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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 21:27

Ce matin, battue à Justian, je suis, comme souvent le seul archer. Des sangliers sont régulièrement aperçus autour du bois de Bouras et nous décidons d'y faire la première traque. Je décide de prendre un poste que je n'ai jamais encore occupé mais où les archers qui sont venus au différentes battues que j'ai organisées ces dernières années ont régulièrement fléché chevreuils, sangliers ou renards. Mon poste est au bord de la vielle Osse qui borde le bois, une très grosse coulée longe la berge opposée et plusieurs descentes d'animaux traversent la rivière. En me postant, je dérange quelques colverts qui s'envolent de la rivière. Cette année un archer a manqué un gros sanglier à ce poste et j'espère faire mieux que lui. Les postés n'étant pas très nombreux, la ligne est collée au bois alors qu'habituellement elle se trouve bien plus en arrière. Je suis posté entre 2 fusils, les traqueurs arrivent avec les chiens par le pont qui traverse l'Osse à plus de 100 mètres dans mon dos. Les teckels ont reçu aujourd'hui le renfort de quelques fox qui sont venus grossir la meute.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

A peine rentré au bois, les chiens lancent un renard qui sera manqué sur la ligne du côté de la route de Courensan. Quelques chevreuils sortiront également de l'enceinte sans être tirés. Les piqueurs rappellent les chiens et insistent un peu dans le bois mais les sangliers ne sont pas là et ils sonnent la fin de traque. Nous partons aux voitures puis pour nous rassembler un peu plus loin aux silos de Roques.

Arrivé sur place, j'apprends que nous allons chasser le bois juste au dessus de celui que nous venons de chasser. Je décide de ne pas perdre de temps et de partir rapidement me poster avant l'arrivée des postés au fusil. J'ai repéré un poste idéal lors de mes sorties de tir d'été. De nombreuses grosses coulées convergent dans l'angle gauche du bas du bois relié au bois de Bouras par une haie épaisse par laquelle passent les sangliers et les renards. Je me gare près du pont qui enjambe l'Osse, me prépare puis pars me poster. Je traverse la vieille Osse par la passerelle qui mène à la palombière, traverse la bande de bois étroite puis le semé de blé qui sépare le bois de Bouras du bois que nous allons chasser en biaisant vers le coin gauche du bois. En arrivant au coin du bois, je rentre par une grosse collée et cherche un bon poste proche de l'endroit où se rassemblent les coulées avant de se diriger vers le départ de la haie. Je casse quelques branches pour dégager les angles de tir et dégage le sol de ses feuilles mortes pour pouvoir pivoter sans bruit. Le vent souffle fort dans mon dos et rentre dans le bois en biaisant vers le haut du bois.

Rapidement, dans le bruit du vent qui agite les branches, il me semble entendre un bruit de pas dans la végétation et les feuilles mortes sur ma gauche. Je tourne la tête dans cette direction et aperçois un gros sanglier sortant d'un fourré épais à environ 30 mètres sur ma gauche. Il vient droit sur moi au petit trot en longeant à 10 mètres de la lisière. Je pivote doucement et arme mon arc puis le laisse venir en le suivant dans mon viseur. Il ralentit en biaisant vers le lisière pour venir se présenter plein travers à environ 6 mètres. Il marque un temps d'arrêt, sa zone vitale est dégagée entre quelques branches, ma visée est calée, je décoche mais il repart au même moment et ma flèche qui aurait du atteindre les poumons l'atteint au niveau du foie. Il démarre au galop et fonce en direction de la haie avec ma flèche en travers. Je vois distinctement mon empennage dépasser de son flanc et ne peux que le regarder rentrer dans la haie où je le perds de vue. Un bruit de bois cassé se fait entendre mais s'arrête vite après à peine 20 mètres de fuite. Vu mon atteinte, je ne crois pas à la mort si rapide de mon sanglier et le pense soit arrêté sois entrain de se débiner dans la haie. J'attends quelques minutes alors que j'aperçois un posté qui arrive pour se placer contre le bois. Toujours aucun bruit.

Les chiens ne tardent pas à se faire entendre. J'appelle les piqueurs pour ne pas qu'ils viennent sur moi avec les chiens mais une partie de la meute arrive droit sur moi en poussant avant de sortir sur le champ à environ 50 mètres de moi. Je les pense derrière un chevreuil et me dis que mon sanglier aura ainsi le temps de mourir tranquillement. Ils rejoignent le bois suivant où le vent fort couvre leurs voies.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Petit à petit, la chasse se rapproche et les traqueurs arrivent à mon niveau avec le reste des chiens, après être sorti du bois, l'un d'eux arrive vers moi avec les teckels et je vais à sa rencontre pour lui expliquer la situation mais les chiens prennent la voix de mon sanglier et sortent sur le champ pour foncer vers le bois où sont partis les autres chiens. Je cherche vainement du sang pendant un instant puis trouve quelques petites gouttes sur la coulée qui sort sur le champ et comprends vite que c'est bien mon sanglier que les chiens ont pris et que la première menée a certainement pris aussi mon sanglier au vent alors qu'il traversait le champ et que je pensais qu'il allait vers le bois plus bas. On nous signale un ferme dans le bois suivant et je pars au pas de course vers ce dernier en suivant les quelques chiens retardataires. En arrivant au bois, je suis la voie des chiens mais ils finissent par se taire et je tourne et retourne dans le bois à la recherche des chiens et du sanglier car je crains que, blessé, ils ne s'en prenne au teckels et au fox. Le vent fort limite ma capacité à entendre les chiens et les bruits. Je longe une bande de salle qui longe le haut du bois sans voir le sanglier tout en suivant les chiens qui semblent courir de façon désordonnée.

Le calme s'installe et je me dirige vers la route ou sont postés le président de la chasse et un autre chasseur, ils n'ont rien vu sortir, je longe donc la route puis m'avance dans le champ pour couper vers la route de Courensan. Les chiens recommencent à donner et tournent dans le bois puis semblent remonter vers la route. Je prends le pas de course mais quelques chiens semblent avoir sauté la route vers les vignes. Certains reviennent et je pense qu'il ont pris un chevreuil. Les piqueurs arrivent plus bas pour sortir dans l'angle rentrant du bois avec quelques chiens et je pars à leur rencontre pour tenter de prendre quelques informations. Alors que je discute avec eux, je trouve une goutte de sang sur une feuille morte et le pied frais de mon sanglier qui semble rentrer au bois. Les chiens relancent et remonte vers la route. Je m'élance à leur poursuite et traverse la route pour suivre la menée en courant le long d'une vigne, en direction du bois de Factom. Le sanglier semble avoir tourné un bon moment dans le bois précédent avant de se décider à fuir, ce n'est pas un comportement normal pour un sanglier de ce gabarit, j'espère qu'il commence à fatiguer.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Certains chasseurs arrivent par la route au dessus de la vigne en voiture, je cours au plus vite et passe sous le bois pour rejoindre le chemin de terre qui le sépare d'une grande zone de vigne. La propriétaire des lieux taille la vigne et je la rejoins pour lui demander si elle aurait vu mon sanglier mais elle n'a vu qu'un chevreuil poussé par les chiens. Je contourne le bois et rejoins des chasseurs qui viennent pour se poster le long du bois alors que des chiens arrivent en donnant de la voie. L'un d'eux me dit qu'une dame qui taille la vigne plus haut a vu passer un gros sanglier poursuivi par un chien. Je comprends immédiatement qu'il s'agit du mien et le leur annonce avant de partir vers où se trouvait cette dame pour lui demander plus de précisions mais, apeurée, elle a quitté les lieux et je ne sais plus où chercher. Je descends dans la vigne jusqu'à une haie épaisse où je retrouve un des chasseurs qui cherchent les chiens. Nous discutons un peu quand d'autres chasseurs arrivent avec des chiens qu'ils ont attrapé plus loin près d'un autre bosquet. Je pars donc vers ce dernier pour tenter de trouver des indices. Je rejoins une route goudronnée, la longe pour tenter de trouver du sang sans succès et arrive près d'un bosquet épais quand les chasseurs arrivent en voiture. Certains sont déjà postés autour du petit massif où un ferme est en cours.

Je tente de rentrer dans le bois côté route et cherche un poste quand un chasseur m'appelle sur la gauche du bois. Je me dirige vers lui et il me montre une grosse coulée qui va me permettre de rentrer dans le bois et m'explique que le ferme se tenait pas très loin quelques minutes auparavant. Je m'avance donc dans le bois au milieu des ronces et des épines et trouve une petite placette ronde d'environ 10 mètres de diamètres dans laquelle débouchent 3 énormes coulées.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Les piqueurs arrivent avec d'autres chiens et lâchent la meute dans le bosquet avant d'y rentrer. Un coup de feu claque sur ma gauche, un posté vient d'abattre un renard à la balle. Le sanglier fait ferme et charge les piqueurs tour à tour mais finit par démarrer sous la pression des chiens qui ne le lâchent pas. La menée vient droit sur moi mais je ne vois passer que les chiens qui tournent un moment avant de repartir en arrière pour relancer le sanglier qui se décide à sortir du bois. Apercevant le posté qui m'a indiqué la coulée, il lui fonce dessus. Le chasseur tente de lever son arme mais le sanglier rentre dans le canon de son fusil et le rabat vers le sol. Le coup part juste à côté des pieds du chasseur qui se retourne pour tirer le sanglier qui fuit dans son dos et sa balle arrache juste un bout de chair sur la haut du cuissot de l'animal qui fonce dans les vignes. Les coups de feu claquent, impossible de les compter, au moins 15 balles partent de toute part mais le sanglier passe au travers sans être touché à nouveau.

Je quitte mon poste alors qu'un chasseur tire encore sur le sanglier qui s'éloigne. Une fois les tirs terminés, je m'annonce et demande où est parti l'animal avant de partir au pas de course pour tenter de le rattraper. Il est rentré dans un autre petit bosquet plus en contrebas après une parcelle de vigne. Les chiens poussent toujours et je pars vite me poster sur la gauche du bosquet près du coin de ce dernier et tente de reprendre mon souffle. La menée vient droit sur moi, le sanglier déboule à environ 10 mètres sur ma gauche et bifurque à 90° en me voyant pour filer de cul. J'arme vite mon arc et le tire à la course à environ 45 mètres. Ma flèche se plante dans son dos, dans les muscles au dessus de la colonne vertébrale et le sanglier, qui a à peine accusé le coup, file avec ma flèche quand une déflagration retentit.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Je vois nettement un impact au niveau du cuissot du sanglier qui se met à vaciller. Je ne comprends pas d'où vient cette balle et cherche autour de moi pour m'apercevoir qu'elle vient d'un chasseur dans mon dos. Il a tiré à environ 160 mètres. Le sanglier part se caller dans des herbes hautes, je dis au chasseur de ne pas retirer et je me rapproche rapidement pour terminer ce que j'ai commencé. Alors que je vais armer mon arc à 7 ou 8 mètres du solitaire, il me voit et me charge. Je mets ma main en avant et le saisis au niveau des yeux bras tendu pour rester hors de portée des défenses tout en reculant, poussé par la charge. Je finis par le repousser sur ma gauche et reculer rapidement en armant mon arc pour lui décocher une flèche plein travers un peu en arrière. Le sanglier furieux bave et claque des dents, une écume blanche recouvre ses babines. Il amorce une seconde charge mais je me décale en réencochant et en armant pour lui envoyer une seconde flèche plein coffre.

Le sang coule abondamment sur les flancs du sanglier dont la fureur est palpable. Les chiens arrivent et l'assaillent, je réencoche et arme mais le tir étant trop risqué pour les chiens, je cris pour attirer l'attention du sanglier qui tourne sans savoir quoi faire et finit par chuter lourdement sur le flanc en cassant mes 2 flèches restées en travers. Je me précipite pour lui plaquer le tête au sol avec mon pied, le temps qu'il s'immobilise pour ne pas qu'il blesse les chiens.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

La mort arrive très vite et les chiens le pillent un moment. La chasse aura durée plus de 2 heures et mon sanglier aura parcouru entre 2,5 et 3 kilomètres avant de tomber.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Je pars chercher ma seconde flèche qui est tombée un peu plus loin alors que certains chasseurs arrivent. Ceux qui ont pu voir la scène me félicitent. J'inspecte le sanglier et ne comprends plus car je ne trouve les impacts que de 3 flèches. Au dépeçage tout s'expliquera, ma première flèche a traversé le foie, l'entrée presque en face de la sortie, la seconde flèche entaille la peau sur 20 cm et les muscles du dos pour finir contre les pointes de la colonne vertébrale, la troisième rentre contre le trou d'entrée de la première flèche et s'arrête dans le cuissot opposé sans ressortir et la quatrième traverse les poumons. Je récupère mes flèches cassées et aide à charger mon sanglier sur le 4 x 4 venu le chercher. C'est mon plus beau sanglier à l'arc et mon plus beau souvenir de chasse au sanglier. Il accusera 88 kg à la pesée.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Alex

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 22:22

Ce matin, je retourne dans les Pyrénées, à Sarrancolin où je n'ai pas mis les pieds depuis le tir de mon cerf. Mon ami Patrick a encore un bracelet pour un hère et un autre pour un chevreuil. Je me gare juste avant le lever du jour en bas du chemin de la Soule puis me prépare et commence à remonter en suivant la route que je quitte au bout du hameau pour rejoindre le bas d'une prairie plantée d'arbres fruitiers où les animaux sont souvent présents à cette heure ci. Rien en vue ce matin, je rentre donc dans le bois par une très grosse coulée très fréquentée et la suis doucement, tout en observant bien les alentours, au dessous d'un massif d'épines noires. La pente raide en dessous de moi descend vers le ruisseau dont le bruit est bien présent et ne facilite pas l'écoute d'un éventuel bruit de pas. Je biaise doucement pour remonter vers une ancienne piste qui conduit à une grange abandonnée, le secteur semble calme mais alors que j'arrive au bout du massif d'épines noires, sur une zone de fougères sèches que la neige a écrasé au sol avant de fondre, je me fais surprendre par 2 ou 3 animaux qui démarrent derrière un des quelques ilots de buissons et de ronciers ponctuant le secteur, juste à quelques mètres devant moi. Je n'ai pas pu identifier les animaux qui se débinent à couvert des arbuste et disparaissent rapidement. Le bruit de fuite cesse vite, je m'avance doucement à découvert sans revoir les animaux.

Je traverse l'ancienne piste puis remonte au travers des fougères jusqu'à un talus très abrupt creusé par une coulée très marquée. Je la remonte péniblement en m'accrochant aux racines d'un gros frêne qui pousse au sommet du talus et rattrape ainsi une des pistes faite par Patrick pour chasser sur le secteur. Une grosse haie d'épines noires et de ronces borde la droite de la piste, j'aperçois par dessus cette dernière ce que j'identifie comme étant une biche qui descend une autre piste à environ 150 mètres sur ma droite tout en broutant. Elle arrive d'un petit pré qui borde la route et est encore au départ de la piste, elle n'est certainement pas seule et peut être accompagnée de son jeune. Le vent est plus ou moins dans mon dos, je décide donc d'avancer à couvert de la haie pour rattraper le bas de la piste à environ 200 mètres. J'avance doucement en surveillant la biche et le dessous de la piste qui domine les fougères et les buissons de plusieurs mètres. Un peu plus loin la haie s'interrompt un moment sur quelques mètres, je profite que la biche ait la tête baissée pour traverser la zone et rejoindre à nouveau le couvert. Je n'ai pas été repéré mais en avançant, le relief me fait perdre de vue la biche. Je surveille toujours le dessous du talus sans succès et arrive ainsi au bout de la haie où je marque un pause pour observer la plantation de chênes américains qui remonte vers la route. Ne voyant rien, je m'avance à découvert et fais démarrer 3 chevreuils en plein milieu de la plantation. Je ne les avais même pas vu. Ils remontent vers la route à grand bruit dans les fougères sèches et les feuilles mortes puis le calme revient alors qu'ils ont disparu. C'est certainement eux que j'ai dérangé tout à l'heure.

Je rattrape la piste sur laquelle se trouvait la biche et commence à remonter doucement en serrant le talus de gauche. La courbure de la piste à gauche et le relief me permettent d'avancer sans être vu mais aussi sans pouvoir voir la biche. J'avance tout doucement en surveillant bien le dessus de la piste et le dessous, quand les genets me le permettent. Après environ 150 mètres de cette progression lente, une silhouette de cervidé se dessine à environ 30 mètres sur ma gauche, à environ 10 ou 12 mètres au dessus de la piste. Je me baisse et accroche mon décocheur pour avancer un peu en profitant de quelques genets pour me cacher. Je gagne facilement 15 mètres sur le sol meuble et silencieux de la piste. J'aperçois à nouveau le dos de l'animal et reconnais vite une jeune femelle de l'année à sa crinière hirsute chocolat. C'est l'animal qu'il me faut, elle broute tranquillement, redresse la tête, regarde vers la route au dessus puis se remet à brouter. Le vent est face à moi. Je me baisse et arme doucement mon arc puis me décale doucement en remontant la piste pour me dégager des genets. Seules les pattes de l'animal et sa tête baissée sont cachées par la végétation, son corps est bien dégagé. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. Le vol de ma flèche est parfait et elle rentre où je visais. Le hère démarre comme sonné par l'impact et file en remontant un peu pour disparaître dans les genets.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un "Yes". J'attends un peu en regardant les montagnes sur lesquelles la neige a presque toute fondu.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Confiant sur la létalité de ma flèche, je remonte après quelques minutes pour tenter de retrouver ma flèche et des traces de sang. Je trouve assez vite ma flèche mais cette dernière porte étrangement peu de sang.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Je récupère ma flèche et la remets au carquois puis tente de trouver du sang mais rien sur la zone du tir, je me dirige vers les genets où j'ai perdu le hère de vue sans trouver de sang. Je tourne un instant au départ des genets et tente de trouver la coulée de mon animal quand une petite goutte de sang me met sur la piste.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Je suis doucement la coulée mais le sang semble très peu abondant, je ne trouve que quelques petites gouttes et de légers frottés sur les genets, les indices sont espacés de plusieurs mètres.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017
Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Un peu plus loin un peu de poil collé dans une grosse goutte de sang me conforte dans ma recherche.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Les traces de sang s'interrompent ensuite un moment et je tourne et retourne, pensant que l'animal a peut être quitté la coulée, sans arriver à trouver de sang sur environ 10 mètres. Je tente de suivre un peu plus loin la coulée et tombe sur des grosses gouttes de sang avant la fin des genets qui débouchent sur un petit pré bordant la route.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Sur le pré, de grosses gouttes de sang espacées de plusieurs mètres sont tout de même bien visibles sur l'herbe jaunie par le gel et la neige et j'arrive à suivre tout de même la piste en m'arrêtant à chaque goutte pour guetter la suivante un peu plus loin.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Après environ 30 mètres parcourus ainsi dans le pré, en levant les yeux vers la route, j'aperçois mon hère couché sur le flanc, de l'autre côté de la route, dans l'herbe rase. Il a fait environ 150 mètres avant de mourir.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Il a perdu une grosse trainée de sang sur les dernier mètres.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Ma flèche traverse les 2 poumons comme je le pensais. La jeune femelle possède une plaie purulente à la cuisse qui s'avèrera être une vielle blessure certainement un coup de bois d'un cerf vu la forme et la profondeur de la plaie.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Je me pose à côté de mon hère et appelle Patrick pour qu'il m'amène le bracelet que nous apposons à son arrivée avant de charger ma prise dans la benne du pick up pour la ramener cher Patrick pour quelques photos souvenir avant de la dépecer, de la vider et de la découper.

Un hère à l'approche, 30 janvier 2017

Alex

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Alex Alex.bowhunter - dans CERFS 2016-2017
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 12:58

Ce week end, mon ami "Scarabée" est venu chasser dans le Gers avec 3 de ses amis, Vincent, Mathieu et Thomas. Durant la Battue que j'ai organisée hier à Justian, Vincent manque un chevrette et Thomas un gros sanglier et sur le retour vers Auterrive Vincent a fléché 2 ragondins au bord d'une mare proche de la route.

Petite sortie ragondin avec les amis de  l'Association des chasseurs à l'arc de la Venise Verte, 23 janvier 2017

Ce matin, c'est le jour du départ et nous décidons d'aller faire une petite sortie au ragondin matinale avant que mes invités ne reprennent la route. J'ai décidé de les faire chasser autour du lac des coteaux de Gascogne du carrefour de Noilhan. Je me gare près de la digue du lac, Je m'aperçois alors que j'ai oublié mon décocheur, heureusement pour moi Scrarabée en a 2 et m'en prête un, ce n'est pas un décocheur à pinces comme le mien mais à crochet. Nous nous préparons puis j'envois Vincent et Thomas se poster sur les terriers au milieu de la berge de droite et pars poster Scarabée et Mathieu sur l'autre berge avant de partir faire le tour du lac mais ce matin les ragondins ne sont pas de sortie. Je décide donc de partir chasser au bord du Canal de Labarthe. Nous reprenons la voiture et partons nous garer près du moulin. Une fois prêt, nous partons en longeant le canal. Je laisse Thomas en poste, en face du départ de la haie qui longe la berge opposée car les ragondins viennent souvent s'y réfugier.

Nous continuons et Vincent repère un gros ragondin au gagnage. Il tente l'approche et nous restons en retrait mais le ragondin démarre et part vers le canal, nous le perdons de vue derrière un gros peuplier et je le pense à l'eau, nous nous avançons donc vers Vincent mais le ragondin n'était pas encore à l'eau et se jette au canal. Nous nous répartissons au bord de l'eau. Un ragondin refait surface devant moi contre la berge opposée où il se cale de face, j'arme vise sa tête et décoche. Touché, il plonge, je réencoche rapidement. Mathieu décoche sur lui alors qu'il remonte contre la berge devant lui mais il replonge. Il remonte et se cale centre la berge en face de moi, plein travers. J'arme, vise et décoche, le clouant à la berge. Il se débat et je le double. Il s'immobilise alors. Vincent nous apprend qu'en fait il y avait 3 ragondins mais les autres ont disparu. Je viendrais chercher mon ragondin et mes flèches tout à l'heure. Nous continuons. n peu plus loin, Vincent, qui progresse devant nous, repère un ragondin qui plonge contre la berge opposée nous attendons un moment mais il ne ressort pas. Vincent et Scarabée repartent devant, je pars avec Mathieu pour vérifier l'endroit où a disparu le ragondin et me fais surprendre par ce dernier qui plonge à notre approche. Il s'était calé, quasiment immergé, contre la berge opposée sous un petit branchage.

Nous rattrapons nos collègues puis je laisse Mathieu en poste en face de la fin de la haie qui borde la berge opposée. Les terriers de la berge opposée sont généralement bien fréquentés et les ragondins y reviennent souvent après avoir laissé passer les chasseurs. Je continue avec Vincent et Scarabée. Nous passons sur la berge de droite en traversant sur un petit pont puis Vincent passe sur la berge de gauche un peu plus loin par une passerelle en pylône EDF. Je m'arrête au niveau de l'arrivée d'un petit ruisseau sur la droite du canal et laisse partir mes invités jusqu'au départ du canal à environ 300 mètres plus loin. Alors qu'il se sont éloignés, je tente des cris de petit ragondin. Au bout d'un moment, un gros ragondin s'avance à l'entrée de son terrier à environ 25 mètres, contre la berge opposée, sur ma droite. Je me fige, une canalisation qui traverse la canal me le cache partiellement et complique le tir. Le ragondin s'avance et traverse tranquillement le canal, je le perds de vue, caché par le talus de la berge. Je tente une approche en me décalant doucement mais il fait demi-tour et rerentre au terrier sans que je puisse réagir. Je me poste à nouveau et tente de rappeler mais il ne ressortira pas. Mes invités reviennent sans avoir vu de ragondin.

Nous repartons vers le moulin. Au niveau du pont, j'envois mes invités sur le petit lac qui borde la gauche du canal où il ne verront que des colverts. Je les rejoins et nous retrouvons Mathieu qui est posté en face du bout du lac. Il a fléché un ragondin juste avant les terriers.

Petite sortie ragondin avec les amis de  l'Association des chasseurs à l'arc de la Venise Verte, 23 janvier 2017

Il lui a fallu 4 flèches pour l'arrêter, elles sont régulièrement plantées contre la berge avant le ragondin.

Petite sortie ragondin avec les amis de  l'Association des chasseurs à l'arc de la Venise Verte, 23 janvier 2017

Vincent apporte Une canne à pêche équipée avec un nœud coulant à Mathieu pour qui puisse récupérer ses flèches et son ragondin. Scarabée les rejoint et je décide de tenter de leur rabattre des ragondin en longeant la haie qui borde le canal. J'avance tranquillement jusqu'à un gros fossé rejoignant la canal, l'eau boueuse est très agitée. Un ragondin démarre contre la berge opposée du fossé à environ 6 ou 7 mètres devant moi. Il longe la berge rapidement en direction des terrier plus à ma gauche. J'arme vite et décoche coupant juste l'oreille du ragondin qui plonge et rentre au terrier. Je réencoche et me poste devant le terrier. L'eau s'agite à l'entrée du terrier, le ragondin ressort et je cette fois je le cloue sur place. Mes invités décochent alors sur un autre ragondin que je leur ai envoyé à 3 reprises. Je double mon ragondin pour l'achever mais ne fais que l'érafler, je traverse vite la fossé et attrape mon ragondin par la queue, le dégage de mes flèche et l'achève.

Petite sortie ragondin avec les amis de  l'Association des chasseurs à l'arc de la Venise Verte, 23 janvier 2017

Je pars ensuite à la rencontre de mes invités au travers de la haie pour récupérer leurs flèches et le ragondin fléché par Scarabée. C'est un énorme mâle qui accusera 9,4 kg au peson. Il est immobile contre la berge avec une flèche dans la nuque. Je m'approche mais c'est alors que je constate que se narines bougent. Il respire encore et je l'annonce à mes invités avant puis l'attrape par la queue pour le sortir de l'eau. Il se réveille alors et gronde en se débattant furieusement et je dois l'achever en le frappant violement au sol pour ne pas être mordu. J'envoie le ragondin et les flèches sur la berge opposée. Thomas s'est déposé et a rejoint ses amis, tirant au passage mon premier ragondin qui semble t'il n'était pas mort. Je pars donc chercher mon premier ragondin et mes flèches que je retrouve, guidé par mes invités. Ma première flèche lui a entaillé la peau du dessus du crâne, la flèche de Mathieu rentre au milieu du dos et ressort dans une cuisse. Je le sors de l'eau et remets mes flèche au carquois. Je récupère mes ragondins et continue à longer la haie, levant une belle sarcelle en arrivant au bout de la bande boisée où je rentre pour tente de déloger sans succès des ragondins. Il est temps de rentrer après quelques photos souvenir.

Petite sortie ragondin avec les amis de  l'Association des chasseurs à l'arc de la Venise Verte, 23 janvier 2017

Alex

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:43

Cet après midi, nous partons chasser une des réserves de Justian où une forte activité des sangliers nous a été signalée par un des chasseurs de la commune. Le président de la chasse a décidé de me poster dans un petit bosquet, au bord d'un ruisseau à sec assez encaissé. Ne connaissant pas le secteur, je pars avec les piqueurs qui vont attaquer la traque par mon poste, ils m'expliquent la disposition du secteur et me laisse aller me poster avant d'attaquer la chasse. Je suis posté depuis quelques minutes et déjà la corne sonne le début de traque et les teckels arrivent dans le bois avec un bruit prononcé de feuilles mortes. Les chiens viennent presque jusqu'à moi, qui me suis posté dans l'angle du bosquet, dos à un petit taillis très épais, puis commencent à donner de la voie et partent ventre à terre en remontant la haie qui démarre à ma droite et borde un pré jusqu'au bois suivant que les chasseurs au fusil entourent. La menée s'éloigne vite et des coups de feu claquent. Un chevreuil a été tiré. Les piqueurs passent prés de moi puis se dirigent vers les chiens qui sont déjà loin. Le secteur devient très calme. Au bout d'une heure environ, mon portable vibre, un des piqueurs m'appelle pour me dire que la traque va se terminer et que je peux revenir à ma voiture pour les rejoindre à l'autre bout de la traque avant que nous partions chasser un autre secteur. Je m'exécute donc et retrouve le président de la chasse qui attend les chiens à la route, il me dit de me garer et d'attendre, ce que je fais mais le temps passe et les chiens semblent toujours donner. Je décide donc d'aller me poster à nouveau, avant la fin de traque, au niveau de mon poste habituel, dans une bande boisée étroite qui poursuit le bois sur environ 100.

Je laisse donc ma voiture sur le parking d'un atelier proche du bois et me dirige vers mon poste. J'avertis un posté à l'angle du bois et il me dit que je peux aller me poster. Je cours vers mon poste situé à environ 50 mètres, pour ne pas le déranger trop longtemps. Alors que j'arrive près de la bande boisée, dans mon dos, le posté m'annonce une bande de sangliers qui arrive vers mon poste pour rentrer dans la chasse. Je pars donc vite me poster et à peine en place, j'entends arriver les animaux et aperçois les dos de certains dans les ronces. Ils viennent vers moi, je me prépare à armer mon arc. Les ronces craquent et bougent. Je fais signe au posté suivant, qui se trouve à environ 50 mètres sur ma gauche, prés du bois mais il ne comprends pas ce que j'essaie de lui faire comprendre. Je laisse tomber et me concentre sur les sangliers.  La bande de bois d'environ 40 mètres de large se rétrécit d'environ 15 mètres à mon niveau à cause d'une avancée du pré dans cette dernière. Les sangliers biaisent pour venir sortir sur le pré au niveau du rétrécissement puis s'arrêtent net. Je refais signe au posté à ma droite mais il n'a toujours pas compris. Les sangliers avancent un peu en faisant craquer le fourré, un chevreuil surgit sur le pré et aperçoit le posté, il bifurque et fonce droit sur moi alors que le posté se met à crier "chevreuil, chevreuil", il rentre dans la bande boisée par une grosse coulée et m'aperçoit alors que j'arme mon arc, il fait un crochet et accélère mais s'arrête rapidement à moins de 10 mètres de 3/4 arrière. C'est un chevrillard mâle. J'aligne ma visée mais le laisse repartir, il sort sur le pré vers le posté à ma droite qui le laisse aussi passer. Je désarme et me reconcentre sur les sangliers. Le posté qui m'a signalé les sangliers se rapproche et me demande à voie basse où sont les sangliers, je lui fais signe et il me fait comprendre qu'il va tenter de les contourner pour les faire rentrer dans la chasse. A peine a t'il fait quelques pas que les sangliers redémarrent, je me décale vite de quelques mètres, juste en bordure de la bande boisée, au niveau d'une grosse coulée qui m'ouvre une fenêtre de tir sur le pré.

Un premier sanglier d'environ 60 kg sort sur le pré, j'arme mon arc et aligne ma visée une fois qu'il a passé l'alignement du posté et décoche sur lui alors qu'il avance au pas. Le posté n'ayant pas mis de balle, il ne peux que le regarder passer. Je décoche alors qu'il est à presque 20 mètres mais ma flèche lui ricoche sous le poitrail et il démarre en trombe et fonce dans le bois ouvrant un trou dans les ronces pour y rentrer. Je tente de réencocher mais tous les autres sangliers, une dizaine, surgissent en troupeau du fourré et foncent vers le trou ouvert par le premier sanglier. Un bande de bêtes rousses et 2 gros noirs, les premiers rentrent un à un mais les derniers se jettent tous ensemble dans le trou et se débattent un court instant pour réussir à entrer en ouvrant plus largement le trou dans la végétation très dense. Les piqueurs et les chiens reviennent vers nous et nous leur annonçons les animaux : "Sangliers". Les animaux sont rentrés d'environ 30 mètres dans le fourré et se sont immobilisés. Je me tourne vers le bois en espérant les voir ressortir. Les chiens arrivent vers nous et donnent vite de la voie, les sangliers démarrent et plusieurs d'entre eux sautent un chemin forestier en face du posté à ma droite qui cette fois a mis des balles mais ne peut que les regarder passer par souci de sécurité. Les sangliers arrivent à passer la ligne pour filer vers mon poste de toute à l'heure. Les piqueurs rappellent un moment les chiens, certains finissent par revenir au bout d'un bon moment et un ferme s'engage dans le fourré devant moi, cette fois les sangliers partent à l'opposé de ma position et rapidement les balles pleuvent. Les chiens finissent par revenir et se remettre au ferme, cette fois un petit sanglier repars dans direction de la bande de tout à l'heure et est tiré à la ligne où je peux l'entendre couiner avant son achèvement. D'autres repartent, comme toute à l'heure, à l'opposé de ma position et les balles pleuvent à nouveau.

Le calme s'installe et je pars chercher ma flèche pour vérifier que je n'ai pas blessé mon sanglier, le posté ayant annoncé les sangliers au départ vient m'aider et retrouve ma flèche qui comme prévu ne porte pas de trace d'atteinte. Je remets ma flèche au carquois et discute un instant avec les postés avant de revenir à mon poste. Les postés eux, pensant la battue terminée, commencent à se déposter. Je décide de rester encore un moment en place au cas où et, alors que le calme s'installe, des craquements se font entendre dans le bois devant moi. Un fossé profond et partiellement couvert d'épines longe le bord du pré puis rentre dans le bois. l'animal tourne en rond dans le coin du bois près du fossé, je tente de me rapprocher tout doucement et de l'apercevoir sans succès. Je me fige contre le fourré et attends un moment quand les ronces et les épines commencent à bouger, l'animal semble se diriger vers le fossé. Je me poste juste au bord de ce dernier, au niveau d'une grosse coulée qui m'ouvre une belle fenêtre de tir sur le fossé. Je finis par apercevoir la crinière d'un sanglier, à environ 7 ou 8 mètres, qui s'avance tranquillement au fond du fossé. J'arme vite mon arc et le laisse venir pour lui décocher une flèche de léger 3/4 face à environ 1,5 mètres alors qu'il passe juste devant mes pieds. Ma flèche rentre dans l'épaule et reste en travers de l'animal, stoppée par le sol. Ce dernier démarre en trombe et heurte violemment un buisson à environ 20 mètres dans mon dos avant de chuter au sol où il se débat un court instant en couinant. Je garde un instant mon poste mais le calme s'installe et j'appelle les chasseurs qui discutent à ma gauche pour leur dire que je viens de flécher un sanglier. Il me rejoignent alors que je pars chercher mon sanglier. Je le retrouve vite à l'endroit où je l'entendais se débattre, la piste de sang est très fournie. Ma flèche rentre dans l'épaule et coupe le cœur en 2 avant de ressortir plus en arrière contre le sternum. Elle est tombée dans sa fuite mais je n'arrive pas à la retrouver, je reviendrai la chercher un autre jour. Il accusera 41 kg à la pesée.

2 autres sangliers ont été tué et un blessé, je pars donc faire la recherche avec Hémo après avoir chargé mon sanglier dans une voiture. Le chasseur a marqué le sang et Hémo ne tarde pas à prendre la piste ventre à terre mais la nuit nous rattrape et Hémo perdra la piste 3 km plus loin. Le chasseur qui m'a suivi n'en peut plus et pour ma part je suis lacéré par les ronces. Le sanglier est en fait parti avec 2 chiens à ses trousses et ces derniers seront finalement retrouvés environ bien plus loin vers Vic Fezensac ce qui laisse peu d'espoir de retrouver le sanglier. La blessure ne laissait pas beaucoup de sang et de moins en moins avec le temps, très certainement une balle de muscle. J'espère qu'il arrivera à s'en sortir. Il est temps de partir peler les 6 chevreuils et 3 sangliers prélevés aujourd'hui.

Un sanglier en battue à Justian, 11 décembre 2016

Alex

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 18:29

Ce matin, je suis invité à une battue à Saint Paul de Baïse et j'ai invité mon ami Christophe, nous seront les 2 seuls archers. Après un bon petit déjeuner pris à la salle des fêtes, œufs et ventrèche à la plancha, nous partons nous poster. Les chasseurs de la commune s'occupent de nous poster près d'une palombière. Christophe part avec une ligne et moi avec une autre, je descends par des sentiers aménagés pour accéder à la palombière et nous rejoignons, avec ma ligne, un chemin aménagé entre un petit bois de pins et le grand bois de chênes. Ma ligne se poste le long du chemin et on me confie un poste où je peu m'avancer un peu dans le bois de chênes. Je rentre donc de 4 ou 5 mètres dans le bois pour me poster au pied d'un gros chêne. Le bois descend de la palombière en pente assez prononcée pour former ensuite un replat en rejoignant le chemin. La végétation basse est assez épaisse autour de moi mais me laisse une bonne trouée pour tirer devant moi.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Une très grosse coulée passe juste à ma droite.

Rapidement, les chiens se font entendre et les premiers coups de feu claquent. Au bout d'un moment, le bruit d'animaux au galop dans les feuilles mortes se fait entendre et j'aperçois vite 3 chevreuils, une chevrette et ses chevrillards, descendant sur ma gauche à environ 40 mètres. J'arme mon arc, ils stoppent à environ 25 mètres dans le sale pour écouter alors que les courants se rapprochent en donnant de la voie.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Pas de fenêtre de tir et ils sont un peu trop loin. Il finissent par repartir mais prennent une coulée parallèle au chemin en s'éloignant sur ma gauche. Les culs blancs disparaissent peu à peu dans la végétation dense et je les perds de vue. Je désarme. Les chiens arrivent mais ne prennent pas la piste des chevreuils, il biaisent pour glisser plus à gauche et disparaissent eux aussi dans le fourré. Il me semble alors voir quelque chose bouger où s'étaient arrêtés les chevreuils tout à l'heure. L'animal s'est arrêté mais je ne le vois pas bien. Il repart en se coulant dans la végétation et en rasant le sol, je ne reconnais pas tout de suite sa silhouette. C'est en fait un des chevrillards qui revient vers moi. Je réarme mon arc et le suis, il progresse tranquillement en se frayant un chemin dans la végétation à environ 10 mètres. Je le suis dans mon viseur en attendant que le chevrillard se présente dans la trouée en face de moi. Il va se présenter plein travers et mon pins se cale mais il bifurque pour prendre la coulée à ma droite et se présente de 3/4 face à environ 8 mètres. Je corrige rapidement ma visée alors qu'il marque un temps d'arrêt et décoche. Touché, il bifurque pour reprendre tranquillement la coulée parallèle au chemin et fais environ 5 mètres avant de s'arrêter. Ses oreilles tournent dans tous les sens, à l'écoute de la battue mais il commence déjà à vaciller et repart pour s'effondrer 5 mètres plus loin en buttant dans une touffe de végétation épaisse. Il se débat un instant au sol puis le calme revient.

Les chiens tournent dans le secteur puis repartent. Plusieurs buses différentes viennent se poser tour à tour à la cime des arbres, en crête, en face de moi avant de repartir, je vais en conter 7 ou 8 durant la battue. Les coups de feu claquent par moment quand les piqueurs annoncent des sangliers. Très vite une grosse menée se fait entendre et des courants arrivent par ma droite, précédés par les geais et les merles. Je finis par distinguer une silhouette noire qui vient droit vers moi mais elle semble petite. Difficile d'identifier à 50 mètres dans la végétation mais alors que l'animal se rapproche, j'identifie une grosse martre et arme mon arc. Elle vient stopper à environ 15 mètres mais juste à gauche de la trouée dans laquelle j'ai tiré le chevrillard. Je ne peux pas assurer ma flèche au travers des branches. Elle tourne la tête pour écouter les chiens puis repars sur la coulées parallèle au chemin et s'éloigne vite. Les chiens arrivent en donnant de la voie, passant grand train sur les traces de la martre. Les autres chasseurs ne comprenant pas ce que les chiens poursuivent, ils commencent à discuter entre eux et je leur annonce la martre. Elle passera à Christophe mais trop loin et trop vite puis passera dans les pins dans notre dos pour se faire mener un bon moment. Des chiens reviendront vers la traque en passant juste au dessus de mon chevreuil sans y porter attention. Les voies des chiens se font de plus en plus lointaines et le calme s'installe. Au bout d'un moment les chasseurs commencent à se déposter, je pars donc voir mon chevreuil. Je cherche des indices à l'endroit du tir mais ne trouve rien, je pars dans la direction de fuite et trouve une feuille tachée de sang à quelques mètres de l'endroit du tir.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Pas d'autre gouttes en vue, je vais donc droit à mon chevreuil que je retrouve vite mort sur le flanc à l'endroit où je l'avais vu tomber. Un bout de panse ressort par le trou de sortie de ma flèche, juste en avant du cuissot, il a bouché la plaie et stoppé l'hémorragie externe ce qui explique le peu de sang.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Ma flèche est rentrée au niveau des dernières côtes touchant l'arrière d'un poumon et le foie. Je fais quelques photos sur place en attendant le bracelet pour pouvoir déplacer mon chevreuil.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Je pars ensuite chercher ma flèche que je retrouve fichée au sol, quelques mètres après l'endroit où se trouvait le chevreuil. Elle est couverte de sang visqueux de foie.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Alors que nous nous dépostons, une nouvelle menée retenti et nous reprenons vite nos postes mais le calme revient vite avec l'éloignement des chiens. Nous nous dépostons à nouveau et remontons aux voitures puis partons pour la salle des fêtes ou nous devons nous rassembler avant la prochaine traque. En route nous croisons des chasseurs encore affairés autour du bois, les teckels sont encore au ferme avec des sangliers et je ne comprends pas trop pourquoi nous nous dépostons mais nous continuons vers le lieu du rendez vous où sont conduit les chevreuils et 2 sangliers qui ont été prélevés lors de cette traque. Pendant que certains chasseurs commencent à peler les animaux nous repartons pour une autre traque. Nous allons fermer un grand secteur vallonné et ponctué de bosquets.

Christophe va se poster sur le haut d'un bosquet épais et moi au sommet d'un talus, au dessus d'un vieux chemin, dans un petit bois tout en long. Christophe est à environ 200 mètres sur ma droite. La traque commence et les chiens donnent au loin, quelques coups de feu claquent puis le calme revient. Au bout d'un moment mon téléphone vibre et je décroche, c'est ma collègue qui m'appelle pour des conseils culinaires pour préparer du sanglier. Nous discutons quelques minutes et je raccroche quand une décoche retentie du côté de Christophe, suivie d'un cri de chevreuil et d'un démarrage. 4 chevreuils sortent sur le découvert, les uns après les autres, aucun ne semble blessé. Ils marquent un temps d'arrêt en se regroupant puis repartent en éclatant 2 par 2 pour fuir en longeant la crête pour certains ou en passant derrière pour les autres. Les chiens arrivent et éclatent sur le découvert en tournant pour recouper la voie des animaux. Il en font redémarrer un qui s'était callé dans un petit bosquet au bord de la route en contrebas. Le chevreuil fonce vers le bois où je suis posté mais passe très bas et le traverse pour être tiré à la route derrière moi.

Les menées s'estompent et le calme revient, un piqueur arrive avec les chiens pour passer en dessous de moi en lisière du bois puis la fin de traque retentit. Je me déposte pour aller rejoindre Christophe. Il a fléché un magnifique brocard en velours. Sa flèche ayant touché la colonne la laissé sur place et l'animal touché au niveau du coffre est mort assez vite par la suite.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Les chevreuils sont arrivés doucement en se débinant dans la végétation épaisse pour rester immobile durant un bon quart d'heure à environ 20 mètres de Christophe avant de se décider à bouger et que ce brocard se présente dans une fenêtre de tir en contrebas de mon ami. Notre matinée se termine de la meilleure des façons, 2 chevreuils prélevés à l'arc et dans de superbes conditions, sans avoir besoin de faire une recherche au sang. Les quelques chasseurs septiques, qui nous demandaient si l'arc pouvait tuer ce matin, en auront maintenant la preuve.

Alex

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 14:15

Ce matin, nous retournons chasser sur Roques. Il ne reste qu'un bracelet et je le laisse à Xavier que je dépose sur un secteur en bordure du territoire puis décide de partir chasser au bord de l'Osse dans l'espoir de tirer quelques ragondins et canards. Je me gare au bord de la route près d'une mare juste en contrebas de la voirie. Je me prépare tranquillement puis m'avance doucement vers la mare. Plusieurs gros ragondins se mettent à l'eau à environ 30 mètres et traversent la mare en direction des terriers côté route. Je presse le pas pour tenter de les intercepter mais ils plongent et rentrent à couvert. Je me poste un instant non loin des terriers mais rien ne bouge et je décide de rejoindre la bordure de la rivière près du pont un peu plus loin. Je suis tranquillement la bordure en remontant la rivière en surveillant l'eau quand un mouvement me fait tourner la tête. Un gros ragondin a démarré dans le chaume de tournesol à environ 25 mètres et se précipite vers l'eau mais il marque un temps d'arrêt avant de descendre le talus de la berge. J'en profite pour armer mon arc, il ne bouge pas, je prends ma visée et décoche mais passe juste sous son ventre et il plonge dans la rivière en contrebas. Je réencoche et m'avance rapidement, l'eau est agitée mais le ragondin semble rentré dans un terrier de la berge opposée. Je récupère ma flèche qui porte quelques poils coupés. Je ne suis pas passé loin.

Je reviens un peu en arrière au cas où mais pas de ragondin, je reprends donc mon sens premier de progression et aperçois le ragondin ressorti à l'entré de son terrier. J'arme, vise et décoche, clouant le ragondin à la berge. Ce dernier se débat furieusement et parvient à se dégager de ma flèche pour plonger et disparaître en descendant le courant. Je réencoche et pars dans son sens de fuite mais impossible de le retrouver. A environ 30 mètres du tir, de l'eau boueuse sort d'un terrier, il y est certainement rentré. Je le cherche encore un peu mais finis par renoncer et repars en chasse. Un peu plus loin, je lève une volée de canards sans les avoir vu à cause des arbres qui bordent la berge. Je rejoins un peu plus loin un passage à gué qui me permet de traverser l'Osse non sans remplir une de mes botte que j'ai dû trouer avec un barbelé lors d'une précédente partie de chasse. Une fois de l'autre côté, je vide ma botte puis retourne chercher ma flèche. Arrivé au niveau de cette dernière, je laisse mes affaires sur la berge en prévision d'une éventuelle chute dans l'eau puis descends la berge abrupte de 2 mètres en m'accrochant à des arbustes. Je peine à ne pas glisser car je ne trouve pas de replat pour poser mes pieds au bord de l'eau et dois attraper ma flèche en me contorsionnant et réussis à nouveau à remplir ma botte avant de remonter péniblement sur la berge.

Je vide à nouveau ma botte et remet ma flèche au carquois puis pars vérifier le terrier où je pense que le ragondin fléché est rentré, sans le voir, avant de me remettre en chasse. Je continue à remonter la rivière mais en restant côté gauche et arrive au niveau de 2 lacs en réserve d'où je fais décoller des canards et des cormorans. Pas de ragondin en vue, je longe la rivière jusqu'à un ruisseau boisé rejoignant la rivière et m'empêchant de passer. Je remonte donc le ruisseau jusqu'à un chemin de terre qui longe les lacs et traverse le petit cours d'eau. Je continue en suivant ce chemin car la bordure de la rivière est trop encombrée et ne me permettrait pas de voir les ragondins ou les canards. En arrivant près du bois des Arrauques, bande boisée à environ 30 mètres sur la gauche du chemin, j'aperçois 2 chevreuils qui viennent vers moi en biaisant vers le bois à environ 200 mètres. Je me fige et m'accroupis doucement pour ne pas les effrayer et les laisse rentrer à couvert tranquillement. Alors que je me redresse, mes yeux se posent sur un ragondin qui semble chercher sa nourriture au milieu des mottes de terre du champ travaillé qui borde le chemin, à environ 30 mètres de moi.

Il ne semble pas me voir et se promène tranquillement. Je m'approche doucement et gagne peu à peu du terrain. J'arrive facilement à environ 8 mètres du rongeur qui se présente plein travers. J'arme doucement, vise et décoche mais ma flèche rappe le dos du ragondin, lui arrachant une bande de peau. Il démarre et fonce vers le bois. Je me lance à ses trousses et ramasse ma flèche au passage que je réencoche après avoir enlever la terre sur les lames. Le ragondin remonte rapidement le bois

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

en pente puis s'arrête derrière un gros arbre. Je m'approche doucement prêt à armer mais il démarre alors que je suis à portée de tir. Il se débine bruyamment dans la végétation et je le suis au pied du talus en attendant une occasion de tir mais je le perds brusquement de vue.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Alors que je le cherche, j'aperçois furtivement une boule sombre dévaler le talus à 30 mètres sur ma droite.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Je ressors vite sur le champ et aperçois le ragondin qui fonce vers un petit bosquet en bordure de l'Osse.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Je me lance à sa poursuite, il a presque 100 mètres d'avance mais je le rattrape vite mais alors que je suis à 30 mètres de lui, je trébuche dans les mottes de terre et chute face contre terre. Heureusement, j'arrive à tendre mon bras et à ne pas taper mon arc. Un peu sonner, je me relève vite. Le ragondin épuisé a ralenti et marche doucement vers le bosquet qui n'est plus qu'à 15 mètres devant lui. Je presse le pas en armant mon arc et stoppe à 6 mètres de lui pour le viser et décocher. Touché, il accélère et fonce dans le bosquet mais titube vite et s'effondre à environ 20 mètres du tir, se débat un peu au sol puis s'immobilise. Je pars le chercher

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

et en le ramassant, je m'aperçois qu'il n'a plus de nez. La blessure est bien cicatrisée, on peu voir ses cloisons nasales.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Ma lame toxic a découpé une belle bande de peau au niveau de ses omoplates.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Je laisse mon ragondin sur place et pars un peu plus loin pour rattraper la bordure de L'Osse mais pas de ragondin ni de canard sur le secteur, je reviens donc vers le chemin de terre et aperçois 3 chevreuils remontant le champ au bout du bois des Arrauques. La voiture du rpésident de la chasse est garée au bord du chemin, il doit être à la palombe, je m'éclipse pour ne pas déranger le secteur en prenant le chemin de terre. Je récupère mon ragondin au passage et pars pour chasser la bordure de l'Osse en sens inverse. 

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Je retraverse l'Osse par le passage à gué. Les canards se font entendre un peu plus loin. Je tente une approche mais je n'arrive pas à les voir au travers de la végétation et finis pas être repéré et les faire démarrer. En arrivant près du pont, je m'approche doucement de la berge dans une zone dégagée et me fait surprendre par un colvert mâle isolé contre la berge opposé. J'essaie d'armer mais il décolle. Je remonte le talus de la route près du pont et traverse la route pour rejoindre la berge de droite de l'Osse. Un remous attire mon attention à environ 90 mètres contre la berge opposée. Je me décale dans la peupleraie pour revenir au bord de l'eau arc armé mais le remous s'est estompé. Je continue à longer doucement la rivière et passe une haie qui délimite la peupleraie. L'eau s'agite un peu plus loin. Je me décale dans le champ pour approcher à couvert puis reviens doucement vers la rivière mais les canards me repèrent encore trop tôt et démarrent. Xavier essaie de me joindre mais le réseau est faible et je n'arrive pas à comprendre ce qu'il me dit. J'essaie sans succès de le rappeler. Je continue à longer un peu la rivière puis décide de revenir vers la voiture. J'aperçois alors un gros ragondin, contre la berge, de mon côté, à environ 40 mètres. Je me décale dans le champ et tente une approche mais il plonge avant mon arrivée.

Je me décale dans sa direction de fuite et me poste en face de terriers mais il y rentre sans refaire surface. L'eau bouge devant les entrées et je reste posté un instant. Un autre ragondin sort juste en face de moi. J'arme, vise et décoche le clouant à la berge mais il se débat et casse ma flèche avant de rentrer au terrier.

Le ragondin sans nez du bois des Arrauques, 16 novembre 2016

Je retourne à la voiture et n'arrive toujours pas à joindre Xavier, je pars le chercher en voiture mais impossible. Il finit par m'appeler pour m'expliquer où il est. Il a en fait rejoint la zone où il  fléché son chevreuil hier. Je le rejoins et nous en profitons pour chercher à nouveau sa flèche qu'il retrouve en lisière du bois à environ 5 mètres de l'endroit du tir. Nous rentrons pour manger un bout.

Alex

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 21:13

Cette semaine, mon ami Xavier est venu de Guyane pour chasser avec moi dans le Gers et j'ai pris une semaine de congés pour chasser avec lui. Nous avons récupéré 2 bracelets sur la société de Justian/Roques/Lagardère pour chasser le chevreuil. Ce matin Nous partons pour chasser chacun de notre côté. Je me gare sur un petit parking aménagé près d'une zone de vigne. Xavier va chasser le penchant qui redescend vers Roques et moi un grande combe de vignes et de bosquets sur l'autre versant. Nous nous préparons donc près de la voiture puis partons en chasse. Je pars à travers champ pour rejoindre la bordure du bois à un peu plus de 100 mètres en contrebas puis le traverse par un chemin forestier. Rien en vue de l'autre coté, je prends donc à droite, face au vent en longeant le bois. Je rejoins ainsi un secteur de vignes. En longeant le bois, j'arrive en face d'une bande enherbée séparant 2 parcelles de vigne. Je bifurque et remonte doucement cette bande enherbée en surveillant les intervalles entre les rangs qui sont perpendiculaires à la bande enherbée. Pas de chevreuil en vue alors que j'arrive au bout des parcelles, je prends à droite en longeant la largeur de la parcelle suivante. Alors que j'arrive au coin de cette dernière, j'aperçois, à environ 200 mètres, une chevrette et ses 2 chevrillards qui descendent sur la bande enherbée coupée par le milieu par un fossé et qui sépare la parcelle au coin de laquelle je suis de la suivante. Je me fige et m'agenouille doucement juste un peu en arrière du dernier rang, au coin de la parcelle pour observer les animaux. Ils viennent droit vers moi et je décide de les laisser venir. Ils avancent tranquillement en broutant puis, au bout de quelques minutes, prennent un pas plus rapide et je commence à me préparer mais alors qu'ils sont encore à 50 mètres environ, ils s'arrêtent. Les chevrillards reviennent sur leurs pas en broutant puis la chevrette, après avoir surveillé un instant le secteur, les imite. Ils font environ 20 mètres puis bifurquent pour traverser le fossé et se diriger vers la parcelle suivante. Je décide de tenter quelques coups de Butollo mais mes appels provoquent leur fuite et ils rentrent au galop dans la vigne. 

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je quitte mon poste et longe le bas de la parcelle dans laquelle sont rentrés les chevreuils pour tenter de les apercevoir entre les rangs qui sont perpendiculaires à ma progression. Je les aperçois vite, ils sont remontés vers le haut de la parcelle et progressent tranquillement en passant d'un rang à l'autre. J'avance en essayant de ne pas être repéré et tente de remonter rapidement dans un rang après les avoir dépassé mais ils avancent trop vite et débouchent à 50 mètres devant moi. Je me fige et les laisse passer puis tente de les suivre, en passant dans les rangs suivant en passant sous les fils de fers tenant les ceps, alors qu'ils ont disparu derrière le rang suivant. Ils biaisent vers le haut de la parcelle et rejoignent le bord d'un bosquet où je les perds de vue. Je remonte donc vers le bosquet puis le longe doucement vers la gauche. Alors que j'arrive au niveau d'une grosse coulée rentrant dans le bosquet, j'entends démarrer les chevreuils dans le bois. Je presse le pas jusqu'à l'angle de ce dernier et arrive en même temps que les chevreuils. La chevrette est déjà passée, un chevrillard sort à découvert entre la vigne et le bosquet et s'arrête plein travers à environ 30 mètres en me regardant puis démarre rapidement pour disparaître dans la vigne suivit par le second chevrillard qui surgit alors du bosquet et fonce sans s'arrêter pour suivre son compère. Je tente de les apercevoir en longeant le bas de la vigne mais ils ont filé. 

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je fais donc demi-tour et reviens au coin du bois pour le contourner pour éviter une habitation et son chien un peu plus loin. Je suis la bande enherbée qui sépare les vignes du bois tout en serrant la vigne pour surveiller les intervalles entre les rangs. Je n'ai pas vu de chevreuil alors que j'arrive au bout du bois et décide de tenter un petit coup de Buttolo dans un angle rentrant du bois côté habitation, où j'ai souvent fait venir des chevreuils à l'appeau. Je reviens donc en arrière par l'autre côté du massif en surveillant toujours la vigne quand, à mi chemin de mon poste, un mouvement me fait stopper net. 2 chevreuils viennent de sortir sur le chemin qui sépare le bois des vignes et m'observent à environ 40 mètres. Ils font vite volte-face et rentrent au bois.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je m'avance doucement jusqu'à l'endroit où ils sont rentrés, cette ancienne coupe encore assez claire aurait pu me permettre de les voir mais ils sont déjà loin. Le soleil levant éclaire de ses rayons dorés le paysage automnal et le parterre de bruyère.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je poursuis jusqu'à l'angle du bois et y rentre de 10 mètres par une grosse coulée pour m'y poster. Le bois assez épais sur ma gauche se dégage sur ma droite.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je commence une série de petits appels brefs et, presque immédiatement, il me semble entendre arriver un ou des animaux sur ma gauche. Je me prépare et prends mon Buttolo dans ma main d'arc pour pouvoir appeler tout en armant mon arc en le pressant contre la poignée d'arc. Je relance quelques appels et immédiatement 2 chevreuils arrivent au galop. J'arme et stoppe mes appels. Le premier, une chevrette, s'arrête à quelques mètres devant moi mais sa zone vitale est masquée par des branchages. Le second, un gros chevrillard mâle, s'arrête un peu plus en arrière dans la végétation. Je redonne un coup de Buttolo, la chevrette s'élance sur environ 10 mètres mais le vent me trahit et elle fait demi-tour et fuit à toute pattes dans le bois. Le chevrillard n'a pas bougé et ne comprend pas ce qu'il vient de se passer. J'aligne ma visée dans sa direction mais il démarre et part dans mon dos en direction des vignes pour s'arrêter de 3/4 arrière à environ 20 mètres. J'aligne ma visée et décoche mais ma flèche heurte une brindille et dévie en claquant dans les branches. Le chevrillard démarre et s'enfuit. Je pars chercher ma flèche et d'éventuels indices mais ni sang ni flèche, j'ai manqué mon chevrillard et perdu ma flèche.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je ressors donc du bois et pars jeter un coup d'œil au cas ou en bordure de la vigne mais pas de sang non plus. Je traverse la vigne pour rejoindre le grand bois que je longeait au départ, ce matin. Alors que j'arrive à 30 ou 40 mètres du bois, j'aperçois furtivement 2 ou 3 chevreuils rentrant à couvert.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Une fois les chevreuils à couvert, je m'approche tranquillement du bois et tente de les apercevoir au travers des branchages sans succès. Je rentre doucement dans le bois, d'environ 10 mètres, et me poste puis commence une série d'appels au Butollo. Assez rapidement le pas des chevreuils se fait entendre et je finis pas apercevoir les animaux qui viennent vers moi mais en biaisant vers ma gauche. Ils s'arrêtent régulièrement et je les guide avec des appels espacés en tenant mon appeau contre ma poignée d'arc, prêt à armer. Les chevreuils arrivent sur ma gauche et se plantent à environ 15 à 20 mètres dans une zone de végétation trop dense pour espérer placer une belle flèche et mes appels n'y changeront rien, ils ne veulent pas se rapprocher d'avantage. Ils finissent par se débiner en me contournant pour me prendre au vent et je les perds de vue sur ma droite dans le bois. Ne les voyant  ni ne les entendant plus, je quitte mon poste et les fais démarrer à environ 40 ou 50 mètres.   

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je ressors du bois et le longe pour rejoindre un fossé que je suis pour atteindre un petit lac au coin d'un bois qui rejoint la route de Valence de Baïse. Je longe le bois par la gauche pour rejoindre un passage de débardage qui rentre dans le massif et m'avance à la recherche d'un poste quand mon téléphone vibre, c'est Xavier. Je décroche et nous discutons un peu, je pensais qu'il avait fléché mais il voulais juste me raconter un peu sa chasse. Nous raccrochons et j'hésite un peu à me poster vu que les chevreuils ont dû m'entendre parler mais je décide de tenter tout de même le coup. Je rentre d'environ 20 mètres dans le bois et me cale au pied d'un arbuste très ramifié qui me cache un peu. Le sous bois est assez dégagé devant moi

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

et sur ma gauche.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je commence mes appels, assez vite du bruit m'interpelle sur ma gauche. Je continue à appeler et ne tarde pas à voir une chevrette et son chevrillard arriver droit sur moi. Je me répare à armer et prends mon appeau dans ma main arc pour continuer à appeler. La chevrette s'avance tranquillement vers l'arbuste qui me la masque pour l'instant puis elle bifurque et se présente presque plein travers, j'arme mon arc. Le chevrillard reste en arrière. Elle avance en me cherchant du regard et se présente avec un léger 3/4 avant à environ 8 mètres, ma visée se cale derrière l'épaule et je décoche. Touchée au cœur la chevrette démarre sur quelques mètres en poussant un cri puis se met à ruer en tournant sur place autour d'un petit arbuste tout en gémissant et en perdant énormément de sang puis part en titubant pour s'écrouler à peine un peu plus loin à vue. Elle a fait à peine 20 mètres.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je m'avance vers la zone du tir. Dès l'impact, je trouve énormément de sang et du poil.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je trouve à quelques mètres ma flèche cassée côté empennage.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

La piste de sang est très spectaculaire.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

En arrivant près de ma chevrette, je constate que la flèche a cassé l'os du cuissot après être ressortie basse en arrière des côtes.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

J'appose mon bracelet avant une petite série de photos souvenir. En entrant au niveau du cœur, ma flèche a bien entaillé les muscles de la atte avant, presque jusqu'à l'os.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je retrouve l'autre partie de ma flèche en suivant à nouveau la trajectoire de fuite, elle était calée au pied d'un tout petit arbuste. Je charge ma chevrette sur l'épaule après lui avoir attaché les pattes et reviens vers la voiture pour attendre l'appel de Xavier quand il aura fini sa chasse.

Je charge mon chevreuil dans la voiture et attends un moment près de la voiture. Xavier finit par m'appeler pour me dire qu'il remonte puis un peu plus tard pour me dire qu'il est un peu plus loin au bord de la route. Je pars donc le chercher et lui propose d'essayer de lui faire flécher son premier chevreuil en le lui appelant à l'appeau. Nous partons donc nous garer un peu plus loin pour tenter d'appeler prés de la route dans un bois où je pense trouver des chevreuils vus cet été. Je me gare au bord de la route au niveau d'un ponton sous lequel passe un ruisselet bordant les bois de part et d'autre de la route.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Nous partons vers le bois de l'autre côté de la route puis commençons à y rentrer par une grosse coulée mais un bruit de tronçonneuse se fait entendre dans le massif. Nous faisons donc demi-tour et retournons vers la voiture pour descendre le talus de la route pour nous enfoncer un peu dans la bande de bois qui rejoint le secteur que j'ai chassé ce matin. Le pied du talus est miné par de nombreux terriers de blaireaux très fréquentés et nous nous avançons par une de leur coulée très marquée et dégagée pour chercher un poste le plus silencieusement possible. Nous nous arrêtons près d'un arbre tombé et je laisse à Xavier le soin de se trouver un bon poste. Je reste en retrait d'environ 10 mètres pour appeler et tenter de focaliser l'attention des chevreuils et les faire se présenter plein travers à Xavier. J'attends le feu vert de Xavier qui s'est posté puis commence à appeler. Après un court instant, il me semble entendre arriver des animaux et, rapidement, je vois que Xavier se prépare. Je continue à appeler mais espace mes appels. Le bruit se rapproche mais, de ma position, je ne peux pas voir les chevreuils. Xavier a armé, j'arrête mes appels, il vise un instant puis décoche. J'entends, sans le voir, l'impact de sa flèche dans l'animal. j'entends démarrer le chevreuil puis le calme reviens et je m'avance un peu mais Xavier me fait signe de ne pas bouger.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Le chevreuil qu'il voyait encore a redémarré et est rentré dans le salle. Je reste un instant sans bouger puis rejoins mon ami doucement. 2 ou 3 chevreuils sont arrivés et Xavier a fléché le mieux placé qui était la chevrette. Il n'a pas bien vu son atteinte, nous attendons un peu à l'écoute puis partons chercher sa flèche et des indices. Xavier trouve une grosse touffe de poil à l'impact mais sa flèche est introuvable. Je me concentre sur le sang et trouve rapidement la piste qui est bien marquée. Je commence à la suivre et rentre dans le salle alors que Xavier contourne dans une zone moins dense. Tout à coup, il me semble entendre une respiration forte et pénible devant moi et je l'annonce à Xavier mais le sang continue et nous conduit bientôt juste à l'endroit où se trouvait Xavier lors du tir. La chevrette a attendu notre départ pour y passer. Je laisse continuer la recherche à Xavier tout en le suivant, la piste s'enfonce dans les fragons et des zones de salle en longeant le ruisseau qui borde la lisière à notre droite. Le sang très abondant au départ l'est maintenant beaucoup moins mais nous arrivons tout de même à le suivre sans trop de difficultés. Environ 300 mètres après l'endroit du tir, la piste traverse le ruisselet qui fait un virage vers l'intérieur du bois et alors que nous remontons sur l'autre berge, la chevrette démarre devant nous dans le fragon. Il m'a semblé que son poil était collé par le sang au milieu de son flanc. Je décide d'arrêter là notre poursuite et appelle Adrien, pour qu'il vienne avec Igor faire la recherche. Je pense que la chevrette ne se sera pas couché bien loin. Nous retournons vers la voiture et cherchons encore un peu la flèche de Xavier sans succès (nous la retrouverons le lendemain à environ 50 mètres de l'endroit du tir, en lisière du bois). Nous partons chez le président de la chasse pour peler et vider ma chevrette et l'informer que Xavier a vu des sangliers ce matin. A notre arrivée, il rentre tout juste avec quelques chasseurs, ils ont tué un sanglier ce matin et décide de faire une petite battue sur le secteur indiqué par Xavier. Il nous invite à rester manger avec eux et une fois ma chevrette dépecée et vidé nous mangeons un bout. Adrien devant arriver vers 14h30, je lui donne rendez vous à Lagardère et y conduit Xavier avant de partir pour la battue. Xavier nous rejoindra une fois sa chevrette retrouvée.

Les consignes données, je pars me poster au bout de la bande boisée où Xavier a vu les sangliers. En allant me poster, je croise une forte odeur de sanglier en descendant un talus boisé qui fait suite au haut du bois. Les chasseurs se postent aux alentours et les chiens se font vite entendre. Des bruits de pas devant moi retentissent et je me prépare mais les animaux glissent dans le salle et sortent plus haut. Ce sont 3 chevreuils. Au bout d'un moment, c'est un lièvre qui déboule à ma droite et sort sur le champ. Les chiens arrivent sur moi, les sangliers ne sont pas restés là. Nous décidons de faire une seconde petite traque au niveau d'un bosquet d'épines très dense, juste sous le village de Roques. Je pars me poster au bord d'un chemin de terre qui traverse le bosquet. Je coupe quelques branches pour pouvoir bouger et tirer dans l'épaisse végétation. A peine les chiens arrivent, ils lancent les sangliers et 2 ou 3 sangliers partent vers le village dans une zone où personne n'est posté. Les chiens partent à leur poursuite et le bosquet se calme un moment jusqu'au retour des chiens qui lancent à nouveau puis se mettent au ferme à environ 40 mètres au dessus de moi près du chemin qui tourne à gauche à cet endroit. Ne pouvant pas vraiment suivre la chasse de mon poste je décide de sortir sur le chemin et m'avance vers le ferme. Le sanglier démarre, j'arme mon arc et le suis. Je l'aperçois dans un clair sur ma droite mais il passe trop vite et l'encombrement des branches empêche un tir raisonnable, il était bien noir et devait faire dans les 50 kilos. Je désarme et descends le chemin pour tenter de le recouper plus bas mais les craquements s'arrêtent devant moi sans que je puisse voir l'animal au travers des épines. Les chiens arrivent et font sortir un sanglier sur la droite du bois. Le tirs résonnent et le sanglier est tué, c'est une petite bête rousse. Les piqueurs arrivent et les chiens se remettent au ferme juste à côté de l'un d'eux, à l'endroit où était le sanglier qui vient d'être tué. Un autre sanglier surgit près du piqueur et vient vers moi. Je l'aperçois à peine, il est à 2 mètres devant moi dans les épines. J'arme mon arc pour le suivre mais impossible de trouver une fenêtre de tir. Sa progression bruyante cesse d'un coup et je n'arrive plus à le voir. Après quelques secondes, il surgit à 20 mètres sur ma gauche et franchit le chemin pour descendre le penchant assez raide vers la route. "Attention à la route".  Je désarme. Les chiens se lancent à sa poursuite et un chasseur stoppera sa course un peu plus bas. Xavier qui a retrouvé sa chevrette arrive par le haut du village où 2 sangliers lui passent devant la voiture d'Adrien au niveau du panneau d'entrée de Roques où il décide de se poster. Malgré les efforts des piqueurs et des chiens, les autres sangliers ne voudront pas sortir et nous stoppons la battue.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Xavier et Adrien ont retrouvé la chevrette quelques dizaines de mètres après qu'elle se soit relevée. Elle avait succombée à ses blessures. La flèche de Xavier était très basse et trop en arrière mais elle tout de même fait son boulot.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Alex

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  • Alex.bowhunter
  • Je chasse exclusivement à l'arc, principalement à l'approche le gros gibier et le ragondin. Ce blog est un recueil de récit de chasse.
  • Je chasse exclusivement à l'arc, principalement à l'approche le gros gibier et le ragondin. Ce blog est un recueil de récit de chasse.

AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux interessés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire quej'essaie de me justifier à propo de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaicront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l'atitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclu que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

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