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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:25
Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017
Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017
Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017
Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017
Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017
Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017
Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017
Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017
Une sortie réussie avec Marine et Alex, 19 avril 2017

Un récit dès que possible...

Alex

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:22
Premier gibier pour mon Défiant Carbone Turbo, 12 avril 2017

Un récit dès que possible...

Alex

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 06:12

Ce matin, je pars avec Xavier pour chasser sur la gauche du fleuve un peu en aval du camp. Nous déjeunons tranquillement alors que le jour s'est levé et nous préparons puis prenons sa barque pour rejoindre le secteur de chasse. Nous accostons, en remontant la talus de la berge j'aperçois des traces de tapirs qui en font de même. Elles dates de quelques jours.

Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017
Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017
Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017

J'attache la barque à un arbre et nous faisons notre point GPS puis Xavier distribue les secteurs de chasse, il partira sur la droite en longeant plus ou moins le fleuve alors que je partirai sur la gauche. Nous nous donnons rendez-vous à 15 heures à la barque. Je finis de me préparer puis nous partons en chasse. Je m'avance doucement dans la jungle qui semble peu dense dans le secteur. Je m'arrête régulièrement pour écouter et observer. Rapidement, alors que je fais une petite pause, un petit animal roux clair avec une longue queue se débine sur un tronc tombé au sol et disparait au bout de ce dernier sans que j'arrive à l'identifier. Je m'approche doucement mais il a disparu. Un crique encaissée me barre le passage sur ma droite et je longe à faible distance de cette dernière mais la végétation s'épaissie et je m'éloigne de plus en plus du fleuve et commence à remonter avec le relief qui s'élève rapidement. Le gibier semble absent du secteur mais je sais qu'il est souvent très discret et je continue à faire mes pauses observatoires et en profite pour observer les petits oiseaux, insectes ou araignées tout en bataillant contre les moustiques qui profite de mes arrêts pour me tomber dessus ou décrocher un mille pattes tombé sur ma cagoule de camouflage.

Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017

Le secteur est très vallonné, je tourne depuis environ 2 heures sur le secteur sans avoir vu le moindre gibier. Je remonte tranquillement vers la crête d'une grande colline. Sur ma droite, une grande combe creuse le relief jusqu'à la crête et je progresse doucement en la suivant quand j'aperçois à environ 15 mètres devant moi une tache blanche qui attire mon regard. Il s'agit d'un crâne posé au sol au milieux d'ossements divers et je m'approche tranquillement et reconnaît vite un crâne de pécari à collier. Cette découverte me conforte dans la présence de ces animaux sur le secteur. Leur territoire occupe en général une surface d'environ 3 km² et cette découverte signifie certainement que je suis sur leur territoire malgré l'absence d'indices de présence. Je m'agenouille près des ossements pour les observer de plus près, ce crâne ne porte ni trace de croc ni trace de plomb. Des radicelles ont collé la partie supérieure au sol. Cette dernière est colonisée par des fourmis qui consomment encore les dernières brides de chairs déséchées qui subsistent surs les os.

Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017

En levant les yeux, j'aperçois un gros terrier dans le flanc de la colline, en haute de la combe. Il me conforte encore dans l'espoir de voir les pécaris dans le secteur. Je décide de garder ce crâne intacte malgré qu'il lui manque quelques dents en commence à lier les 2 parties, avec un bout de cordelette sorti de ma poche, pour l'attacher à ma ceinture quand un bruit dans mon dos attire mon attention. Je tourne la tête et aperçois une masse sombre se dépassant au milieux de petits palmiers qui en s'agitant font un bruit caractéristique. Je me saisis rapidement de mon arc en lâchant le crâne et me redresse doucement en me retournant tout en accrochant mon décocheur. Le pécari est à environ 20 ou 25 mètres et se présente plein travers dans la végétation en avançant d'un pas lent, nez au sol. Il me semble entendre des bruits et grognements un peu plus bas, certainement d'autres pécaris. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur en attendant une fenêtre de tir tout en espérant le voir se rapprocher mais il passe derrière le bout d'un gros tronc d'environ 25 mètres, couché au sol, très légèrement en biais par rapport au sens de la pente. Le pécari commence à remonter en suivant ce tronc couché sur ma droite, ce dernier va le conduire à moins de 10 mètres sur ma droite et je le suis toujours dans mon viseur mais seuls les poils de son dos dépassent du tronc qui le protège. Il avance toujours tranquillement tout en agitant la végétation par moment. J'espère le voir sortir au bout du tronc à environ 8 mètres mais il bifurque sans me donner de fenêtre de tir pour se mettre à longer un autre tronc presque parallèle à la courbe de niveau et qui l'éloigne peu à peu de moi. Je ne tarde pas là le perdre du vu derrière une butte du terrain mais arrive à le suivre un instant au mouvements de la végétation et hésite à bouger, espérant le voir revenir ou apparaître un autre pécari dans son sillage. Les bruits cessent et le calme revient, je reste un peu immobile mais toujours rien, je décide de quitter mon poste pour tenter de le recouper. J'attache le crâne à ma ceinture puis commence à m'avancer doucement vers où le pécari a disparu et à chercher des indices sans succès tout en tendant l'oreille. Rien, je tente de m'avancer doucement en forêt mais il a disparu.

Au bout d'un moment, je décide de faire demi-tour pour revenir vers le terrier au cas où mais impossible de le retrouver, je ne reconnais plus le secteur et, plus je tourne, plus je perds mes repères malgré mon GPS et ne retrouve même plus la combe pourtant très large. Je redescends un peu vers le bas de la colline en biais sans plus de réussite. Un grondement familier se fait entendre au loin. La pluie se rapproche et ne tarde pas à me rattraper. L'averse n'est pas violente mais elle transperce vite la canopée et les grosses gouttes commencent à m'atteindre. Le bruit des grosses gouttes emplit la jungle et couvre les autres bruits, ceux de ma progression y compris, ce sont des conditions d'approche idéales. Je remonte tranquillement vers le sommet da la colline, la végétation est assez dense et je progresse assez rapidement quand, alors que je vais déboucher sur une petite clairière en crête de la colline. Un mouvement sur ma gauche à environ 20 mètres me fait stopper net. Il me semble identifier un gros agouti, de 3/4 face, qui vient vers moi nez au sol. Du mouvement derrière lui me fait tourner les yeux et apercevoir un pécari plein travers un peu plus en arrière. Le premier animal se tourne et relève la tête, c'est aussi un pécari, d'autres arrivent sur leurs traces. Et rapidement c'est une dizaine d'animaux qui arrivent tranquillement en fouillant le sol. Le spectacle est magique mais je reprends vite mon instinct de chasse. La pluie cesse vite. Je me prépare en accrochant mon décocheur et observe un instant les animaux. Les 3 premiers sont 5 ou 6 mètres plus proches que le reste de la bande, où se trouve un gros mâle au moins 1/3 plus imposant que ses congénères. 2 d'entre eux se positionnent plein travers, flanc contre flanc, chacun la tête contre l'arrière train de son partenaire. Ils frottent énergiquement leur tête contre le cuisse de leur partenaire pendant quelques secondes puis se remettent en mouvement.

La végétation ne me laisse pas de belles fenêtres de tir et les animaux bougent souvent. Une flèche me semble risquée. Le premier pécari s'avance tout à coup et se rapproche d'un pas tranquille vers moi. Je tente de me décaler un peu pour passer un palmier à 2 mètres devant moi qui ferme plusieurs de mes fenêtres de tir. Je me faufile avec une extrême lenteur sans me faire remarquer  et arrive à me caller juste devant le petit palmier où je me fige. Le pécari se rapproche toujours par ma gauche, j'arme doucement mon arc mais le premier pécari ne s'arrête pas et passe derrière un gros arbre pour disparaître dans la pente sur l'autre flanc de la colline. Je désarme doucement. Les autres pécaris se sont rapprochés, le gros mâle se frotte contre un de ses congénères comme les 2 autres précédemment. Les 2 pécaris suivants s'avancent sur les traces du premiers, j'arme doucement, le premier s'arrête plein travers juste avant le gros arbre. Sa tête est cachée derrière une touffe de végétation. Il est à moins de 10 mètres, le gros pécari, à peine un peu plus éloigné sur ma gauche et pas trop mal positionné également et j'hésite une fraction de seconde mais le premier est mieux placé et je ne veux pas risqué de faire échouer mon approche. J'aligne donc ma visée sur ce dernier et décoche. Un impact cassant retentit et le pécari s'effondre sur place en poussant un couinement. Les autres pécaris démarrent et se dispersent mais s'arrêtent rapidement. L'un d'eux est passé derrière la pente de la colline sur les traces du premier mais les autres reviennent curieux sur ma gauche alors que je réencoche. Ils cherchent à comprendre et tournent sur place. J'arme et tente de prendre ma visée sur l'un d'eux mais leur positionnement où les fenêtres de tir ne me satisfont pas et ils finissent peu à peu par s'éloigner par où ils sont venus.

Pendant ce temps, mon pécari s'est relevé et je l'ai vu disparaître dans la pente, passant derrière le gros arbre, en se trainant sur les pattes avant. Je désarme, j'ai préféré ne pas décocher plutôt que de risquer de blesser un pécari et de le perdre. J'attends un peu au cas où un pécari reviendrait mais ne voyant rien bouger je me dirige vers l'endroit du tir.

Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017

A l'endroit du tir, je ne trouve ne sang ni flèche ce qui me parait bizarre vu que le pécari est tombé et resté un moment sur place. Je tourne un petit moment autour de la zone du tir et finis par trouver une tache de sang sur les feuilles mortes au sol.

Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017

Impossible de trouver d'autres indices à proximité de ce dernier. Mon impression était que mon pécari était parti vers la droite en passant derrière le gros arbre mais l'ayant vite perdu de vue je ne peut rien affirmer, par contre, il est parti en trainant le train arrière, il a certainement dû prendre la pente pour faciliter sa fuite. Me tenant au niveau de la tâche de sang, je scrute les alentours à 180 ° en dessous de moi et aperçois vite une touffe de végétation écrasée un peu plus bas à ma gauche et comprends vite que c'est mon pécari qui l'a couché et se trainant. Je m'avance donc dans cette direction et aperçois vite mon pécari mort quelques mètres en contrebas. Il est mort la tête vers moi comme s'il avait voulu se retourner dans sa fuite pour attendre son assaillant et en découdre.

Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017

Arrivé au niveau de mon pécari, je me retourne pour voir si je trouve d'autres traces de sang mais n'en vois pas. J'aperçois alors ma flèche posée en travers de la trajectoire de fuite dans les feuilles mortes. 2 vannes sur 3 sont partiellement décollées.

Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017

J'attrape mon pécari par les pattes avant et commence à remonter la pente très raide vers la crête de la colline. Arrivé au sommet, j'examine mon pécari, ma flèche est trop haute et plus en arrière que ma visée. Je ne comprends pas pourquoi sur le moment mais la suite du séjour me donnera l'explication. Elle coupe la colonne vertébrale et l'artère passant dessous sans toucher les organes vitaux et ressort au niveau de la pense dont une bosse sort par le trou de sortie empêchant l'hémorragie externe. l'hémorragie a tout de même était importante et la mort rapide car il n'a parcouru que 15 mètres. Le soleil est ressorti et j'en profite pour faire quelques photos souvenir. C'est un jeune mâle et mon premier pécari. Il est bientôt 13 heures et je décide de revenir avec mon pécari vers la barque pour le mettre au frais dans la glacière.

Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017
Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017
Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017
Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017
Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017
Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017
Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017
Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017
Mon premier pécari à collier, 16 mars 2017

La suite du récit dès que possible...

Alex

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 19:48
Retour de guyane
Retour de guyane
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les récits dès que possible...

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Alex Alex.bowhunter - dans GUYANE 2017
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 21:27

Ce matin, battue à Justian, je suis, comme souvent le seul archer. Des sangliers sont régulièrement aperçus autour du bois de Bouras et nous décidons d'y faire la première traque. Je décide de prendre un poste que je n'ai jamais encore occupé mais où les archers qui sont venus au différentes battues que j'ai organisées ces dernières années ont régulièrement fléché chevreuils, sangliers ou renards. Mon poste est au bord de la vielle Osse qui borde le bois, une très grosse coulée longe la berge opposée et plusieurs descentes d'animaux traversent la rivière. En me postant, je dérange quelques colverts qui s'envolent de la rivière. Cette année un archer a manqué un gros sanglier à ce poste et j'espère faire mieux que lui. Les postés n'étant pas très nombreux, la ligne est collée au bois alors qu'habituellement elle se trouve bien plus en arrière. Je suis posté entre 2 fusils, les traqueurs arrivent avec les chiens par le pont qui traverse l'Osse à plus de 100 mètres dans mon dos. Les teckels ont reçu aujourd'hui le renfort de quelques fox qui sont venus grossir la meute.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

A peine rentré au bois, les chiens lancent un renard qui sera manqué sur la ligne du côté de la route de Courensan. Quelques chevreuils sortiront également de l'enceinte sans être tirés. Les piqueurs rappellent les chiens et insistent un peu dans le bois mais les sangliers ne sont pas là et ils sonnent la fin de traque. Nous partons aux voitures puis pour nous rassembler un peu plus loin aux silos de Roques.

Arrivé sur place, j'apprends que nous allons chasser le bois juste au dessus de celui que nous venons de chasser. Je décide de ne pas perdre de temps et de partir rapidement me poster avant l'arrivée des postés au fusil. J'ai repéré un poste idéal lors de mes sorties de tir d'été. De nombreuses grosses coulées convergent dans l'angle gauche du bas du bois relié au bois de Bouras par une haie épaisse par laquelle passent les sangliers et les renards. Je me gare près du pont qui enjambe l'Osse, me prépare puis pars me poster. Je traverse la vieille Osse par la passerelle qui mène à la palombière, traverse la bande de bois étroite puis le semé de blé qui sépare le bois de Bouras du bois que nous allons chasser en biaisant vers le coin gauche du bois. En arrivant au coin du bois, je rentre par une grosse collée et cherche un bon poste proche de l'endroit où se rassemblent les coulées avant de se diriger vers le départ de la haie. Je casse quelques branches pour dégager les angles de tir et dégage le sol de ses feuilles mortes pour pouvoir pivoter sans bruit. Le vent souffle fort dans mon dos et rentre dans le bois en biaisant vers le haut du bois.

Rapidement, dans le bruit du vent qui agite les branches, il me semble entendre un bruit de pas dans la végétation et les feuilles mortes sur ma gauche. Je tourne la tête dans cette direction et aperçois un gros sanglier sortant d'un fourré épais à environ 30 mètres sur ma gauche. Il vient droit sur moi au petit trot en longeant à 10 mètres de la lisière. Je pivote doucement et arme mon arc puis le laisse venir en le suivant dans mon viseur. Il ralentit en biaisant vers le lisière pour venir se présenter plein travers à environ 6 mètres. Il marque un temps d'arrêt, sa zone vitale est dégagée entre quelques branches, ma visée est calée, je décoche mais il repart au même moment et ma flèche qui aurait du atteindre les poumons l'atteint au niveau du foie. Il démarre au galop et fonce en direction de la haie avec ma flèche en travers. Je vois distinctement mon empennage dépasser de son flanc et ne peux que le regarder rentrer dans la haie où je le perds de vue. Un bruit de bois cassé se fait entendre mais s'arrête vite après à peine 20 mètres de fuite. Vu mon atteinte, je ne crois pas à la mort si rapide de mon sanglier et le pense soit arrêté sois entrain de se débiner dans la haie. J'attends quelques minutes alors que j'aperçois un posté qui arrive pour se placer contre le bois. Toujours aucun bruit.

Les chiens ne tardent pas à se faire entendre. J'appelle les piqueurs pour ne pas qu'ils viennent sur moi avec les chiens mais une partie de la meute arrive droit sur moi en poussant avant de sortir sur le champ à environ 50 mètres de moi. Je les pense derrière un chevreuil et me dis que mon sanglier aura ainsi le temps de mourir tranquillement. Ils rejoignent le bois suivant où le vent fort couvre leurs voies.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Petit à petit, la chasse se rapproche et les traqueurs arrivent à mon niveau avec le reste des chiens, après être sorti du bois, l'un d'eux arrive vers moi avec les teckels et je vais à sa rencontre pour lui expliquer la situation mais les chiens prennent la voix de mon sanglier et sortent sur le champ pour foncer vers le bois où sont partis les autres chiens. Je cherche vainement du sang pendant un instant puis trouve quelques petites gouttes sur la coulée qui sort sur le champ et comprends vite que c'est bien mon sanglier que les chiens ont pris et que la première menée a certainement pris aussi mon sanglier au vent alors qu'il traversait le champ et que je pensais qu'il allait vers le bois plus bas. On nous signale un ferme dans le bois suivant et je pars au pas de course vers ce dernier en suivant les quelques chiens retardataires. En arrivant au bois, je suis la voie des chiens mais ils finissent par se taire et je tourne et retourne dans le bois à la recherche des chiens et du sanglier car je crains que, blessé, ils ne s'en prenne au teckels et au fox. Le vent fort limite ma capacité à entendre les chiens et les bruits. Je longe une bande de salle qui longe le haut du bois sans voir le sanglier tout en suivant les chiens qui semblent courir de façon désordonnée.

Le calme s'installe et je me dirige vers la route ou sont postés le président de la chasse et un autre chasseur, ils n'ont rien vu sortir, je longe donc la route puis m'avance dans le champ pour couper vers la route de Courensan. Les chiens recommencent à donner et tournent dans le bois puis semblent remonter vers la route. Je prends le pas de course mais quelques chiens semblent avoir sauté la route vers les vignes. Certains reviennent et je pense qu'il ont pris un chevreuil. Les piqueurs arrivent plus bas pour sortir dans l'angle rentrant du bois avec quelques chiens et je pars à leur rencontre pour tenter de prendre quelques informations. Alors que je discute avec eux, je trouve une goutte de sang sur une feuille morte et le pied frais de mon sanglier qui semble rentrer au bois. Les chiens relancent et remonte vers la route. Je m'élance à leur poursuite et traverse la route pour suivre la menée en courant le long d'une vigne, en direction du bois de Factom. Le sanglier semble avoir tourné un bon moment dans le bois précédent avant de se décider à fuir, ce n'est pas un comportement normal pour un sanglier de ce gabarit, j'espère qu'il commence à fatiguer.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Certains chasseurs arrivent par la route au dessus de la vigne en voiture, je cours au plus vite et passe sous le bois pour rejoindre le chemin de terre qui le sépare d'une grande zone de vigne. La propriétaire des lieux taille la vigne et je la rejoins pour lui demander si elle aurait vu mon sanglier mais elle n'a vu qu'un chevreuil poussé par les chiens. Je contourne le bois et rejoins des chasseurs qui viennent pour se poster le long du bois alors que des chiens arrivent en donnant de la voie. L'un d'eux me dit qu'une dame qui taille la vigne plus haut a vu passer un gros sanglier poursuivi par un chien. Je comprends immédiatement qu'il s'agit du mien et le leur annonce avant de partir vers où se trouvait cette dame pour lui demander plus de précisions mais, apeurée, elle a quitté les lieux et je ne sais plus où chercher. Je descends dans la vigne jusqu'à une haie épaisse où je retrouve un des chasseurs qui cherchent les chiens. Nous discutons un peu quand d'autres chasseurs arrivent avec des chiens qu'ils ont attrapé plus loin près d'un autre bosquet. Je pars donc vers ce dernier pour tenter de trouver des indices. Je rejoins une route goudronnée, la longe pour tenter de trouver du sang sans succès et arrive près d'un bosquet épais quand les chasseurs arrivent en voiture. Certains sont déjà postés autour du petit massif où un ferme est en cours.

Je tente de rentrer dans le bois côté route et cherche un poste quand un chasseur m'appelle sur la gauche du bois. Je me dirige vers lui et il me montre une grosse coulée qui va me permettre de rentrer dans le bois et m'explique que le ferme se tenait pas très loin quelques minutes auparavant. Je m'avance donc dans le bois au milieu des ronces et des épines et trouve une petite placette ronde d'environ 10 mètres de diamètres dans laquelle débouchent 3 énormes coulées.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Les piqueurs arrivent avec d'autres chiens et lâchent la meute dans le bosquet avant d'y rentrer. Un coup de feu claque sur ma gauche, un posté vient d'abattre un renard à la balle. Le sanglier fait ferme et charge les piqueurs tour à tour mais finit par démarrer sous la pression des chiens qui ne le lâchent pas. La menée vient droit sur moi mais je ne vois passer que les chiens qui tournent un moment avant de repartir en arrière pour relancer le sanglier qui se décide à sortir du bois. Apercevant le posté qui m'a indiqué la coulée, il lui fonce dessus. Le chasseur tente de lever son arme mais le sanglier rentre dans le canon de son fusil et le rabat vers le sol. Le coup part juste à côté des pieds du chasseur qui se retourne pour tirer le sanglier qui fuit dans son dos et sa balle arrache juste un bout de chair sur la haut du cuissot de l'animal qui fonce dans les vignes. Les coups de feu claquent, impossible de les compter, au moins 15 balles partent de toute part mais le sanglier passe au travers sans être touché à nouveau.

Je quitte mon poste alors qu'un chasseur tire encore sur le sanglier qui s'éloigne. Une fois les tirs terminés, je m'annonce et demande où est parti l'animal avant de partir au pas de course pour tenter de le rattraper. Il est rentré dans un autre petit bosquet plus en contrebas après une parcelle de vigne. Les chiens poussent toujours et je pars vite me poster sur la gauche du bosquet près du coin de ce dernier et tente de reprendre mon souffle. La menée vient droit sur moi, le sanglier déboule à environ 10 mètres sur ma gauche et bifurque à 90° en me voyant pour filer de cul. J'arme vite mon arc et le tire à la course à environ 45 mètres. Ma flèche se plante dans son dos, dans les muscles au dessus de la colonne vertébrale et le sanglier, qui a à peine accusé le coup, file avec ma flèche quand une déflagration retentit.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Je vois nettement un impact au niveau du cuissot du sanglier qui se met à vaciller. Je ne comprends pas d'où vient cette balle et cherche autour de moi pour m'apercevoir qu'elle vient d'un chasseur dans mon dos. Il a tiré à environ 160 mètres. Le sanglier part se caller dans des herbes hautes, je dis au chasseur de ne pas retirer et je me rapproche rapidement pour terminer ce que j'ai commencé. Alors que je vais armer mon arc à 7 ou 8 mètres du solitaire, il me voit et me charge. Je mets ma main en avant et le saisis au niveau des yeux bras tendu pour rester hors de portée des défenses tout en reculant, poussé par la charge. Je finis par le repousser sur ma gauche et reculer rapidement en armant mon arc pour lui décocher une flèche plein travers un peu en arrière. Le sanglier furieux bave et claque des dents, une écume blanche recouvre ses babines. Il amorce une seconde charge mais je me décale en réencochant et en armant pour lui envoyer une seconde flèche plein coffre.

Le sang coule abondamment sur les flancs du sanglier dont la fureur est palpable. Les chiens arrivent et l'assaillent, je réencoche et arme mais le tir étant trop risqué pour les chiens, je cris pour attirer l'attention du sanglier qui tourne sans savoir quoi faire et finit par chuter lourdement sur le flanc en cassant mes 2 flèches restées en travers. Je me précipite pour lui plaquer le tête au sol avec mon pied, le temps qu'il s'immobilise pour ne pas qu'il blesse les chiens.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

La mort arrive très vite et les chiens le pillent un moment. La chasse aura durée plus de 2 heures et mon sanglier aura parcouru entre 2,5 et 3 kilomètres avant de tomber.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Je pars chercher ma seconde flèche qui est tombée un peu plus loin alors que certains chasseurs arrivent. Ceux qui ont pu voir la scène me félicitent. J'inspecte le sanglier et ne comprends plus car je ne trouve les impacts que de 3 flèches. Au dépeçage tout s'expliquera, ma première flèche a traversé le foie, l'entrée presque en face de la sortie, la seconde flèche entaille la peau sur 20 cm et les muscles du dos pour finir contre les pointes de la colonne vertébrale, la troisième rentre contre le trou d'entrée de la première flèche et s'arrête dans le cuissot opposé sans ressortir et la quatrième traverse les poumons. Je récupère mes flèches cassées et aide à charger mon sanglier sur le 4 x 4 venu le chercher. C'est mon plus beau sanglier à l'arc et mon plus beau souvenir de chasse au sanglier. Il accusera 88 kg à la pesée.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Alex

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 22:22

Ce matin, je retourne dans les Pyrénées, à Sarrancolin où je n'ai pas mis les pieds depuis le tir de mon cerf. Mon ami Patrick a encore un bracelet pour un hère et un autre pour un chevreuil. Je me gare juste avant le lever du jour en bas du chemin de la Soule puis me prépare et commence à remonter en suivant la route que je quitte au bout du hameau pour rejoindre le bas d'une prairie plantée d'arbres fruitiers où les animaux sont souvent présents à cette heure ci. Rien en vue ce matin, je rentre donc dans le bois par une très grosse coulée très fréquentée et la suis doucement, tout en observant bien les alentours, au dessous d'un massif d'épines noires. La pente raide en dessous de moi descend vers le ruisseau dont le bruit est bien présent et ne facilite pas l'écoute d'un éventuel bruit de pas. Je biaise doucement pour remonter vers une ancienne piste qui conduit à une grange abandonnée, le secteur semble calme mais alors que j'arrive au bout du massif d'épines noires, sur une zone de fougères sèches que la neige a écrasé au sol avant de fondre, je me fais surprendre par 2 ou 3 animaux qui démarrent derrière un des quelques ilots de buissons et de ronciers ponctuant le secteur, juste à quelques mètres devant moi. Je n'ai pas pu identifier les animaux qui se débinent à couvert des arbuste et disparaissent rapidement. Le bruit de fuite cesse vite, je m'avance doucement à découvert sans revoir les animaux.

Je traverse l'ancienne piste puis remonte au travers des fougères jusqu'à un talus très abrupt creusé par une coulée très marquée. Je la remonte péniblement en m'accrochant aux racines d'un gros frêne qui pousse au sommet du talus et rattrape ainsi une des pistes faite par Patrick pour chasser sur le secteur. Une grosse haie d'épines noires et de ronces borde la droite de la piste, j'aperçois par dessus cette dernière ce que j'identifie comme étant une biche qui descend une autre piste à environ 150 mètres sur ma droite tout en broutant. Elle arrive d'un petit pré qui borde la route et est encore au départ de la piste, elle n'est certainement pas seule et peut être accompagnée de son jeune. Le vent est plus ou moins dans mon dos, je décide donc d'avancer à couvert de la haie pour rattraper le bas de la piste à environ 200 mètres. J'avance doucement en surveillant la biche et le dessous de la piste qui domine les fougères et les buissons de plusieurs mètres. Un peu plus loin la haie s'interrompt un moment sur quelques mètres, je profite que la biche ait la tête baissée pour traverser la zone et rejoindre à nouveau le couvert. Je n'ai pas été repéré mais en avançant, le relief me fait perdre de vue la biche. Je surveille toujours le dessous du talus sans succès et arrive ainsi au bout de la haie où je marque un pause pour observer la plantation de chênes américains qui remonte vers la route. Ne voyant rien, je m'avance à découvert et fais démarrer 3 chevreuils en plein milieu de la plantation. Je ne les avais même pas vu. Ils remontent vers la route à grand bruit dans les fougères sèches et les feuilles mortes puis le calme revient alors qu'ils ont disparu. C'est certainement eux que j'ai dérangé tout à l'heure.

Je rattrape la piste sur laquelle se trouvait la biche et commence à remonter doucement en serrant le talus de gauche. La courbure de la piste à gauche et le relief me permettent d'avancer sans être vu mais aussi sans pouvoir voir la biche. J'avance tout doucement en surveillant bien le dessus de la piste et le dessous, quand les genets me le permettent. Après environ 150 mètres de cette progression lente, une silhouette de cervidé se dessine à environ 30 mètres sur ma gauche, à environ 10 ou 12 mètres au dessus de la piste. Je me baisse et accroche mon décocheur pour avancer un peu en profitant de quelques genets pour me cacher. Je gagne facilement 15 mètres sur le sol meuble et silencieux de la piste. J'aperçois à nouveau le dos de l'animal et reconnais vite une jeune femelle de l'année à sa crinière hirsute chocolat. C'est l'animal qu'il me faut, elle broute tranquillement, redresse la tête, regarde vers la route au dessus puis se remet à brouter. Le vent est face à moi. Je me baisse et arme doucement mon arc puis me décale doucement en remontant la piste pour me dégager des genets. Seules les pattes de l'animal et sa tête baissée sont cachées par la végétation, son corps est bien dégagé. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. Le vol de ma flèche est parfait et elle rentre où je visais. Le hère démarre comme sonné par l'impact et file en remontant un peu pour disparaître dans les genets.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un "Yes". J'attends un peu en regardant les montagnes sur lesquelles la neige a presque toute fondu.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Confiant sur la létalité de ma flèche, je remonte après quelques minutes pour tenter de retrouver ma flèche et des traces de sang. Je trouve assez vite ma flèche mais cette dernière porte étrangement peu de sang.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Je récupère ma flèche et la remets au carquois puis tente de trouver du sang mais rien sur la zone du tir, je me dirige vers les genets où j'ai perdu le hère de vue sans trouver de sang. Je tourne un instant au départ des genets et tente de trouver la coulée de mon animal quand une petite goutte de sang me met sur la piste.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Je suis doucement la coulée mais le sang semble très peu abondant, je ne trouve que quelques petites gouttes et de légers frottés sur les genets, les indices sont espacés de plusieurs mètres.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017
Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Un peu plus loin un peu de poil collé dans une grosse goutte de sang me conforte dans ma recherche.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Les traces de sang s'interrompent ensuite un moment et je tourne et retourne, pensant que l'animal a peut être quitté la coulée, sans arriver à trouver de sang sur environ 10 mètres. Je tente de suivre un peu plus loin la coulée et tombe sur des grosses gouttes de sang avant la fin des genets qui débouchent sur un petit pré bordant la route.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Sur le pré, de grosses gouttes de sang espacées de plusieurs mètres sont tout de même bien visibles sur l'herbe jaunie par le gel et la neige et j'arrive à suivre tout de même la piste en m'arrêtant à chaque goutte pour guetter la suivante un peu plus loin.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Après environ 30 mètres parcourus ainsi dans le pré, en levant les yeux vers la route, j'aperçois mon hère couché sur le flanc, de l'autre côté de la route, dans l'herbe rase. Il a fait environ 150 mètres avant de mourir.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Il a perdu une grosse trainée de sang sur les dernier mètres.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Ma flèche traverse les 2 poumons comme je le pensais. La jeune femelle possède une plaie purulente à la cuisse qui s'avèrera être une vielle blessure certainement un coup de bois d'un cerf vu la forme et la profondeur de la plaie.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Je me pose à côté de mon hère et appelle Patrick pour qu'il m'amène le bracelet que nous apposons à son arrivée avant de charger ma prise dans la benne du pick up pour la ramener cher Patrick pour quelques photos souvenir avant de la dépecer, de la vider et de la découper.

Un faon femelle à l'approche, 30 janvier 2017

Alex

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Alex Alex.bowhunter - dans CERFS 2016-2017
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 12:58

Ce week end, mon ami "Scarabée" est venu chasser dans le Gers avec 3 de ses amis, Vincent, Mathieu et Thomas. Durant la Battue que j'ai organisée hier à Justian, Vincent manque un chevrette et Thomas un gros sanglier et sur le retour vers Auterrive Vincent a fléché 2 ragondins au bord d'une mare proche de la route.

Petite sortie ragondin avec les amis de  l'Association des chasseurs à l'arc de la Venise Verte, 23 janvier 2017

Ce matin, c'est le jour du départ et nous décidons d'aller faire une petite sortie au ragondin matinale avant que mes invités ne reprennent la route. J'ai décidé de les faire chasser autour du lac des coteaux de Gascogne du carrefour de Noilhan. Je me gare près de la digue du lac, Je m'aperçois alors que j'ai oublié mon décocheur, heureusement pour moi Scrarabée en a 2 et m'en prête un, ce n'est pas un décocheur à pinces comme le mien mais à crochet. Nous nous préparons puis j'envois Vincent et Thomas se poster sur les terriers au milieu de la berge de droite et pars poster Scarabée et Mathieu sur l'autre berge avant de partir faire le tour du lac mais ce matin les ragondins ne sont pas de sortie. Je décide donc de partir chasser au bord du Canal de Labarthe. Nous reprenons la voiture et partons nous garer près du moulin. Une fois prêt, nous partons en longeant le canal. Je laisse Thomas en poste, en face du départ de la haie qui longe la berge opposée car les ragondins viennent souvent s'y réfugier.

Nous continuons et Vincent repère un gros ragondin au gagnage. Il tente l'approche et nous restons en retrait mais le ragondin démarre et part vers le canal, nous le perdons de vue derrière un gros peuplier et je le pense à l'eau, nous nous avançons donc vers Vincent mais le ragondin n'était pas encore à l'eau et se jette au canal. Nous nous répartissons au bord de l'eau. Un ragondin refait surface devant moi contre la berge opposée où il se cale de face, j'arme vise sa tête et décoche. Touché, il plonge, je réencoche rapidement. Mathieu décoche sur lui alors qu'il remonte contre la berge devant lui mais il replonge. Il remonte et se cale centre la berge en face de moi, plein travers. J'arme, vise et décoche, le clouant à la berge. Il se débat et je le double. Il s'immobilise alors. Vincent nous apprend qu'en fait il y avait 3 ragondins mais les autres ont disparu. Je viendrais chercher mon ragondin et mes flèches tout à l'heure. Nous continuons. n peu plus loin, Vincent, qui progresse devant nous, repère un ragondin qui plonge contre la berge opposée nous attendons un moment mais il ne ressort pas. Vincent et Scarabée repartent devant, je pars avec Mathieu pour vérifier l'endroit où a disparu le ragondin et me fais surprendre par ce dernier qui plonge à notre approche. Il s'était calé, quasiment immergé, contre la berge opposée sous un petit branchage.

Nous rattrapons nos collègues puis je laisse Mathieu en poste en face de la fin de la haie qui borde la berge opposée. Les terriers de la berge opposée sont généralement bien fréquentés et les ragondins y reviennent souvent après avoir laissé passer les chasseurs. Je continue avec Vincent et Scarabée. Nous passons sur la berge de droite en traversant sur un petit pont puis Vincent passe sur la berge de gauche un peu plus loin par une passerelle en pylône EDF. Je m'arrête au niveau de l'arrivée d'un petit ruisseau sur la droite du canal et laisse partir mes invités jusqu'au départ du canal à environ 300 mètres plus loin. Alors qu'il se sont éloignés, je tente des cris de petit ragondin. Au bout d'un moment, un gros ragondin s'avance à l'entrée de son terrier à environ 25 mètres, contre la berge opposée, sur ma droite. Je me fige, une canalisation qui traverse la canal me le cache partiellement et complique le tir. Le ragondin s'avance et traverse tranquillement le canal, je le perds de vue, caché par le talus de la berge. Je tente une approche en me décalant doucement mais il fait demi-tour et rerentre au terrier sans que je puisse réagir. Je me poste à nouveau et tente de rappeler mais il ne ressortira pas. Mes invités reviennent sans avoir vu de ragondin.

Nous repartons vers le moulin. Au niveau du pont, j'envois mes invités sur le petit lac qui borde la gauche du canal où il ne verront que des colverts. Je les rejoins et nous retrouvons Mathieu qui est posté en face du bout du lac. Il a fléché un ragondin juste avant les terriers.

Petite sortie ragondin avec les amis de  l'Association des chasseurs à l'arc de la Venise Verte, 23 janvier 2017

Il lui a fallu 4 flèches pour l'arrêter, elles sont régulièrement plantées contre la berge avant le ragondin.

Petite sortie ragondin avec les amis de  l'Association des chasseurs à l'arc de la Venise Verte, 23 janvier 2017

Vincent apporte Une canne à pêche équipée avec un nœud coulant à Mathieu pour qui puisse récupérer ses flèches et son ragondin. Scarabée les rejoint et je décide de tenter de leur rabattre des ragondin en longeant la haie qui borde le canal. J'avance tranquillement jusqu'à un gros fossé rejoignant la canal, l'eau boueuse est très agitée. Un ragondin démarre contre la berge opposée du fossé à environ 6 ou 7 mètres devant moi. Il longe la berge rapidement en direction des terrier plus à ma gauche. J'arme vite et décoche coupant juste l'oreille du ragondin qui plonge et rentre au terrier. Je réencoche et me poste devant le terrier. L'eau s'agite à l'entrée du terrier, le ragondin ressort et je cette fois je le cloue sur place. Mes invités décochent alors sur un autre ragondin que je leur ai envoyé à 3 reprises. Je double mon ragondin pour l'achever mais ne fais que l'érafler, je traverse vite la fossé et attrape mon ragondin par la queue, le dégage de mes flèche et l'achève.

Petite sortie ragondin avec les amis de  l'Association des chasseurs à l'arc de la Venise Verte, 23 janvier 2017

Je pars ensuite à la rencontre de mes invités au travers de la haie pour récupérer leurs flèches et le ragondin fléché par Scarabée. C'est un énorme mâle qui accusera 9,4 kg au peson. Il est immobile contre la berge avec une flèche dans la nuque. Je m'approche mais c'est alors que je constate que se narines bougent. Il respire encore et je l'annonce à mes invités avant puis l'attrape par la queue pour le sortir de l'eau. Il se réveille alors et gronde en se débattant furieusement et je dois l'achever en le frappant violement au sol pour ne pas être mordu. J'envoie le ragondin et les flèches sur la berge opposée. Thomas s'est déposé et a rejoint ses amis, tirant au passage mon premier ragondin qui semble t'il n'était pas mort. Je pars donc chercher mon premier ragondin et mes flèches que je retrouve, guidé par mes invités. Ma première flèche lui a entaillé la peau du dessus du crâne, la flèche de Mathieu rentre au milieu du dos et ressort dans une cuisse. Je le sors de l'eau et remets mes flèche au carquois. Je récupère mes ragondins et continue à longer la haie, levant une belle sarcelle en arrivant au bout de la bande boisée où je rentre pour tente de déloger sans succès des ragondins. Il est temps de rentrer après quelques photos souvenir.

Petite sortie ragondin avec les amis de  l'Association des chasseurs à l'arc de la Venise Verte, 23 janvier 2017

Alex

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Presentation

  • Alex.bowhunter
  • Je chasse exclusivement à l'arc, principalement à l'approche le gros gibier et le ragondin. Ce blog est un recueil de récit de chasse.
  • Je chasse exclusivement à l'arc, principalement à l'approche le gros gibier et le ragondin. Ce blog est un recueil de récit de chasse.

AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux interessés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire quej'essaie de me justifier à propo de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaicront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l'atitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

LA CHASSE A L'ARC

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LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclu que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

Conducteurs Gersois :

 

LUCIEN TACHOIRES :

06 82 69 58 05

CHRISTIAN LAFFITTE :

06 72 43 40 47

PRIVAT CHRISTOPHE :

09 84 33 95 18

LASBATS CHRISTINE :

06 45 35 50 42

 

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