21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 21:32

Un récit dès que possible...

Un brocard particulier pour mon 120 ième chevreuil à l'arc, 21 octobre 2014

Alex

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 20:14

Un récit dès que possible...

Enfin la pluie, 9 octobre 2014

Alex

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 21:31

Ce soir, je repars chasser autour des maïs sur Labéjan. Je me gare en crête près de la ferme pour chasser la grande parcelle de maïs qui redescend vers le fond de la combe. Le vent vient de ma droite et descend légèrement vers le fond de combe, je prends donc à gauche pour revenir à bon vent sur le bas de la culture. Arrivé au bout des céréales, je les longe en bordure du champ de luzerne qui redescend vers le bois en contrebas. Pas de chevreuil dans le secteur ce soir. Une caille décolle dans mes pieds pour rejoindre la culture. Le bois rejoint maintenant le maïs et le sol devient craquant à cause des glands très nombreux cette année. Ne pensant pas voir de chevreuil dans le secteur, j'avance un peu vite quand un animal démarre, à moins de 8 mètres, en bordure de la culture et disparait rapidement, il m'a semblé voir un petit chevreuil mais je n'en suis pas sûr. Je finis de descendre et arrive au bord de la haie qui sépare le maïs d'un champ de tournesol moissonné. Je suis maintenant à bon vent et progresse doucement en surveillant les passages de canon. Au travers d'une trouée dans la haie, j'aperçois, dans l'ancienne parcelle de tournesol qui a été travaillée, un faisan mâle qui se débine pour rejoindre le bois qui borde la parcelle, à environ 100 mètres, puis un gros lièvre assis au milieu de la parcelle à environ 50 mètres. Alors que je le regarde, du mouvement attire mon regard un peu plus à droite, 2 autres lièvres se suivent et avancent dans le champ.

Je reprends ma progression lente vers le bosquet qui remonte dans le maïs. Dans le dernier passage de canon, avant le petit bois, j'aperçois une forme qui attire mon attention à environ 150 mètres, je me fige sur le bord droit du passage et l'observe. Je constate que ça bouge mais je ne sais pas identifier l'animal. Je décide de tenter une approche. Je me cale contre la gauche du passage et commence à avancer, le vent s'est levé et agite le maïs, idéal pour couvrir ma progression. J'avance d'abord assez rapidement puis constate qu'il s'agit d'un chevreuil tourné du cul. Il n'est plus qu'à 100 mètres environ et je commence à avancer doucement, d'autant plus que le vent s'est posé. Je me serre au maximum contre la bordure des céréales, le chevreuil se tourne plein travers et relève la tête, je stoppe net et attend. Il se remet à manger, je tente d'avancer encore un peu puis stoppe à nouveau alors qu'il se tourne vers moi avant de recommencer à manger. Je gagne un peu de terrain à chaque fois qu'il mange et progresse ainsi jusqu'à un creux dans la bordure du passage de canon constitué par le manque de quelques pieds de maïs. Le chevreuil n'est plus qu'à environ 60 ou 70 mètres et semble vouloir venir vers moi. L'approche à découvert est très compliquée et le vent s'est presque posé. Je le laisse venir, il arrive petit à petit en mangeant, zigzagant d'un côté à l'autre du passage. Je me penche doucement en avant de temps en temps pour l'observer. Alors qu'il n'est plus qu'à 30 mètres, il se décide à avancer plus rapidement, c'est un chevrillard déjà assez gros, certainement une petite femelle. Elle arrive d'un pas décidé, je me prépare à armer. Elle s'arrête à 20 mètres pour manger puis repars en serrant sur mon côté du passage. Je vais devoir tirer entre 2 pieds de maïs et le tir risque d'être compliqué. De plus, le vent perpendiculaire au passage de canon ne me permettra pas de le laisser trop avancer. 15 mètres, j'arme doucement mon arc, 12 mètres, j'aligne ma visée et le suis, 8 mètres, elle stoppe et se tourne de 3/4 face, presque plein travers, tête vers la bordure droite du passage. Ma visée se cale, je décoche mais ma flèche touche une feuille de maïs en partant et fait démarrer le chevrillard que je manque lamentablement. Il démarre en trombe pour s'arrêter plein travers contre la bordure gauche à 15 mètres devant moi. Il regarde vers moi, son arrière train caché dans le maïs. Je réencoche rapidement mais il ne me laissera pas le temps de réarmer et remonte le passage de canon pour rentrer à couvert à environ 40 mètres plus haut.

Je pars récupérer ma flèche fichée un peu plus haut, au pied d'un pied de maïs puis redescends vers la haie qui borde le bas de la parcelle. Arrivé au bord du bosquet, je le longe tranquillement sur le champ travaillé alors que le vent souffle à nouveau de façon soutenue. En arrivant à l'autre coin du bosquet, j'aperçois un autre chevrillard, plein travers, au gagnage dans une zone de maïs chétifs et clairsemés. Il est à 10 mètres environ, sa tête plongée dans la culture, il ne peut pas me voir et je suis à découvert, j'en profite pour armer rapidement et prendre la visée. Je décoche mais ma flèche passe juste derrière ses sabots des pattes arrières et se fiche au sol le faisant démarrer brusquement. Il s'arrête un peu plus loin dans le maïs sans que je puisse le voir. Je le fais redémarrer en allant chercher ma flèche. Je ne comprends pas comment j'ai pu le manquer et j'enrage d'avoir loupé une si belle occasion d'autant plus que c'est déjà le second manqué de la soirée.

La suite du récit dès que possible...

Une soirée sous le signe des chevrillards, 2 octobre 2014

Alex

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 21:58

Ce soir, je retourne chasser sur la zone de maïs de Labéjan. Je me gare près des maïs en haut de la cote. Je me prépare et contrôle le vent, il souffle en suivant la bordure du maïs de droite à gauche. Je rejoins donc la bordure haute du champ de maïs pour la longer à mauvais vent en direction du champ de luzerne. Arrivée au coin du maïs, je jette un coup d'œil sur la luzerne. Pas de chevreuil, le vent me porte la bonne odeur des balles de foin qui borde le champ de maïs. Je suis la bordure du maïs et rejoins le coin du bois pour descendre vers le bas de la parcelle de maïs en longeant doucement entre la culture et le bois. Le sol est craquant à cause des nombreux glands qui le jonche. J'avance doucement pour essayer de rester silencieux. Pas de chevreuil en vue, je rejoins le bas du champ et commence à longer la haie qui sépare le maïs d'un champ de tournesol. J'avance doucement en surveillant les passages de canon. En arrivant au niveau d'une trouée dans la haie, je constate que la parcelle de tournesol a été moissonnée. J'arrive au pied du bosquet entouré par le maïs sans avoir vu de chevreuil. Les passages de canon sont propres, le girobroyeur a bien travaillé. Je rejoins la bande de maïs qui descend vers le fond de la combe et en suis la bordure. La pointe d'herbes hautes a été broyée ainsi que la bande d'herbes en bas du maïs, j'avance doucement en la suivant, un sanglier d'environ 50 kilos est passé dans une ornière boueuse laissée par le passage du tracteur. Les passages de canon très sales ont été nettoyés et en haut du second, j'aperçois un chevreuil au gagnage, je décide de tenter une approche et commence à remonter doucement en collant au maximum la bordure de gauche. Je m'arrête régulièrement quand le chevreuil arrête de manger mais arrive à progresser assez rapidement. Il semble qu'il s'agisse d'une chevrette, au bout d'un moment elle rentre sur la gauche du passage dans le maïs. J'en profite pour avancer plus vite, couvert par le bruit des feuilles de maïs agitées par le vent. En arrivant près de la zone où elle a disparue, je ralentis et avance tout doucement pour tenter de l'apercevoir dans les rangs qui sont maintenant perpendiculaires au passage de canon. Impossible de la voir, je ressors sur le haut du champ et le longe à bon vent pour essayer de la voir en bordure du champ mais arrivé au coin du maïs pas de chevreuil en vue.

Je pars à travers le champ de colza retourné pour rejoindre le chemin de terre qui rejoint la crête. En longeant le chemin de terre, je jette un coup d'œil à droite et à gauche sans voir de chevreuil. Le chemin bifurque à 90° au dessus du bosquet au pied duquel j'ai fléché le brocard malade l'autre jour. Je jette un coup d'œil sur le semé de colza. Toujours rien, je décide de biaiser pour rejoindre le haut du bosquet au lieu de longer le bas comme d'habitude. Arrivé au coin du bosquet, je marque une pause pour observer mais rien en vue, je longe tranquillement le bosquet jusqu'à arriver au coin bas du petit bois. Je marque une pause pour observer les alentours et en me penchant, j'aperçois une chevrette et ses 2 chevrillards dans le semé de colza à 5 ou 6 mètres de fossé qui longe le fond de la combe, à environ 150 mètres. Le vent n'est pas bon, il souffle dans mon dos. J'ai pris mon Butollo ce soir pour l'essayer, je tente quelques appels, la chevrette regarde vers moi mais ne bouge pas, j'insiste mais toujours rien. L'approche risque d'être très difficile, impossible de longer le bosquet à découvert, ma seule chance est de rejoindre le fossé à découvert, de le traverser et de revenir vers les chevreuils en suivant derrière la bande de végétation claire-semée pour tenter de me rapprocher. J'attends un moment que la chevrette se remette à brouter puis encore un instant pour vérifier qu'elle m'a bien oublié puis je recule dans le champ caché derrière le bosquet pour rejoindre un léger creux du terrain puis je me baisse doucement et commence à avancer à 4 patte dans le creux en surveillant par moment les chevreuils et relevant doucement la tête. Je traverse ainsi la bande de champ travaillé et arrive à la bande enherbée qui borde le fossé mais le relief du terrain ne me cache plus. Je progresse donc au plus près du sol, très lentement et stoppant à chaque fois que les chevreuils relèvent la tête. Je profite d'un moment d'inattention de la petite famille pour descende doucement dans le fossé de plus d'un mètre de profondeur, ils ne m'ont pas vu, j'escalade d'un bon le talus du fossé mais mon Butollo dans ma poche couine tout seul et puissamment avec la pression de mon pantalon. Arrivé derrière le bourrelet de ronces, j'observe les chevreuils qui n'on pas réagi et broute toujours.

Je commence mon approche lente, vouté derrière le bourrelet de ronces et les touffes de végétation disparates. Petit à petit, en faisant des pauses à chaque fois que la chevrette relève la tête, j'arrive au niveau d'une zone de végétation derrière laquelle je peux me redresser pour observer les chevreuils.

Ils sont à 50 mètres environ mais la chevrette commence à biaiser vers la bordure du bosquet. les chevrillards suivent à 20 mètres en arrière environ, l'un semble 2 fois plus grand que l'autre. Je décide de retenter quelques appels au Buttolo. La chevrette s'arrête net et regarde vers moi, elle hésite un peu puis revient vers le fossé pour arriver juste au bord de ce dernier comme pour le traverser. J'arrête mes appels, le vent et toujours dans mon dos et suit le fossé mais la chevrette va me sentir si elle le traverse. Je reste immobile et observe en espérant la voir venir en longeant le fossé. Elle finit pas se raviser et arrive en longeant le fossé tout en s'en éloignant de 3 mètres. Elle vient vers moi doucement en s'arrêtant par moment pour brouter. Je reste immobile, petit à petit, elle arrive, les chevrillards sont toujours en retrait mais s'avancent doucement. Elle n'est plus qu'à 15 mètres et recommence à biaiser pour se rapprocher du fossé. J'arme doucement mon arc, elle vient se planter de 3/4 face à moins de 10 mètres près du fossé. J'ai une fenêtre de tir au travers de la végétation sur son poitrail. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. L'impact retentit mais je n'ai pas vu mon atteinte, elle fait volte face et longe un peu le fossé puis le franchit d'un bon pour venir se planter plein travers à un peu plus de 20 mètres. Elle regarde autour d'elle, vacille et tombe sur le flanc. Les chevrillards ont fuit vers le coin du bosquet et viennent de s'arrêter, leur arrière train ébouriffé. La chevrette s'immobilise rapidement après avoir battu un court instant des pattes. Ils finissent par passer derrière le bosquet et je les perds de vue. Je réencoche une flèche, franchis le fossé d'un bon et presse le pas pour rejoindre le coin du bosquet où je tente de les apercevoir mais ils doivent déjà être à couvert, impossible de les voir. Je longe doucement le bosquet mais toujours rien. Je retourne vers ma chevrette, de l'écume rouge clair sort de l'entrée de ma flèche,

j'examine la sortie juste aux dernières cotes du coté opposé, ma flèche a traversé les poumons et le foie. Je regard ses tétines, elles sont séches, je les presse mais rien, elle n'allaitait plus depuis un moment, les chevrillards n'étaient peut être pas les siens. Le bas du corps encore roux contraste avec le gris du poil d'hivers qui recouvre déjà le reste de son corps.

Le bracelet apposé, je retraverse le fossé avec ma chevrette puis cherche un moment ma flèche mais impossible de la retrouver. J'attache donc les 4 pattes ensemble et la charge sur mon épaule pour remonter vers le chemin de crête où je la dépose derrière une haie pour venir la chercher en voiture.

Alors que le chemin redescend, j'aperçois un chevreuil près de l'angle du bois qui longe la crête puis descends vers le fond de la combe. Je descends jusqu'à le perdre de vue derrière le relief du champ puis quitte le chemin pour rejoindre l'angle de la bande de maïs, je suis ensuite doucement la bordure de la culture derrière le second rang en profitant du vent qui agite le maïs mais alors que je devrais revoir le chevreuil, je me rends compte qu'il a disparu. Je laisse donc tomber et remonte vers le bosquet en suivant le maïs puis longe entre le bosquet et les céréales pour rejoindre le haut du champ et le longer à mauvais vent pour refaire la boucle du début de soirée. En redescendant le long du maïs en suivant la bordure de la luzerne, j'aperçois un très gros lièvre qui broute en contrebas contre le bois. Il finit par me voir alors que je continue à avancer et rentre au bois. Arrivé au coin du bois qui remonte contre la maïs, je continue à longer le maïs en essayant d'éviter les glands au sol. Arrivé en bas du champ, je le longe maintenant en suivant la haie et en surveillant les passages de maïs, au troisième passage, j'aperçois une chevrette tournée vers la gauche, à un peu plus de 20 mètres sur la gauche du passage, elle mange au sol.

Je me cale derrière l'angle droit du passage et tente des appels au Butollo mais elle redresse la tête et regarde vers moi sans vouloir venir. J'insiste un peu mais impossible de la faire venir. Je remets donc l'appeau à la poche. Et attends un bon moment qu'elle m'oublie et rebaisse la tête. La luminosité commence à baisser. Le temps passe puis la chevrette se remet à manger. J'attends un court instant pour être sûr qu'il ne s'agit pas d'une feinte puis tente d'avancer un peu pour me positionner en condition de tir. J'arrive à gagner 3 rangs de maïs et me cale contre la bordure dans le creux laissé par le manque de quelques pieds de maïs mais la chevrette redresse la tête au même moment. Elle a dû détecter le mouvement et regarde fixement vers moi. Je reste immobile et attends qu'elle se remette à manger mais elle finit par se tourner de cul pour remonter de 2 mètres, d'un pas saccadé, en suivant la gauche du passage. J'en profite pour armer mon arc et aligner ma visée. La chevrette bifurque et se tourne plein travers pour s'arrêter à environ 20 mètres au milieu du passage de canon. Ma visée calée, je décoche. Au même moment la chevrette fait volte face pour repartir vers la gauche dans le maïs. Ma flèche la heurte avec un bruit de fracture dans l'arrière train alors qu'elle vient de se retourner. Elle s'effondre au sol puis se traine dans le maïs avec ma flèche encore en travers de ses cuissots. Je me précipite mais l'aperçois dans le maïs, elle n'a fait que 5 mètres et finit de mourir. Je laisse donc faire et constate que le sang est abondant dès l'impact

et très abondant à l'entrée dans le maïs.

Rapidement la chevrette s'immobilise. Je m'avance donc pour aller la chercher, ma flèche, que je retrouve cassée en 2 morceaux sur la trajectoire de fuite, a cassé le fémur à l'entrée et sectionné les artère fémorales provoquant une hémorragie massive et une mort très rapide.

J'ai eu pas mal de chance malgré ma très mauvaise flèche. Le bracelet apposé, je la charge sur mon dos pour remonter à ma voiture alors que la nuit tombe. Une fois à ma voiture, je pars chercher ma première chevrette avant de rentrer chez moi.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Alex

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 10:22

Ce soir, Renault et Thierry, a qui j'ai fait gagner la possibilité de tirer un chevreuil à l'arc sur un de mes territoires de chasse, arrivent ce soir chez moi vers 21h30, ce qui me laisse le temps d'aller faire un tour à la chasse mais je décide d'aller chasser sur Traverséres car ce territoire est plus près de chez moi. En sortant du boulot, je passe chez moi me préparer puis pars pour Traversères. J'ai pris le haut de ma nouvelle tenue camo 3D que j'ai achetée pour l'affût, la battue et un futur séjour en Guyane pour l'essayer. Je gare ma voiture près de la ferme en haut de mon secteur de chasse puis pars, à travers pré, en longeant la crête de la colline derrière les bâtiments avant de prendre à gauche pour descendre à travers bois vers mon poste situé dans le bois, en bordure d'un zone coupée, il y a quelques années, qui est devenue un taillis épais. Une belle remise se trouve au bout du bois dans une zone épaisse de genets et d'épines. Le vent vient de la remise, idéal pour un affût. Les arbres où j'ai mis du goudron l'an dernier sont frottés et le sol est marqué du passage répété des sangliers. Je descends par la coulée des sangliers et me poste au pied de 3 chênes. Je nettoie le sol du pied pour éviter de faire du bruit en bougeant, encoche une flèche et pends mon arc à une branche avant d'aller mettre un peu de goudron sur les arbres au dessus de moi. Je retourne à mon poste, l'attente commence.

En contrebas, j'aperçois les prés de la combe au travers des feuillages et le bois qui remonte sur le penchant opposé. Sur ma gauche, la grosse coullée très marqueé par les sangliers qui viennent se frotter au goudron

et au dessus de moi, une belle coulée à environ 8 mètres sur laquelle j'ai fléché un sanglier l'an dernier au même affût.

J'observe les pics qui vollent d'arbre en arbre, les geais donnent de la voix sur le penchant boisé opposé. Des animaux y sont certainement entrain de se déplacer, peut être n'ai-je pas choisi le bon poste mais je décide de ne pas bouger, on verra bien. La luminosité commence juste à décliner quand des craquements se font entendre devant moi dans le taillis, ce bruit ça ne peut être qu'un sanglier. Une grosse coulée débouche juste devant moi et le sanglier semble venir par là. J'espère que non car le tir de face à 3 mètres ne serait pas évident mais les craquements commencent à biaiser doucement comme pour sortir sur une coulée qui passe juste à 4 mètres sur ma droite en dessous de moi. La pente du bois est assez forte et je domine la coulée d'environ 2 mètres. Le bruit devient de plus en plus présent et je commence à voir bouger la végétation. Le sanglier marque des arrêts réguliers puis finit par m'apparaitre. Sa tête surgit à 5 mètres du taillis. J'arme mon arc doucement. Il marque une pause puis s'avance sur la coulée, fait 2 mètres, s'arrête à nouveau mais la végétation dense m'empêche de tirer. Il avance encore et passe lentement dans une trouée à 4 mètres, j'aligne ma visée derrière sa patte avant et décoche. L'impact retentit, le sanglier grogne puis démarre en cassant tout sur son passage, s'arrête environ 30 mètres plus loin, pousse un grand soupir puis repart, j'arrive à le suivre au bruit un moment puis le calme revient. J'ai bien vu disparaitre mon encoche lumineuse là où je visais et je pense ma flèche bonne. Je réencoche et attends un peu, l'encoche lumineuse rouge de ma flèche fichée au sol est bien visible à 5 mètres de moi.

La luminosité baisse rapidement et je décide de quitter mon poste pour aller contrôler mon tir. Je me fraye un passage au travers des ronces pour rejoindre ma flèche couverte de sang.

Dès l'impact, du sang a été projeté sur une grosse branche sèche au bois blanchi par le temps et dont l'écorce est tombée.

2 mètres plus loin, les premières gouttes de sang ont marqué le sol.

Je récupère ma flèche et la remets au carquois puis commence à suivre la piste. Je n'aurais pas du prendre ma tenue 3D car les ronces s'y accrochent et je crains de vite la déchirer. Du coup, je passe plus de temps à me désempétrer des ronces qu'à avancer car le sanglier est passé au travers d'une zone très sale. Le sang s'intensifit vite et je n'ai pas de mal à le suivre.

Un peu plus loin, le sanglier a frotté à 50 ou 60 centimètres du sol contre le tronc d'un chêne et a laissé une belle marque de sang, je suis assez confiant sur le résultat de ma recherche.

Le sang est toujours assez abandant, le sanglier suit les coullées. La piste descend la majorité du temps mais remonte à peine de temps en temps pour redescendre de plus belle et alterne les zones claires et les zones sales. Je finis par suivre la bordure du bois à quelques mètres à l'intérieur de ce dernier, sur une grosse coulée assez dégagée et arrive sur une reposée du sanglier. Un gros rond de sang a marqué le sol à l'endroit où le sanglier s'est certainement couché. De là, le sang devient beaucoup moins abondant et de moins en moins facile à suivre, je le perds rapidement et décide d'arrêter là ma recherche car mes invités ne vont pas tarder à arriver. J'appelle donc le conducteur de chien de sang une fois sorti du bois puis retourne vers ma voiture. Mon téléphone sonne c'est mes invités qui arrivent. Je presse le pas pour rejoindre ma voiture et me dépêche de rentrer pour les retrouver. Après avoir parlé longuement de chasse nous partons nous coucher. La nuit sera interminable pour moi car je n'arriverai pas à dormir beaucoup à cause de mon sanglier. Comment ai-je pu faire une mauvaise flèche à 4 mètres, plein travers ? Ma position haute a peut être entrainée l'atteinte d'un seul poumon mais, sans mon sanglier, je ne peux que faire des suppositions.

Le lendemain matin, je conduit mes invités sur Justian, 90 minutes aller-retour, pour les laisser chasser puis reviens chez moi pour attendre le conducteur de chien de sang avant de le conduire sur les lieux de la recherche. La dernière recherche sur sanglier n'ayant pas été concluante, j'ai une grosse appréhension de plus le sanglier est ma bête noire, je sais qu'une recherche n'est jamais gagnée. Nous attaquons la recherche à l'endroit du tir et le chien prends le départ de la piste mais, comme dans les maïs, il s'en désintéresse assez vite et prend à droite, intéressé par une émanation qui le fait remonter dans le bois. Son maître le recadre mais rapidement il essaye de remonter à nouveau. Un très mauvais pressentiment m'envahit, le chien ne veut rapidement plus suivre la piste malgré les essais répétés de son maître et je dois me contraindre à reprendre ma piste par mes propres moyens. Nous tentons de reprendre de la couche du sanglier que je retrouve sans mal en suivant le sang assez abondant et encore bien visible mais le chien ne veut rien savoir. Il finira par prendre un piste et conduira son maître à un terrier de renard. A force de chercher nez au sol, je finis par reprendre la piste qui remonte maintenant vers la crête mais le sang est très peu abondant et la progression est très lente pour s'interrompre définitivement 30 ou 40 mètres plus loin. Il est 11 heures, il fait déjà très chaud et il faut me rendre à l'évidence j'ai encore perdu un sanglier, je n'y comprends plus rien. Je tente tout de même d'appeler un autre conducteur de chien de sang mais il m'enverra promener comme je m'en doutais. J'aurais du tenter de le suivre hier soir avec Hémo qui est assez bon en recherche sur le sanglier mais pas sur les pistes de la veille.

Alex

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 20:41

Ce soir, je retourne chasser sur Labéjan. Ayant constaté que les chevreuils étaient peu présents sur les maïs en dessous du lac, je décide de concentrer ma soirée autour du maïs où j'ai fléché le chevrillard l'autre jour. Je me gare donc au bord de la route près du maïs. Il est encore tôt et je décide d'aller chasser près d'un petit bosquet à environ 1 kilomètre, prés de la limite de la société de chasse. J'y ai constaté une bonne fréquentation des chevreuils. Je pars donc en suivant un chemin de terre qui par de la ferme pour rejoindre la crête de la colline suivante. Arrivé en crête, je jette un coup d'œil sur le penchant suivant sur lequel descend une parcelle de luzerne suivie d'un champ travaillé qui borde le bois qui remonte sur le penchant suivant. Je suis le chemin et arrive dans un virage à 90° à gauche. Sur la droite du chemin une combe est couverte d'un semé de colza qui descend jusqu'à un fossé dans le bas fond. Cette parcelle remonte à droite vers un bois qui borde la crête avant de descendre dans la combe. En face cette bande boisée, un bosquet démarre du fond de la combe et remonte sur le penchant opposé. Je descends dans le semé en biaisant à gauche vers le bord du bosquet. Arrivé en lisière, je longe le fossé qui le borde, des sangliers se sont baignés dans le fossé il y a quelques jours, des coulées bien marquées traversent ce fossé et rentre au bois. La végétation y est couverte de boue séchée.

En arrivant au coin du bosquet, j'aperçois un brocard tourné vers la gauche qui fait sa toilette, de l'autre coté du fossé du fond de combe, à environ 40 mètres. Il se lèche le flanc opposé à ma position et ne m'a pas vu. J'en profite pour me caler contre le bosquet. Le fossé est bordé par des touffes de végétation épaisse, d'arbustes et de ronces mais cet écran végétal est clair semé et parfois trop bas pour me cacher. L'approche risque d'être compliquée. Pour l'instant, j'observe le brocard qui me semble maigre, les os sont saillants. Alors qu'il redresse la tête, je constate que son cou est très décharné. Son arrière train est vert kaki, je comprends vite qu'il est malade. Cette affection, de plus en plus répandue ces dernières années sur le département, condamne nos chevreuils à une mort lente mais certaine. Je décide donc de tout faire ce soir pour prélever ce brocard, d'une part pour abréger son calvaire mais aussi pour qu'il ne contamine pas ses congénères. Il s'avance et passe derrière un écran végétal d'une dizaine de mètres. J'en profite pour m'avancer rapidement et voûté vers le fossé. Je parviens derrière l'écran végétal sans être repéré. Le brocard avance et trottinant en suivant le fossé, une diarrhée verdâtre s'écoule de son arrière train. Je longe doucement le fossé sur une bande d'herbe encore bien verte qui amortit le bruit de mes pas. J'essaie d'avancer rapidement car le brocard gagne vite de la distance, il est à 45 ou 50 mètres. Je rattrape un peu mon retard à chaque fois qu'il s'arrête pour brouter mais il repars à chaque fois en trottinant et regagne du terrain. Il me faut faire attention de ne pas être vu en passant les passages où l'écran végétal s'interrompt. Alors que je suis à environ 35 mètres du brocard, ce dernier redresse la tête et regarde vers moi. Je reste voûté et immobile derrière un buisson. Au bout d'un moment, il se remet à manger. Je tente d'avancer un peu mais il redresse à nouveau la tête. Je me fige à nouveau, il se remet à avancer mais biaise pour remonter dans la colline mais se ravise au bout de 10 mètres environ pour revenir vers le fossé.

Le terrain devient bruyant et je tente de me décaler sur la gauche pour essayer de marcher sur la bordure de terre travaillée de la bande de champ qui longe le bosquet. J'avance doucement sur 10 mètres mais le sol est encore plus bruyant, je reviens sur la bande enherbée quand une tête de chevrillard surgit de l'herbe à 50 mètres devant moi et me regarde. Je me fige, il se lève et m'observe un instant. Le brocard l'a vu et regarde vers lui, je ne sais plus quoi faire et crains de faire partir le bocard si le chevrillard s'enfuit. J'attends sans bouger, le chevrillard finit par traverser tranquillement la bande travaillée pour rejoindre le bord du bosquet. Le brocard est focalisé sur lui. J'en profite pour m'avancer un peu. Le chevrillard s'arrête et me regarde, le brocard se remet à manger et ne s'occupe plus de son jeune congénère. Je gagne peu à peu du terrain, le chevrillard redémarre et rentre au bosquet. Tout doucement, je me rapproche du brocard mais l'écran végétal s'interrompt à 20 mètres du brocard au niveau d'un gros arbuste. Le brocard est de 3/4 arrière, je n'aurais certainement pas de meilleure occasion de tir. J'arme mon arc, vise, le brocard fait 2 pas et s'arrête à nouveau. Ma visée calée, je décoche mais il se tourne légèrement, ma flèche rentre très en arrière du cuissot et ressort très en arrière de l'autre coté. Le brocard pousse un espèce de cri ressemblant à un aboiement puis fonce vers le fossé où je le perds de vue derrière un écran de ronces 15 mètres plus loin. J'attends un peu après avoir réencoché puis repars en arrière pour trouver un passage pour traverser le fossé de 1,5 mètres environ de profondeur.

Je reviens ensuite doucement vers l'endroit du tir en suivant le fossé. Je retrouve ma flèche couverte de contenu intestinal foncé

et les premières traces de sang.

Je pars vers l'endroit où j'ai perdu le brocard de vue. Il est là, mort contre le bourrelet de ronces dans les ronces qui couvrent le sol.

Ma flèche a certainement touché la fémorale pour tuer le chevreuil si rapidement avec une telle flèche. La sortie de flèche, juste devant le cuissot opposé a sorti une partie des intestins. J'appose le bracelet et appelle le président de la chasse pour l'avertir que j'ai fléché un chevreuil malade. Je remonte ensuite le brocard vers le chemin de terre qui longe la crête et le laisse derrière une haie pour venir le chercher en voiture tout à l'heure.

En longeant le chemin, j'aperçois en contrebas, dans le champ travaillé, derrière la bande de maïs qui descend vers le fond de la vallée, 2 chevreuils venant vers la bande de maïs. Je décide de tenter l'approche, je suis le chemin qui bifurque à 90° pour descendre sur 100 mètres environ avant de remonter vers la ferme. Je surveille les chevreuils qui s'avancent toujours vers le maïs, il ne semblent pas me prêter attention et j'avance tranquillement jusqu'à les perdre de vue derrière le maïs puis je quitte le chemin pour rejoindre la bordure du maïs en traversant une parcelle travaillée jonchée de restes de tiges craquantes de colza. Je tente d'avancer sans faire trop de bruit bien que les chevreuils soient encore loin et rejoins la bordure du champ avant de la longer pour redescendre en bas de la parcelle. Arrivé au coin du maïs, je bifurque et suis la culture. Le bas du maïs est bordé par une zone très humide, couverte d'herbes bien vertes et jonchée de coups de nez de sangliers qui se sont même baignés dans quelques flaques persistantes. La progression est assez silencieuse. Cette bande d'herbe se poursuit dans le champ travaillé sur environ 50 mètres par une zone d'herbes très hautes et très épaisses de plusieurs mètres de large qui se termine en pointe en suivant la zone humide. J'arrive doucement au coin du maïs et reste derrière les herbes hautes. 2 Chevrettes sont plantées à environ 50 mètres au coin du bosquet contre le maïs, elle regarde vers moi. Je les observe un moment puis pose mon arc, attrape une herbe et la coince entre mes pouces puis commence à imiter les plaintes du faon en soufflant entre mes pouces. Immédiatement, l'une des chevrettes vient vers la pointe d'herbes hautes. L'autre reste immobile et observe la scène. Je continue mes appels, elle s'arrête régulièrement pour regarder vers moi avant de repartir d'un pas tranquille. Elle se rapproche tranquillement mais biaise vers la pointe des herbes autres. Je rattrape mon arc alors qu'elle arrive à 30 mètres environ contre les herbes hautes. Je me prépare et accroche mon décocheur mais elle ne bouge plus pendant un bon moment avant de remonter en trottinant vers sa consœur. Elle la rejoint puis se retourne vers moi avant de longer un peu le bosquet pour atteindre un passage dans la lisière. Les 2 chevrettes rentrent au bois.

Je remonte doucement en suivant la bordure du maïs et rattrape la bordure du bosquet que je commence à longer doucement. Un bruit de pas se fait entendre sur les feuilles mortes. Il me semble qu'il y a au moins 2 animaux mais peut être plus et les pas semblent revenir vers la lisière, j'avance doucement pour tenter d'apercevoir les animaux au travers des trouées dans les branchages, les pas sont tout proches mais impossible de voir quoi que ce soit. Le bruit d'un moteur de tracteur semble se rapprocher. Les bruits de pas s'arrêtent net, je tente d'avancer encore un peu mais toujours rien, le tracteur semble descendre en suivant la bordure du bosquet devant moi. Il se rapproche de plus en plus quand 2 chevrettes surgissent de l'angle du bosquet à 40 mètres devant moi et traversent le champ travaillé pour rentrer dans le grand bois qui commence au fond de la combe et remonte le penchant de la colline à 50 ou 60 mètres sur ma droite. Le tracteur arrive au coin du bosquet et tourne pour suivre le fond du maïs, le long de la haie qui le sépare du tournesol. C'est le propriétaire qui passe le girobroyeur pour nettoyer les passages autour du champ et dans les passages de canon. Je décide de rentrer car la nuit sera vite là et ce raffut n'est pas fait pour me permettre de voir d'autres animaux. Je fais demi-tour et rejoins la bordure du bosquet que je suis contre le maïs pour remonter à ma voiture. Arrivé en haut, le tracteur arrive en même temps. je discute un peu avec le propriétaire qui semble avoir de gros problèmes de dégâts avec les blaireaux qui lui mangent ses récoltes. J'essayerai de lui en flécher quelques uns si j'y tombe dessus. Je retourne à la voiture alors que le tracteur continue à tourner autour des maïs. Je récupère ma voiture et pars chercher mon chevreuil alors que la nuit s'installe. Il finira à la poubelle mais c'est aussi ça la chasse, elle doit parfois servir à éliminer les sujets malades même si ça me coute un bracelet.

Une belle approche pour un tir sanitaire, 18 septembre 2014

Alex

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 21:11

Ce soir, il fait pas mal de vent, le temps se prête bien à l'approche. Je pars chasser sur Labéjan où j'ai acheté 10 bracelets pour chasser le chevreuil. En arrivant, je me gare sous la digue du grand lac autour duquel je chasse très souvent sur cette commune. Je décide de commencer par chasser dans les maïs de part et d'autre du ru du déversoir du lac. Je pars donc sur la droite du ru en longeant la bordure du maïs à bon vent. J'avance doucement, le bruit de mes pas est couvert par le bruissement des feuilles de maïs agitées par le vent. J'avance doucement sans rien voir, à peu près au milieu du champ, les sangliers ont dégagé un grand rond le 10 mètres de large sur environ 30 à 40 mètres de long juste derrière des 3 premiers rangs de maïs. J'avance très lentement espérant apercevoir un chevreuil au gagnage dans ce secteur prometteur mais rien en vue. Arrivé au bout du champ qui est séparé d'un bois par un bande enherbée de 5 ou 6 mètres, je bifurque et remonte en suivant le bois collé contre le maïs. Un chevreuil démarre juste derrière la bordure du bois et se débine à couvert sans que je puisse l'apercevoir, je suis son parcours à l'oreille, il semble remonter dans le bois à moins de 10 mètres de la lisière du bois. Rien au premier passage de canon, rien au second. Je tente par moment d'apercevoir le chevreuil par des trouée dans la bodure du bois mais sans réussir à le voir. J'arrive au coin du champ et bifurque pour le longer, le bois en L le suit toujours sur quelques dizaines de mètres, puis je débouche à mauvais vent sur un champ travaillé. Je suis le bois pour remonter vers la crête de la colline. Ce dernier fait place à environ 100 mètres à des champs travaillés sur ma gauche et une grande friche sur ma droite qui borde un bosquet. J'avance doucement dans les hautes herbes où j'ai vu une belle chevrette lors de ma sortie matinale précédente de lundi dernier, première depuis l'ouverture de la chasse.

Rien en vue ce soir, je rejoins la route de crête et pars à droite en la longeant pour rejoindre le coin d'une grande parcelle de maïs qui redescend sur le penchant suivant. J'ai le vent dans le dos, je décide donc de longer le haut du champ de maïs pour le contourner et revenir à bon vent par le bas du champ. En progressant, je surveille les passages de canon mais toujours pas de chevreuil. Une fois arrivé en bas du champ de maïs, je commence à le longer à bon vent. Les 2 premiers passages de canon sont envahis par une végétation dense et haute qui ne permet pas de voir les chevreuils. J'arrive au coin d'une avancée de la culture qui décrit dune sorte de U aux branches asymétriques autour un bosquet. Je remonte doucement vers le bosquet puis le longe et arrive à nouveau au bord du maïs. Je jette un coup d'œil entre le bosquet et le maïs et aperçois une jeune chevrette qui descend vers moi à environ 60 mètres. Je me cale pour l'attendre en bas du maïs mais à environ 50 mètres elle bifurque et rentre dans la culture. J'attends un peu mais elle ne ressort pas, je décide donc de tenter une approche entre le bosquet et le maïs. Le vent qui agite le maïs couvre ma progression qui bien que très lente est tout de même bruyante car le passage étroit entre la culture et le bosquet ne me permet pas d'éviter de frotter contre la végétation des 2 côtés. Je surveille le maïs mais ma vision est limitée à quelques mètres dans la culture. Tout à coup, la chevrette démarre à 3 ou 4 mètres sur ma droite et s'immobilise à 7 ou 8 mètres de 3/4 arrière dans le maïs. Ma fenêtre de tir est très petite entre les pieds de maïs mais je décide de tenter ma chance. J'arme doucement, elle n'a pas bougé, je vise et décoche mais ma flèche touche un pied de maïs et dévie en faisant démarrer la chevrette qui disparait en aboyant dans le maïs mais s'arrête vite. C'est manqué, je vois bien mon encoche lumineuse de ma flèche plantée au sol. Je pars chercher ma flèche et fait redémarrer la chevrette, je l'entends un moment dans le maïs puis le calme revient. Je récupère ma flèche et reviens en bas de la culture pour commencer à la longer.

Je longe doucement le maïs en surveillant les passages de canon,

sur ma droite une sorte de haie de ronces et d'arbustes trouée par endroit me sépare d'un champ de tournesol. Tout à coup, du mouvement attire mon regard devant moi, 2 chevreuils étaient arrêtés dans une trouée du gros bourrelet de ronces et se débinent maintenant dans les tournesols. Je les vois bien par dessus le bourrelet de ronces. L'un d'eux s'arrête plein travers à moins de 10 mètres dans le tournesol.

J'arme mon arc mais le chevreuil reprend sa progression dans les tournesols, je fais claquer ma langue contre mon palais en le suivant dans mon viseur, il s'arrête de 3/4 arrière à environ 12 mètres. Je cale ma visée et décoche mais ma flèche passe dessous. Le chevreuil démarre suivi par le second que j'avais perdu de vu derrière le feuillage d'un arbre qui a poussé dans la haie. Je suis entrain d'essayer de comprendre ce qui n'a pas fonctionné correctement quand un galop retentit dans un passage de canon qui débouche à quelques mètres devant moi. Un chevrillard en surgit pour stopper net à 5 mètres devant moi. Je n'ai pas réencoché et le temps de remettre une flèche, il repart et passe la haie. Je me prépare à armer, pensant le voir sortir sur la droite de l'arbre qui me bouche la vue mais le temps passe et rien ne bouge. Je regarde au travers du feuillage et l'aperçois de 3/4 face à 7 ou 8 mètres au travers d'une trouée d'environ 30 centimètres par 30 centimètres qui dégage son poitrail.

J'arme et prends la visée sans qu'il ne bouge. Je décoche, ma flèche le traverse, il fait un bon impressionnant sur place, pattes tendues, en poussant un cri puis retombe sur ses pattes, titube sur 3 mètres et s'effondre. Ne croyant pas à une mort aussi rapide et craignant de le voir se relever car je n'ai pas vu mon atteinte, je me dirige rapidement vers lui mais il est déjà mort.

Je récupère ma flèche puis par chercher l'autre que j'ai un peu de mal à trouver. Elle ne porte pas de trace de sang ni de poil et confirme que j'ai bien manqué l'autre chevreuil. Le chevrillard présente une entré de flèche haute sur l'avant de l'épaule et une sortie basse en arrière des côtes du coté opposé. La flèche a en fait touché les poumons et le foie.

Je pends le chevrillard par le bracelet à une branche de l'arbre au travers duquel je l'ai tiré puis repars en chasse. Je continue à longer doucement le bas du champ de maïs puis remonte doucement en suivant le bois qui borde la fin du champ. J'avance doucement en essayant d'éviter les nombreux glands qui jonchent le sol et craquent sous mes pas. Pas de chevreuil en vue jusqu'au bout du bois. Arrivé en crête de la colline le bois bifurque à 90° à droite et fait place à une parcelle de luzerne qui descend et couvre tout le penchant de droite pour rejoindre le bois qui bifurque à nouveau à 90° à gauche pour longer le fond de la combe. Je marque un temps d'arrêt en arrivant au coin de la luzerne quand une chevrette et un chevrillard débouchent du bois au fond de la combe à environ 80 mètres de moi et 50 mètres environ du coin droit bas de la luzerne. Le chevrillard est devant.

Je les observe un moment, ils semblent vouloir remonter vers la crête pour rejoindre le maïs.

Je décide de tenter de leur couper la route en avançant doucement derrière le premier rang du champ de maïs mais, tout à coup, la chevrette fait demi-tour et rentre au bois par l'endroit où elle en est sortie. Je fais demi-tour en surveillant le chevrillard qui fait lui aussi demi-tour pour la suivre. Arrivé au coin du bois, je décide de tenter de descendre en longeant ce dernier pour me rapprocher du chevrillard mais ce dernier rentre au bois. Je continue à descendre quand il ressort brusquement du bois avec la chevrette sur ses talons. Ils sont tous les 2 au bord du bois et semblent se câliner tête contre tête puis la chevrette repousse le chevrillard, tête contre tête à la manière d'un combat de brocards et commence à le courser. Ce dernier qui hésite d'abord à s'éloigner reçoit des coups de tête dans les flancs, s'en suit une cavalcade où la chevrette semble devenir de plus en plus menaçante envers le jeune chevreuil ne lui laissant aucun répits. A chaque fois qu'il s'arrête, croyant l'avoir distancé, elle le rattrape et le menace pour le faire partir plus loin. Le chevrillard en stress avance gueule ouverte et langue pendante, il semble peiner à reprendre son souffle.

Il semble remonter vers la crête. La chevrette l'observe un instant s'éloigner puis retourne dans le bois toujours par la même entrée. Le chevrillard se retourne et ne la voyant plus, il fait demi-tour pour revenir vers elle et rentre sur les traces de la chevrette. J'en profite pour tenter de descendre rapidement, pensant les voir ressortir du bois. Effectivement, alors que je suis à mi pente, le chevrillard ressort en trombe du bois avec la chevrette à ses trousses mais cette fois cette dernière semble déterminée à le mettre en fuite et le poursuit sans relâche. Le chevrillard qui ralentit par moment subit alors un nouvel assaut. Je tente de profiter de la confusion pour descendre un peu plus. La chevrette finit par pousser le chevrillard vers moi et se plante dans la luzerne pour le regarder s'éloigner. Il est stressé et semble complètement essoufflé. Il avance gueule ouverte avec une respiration saccadée et langue pendante. Il biaise peu à peu vers l'angle bas du bois. Je tente de m'avancer doucement pour lui couper la route mais je suis à découvert et ne peux pas bouger trop vite pour ne pas être remarqué par le chevrillard ou par la chevrette aux aguets à environ 60 mètres dans la luzerne. Il avance vite et arrive en bordure du bois à environ 40 mètres en dessous de moi. Je ne peux plus bouger sans être vu. La chevrette se pensant débarrassée de lui retourne au bois toujours par la même entrée. Le chevrillard se retourne près du bois et ne voyant plus la chevrette, il hésite un moment. J'en profite pour tenter de me rapprocher un peu et gagne 10 mètres environ mais le chevrillard se retourne et repart vers la chevrette. Je ne peux rien faire à part le regarder s'éloigner.

Je décide de rester là sans trop bouger au cas où la chevrette me renverrait le chevrillard mais au moment où il la rejoint en rentrant dans le bois il fait volte face et sort en trombe dans la luzerne avec la chevrette à ses trousses, elle semble furieuse et très déterminée, comme tout à l'heure elle le poursuit sans relâche et se jette sur lui à chaque fois qu'il ralentit mais, cette fois, la cavalcade remonte vers le maïs en décrivant de grandes boucles. Je profite de la confusion pour remonter doucement vers le maïs. Les 2 chevreuils passent dans un creux du terrain, j'en profite pour remonter en courant vers le maïs et rentrer derrière le second rang pour le suivre en profitant du vent qui agite la culture provoquant un bruissement des feuilles qui couvre ma progression assez rapide. 40 mètres plus loin, j'aperçois à nouveau les chevreuils que le creux de la luzerne me cachait. La chevrette, qui semblait faire une pause, reprend sa poursuite. Le chevrillard décrit de grande boucle pour la semer. Au bout d'un moment elle le pousse loin devant elle et se plante pour le regarder s'éloigner. Il se dirige droit vers l'angle du maïs près de la route sans se retourner, d'un pas lent mais constant. Je tente de gagner rapidement du terrain pour l'intercepter mais le vent qui s'arrête par moment me fait ralentir pour éviter d'être repéré. La chevrette regarde par moment vers moi et je dois stopper pour ne pas être repéré. La fin du maïs est longé par une bande de balles rondes de luzerne d'environ 30 mètres de long. Le vent se calme de plus en plus mais je parviens à atteindre le début des balles rondes alors que le chevrillard s'est arrêté à quelles mètres du bout de la ligne de balles de fourage. Je ressors du maïs tout doucement pour me caler derrière la première balle de luzerne. Le chevrillard regarde vers moi mais sans me voir, il est trop loin pour un tir, environ 35 mètres.

La chevrette finit par rentrer au bois alors que le chevrillard, qui regardait régulièrement vers elle, reprend sa progression et disparait derrière l'angle du maïs. Je quitte ma cachette et longe les balles rondes pour rejoindre le coin de la culture. La chevrette a dû me repérer et se met à aboyer en bas dans le bois. En passant le coin du maïs, je constate que le chevrillard se débine en suivant la bordure du champ à environ 60 mètres devant moi. Je suis à mauvais vent mais tente tout de même de le suivre en longeant le maïs le plus rapidement possible pour réduire la distance. Un peu plus loin la bordure du champ bifurque doucement à droite. Une haie suit la route et je décide de me décaler à droite pour continuer à avancer caché par la haie alors qu'elle me cache le chevrillard. Je rattrape ainsi le chevrillard qui s'était arrêté, il n'est plus qu'à 40 mètre plein travers. Il repart en suivant la bodure du maïs, je me recale contre le maïs et poursuis mon approche rapide. Je dois m'arrêter régulièrement car le chevrillard se retourne de plus en plus souvent à mesure que je gagne du terrain. Alors que je ne suis plus qu'à 30 mètres, il me sent et se tourne plein travers pour fuir ensuite au galop, je le suis au pas de course pour ne pas me faire trop distancer mais environ 100 mètres plus loin il stoppe net. Je me cale contre le maïs, il n'est qu'à 50 mètres. Quelque chose l'intrigue, il regarde sur ma droite de l'autre côté de la route. Je tente de m'avancer doucement mais, tout à coup, il se retourne et revient vers moi. Je me cale contre le maïs et me prépare à armer. Il s'arrête 10 mètres plus loin, regarde à nouveau derrière lui, j'en profite pour armer, puis redémarre et fonce sur moi au galop. Je suis prêt mais il arrive trop vite et bifurque à 2 mètres devant moi pour rentrer dans le maïs. Je m'avance doucement et constate que j'étais juste avant un passage de canon. Le chevrillard a disparu. Je redescends chercher mon chevrillard alors que la nuit tombe doucement puis retourne à ma voiture.

Un belle soirée d'approche venteuse, 16 septembre 2014

Alex

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 20:21

Ce soir, je suis en route pour Saint Arroman quand j'aperçois de la route plusieurs ragondins au gagnage au milieu d'un champ travaillé près de la bordure du Gers.

Cela fait plusieurs jour que je les aperçois en sortant du boulot, je décide de tenter une approche. Je fais demi-tour et me gare au bord de la route le long du grillage du vendeur de matériaux qui suit la fabrique de tue-limace puis pars en chasse. Je traverse la route, passe le fossé et me dirige vers les ragondins en longeant la bande enherbée qui suit le Gers. Je gagne vite du terrain, ils ne prêtent pas attention à moi. 3 ragondins mangent au milieu des mottes de terre à 40 mètres environ de la bordure de la rivière.

La stratégie d'approche est simple, il me faut arriver à l'aplomb des ragondins, au bord du Gers, pour leur couper toute retraite mais alors que je passe un virage du Gers, je me rends compte que 3 autres ragondins broutent sur la bande enherbée à 45 mètres devant moi à l'endroit où je voulais me positionner pour intercepter les 3 ragondins qui se sont avancés dans le champ.

Je poursuis donc mon approche tout doucement en surveillant les 2 groupes de ragondins. Alors que je suis à environ 20 mètres des ragondins sur la bande enherbée, le plus petit démarre et disparait dans la végétation qui borde la rivière. Les 2 autres ont cessé leur repas pour regarder autour d'eux et humer l'air. Le vent est en ma faveur et je reste immobile. Il se remettent à manger. Je tente d'avancer un peu plus mais ils démarrent et foncent vers le Gers alors que je suis à moins de 15 mètres. Les 3 autres n'ont pas compris et reste occupés à leur repas. Je tente d'avancer encore mais l'un d'eux me repère et démarre, je le laisse passer, le second le suit, je le laisse passer aussi. Je continue à avancer. Le troisième finit par démarrer. Je cours et me positionne sur sa trajectoire. Déconcerté, il stoppe à quelques mètres et fait le dos rond pour m'impressionner en continuant à avancer vers moi dans cette position. J'arme, vise et décoche alors qu'il se présente presque plein travers. Traversé, il fait un bon sur place et démarre pour passer sur ma droite. Je me décale rapidement pour lui couper la route. Il s'arrête net et refait le dos rond, un gros filet de sang coule de l'entrée de ma flèche. Il vassille et tombe sur le flanc. Il se débat un instant et s'immobilise rapidement. Je pars récupérer ma flèche fichée au sol, un bout de poumon git au sol à un mètre de cette dernière et une grosse piste de sang marque le sol jusqu'au ragondin mort. 

Je récuère ma prise et retourne à ma voiture pour partir vers Saint Arroman où je ne verrai qu'un beau brocard mais aucun sanglier.

Une belle approche sur ragondin, 12 septembre 2014

Alex

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 22:03

Ce soir, je décide de retourner chercher dans la zone où j'ai perdu mon sanglier, je n'arrive pas à croire qu'il ne soit pas mort et qu'il ait réussi à faire autant de chemin avec une telle atteinte. Fred et Christophe se proposent de venir m'aider à chercher. Nous partons donc vers 15h30 pour Saint Arroman. Arrivés sur place, nous partons en longeant le Sousson et examinons tous les recoins en ouvrant bien nos narines car avec la chaleur de ces derniers jours, il y a de fortes chances pour que mon sanglier ait déjà commencé à pourrir. En chemin, Fred nous alerte, il a vu une chevrette qui vient de sortir du ruisseau, elle est arrêtée plein travers sur la bande enherbée et malgré le vent qui n'est pas en notre faveur elle reste immobile à 30 mètres environ et regarde par moment vers le ruisseau derrière elle. Je dis à mes invités qu'elle doit être suitée et effectivement un chevrillard finit par sortir du ruisseau puis ils rentrent tranquillement dans le maïs. Nous repartons et arrivons au bout du maïs sans rien avoir trouvé. Une légère odeur de mort flotte dans l'air près du fossé qui sépare le maïs du champ de soja. Nous cherchons à ce niveau sans succès, je pars donc en suivant les grosses coulées dans le soja alors que Fred et Christophe cherchent de leur côté. J'examine la bordure, maintenant boisée, du Sousson sans succès puis pars pour examiner un autre fossé boisé de l'autre côté de la culture. Toujours rien, je pars donc chercher sur la bordure des bois des alentours mais rien. Christophe et Fred cherchent plus loin mais nous ne trouvons rien. Le temps passe, je décide de tenter notre chance en faisant des aller-retour dans la bande étroite de maïs qui revient vers la voiture, je n'ai pas eu le temps de toute la faire la veille et nous repartons de la fin de ma recherche mais toujours rien à part un gros lièvre qui me démarre dans les pieds. Nous arrêtons là la recherche.

Il est bientôt 18 heures nous décidons de partir chasser même si, personnellement, je n'ai pas trop la tête à ça. En arrivant à la voiture nous tombons sur une maman et ses 2 enfants, elle est un peu inquiète en nous voyant sortir des maïs tout camouflé et en nous voyant sortir nos arc de la voiture. Nous nous avançons vers elle pour discuter un peu et la rassurer. Je pars avec Christophe en longeant le Sousson, un sur chaque rive, alors que Fred passe au dessus des maïs pour aller chasser vers la route de Masseube. En avançant tranquillement le long du ruisseau, j'aperçois une boulle de petits ragondins posés sur un replat du talus abrupt de la berge opposée. Je fais signe à Christophe de s'arrêter car, de sa rive, il ne peut pas les voir. J'arme aligne ma visée et décoche sur un ragondin au milieu du tas. Les petits ragondins se dispersent alors que l'un d'eux avance péniblement. Ils s'arrêtent alors que je viens de réencocher. Je reprends ma visée sur l'un d'eux et décoche. Touché, il se traine 30 ou 40 centimètres plus loin pour s'immobiliser rapidement. 2 ou 3 petits se mettent l'eau. 2 se callent sous la végétation en haut de replat. Je réencoche et en tire un autre le touchant également mortellement. Il ne me reste que 2 flèches avec une lame neuve et je décide d'arrêter là pour ne pas me retrouver à court de lame pour la chasse de ce soir. Je sors l'appareil photo de ma poche et fais tomber mes clés au sol. Je prends une photo de la scène.

Christophe ne peut toujours pas voir les ragondins et ne peut rien faire. Il descend chercher mes prises et mes flèches, précipitant les derniers inconscients à l'eau.

Mes flèches et les ragondins récupérés, nous repartons pour aller nous poster un peu plus loin dans les maïs. Au moment où je me poste mon téléphone vibre. C'est ma compagne, je repars en arrière pour répondre assez loin de mon poste. Ma conversation terminée, je me rends compte que je n'ai pas mes clés à la poche. Je repars donc à la voiture où je retombe sur la maman et ses enfants qui jouent toujours en compagnie du propriétaire du champ et son fils. Nous discutons un peu, une fois arrivé à mon véhicule je me souviens que j'ai tombé mes clés en prenant les photos des ragondins. Je repars donc en arrière pour les chercher. Une fois ces dernières retrouvées, je repars vers mon poste mais je m'arrête près d'une borne d'arrosage qui fuit pour boire un peu car j'ai très soif. J'enlève mon décocheur pour ne pas le mouiller et le pose sur mon arc dans la végétation. Une fois ma soif étanchée, je repars me poster mais arrivé sur place, je me rends compte que j'ai perdu mon décocheur, je fais donc demi-tour et le retrouve au bout d'un moment dans la végétation autour de la borne d'arrosage. Décidemment, je n'ai pas la tête à la chasse. Je me poste un moment mais me lasse rapidement et pars dans les maïs vers la voiture pour examiner le secteur car je n'ai pas envie de chasser. A la tombée de la nuit, je reviens vers la voiture pour attendre mes invités qui n'ont pas vu de sanglier.

Retour dans les maïs pour une dernière recherche, 7 septembre 2014

Alex

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 13:00

Ce soir, Fred m'accompagne pour aller chasser le sanglier dans les maïs de Saint Arroman, nous arrivons sur place aux alentours de 19 heures. Je me gare prés du Sousson traversé par un chemin de terre au niveau d'un passage bétonné. Je décide de laisse à Fred le secteur le plus fréquenté sur la gauche du chemin et de me concentrer sur la droite, sur une bande étroite de maïs coincée entre la colline et le Sousson. Je pars en longeant tranquillement le Sousson sur une bandé enherbée qui longe la culture et arrive sans rien voir au bout du maïs. Je décide de continuer en longeant la largeur du champ pour rejoindre le bois qui couvre la colline. A ma droite un champ de soja délimité au loin par une grosse haie perpendiculaire au Sousson et par une autre haie perpendiculaire qui le sépare d'une prairie devant moi. J'avance doucement en surveillant les 3 passages de canon successifs, rien en vue. Je rejoins une avancée étroite de maïs qui rejoint une avancée rectangulaire du bois sur la prairie qui fait suite au champ de soja. Je longe cette bande de maïs et arrive au bord du bois où la culture a été ravagée sur quelques mètres par les sangliers et les blaireaux.

Je longe alors doucement l'avancée de bois et rejoins un chemin de terre qui la traverse. Je le suis et retombe sur la prairie, je suis le bois en direction d'un petit lac entouré d'arbre un peu plus loin. Une langue de pré remonte dans le bois et rattrape un chemin de terre qui s'enfonce dans le bois. Alors que je traverse cette langue de pré un chevreuil démarre en aboyant à environ 50 mètres dans le bois et s'éloigne en protestant. Je rattrape le chemin de terre qui passe derrière le lac en longeant le bois et le suis un moment. Le sol humide est ponctué de traces de blaireaux, de chevreuils et de sangliers. De nombreuses coulées très marquées descendent du bois sur le chemin. Le lac passé, le chemin permet de voir le soja et j'aperçois au loin, au milieu de la culture, une tête de chevreuil qui dépasse de la végétation et regarde vers moi. Je suis un peu le chemin puis fais demi-tour. Le chevreuil me regarde toujours. Je reviens vers la langue de pré qui rentre dans le bois et la remonte pour prendre un autre chemin forestier qui remonte en serpentant dans les bois. Je vais suivre un moment ce chemin sans rien voir à part quelques oiseaux et déboucher à environ 200 mètres de la voiture, dans une vallée qui remonte vers les crêtes. Une chevrette broute à environ 150 mètres sur ma droite au bord du bois, je prends à gauche et redescends vers la voiture entre le bois et un bout de haie. Une ornière boueuse et marquée des pieds d'un sanglier d'environ 60 ou 70 kg.

Je rejoins le chemin empierré au bord duquel je suis garé puis le suis pour recommencer la boucle que je viens de faire. Je rattrape la bande enherbée qui longe le Sousson et suis à nouveau tranquillement les maïs. Un peu plus loin, je jette un coup d'œil à un passage de canon parallèle au Sousson qui débouche sur la bande enherbée alors que le maïs décrit un courbe sur ma droite. J'y ai surpris un jeune 6 pointes il y a quelques temps.

Il n'était qu'à 10 mètres de la bordure du maïs et à bonne portée pour un tir mais se sentant en sécurité dans le maïs, il m'a laissé le prendre plusieurs fois en photo sans bouger avant de finir par se débiner en suivant le passage de canon. Rien en vue ce soir, je reprends ma progression tranquille et arrive à nouveau au bout du maïs. Je recommence donc à longer la largeur du champ, il est environ 20 heures. J'avance doucement en arrivant au premier passage de canon quand un grognement suivit d'un démarrage me surprennent. Je me fige et écoute, le bruit s'est vite arrêté. Je m'avance tout doucement pour tenter d'apercevoir le sanglier dans le passage de canon mais rien dans ce dernier. Je poursuis doucement pour arriver au second passage de canon mais toujours rien. Je continue encore et en arrivant au troisième et dernier passage de canon, j'aperçois un sanglier d'environ 50 ou 60 kg, de cul, à environ 50 mètres qui s'éloigne en suivant le passage de canon.

Je décide de tenter l'approche, je me serre contre la gauche du passage de canon comme le sanglier et commence à le suivre en essayant de le rattraper car il marche d'un pas soutenu. Je tente d'avancer le plus rapidement possible sans faire de bruit, après environ 20 mètres de poursuite sans pouvoir gagner du terrain le sanglier stoppe net et tourne légèrement la tête à droite comme pour regarder derrière lui. Je me fige et attends. Il se remet en marche, je reprends ma progression rapide mais il commence à zigzager dans le passage et progresse tantôt sur la gauche, tantôt sur la droite du passage. Par moment de fortes émanations d'hodeur de sanglier me parviennent aux narines. Je remarque une tache d'humidité sur son flanc droit, il a dû se souiller de frais. Je parviens à gagner un peu de terrain quand il s'arrête à nouveau et tourne à nouveau légèrement la tête. Je stoppe à nouveau et reste immobile contre le maïs le temps qu'il reparte puis reprends ma poursuite. Un peu plus loin, il s'arrête un instant plein travers, la tête rentrée dans le maïs à droite du passage. J'en profite pour gagner un peu de terrain puis stoppe le temps qu'il se remette en marche, il n'est plus qu'à 30 mètres devant moi, il arrive au bout du passage de canon et bifurque à gauche en suivant le maïs dont le biais de la bordure ne me permet plus de voir le sanglier. Je tente d'avancer rapidement mais en essayant également de ne pas faire trop de bruit et arrive au bout du passage de canon.

Il est là à une vingtaine de mètres sur la bordure du champ, il s'est arrêté derrière une ligne de maïs un peu détachée des autres. J'avance rapidement, caché par cette ligne de maïs et me positionne au bout de cette dernière. Le sanglier n'est plus qu'à 12 mètres. Je l'observe quand il décide de s'avancer dans les herbes hautes de la friche qui couvrent le penchant de la colline sur ma droite. J'arme mon arc et aligne ma visée sur son coffre, il stoppe 3 ou 4 mètres plus loin me présentant un léger 3/4 arrière, en contre plongée, à moins de 15 mètres. Ma visée est alignée, je décoche. Ma flèche rentre au milieu des côtes et semble ressortir dans les muscles du cou mais reste en travers du sanglier qui fait volte face pour foncer vers le maïs. Il rentre dans la culture dans un grand fracas et je le suis au bruit sur environ 60 mètres puis le calme revient. Je me rapproche doucement de la zone du tir et constate qu'il y a du sang presque juste après l'impact dans les herbes hautes

puis à l'entrée du maïs au sol

comme sur les pieds de maïs.

Dans sa fuite l'animal a couché une bande de 1 mètres de large de maïs sur environ 30 mètres de long

et le sang qui marque en grosses taches sur les pieds couchés est bien visible même de loin.

Je décide d'attendre environ 15 minutes avant d'attaquer ma recherche. J'ai un mauvais préssentiment sans trop savoir pourquoi car ma flèche me semble bonne.

Après mon quart d'heure d'attente, je commence ma rechercher, et commence à suivre le sang dans le maïs sans difficulté, de grosses taches de sang ponctuent régulièrement les pieds de maïs, le sang abondant coule encore le long des pieds de maïs,

j'avance facilement sur environ 40 mètres où je retrouve ma flèche cassée, il manque environ 15 ou 20 cm cotè lame, du sang sur toute la longueur et les empennages,

le sanglier semble filer à peu près droit vers le ruisseau. La piste débouche sur le premier passage de canon où le sanglier semble s'être arrêté un instant car un rond de gouttes de sang marque la végétation au sol.

Je trouve l'endroit où il est rerentré dans le maïs et reprends ma recherche, le sang est un peu moins abondant mais les frottés sur le maïs sont assez nombreux. La luminosité baisse vite et je dois allumer la lumière de mon portable pour continuer la recherche. Une forte odeur de sanglier flotte dans l'air tout à coup. Je tombe un peu plus loin sur un endroit où le sanglier s'est couché, le sol est marqué d'un légère dépression de forme ovale maculée de sang avec une grosse boule d'écume rose sur la gauche de la couche. C'est signe d'au moins un poumon touché et de plus coté sortie de flèche, vu l'entrée de ma flèche, je commence à y croire un peu plus. De là, la piste s'ameunuise fortement et commence à longer entre 2 sillons de maïs. Je suis les pieds du sanglier qui ont marqué au sol et de petites gouttes qui marquent par endroit la végétation, ma recherche est facilité par la présence d'herbes hautes que le sanglier a tiré dans la fuite. Je tombe un peu plus loin sur une autre couche du sanglier moins marquée en sang puis le sang commence à devenir de plus en plus rare. Je décide de laisser tomber et ressors du maïs pour revenir vers la voiture. En chemin j'appelle Monsieur Orio pour faire une recherche demain matin. Il doit me confirmer si il peut venir demain matin de bonne heure.

En arrivant au passage busé qui traverse le Sousson près de la voiture, j'aperçois dans le noir la forme d'un petit serpent sur le béton. Je le prends en photo, c'est une couleuvre vipérine.

Elle tente de fuir mais à chaque flach, elle se replit sur elle même avant de repartir la pénombre revenue. 

J'attends Fred à la voiture, il ne tarde pas à arriver. Je lui racconte ma chasse et il me propose de m'aider à chercher mon sanglier mais je lui dis qu'il vaut mieux attendre le conducteur de chien de sang pour assurer notre recherche. J'avais pris Hémo dans la voiture mais je ne lui fais plus du tout confiance pour les recherches car il a pris l'habitude de prendre des voies chaudes et même si je sais qu'il est capable de suivre la piste fraiche de mon sanglier, je pense que laisser passer une nuit ne peut être que bénéfique et que ça laissera le temps à l'hémoragie de se faire. Fred se propose de revenir demain matin. J'ai un mauvais pressentiment sur l'issue de cette recherche et ma nuit sera courte et agitée. J'ai mis, bien que je n'en ai pas eu besoin pour me lever, mon réveil à 6 heures. Et je descends me préparer. Vers 7 heures mon téléphone sonne, c'est Monsieur Orio, il est dispo pour la recherche et est en route. Je contacte Fred pour l'en avertir, ce denier me rejoint chez moi puis nous partons attendre le conducteur sur Masseube avant de partir en nous suivant vers les maïs de Saint Arroman. Nous nous garons près du Sousson puis nous nous préparons et partons par le pied de la colline en direction de l'endroit où le sanglier est rentré dans le maïs.

En arrivant sur place j'indique l'entrée dans le maïs et le premier sang toujours bien visible. La nuit a été fraiche et un léger brouillard flotte dans l'air. Le rouge semble prendre la piste et nous suivons, avec Fred, le duo en restant un peu en retrait pour le laisser travailler mais rapidement, alors qu'il y a toujours beaucoup de sang, le chien quitte la voie une première fois. Nous le remettons dessus mais au fure et à mesure de notre progression le chien semble peu à peu se désinterresser de la piste et finit par la perdre complètement au même endroit que moi hier soir. Nous restons avec Fred au dernier sang vu alors que le duo de recherche coupe et recoupe dans le maïs. Maintenant, je sais que je ne retrouverais pas mon sanglier. A force d'insister, le chien va prendre une voix qui va aboutir sur une coulée de ragondin au bord du ruisseau. Son maître le reprend vers les maïs mais impossible de faire reprendre la piste à son chien qui part maintenant dans toutes les directions. Je suis dégouté et je me dis qu'à vouloir bien faire, j'ai certainement gaché ma seule chance de retrouver mon sanglier. Je me dis que j'aurais du faire ma recherche avec Hémo sur la voie chaude. Le chien finit toujours par reprendre cette voie qui débouche sur la coulée de ragondin. Je laisse Fred au dernier sang et par contrôler cette traversée du ruisseau mais aucun sanglier n'est passé là. J'en profite pour longer un peu le ruisseau au cas où le sanglier serait venu y mourrir puis je retourne avec Fred. Le conducteur tente de couper la piste en faisant des tours dans le maïs et tombe sur de nombreuses traces de sanglier et des coups de nez, la compagnie était gîtée là dans le maïs hier soir et ses allés et venus ont du bouleverser la piste de mon sanglier fléché. Il tente donc ensuite autour de la culture mais rien n'y fait, Il recoupe même par un chemin forestier à mi-pente de la colline, il finit par laisser son chien libre dans la culture mais toujours rien. Je décide de reprendre ma recherche à quattre pattes dans le sillons de maïs. après un moment, je me rends compte que le sanglier qui semblait partir à l'opposé de la voiture avant de revenir vers cette dernière repart maintenant en sens inverse sur 30 mètres, je suis de toutes petites gouttes, le nez au sol puis il bifurque à nouveau pour faire un virage à 180°.

Après un moment à chercher du sang, je me rends compte qu'il a légèrement frotté les pieds de maïs à ma gauche pour passer dans le rang suivant pour repartir en sens inverse, le sang devient alors très rare et je finis par le perdre totalement au bout d'environ 20 mètres. Je décide d'aller chercher Hémo dans la voiture pour une dernière tentative alors que monsieur Orio tente toujours de recouper le sanglier. Je pars donc à la voiture et reviens rapidement avec Hémo pour tenter de reprendre la piste au début mais comme je le craignais, après avoir longtemps hésité, il suit un peu la piste puis la quitte pour partir dans tous les sens et malgré plusieurs recadrages, il ne la prendra plus assez rapidement. Cela fait plusieurs heures que nous cherchons sans succés et nous décidons de rentrer à travers le maïs au cas où. Hémo va se mettre à donner à la longe un peu plus loin mais après avoir tourné et retourné dans le maïs il perdra cette voie certainement chaude. Arrivés aux voitures, Monsieur Orio nous quitte mais je décide de tenter une dernière chance. Nous partons avec Fred par l'autre côté du ruisseau pour tenter de recouper une piste. Nous longons une bande enherbée bordant un maïs puis passons un fossé par une coullée très fréquentée par les sangliers pour longer une seconde parcelle de maïs mais celle-ci arrive au ras du ruisseau et sa bordure est encombrée de ronces rempantes. Les ragondins et les blaireaux ont coupé pas mal de pieds mais pas de trace de sang. Nous ressortons un peu plus loin, après avoir passé un autre fossé lui aussi traversé par une belle coulée, sur un champ travaillé ou j'espère trouver des traces de sanglier.

Fred longe le ruisseau alors que je longe le bord de la bande enherbée à la recherche d'une trace ou d'un indice mais nous ne trouverons rien. Cette fois nous rentrons. Après manger et une petite sieste, je décide de retouner dans les maïs pour tenter de passer tout le secteur de recherche rangée par rangée mais 4 heures de recherche ne donneront rien à part la localisation de la zone où étaient gîtés les sangliers la veille. Ils ont remué une bonne partie du bord du champ vers le soja et des traces bien marquées jonchent le sol en tout sens. Je retourne chez moi démoralisé et brulé au visage par le frottement des feuilles de maïs.

 

Alex

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Bonjour,

 

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer des personnes sensibles

 

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier sur ma passion car mes arguments quels qu'ils soient ne persuaderont jamais un anti chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, je regrette profondément l'attitude de certaines personnes qui derrière leur anonymat se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d’ailleurs pas publiés sur mon blog par contre j’ai déjà publié des messages non injurieux mais en désaccord avec ce que je fais. Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé une rubrique, à la demande des pauvres auteurs brimés juste en dessous de ce texte (cliquez sur le lien). Chacun a le droit d’avoir ses opinions et je le comprends et le respecte.

 

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