berge. Nous repartons en chasse mais le canal semble très calme ce matin. Au niveau du pont, nous passons sur la rive opposée puis je retraverse le canal un peu plus loin sur une passerelle formée de 3 pylônes EDF. Nous avançons maintenant de part et d'autre du canal jusqu'à rejoindre l'arrivée du ru du côté de Christophe, l'eau est boueuse dans ce petit cours d'eau et je lui conseille de le longer. Je m'avance de quelques mètres le long du canal quand je remarque un gros remous sous la berge devant moi, j'interpelle Christophe et tente de lui faire comprendre, par gestes, la présence d'un ragondin à l'entrée d'un terrier mais il ne comprend pas ce que je veux lui montrer. Je tente de me rapprocher un peu du terrier pour le lui montrer mais nous ne nous comprenons pas et le remous a cessé, le ragondin est à l'abri.

J'explique donc à Christophe ce que je voulais lui faire comprendre par signe puis nous nous séparons. Un faisan chante au bout du canal dans le maïs. Je longe le canal jusqu'au Gers puis traverse sur l'écluse et reviens vers le départ du ruisseau pour attendre le retour de Christophe en face du terrier ou est rentré le ragondin pour m'y poster un moment.

Une sortie matinale avec Christohe, 29 octobre 2016

A retour de Christophe, rien n'a bougé et nous repartons vers la voiture, au niveau du ponton, Christophe traverse pour longer de l'autre côté du canal pour chasser pendant que je passe par l'autre côté pour aller chercher mon ragondin. Je longe un petit lac agité par les carpes mais pas de ragondin. Une haie sépare le lac du canal et je reprends le contact visuel avec Christophe alors que j'arrive au bout du lac, que la haie s'interrompt sur 15 mètres et franchis un fossé se jetant dans le canal pour passer derrière la grosse haie qui le longe un bon moment. Alors que je viens de perdre à nouveau mon ami de vue, je l'entends décocher et reviens en arrière. Je le vois courir et réencocher alors qu'il passe derrière la haie. Il a fléché un gros ragondin qui tente de fuir. Une seconde décoche retentit et il m'annonce qu'il a cloué le ragondin sur la berge. Je me propose d'aller le chercher mais il préfère tenter une autre flèche avant, je me décale donc pour ne pas être en face et laisse tirer Christophe qui achève son ragondin puis laisse mon arc et pars chercher sa prise. Me frayant un chemin au travers des épines, des ronces et de la végétation épaisse, je rejoins le ragondin qui me semble énorme. A la pesée, il affichera 7kg100.

Une sortie matinale avec Christohe, 29 octobre 2016

Je dis à Christophe qu'il a mis la barre très haute ce matin. Je dégage ses flèches et les lui renvoie par dessus le canal puis ressors de la haie avec son ragondin que je garde pour le laisser chasser car de mon côté, je ne pense pas voir de ragondin mais risque de lui en envoyer. Je longe tranquillement la haie jusqu'à arriver au bord d'un fossé qui rejoint le canal. Alors que je m'arête à le traverser, je me rends compte que l'eau boueuse est agitée. Le remous vient de la zone qui traverse la haie. Je me rapproche doucement des remous et constate qu'ils viennent de plusieurs terriers contre la berge opposée. Je pose le ragondin et me poste en face des terriers et attends un moment puis tente des cris de petit ragondin. Un ragondin sort et rerentre dans son terrier à ma gauche derrière la végétation sans que je puisse le voir puis l'eau s'agite devant les terriers mais rien ne veut sortir. Je reste un moment au poste et tente par moment des appels mais le secteur finit pas se calmer et je décide de reprendre ma progression. Je récupère le ragondin mort, passe le fossé et longe la haie quand Christophe m'appelle, je lui réponds et pars dans sa direction. Il a fléché un autre ragondin mais ce dernier a plongé et disparu. Je pose à nouveau le ragondin et vais récupérer sa flèche qui ne porte pas de trace de sang mais des poils sont coincés dans la lame que je dégage de la terre. Le ragondin a certainement été juste entaillé. Je revoie la flèche à Christophe qui me guide ensuite vers mon ragondin. Alors que je le dégage en dévissant la lame de ma flèche prise dans les racines de la berge, je comprends qu'il ne fait pas 4 ou 5 kg. En le sortant de l'eau, il me semble très lourd. Il accusera en fait 9.5 kg à la pesée.

Je ressors de la haie et récupère le second ragondin, les 2 ensemble pèsent très lourd. Alors que j'arrive au bout de la haie, des craquements se font entendre, un animal se débine devant moi et je pense à un sanglier. Je presse le pas jusqu'au bout de la haie délimitée par un large fossé en eau mais ne vois rien sortir. Je demande à Christophe s'il a vu un animal et il m'annonce qu'il a entendu un gros plouf. Je passe le fossé et constate que l'eau est encore très agitée dans le fossé au ras du canal mais aucun animal en vue. Je pars vite poser les ragondins à la voiture et laisse Christophe en poste au bout de la haie puis le rejoins, le dépasse et traverse le canal par un pylône EDF et une grosse conduite le traversant pour rentrer dans la haie et tenter de déloger l'animal. Le sol boueux est jonché de traces de sangliers et les arbres couverts de boue. Je cherche un moment sans trouver ni ragondin ni sanglier et retraverse la canal. Christophe n'a rien vu sortir. Nous retournons à la voiture pour aller faire le tour de quelques autres secteurs mais il ne donneront rien et nous décidons d'arrêter là notre matinée de chasse. Nous avons fait 2 belles femelles ragondins.

Une sortie matinale avec Christohe, 29 octobre 2016

Alex

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 23:15

Ce soir, j'ai décidé d'aller me poster dans un penchant boisé d'environ 60 à 70 mètres de large parcourue par de nombreuses coulées de sangliers très marquées et abritant plusieurs belles remises. Dans le secteur hier soir, avec mon ami Patrick, nous les avons entendu pendant un moment dans ce penchant mais sans pouvoir les intercepter. Je rejoins donc à pied le bois après m'être garé à environ 1 kilomètre au bord d'un chemin de terre. Arrivé au bord du bois, je rentre doucement par une grosse coulée bien ouverte sur environ 30 mètres puis me faufile dans les épines noires pour rejoindre un carrefour de coulées à mi pente. J'ouvre un peu mes angles de tir avec mon sécateur et me poste face au vent mais la visibilité est trop réduite, je décide de changer de poste et me fraye un chemin, vent de face, au travers des épines pour rejoindre une zone bien dégagée, juste avant une ancienne coupe de bois gagnée par les ronces, un peu plus loin le bois se termine par un gros massif de genets et d'épines où se remisent souvent les sangliers. Je me poste en bordure de l'épais sur une grosse coulée perpendiculaire au penchant. Une grosse coulée passe à environ 15 mètres en dessous au milieu du bois assez épais 

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

et plusieurs autres au dessus de moi où le bois est assez clair.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

L'attente commence jusqu'à ce que la luminosité commence à baisser. Des bruits de craquement se font entendre sur le haut du bois et semblent se rapprocher. Je suis presque sûr qu'il s'agit des sangliers. Un petit couinement et des souffles puissants me confirment vite mon sentiment. Je me décale tout doucement de quelques mètres jusqu'à la plus grosse coulée qui passe au dessus de moi. De ce point stratégique, j'ai une meilleure vue d'ensemble sur le haut du bois. Les bruits se rapprochent doucement, les animaux font souvent du bruit sur place sans avancer et une masse de végétation à environ 10 mètres me cache les sangliers qui sont encore derrière. Le temps passe un peu et il me semble qu'ils se rapprochent puis un sanglier se met à se frotter contre un des chênes pendant quelques secondes avec un bruit de caractéristique avant de se remettre en mouvement, peu après le bruit de grattage reprend mais plus haut, certainement un autre sanglier. La luminosité baisse doucement mais les sangliers qui ne doivent pas être à plus de 15 ou 20 mètres semblent mettre un éternité à arriver quand le mouvement s'accélère un peu, les craquements s'avancent tranquillement dans l'épais pour venir passer à quelques mètres au dessus de moi. Je me prépare mais le sanglier fait une pause avant de sortir puis se fait bousculer par un autre sanglier. Il couine et passe au trot dans ma fenêtre de tir de quelques mètres pour stopper net derrière un gros buisson alors que j'ai armé mon arc. Il m'a semblé très gros. Le temps passe et ce sanglier reste immobile alors qu'un autre arrive à travers l'épais en biaisant vers la coulée sur laquelle je suis. Je désarme et surveille les 2 sangliers quand la tête du second pointe dans la végétation, je pivote doucement, il s'avance tranquillement, j'arme mon  et aligne ma visée sur son coffre alors qu'il avance d'un pas tranquille, d'un léger 3/4 face à 6 mètres. Mon pins se pose sur son épaule dégagée entre 2 troncs en V et je décoche.

Touché, le sanglier couine et fonce droit devant lui pour passer à 2 ou 3 mètres de moi à travers la végétation et récupérer la coulée sur laquelle j'étais posté tout à l'heure. Sa fuite très bruyante semble s'interrompre à environ 40 ou 50 mètres et il me semble entendre chuter mon sanglier puis un bruit d'agitation dans la végétation se fait entendre avant le retour du calme. Le second sanglier au couinement se son compère a remonté le talus très raide derrière le buisson et je le vois maintenant distinctement en au du talus. Il est plus gros que l'autre. Il démarre au petit trot et repars d'où il vient en suivant le haut du talus avant de redescendre dans la coupe. Je l'entends un moment dans la végétation à environ 15 mètres devant moi sans pouvoir le voir. La luminosité devient très limite et le sanglier en profite pour passer sur la coulée en dessous de moi sans que je puisse vraiment le distinguer et part au trot dans mon dos après avoir passé le sang de son collègue. J'attends encore un peu que le calme s'installe puis allume la lumière de mon portable pour contrôler mon tir. Ma flèche n'est pas en vue, le sanglier l'a peut être emportée, je trouve vite le sang très abondant qui suit la coulée descendante et le suis sans difficulté.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

5 ou 6 mètres plus bas, j'aperçois ma flèche pleine de sang posée sur la droite de la coulée dans la végétation.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

Je m'avance pour la ramasser mais mes pieds glissent sur une grosse racine de chêne et je tombe lourdement sur le dos. Ma tête heurte violement le sol et les clefs de voiture dans ma poche arrière du pantalon me rentrent dans la fesse qui tape violement le sol elle aussi. Très sonné, je me relève péniblement avec un bon mal de crâne et je mets un petit moment à reprendre mes esprits. Je récupère mon arc tombé dans le fragon sans dommage heureusement et ma flèche ensanglantée que je remets au carquois puis poursuis ma recherche. Le sang est tellement abondant et projeté sur plus d'un mètres autour de la piste que je loupe un virage à droite et dois tourner un instant pour comprendre que le sanglier à pris à droite dans le sale, la piste reprise, je la perds à nouveau 2 ou 3 fois toujours à cause du sang projeté sur une grande largeur. Je trouve également plusieurs frottés sur les branches ou les troncs.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

En tournant un peu, je finis toujours par retrouver ma piste et finis par trouver un peu plus loin mon sanglier mort sur le flanc sous quelques branchages.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

C'est une belle laie d'environ 70 kg, ma flèche rentre basse en avant de l'humérus et ressort très basse au niveau des dernières côtes, elle a fait environ 50 mètres. Au dépeçage, je constaterai que ma lame a entaillé le cœur, traversé les poumons et coupé un bout de foie. Il ne reste plus qu'à sortir mon sanglier des épines et le trainer jusqu'à ma voiture avant de rentrer m'occuper de lui. A mi chemin, je décide d'aller chercher ma voiture pour le charger. En m'assaillant dans la voiture une vive douleur à la fesse me rappelle ma chute, le lendemain ma fesse se sera teinte de violet sur une bonne partie de sa surface et la douleur persistera quelques jours, me gênant pour m'assoir ou me coucher sur le dos, avec un bleu prenant un peu toute les couleurs en s'étalant.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

Alex

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 22:25

Ce soir, j'ai décidé d'aller chasser le secteur en dessous du lac et peut être me poster en bordure du grand bois, sur le passage des chevreuils entre le bois et le bosquet si le vent me le permet. Je gare ma voiture sous la digue du lac, attrape mon arc et contrôle le vent. Il souffle vers le lac.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Ayant repéré 4 chevreuils autour du maïs hier soir, je décide de commencer par chasser à bon vent les passages de canon un à un. Je progresse doucement jusqu'au bout du premier puis reviens sur mes pas et passe au second avec le même procédé puis longe le troisième sans voir le moindre chevreuil. Au bout du troisième passage, je ressors sur la bande enherbée et redescends tranquillement vers le coin du bois, passe le passage busé qui enjambe le ru et remonte en longeant le bois vers l'endroit d'où je vois parfois sortir les chevreuils du bois.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

La bordure interne du bois est bordée par une sorte de ruisseau asséché encaissé de 3 à 4 mètres et dont les versants sons assez pentus. Je rentre dans le bois par un passage de gibier et tente de trouver un poste adapté avec assez de visibilité tout en restant suffisamment camouflé sur le penchant côté lisière mais le sol sec est très bruyant et je dois vite choisir mon poste pour ne pas trop déranger le secteur. Une fois posté, je m'ennuie très vite et me dit que j'ai fait trop de bruit en me postant. Je ne sens pas cette position. Je quitte donc mon poste et finis de remonter vers la crête en suivant le bois. Je progresse maintenant tranquillement en suivant la crête sur un champ labouré à 30/30 mètres du bois à ma gauche. Le penchant de droite est un champ travaillé. Je rejoins une petite haie éparse qui borde une friche. Je passe la haie et m'avance dans le friche tranquillement en longeant la haie épaisse qui longe la crête et en surveillant le penchant à ma gauche. La bande de friche descend vers le ri tour en bas dans la combe. Tout à coup, j'aperçois un chevreuil à environ 350 mètres dans une friche en contrebas, sous un petit bois qui descend de la crête.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

L'approche semble impossible au premier abord mais je décide de tenter le coup. Je décide de longer doucement la haie pour rejoindre le bord du bois et tenter de descendre en le suivant pour me rapprocher du chevreuil. J'avance doucement en longeant la haie dans la végétation basse en stoppant quand le chevreuil redresse la tête et regarde autour de lui. J'arrive ainsi facilement à 50 mètres du bois mais la végétation devient alors très dense, l'herbe haute est entremêlée de ronces rampantes et de plantes ligneuses. Ma progression dans cet enfer végétal sera trop bruyante et je me ferai très vite repéré, je cherche vite un plan de secours et constate qu'une sorte de fossé longe cette friche de végétation haute jusqu'à une parcelle de blé clairsemée qui n'a pas été moissonnée à cause de sa piètre qualité. Elle fait suite à la friche où se trouve le chevreuil et ce dernier semble se diriger vers cette culture. Je m'engage baissé sous le niveau de la végétation dans ce fossé et commence à descendre tout doucement. Rapidement le fond du fossé se tapisse de ronces et je lutte avec ces dernières pour ne as les faire crisser. Chaque pas à moitié accroupis est une lutte et je dois souvent aider mon pied à la main pour lui faire passer les ronces ou les dégager. Petit à petit, je progresse alors que le chevreuil s'avance toujours vers le blé, très lentement, pas à pas, en broutant. Alors qu'il ne me reste que 15 mètres pour arriver au bout du fossé, une zone de végétation plus basse complique ma progression qui devient un peu trop bruyante à cause des ronces. Le vent soutenu qui vient de ma droite couvre un peu ma progression mais le chevreuil qui semble être un brocard commence à lever régulièrement la tête pour regarder vers moi. Je dois rester de longs moments immobile, parfois dans des positions peu confortables mais à chaque fois il se remet à brouter et continue à avancer. La zone claire passée, je me cale derrière une touffe de végétation à moins de 10 mètres du bout du fossé alors que le brocard regarde à nouveau vers moi, il est à environ 150 mètres et me fixe de longues secondes. Je tente d'imiter un chevrillard en soufflant par à-coups entre mes lèvres gonflées mais le son émis est trop faible. Au bout d'un moment, je décide de tenter d'avancer à 4 pattes dans le fossé et de gagner les derniers mètres sans m'arrêter car la luminosité commence à baisser. Le brocard se remet à brouter avant que j'arrive au bout du fossé mais commence à biaiser vers le ru en contrebas.

Je m'assois sur une grosse motte de terre, derrière une touffe de végétation, au bout du fossé près du blé et l'observe. Je ne peu plus avancer sans être vu car le blé ne me camouflera pas suffisamment et les pailles cassantes sont trop bruyantes. Je tente des aboiements, le brocard lève la tête et regarde un moment vers moi, j'aboie à nouveau, il ne bouge pas, j'insiste, il s'avance d'un pas dans ma direction et se remet à brouter. J'attends un peu et aboie à nouveau, il redresse la tête puis fait à nouveau un pas vers moi et se remet à brouter. Je poursuis ainsi mes aboiements espacés et le brocard, entre 2 prises de nourriture, se rapproche tranquillement jusqu'au bord du blé. Il est maintenant à 100 mètres environ et la luminosité baisse vite, il ne me reste plus trop de temps. J'aboie à nouveau, il regarde un moment vers moi, j'insiste et cette fois il s'avance et commence à biaiser vers moi dans le blé. Il avance tranquillement tout en s'arrêtant régulièrement pour chercher ce chevreuil qui aboie. Je le laisse chercher et allume la petite lumière qui éclaire le pin's de mon viseur. Le chevreuil avance de quelques mètres, s'arrête, regarde, repars, s'arrête à nouveau... la distance diminue peu à peu, il n'est plus qu'à 30 mètres, je monte doucement mon arc, il passe en dessous de moi puis remonte un peu comme pour tenter de recouper le vent puis baisse la tête dans le blé. Il est à environ 25 mètres mais je n'aurais pas de meilleure occasion vue la luminosité. J'arme, cale ma visée, bizarrement je suis très confiant malgré la distance et décoche. Un crac retentit alors qu'il me semble voir une petite étincelle sur le chevreuil et ce dernier disparaît dans le blé.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Le temps de me rendre compte qu'il est tombé, je me redresse et cours vers lui, alors que je l'entends se débattre au sol, pour éviter de le voir se relever et m'échapper. A mon arrivée, il finit de mourir. Ma flèche lui a cassé les 2 omoplates et il a cassé ma flèche dans sa chute, seul un petit bout de tube dépasse de son épaule. 

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Je récupère les morceaux de ma flèche et appose mon bracelet, ma lame mécanique n'a même pas réussi à traverser l'animal et s'est arrêtée sous la peau côté opposé au tir. Je viens de boucler mon dernier bracelet de tir d'hiver et je ne suis pas prêt d'oublier cette superbe partie de chasse. La nuit s'installe, il est temps de rentrer avec mon chevreuil sur l'épaule.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Alex

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Presentation

  • Alex.bowhunter
  • Je chasse exclusivement à l'arc, principalement à l'approche le gros gibier et le ragondin. Ce blog est un recueil de récit de chasse.
  • Je chasse exclusivement à l'arc, principalement à l'approche le gros gibier et le ragondin. Ce blog est un recueil de récit de chasse.

AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux interessés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire quej'essaie de me justifier à propo de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaicront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l'atitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

LA CHASSE A L'ARC

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LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclu que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

Conducteurs Gersois :

 

LUCIEN TACHOIRES :

06 82 69 58 05

CHRISTIAN LAFFITTE :

06 72 43 40 47

PRIVAT CHRISTOPHE :

09 84 33 95 18

LASBATS CHRISTINE :

06 45 35 50 42

 

Conducteurs proches (ARGGB 31) :

 

ORIO ADRIEN :

06 86 70 89 28

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